Nikon Z : comment afficher la correction d’exposition dans le viseur
Vous êtes en train de composer votre photo. Vous tournez la molette de correction d’exposition, mais rien ne change dans le viseur de votre Nikon Z : l’image reste identique, trop sombre ou trop claire, sans que vous puissiez juger du rendu.
C’est frustrant. Pourtant, votre boîtier fonctionne parfaitement. Le problème vient d’un réglage oublié.
Pourquoi la correction d’exposition ne s’affiche pas dans le viseur du Nikon Z ?
Le viseur électronique des Nikon Z affiche en temps réel les effets de vos réglages : correction d’exposition, balance des blancs, Picture Control, etc. Nikon appelle cela la visée à image réelle, un terme spécifique à la marque pour désigner l’affichage en direct du rendu final dans le viseur ou sur l’écran.
Mais cette fonction n’est pas activée dans tous les cas par défaut. Pour que le viseur du Nikon Z affiche correctement vos réglages d’exposition, activez l’option Afficher les effets des réglages accessible dans le menu Réglages personnalisés.
Voici où trouver le réglage Afficher les effets des réglages sur les différents modèles :
Astuce : si vous ne trouvez pas le bon menu ou que le nom a changé après une mise à jour firmware, référez-vous toujours au manuel d’utilisation spécifique à votre modèle. Cherchez dans le menu Réglages personnalisés > Appliquer réglages à visée écran ou assimilée.
Deux options sont disponibles : – Toujours : la correction d’exposition et les autres réglages sont visibles dans le viseur, même si un flash est monté. – Uniquement si flash pas utilisé : la simulation de l’exposition est désactivée dès qu’un flash est détecté, mais les effets de couleur (balance des blancs, Picture Control) restent visibles.
Ces options peuvent varier d’un modèle de Nikon Z à l’autre, ou évoluer après une mise à jour du firmware. Référez-vous toujours au manuel d’utilisation de votre boîtier.
Une fois cette fonction activée, le viseur du Z affiche le rendu final : plus clair, plus sombre, ou avec une dominante couleur différente selon vos réglages.
Faites le test vous-même : activez Afficher les effets des réglages sur votre Nikon Z, en choisissant l’option Toujours. Allumez votre boîtier, cadrez une scène, et tournez la molette de correction d’exposition. L’image devient plus claire ou plus sombre immédiatement dans le viseur.
Changez de Picture Control, passez en « Monochrome » : vous verrez le rendu s’adapter en temps réel.
Cette visée à image réelle vous permet d'exposer efficacement, en voyant le résultat attendu dans le viseur avant même de déclencher.
Quand désactiver la visée à image réelle ?
En photo de studio, ou dès que vous travaillez avec des flashs, cette fonction peut devenir gênante. Le viseur électronique ne perçoit que la lumière ambiante, le flash n’étant déclenché qu’au moment de la prise de vue. Résultat : une image sombre ou noire dans le viseur.
Dans ce cas, désactivez la visée à image réelle pour retrouver un affichage clair, calé sur les lampes pilotes ou la lumière ambiante, comme c’est le cas sur un reflex.
Et en vidéo ?
En mode vidéo, aucun réglage à activer : votre Nikon Z affiche toujours les effets visuels en temps réel, quels que soient les paramètres photo.
Conclusion : afficher la correction d’exposition est un confort
Si la correction d’exposition ne change rien dans le viseur de votre Nikon Z, ce n’est pas une panne. C’est simplement un réglage désactivé.
La visée à image réelle, même si ce terme est propre à Nikon, vous offre un véritable aperçu de votre image finale. Exploitez-la, et gagnez en confort de prise de vue.
Nikon Zf firmware 2.0 : Nikon Imaging Cloud et suivi des oiseaux amélioré
Nikon vient d’annoncer la version 2.00 du firmware pour le Nikon Zf, son appareil photo hybride plein format au design vintage.
Cette première mise à jour majeure apporte plusieurs nouvelles fonctionnalités et améliorations, dont le transfert automatique des images vers le Nikon Imaging Cloud et une détection autofocus avancée pour la photographie d’oiseaux.
La version 2.00 du firmware du Nikon Zf rend l’appareil compatible avec le Nikon Imaging Cloud. Ce service de stockage propriétaire de Nikon permet le transfert automatique des images de l’appareil photo vers des services de stockage cloud tiers comme Adobe Cloud.
Ce service cloud autorise aussi la gestion de « recettes », des Picture Control personnalisés.
Enfin, le Nikon Imaging Cloud facilite la gestion et le partage des photos, en les rendant accessibles depuis n’importe quel appareil connecté à Internet.
Améliorations de l’autofocus pour la photographie d’oiseaux
Le Nikon Zf firmware 2.00 propose une option de détection autofocus dédiée aux oiseaux. L’autofocus du Nikon Zf permet désormais d’obtenir de meilleurs résultats même lorsque les oiseaux sont en mouvement rapide ou dans des environnements complexes.
Le Nikon Zf firmware 2.00 propose la fonction Zoom haute résolution. Celle-ci permet de zoomer jusqu’à deux fois la focale réelle sans perte de qualité, même en pleine résolution HD.
Cette fonctionnalité est utile pour les vidéastes qui veulent obtenir des plans rapprochés tout en utilisant des objectifs à focale fixe. De plus, cette mise à jour firmware permet de personnaliser la vitesse du zoom pour obtenir des effets de transition fluides et professionnels.
Contrôle amélioré pour les objectifs à mise au point manuelle
La prise de vue avec des objectifs à mise au point manuelle, y compris les objectifs pour reflex non autofocus, est facilitée.
Il est désormais possible de quitter l’affichage loupe d’une simple demi-pression sur le déclencheur. De plus, une nouvelle fonction permet d’enregistrer les valeurs d’ouverture utilisées pendant la prise de vue. Vous avez ainsi un meilleur contrôle et une référence simplifiée si vous apprécier d’expérimenter différentes ouvertures.
Le Nikon Zf firmware 2.0 simplifie le processus de mise à jour du firmware. Grâce à la prise en charge de Nikon Imaging Cloud, vous pouvez désormais télécharger et installer les mises à jour directement depuis le cloud, sans avoir besoin de connecter l’appareil photo à un ordinateur.
Nikon Zf firmware 2.0, une première mise à jour majeure pertinente
Avec la version 2.00 du firmware du Nikon Zf, Nikon montre sa volonté de proposer des évolutions majeures régulières tout au long de la vie de ses appareils photo hybrides. Le Nikon Zf progresse sans perdre ses qualités initiales, qui font de cet hybride plein format un appareil polyvalent sous ses airs d’appareil vintage.
Le détail des apports de ce nouveau firmware est listé dans le manuel en ligne du Nikon Zfmanuel en ligne du Nikon Zf.
Pour en savoir plus sur cette mise à jour et télécharger gratuitement le firmware 2.0 du Nikon Zf, rendez-vous sur le site du support Nikon.
Nikon Z5II : performances, design, prix… et si c’était lui, le bon choix ?
Cinq ans après l’annonce de son hybride plein format d’entrée de gamme, Nikon annonce le Nikon Z5II, son successeur. Dernier modèle de la gamme Z plein format à recevoir l’ensemble des spécifications de la série Expeed 7, le Nikon Z5II a tout d’un grand.
Va-t-il conquérir le cœur des Nikonistes désireux de disposer d’un hybride plein format de 24 millions de pixels orienté photographie ? C’est fort possible. Voici ce que j’en pense après une première prise en main.
Avec l’arrivée du Nikon Z5II, les photographes auront l’embarras du choix : si l’on met de côté les Nikon Z6III, Z8 et Z9, orientés photo et vidéo pro, le Nikon Z5II et le Nikon Zf proposent tous deux une fiche technique qui fait la part belle aux prestations photographiques sans trop délaisser la partie vidéo. Mais la tendance est claire : ces deux boîtiers visent davantage les photographes que les vidéastes.
Le Nikon Zf reprend les codes du design vintage, cher aux amateurs de la marque et plutôt tendance ces dernières années. Le Nikon Z5II adopte, lui, un design plus classique. Le boîtier rappelle l’apparence du Nikon Z5, avec des apports ergonomiques issus du Zf et des capacités fonctionnelles modernisées.
Nikon Z5II et NIKKOR Z 40 mm f/2
Vu ainsi, le Nikon Z5II a tout pour satisfaire les amateurs de photographie désireux d’utiliser un plein format avec des optiques NIKKOR Z, comme avec des optiques pour reflex.
Cette proposition est d’autant plus alléchante que le tarif annoncé dès la sortie du boîtier – 1 899 € TTC, boîtier nu – est très attractif. C’est 500 € de moins qu’un Zf, 800 € de moins qu’un Z6III et seulement 800 € de plus qu’un Nikon Z50 II. De quoi envisager le passage au plein format si vous visiez l’APS-C.
Nikon n’est pas allé chercher bien loin pour le contenu de la fiche technique du Nikon Z5II : c’est celle du Zf, agrémentée de quelques petits ajouts sympathiques, sans être essentiels. Cette fiche technique est donc similaire à celle de la plupart des boîtiers utilisant le processeur EXPEED 7, à l’exception des Z8 et Z9 dont les prestations sont plus complètes et haut de gamme.
Caractéristiques principales du Nikon Z5II
Capteur : 24,5 Mp stabilisé IBIS 7,5 stops – celui du Zf
ISO 100-64 000 en photo, 100-51 200 en vidéo
Processeur : Expeed 7
Autofocus : 299 points sur 96% avec 77 zones personnalisables (3 fois plus rapide que celui du Z5)
AF Suivi 3D, 9 types de sujets détectés, mise au point assurée jusqu’à -10 Ev, mode prédéclenchement 1 sec
mode AF-A (bascule automatique entre AF-S et AF-C) en photo et en vidéo (comme Z50II)
Rafale jusqu’à 14 vps en RAW et 30 vps en JPG
Pixel shift : capable de générer des fichiers de 96 Mp
Nouveau viseur 3000 cd/m2 (1000 sur Z5 et Zf)
Bouton dédié aux Picture Control sur la capot supérieur, mode maquillage
Vidéo : jusqu’à 4K 30p (FX) et 60p DX), LUT’s RED, H265, HLG, NLOG et N-RAW internes ou sur carte SD, 125 minutes d’enregistrement non stop dont 85 mn sur batterie (voir plus bas)
Vidéo : VR électronique, zoom haute définition, mode présentation de produits, streaming USB
Deux emplacements pour cartes SD UHS-II
Design : Corps en alliage de magnésium, finition noire, molettes de réglages, écran arrière sur rotule
Prix : Le Nikon Z5II est proposé au tarif public de 1.899 euros boîtier nu à sa sortie (voir le tarif des kits plus bas).
Un résumé des capacités du Nikon Z5II que je reprends en détail ci-dessous suite à ma prise en mains.
Nikon Z5II : caractéristiques principales
Design et ergonomie
Avec le Nikon Z5II, vous êtes en terrain connu en matière de présentation et d’ergonomie. Il dispose d’une poignée plus creusée, à la façon du Z6III, ce qui facilite vraiment la prise en main, comme j’ai pu le constater.
Nikon Z5II – commandes supérieures avec touche d’accès aux Picture Control
L’autre différence ergonomique réside dans la présence d’une touche Picture Control sur le capot supérieur du boîtier. Celle-ci vous permet de modifier le rendu colorimétrique de vos photos d’un simple appui. Vous accédez alors aux 31 Picture Control intégrés ainsi qu’à 9 emplacements pour des recettes d’image que vous pouvez télécharger depuis Nikon Imaging Cloud.
Le Z5II est en effet compatible avec le cloud Nikon, qui vous permet de :
télécharger des recettes d’image Picture Control personnalisées,
stocker vos photos JPEG et RAW en ligne sans limite de quantité pendant 30 jours,
procéder à la mise à jour automatique du firmware de l’appareil photo.
Comme sur le Z5, l’écran supérieur est absent sur le Z5II. Tout le reste est à peu près identique. L’écran arrière est monté sur rotule, ce qui permet la prise de vue photo et vidéo en face caméra. Ce n’est pas le montage le plus rapide à utiliser pour la prise de vue au ras du sol ou bras levés, mais c’est le standard Nikon désormais, fort pratique pour la prise de vue sous tous les angles.
Autre différence notable entre Z5 et Z5II : l’arrivée d’un nouveau viseur électronique dont la luminosité atteint 3000 cd/m². Le Z5 était à 1000 cd/m², tandis que les Zf, Z8 et Z9 sont à 3000. Seul le Z6 III atteint 4000 cd/m² avec son nouveau viseur.
L’écran arrière tactile propose 2,1 millions de points avec une diagonale classique chez Nikon de 3,2 pouces.
Nikon Z5II – écran arrière sur rotuleNikon Z5II – écran arrière en position face caméra
Un châssis compact
Le Nikon Z5II adopte des dimensions très proches des autres modèles Nikon de 24 millions de pixels comme les Z6III, Zf ou Z5. La différence ergonomique liée à la poignée apporte quelques millimètres supplémentaires en épaisseur, ce qui constitue un avantage sur le terrain, car la prise en main est nettement plus agréable.
Nikon Z5II : 134 x 100,5 x 72 mm et 700 gr.
Nikon Z5 : 134 × 100,5 × 69,5 mm et 675 gr.
Nikon Z6II : 134 × 100,5 × 69,5 mm et 705 gr.
Bien que le Nikon Z5II dispose d’une poignée plus ergonomique, il reste compatible avec les blocs-poignées Nikon MB-N14 et MB-N11. Ces poignées autorisent une prise en main en mode portrait encore plus ergonomique, ainsi que l’utilisation de batteries supplémentaires. Je doute qu’elles soient indispensables sur un boîtier comme le Z5II, dont le principal avantage, selon moi, réside dans la compacité et le poids limité. Laissons les excroissances de poignée au Z8 et au Z9 monobloc.
La face avant du Nikon Z5II reprend le standard de présentation des récents hybrides Nikon : le nom du boîtier est désormais déplacé sur le capot supérieur. En façade, on retrouve deux touches Fn1 et Fn2 paramétrables.
Le capot supérieur, sur lequel apparaît l’inscription Z5II à gauche, comprend à droite une couronne principale avec verrouillage permettant l’accès aux différents modes experts de prise de vue : P, S, A, M, ainsi que trois modes utilisateur U1, U2, U3, et un mode automatique. La touche dédiée au choix du Picture Control est située entre cette molette principale et la molette arrière.
La face supérieure de la poignée comporte le déclencheur avec le commutateur ON/OFF, le bouton d’enregistrement vidéo, la touche de sélection de la sensibilité ISO et celle de correction d’exposition.
Nikon Z5II – face arrière avec écran tactile et commandes latérales droites
À l’arrière, la disposition est également très classique. Une touche AF-ON est disponible à portée de pouce pour verrouiller la mise au point sans passer par le déclencheur. Le joystick de sélection des collimateurs AF et de navigation dans les menus est bien présent, en complément de la touche multifonction.
L’écran arrière monté sur rotule est utilisable en mode portrait, avec bascule automatique des menus, ce qui facilite la lecture.
Nikon Z5II – trappe batterie Nikon EN-EL15c
La trappe de la batterie se trouve sur la face inférieure du boîtier, tandis que le côté gauche propose deux emplacements pour cartes mémoire au format SD UHS-II. Ce double logement permet de simplifier la gestion des cartes et d’en réduire le coût : les cartes SD sont en effet moins onéreuses que les cartes CFexpress ou XQD.
Nikon Z5II – deux emplacements cartes SD UHS-II
L’aspect extérieur du viseur électronique ne diffère pas de celui des autres boîtiers Nikon Z, hors Z8 et Z9. Je regrette toutefois que le détecteur oculaire soit toujours placé sur la partie supérieure, car il a tendance à être trop facilement occulté par l’entourage de viseur en caoutchouc, ce qui déclenche prématurément la bascule écran-viseur. Le Z50II est mieux pensé à ce niveau-là, avec un détecteur oculaire situé sur la partie inférieure du viseur.
La face supérieure de ce viseur intègre la griffe porte-flash. Le Nikon Z5II ne dispose pas de flash intégré, contrairement au modèle APS-C Nikon Z50II.
Nikon Z5II – connectique
Sur le flanc gauche, on retrouve également, de manière classique, l’accès à la connectique. Le Nikon Z5II propose une prise micro au format jack 3,5 mm, une prise casque, une prise pour télécommande, un port USB-C (permettant la recharge de la batterie), ainsi qu’une prise HDMI de type D.
Un capteur BSI CMOS 24,5 Mp optimisé et un Expeed 7
La différence majeure entre le Nikon Z5 et le Z5II réside dans l’utilisation d’un capteur différent. Le capteur du Z5, hérité de la gamme reflex, était un capteur 24 MP non BSI. Celui du Nikon Z5II est le capteur du Zf, donc CMOS BSI. Il s’agit d’une version probablement très proche de celle du Nikon Z6II. Rappelons que le Nikon Z6III dispose lui d’un capteur semi-empilé dont la technologie diffère.
Autre différence majeure entre le Z5 et le Z5II : l’utilisation du processeur EXPEED 7. Celui-ci est dix fois plus rapide que l’EXPEED 6 qui pilotait le Nikon Z5. Sachant que ce même processeur gère 45 Mp sur le Nikon Z8, inutile de dire qu’il n’est pas à la peine sur un 24 MP. Au-delà d’un traitement d’image de meilleure qualité, le processeur jouant un rôle clé dans la qualité des images sur les hybrides, l’EXPEED 7 permet d’accélérer très nettement la détection autofocus.
La plage de sensibilité ISO s’étend de 100 à 64 000 ISO en photo, et de 100 à 51 200 ISO en vidéo. Mes tests sur le Nikon Zf montrent que ce capteur est particulièrement à l’aise jusqu’à 3 200 ISO, que 6 400 ISO est une valeur tout à fait exploitable, y compris en JPG, et que 12 800 ISO donne de très bons résultats, même sans post-traitement. Au-delà, il faut bien évidemment utiliser le format RAW et recourir au traitement logiciel et au débruitage.
Le capteur du Nikon Z5II dispose de la stabilisation IBIS. Nikon annonce une réduction des vibrations équivalente à 7,5 stops, mais elle est couramment mesurée à 8 stops en pratique avec ce capteur, en raison du mode Focus Point VR, qui permet à la stabilisation de fonctionner de pair avec le collimateur autofocus. La stabilisation est alors ajustée en fonction du mouvement du sujet dans cette zone, comme sur les autres boîtiers récents. Le capteur stabilisé assure la stabilisation même avec un objectif non stabilisé.
L’EXPEED 7 autorise une rafale de 14 i/s en RAW et 30 i/s en JPG. Ces valeurs seront suffisantes pour la photo de sport et la photo animalière. Il s’agit également d’une différence notable avec le Z5, qui visait plutôt des besoins de photographie moins dynamique en raison d’un autofocus aux performances plus limitées.
Un autofocus de Nikon pro
L’autofocus était le seul véritable point faible du Nikon Z5, comme des Nikon Z6 et Z7 séries I et II. Avec l’apport de l’EXPEED 7, l’autofocus du Z5II propose des performances en vitesse de détection et en détection en basse lumière équivalentes à celles des Nikon Zf, Z6III, Z8 et Z9. Autant dire des performances de haut niveau pour un boîtier d’entrée de gamme.
Les caractéristiques de cet autofocus sont donc les mêmes que celles du Zf, à savoir :
couverture du champ à 96%
299 points de mesure AF
77 zones personnalisables en photo, 66 en vidéo
suivi 3D avec reconnaissance de scène
pré-déclenchement avec suivi AF
reconnaissance de 9 types de sujets
détection AF basse lumière à -10 Ev
détection starlight
détection du sujet en mode de mise au point manuelle (compatible avec objectifs à mise au point manuelle)
Les sujets reconnaissables sont : humains, chiens, chats, oiseaux, voitures, motos, avions, trains, vélos.
Cet automatisme sait aussi faire la différence entre :
chez les humains : visage, yeux, tête, torse (quelle que soit l’orientation du visage, jusqu’à 3 % d’occupation du cadre)
chez les animaux : tête, yeux, corps
Pixel shift, pour la très haute définition
Le Nikon Z5II intègre un mode Pixel Shift, fonctionnalité que l’on retrouve en toute logique sur le Nikon Zf. Ce mode permet de capturer jusqu’à 32 vues successives, fusionnées ensuite dans le logiciel Nikon NX Studio pour produire une image finale pouvant atteindre une définition de 96 Mp, disponible en RAW, JPEG ou TIFF.
Contrairement à d’autres marques toutefois, le Z5II ne permet pas encore de réaliser cette fusion directement dans l’appareil. L’utilisation du logiciel maison Nikon NX Studio reste indispensable pour exploiter le Pixel Shift. Espérons qu’une future mise à jour du firmware viendra combler cette limitation.
Un module vidéo qui n’a pas à rougir
Modèle d’entrée de gamme, le Nikon Z5II n’est pas destiné à un usage vidéo professionnel, mais il reste un hybride plein format particulièrement efficace en usage vidéo amateur. Grâce à un autofocus silencieux et réactif, un capteur capable de monter jusqu’à 51 200 ISO en vidéo, un écran orientable sur rotule facilitant les prises de vue face caméra, et une durée maximale d’enregistrement de 85 minutes, le Nikon Z5II s’en sort avec les honneurs.
La prise en charge de l’enregistrement en N-Log, HLG et N-RAW en interne ou sur cartes SD devrait suffire à satisfaire bon nombre de vidéastes amateurs de ces profils d’image. Le slow motion en Full HD à 120p permet de réaliser des ralentis fluides et agréables. Seule la 4K à 60p, limitée au format DX (recadré), pourra être perçue comme une restriction par les vidéastes les plus exigeants (30p en FX).
À noter que Nikon intègre désormais les LUTs RED – marque de caméras vidéo que la société a récemment acquise – directement dans le Z5II. Côté stabilisation, en plus du système mécanique IBIS, une stabilisation électronique est également disponible. Comme sur la plupart des modèles Nikon Z récents, on peut aussi effectuer un zoom haute définition dans l’image vidéo.
Le Nikon Z5II reprend par ailleurs le mode de présentation de produits introduit avec le Z50II. Ce mode ajuste automatiquement la mise au point entre le sujet présenté et la personne à l’image, ce qui simplifie les tournages en éliminant les ajustements manuels constants.
La durée maximale d’enregistrement vidéo par séquence est liée à l’autonomie de la batterie, soit 85 min environ en moyenne. En alimentation continue, cette dure passe à 125 min maximum. Mais ces durées sont fonction des formats, la 4K 60p consomme plus par exemple. La température du lieu de tournage fait aussi varier la durée, mais Nikon ne communique pas le détail des durées avant surchauffe pour chacun de ses hybrides.
Enfin, le Nikon Z5II peut être utilisé en tant que webcam via USB, ce qui le rend pratique pour les visioconférences ou la diffusion sur les plateformes de streaming.
Le boîtier propose une prise casque, une prise micro et un connecteur mini-HDMI. Notez que celui-ci ne permet pas l’utilisation d’un enregistreur externe.
Une batterie compatible
Le Nikon Z5II utilise la batterie EN-EL15c. Nikon annonce une autonomie moyenne de 390 vues, mais les chiffres CIPA sont souvent loin des conditions réelles d’utilisation. Mes tests précédents montrent que l’on est plus proche de 500 à 600 photos par charge si vous ne jouez pas sans cesse avec l’écran arrière (j’arrive couramment à 900 photos avec le Nikon Z6III).
En raison des règles européennes en vigueur, le chargeur n’est pas inclus dans la boîte. Le modèle Nikon MH-34 est proposé en option. La recharge s’effectue directement via le port USB-C du boîtier.
Maintenant que les bases sont posées, entrons dans le détail de la fiche technique.
Fiche technique du Nikon Z5II
Voici la liste de caractéristiques techniques du Nikon Z5II :
Le Nikon Z5II est une bonne surprise pour les Nikonistes, comme pour les photographes souhaitant accéder à la gamme hybride plein format Nikon Z. Bien qu’il s’agisse d’un boîtier d’entrée de gamme, sa présentation, sa construction et sa fiche technique en font un hybride plein format déjà très capable. Orienté photographie, il saura également satisfaire les vidéastes amateurs comme avertis.
Les performances du Nikon Z5II méritent d’être vérifiées lors d’un test terrain, mais elles seront en toute logique très proches de celles du Nikon Zf, dont seule la présentation change. Avec son nouveau capteur BSI, un viseur électronique plus lumineux, un accès direct aux réglages du Picture Control, une poignée plus creusée facilitant la prise en main, le Nikon Z5II a tout pour devenir la nouvelle star du monde amateur chez Nikon.
Lors de ma première prise en main, j’ai pu constater que les performances annoncées de l’autofocus correspondaient bien à ce que je connaissais déjà du Nikon Zf, comme du plus récent Nikon Z50II APS-C, piloté lui aussi par l’EXPEED 7.
Hormis l’absence d’écran de rappel sur le capot supérieur, et quelques limitations dans les modes vidéo et en rafale, le Nikon Z5II a tout pour satisfaire les photographes du quotidien, adeptes du reportage, de la photo de famille comme de la photo de sport et animalière. C’est à noter, car le premier Nikon Z5 était plus limité en photo d’action.
Nikon a de plus le bon goût de proposer le Z5II à un tarif très compétitif pour un hybride plein format avec une telle fiche technique. La concurrence n’a qu’à bien se tenir, d’autant plus que la gamme d’objectifs Nikon Z pour le plein format, fixes comme zooms, est désormais bien étoffée.
A qui s’adresse le Nikon Z5II ?
Le Nikon Z5II s’adresse en priorité aux photographes amateurs désireux de passer au plein format, tout comme aux nikonistes utilisant un reflex et souhaitant passer à l’hybride sans se ruiner.
Le Nikon Z5II va également intéresser tous les photographes utilisant un appareil d’une autre marque et désireux de passer à l’hybride plein format, sans forcément remettre en cause leurs choix d’objectifs. Grâce à la large monture Nikon Z, la plupart des objectifs des marques concurrentes sont utilisables via une bague d’adaptation. Un critère à considérer au moment du choix.
Le Nikon Z5II peut aussi représenter une alternative aux hybrides plein format plus musclés, comme le Z9, pour les professionnels cherchant un second boîtier, plus léger, à utiliser en voyage ou en secours.
Les adeptes de photographie urbaine ou de street photography trouveront avec le Nikon Z5II un boîtier particulièrement bien adapté à l’usage d’objectifs à focale fixe comme les NIKKOR Z 28 mm f/2.8 ou NIKKOR Z 40 mm f/2.
Les amateurs de reportage photo opteront de préférence pour la version en kit avec le Nikon Z 24-70 mm f/4 S. Ils pourront également envisager, avec leur revendeur, de passer au Nikon Z 24-120 mm f/4 S pour bénéficier d’un peu plus de polyvalence.
Enfin, les photographes intéressés par un hybride APS-C comme le Nikon Z50II peuvent légitimement se poser la question du passage au plein format. Fiche technique plus étoffée, ergonomie améliorée, gamme optique plus complète, format 24×36, tarif supérieur mais sans excès par rapport à un Nikon Z6III ou Zf : autant d’arguments qui pourraient faire pencher la balance en faveur du Nikon Z5II.
Luminar Neo 1.23.1 : Skylum fête les 3 ans de NEO en simplifiant votre flux de travail
Skylum célèbre le troisième anniversaire de son logiciel photo avec la sortie de Luminar NEO 1.23.1. Cette mise à jour propose plusieurs nouveautés pratiques, conçues pour accélérer votre flux de travail et améliorer la gestion de vos images.
Luminar NEO 1.23.1, l’optimisation du flux de travail en ligne de mire
Un flux de travail en photographie désigne l’ensemble des étapes à suivre pour passer d’un fichier RAW à l’image finale prête à être partagée, imprimée ou publiée.
Cela inclut généralement l’importation des photos sur l’ordinateur, le tri, les traitements (luminosité, contraste, couleurs, etc.), l’organisation des fichiers et enfin l’exportation des images finales.
Un bon flux de travail vous permet d’être plus rapide, efficace et cohérent dans vos résultats. Après une version 1.2.1 bien améliorée, Skylum annonce une mise à jour Luminar NEO 1.23.1 centrée sur l’optimisation du flux de travail.
Luminar NEO 1.23.1 : fusion simplifiée des calques
Vous utilisez plusieurs calques dans vos retouches ? Désormais, dans Luminar NEO 1.23.1, sélectionnez simplement les calques à fusionner, puis cliquez sur « Fusionner les calques ». Le résultat apparaît automatiquement sous la forme d’un nouveau calque unique positionné au-dessus.
Vous pouvez ainsi combiner facilement un calque d’ajustement couleur et un calque de retouche locale en un seul calque.
Outil Vignette plus intuitif
L’outil Vignette s’améliore avec une option permettant d’appliquer cet effet avant ou après le recadrage. Votre vignettage s’ajuste automatiquement selon vos modifications ultérieures, simplifiant ainsi vos retouches finales.
Appliquez un effet vignette à votre composition originale, puis recadrez sans avoir à ajuster à nouveau l’effet.
Affichage des classements par étoiles
Vous attribuez des classements par étoiles directement depuis votre appareil photo ? Luminar Neo affiche désormais ces informations, facilitant grandement le tri et l’organisation de vos images.
Vous pouvez ainsi, par exemple, retrouver instantanément vos photos classées 5 étoiles dès leur importation.
Nouveaux appareils compatibles
Luminar Neo 1.23.1 prend désormais en charge de nouveaux appareils récents :
Les profils d’objectifs ont également été actualisés pour un meilleur rendu de vos images.
Navigation et gestion des préréglages améliorées
La navigation sur la pellicule gagne en fluidité pour une expérience utilisateur plus agréable.
La gestion des préréglages évolue avec :
un tri simplifié : trouvez rapidement vos préréglages favoris.
une nouvelle catégorie « Récemment ajouté » : identifiez facilement vos dernières créations.
des icônes distinctives pour les collections X-Membership : repérez immédiatement ces collections spéciales.
la réorganisation des préréglages par glisser-déposer : personnalisez l’ordre de vos préréglages selon vos préférences.
Corrections et améliorations techniques
Cette mise à jour apporte également plusieurs correctifs et optimisations techniques majeurs :
MacOS
Chargement accéléré des préréglages favoris
Stabilité générale accrue
Meilleur zoom et déplacement dans les images
Windows
Stabilité et fluidité générales améliorées
Optimisation du processus de Recherche Intelligente
Tarifs et disponibilité de Luminar NEO 1.23.1
Le tarif du logiciel Luminar NEO est fonction du type de licence choisie. Les tarifs ci-dessous sont indicatifs, Skylum proposant régulièrement des offres sur son logiciel :
Pour une nouvelle licence :
formule par abonnement annuel à 59 euros (avec 3 mois supplémentaires offerts)
ou licence définitive à 99 euros incluant 3 ans d’outils d’IA générative
Pour les mises à jour :
Mise à niveau au tarif préférentiel de 33 euros (avec 3 mois supplémentaires inclus)
Luminar Neo poursuit son évolution en 2025, trois ans après son lancement. Skylum, qui avait auparavant tendance à modifier profondément son moteur de traitement à chaque nouvelle version, privilégie désormais une approche plus stable. Cette stabilité permet de conserver le travail effectué d’une version à l’autre sans perte.
Petit à petit, le logiciel améliore aussi ses performances et sa stabilité générale, rattrapant progressivement son retard face aux solutions concurrentes. Très orienté sur l’intelligence artificielle, Luminar Neo reste une solution intéressante et facile d’accès pour les photographes amateurs, préférant éviter des logiciels plus complexes et coûteux tels que Photoshop ou DxO Photolab.
Cependant, Luminar Neo présente encore certaines limites, notamment l’absence d’une fonction d’épreuvage dédiée à l’impression ou au tirage en laboratoire, ainsi qu’une réduction du bruit numérique qui reste inférieure à celle proposée par ses concurrents directs, DxO PureRAW en particulier.
Enfin, il faut saluer la ténacité et l’engagement continu de Skylum dans le développement de Luminar Neo. Malgré les difficultés rencontrées ces dernières années, l’éditeur ukrainien démontre sa capacité à se réinventer, laissant présager un avenir prometteur pour Luminar Neo et ses utilisateurs.
NIKKOR Z 28-135 mm f4 PZ, le zoom motorisé plein format pour les vidéastes
Nikon lève le voile sur son nouveau zoom vidéo hybride, le NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ, disponible dès le 27 février 2025.
Quels atouts cache ce zoom motorisé spécialement conçu pour les vidéastes ? Quelles sont ses caractéristiques ? Dans le détail, voici ce qu’il faut savoir à propos de ce zoom.
Le NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ, pré-annoncé en octobere 2024, est un zoom pour hybrides Nikon Z plein format, qui dispose de fonctions dédiées plus particulièrement à la vidéo :
la fonction de zoom est motorisée,
les bagues de contrôle sont différenciées,
la résolution de l’optique est conçue pour supporter la vidéo 8K.
Power Zoom, le zoom motorisé Nikon Z
Les deux lettres PZ signifient Power Zoom, ou fonction zoom motorisé dans le vocabulaire Nikon. C’est une fonction que l’on trouve déjà sur le NIKKOR Z DX 12-28 mm f/3.5-5.6 PZ VR, conçu pour les hybrides APS-C comme les Nikon Z50II, Zfc et Z30.
Grâce à un moteur interne, ce zoom motorisé fait varier la focale sans intervention manuelle sur la bague de zoom, contrairement à la plupart des optiques NIKKOR.
La motorisation se contrôle via un levier sur le fût du zoom, offrant 11 vitesses différentes. Le zoom motorisé peut également être activé directement depuis l’appareil photo depuis un PC avec le logiciel NX Tether ou à distance avec un mobile et l’application Nikon Snapbridge ou NX Field, limitant ainsi les manipulations. Cela réduit les risques de flou de bougé et facilite le tournage en solo.
La distance de mise au point minimale varie de 0,34 m entre 28 et 50 mm jusqu’à 0,57 m à 135 mm (voir le détail dans la fiche technique ci-dessous).
Ce zoom est compatible avec la fonction Hi-Resolution Zoom en photo, avec un ratio x2 sur les Nikon Z à 45 Mp (équivalence globale 28-270 mm) et x1.4 sur les Nikon Z à 24 Mp (équivalence globale 28-189 mm).
Trois bagues, trois usages différenciés
Le NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ dispose de trois bagues au crantage distinct, facilement identifiables même dans l’obscurité :
une bague de zoom,
une bague de mise au point,
une bague personnalisable.
La variation de focale est du type « Ease-in/ease-out » avec adaptation naturelle de la vitesse du zoom. Nikon précise qu’aucune unité de zoom externe n’est nécessaire.
Le pas de la bague de mise au point est fixé à 0,8 m, l’objectif fonctionne avec les unités de mise au point de suivi standard. Le sens de rotation de la bague peut être inversé. Nikon précise que
Le crantage de ces bagues est différent, ce qui permet de savoir immédiatement laquelle on manipule. Il est ainsi possible de tourner l’une ou l’autre sans erreur et sans devoir regarder l’objectif, ce qui facilite grandement le travail des vidéastes.
L’objectif dispose également de deux touches L-Fn permettant d’accéder rapidement à des fonctions spécifiques à la vidéo.
Compatibilité étendue pour les accessoires vidéo
Le NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ est compatible avec la plupart des accessoires vidéo tels que :
cage (structure métallique qui entoure l’appareil photo, permettant de fixer des accessoires supplémentaires comme moniteurs, poignées, micros),
supports (équipements de stabilisation comme les trépieds, monopodes ou rigs d’épaule pour assurer des prises de vue stables),
matte box (pare-soleil rectangulaire utilisé en vidéo pour réduire les reflets parasites et fixer des filtres professionnels devant l’objectif),
follow focus (système manuel ou motorisé qui permet d’ajuster la mise au point avec précision, sans toucher directement la bague de l’objectif).
Le centre de gravité varie seulement de 2 mm entre 28 et 135 mm, garantissant une meilleure stabilisation sur un gimbal.
Le pare-soleil de forme rectangulaire livré avec l’objectif comporte une trappe qui permet de régler les filtres (diamètre 95 mm) sans devoir retirer le pare-soleil, un atout non négligeable une fois que tout est installé sur un gimbal, par exemple.
Caractéristiques techniques
Le NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ dispose d’une formule optique comprenant 18 éléments en 13 groupes, dont 4 lentilles asphériques, 3 lentilles en verre ED et une lentille asphérique en verre ED.
Les lentilles disposent d’un revêtement méso Amorphe et d’un revêtement à la fluorine, ces deux traitements ayant pour effet de limiter les reflets ainsi que les effets de flare et d’images fantômes.
La construction est conçue pour résister à la poussière et à l’humidité, grâce à des joints toriques.
Le NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ pèse 1,210 kg (collier pour trépied compris) et mesure 105 × 177,5 mm (diamètre x longueur), le diamètre des filtres est de 95 mm.
Fiche technique du NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ
Type : Monture Z de Nikon
Format : FX
Focale : 28 – 135 mm
Ouverture maximale : f/4
Ouverture minimale : f/22
Construction optique : 18 lentilles en 13 groupes (dont 3 lentilles en verre ED, 1 lentille asphérique en verre ED, 4 lentilles asphériques, des lentilles avec traitement méso-amorphe et une lentille avant traitée au fluor)
Angle de champ : Format FX : 75° à 18°10’ / Format DX : 53° à 12°
Système de mise au point: Interne
Autofocus : Oui
Mise au point : Automatique, manuelle
Distance minimale de mise au point : Focale 28 mm : 0,34 m. Focale 35 mm : 0,34 m. Focale 50 mm : 0,34 m. Focale 70 mm : 0,39 m. Focale 85 mm : 0,43 m Focale 105 mm : 0,49 m. Focale 135 mm : 0,57 m
Rapport de reproduction maximale : 0,25×
Nombre de lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
Diamètre de fixation pour filtre : 95 mm (P = 1,0 mm)
Dimensions (diamètre maximum x longueur à partir de la monture d’objectif) : Environ 105 × 177,5 mm
Poids : Environ 1 210 g (avec le collier pour trépied). Environ 1 120 g (sans le collier pour trépied)
A qui s’adresse le zoom NIKKOR Z 28-135 mm f /4 PZ ?
Le NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ est conçu pour répondre aux besoins spécifiques des vidéastes, amateurs avertis comme professionnels.
Créateurs de contenu sur YouTube et les réseaux sociaux
Grâce à la motorisation Power Zoom et au contrôle à distance via l’application mobile Nikon, ce zoom facilite l’auto-enregistrement et les tournages en solo.
Vidéastes événementiels
La polyvalence de la plage focale (28-135 mm) permet de couvrir une large variété de plans, du grand-angle au téléobjectif modéré, tout en offrant une stabilisation optimisée pour les gimbals.
Professionnels de la production vidéo
Sa compatibilité avec les accessoires vidéo standards (matte box, follow focus) et sa construction robuste en font un choix idéal pour les tournages exigeants.
Photographes hybrides
Ceux qui alternent entre la photo et la vidéo apprécieront la qualité optique optimisée pour les vidéos 8K et la fonction Hi-Resolution Zoom, tout en conservant une utilisation classique en photographie.
Tarif et disponibilité du NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ
Le NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ est vendu au tarif public de 2 799 euros TTC. Il sera disponible dès le mois d’avril 2025 chez les revendeurs Nikon.
Ce tarif place le NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ au niveau du Sony FE PZ 28-135 mm f/4 G OSS vieux de 10 ans déjà, dont le tarif n’a guère changé depuis.
Ce zoom marque un tournant dans la stratégie vidéo de Nikon. Avec de nouvelles optiques à l’horizon dont des optiques NIKKOR Z pour les caméras RED, propriété de Nikon depuis 2024, les vidéastes peuvent s’attendre à une évolution majeure dans leur équipement.
Nikon Coolpix P1100 : le bridge extrême 24-3000 mm pour repousser les limites
Nikon dévoile le Nikon Coolpix P1100, un bridge à très longue plage focale. Successeur direct du P1000, ce bridge défie les lois de l’optique avec un zoom optique motorisé 125x couvrant une plage focale inédite de 24 à 3000 mm.
Le Dynamic Fine Zoom étend la focale effective à 6000 mm, permettant ainsi de capturer la Lune avec des détails saisissants ou d’immortaliser un oiseau à plusieurs centaines de mètres. Un bridge est-il encore un choix pertinent en 2025 ? Décryptage.
Nikon Coolpix P1100 : le retour du bridge téléobjectif
Le Nikon Coolpix P1100 remplace le Coolpix P1000, dont la commercialisation a cessé il y a un an, pour intégrer un système de connectivité USB conforme aux nouvelles normes. Nikon adopte désormais le standard USB-C pour ses appareils photo, garantissant une compatibilité accrue avec les chargeurs et accessoires modernes. Mais ce n’est pas l’USB-C qui fait la particularité du Coolpix P1100, c’est son objectif intégré et sa très longue plage focale.
Très proche du P1000 en termes de fiche technique, le Coolpix P1100 dispose toujours d’un système de réduction de vibration optique (VR) capable de compenser jusqu’à quatre vitesses d’obturation. Concrètement ? Des photos nettes à main levée, même au téléobjectif extrême.
L’objectif zoom motorisé NIKKOR f/2.8-8 intègre des lentilles Super ED et ED pour minimiser les aberrations chromatiques et garantir une qualité d’image constante sur toute la plage focale.
Des modes spécifiques pour capturer l’invisible
Le Nikon Coolpix P1100 intègre des modes d’assistance pour les photographes les moins aguerris.
Le mode « Observation des oiseaux » optimise la mise au point pour suivre les oiseaux en mouvement dans une zone du viseur prédéfinie tout en vous permettant de désigner l’oiseau de votre choix à l’aide d’un collimateur AF pour assurer le suivi. Ce n’est pas l’autofocus d’un hybride comme le Nikon Z50II mais c’est un mode qui peut vous aider à faire des photos plus nettes sur les yeux et le corps des oiseaux.
Le mode « Lune », quant à lui, ajuste l’exposition et le contraste pour optimiser les détails de la lune.
Une nouveauté fait son apparition : le mode « Feux d’artifice » pour capturer des explosions lumineuses sans surexposition, avec des expositions prolongées protégeant les hautes lumières. Contrairement à la version précédente de ce mode sur le Coolpix P1000 (voir le test), où les éléments de la scène pouvaient être trop sombres ou trop lumineux, cette mise à jour améliore la lisibilité des détails du décor autour des feux d’artifice.
Vidéo 4K UHD : exploitez toute la portée du téléobjectif
Pour les amateurs de vidéo, le Coolpix P1100 filme en 4K UHD/30p. L’effet de zoom à 3000 mm ouvre des possibilités inédites : filmer un aigle en plein vol, suivre un avion à l’horizon, tout devient possible si vous maîtrisez la vidéo.
Les modes superlapse et timelapse vous ouvrent quant à eux de nouvelles possibilités de création.
Une ergonomie pensée pour un confort maximal
Avec ses 1410 g, le P1100 reste plus léger qu’un hybride équipé d’un super téléobjectif. Sa large poignée assure une prise en main ferme, tandis que le sélecteur de mode et la bague de réglage offrent un accès rapide aux paramètres essentiels, comme la balance des blancs et la mise au point manuelle.
Compatibilité et accessoires
Le Coolpix P1100 dispose d’une griffe flash compatible avec divers accessoires Nikon, comme les flashes externes et un viseur point rouge Nikon DF-M1 facilitant le cadrage au téléobjectif.
La télécommande ML-L7 permet de contrôler l’appareil à distance via Bluetooth, limitant les vibrations lors des prises de vue longue portée.
Écran orientable et format RAW : un duo gagnant pour la flexibilité
Le moniteur TFT ACL de 3,2 pouces inclinable facilite les cadrages complexes. Nikon intègre également la compatibilité avec le format RAW (NRW), permettant un post-traitement plus poussé des images.
Connectivité SnapBridge pour un partage instantané
Avec SnapBridge, le Nikon Coolpix P1100 se connecte en Bluetooth et Wi-Fi à un smartphone ou une tablette. Les images se transfèrent automatiquement pour un partage instantané sur les réseaux sociaux ou un stockage en ligne.
Disponibilité et prix
Le Nikon Coolpix P1100 sera disponible à partir du 27 février 2025 au prix de 1 199 euros TTC.
Pourquoi choisir le Nikon Coolpix P1100 ?
Un zoom optique motorisé 125x sans équivalent : 24-3000 mm (6000 mm avec Dynamic Fine Zoom)
Une stabilisation optique avancée : VR équivalent à 4 vitesses d’obturation
Des modes intelligents : Observation des oiseaux, Lune, Feux d’artifice
Vidéo 4K UHD/30p : Filmez l’invisible en mouvement
Une conception ergonomique : Poignée large, bague de réglage rapide
Compatibilité avec les accessoires Nikon : Flashes, viseur point rouge
Avec le Coolpix P1100, Nikon repousse les limites du téléobjectif. Ce bridge pensé pour les photographes amateurs qui veulent voir plus loin, sans compromis sur la qualité d’image et la simplicité d’utilisation.
Bridge Coolpix P1100 ou hybride APS-C + téléobjectif : lequel choisir ?
Si le Coolpix P1100 impressionne par son zoom extrême, un hybride APS-C comme le Nikon Z50II équipé du téléobjectif NIKKOR Z 50-250 mm DX offre une alternative plus polyvalente. Mais ces deux appareils répondent à des besoins très différents.
Le Nikon Coolpix P1100 : l’ultra-téléobjectif intégré
Zoom 125x (24-3000 mm), inégalé dans cette gamme
Tout-en-un : pas de changement d’objectif, simplicité d’utilisation
Modes automatiques spécialisés (Lune, Observation des oiseaux, Feux d’artifice)
Stabilisation efficace pour des photos nettes à main levée
Convient aux amateurs souhaitant une solution clé en main pour photographier à très grande distance
Le Nikon Z50II + 50-250 mm : une qualité d’image et une flexibilité supérieures
Capteur APS-C, bien plus grand que celui du P1100, offrant une qualité d’image nettement supérieure
Plage focale 50-250 mm (équivalent 75-375 mm en plein format), bien inférieure au P1100, mais exploitée avec un capteur plus performant
Objectifs interchangeables : possibilité d’ajouter un téléobjectif plus puissant ou un grand-angle selon les besoins
Autofocus plus rapide et précis, idéal pour la photo d’action et le suivi de sujets en mouvement
Meilleure gestion des hautes sensibilités ISO pour des prises de vue en faible lumière
Capacités vidéo avancées avec des profils d’image plus professionnels
Quel choix pour quel usage ?
Si votre priorité est la portée extrême et la simplicité d’un tout-en-un, le Coolpix P1100 est imbattable. Il permet de capturer des sujets lointains comme la Lune ou les oiseaux sans nécessiter d’investissement supplémentaire.
Si vous privilégiez la qualité d’image, la flexibilité et l’évolutivité d’un système hybride, le Nikon Z50II avec le 50-250 mm est un meilleur choix. Vous pourrez l’adapter à vos besoins et obtenir des images techniquement supérieures, même si la portée sera plus limitée sans ajout d’un téléobjectif supplémentaire.
Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S
Entre juin et septembre 2024, Nikon a dévoilé une nouvelle série d’objectifs à focale fixe lumineux en monture Z, très attendus des photographes experts. Avant le NIKKOR Z 50 mm, Nikon a lancé le NIKKOR Z 35 mm f/1.4. Deux focales complémentaires, pensées pour séduire les adeptes du reportage, du portrait et de la photographie de rue, mais aussi pour répondre aux attentes des utilisateurs en quête de belles optiques lumineuses sur monture Z.
J’ai eu l’occasion de tester ces deux objectifs simultanément. Après avoir passé en revue le 50 mm, voici le test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4, une focale qui promet un équilibre subtil entre polyvalence et caractère optique. Qu’en est-il réellement ?
Test NIKKOR Z 35 mm f/1.4 : pourquoi cet objectif ?
Souvenez-vous… À la fin de l’été 2018, Nikon frappait un grand coup en annonçant ses premiers hybrides plein format, les Nikon Z6 et Z7, accompagnés de trois objectifs, dont deux focales fixes : les NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S et NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S.
La surprise était de taille pour les nikonistes habitués à voir arriver en priorité des objectifs f/1.4. Historiquement, les optiques f/1.8 venaient souvent compléter la gamme plus tard, avec un positionnement tarifaire plus accessible. Mais cette fois, Nikon inversait la logique : priorité aux f/1.8.
Puis, en septembre 2020, nouveau virage stratégique avec l’annonce du NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S, suivi du NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S. De quoi semer le doute chez les fidèles de la marque : y aurait-il un jour des f/1.4 ? Une alternative plus abordable aux f/1.2 aux tarifs stratosphériques ?
Finalement, cette gamme f/1.4 est bien arrivée… mais une fois encore, pas comme les nikonistes l’attendaient.
Les nouveaux NIKKOR Z 35 mm f/1.4 et NIKKOR Z 50 mm f/1.4 affichent bien cette grande ouverture, mais ils ne reprennent pas la formule premium des séries S, contrairement aux versions f/1.8. En revanche, leur prix plus doux (hors promotion) a de quoi séduire ceux qui tiennent à leur précieuse ouverture f/1.4 sans vouloir assumer le coût, l’encombrement et le poids des f/1.2.
De mon côté, j’ai fait un choix intermédiaire avec les NIKKOR Z 40 mm f/2 et NIKKOR Z 28 mm f/2.8, mes compagnons du quotidien en photo urbaine. Un choix pragmatique, mais qui me laisse sur ma faim : bien que j’apprécie ces focales, un 35 mm correspond davantage à mes habitudes. Il m’importait donc de voir ce que ce NIKKOR Z 35 mm f/1.4 pouvait m’apporter… ou non.
J’ai testé cet objectif sur mon Nikon Z6III, en parallèle du NIKKOR Z 50 mm f/1.4, dans les mêmes conditions. Et la question de départ restait la même : pourquoi proposer un objectif dont la formule optique est moins ambitieuse, alors que le 35 mm f/1.8 S jouit déjà d’une bonne réputation ? Est-ce si crucial d’afficher f/1.4 sur un objectif pour séduire les nikonistes ? Pourquoi Nikon n’a-t-il pas plutôt proposé un NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S, qui aurait le mérite de surclasser le f/1.8 S ?
Comme pour le 50 mm f/1.4, mon test s’est attaché à répondre à ces interrogations : les performances optiques sont-elles au niveau attendu d’un f/1.4 ? Quels sont les écarts en matière de construction et de rendu avec le NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S ? Faut-il sacrifier certaines exigences pour accéder à une plus grande ouverture ?
Avant d’en venir aux conclusions, une chose est sûre : j’ai pris autant de plaisir à utiliser ce 35 mm f/1.4 que le 50 mm f/1.4. Son encombrement, son poids et sa taille sont quasiment identiques à ceux de la version f/1.8 S, ce qui en fait un compagnon discret et maniable. Mais en matière de qualité d’image, il y a plus à dire…
Test NIKKOR Z 35 mm f/1.4 : pourquoi un f/1.4 en monture Z ?
Soyons pragmatiques : ouvrir à f/1.4, c’est gagner 2/3 d’IL par rapport à f/1.8. C’est un avantage, mais ce n’est pas non plus une révolution, surtout avec les hybrides actuels qui compensent aisément la perte de lumière en montant en ISO sans trop sacrifier la qualité d’image.
Dans le test du 50 mm f/1.4, j’ai signalé l’importance de maîtriser la profondeur de champ : à pleine ouverture, la zone de netteté devient si réduite qu’elle peut compliquer la mise au point à courte distance. Avec un 35 mm, cette zone est un peu plus généreuse, mais la différence entre f/1.8 et f/1.4 reste subtile. À 2 mètres de distance, vous disposez d’une profondeur de champ de 0,27 m à f/1.4 contre 0,34 m à f/1.8. Ces 7 cm d’écart peuvent parfois vous poser problème. Ce n’est pas anodin, surtout si vous travaillez à faible distance. Cela peut impacter la lisibilité de votre sujet et la précision de votre mise au point. Un détail à garder en tête, notamment pour la photographie de rue ou le portrait rapproché.
Cela étant dit, si vous rêvez toujours d’un 35 mm ultra-lumineux, préparez-vous : si un NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S voit le jour, il risque de s’aligner sur le tarif du NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S, soit environ 2 400 euros. Autant dire que ça pique… et pas seulement sur l’image.
Je vais donc répéter ici ce que j’ai dit à propos du 50 mm f/1.4 : Nikon a fait un choix stratégique en proposant un NIKKOR Z 35 mm f/1.4 à la formule optique moins ambitieuse que celle du 35 mm f/1.8 S, bien en dessous d’un f/1.2 S, mais nettement plus accessible. Avec un avantage tarifaire de 270 euros en faveur du f/1.4 (hors promotion), l’écart est plus marqué que pour le 50 mm. De plus, ce 35 mm f/1.4 pèse 45 g de plus que la version f/1.8, un surpoids modéré mais à prendre en compte.
Enfin, notez que monté sur un hybride APS-C Nikon Z50II, Z fc ou Z30, ce 35 mm f/1.4 cadre comme un 52,5 mm, une focale idéale pour le reportage et la photographie du quotidien. Un argument de plus pour ceux qui cherchent une optique polyvalente et lumineuse, sans pour autant exploser leur budget.
Analyse détaillée du NIKKOR Z 35 mm f/1.4
Qualité de construction
Avant même de parler qualité d’image, une question revient souvent : qu’en est-il de la construction ? Un f/1.4 d’accord, mais pas au détriment des matériaux et de la finition. Sur ce point, le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 ne déçoit pas. Certes, il n’appartient pas à la série S, mais il ne donne à aucun moment l’impression d’un objectif au rabais.
Posez-le à côté d’un modèle S et la différence visuelle est minime. Le commutateur AF/M est absent, mais en contrepartie, il embarque deux bagues de contrôle : l’une pour la mise au point, l’autre personnalisable, là où les modèles S se contentent souvent d’une seule.
Côté encombrement, il n’y a pas non plus de rupture marquée avec le 35 mm f/1.8 S. Avec 74,5 × 86,5 mm pour 415 g, il est guère plus volumineux que son équivalent f/1.8 tout en étant 12% plus lourd (73 × 86 mm pour 370 g pour le f/1.8).
Pour l’usage en conditions difficiles, Nikon a pensé à l’essentiel : des joints d’étanchéité protègent efficacement contre les infiltrations de poussière et d’humidité. Quant à la monture, elle est bien métallique, un point rassurant pour la robustesse.
Autre élément à noter : la distance minimale de mise au point reste proche de celle du 35 mm f/1.8 S, avec 27 cm contre 25 cm. Et pour finir, un détail appréciable : Nikon fournit le pare-soleil d’origine sans supplément. Un petit plus qui évite d’aller chercher un accessoire en option.
Prise en main, stabilisation et autofocus
La bague de mise au point est suffisamment large et agréable à manipuler, offrant une bonne fluidité. La retouche manuelle du point est d’une simplicité absolue : il suffit de tourner la bague en mode autofocus pour affiner la mise au point. En revanche, passer en mise au point manuelle demande une manipulation supplémentaire via les commandes du boîtier, en l’absence de commutateur dédié sur l’objectif.
Côté autofocus, rien à redire : la mise au point est rapide et précise, portée par une double motorisation pas-à-pas STM Nikon. Le fonctionnement est fluide et, à l’oreille, je ne l’ai pas trouvé plus bruyant que celui de mon 85 mm f/1.8 S (je n’avais pas de 50 mm f/1.8 S sous la main pour comparer).
Un détail à noter : cette motorisation autofocus, combinée à certains choix de conception, explique pourquoi cet objectif est plus long que les versions f/1.4 pour reflex. J’apprécie un autofocus efficace et discret, mais si l’objectif avait été raccourci de quelques centimètres, il aurait gagné en compacité, ce qui ne me déplairait pas.
Performances optiques : piqué, homogénéité, flare, aberrations chromatiques et vignettage
Ce NIKKOR Z 35 mm f/1.4 adopte une conception optique plus simple que celle du 35 mm f/1.8 S, et c’est logique : il fallait bien marquer une différence. Il embarque 11 éléments en 9 groupes, dont deux lentilles asphériques, alors que le f/1.8 S dispose de la même structure de base, mais avec deux lentilles en verre ED, trois lentilles asphériques, et surtout un traitement nanocristal pour limiter les reflets et améliorer le contraste. Ce traitement est absent sur ce f/1.4, tout comme il l’est sur le NIKKOR Z 50 mm f/1.4.
Si l’ouverture f/1.4 est séduisante sur le papier, cet objectif présente quelques faiblesses. Le vignettage, par exemple, est bien marqué à pleine ouverture et met du temps à s’atténuer. Il faut fermer jusqu’à f/4 pour en être débarrassé. Cela dit, sachez que Nikon applique des corrections logicielles via le firmware dans les fichiers NEF. Il devient difficile d’évaluer les défauts sur des fichiers bruts de nos jours, mais au final, si vous utilisez un logiciel capable d’interpréter ces corrections intégrées, le traitement n’en est que plus simple et rapide.
Autre point : j’ai constaté un niveau d’aberrations chromatiques assez visible, en particulier sur les branches d’arbres en arrière-plan où elle se remarquent toujours le plus. Si vous photographiez souvent en extérieur, notamment des scènes de nature, il faudra prévoir une correction en post-traitement pour supprimer ces franges colorées.
Enfin, avec les capteurs 45 Mp, cet objectif montre ses limites en termes de résolution. La version f/1.8 S s’en sort nettement mieux sur ces boîtiers exigeants. Sur des capteurs de 20 ou 24 Mpx, en revanche, la différence est bien moins marquée et la qualité d’image reste très satisfaisante.
Faut-il voir dans tout cela un objectif au rabais ? Pas vraiment. C’est un équilibre subtil : ce 35 mm f/1.4 n’a pas la complexité optique du f/1.8 S, mais il reste intéressant pour plusieurs raisons. Son tarif est plus accessible (jusqu’à 350 € d’écart en promotion), son encombrement et son poids sont quasi identiques, et sur un capteur standard, il délivre une image tout à fait exploitable.
Là où il tire son épingle du jeu, c’est en basse lumière : la combinaison de l’ouverture f/1.4 et d’un joli bokeh permet de sublimer les scènes nocturnes, notamment en ville. Le flou d’arrière-plan est plus marqué que sur le 35 mm f/1.8 S, ce qui renforce son intérêt pour les scènes avec portraits ou la photo urbaine.
En fait, si je peux reprocher au 35 mm f/1.8 S son rendu trop neutre, presque clinique, ce 35 mm f/1.4 a un peu plus de personnalité. Ses défauts existent, mais il propose un caractère optique distinct qui le rend plus séduisant pour certains types d’images. Tout cela est fort personnel, je vous l’accorde.
Les vidéastes, eux, auront des critères de sélection différents des photographes. Et bonne nouvelle : l’autofocus est réactif et plutôt silencieux, avec un focus breathing bien maîtrisé. En d’autres termes, les changements de mise au point provoquent peu de variations de cadrage, un plus en vidéo.
Disons que si la version f/1.8 S est plus polyvalente et plus homogène, ce 35 mm f/1.4 a pour lui un rendu plus expressif, un bokeh plus marqué, et un prix plus abordable que le possible NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S. Un compromis intéressant pour qui cherche une optique lumineuse sans exploser son budget.
Pourquoi choisir le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 ?
Face au NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S
Lorsqu’il s’agit de choisir entre ces deux objectifs, la question du prix joue souvent un rôle décisif puisque, par ailleurs, ils sont physiquement semblables.
Hors promotion, le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 affiche un tarif environ 270 euros inférieur à celui du 35 mm f/1.8 S. Mais en période de promotion, l’écart peut être plus important encore, rendant le choix plus complexe.
Si le prix est un critère secondaire pour vous, c’est l’usage qui fera pencher la balance. L’ouverture f/1.4 permet de capter plus de lumière, un avantage appréciable en faible luminosité ou en photographie de nuit. Elle génère également un bokeh plus marqué, ce qui peut être un atout pour les portraits ou les scènes où l’isolation du sujet est importante.
En revanche, cette version f/1.4 présente un vignettage plus prononcé à pleine ouverture, qui met du temps à disparaître en fermant le diaphragme. Ceci dit, les photographes aimant ajouter du vignettage à leurs photos en post-traitement vont gagner du temps grâce au vignettage natif à grand ouverture. Sur les capteurs haute résolution, la formule optique montre ses limites en matière de netteté et de restitution des détails.
Ces points ne sont pas forcément problématiques pour tous les usages, mais ils sont à considérer selon vos attentes en termes de qualité d’image.
En fin de compte, il n’y a pas de choix meilleur entre ce f/1.4 et le f/1.8 S :
si vous privilégiez une ouverture plus lumineuse et un rendu d’image plus doux, le 35 mm f/1.4 peut être une bonne option,
si vous recherchez avant tout une qualité d’image optimale sur toute la plage d’ouverture, le 35 mm f/1.8 S reste une alternative plus homogène, notamment avec 45 Mp.
Face au NIKKOR Z 40 mm f/2
Un 35 mm et un 40 mm ne jouent pas exactement dans la même catégorie, toutefois il me semble intéressant de poser la question de l’alternative NIKKOR Z 40 mm f/2. Cette focale fixe plus accessible encore peut être une alternative intéressante si vous recherchez une optique compacte et lumineuse, vous évitant d’avoir à choisir entre 35 et 50 mm.
Léger, discret et abordable, le 40 mm f/2 est particulièrement apprécié pour la photo de rue et le reportage au quotidien. Il se glisse facilement dans un sac et permet de capturer des images spontanées sans attirer l’attention. En comparaison, le 35 mm f/1.4, avec son ouverture plus généreuse, offre un meilleur contrôle de la profondeur de champ et une plus grande latitude en basse lumière, mais au prix d’un gabarit plus imposant et d’un tarif plus élevé.
Le choix entre ces deux focales dépendra donc de vos priorités :
si la compacité et la discrétion priment, le 40 mm f/2 reste un excellent compromis,
si votre envie est de maximiser le flou d’arrière-plan et d’exploiter pleinement une ouverture f/1.4, alors le 35 mm f/1.4 se justifie davantage.
En résumé
Le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 peut vous intéresser si :
vous cherchez une focale fixe plus légère et discrète qu’un zoom 24-70 mm ou 28-75 mm pour la photo de rue et le reportage,
vous voulez compléter votre parc optique avec une focale fixe passe-partout à grande ouverture,
vous voulez disposer du duo historique 35 mm f/1.4 + 50 mm f/1.4,
vous souhaitez un équipement 100 % NIKKOR Z sans passer par la bague FTZ (contrainte qu’impose l’AF-S NIKKOR 35 mm f/1.4 en monture reflex sur un hybride).
Le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 va moins vous intéresser si :
vous avez déjà un NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S ou un NIKKOR Z 40 mm f/2,
vous voulez la meilleure qualité d’image possible à toutes les ouvertures et distances,
vous utilisez un Nikon hybride de 45 Mp plus exigeant que le 24 Mp,
le budget n’est pas un problème et vous vous dites que l’option NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S est attirante malgré les probables 1 700 euros de plus qu’il vous en coûtera si cet objectif voit le jour.
Test NIKKOR Z 35 mm f/1.4 : ma conclusion
Cet objectif s’impose comme un compromis intéressant entre grande ouverture, gabarit contenu et tarif raisonnable. Certes, il montre quelques limites optiques, notamment avec les capteurs 45 Mp, mais il se distingue par son bokeh plus prononcé et sa meilleure gestion de la lumière en conditions difficiles.
Alors, quel 35 mm Nikon choisir ?
Si vous cherchez un rendu le plus détaillé possible, le 35 mm f/1.8 S est plus performant, à condition d’accepter son tarif plus élevé.
En revanche, si vous préférez une grande ouverture pour un meilleur flou d’arrière-plan et plus de latitude en basse lumière, le 35 mm f/1.4 est une alternative pertinente, plus abordable et sans compromis sur la construction.
Enfin, tout dépend aussi du Nikon Z que vous utilisez. Sur un capteur 20 ou 24 Mp (Z5, Z6I/II/III, Zf et APS-C), la différence de piqué sera moins perceptible. En revanche, vignettage et moindre résolution sont toujours bien présents, quel que soit le capteur, 20 ou 24 Mp.
Des photos avec le NIKKOR Z 35 mm f/1.4
Voici quelques autres photos réalisées avec cet objectif pour ce test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4.
Test du NIKKOR Z 50 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 50 mm f/1.8 S
Cinq ans après le lancement de sa gamme d’hybrides, Nikon présente les objectifs NIKKOR Z 50 mm f/1.4 et NIKKOR Z 35 mm f/1.4 à quelques mois d’intervalle. Ces deux objectifs à grande ouverture complètent une gamme d’optiques fixes jusque-là limitées à f/1.8 pour les modèles les plus accessibles. Que penser de ces optiques ? Je vous propose le test du NIKKOR Z 50 mm f/1.4, après celui du 35 mm.
Il n’aura fallu qu’un été à Nikon, après l’annonce du NIKKOR Z 35 mm f/1.4, pour introduire un modèle complémentaire, le NIKKOR Z 50 mm f/1.4. Ces deux objectifs partagent une grande ouverture f/1.4, tandis que les 35 et 50 mm de la série S n’ouvrent qu’à f/1.8. Ils ont aussi pour eux un tarif avantageux, puisqu’ils sont vendus moins chers que les versions f/1.8 S (hors promotion, voir plus bas). De quoi perturber plus d’un nikoniste.
Ayant déjà investi dans les NIKKOR Z 40 mm f/2 et 28 mm f/2.8, je n’ai pas sauté sur ces deux nouveaux f/1.4 dès leur arrivée. Toutefois, en janvier 2025, avec une gamme NIKKOR étoffée, j’ai décidé d’examiner ces deux objectifs de plus près.
J’ai testé les deux en parallèle sur mon Nikon Z6III, dans les mêmes conditions, et voici le premier test, celui du NIKKOR Z 50 mm f/1.4.
Pourquoi sortir un 50 mm f/1.4 alors qu’il existe un 50 mm f/1.8 S dans une gamme NIKKOR Z qui se veut de très bon niveau ? Car les faits sont là, les objectifs f/1.8 S sont loin d’être décriés tant leurs qualités sont grandes, y compris sur les boîtiers riches de 45 Mp.
Dans le cadre de ce test, je me suis attaché à vérifier si les résultats optiques étaient au niveau de ce que l’on est en droit d’attendre d’un f/1.4, et quelles pouvaient être les différences de présentation et construction avec les NIKKOR Z f/1.8 S. En effet, puisque le tarif hors promotion des deux gammes est en faveur du f/1.4, celui-ci serait-il un Nikon au rabais, dans l’esprit des NIKKOR E « économiques » en plastique à l’époque du reflex Nikon EM ?
Sans tout vous dévoiler encore, sachez que si le 50 mm f/1.8 est un NIKKOR S, le 50 mm f/1.4 ne l’est pas. La différence réside dans une formule optique plus simple, des traitements de surface des lentilles moins aboutis, avec des résultats logiquement en retrait. Mais lisez la suite.
Test NIKKOR Z 50 mm f/1.4 : positionnement
Vous l’aurez noté, f/1.4 offre une ouverture plus généreuse de 2/3 d’IL que f/1.8. Ce n’est finalement pas une différence majeure. Au quotidien, il est peu fréquent d’utiliser une ouverture de f/1.4 tant la profondeur de champ est réduite, surtout à courte distance, rares sont les sujets qui s’y prêtent.
Mais le monde de la photo est impitoyable, les nikonistes aussi, et nombreux sont ceux qui ne jurent que par l’ouverture f/1.4 « parce que ça doit forcément être mieux« . Ce qui surpasse f/1.8, c’est bien sûr f/1.2, d’où l’existence du NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S, avec ses qualités, sa construction, son poids mais son tarif aussi. « Ah oui, 2 600 euros, ça calme !?! » ont répété en cœur les nikonistes adeptes des grandes ouvertures.
Nikon a entendu, a pris son temps, et a fini par trancher : il y aura bien une gamme f/1.4. Elle ne sera pas « S », mais elle sera (pas loin d’être) aussi bonne, et surtout moins onéreuse. Les jaunes font d’une pierre deux coups : ils répondent à la demande et proposent une alternative crédible. Elle n’est pas inédite, cette approche a fonctionné pour la triplette de zooms f/2.8, les NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8, NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 et NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8.
Retenez enfin que monté sur un Nikon Z50II, Z fc ou Z30, ce 50 mm f/1.4 cadre comme un 75 mm, idéal pour le portrait.
NIKKOR Z 50 mm f/1.4 : dans le détail
Qualité de construction
C’est le premier sujet pour beaucoup, avant même la qualité d’image. Un f/1.4, oui, mais pas un objectif en plastique ! Bien que la construction et la formule optique diffèrent de celles de la série S, le NIKKOR Z 50 mm f/1.4 n’est pas un objectif au rabais.
D’ailleurs faites le test : mettez-le à côté d’un NIKKOR Z estampillé S, et vous aurez du mal à faire la différence au jeu des 7 erreurs. Il lui manque le commutateur de mise au point AF/M, mais il dispose de deux bagues, celle de mise au point et la bague multifonction, quand les séries S n’en ont qu’une.
L’encombrement de l’objectif aurait pu permettre de faire la différence avec le modèle f/1.8 mais ce n’est pas le cas puisque les deux ont quasiment les mêmes dimensions avec 74,5 × 86,5 mm (diamètre x longueur) pour 420 g contre 76 × 86,5 mm pour 415 g pour le NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S.
Des joints d’étanchéité protègent efficacement contre la pluie et la poussière. Et la monture ? Métallique, oui, comme les séries S. Avouez que jusqu’ici Nikon ne vous trompe pas.
Notez enfin que la distance minimale de mise au point est légèrement inférieure à celle de la version f/1.8, avec 37 cm contre 40 cm. Le paresoleil, quant à lui, est livré avec l’objectif, un autre bon point.
Prise en main, stabilisation et autofocus
La bague de mise au point est suffisamment large, agréable à manœuvrer, même si elle a parfois eu tendance à tourner légèrement quand je prenais l’objectif avec la main gauche pour tenir l’ensemble (je précise que je suis gaucher). Ceci dit, j’ai souvent observé le même comportement sur les séries S.
La retouche manuelle du point est très simple : tout en restant en autofocus, tournez la bague, c’est fait. Passer en mise au point manuelle demande par contre une activation via les touches de modes AF, faute de commutateur externe sur l’objectif.
L’autofocus s’avère très réactif et rapide, conséquence de l’usage d’une double motorisation pas-à-pas Nikon STM. Je ne l’ai pas trouvé plus bruyant que celui de mon 85 mm f/1.8 S (je n’avais pas de 50 mm f/1.8 S pour comparer).
Notez au passage que cette motorisation autofocus (et quelques autres détails de construction) lui vaut sa longueur plus importante que celle de l’AF-S NIKKOR 50 mm f/1.4 pour reflex. J’apprécie un autofocus rapide et discret, mais si l’objectif mesurait 2 cm de moins en longueur, ce ne serait pas pour me déplaire.
Performances optiques : piqué, homogénéité, flare, aberrations chromatiques et vignettage
La formule optique du f/1.4 utilise 10 lentilles (dont une asphérique), contre 12 lentilles (dont deux asphériques et deux ED) pour le f/1.8 S. Les lentilles ne disposent toutefois pas du même verre ni du même traitement anti-reflets. En pratique, cela va se traduire par un bokeh plus prononcé, du fait de l’ouverture f/1.4, mais moins qualitatif si vous aimez les cercles bien ronds en arrière-plan, avec quelques effets déformants sur les taches de lumière.
Sur l’ensemble des photos faites avec ce NIKKOR Z 50 mm f/1.4, j’ai pu constater un vignettage sensible à pleine ouverture, qui diminue progressivement pour disparaître à partir de f/5.6. La correction logicielle embarquée améliore le résultat sans toutefois supprimer entièrement ce vignettage, le recours à un traitement dédié en post-production pourra vous aider si vous voulez vous débarrasser de ce défaut.
La qualité d’image s’avère très bonne dès la pleine ouverture, et excellente à f/2.8. Sur les Nikon Z à capteur 45 Mp, ce 50 mm pourra montrer ses limites face au 50 mm f/1.8 S, dont les performances optiques sont supérieures.
En examinant mes images dans Lightroom Classic (qui intègre les corrections d’images faites par le boîtier et ajoutées aux fichiers RAW) à un grossissement de 100 %, les aberrations chromatiques se révèlent extrêmement discrètes, presque imperceptibles. Les défauts optiques en périphérie d’image, typiques de ce type d’objectif, sont bien présents mais leur impact reste minime et peu gênant dans une utilisation courante.
Pourquoi choisir le NIKKOR Z 50 mm f/1.4 ?
Face au NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S
On en arrive aux critères de choix, car ce que je ne vous ai pas dit encore, c’est que hors promotion, il y a 150 euros d’écart en faveur du NIKKOR Z 50 mm f/1.4 face au f/1.8 S. Mais pendant les périodes de promotion, l’écart se réduit au point d’être nul. Oui, vous avez bien lu : vous pouvez trouver un NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S neuf au même prix que ce NIKKOR Z 50 mm f/1.4.
Votre décision ne sera alors plus dictée par le prix, mais par vos préférences créatives. Avec une ouverture f/1.4, vous gagnez légèrement en temps de pose lorsque la lumière manque, la nuit ou dans les ambiances sombres. À l’inverse, le 50 mm f/1.8 S vous fait bénéficier d’une meilleure qualité d’image si c’est votre préoccupation première.
Vous l’aurez compris, aucune caractéristique majeure ne dévalorise ce NIKKOR Z 50 mm f/1.4 face au f/1.8. Je conclurai donc en vous disant que si vous tenez à l’ouverture f/1.4, mieux vaut choisir le f/1.4. Si vous tenez à la meilleure qualité d’image possible sans (trop) perdre en ouverture, le f/1.8 sera un meilleur choix. Et d’autant plus pendant les périodes de promotion.
Les vidéastes tiendront compte d’un focus breathing qui semble plus marqué sur le f/1.8 si j’en crois certains de mes confrères. Je ne l’ai pas évalué en vidéo pendant ce test.
Face au NIKKOR Z 40 mm f/2
Bien qu’un 40 mm ne soit pas un 50, le NIKKOR Z 40 mm f/2 reste une alternative si vous appréciez les grandes ouvertures compactes. Il conserve toutefois une place distincte dans la gamme Nikon Z.
Le 40 mm f/2 est reconnu pour sa compacité, sa légèreté, ses excellentes performances et son prix abordable, le rendant idéal pour la photographie de rue et le reportage quotidien. Bien que le 50 mm f/1.4 offre une ouverture plus large, avantageuse en faible luminosité et pour un bokeh plus prononcé, il est plus volumineux, plus lourd et plus coûteux.
Ainsi, le 40 mm f/2 demeure une option attrayante pour les photographes privilégiant la discrétion et la portabilité, tandis que le 50 mm f/1.4 s’adresse à ceux recherchant des performances supérieures en termes de luminosité et de gestion de la profondeur de champ.
En résumé
Le NIKKOR Z 50 mm f/1.4 peut vous intéresser si :
vous cherchez une focale fixe légère et plus discrète qu’un zoom 24-70 mm ou 28-75 mm pour la photo de rue et le reportage,
vous souhaitez compléter votre parc optique avec une focale fixe passe-partout à grande ouverture,
vous souhaitez un équipement 100 % NIKKOR Z sans passer par la bague FTZ (contrainte qu’impose l’AF-S NIKKOR 50 mm f/1.4 en monture reflex).
Le NIKKOR Z 50 mm f/1.4 va moins vous intéresser si :
vous avez déjà un NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S ou un NIKKOR Z 40 mm f/2,
vous voulez la meilleure qualité d’image possible à toutes les ouvertures et distances,
vous utilisez un Nikon hybride de 45 Mp plus exigeant que le 24 Mp,
le budget n’est pas un problème et vous vous dites que l’option 50 mm f/1.2 est attirante malgré les 2 600 euros qu’il vous en coûtera.
Test NIKKOR Z 50 mm f/1.4 : ma conclusion
Cet objectif présente un rapport performances/construction/prix intéressant, et n’a pas à rougir face au modèle ouvrant à f/1.8.
Il montre toutefois ses limites en termes de qualité d’image, ce qui est d’autant plus perturbant que vous pouvez disposer d’une meilleure formule optique avec le NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S, proposé au même tarif quand il est en promotion.
Le poids, l’encombrement et l’usage sont les mêmes. La qualité de fabrication mécanique est quasiment identique, pour ne pas dire la même (je ne démonte pas les optiques pour vérifier).
Alors, que faire ?
Si votre priorité est la qualité d’image à un tarif compétitif, le 50 mm f/1.8 S reste imbattable. En revanche, si vous aimez les grandes ouvertures, le 50 mm f/1.4 offre un bon compromis à moindre coût. Le choix dépendra surtout du boîtier : sur un capteur 24 Mp (Z5, Z6I/II/III, Zf et les APS-C), l’écart de qualité d’image sera moins visible.
Le meilleur appareil photo n’est pas toujours celui que vous avez avec vous
Tout le monde peut pratiquer la photographie. Du plus débutant au plus expert. Il suffit de disposer d’un appareil capable de capturer une image. Même un smartphone sait le faire, inutile d’avoir « le meilleur appareil photo ».
D’ailleurs, n’avez-vous jamais lu ou entendu que « ce n’est pas le matériel qui compte, c’est le photographe » ? Ou encore que « le meilleur appareil photo est celui que vous avez avec vous » ?
Sachez que ce sont des idées reçues.
Note : Cet article est tiré de ma lettre photo quotidienne. Abonnez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour des conseils exclusifs et approfondir vos compétences en photographie.
Oui, c’est moi qui ai dit ça.
Le même qui a dit « tous les appareils photo actuels peuvent faire de bonnes photos« . Mais qui dit aussi « pour réaliser certaines photos que vous admirez, le matériel a son importance. »
Pour réaliser certaines photos, un appareil sera toujours meilleur qu’un autre. Tout dépend du contexte.
Pour mes photos de danse, j’ai besoin d’un capteur sensible et d’un obturateur 100% silencieux.
Si vous faites de l’animalier, vous avez besoin d’un capteur sensible aussi. D’un boîtier capable de résister aux intempéries et au froid.
Si vous faites de la photo de sport, il est bien de disposer d’un mode rafale très rapide. D’un autofocus qui accroche le sujet et le suit même avec les plus longs téléobjectifs.
Pour la photo de rue, rien ne remplace un petit APS-C discret (par exemple le Nikon Z50II).
Alors non, le photographe ne suffit pas à faire certaines photos si son matériel n’est pas adapté. Et le meilleur appareil n’est pas toujours celui que vous avez avec vous.
Cependant, tout le monde ne fait pas ce que j’ai décris. Il est toujours possible de « faire avec ». Et d’être satisfait(e).
Mais selon vos besoins, posez-vous les bonnes questions. Ne vous contentez pas des idées reçues.
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Pourquoi vous avez peur de l’hybride mais pas comme comme lui
Je lisais récemment une discussion de troll sur le forum de mon site. Ce qu’il en ressortait ? La peur de l’hybride. Qui se traduisait chez un troll de la vérité sainte par le rejet de toute innovation, au nom du sacro-saint « c’était mieux avant ».
Vous savez que je ne soutiens pas toutes les innovations les yeux fermés. Mais quant à dire que l’hybride ne sert qu’aux vidéastes pas sérieux à faire des vidéos pas sérieuses, « je me marre ».
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En photographie, l’hybride est une réalité depuis 2008 et le Panasonic Lumix DMC-G1. Depuis 2011 chez Nikon avec les Nikon One J1 et V1. Depuis 2018 avec les Nikon Z.
Alors ce qu’en pensent les trolls, ma foi, je ne m’attarde pas dessus.
Par contre, ceux que j’écoute attentivement sont les amateurs qui s’interrogent à juste titre sur l’hybride car ils n’ont pas forcément pris la mesure encore de ces gammes d’appareils photo. Vous peut-être ?
Leurs principaux doutes sont :
la peur de perdre la main alors qu’ils connaissent le système reflex par cœur
une trop haute technologie qui peut les effrayer
des modes de fonctionnement si évolués qu’ils craignent de ne pas les comprendre
une visée électronique qui ne serait pas réaliste
le besoin de remplacer leur parc optique
un coût important
Vous avez raison de vous poser ces questions si c’est votre cas, si vous avez peur de l’hybride. Chaque nouvelle technologie de rupture apporte du bon et du moins bon. Déjà que certains ont peur de faire des photos, alors si le choix du matériel bloque, c’est « compliqué ».
Toutefois fin 2024, si vous envisagez de changer d’appareil photo, la question de passer à l’hybride ne se pose plus.
Mais … ATTENTION !
Je ne suis PAS en train de vous dire que vous DEVEZ changer de matériel.
Je suis en train de vous dire que SI vous utilisez un appareil photo dont les performances VOUS FREINENT, alors choisir un modèle plus performant peut vous aider.
Et dans le cas d’un achat neuf, envisager l’hybride plutôt que le reflex est un choix économique plus pertinent désormais.
Pour vous aider à comprendre la gamme d’hybrides Nikon, j’ai mis à jour mon guide de choix d’un Nikon Z avec les dernières infos.
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