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Julien Gérard, reporter-photographe

par Julie Chabanas

Des voyages, des photos, … Le quotidien de Julien Gérard fait rêver. Ce photographe strasbourgeois travaille, entre autres, avec une régie publicitaire, BL Associés (Roubaix), qui le charge d’aller faire des photos des lycées français à l’étranger, pour leurs plaquettes de présentation aux futurs élèves. Outre les clichés de salles de classe et d’équipes enseignantes, il se rend également sur les lieux touristiques proches de chaque lycée. Et surtout, il en profite souvent pour prolonger son voyage, et partir à la découverte des environs, boîtier autour du cou. Les équipes des lycées lui indiquent les bonnes idées de visite: « je côtoie des gens qui vivent sur place », souligne-t-il.

Julien Gérard Photographe

Photos (C) Julien Gérard

Son voyage le plus marquant reste la visite de Ganvié, un village sur pilotis au Bénin. « Lorsque j’y suis allé la première fois, c’était bien. Mais j’y suis retourné, pendant trois jours, j’ai dormi sur place. Et là, c’était très différent. Quand le flot de touristes est parti, les comportements changent, les habitants prennent plus le temps de discuter », raconte le photographe. De sa visite du village en pirogue, il se souvient notamment des enfants, qui, dans la cour de l’école, marchent en rond les uns derrière les autres: « on leur apprend à marcher sur la terre ferme, car ils ont le mal de terre ».

L’actualité, le reportage: « c’est la démarche qui me plaît le plus dans la photographie », explique Julien Gérard. Toujours armé de son Nikon D3 et de son vieux D200 (« ma bouée de secours! »), il a ainsi arpenté le Bénin, Dubaï, Dakar, le Sultanat d’Oman, le Gabon, …

Julien Gerard photographe

Son goût pour la photo lui vient d’un oncle architecte, à qui il empruntait des boîtiers et avec lequel il développait ses pellicules. Après avoir arrêté un temps, il s’est remis à la pratique de la photo avec l’arrivée du numérique. Entre deux voyages, ce fidèle de Nikon Passion (!!!) retrouve la capitale alsacienne pour travailler à son projet de photos d’évènements sportifs: « les photos seront données gratuitement aux participants, un annonceur apposera son logo. Dans cette activité, faire payer la photo est un concept dépassé, il faut trouver de nouvelles façons de vendre les photos », explique-t-il.

Julien Gérard Photographe Julien Gérard Photographe
Vosges (C) Julien Gérard Dubaï (C) Julien Gérard

Les débuts de la société, qu’il monte avec une graphiste et un développeur web, se feront en Alsace. Mais le trio espère, ensuite, couvrir des évènements au niveau national, puis international. « Il y a plein de courses magnifiques partout dans le monde », note le photographe. Il sourit, puis ajoute: « le voyage, une fois qu’on y a goûté, c’est difficile de faire autrement ».

Son objectif à terme est de gagner sa vie en ne faisant que la photo qu’il aime, pouvoir « faire les reportages dont (il) a envie », « retrouver la liberté du photographe amateur ».

Découvrez les images de Julien sur son site www.juliengerard.com

Discutez avec Julien sur le forum NP.

Interview réalisée par Julie Chabanas pour Nikon Passion


Les Valeureux s’invitent sur Liberation.fr

Les Valereux

Vous avez été nombreux à suivre les pérégrinations des Valeureux, deux photographes que nous vous présentions dans un précédent article.

Grâce à vous, Libération accueille sur son site et pour 1 an les deux compères pour une chronique photographique mêlant histoires inventées, images rencontrées et autres correspondances.

C’est donc reparti pour un tour de petites histoires, de brèves et de photos géniales sur Daily-fiction.

Les Valeureux


Exposition Lucien Hervé « Il aurait cent ans et quelle modernité » – Galerie du Jour

photo (C) Lucien Hervé – galerie du jour

La galerie du jour agnès b. communique.

A l’occasion du centenaire de la naissance du photographe Lucien Hervé, la galerie du jour agnès b. est heureuse de présenter l’exposition « il aurait cent ans et quelle modernité », du 3 juin au 24 juillet 2010.

Photographe d’origine hongroise, Lucien Hervé (1910-2007) a patiemment construit, entre élégance formelle et rigueur de cadrage, l’une des grandes oeuvres photographiques du XXe siècle. La galerie du jour expose un ensemble de 114 tirages d’époque et moderne qui permettent de poser un regard rétrospectif sur l’ensemble de son parcours, depuis ses premières photographies humanistes, jusqu’à ses dernières photographies de son appartement parisien L’appartement, en passant par ses recherches expérimentales des années 1960 et son travail avec l’architecte Le Corbusier qu’il a suivi jusqu’au décès de ce dernier en 1965.

Conception de l’exposition : Illes Sarkantyu

A l’occasion du centenaire de la naissance de Lucien Hervé, plusieurs événements majeurs seront consacrés au photographe durant toute l’année 2010 :

  • Le musée national d’art moderne Centre Pompidou dédie une salle entière à la donation Lucien Hervé dans son nouvel accrochage des collections permanentes. Cette exposition est visible du 6 avril 2010 à mars 2011 au niveau 5, salle 40, du musée.
  • Le Domaine Chatressac organisera une journée du centenaire le 4 juin à 16h30. Exposition «Ombres et lumières», conférence et projection. L’exposition sera ouverte juqu’au 15 août (21-23, rue des Marais Salants Chatressac 17890 Chaillevette).
  • Dans le cadre du Mois de la Photo (novembre), en partenariat avec l’École Spéciale d’Architecture, aura lieu l’exposition du lauréat de la quatrième édition du Prix Lucien Hervé et Rodolf Hervé (254 boulevard Raspail 75014 Paris).


Dominique Darbois, Enfances – expo à La Fabrique du Pont d’Aleyrac

Dominique Darbois Photographe

Si les images photographiques de Dominique Darbois sont connues son nom l’est moins.
Des générations de lecteurs ont pourtant rêvé sur ses pages des «Enfants du Monde», célèbre collection d’albums pour les enfants, publiée de 1953 à 1975. La collection s’est arrêtée, les photographies sont restées imprimées dans nos mémoires. Elles continuent à vivre par leur vérité et l’exemplarité de la relation de la photographe à son sujet. Elle efface le trop plein de détails du quotidien accordant toute son attention à un visage, un geste. Pêcher, ouvrir un livre, cuisiner… la transmission de ces apprentissages familiaux est commune à toute l’humanité.

Née en 1925, la photographe commence sa carrière en 1946 en devenant l’assistante de Pierre Jahan.
Sa «vérité du monde», Dominique Darbois l’a éprouvée au camp de Drancy où elle a été internée et dans les Forces Françaises Libres. Médaille de la Résistance, Croix de Guerre, Légion d’honneur. Sa première exposition personnelle a lieu à la Galerie Maeght à Paris en 1954. Membre de l’expédition Tumuc-Humac, en Guyane, de 1951-52, elle a depuis parcouru le monde. Des reportages sur des écrivains, ou sur le musée de Kaboul, des portraits de femmes, ont fait l’objet de plusieurs publications.

Parmi ses images rassemblées dans le livre «Terre d’enfants» paru aux éditions Xavier Barral en 2004, nous avons sélectionné une cinquantaine de photographies qui documentent la vie de cet enfant de Chine, de cet autre du Sénégal, ce geste rarement montré d’un adulte qui transmet avec douceur, parfois fermeté, et qui nous comble comme un souvenir retrouvé.

Dominique Darbois - Terre d'enfants

Dans les photographies de Dominique Darbois -comme dans le cinéma de Robert Flaherty et dans Nanouk en particulier- on suppose une réalité difficile et quelquefois des images «contrôlées» par des accompagnateurs. Mieux que tous, elle connaît la dureté et la violence, mais n’a jamais fait de reportage de guerre. Ses photos ne sont pas arrachées de force avec un objectif braqué sur le sujet. Elle a longtemps utilisé un Rolleiflex. Pierre Amrouche, l’ami proche, auteur du texte du livre remarque qu’«il est le seul qui permette, grâce à son viseur vertical, de garder le contact visuel avec le sujet pendant la prise de vue. Ici réside un des secrets des photos de Dominique Darbois, ce regard qui passe entre le photographe et son modèle, établissant un rapport particulier de confiance propre à faire éclore de la vie sur le plus fermé des visages».

Dominique Darbois Photographe

On se croit parfois face à un travail de portrait. La petite fille chinoise avec son pull tout neuf bien tricoté, pose dans une lumière parfaite comme pour un peintre. Cet autre enfant qui farfouille dans les livres est bien trop absorbé pour avoir remarqué la photographe. Dans l’infinie nuance des attitudes et des regards, le visage ou le geste est toujours au centre de l’image et l’impeccable cadrage au service de la dignité et de la grâce de la personne photographiée. C’est en traînant, comme elle dit, ses appareils photos dans une soixantaine de pays que Dominique Darbois a trouvé, pas uniquement l’aventure, pas uniquement un témoignage ethnologique, mais un album de photos de famille à la dimension du monde et dans lequel chacun peut reconnaître son frère ou sa petite cousine et peut-être tout cela à la fois.

DOMINIQUE DARBOIS – ENFANCES

vernissage samedi 15 mai 2010 à 17 heures
La FABRIQUE du PONT d’ALEYRAC
à Saint-Pierreville en Ardèche
du vendredi au dimanche de 15 à 19 heures
tél. 04 75 66 65 25
du 16 mai au 27 juin 2010
photographies 1952 -1978


Europa, Terre des Dragons, Couleur Safran, Magie Khmère, La Route Mandarine et Akwaba – Jean-Louis Montilla

Jean-Louis Montilla photographe toulouse

De l’ambiance zen du continent asiatique, à la chaleur humaine de l’Afrique, en passant par les atmosphères si particulières des villes européennes, le photographe toulousain Jean-Louis Montilla nous fait voyager par la force de ses photos, où le cadrage et le sens de la composition s’allient pour procurer l’émotion des belles images.
Ses photos montrent un œil averti et sensible aux petits détails qui nous échappent la plupart du temps. Les rencontres humaines y trouvent également une place importante. Cadrées ou « volées », les photos sont empreintes de vie, et dévoilent ces belles choses qui nous entourent.
Rendez-vous sur le site www.jeanlouismontilla.com où les albums Europa, Terre des Dragons, Couleur Safran, Magie Khmère, La Route Mandarine et Akwaba vous permettront de vous évader le temps de quelques belles photos… pour le plaisir des yeux.


Exposition Gilles Aroutzet – Fnac Nancy – Février 2010

gilles aroutzet photographe carnet de ville

Gilles Aroutzet est aussi photographe.

Pourquoi « aussi » ? Parce que Gilles est plus connu comme étant le fondateur de la société Miss Numerique, spécialisée dans la vente de matériel photographique en ligne. Mais ceci n’est pas qu’un hasard car Gilles est avant tout un passionné d’image.

Gilles s’inspire de photographes adeptes de la couleur tels Joel Meyerowitz, Saul Leiter ou encore William Eggleston. Egalement influencé par la poésie urbaine de l’écrivain Jean Echenoz, il fait appel à sa propre sensibilité pour dépeindre une ville intimiste, secrète, dont on ne fait que deviner les habitants. Entre détail et suggestion, Gilles Aroutzet nous laisse imaginer l’histoire de ses clichés.

Pour en voir plus et si vous n’êtes pas sur la région, découvrez les photos de Gilles Aroutzet sur son site personnel www.nocomprendo.net

Exposition Carnet de Ville de Gilles Aroutzet
Du lundi 1er février 2010 au samedi 27 février 2010. Vernissage le samedi 6 février à 17h30
au forum de la FNAC – Nancy

gilles aroutzet photographe


Prix Voies Off 2010 – Appel à candidature

Prix Voies Off 2010

Vous pouvez encore participer au Prix Voies Off 2010 qui récompense chaque année un talent émergeant de la photographie.

Ce Prix, dont le dépôt des candidatures est ouvert depuis décembre 2009 jusqu’au 15 février 2010, offre au lauréat une bourse de 2000 euros et la projection de son travail lors de la soirée de présentation des résultats.

Le Prix Voies Off est ouvert à tous les photographes amateurs, étudiants, professionnels ou semi-professionnels du monde entier.

Inscrivez-vous en ligne sur le site dédié.


Mono expose à l’Heretic – Bordeaux

mono expose à l'heretic bordeaux

« Mononeuronale ? Monomaniaque ? Si l’un reste à prouver, l’autre reste une évidence dans le bon sens du terme. Si Mono possède une obsession, c’est bien que ses photographies soient les plus parfaites possibles, tant dans le message, l’histoire qu’elles évoquent, la saturation des couleurs, le ton dominant et bien d’autres critères qu’on aurait bien du mal à énumérer. Car en sachant ce qu’elle veut, elle reste sur son idée, fixement, presque fidèlement.

Si Mono peut être synonyme de bien des mots, suivant le point de vue de tout un chacun, il ne peut être synonyme de Monotonie. Chacune de ses photographies a su saisir un instant, un court instant d’une émotion, qu’elle soit jouée ou non. Son impressionnante quantité de photographies prises dans différents concerts – punks, hardcore, electro et la liste est encore longue – se caractérise par un cadre choisi, un simple flash et très peu de retouches informatiques. Ces moments là sont uniques même s’ils sont comme répétés à chaque concert et Mono nous les fait partager, ces émotions sont à la fois réelles : l’artiste est bel est bien sur scène, comme transporté ; et jouées : le spectacle. Ces photographies sont donc un échantillon du spectacle, en les regardant, c’est presque comme si nous étions en train de prendre la photographie, et c’est là tout le talent de Mono.

Pour la deuxième grosse partie de son œuvre, ce sont des photos de modèles avec un thème attribué. Avec une préférence pour la lumière naturelle, et des poses qui peuvent aller du plus naturelle au synthétique publicitaire, les photographies sont toujours d’un charme incomparable avec des retouches informatiques réfléchies, qui restent dans l’esprit, que ce soit onirique, terrifiant, amusant. En jouant sur les contrastes et la saturation, Mono parvient à faire vivre ces modèles à travers la photographie. »

Exposition d’une trentaine de photos (de concerts et divers portraits) de Juliette Guillot aka Mono.

L’Heretic

58 rue du Mirail
33 Bordeaux

Vernissage le samedi 23 janvier de 19h à 21h,
suivi d’un concert.


Exposition Regards Lunatiques – Paris janvier 2010

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L’exposition « Regards lunatiques » se tient du 15 au 31 janvier 2010 à l’Edelweiss 85 avenue Gambetta, 75020 PARIS.

Shaan Daan vous invite à venir prendre un verre lors du vernissage le vendredi 15 janvier.

Si vous ne connaissez pas Shaan, voici en quelques mots sa démarche :

« L’idée de Regards Lunatiques est venu tout simplement du constat suivant : la Vie tel qu’on la voit. Des regards sur cette Vie à travers des portraits aux techniques mais aussi aux émotions toutes différentes. Seulement, je suis aisé de pouvoir avoir cette chance de voir ce fragment de Vie qui est heureux. »

site web : http://reverielunatique.blogspot.com


Les Valeureux, du Mississipi à la Nationale 7

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par Julie Chabanas

L’un est photographe et graphiste, l’autre directeur artistique. L’un habite New-York, l’autre vit à Paris. Ensemble, ils forment Les Valeureux ; le voyage est leur raison d’être.

Matthieu Raffard, 29 ans, fait les photos, son compère Albéric d’Hardivilliers, 28 ans, est en charge des textes. Depuis que Matthieu est parti vivre outre-Atlantique, en juin dernier, ils travaillent par téléphone : réunion chaque dimanche soir pour alimenter leur site web et ses « 100 jours de textes et d‘images » et « debrief » quotidien pour concevoir le reportage du jour, « texte et image en regard l’un de l’autre », confient Les Valeureux. « Nous avons le souci d’avoir des images narratives ; le texte en parallèle est alors plus abstrait. Et inversement, nous essayons de faire correspondre à une image abstraite un texte narratif », ajoutent-ils. Pour Matthieu Raffard, enfant dyslexique, la photo constitue un mode d’expression.

Il n’y a pas de hasard, c’est au cours d’un voyage en Irlande que ces deux-là se rencontrent, avant de suivre ensemble une classe prépa littéraire, puis une école d’arts graphiques, l’ESAG Penninghen. Les Valeureux ont arpenté, entre autres, la Moldavie, l’Ukraine (Les eaux miraculeuses de Kuyalnick), le Mali (Les origines du blues en Afrique) ou encore la Nationale 7 ; ils en ont tiré des reportages, pour divers magazines et sites web, et un livre*. « Tout l’argent que nous gagnons, nous le réinvestissons dans les voyages », expliquent-ils. « Vers 17-18 ans, nous avons beaucoup pratiqué le Moyen-Orient, ça fait peur aux parents ! Puis nous sommes allés en Asie Centrale ». Prochain voyage : la descente du Mississipi, avec un musicien, Clément de Witt.

« Notre préoccupation est sociale, humaine. On veut que les gens nous racontent leur vie. Nous passons beaucoup de temps sur le lieu de notre enquête. Finalement, on se dit souvent que la photo est un prétexte pour vivre avec des gens qu’on ne connaît pas », soulignent Albéric et Matthieu. Parmi leurs photos de voyages, ils ont donc beaucoup de portraits : « on ne nous a jamais refusé une photo. Nous avons un rapport très respectueux, tout en considérant la personne comme un sujet ». Selon Albéric, les images de Matthieu se caractérisent par « une profondeur de champ toujours faible et des photos hyper texturées ». Le tout en numérique exclusivement.

Les Valeureux dédicaceront leurs livres, La soif de l’Image et L’Ecriture de l’Ailleurs (éditions Transboréal) le samedi 30 janvier, de 15h à 19h au « Fleurus » (2 rue de Fleurus – 75006 Paris).

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Interview réalisée par Julie Chabanas pour Nikon Passion


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