Déçu ? Oui & non !
Comme beaucoup, je me suis posé la question de la photo en noir & blanc.
Pourquoi le n&b maintenant ? Je ne le sais pas.
J’ai essayé avec le numérique en fichier natif puisque mon appareil me le permet.
C’est un mode d’expression qui m’attire.
Pourquoi ? Je ne le sais pas. Encore.
Pour moi, les résultats sont probants et à améliorer.
A force de parcourir le forum « argentique », je me suis dit : pourquoi pas ?
Les mordus vantent le rapport avec leur appareil et le rendu sur ce fameux papier baryté.
Pourquoi ne pas essayer ?
A discuter avec mon copain Gilles, me voilà paré d’un F90 et d’une Tmax 400.
Premiers contacts, je teste et je ne suis pas dépaysé par son ergonomie.
Un Nikon reste un Nikon même si l’évolution est flagrante.
L’occasion d’aller plus loin en situation se révèle bientôt.
Argentique et numérique vont sortir ensemble.
Le F90 aura l’honneur d’étrenner le 50mm F1.4 tout neuf.
Le Jazz, quoi de meilleur comme ambiance pour le n&b ?
Déception, le bruit à chaque déclenchement condamne (très) vite le F90 au silence.
Déçu : les réactions de l’autofocus sont imprévisibles, l’accroche en faible lumière est hasardeuse.
Profitant qu’une galerie extérieure entoure la scéne, je fais quelques photos conjointement avec le numérique. Un peu angoissé par le résultat, hé oui : pas d’écran arrière !
Le lendemain, profitant d’un environnement propice au n&b (brouillard), je ressors le F90.
Nouvelle déception, l’autofocus manque vraiment d’accroche dans cette situation sans contraste.
Alors, au vu de cette experience, je crois que tous, nous devons rester humbles et comprendre les motivations de chacun.
Mes remarques :
Le progrès fait par le numérique par rapport à un boîtier de très bonne réputation comme le F90 est énorme sur le plan de l’autofocus et de la mesure de la lumière. La visée du numérique n’a pas à rougir de la comparaison. La polémique entre le grain et le « bruit » n’a pas lieu d’être. Le résultat est le même à sensibilité égale quoiqu’en pensent certains.
Positif : le résultat obtenu malgré ces différences, le négatif scanné a bien réagi aux modifs effectuées (courbes, luminosité, contraste). Par contre, je ne pense pas qu’un négatif original (de ce que j’ai fait) donne un bon résultat en tirage « labo » mais j’essayerai. Peut être cela vient-il de moi aussi.
Positif aussi, l’envie de recommencer, mais seulement avec un boîtier plus évolué qui puisse soutenir techniquement la comparaison avec le D200. Peut-être ai-je trop attendu de cette première expérience ? Je dois certainement apprendre à « assimiler » l’argentique. Faire la démarche à l’envers, comme dit Laurence, est moins évidente que d’évoluer argentique-numérique.
dedechercheur