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Que du matos ! Pourquoi j’utilise deux systèmes photo distincts

Vous êtes fan de matos photo ? Aujourd’hui vous allez être servi(e).
Mais attention, pas une longue liste à acheter pendant les pseudo-promos du Black Friday.
Non, je vous invite à raisonner de façon plus subtile.

Ces derniers jours, j’ai précisé ma pratique photo.
J’ai plusieurs boîtiers, plusieurs objectifs, vous le savez.
Pas autant que les objectifs Nikon mythiques, quand même.

Aussi, mon dilemme est toujours le même : quoi utiliser, quand, pourquoi ?

La réponse est simple : deux mondes, deux états d’esprit, deux systèmes photo.

1- Mon système léger pour la photo urbaine

Je pratique la photo urbaine à la volée, discrète, intime, documentaire.
J’ai besoin d’un équipement léger, compact, efficace, discret.

J’utilise donc mon hybride APS-C avec des équivalents 24, 35, 50 et 75 mm.
Le boîtier a 7 ans. Le jour où il sera mort, on verra.
D’ici là, je le rince autant que je peux et j’ai préféré investir dans des optiques.

Défilé dans les rues de Lisbonne - photo (C) JCDichant
Défilé dans les rues de Lisbonne – photo (C) JCDichant

2- Mon système costaud pour le spectacle et le reportage

Je pratique la photo de spectacle vivant et le reportage.
J’ai besoin d’un équipement avec un AF rapide, une bonne montée en ISO, des focales plus longues, du costaud capable de me suivre partout.

J’utilise donc mon hybride plein format Nikon Z6III, avec :

Reportage pour la centrale hydro-électrique de Dun sur Meuse - photo (C) JCDichant
Reportage pour la centrale hydro-électrique de Dun sur Meuse – photo (C) JCDichant

Pourquoi pas un seul système ?

Je pourrais tout faire avec un seul système photo ?
Oui, probablement.

Bien que l’AF de mon vieil APS-C soit à la traine, sa montée en ISO aussi.
Et je ne me vois pas mettre un long téléobjectif sur un petit APS-C.

Mais de nos jours, je trouve plus simple – et moins coûteux – d’avoir deux systèmes dédiés plutôt que de chercher l’outil miracle qui fait tout.

De plus, le matériel vieillit bien.
Aussi, pour le même prix, je préfère compléter que remplacer.

Vous avez le droit de ne pas être d’accord avec moi, c’est bien normal.
Contrairement à ce que beaucoup disent, le matériel fait aussi le photographe de nos jours.
Mais ce qui compte, c’est de savoir quand et pourquoi on le sort du sac.

Si c’est votre cas, partagez votre avis et parlons entre passionnés, ça m’intéresse.


Le meilleur appareil photo n’est pas toujours celui que vous avez avec vous

Tout le monde peut pratiquer la photographie. Du plus débutant au plus expert. Il suffit de disposer d’un appareil capable de capturer une image. Même un smartphone sait le faire, inutile d’avoir « le meilleur appareil photo ».

D’ailleurs, n’avez-vous jamais lu ou entendu que « ce n’est pas le matériel qui compte, c’est le photographe » ? Ou encore que « le meilleur appareil photo est celui que vous avez avec vous » ?

Sachez que ce sont des idées reçues.

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La Lettre Photo de JC Dichant pour progresser en photo en 5 minutes par jour

Oui, c’est moi qui ai dit ça.

Le même qui a dit « tous les appareils photo actuels peuvent faire de bonnes photos« . Mais qui dit aussi « pour réaliser certaines photos que vous admirez, le matériel a son importance. »

Pour réaliser certaines photos, un appareil sera toujours meilleur qu’un autre. Tout dépend du contexte.

Pour mes photos de danse, j’ai besoin d’un capteur sensible et d’un obturateur 100% silencieux.

Si vous faites de l’animalier, vous avez besoin d’un capteur sensible aussi. D’un boîtier capable de résister aux intempéries et au froid.

Si vous faites de la photo de sport, il est bien de disposer d’un mode rafale très rapide. D’un autofocus qui accroche le sujet et le suit même avec les plus longs téléobjectifs.

Pour la photo de rue, rien ne remplace un petit APS-C discret (par exemple le Nikon Z50II).

Alors non, le photographe ne suffit pas à faire certaines photos si son matériel n’est pas adapté. Et le meilleur appareil n’est pas toujours celui que vous avez avec vous.

Cependant, tout le monde ne fait pas ce que j’ai décris. Il est toujours possible de « faire avec ». Et d’être satisfait(e).

Mais selon vos besoins, posez-vous les bonnes questions. Ne vous contentez pas des idées reçues.

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5 conseils pour casser le mythe de la photo parfaite grâce à ChatGPT

Apprendre à regarder est plus difficile qu’apprendre à utiliser votre appareil photo. Un appareil photo, au final, c’est une exposition et une mise au point. Ça peut même se faire en automatique avec de bons résultats. Le reste, la photo parfaite, ce n’est pas lui, c’est vous.

Et vous, a priori, vous n’êtes pas piloté par ChatGPT Artificiellement Intelligent censé faire des miracles.   Personne ne vous a programmé pour tout ajuster correctement à la prise de vue.

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5 conseils pour casser le mythe de la photo parfaite grâce à ChatGPT

La bonne nouvelle c’est que vous avez mieux que l’IA. Vous avez votre intelligence « tout court ».  Alors vous pouvez apprendre à faire des photos qui vous plaisent.

Voici quelques conseils pour vous approcher de « la photo parfaite » (elle n’existe jamais vraiment, on est d’accord ?) pour ceux qui pensent que mes Lettres n’ont pas de réel intérêt.

1 : Déterminez le type de photo que vous souhaitez réaliser

Préréglez l’ISO et le temps de pose en fonction de la lumière disponible et de l’effet que vous souhaitez obtenir.

2 : Si vous souhaitez des images plus détaillées, réglez la sensibilité ISO à un niveau bas, tel que 100 ou 200.

3 : Pour des images plus sombres et plus contrastées, sous-exposez d’un Ev (avec l’ISO ou le temps de pose ou l’ouverture, selon les cas).  
Cela vous donnera des images plus riches en contraste.

4 : Si vous n’avez pas de visée électronique, une fois que vous avez réglé la sensibilité ISO et le temps de pose, faites une image test.
Cela vous aidera à affiner vos réglages et à obtenir des images plus intéressantes.

5 : Si vous avez une visée électronique, activez le réglage de visée écran (terme qui ne veut rien dire en français mais utilisé par Nikon dans le manuel des Nikon Z, menu D8 ou proche).

Tout ça ne sort pas du cerveau d’une Intelligence Artificielle. Ce sont des notions vérifiées sur le terrain et connues par les pros et experts.

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11 critères pour savoir comment choisir une imprimante photo selon vos besoins

Alors comme ça vous voulez des tirages de vos photos ? Mais vous ne savez pas où aller ? Alors vous allez acheter une imprimante photo ?

C’est le réflexe de base chez de nombreux photographes amateurs. Qui oublient parfois qu’une autre solution est tout aussi intéressante.

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Comment choisir une imprimante photo selon vos besoins

Découvrez une méthode éprouvée créée par un photographe et tireur professionnel …

Décider d’imprimer vos photos avec une imprimante photo, c’est faire le choix de l’artisanat.

Vous choisissez le rendu souhaité, le papier, sa surface, sa texture, sa prise en main. Les encres associées au papier. Tout est fait aux petits oignons. Ça peut vous donner un tirage de grande qualité.

« Ça peut » car rien n’est garanti. Encore faut-il que l’imprimante soit la bonne.

Notez ces 10 critères, il vont vous aider à choisir. Puis regardez le 11ème à la fin.

1 : le type d’utilisation

Une imprimante bureautique « qui peut imprimer des photos » n’est pas une imprimante photo.

2 : imprimante photo mono ou multifonction

Une imprimante qui fait impression, scan, fax, envoi par mail, recto-verso, lecture du journal et le café n’est pas une imprimante photo.

3 : le format d’impression

Il est défini selon la norme standardisée par l’ISO : A4, A3, A3+, A2. Il diffère du format de votre appareil photo : 4/3, 3/2, carré.

Le format A3+ permet d’avoir un espace supplémentaire pour les marges. Selon l’encadrement, ça peut servir.

4 : la vitesse d’impression de votre imprimante photo

En impression photo, la vitesse passe après la qualité.

5 : résolution d’impression

En ppp, points par pouce. Ou dpi, dots per inch. Plus il y a de points, plus l’impression peut être précise.

Mais trop de points ne sert à rien si l’impression ne s’y prête pas. La seule course aux pppdpi n’est pas le bon choix.

6 : la résolution du scanner

Vous voulez imprimer ou scanner ?

En impression photo, le scanner on s’en moque.

7 : le type d’encre

Toutes les imprimantes photo ne peuvent pas utiliser toutes les encres.

Tous les papiers ne sont pas compatibles avec toutes les encres.

Votre imprimante sera donc pigmentaire OU à colorants.

8 : nombres de couleurs

Plus il y en a, plus la richesse de tons est élevée. Plus le nombre de cartouches est élevé. Plus la recharge coûte cher.

Avec 4 couleurs vous faites déjà de beaux tirages.

9 : la connectivité (Wi-Fi, Bluetooth, USB, Ethernet)

Important.

Mais pas crucial, sauf à vouloir imprimer au fond du jardin en 4G depuis votre smartphone.

Le pilote, par contre, personne n’en parle alors que c’est ESSENTIEL.

10 : capacité et nombre de bacs à papier

Un artisan tireur travaille tirage par tirage.

Un labo travaille à la chaîne.

Imprimer vos photos, c’est de l’artisanat.

Le type de papier, par contre, peut décider du type de bac de chargement.
A savoir avant achat.

Le 11ème critère pour choisir une imprimante photo …

Il m’est impossible de résumer en un simple article tout ce qu’il faut connaître sur les imprimantes photo avant de faire votre choix. Sachez toutefois que vous vous engagez à faire une dépense conséquente.

Puis à en rajouter chaque fois que vous choisirez une boîte de papier. Et des cartouches d’encre.

De plus, amortir et entretenir une imprimante photo suppose de tirer plusieurs fois par mois.

Ça se calcule, comme on dit chez moi.

« Eh, au fait, le 11ème critère, c’est quoi ?? »

Ne pas imprimer. Mais utiliser les services d’un labo.

Choisir une imprimante photo, c’est comme choisir un labo :

  • Vous devez connaître à l’avance vos envies.
  • Ce que vous voulez comme tirage.
  • Pourquoi ce tirage là et pas un autre.
  • En sachant si vos photos s’y prêtent.

Avant de vous précipiter chez le vendeur d’imprimantes, réfléchissez à vos envies.

Vous devez savoir :

  • calibrer votre écran
  • décider de tirer ou d’imprimer
  • décider du rendu papier souhaité
  • faire le bon choix d’imprimante
  • faire le bon choix de labo
  • caler vos fichiers pour obtenir le résultat attendu

Vous aimeriez imprimer vos photos sans passer des jours entiers à faire des essais coûteux ? Sans dépenser une somme folle dans une imprimante photo qui n’est peut-être pas le bon choix pour vous ?

Découvrez une méthode éprouvée créée par un photographe et tireur professionnel …


Le meilleur objectif n’est pas toujours celui que vous croyez et vous vous faites avoir

Alors qu’il posait la question du choix d’un objectif, un lecteur m’a fait bondir. D’habitude les gens veulent un objectif qui couvre leur besoin. Qui entre dans leur budget. Mais lui, non.

Le besoin ? Pas connu. Ce qu’il voulait c’était utiliser les « meilleurs objectifs, les plus lumineux ».

Un choix qui pouvait avoir du sens dans les années 70, mais nous sommes en 2024. Je passe sur le fait que le prix n’était pas le problème. C’est souvent le cas chez les amateurs de matériel photo qui ne sert pas à pratiquer la photographie.

Ce qui m’a fait bondir c’est : « les meilleurs objectifs [sont] les plus lumineux. » C’est faux !

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Le meilleur objectif n'est pas toujours celui que vous croyez et vous vous faites avoir

Il est impossible de faire une corrélation directe entre « meilleur » et « le plus lumineux ». Ce sont deux caractéristiques distinctes.

L’avantage d’un objectif « plus lumineux », c’est que vous pouvez l’utiliser à plus grande ouverture. Par exemple f/2.8 ou f/1.2 au lieu de f/4 ou f/1.8.

Mais … si vous utilisez cet objectif à f/8, une valeur courante en pratique, il ne sera pas « plus lumineux » qu’un objectif limité à f/4 mais aussi utilisé à f/8.
F/8 c’est f/8, toutes choses égales par ailleurs.

Donc … si votre besoin est d’utiliser un objectif à f/8 dans 99% des cas, inutile de choisir un f/2.8 qui ne sera pas plus lumineux s’il est utilisé à f/8 aussi.

Vous suivez ?

La qualité d’un objectif NE PEUT PAS se résumer à son ouverture maximale.

Prenez un objectif conçu pour une monture donnée. Puis doté d’une baïonnette qui le rend compatible avec une autre monture, comme la Nikon Z. Sans que la formule optique ne soit recalculée pour la Nikon Z. C’est ainsi que sont construits la plupart des objectifs venant du sud-est asiatique proposés à des tarifs pas trop élevés.

Même s’il ouvre à f/1.2, ce qui est très lumineux, cet objectif sera moins bon qu’un objectif calculé pour la monture de votre boîtier et ouvrant par exemple à f/1.8. La grande ouverture ne suppose pas les meilleurs lentilles et formules optiques. C’est pas pour rien que ça coûte un bras parfois.

La morale de cette Lettre photo est donc celle-ci :

Si vous voulez « le meilleur objectif », chercher « le plus lumineux » est une bêtise.

Faites plutôt la liste précise de vos besoins (j’ai détaillé ici) :

  • focale ou plage focale
  • temps de pose couramment utilisés
  • besoin de stabilisation ou pas
  • qualité optique attendue en périphérie d’image (là où les défauts se voient le plus)
  • ouverture maximale si vous pensez l’utiliser
  • construction, étanchéité, ergonomie

En fixant avec soin ces besoins, vous ferez non seulement le meilleur choix pour vous, mais aussi des économies.

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Comment réussir vos photos par temps gris : une technique étonnante pour tirer parti de la lumière diffuse

Alors que je suis en train d’écrire ce sujet, je regarde par la fenêtre. Et ce que je vois ne me réjouit pas. Il pleut. Le ciel est un écran gris géant. Le quartier est figé comme jamais. Même le chat du voisin ne traîne pas dehors. Seules les plus hautes branches d’un arbre oscillent légèrement. Alors faire des photos par temps gris, c’est pas le jour.

Banlieue parisienne, morne plaine. Pas un temps à mettre un photographe dehors. Attendez … vraiment ?

Mais si, justement ! Réfléchissez deux secondes. Qu’est-ce que cette situation peut vous apporter ?

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Comment réussir vos photos par temps gris : astuces et conseils pour tirer parti de la lumière diffuse

Donc …

Ce ciel gris uniforme est le plus parfait des réflecteurs de lumière. Pas de contraste fort, aucune ombre portée.

La pluie, oui, je sais, Mais elle s’arrête parfois. Choisissez votre moment. Il suffit de vous protéger, votre boîtier résistera, lui.

La morne plaine ? Faites-en une scène mélancolique. Jouez avec les formes, le graphisme, le velouté de la lumière. Réussir des photos par temps gris, c’est faire preuve d’imagination.

Comment réussir vos photos par temps gris : astuces et conseils pour tirer parti de la lumière diffuse

Photographiez les gens qui se pressent de rentrer, ou filent vers leur destination. Les regards de ceux qui doivent affronter cette journée au lieu de rester campés dans leur canapé devant un nième programme abrutissant.

Une telle journée, c’est du pain béni. Mais attention, pas pour n’importe quel type de photographie.

Ce que j’adore dans ces cas-là, pour réussir des photos par temps gris, c’est retirer toute idée de couleur dans mes cadrages. Parce que si même le ciel fait tout pour masquer la couleur, pourquoi s’évertuer à la chercher ? La solution s’appelle le noir et blanc, ou le pseudo noir et blanc.

Comment réussir vos photos par temps gris : astuces et conseils pour tirer parti de la lumière diffuse

Il vous suffit de choisir soir un profil standard le plus neutre possible sur votre boîtier, pour garder la couleur mais l’atténuer, soit un rendu plus doux que le monochrome par défaut si vous choisissez le noir et blanc (attention à ne pas cramer le ciel).

Par exemple le « Monochrome moins contrasté » des Nikon récents comme le Z 6III. Nous en avons parlé hier. Vous obtiendrez des dégradés très doux entre les hautes lumières et les ombres. Vérifiez dans le viseur avant de déclencher.

Comment réussir vos photos par temps gris : astuces et conseils pour tirer parti de la lumière diffuse

Ah, une dernière chose …

En photographie, ce n’est pas le lieu qui compte pour réussir vos photos par temps gris, mais les conditions que ce lieu vous offre.

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Comment réussir vos photos par temps gris : astuces et conseils pour tirer parti de la lumière diffuse


Comment dépasser la perfection technique en photographie pour créer des images impactantes

Tout a commencé par deux messages partagés sur Telegram et qui ont lancé le débat sur la perfection technique en photographie. Le premier concernait un exercice de photo de rue en noir et blanc, inspiré par Moriyama. Le second, une réflexion sur une photo de Steve McCurry avec un horizon penché.

Ces deux sujets ont ouvert la voie à des discussions riches et, surtout, révélatrices des attentes des photographes sur la perfection technique en photographie.

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Comment dépasser la perfection technique en photographie pour créer des images impactantes

Sortir de sa zone de confort

L’exercice auquel je me suis prêté, en noir et blanc, et dont j’ai partagé le résultat, a suscité de nombreuses questions. La principale était « Pourquoi faire un choix aussi radical ? ».

Pour moi, il s’agissait de me forcer à voir différemment, à sortir de ma zone de confort. Vous aimez vous raccrocher à ce que vous maîtrisez. C’est rassurant, mais ça ne vous permet pas de progresser. Ce pas de côté, cet effort pour voir autrement, c’est la clé pour évoluer. J’ai passé des années à garder les mêmes habitudes à mes débuts avant de comprendre qu’il fallait aller au-delà de la perfection technique pour progresser en photo.

L’obsession de la perfection technique

En photographie, la perfection technique est une notion qui revient souvent dans les discussions entre photographes. Beaucoup rêvent de cette quête de l’image parfaite, des réglages parfaits… Ils s’y attachent facilement, alors que ce n’est pas ce qui fait la force d’une photo.

Une photo réussie, c’est avant tout une photo qui provoque une émotion. Si vous êtes touché par une photo, elle a atteint son but, peu importe qu’elle soit techniquement parfaite ou non. Lorsque j’ai montré la photo de Steve McCurry avec son horizon qui penche, vous vous doutez des réactions. Pourtant, un horizon droit ne rendrait pas cette photo meilleure. Ce n’est pas la technique qui fait sa force, mais ce qu’elle transmet.

Sri Lankan Fishermen by Steve McCurry, 1995, via Magnum Photos

Sri Lankan Fishermen by Steve McCurry, 1995, via Magnum Photos

L’importance de lâcher prise

J’ai moi aussi longtemps cherché cette perfection technique en photographie. À mes débuts, je pensais que chaque photo devait respecter des règles strictes pour être réussie. Mais avec le temps, j’ai compris qu’il fallait savoir lâcher prise.

Libérer votre regard, ne plus être prisonnier des règles techniques, c’est un processus. McCurry a atteint ce niveau de liberté après des décennies de pratique. Quant à moi, j’y arrive petit à petit. Cette prise de recul avec la technique vous permet de vous concentrer sur l’essence de la photo : l’émotion, le message.

Se détacher des canons esthétiques

Mes photos prises lors de mon exercice, avec leur noir et blanc contrasté et leurs cadrages insolites, sont loin d’être parfaites selon les critères esthétiques habituels. Mais peu m’importe. Dans notre échange sur Telegram (on y est bien !), lorsque on me demandait pourquoi ces choix, je répondais simplement : parce que cela me parle.

C’est ça l’essentiel. Une photo réussie est avant tout une photo qui touche son auteur, même si elle ne correspond à aucun standard habituel. En vous détachant des règles esthétiques, vous trouverez votre propre voie en tant que photographe.

L’émotion avant la technique

Au final, ce que cette discussion sur Telegram a révélé, c’est que pour vraiment s’épanouir en photographie, il faut savoir dépasser la recherche de la perfection technique, avoir le courage de faire des choix audacieux, s’affranchir de règles trop rigides. Vous devez accepter que certaines photos dérangent ou déconcertent. C’est ainsi que vous progresserez. Mais attention, cela ne veut pas dire pour autant que tout vous est permis, prenez le temps d’étudier la photographie pour cerner les limites de votre art.

Street photo à Vitry sur Seine avec Jean-Christophe Dichant - non à la perfection technique

photos (C) JC Dichant

La puissance de l’émotion vaut plus que la perfection technique

La prochaine fois que vous regarderez une photo, demandez-vous ce qu’elle vous fait ressentir avant de vous concentrer sur sa perfection technique. Car c’est là que réside le véritable pouvoir d’une image : dans l’émotion qu’elle suscite. La technique n’est qu’un outil, l’essentiel est ailleurs, au grand dam des fanas du pixel observé à la loupe et de la sempiternelle règle des tiers.

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Photographier sans autorisation … et pourtant je l’ai fait

Samedi 18h, fin de séance. Les danseurs sont déjà en train de se changer. Les musiciens papotent entre eux.

J’échange avec la responsable des spectacles, nous parlons des deux représentations de West Side Story qui viennent de se dérouler sur ce plateau que je fréquente si souvent.

Elle se tourne vers moi et me dit « on pourrait faire une expo de tes photos au printemps, tu en penses quoi ? ». J’en pense quoi ?

J’en pense que pour quelqu’un qui a osé photographier sans autorisation, je suis partant à 3000 % !

Photographier sans autorisation La Lettre Photo de Jean-Christophe Dichant Nikon Passion

PHOTOGRAPHIER SANS AUTORISATION, POURQUOI JE L’AI FAIT …

J’ai commencé à faire des photos de danse sur ce plateau il y a plus de deux ans.

Au début je n’avais pas demandé d’autorisation pour le faire.

Je me faisais discret.

Matériel silencieux (un hybride).

Habits sombres.

Dans les jours qui suivaient je montrais quelques photos sur mon site et ma page Facebook.

Triées sur le volet pour des raisons de droit à l’image des danseurs, que je n’avais pas.

Si cela vous intéresse, ces courts reportages sont là.

POURQUOI J’AI REÇU CETTE PROPOSITION ?

Les mois passaient, les représentations aussi.

Rien de plus.

 

Un jour, j’ai entendu quelqu’un me dire « elles sont sympas vos photos ».

Tiens, quelqu’un les a vues.

Un autre jour, aussi.

Puis un autre.

Et encore un autre.

 

Je me suis fait moins discret lors des représentations suivantes.

Matériel photo bien visible avant que le spectacle ne commence.

Pour que les gens comprennent pourquoi je me place devant.

Quelques échanges avec des danseurs, des spectateurs.

Toujours expliquer. Communiquer.

 

Petit à petit j’ai occupé le premier rang face au plateau.

Une position de choix.

Puis j’ai couvert les générales (juste avant la Première).

J’ai investi un autre plateau.

Je continuais à montrer mes photos. Sans incitation au Like ou au partage.

Juste « pour montrer ».

Je les postais sur mon site aussi, avec un court texte de présentation contextuelle.

ET DONC ?

Depuis que je procède ainsi, j’ai :

  • reçu une demande de publication de la part du service Communication de la Ville
  • reçu une demande de pige de la part du même service
  • eu une proposition d’exposition
  • obtenu le statut de photographe « officieux » de chaque représentation.

Officieux car je ne suis pas employé par la Ville pour faire ces photos. Ce n’est pas mon but.

CE QUE JE VEUX VOUS DIRE

Je ne prétends pas que photographier sans autorisation est quelque chose que vous devez faire partout n’importe comment.

Ce n’est pas le cas. Lisez ce sujet sur le droit à l’image pour en savoir plus.

Ce que je cherche à vous dire, c’est que faire des photos est une chose.

Les montrer c’est mieux.

Non pas pour recevoir les éloges de ceux qui les voient.

Mais pour valoriser votre travail.

Vous allez peut-être me dire que pour vous la photo est une simple passion, que vous ne cherchez rien d’autre que la satisfaction personnelle de faire des photos qui vous plaisent. Que vous ne voulez pas devenir pro.

Vous avez bien raison.

Mais avez-vous pensé à votre démarche personnelle ?

Qu’est-ce qui vous pousse à faire des photos ?

Qu’est-ce qui vous ferait progresser ?

Avancer ?

 

En montrant vos photos, vous vous exposez.

Vous prenez un risque.

Ce n’est pas évident de montrer aux autres ce que l’on fait.

Car parfois ce n’est pas parfait.

Parfois c’est même raté.

Mais c’est ce qui vous fait avancer.

 

Je ne cherche pas la gloire en pensant à cette exposition.

Je ne cherche pas à gagner ma vie avec.

Mais exposer c’est « finir le boulot ».

C’est la justification de ma pratique de photographe.

C’est une satisfaction personnelle.

C’est déjà beaucoup d’être satisfait de ce que l’on fait.

Je vais continuer à montrer mes photos.

Si cela vous intéresse, je vous donne des pistes pour mettre en place une démarche comme la mienne.

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Pourquoi la photographie est un état d’esprit

8h du matin, je visionne une vidéo sur la photographie comme je le fais bien souvent. C’est un état d’esprit.

Les gens défilent devant la caméra, donnent un avis sur une planche de photos et parlent de leur pratique.

Parmi eux une dame.

Photographe ? Peut-être. L’histoire ne le dit pas.

Elle a cette phrase subitement :

« Si c’est pour faire des photos de vacances, ça ne sert à rien. »

La Lettre photographie de Jean-Christophe Dichant - La photographie est un état d’esprit

Pourquoi cette phrase me fait réagir ?

Cette phrase m’a interpellé.

Il y aurait donc les photographes qui font de la photographie. Et d’autres qui font des photos de vacances.

Donc « pas de la photographie ».

Je trouve cette vision très réductrice.

Les bons et les mauvais

Il y a toujours, dans tous les domaines, « ceux qui savent » et « les autres ».

Faut-il pour autant catégoriser, cloisonner, séparer ?

Je suis « les autres »

Je fais des photos quand je suis en vacances.

Je fais des photos quand je ne suis pas en vacances.

Je ne serais donc photographe que dans un seul cas ?

La photographie est un état d’esprit

Je ne pense pas qu’il faille ainsi catégoriser les uns et les autres.

Pour moi, pratiquer la photo est un état d’esprit.

C’est avoir toujours un appareil photo à portée de la main.

C’est penser photo tout au long de ma journée.

C’est imaginer une photo face à une scène qui m’attire.

C’est créer une photo si la scène s’y prête.

C’est chercher une idée quand elle ne me saute pas aux yeux.

C’est avoir toujours cela en tête tout en étant pleinement conscient de ce que je suis en train de vivre.

Je ne sors jamais sans un appareil photo

Je suis souvent en vacances, avec mes proches, avec des amis.

Si vraiment je ne peux pas avoir un appareil photo avec moi, alors j’ai mon smartphone.

Je fais des photos.

Des portraits.

Des paysages.

Des photos de rue (voir ma série à New-York)

Ce sont des photos de vacances.

Ce sont « des photos ».

Pourquoi la photographie est un état d’esprit

Parce que prétendre ainsi qu’il y a « les photographes » et « les autres » n’est pas ma conception de la photographie.

Parce que cloisonner « ceux qui font » et « les autres » est une erreur.

Je respecte l’avis de cette dame, mais je ne le partage pas.

Ce que je préférerais entendre c’est « Quel que soit le moment, quelle que soit la raison, faites des photos. »

Entraînez-vous.

Osez.

Documentez.

Précisez votre démarche.

Développez votre regard de photographe.

Construisez.

Amusez-vous.

Lors de mes prochains congés, je ferai des photos de vacances.

Je vous souhaite d’en faire aussi.

Si pour vous la photographie est un état d’esprit, je vous invite à lire « faire des photos de vacances« .

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Pourquoi votre regard de photographe est unique

Elle : Quand vous êtes dans une situation donnée, dans un pays, lors d’un voyage, vous privilégiez quoi ?
La photo de paysage, le portrait, la photo de rue ?

Lui (en anglais) : Dans ma tête je suis photographe, avant tout. Je comprends que ces catégories existent parce que parfois il faut classer les genres, mais quand je fais des photos, les catégories n’existent pas.

Elle, c’est une lectrice, sur le stand Nikon Passion lors du Salon de la Photo 2018.

Lui, c’est Michael Freeman, le photographe dont je vous parle souvent et que j’interviewais ce jour-là.

La Lettre photographie de Jean-Christophe Dichant - Développez votre regard de photographe

Pourquoi je cite cette anecdote

J’ai deux raisons.

La première raison, c’est que je suis fan de Michael Freeman.

Avoir la possibilité de l’interviewer, pendant une heure, était un des grands moments de ma vie de photographe.

J’en ai même joué au gamin en réclamant une signature sur son dernier livre.

Pouvoir échanger avec un photographe qui a un tel parcours est un plaisir incroyable.

La seconde raison, c’est ce que Freeman vous dit quand il dit cela.

Faire des photos qui vous plaisent c’est ne pas vous donner de limites.

L’important n’est pas de dire « je fais du paysage/portrait/macro/… et là où je suis il n’y en a pas. »

L’important c’est votre regard sur le monde qui vous entoure.

Quel qu’il soit.

Votre regard de photographe est unique.

Votre regard n’est pas celui des autres.

Votre regard se nourrit de votre parcours personnel, de vos expériences passées, de votre sensibilité.

L’important n’est pas de savoir si vous avez le bon appareil photo, le bon objectif ou le bon logiciel.

L’important c’est de porter l’œil au viseur. C’est ce que vous voyez et comment vous le voyez.

Je vous avoue que depuis cette rencontre, ma pratique photo a changé.

Je me replonge dans les livres de Freeman qui m’ont déjà tant apporté.

Avec, en tête, tout ce que nous nous sommes dit pendant l’interview.

Parlez photographie

Parler photographie avec un tel photographe ça change mon approche.

Cela m’aide à me construire, à développer ma démarche.

A avoir l’esprit ouvert, à être à l’écoute, à ne pas rester bloqué sur mes idées.

Si cela vous intéresse, voici ma présentation du livre que Michael Freeman m’a signé :

L’esprit du photographe

Ne passez pas à côté de textes comme celui-ci, c’est ce qui vous fera avancer.

Il y a bien d’autres livres de photographes à étudier, mais pour les étudier il faut comprendre le contexte qui les a poussés à être photographes.

Les guides pratiques ne vous aident pas.

Ne négligez pas la maîtrise de votre appareil photo, mais n’y passez pas trop de temps.

Observez, réfléchissez, créez.

Développez votre regard de photographe.

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