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Pourquoi j’ai jeté ces 177 photos et 3 principes à retenir

180 photos au départ.
3 à l’arrivée.

Ce soir là j’avais vécu une séance de critique photo traumatisante.
Voir 177 photos écartées parce que “non, là tu vois, c’est pas bon du tout !”

Je faisais confiance à cette amie photographe pro.
Mais quand même, 177 photos sur 180 qui passent à la trappe, ça fait mal.

Qu’est-ce que j’avais mal fait ?

Pas la technique : c’était net, bien exposé.
Ce qui manquait c’était autre chose.

Ces photos n’exprimaient rien.
Elles montraient, sans plus.

J’étais passé à côté de l’essentiel.
Ce qui fait qu’une photo vous plaît.

Ressentir.
Face à un sujet qui vous touche, vous ressentez quelque chose.
Vous déclenchez avec une intention.

Exprimer.
Vous avez vu quelque chose qui vous a touché.
Dites-le avec vos mots à vous.

La photographie c’est aussi de l’écriture.

Pour cela, oubliez les recettes, les règles, les astuces, les trucs, l’IA …
Préférez les principes.

Ceux que vous aurez choisis, que vous saurez utiliser au bon endroit au bon moment.

Vous pensez que je joue sur les mots ?
Que “règle” et “principe”, c’est pareil ?

Une règle est limitante et contraignante.
Un principe vous guide et vous inspire.

En matière de cadrage et composition par exemple, 3 principes vous aident.

Principe n°1 : choisir votre position.
Il dépend de l’endroit où vous êtes.
De la hauteur à laquelle vous vous tenez.

Principe °2 : choisir un axe.
C’est la direction dans laquelle vous pointez votre objectif.
Celle qui va guider le regard des personnes qui verront la photo.

Principe °3 : choisir le cadre.
Il est fonction de la focale et de votre position.
De votre intention dictée par votre ressenti.

Des principes comme ça, il en existe bien plus.
Ceux qui vous permettent de composer vos images par exemple.
De déterminer leurs caractéristiques physiques.
Ce qu’elles contiennent.

Connaître et appliquer ces principes vous aide à faire des photos qui expriment ce que vous avez vu, ressenti, et voulu exprimer.
Ce que j’appelle “la photo intentionnelle”.

Ce qui fait la différence entre une photo quelconque et une photo qui vous plaît.

Ces principes, et tout ce qu’il vous faut savoir sur le cadrage et la composition, je l’ai rassemblé dans ma formation COMPOMASTER.

Je vous partage des dizaines d’exemples.
Je suis allé dans le Loiret tourner des vidéos sur le terrain.
Pour vous montrer comment appliquer ces principes même si vous découvrez un lieu.
C’était mon cas.

Je commente toutes les séances de prise de vue.
Pendant comme après, au moment de choisir les photos.

Toujours pour célébrer l’été 2026, vous profitez d’un tarif spécial pendant quelques jours :

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Jean-Christophe

PS : ce que je vous enseigne dans cette formation est 100% nouveau par rapport à ce que vous avez déjà pu apprendre dans mes autres formations.

J’ai passé des mois à créer cette formation car je la voulais la plus complète possible.
Il m’a fallu plus de 10 ans pour accumuler ces connaissances et ces expériences.
J’y ai mis tout mon cœur et ma passion.
Aujourd’hui je vous partage tout. Sans retenue.


Ce qui manque à ce photographe vous manque aussi, sinon prouvez-moi que je me trompe

J’ai reçu ce message il y a plusieurs mois :

===
Je crains que tu ne puisses pas grand chose pour moi 😉
J’ai passé des heures sur le forum à lire les tutos et à poser des questions.
J’ai appris les techniques de base : distance focale, angle de champ, profondeur de champ, vitesse …
J’ai appris quasiment par cœur la documentation de mon APN.
Je suis également grand consommateur de belles images sur internet et autres.

Mais quand je pars pour une séance photo, je rentre très souvent bredouille.
Quand par chance, je rapporte quelques clichés, je suis toujours déçu et ils finissent dans la corbeille.

Je possède un matériel qui correspond bien à mon niveau (D7100, 16-85mm, 35mm),
je suis informaticien de métier et je commence à bien maîtriser le logiciel de traitement photo DarkTable.

Mon problème est le défaut d’inspiration, d’imagination.
===

Ce photographe amateur a bien cerné son problème.
Rien à voir avec son matériel.

Par contre là où je ne suis pas d’accord avec lui c’est qu’il ne manque ni d’inspiration, ni d’imagination.
Tout le monde en a.

Ce qui lui fait défaut c’est de savoir comment traduire cette imagination en photos plus attirantes.

“C’est quoi une photo plus attirante ?”

C’est une photo qui exprime ce que vous avez vu, ressenti, aimé dans la scène photographiée.
Ce qui vous a touché.

Pour exprimer ce qui vous touche, pas besoin d’un matériel haut de gamme.
Pas besoin de demander à ChatGPT comment faire.

Il vous suffit d’ouvrir les yeux.
D’observer.
De définir un cadre.
De composer votre photo avec les éléments que vous voulez inclure dans ce cadre.

Je peux quelque chose pour ce photographe.
Comme pour vous si vous ressentez la même chose.

C’est ce que je vous propose de découvrir dans ma formation COMPOMASTER.

Voici ce que vous allez apprendre :

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Jean-Christophe


Les 3 types de photos de paysages

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Saviez-vous que “je fais des photos de paysage” ne définit en rien ce que vous faites comme photos ?

Vous pourriez penser qu’une photo de paysage est simple à expliquer.
Une scène nature, une photo, voilà.

Mais non.

La photo de paysages réaliste est la plus connue.
Vous montrez la scène telle que vous la voyez.
Dans le plus pur style documentaire.

Mais il existe deux autres types de photos de paysages.

La photo de paysage impressionniste montre la nature elle-aussi.
Mais la focale, l’angle de prise de vue, le temps de pose ou la technique de post-traitement lui donnent une autre allure.
Il s’agit de montrer une ambiance plus que la scène elle-même.
Sans faire du Claude Monet pour autant.

La photo de paysage abstraite pousse le concept aux limites.
Le paysage devient à peine reconnaissable.
Vous donnez des indices, mais ne cherchez pas à montrer les détails.
Il s’agit d’inspirer, de troubler, de susciter l’imagination.

Pourtant les photos de paysage les plus vues sont réalistes.

Parce que ce sont les moins complexes à imaginer.
Il suffit de cadrer et de déclencher au bon moment.
Je ne dis pas que c’est facile à faire, mais c’est facile à imaginer.

Alors que traduire en image une ambiance est plus complexe.
Vous devez oublier la représentation précise du réel.
Laisser aller votre imagination.
Montrer un mouvement, une couleur, des lignes, des formes.

Pire, le paysage abstrait nécessite une recherche personnelle.
Cela ne s’improvise pas.
C’est une création plus qu’une prise de vue.

Toutefois préférer la photo réaliste n’est en rien une erreur.
Montrer la nature telle qu’elle est reste attirant.

Mais donner à vos photos de paysages réalistes une touche personnelle vous différencie.
Sans basculer dans l’impressionnisme ou l’abstrait.

La photo de paysages réaliste, c’est ce que je vous présente dans ma formation Paysages commentés.

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Jean-Christophe

PS : cette formation à suivre en ligne et à votre rythme vous livre des conseils pour développer une démarche en photo de paysages.
De l’envie initiale, l’idée, à la réalisation puis au post-traitement.
Elle va vous permettre de donner à vos paysages une touche personnelle.
De faire des photos que les autres ne feront pas au même endroit dans les mêmes conditions.
Et surtout, d’adopter une démarche raisonnée et logique face à chaque scène.

Vous pouvez démarrer dès maintenant.


Trop de photographes tirent leurs idées des photos des autres et non de leur propre vision, et vous ?

Un dimanche matin d’hiver, alors que le soleil brillait.
Une balade à pied, ensoleillée, ne se refuse pas.
Direction le parc départemental, un brin de nature ne saurait nuire.
Sac photo en bandoulière, la base.

2 heures et 8 km plus tard, fin de la balade.
Content de la sortie, mais pas des photos.
Quelques images sans intérêt.
“Sélectionner tout” – “poubelle”.

Toutes les sorties ne peuvent être fructueuses.
Cependant je ne peux pas me contenter de cette justification.
C’est trop facile.

D’autant plus que le soleil brille toujours et que j’ai une idée en tête.
Un des sujets que je compte couvrir cette année dans ma commune.

Je sors donc à nouveau et file tout droit vers l’avenue qui traverse la ville de part en part.

L’idée ? Parcourir cet axe dans un sens puis dans l’autre.
Comme si je le découvrais pour la première fois.

Déclencher chaque fois que quelque chose m’attire :
– la lumière sur une façade
– une situation insolite
– un panneau atypique
– un passant
– une perspective

Porter un regard neuf sur un territoire connu.
Ne pas se fixer de limite.
Engranger des images.
Puis trier au retour.

Par contre, j’ai un impératif.

Donner aux images retenues le même rendu.
Lumineux, mais pas vif (le piège des journées d’hiver ensoleillées).
Un rendu que je choisirai sans tenir compte des effets de mode et de ce que les autres font.

Je veux que l’ambiance visuelle me corresponde :
– une colorimétrie identique pour toutes les images
– qu’elles soient faites à l’ombre ou en pleine lumière
– qu’elles soient très colorées ou pas du tout

C’est ce qui donne son caractère à un tel sujet.
Ce que j’aime produire.
Ma vision.

Le rendu, vous le choisissez avant et après.

Avant, en sélectionnant un de ceux qu’offre votre appareil photo.
Picture Control chez Nikon, un autre nom chez les autres.

Après, en identifiant le rendu qui convient à l’ambiance, à votre envie, au sujet.
Puis en l’appliquant à toutes les images retenues.

Ce peut être le rendu boîtier, s’il convient.
Comme un rendu modifié si le rendu boîtier ne convient pas.
A vous de décider.

Que l’image soit fixe (photographie) ou animée (vidéo, cinéma), le rendu colorimétrique participe au résultat.
A l’ambiance proposée au spectateur.

Mon sujet a donné lieu à une expo en 2024.

Ce qui doit compter dans votre démarche, c’est de garantir :
– que le spectateur va voir en priorité ce que vous avez décidé de montrer
– que votre sujet ou série a une cohérence visuelle
– que vous savez faire un choix basé sur une intention et pas la seule copie de ce que les autres font

Ces notions, je vous les explique en détail dans ma formation « Inspiration photo de paysages ».
Je partage mon écran pour commenter la réalisation de 10 photos de paysage nature (pas urbains).

Je vous dis tout, de « comment j’ai vu la scène » à « comment j’ai finalisé chaque image ».

Le code de réduction spécial Eté 2026 et fin des 30 degrés dans mon bureau est inclus dans le lien :

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Jean-Christophe

Vous pouvez vous inscrire aujourd’hui et suivre les leçons quand vous aurez le temps.
Il n’y a pas de date limite.


Certains mots n’ont souvent que peu de sens en photographie

Un lecteur m’a envoyé cette question :

===
Comment une photo lumineuse peut-être “fade” ?
===

Il réagissait à une précédente Lettre dans laquelle je parlais de photo en NB.
Une question intéressante.

Ce lecteur a bien fait de mettre des guillemets autour de “fade”.
Car décrire pourquoi une photo est “fade” est bien difficile.
Le mot a peu de sens en photographie.

Toutefois, voici ma réponse :
– une photo peut être lumineuse sans attirer pour autant le regard.

Ce qui attire le regard dans une photo, c’est la zone la plus lumineuse (notez, c’est important).
Surtout s’il n’y a pas d’action ou d’élément humain.

Mais à l’inverse, une photo lumineuse “partout” ne présente aucune zone d’intérêt particulier.
Le regard s’y perd.
L’œil erre de gauche à droite, de haut en bas, et inversement.
Sans jamais accrocher sur rien.

C’est pourquoi je vous conseille dans ce cas, et c’était le cas sur ma photo, d’inclure un élément qui contraste.
Dans mon cas c’était une personne et son chien, tous deux noirs sur fond blanc.

Dans le cas d’une photographie de paysage, vous devez trouver quelque chose aussi.
Une plage lumineuse avec une mer lumineuse au loin, c’est “fade”.
Sauf si vous adoptez une vision abstraite mais c’est un autre sujet.

Une personne qui marche sur la même plage, contrastant avec le sable et la mer, ça devient moins “fade”.

Vous pourriez penser qu’en été c’est plus simple.
Il y a plus de lumière, donc de contraste.

Pourtant ce n’est pas le cas.

Un passant habillé de blanc sur une plage en plein soleil, c’est très lumineux.
Mais ça peut être “fade”.

Vous voyez, le mot “fade” est à prendre avec des pincettes.
Je lui préfère le terme “contraste”.
Mais c’est personnel, et les mots ne sont que des mots.

Par contre, identifier quelque chose qui vous a attiré.
Le mettre dans votre cadre.
Régler votre appareil pour que cet élément, et pas un autre, apparaisse en premier.
Renforcer cette présence en post-traitement.
Ça c’est important (notez, c’est un autre conseil).

C’est exactement ce que je vous invite à découvrir et à appliquer avec ma formation Inspiration photo de paysages.

Je vous donne ma méthode complète, de la prise de vue au traitement.
Pour faire des photos plus remarquables que celles que votre boîtier vous donne.

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Je vous attends sur le site de formation pour répondre à vos questions.

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Jean-Christophe


Dites, ça pèse combien un NEF ?

Un lecteur écrivait un jour qu’il recensait la taille en Mo des fichiers NEF créés par les hybrides Nikon Z.
Un NEF est un fichier RAW Nikon.

Modèle par modèle.
Définition par définition.

Il faut avoir du temps à perdre.
Mais ce n’est pas tout.

Non content de créer cette liste, il en a déduit une théorie sur la qualité d’image.

Du genre “si un NEF de 45 Mp est plus gros avec un “Nikon ceci” qu’avec un “Nikon cela” alors la photo est meilleure.”
Ou encore “si la taille du NEF de tel modèle est inférieure à celle du NEF de tel autre modèle équivalent, alors Nikon nous cache quelque chose qui dégrade la qualité d’image”.

Le genre de théorie qui ne repose sur rien.
Comme si la qualité d’une image se mesurait au nombre précis d’octets, à un près, que le fichier porte.

Mais il y a pire.

Jamais, tout au long de cette discussion, il n’a évoqué la photo.
Ce n’était pas son propos.
Seul le nombre d’octets dans les fichiers comptait.
Pour savoir si Nikon nous cachait quelque chose.
Persuadé, en fait, que c’était le cas.
Les théories complotistes ne sont jamais très loin.

Alors ça pèse combien un NEF ?
On s’en moque.

Par contre “montre-moi tes photos et je te dirai si elles m’attirent ou non”.
Quel que soit le nombre d’octets qu’elles comportent.

C’est d’autant plus dommage de tomber dans ces travers que cette personne habite en bord de mer.
Un lieu qui se prête si bien à la photographie.
Avec des paysages incroyables.
Le Finistère.
J’y vais désormais régulièrement, ma fille y habite.

Alors mon conseil du jour est simple :
Oubliez les théoriciens de l’octet, des bits et autres pixels.

Occupez plutôt votre temps à savoir ce qui vous attire quand vous êtes face à une scène.
A décider de ce que vous voulez montrer.
Comment vous allez finaliser vos images.

Car ce que le spectateur verra, ce sont vos photos.
Pas le nombre de Mo qu’elles contiennent.

Ce processus créatif, je vous le détaille dans une formation à la photo de paysage.
J’y commente 10 photos, de la réalisation à la finalisation, en passant par le choix de LA photo.
Plusieurs sont faites en Bretagne.

J’ai regroupé les 20 leçons vidéos et un livret illustré (PDF) en support.

Pour voir de quoi il s’agit et vous inscrire en profitant du tarif spécial Eté 2026 et la fin des 30 degrés dans mon bureau, voici le lien :

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Jean-Christophe

PS: cette formation vous apprend à mettre en œuvre une méthode, de l’intention face à une scène à la finalisation des photos en post-traitement.
Je partage mon écran pour commenter des photos, pourquoi je les ai faites, quels réglages, toutes les variantes, comment je choisis la meilleure, comment je la finalise.

Vous pouvez suivre la formation en deux jours si vous êtes assidu(e).
Et faire de meilleures photos très vite.


Le secret d’une photo de paysage réussie

“La photographie de paysages”
Un titre générique utilisé pour des livres, des articles, des vidéos.

Mais un titre qui n’offre pas de nuance.
“Paysages”, ça veut tout dire et rien dire.

Bord de mer ?
Montagne ?
Campagne ?
Ville ?
Désert ?
Glacier ?

Tout est paysage. Même le paysage urbain.
Pourtant, beaucoup d’ouvrages ou de contenus ne font pas la distinction.

Or vous ne photographiez pas un bord de mer, avec ses pièges, comme un paysage urbain.
Ni comme un champ de neige.
Vous ne faites pas non plus les mêmes photos, avec les mêmes réglages, en été comme en hiver.

En photographie, et en photo de paysages en particulier, tout est dans l’intention.
Vous devez savoir ce que vous voulez montrer avant de déclencher.

Un bord de mer ? Oui, mais :

  • l’étendue d’eau illuminée par ce beau soleil ?
  • la côte escarpée et les vagues qui s’y jettent ?
  • ce bateau qui croise à proximité ?
  • ces plantes qui dominent la mer ?

Ne répondez pas « tout ».
Vous devez choisir.
Sans quoi vous ne montrerez rien.

Mais ce n’est pas tout.

Une fois votre sujet choisi.
Votre intention précisée.
Comment allez-vous la traduire en image ?

Comment allez-vous attirer le regard du spectateur sur cette zone précise de la photo que vous voulez qu’il voit en premier ?
Quel choix colorimétrique allez-vous faire ? Saturé ? Plus doux ?
Quel style allez-vous adopter ? Réaliste ? Impressionniste ? Abstrait ? Onirique ?

Notez ces questions, car elles vont vous servir chaque fois que vous serez face à une scène.
Un paysage, en particulier, lorsqu’il n’y a pas d’action précise qui attire le regard.

Toutefois, trouver les réponses ne se fait pas en quelques jours.
C’est un long processus de réflexion qui mérite que vous lui consacriez du temps.
Des semaines, des mois, des années.
Peu importe la durée, l’important c’est le chemin pour y arriver.

Mais pour arriver, encore faut-il vous lancer.

Savoir par quoi commencer.
Vous poser les bonnes questions.
Ne pas vous dire “ je déclenche en automatique et on verra bien”.

Vous devez adopter une méthode.
Une série de questions à vous poser avant de déclencher.
Puis après avoir déclenché, une fois de retour chez vous pour finaliser le travail.

Cette méthode, je vous aide à la mettre en œuvre, pour le paysage, avec ma formation “Inspiration photos de paysages”.

Vous allez apprendre à choisir votre intention.
Puis, sans perdre de temps, à déclencher en réglant au mieux votre appareil.
De retour chez vous, vous apprendrez à choisir LA bonne photo parmi plusieurs.
A la finaliser.
Avant de la montrer, en étant heureux de l’avoir faite.

Voici le lien avec un tarif spécial Eté 2026 pour fêter la fin des 30 degrés dans mon bureau :

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Jean-Christophe

PS : je partage mon écran avec vous pour commenter la réalisation de 10 photos de paysages.
Intention, cadrage, composition, réglages, choix, traitement, finalisation.
Je vous offre en bonus un livret à télécharger pour prendre des notes et conserver sur vous lorsque vous sortez.

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Sur la Route du Lait : 25 ans de reportage photo amateur à travers le monde

Sur la Route du Lait, c’est trois voyages en vingt-cinq ans, huit ans cumulés sur les routes du monde à la rencontre de ceux qui vivent du lait de leurs animaux, un peu plus de 100 000 photos, deux livres, des expos. Colette Dahan et Emmanuel Mingasson ne sont ni photographes professionnels, ni journalistes. Ils sont la preuve qu’un projet photo documentaire au long cours ne demande ni matériel haut de gamme, ni formation professionnelle. Il demande simplement une décision, de la méthode, et la discipline de finir ce qu’on commence.

Les échanges avec les participants à mes formations ne me servent pas qu’à répondre à leurs questions. Ils me servent aussi à mieux comprendre ce qu’ils font, leurs véritables besoins, leur pratique photo.

Emmanuel Mingasson, après avoir suivi ma formation Lightroom, me posait des questions de temps en temps, exprimant des besoins, des interrogations. C’est son besoin de classement et de référencement qui a attiré mon attention. J’ai alors réalisé qu’il était voyageur photographe au long cours. Et quel long cours !

Au printemps 2026, j’ai repris contact avec lui car son projet Sur la Route du Lait me semblait tellement fou qu’il méritait une mise en avant. C’est la synthèse de notre longue discussion que je vous propose aujourd’hui.

Sur la Route du Lait : 25 ans de reportage photo amateur à travers le monde avec Colette Dahan et Emmanuel Mingasson - Iran, juin 2013
Sur la Route du Lait avec Colette Dahan et Emmanuel Mingasson – Iran, juin 2013

Colette Dahan et Emmanuel Mingasson, deux personnes ordinaires, 25 ans de reportage photo documentaire

Deux personnes comme vous et moi. Colette Dahan et Emmanuel Mingasson ne sont ni photographes professionnels, ni journalistes. Curieux, ils ont décidé un jour de faire un long voyage mais surtout de lui donner un sens.

Emmanuel a travaillé pendant des années dans le développement rural, en Savoie, une région où les filières fromagères sont une réalité. Colette a eu plusieurs métiers et en partie dans le même milieu. Ils habitent à Chambéry.

Emmanuel commence à faire de la photo de façon sérieuse vers 1995. Pas de formation initiale, pas d’école de photo. Juste une activité qui le passionne, comme de nombreux amateurs. Avant le premier grand voyage Sur la Route du Lait en 2001, il suit cinq jours de stage chez un photographe installé dans la Drôme. Son appareil photo est un reflex de milieu de gamme. Ce boîtier, loin d’être un équipement professionnel, ne l’a pas empêché de faire des photos qui placent le spectateur au cœur de l’action. Emmanuel le dit sans fausse modestie, le vrai problème n’a jamais été le matériel.

Colette, elle, c’est l’écriture. Elle note, elle retranscrit, elle rédige. Et puis, au fil des voyages, elle s’est mise à photographier aussi, avec son appareil photo en mode automatique puis avec son smartphone, adoptant un regard totalement différent de celui d’Emmanuel. Spontané alors que le regard du photographe est plus construit. Complémentaire, en fait. Sur le terrain, c’est aussi elle qui lui rappelle ce qu’il ne faut pas rater.

« Il y en avait un qui ne savait pas bien écrire, et l’autre qui ne savait pas faire des photos. Il n’y a pas eu de discussion. »

Lors de l’entretien, j’entends Colette nous dire en arrière-plan « oui, enfin, un peu photographe quand même hein ?« .

D’une boutade en Ouzbékistan à Sur la Route du Lait : comment naît un projet photo de 25 ans

Tout commence pendant un voyage, en 1999, dans un marché en Ouzbékistan. Quinze jours de sac à dos en Asie centrale, quelques jours avant de rentrer en France. Sur un étal, un fromage séché très dur, quelque chose qu’ils n’avaient jamais vu. Et une boutade : « Un jour il faudra revenir voir comment c’est fait.« 

Un an plus tard, en juillet 2000, Colette et Emmanuel sont décidés : l’année prochaine, ils partent. Et ils se fixent trois prérequis pour ce voyage qu’ils s’imposent d’accomplir en un an : du temps (un congé sabbatique), une voiture (un 4×4 acheté et aménagé), et parler russe (une langue apprise de zéro pour pouvoir parler dans des pays où tous ont appris le russe à l’école pendant la période soviétique). Le 1er septembre 2001, tous les éléments sont réunis. Ils partent. Sur la Route du Lait vient de commencer.

Leur idée et le fil conducteur du voyage sont de connaître et comprendre les fabrications traditionnelles qui permettent aux familles de vivre. Ils ne savaient pas si ça allait marcher ni ce qu’ils allaient trouver. Ils savaient juste qu’ils avaient une année devant eux pour essayer.

Ce premier voyage les mène en Roumanie, en Turquie, en Iran, en Asie centrale, en Mongolie. Retour en 2002.

Puis une douzaine d’années plus tard, en 2013-2015, ils repartent en Asie, au printemps cette fois. Ils veulent être présents pendant la pleine période de production laitière, quand les animaux sont à l’herbe. En prime, ils retrouvent des familles rencontrées douze ans auparavant. Avec eux, leur premier livre et ainsi la réponse à la question que beaucoup leur avaient posée « qu’allez-vous faire de toutes les photos et toutes les notes que vous avez prises ? »

Et le troisième voyage, enfin, de septembre 2020 à janvier 2026 : un an en France d’abord, Covid oblige, puis la Scandinavie, puis le 4×4 expédié sur un bateau entre la Belgique et Montevideo, et l’Amérique du Sud, l’Amérique centrale, l’Amérique du Nord.

Imaginez… Vivre pendant en tout huit ans dans un espace aménagé de 2 mètres de long sur 1,40 mètre de large. Emmanuel décrit l’intérieur : un lit, une cuisine, un coin salon, une salle de bain. « Et terrasse, et grand balcon« , dit-il avec un sourire non feint. Plusieurs confinements la première année, un problème de santé qui les a immobilisés pendant 7 mois, l’attente de pièces de rechange pour la voiture et une semaine tous les deux mois une pause pour la rédaction de la lettre de voyage, ils ont aussi passé presque un an entre quatre murs, dans des logements classiques, pendant le dernier voyage. Le reste, c’était la voiture aménagée en van.

Un congé sabbatique, pour mémoire, est ouvert à tous les salariés. Il n’est pas rémunéré mais ce n’est pas réservé à une catégorie particulière. Emmanuel le dit parce que c’est important.

Sur la Route du Lait avec Colette Dahan et Emmanuel Mingasson - Le 4x4 Toyota aménagé
Sur la Route du Lait avec Colette Dahan et Emmanuel Mingasson – Le 4×4 aménagé

Comment trouver des sujets pour un reportage photo : frapper aux portes

Premier voyage, 2001. Colette Dahan et Emmanuel Mingasson ont une adresse en Roumanie et une adresse en Iran. C’est tout. Pas de contacts préétablis, pas de base de données, pas de guide local. Tout va se faire sur le terrain.

Leur méthode se veut simple et efficace : aller sur les marchés, demander aux vendeurs d’où viennent les produits, remonter la chaîne jusqu’aux grossistes. À Istanbul, ils étalent une carte de Turquie dans un marché de gros en produits laitiers. Ça attire du monde. Chacun donne son avis, indique une fromagerie, une région, un producteur à ne pas rater. La carte comme outil de rencontre, c’est artisanal, c’est lent, on l’a oublié de nos jours, mais c’est efficace.

Pour leurs deuxième et troisième voyages, ils bénéficient d’Internet, qui leur permet de préparer quelques trajets avant d’arriver dans un pays. Mais la philosophie de Sur la Route du Lait veut que les rencontres restent spontanées, identiques dans l’esprit à ce qu’ils ont vécu en 2001.

Ces rencontres aboutissent-elles ? Ils ne reçoivent que trois refus en huit ans de voyage. Le premier lié à une croyance, celle de l’étranger qui pourrait apporter le mauvais œil dans la maison. Le deuxième refus venait de quelqu’un qui avait dit oui puis changé d’avis, probablement par pudeur sur ses conditions de vie. « Pourquoi vous venez chez nous, il n’y a rien à voir chez nous. » Le troisième refus s’est produit dans des circonstances similaires. C’est tout.

Emmanuel me l’a précisé lors de notre entretien, l’accueil s’est avéré identique partout où ils sont allés : Asie centrale, Amérique du Sud, Belgique, Norvège, Allemagne. Une fois leur projet expliqué, les portes s’ouvraient. Partout. Il résume en une phrase ce qui débloque la peur d’aborder des inconnus pour un reportage photo, et qu’il dit s’être répétée chaque fois qu’il hésitait à frapper à une porte : « Le seul risque que je prends, c’est qu’ils me disent oui.« 

Sur la Route du Lait avec Colette Dahan et Emmanuel Mingasson - Soins en cave à la fromagerie Serro Balsamo dans l'Etat de Goiás, novembre 2023
Sur la Route du Lait avec Colette Dahan et Emmanuel Mingasson – Soins en cave à la fromagerie Serro Balsamo dans l’Etat de Goiás, novembre 2023

Photographier un reportage : une journée sur le terrain

Colette et Emmanuel ont une même demande auprès des producteurs qui leur ouvrent leurs portes : être là pour la traite, rester jusqu’à la fin de la fabrication, du début à la fin.

La raison est simple : la traite prend du temps, et pendant ce temps-là, les gens ont les mains occupées mais la bouche libre. Pareil pendant la fabrication. Ces moments privilégiés permettent la discussion et surtout, sans que cela pose de problème, de sortir l’appareil de photo. La conversation s’installe naturellement, sans forcer.

Pas de questionnaire préparé, pas de liste de questions à cocher, mais une discussion à bâtons rompus. L’objectif premier de Colette et Emmanuel c’est de comprendre comment les gens vivent, comment ils s’organisent, comment leur façon de transformer le lait reflète l’adaptation à l’environnement dans lequel ils vivent. Un mode de vie nomade, une saison de production courte, un milieu de steppe, désertique ou au contraire sous la neige plusieurs mois par an, plusieurs espèces animales dans le troupeau, tout cela a une influence sur des techniques, intéressantes à connaître car elles permettent de comprendre le mode de vie et sont souvent héritées de traditions transmises parfois depuis des générations.

Sur le terrain, la coordination entre Emmanuel et Colette se fait naturellement. Il photographie pendant qu’elle note ou enregistre. Il ne pose pas de questions, elle ne photographie pas pendant qu’il cherche son cadre. Ça s’est calé ainsi naturellement entre eux.

Emmanuel réalise deux types d’images lors de chaque visite. Les photos documentaires d’abord : suivre un procédé de A à Z, photographier chaque étape pour pouvoir décrire une technique, un savoir-faire et s’en souvenir aussi. Et les photos de mise en valeur de l’humain : « Mon boulot, tel que je le conçois, c’est mettre en valeur le geste, mettre en valeur le travail. » C’est le témoignage qu’il souhaite apporter.

Sur la Route du Lait avec Colette Dahan et Emmanuel Mingasson - Kirghizstan, juillet 2013
Sur la Route du Lait avec Colette Dahan et Emmanuel Mingasson – Kirghizstan, juillet 2013

Quel matériel photo pour un reportage au long cours

Emmanuel Mingasson me dit avoir fait près de 80 % des images de ces 25 ans avec un seul objectif : un 24-70 mm f/2.8, monté sur un boîtier reflex au départ, devenu un hybride en cours de route. Le deuxième boîtier, plus discret, c’est un compact avec une focale fixe 28 mm. « Un petit bijou« , dit Emmanuel. Efficace, discret, silencieux.

Le 35 mm f/1.4 sort exceptionnellement, quand la lumière est tellement faible qu’il faut aller chercher l’ouverture maximale. Mais c’est rare. Les montées en ISO modernes et les logiciels de traitement comme Lightroom ont largement réduit ce besoin.

Alors que je lui pose la question de la vidéo, sa réponse est sans appel : absente, ou presque, et c’est assumé. « C’est difficile sur le terrain, il faut penser à tout, on a des gigas et des gigas le soir, le son, s’il est bon, s’il est pas bon…« . Comme je le comprends !

Pour lui, la vidéo entre en conflit direct avec la quête d’images. Quand on est en train de construire une image, on ne pense pas au plan vidéo. Et inversement. Emmanuel le regrette un peu, parce que dans une projection d’une heure et quart, quelques séquences de 15 à 20 secondes faites par Colette rendent le montage plus vivant. Mais pas au point de changer d’approche.

Ce que le smartphone de Colette apporte, en revanche, est réel. Un regard différent, spontané, peut-être moins construit. Et surtout : elle voit ce que lui ne voit pas, parce qu’elle n’a pas l’œil collé à un viseur. « Manu, arrête de parler, il faut que tu ailles voir là-bas. » C’est ça, travailler à deux.

Sauvegarder et classer ses photos en voyage : la méthode d’Emmanuel

C’est la contrainte de tout voyageur, d’autant plus au long cours. Devoir chaque soir, sans exception, sauvegarder et annoter ce qui a été fait pendant la journée. Sans ça, imaginez le travail au retour après des mois ou années de voyage : Emmanuel me l’a dit, ce serait tout simplement impossible. Le volume d’images accumulé par Sur la Route du Lait l’impose.

La règle de sauvegarde établie par Emmanuel, et que j’approuve pleinement, est simple et non négociable : on n’efface jamais une carte mémoire avant d’avoir deux copies sur deux supports distincts. En pratique : il a utilisé trois jeux de disques durs en permanence. Deux dans la voiture, dont un en sauvegarde Time Machine (couvrant à la fois le système et le disque photo). Un dans le sac à dos lors de chaque sortie à pied, quelle que soit la durée de la sortie. Si la voiture se fait dévaliser, il reste au moins une copie.

Au premier voyage, en diapo, pas de disque dur. les pellicules partaient par la poste depuis l’Asie centrale vers un ami qui les réceptionnait en France. Pas une seule ne s’est perdue, malgré le stress.

« Après un envoi, je ne dormais pas pendant 15 jours, et quand j’avais le message trois semaines après disant ‘on a bien reçu’, c’était le soulagement. »

Aujourd’hui, deux disques durs de 2 To suffisent pour l’ensemble d’un voyage. La taille d’un paquet de cigarettes. Deux autres disques contiennent les copies de sauvegarde et deux autres encore les sauvegardes Time Machine.

Le nombre de photos réalisées est forcément impressionnant : environ 55 000 images pour le dernier grand voyage, soit une trentaine de déclenchements par jour en moyenne. Selon les rencontres, ça peut aller de 20 photos dans une journée calme à 500 dans une journée chargée. Emmanuel précise qu’une partie de ces images sert de mémoire technique : photographier chaque étape d’une fabrication complexe, pas pour faire une belle image, mais pour pouvoir reconstituer le procédé plus tard. Ce point est important. En voyage on ne fait jamais « que » des belles images mais aussi toutes celles qui servent à référencer, documenter, illustrer.

Les mots-clés sont appliqués dans Lightroom le soir même, avant tout traitement. C’est la priorité absolue. Afin de faciliter la recherche ultérieure des photos, Emmanuel a adopté une structure systématique : pays, ville ou village, nom du voyage, puis description de tout ce qui est visible sur la photo. Pour les fabrications fromagères, les mots-clés sont précis et techniques, calqués sur le vocabulaire de la filière. Il lui faut pouvoir retrouver une photo faite en Ouzbékistan en 2001 dans les mêmes conditions qu’une photo faite la semaine dernière. Les diapos du premier voyage ont été scannées et intégrées dans Lightroom avec cette même structure. La méthode fonctionne : lorsque je lui ai demandé quelques photos d’illustrations, je les ai reçues le lendemain.

En complément des mots clés, l’arborescence Lightroom établie par Emmanuel suit la logique du voyage : par pays, puis par date, jour par jour. Des collections complètent le système : par lieu, par thème, par lettre de voyage publiée ou nombre d’étoiles. Lightroom exclusivement, depuis le début. Je me souviens avoir évoqué avec lui lors d’un de nos échanges la possibilité de rechercher des photos non référencées, et de synchroniser les mots clés entre Lightroom Classic et les autres déclinaisons de Lightroom. Ce n’était alors pas possible. Depuis la version 15.4, ça l’est et cela facilite le travail de référencement. À garder en mémoire pour le prochain voyage !

De ces 55 000 photos, Colette et Emmanuel ont choisi environ 10 % des images en première sélection. Leurs critères sont classiques : intérêt esthétique, capacité à raconter quelque chose, pertinence documentaire. Le traitement du soir est resté minimum : que la photo commence à ressembler à quelque chose, qu’elle soit utilisable rapidement. Le traitement approfondi viendra plus tard.

Et pendant qu’Emmanuel fait tout ça, Colette retranscrit, traduit si nécessaire, et rédige. Cela représente deux heures de travail minimum, chaque soir. « Si on veut garder une trace et faire les choses intelligemment, il n’y a pas d’autre façon.« 

Sur la route du lait : 25 ans de reportage photo amateur à travers le monde avec Colette Dahan et Emmanuel Mingasson
Sur la route du lait avec Colette Dahan et Emmanuel Mingasson – Mongolie, juin 2002

Publier ses photos : pourquoi la lettre papier plutôt que le tout gratuit

Dès le premier voyage, Colette et Emmanuel l’ont décidé : les abonnés de Sur la Route du Lait recevront chaque mois une lettre papier, envoyée par la poste. Pas un email, pas un contenu web. Un courrier physique, quatre pages, noir et blanc au début, puis couleur. Colette et Emmanuel vont ainsi réunir entre 250 et 340 abonnés payants selon les voyages.

Le parti pris est explicite et assumé : aller à contre-courant du « tout gratuit sur Internet ». Pas par prétention. Par conviction qu’une lettre physique se lit différemment, qu’elle ne se perd pas dans une boîte mail, qu’elle mérite une attention différente, parce que des gens ont travaillé pour la créer et que d’autres ont payé pour la recevoir. Cet engagement, il structure aussi le rythme de travail du soir. Pas question de bâcler.

Mais ce n’est pas tout. Il y a un deuxième engagement, moins visible mais tout aussi important : envers le respect dû à tous les producteurs rencontrés. Des gens qui ont ouvert leur maison, expliqué leur métier, parlé de leur vie, et à qui Emmanuel et Colette ont dit : « Notre objectif, c’est de faire connaître votre vie à des gens qui ne pourront jamais venir vous voir.« 

La logistique de chaque voyage a reposé sur un camp de base en France, tenu par des amis. Les textes partent par email, les pellicules par la poste au premier voyage (lettres mises en page, imprimées, expédiées depuis la France). Dès le deuxième voyage, un PDF bouclé depuis la voiture est envoyé pour impression et mise sous enveloppe. Encore des tâches à gérer : au deuxième voyage, plus de 300 lettres par mois sont ainsi traitées. « Il faut de bons amis.« 

Réseaux sociaux et photo : un carnet d’adresses, pas une vitrine

Colette et Emmanuel m’ont avoué ne pas être à l’aise avec les réseaux sociaux. Lors du premier voyage, les réseaux n’existaient pas. Avec le temps, ils ont adopté une présence minimale sur Facebook. Et puis, un jour, au Brésil, des producteurs qu’ils venaient de rencontrer leur ont dit : « on veut voir les photos que vous avez faites chez nous, mettez-les sur Instagram« . Le compte Instagram Sur la Route du Lait est né comme ça, d’une demande du terrain.

Ils se sont alors mis à publier une série de photos toutes les trois semaines environ. Il n’y a pas de stratégie, pas de calendrier, pas de ligne éditoriale calée à l’avance. C’est un partage plaisir, quand l’envie et le temps sont là.

L’usage réel d’Instagram et des réseaux qu’Emmanuel m’a décrit n’est pas celui qu’on imagine. Pas une vitrine. « De toute façon, le système est fait pour qu’on ne voie plus rien. » Ce qui compte, c’est le lien direct avec les personnes rencontrées. Quelques jours avant notre échange, il recevait un message WhatsApp d’un producteur brésilien rencontré dans une ferme. Vingt-cinq ans de voyage, et c’est ça la vraie valeur des réseaux sociaux pour un projet comme le leur : maintenir l’échange avec les gens qui vous ont ouvert leur porte.

Livre photo, expo, projection : finir le travail

Après le retour du premier voyage, en 2002, afin de faire connaître leur démarche et leurs propos, Colette et Emmanuel commencent par des expos photo et des projections. Un carrousel Kodak et cinq paniers de diapos ! Le texte est lu en direct pendant que les images défilent. La restitution est si bien réalisée que les gens ne prêtent pas garde aux changements de carrousels, ressortent en disant qu’ils croyaient être au cinéma. Ces projections ont généré des discussions, des rencontres, et finalement l’idée d’un livre. Le premier est sorti en 2006, quatre ans après le retour. Ils ne l’avaient pas prévu. Il s’est si bien imposé qu’il est épuisé.

Le deuxième voyage se voulait plus structuré en termes de communication et de façons de le partager. Continuer avec une lettre de voyage, alimenter le site web, tandis que le projet de livre, d’expos, de conférences, ils l’ont en tête avant même de partir.

Aujourd’hui, quatre mois après le retour du dernier voyage, nos deux voyageurs se réinstallent. Ils se posent. Un prochain livre est déjà en réflexion. Des projections peut-être, des conférences, une expo. Rien n’est calé, et c’est bien normal. Il faut laisser le temps au temps.

Pour Emmanuel, la question de la restitution (livre, expo, projection) n’est pas un bonus. C’est la raison d’être du travail de terrain.

« Si on ne fait pas la deuxième partie du travail, la première ne sert à rien. »

C’est dit simplement, mais c’est une des phrases les plus importantes de cette conversation. Deux mille quatre cents pages de notes, des milliers de photos qui restent sur un disque dur, que personne ne verra jamais, que les enfants jetteront sans savoir ce que c’est. Emmanuel y pense.

Rematérialiser ce qu’on a vécu est essentiel quand tout est numérique. Imprimer, publier, exposer. Ce n’est pas accessoire, c’est finir le travail.

Ce que 25 ans de reportage enseignent aux photographes amateurs

Photographe amateur, Emmanuel a fait cinq jours de stage avant de partir en reportage pour un an. Boîtier d’entrée de gamme. Pas de formation professionnelle en photographie. Et 25 ans plus tard, ses images tiennent. Elles racontent quelque chose. Elles ont servi de base à des livres, des expos, des projections qui ont touché leur public.

Je le répète souvent, la technique photo s’apprend vite. Apprendre à regarder, par contre, prend une vie. C’est ce que démontre concrètement Sur la Route du Lait sur 25 ans de pratique.

Mener un tel projet documentaire long n’est pas réservé aux professionnels. C’est accessible à quiconque décide de commencer, pas juste d’y penser pour le faire un jour, mais de commencer.

Emmanuel me l’a répété tout au long de notre échange, l’obstacle n’est jamais technique. Il est psychologique. « J’ose pas, je sais pas, peut-être que ça ne marchera pas... » Il faut savoir distinguer les rêves des projets. Un rêve reste flou. Un projet, ça se prépare concrètement : du temps, de la logistique, un budget, un moyen de transport, une langue si nécessaire. Et on y va, même sans savoir ce qu’on va trouver.

Colette et Emmanuel m’ont aussi confié que travailler à deux apporte quelque chose que le travail solo ne peut pas donner : deux regards, deux outils, deux façons de voir la même scène. Et quelqu’un qui vous dit ce que vous étiez en train de rater.

Colette a mis une citation de Jacques Brel en exergue du premier livre. Elle résume mieux que n’importe quelle conclusion ce que cette conversation dit aux photographes qui hésitent.

Ce qu’il y a de difficile, pour un homme qui habiterait Vilvoorde et qui voudrait aller à Hong Kong, ça n’est pas d’aller à Hong Kong, c’est de quitter Vilvoorde. »

Où retrouver Sur la Route du Lait de Colette Dahan et Emmanuel Mingasson

Vous pouvez retrouver les voyages de Colette Dahan et Emmanuel Mingasson sur le site Sur la Route du Lait.

Le deuxième livre est toujours disponible : Voix lactées de Colette Dahan et Emmanuel Mingasson

Voix lactées, le livre de Colette Dahan et Emmanuel Mingasson - projet Sur la route du lait : 25 ans de reportage photo amateur à travers le monde
Voix lactées, le second livre de Colette Dahan et Emmanuel Mingasson

Les projets à venir : un troisième livre, des projections, une expo. Pas de date annoncée encore, le travail est en cours. L’histoire de Sur la Route du Lait n’est pas terminée.

Un grand merci à Emmanuel Mingasson pour le (long) entretien qu’il a bien voulu m’accorder pour relater ces périples autour du monde.


Si aucune de ces 5 situations ne vous correspond, vous choisissez quoi ?

Je reçois souvent des messages de lecteurs qui s’interrogent sur la compatibilité de leur boîtier, leurs objectifs, les formats, les capteurs, …
D’autant plus en cette fin de période de promos Nikon de l’été.

Parfois, il m’est difficile de répondre car la question manque de précision, comme celle-ci :

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Je possède un boîtier D7500. J’étais curieux de voir la différence avec un boîtier plein format de la marque Nikon.
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La différence de quoi ?

Toutes choses égales par ailleurs, on peut penser à la profondeur de champ, la montée en ISO, la taille du boîtier, son poids, la performance des optiques plein format, l’ergonomie des menus et contrôles, la taille du viseur, les performances vidéo, le type d’obturateur, l’autonomie, la cadence du mode rafale, le coût de revient, la qualité d’image globale, la protection tous temps, la polyvalence, la performance autofocus, la qualité de mesure d’exposition, et quelques dizaines d’autres critères.

Sans un besoin concret, difficile de faire une réponse concrète.
Aussi pour éviter de vous laisser dans l’incertitude, je vous ai préparé 5 situations courantes et les choix que je ferais.

1- Voyage et quotidien

Vous voulez photographier des paysages, des scènes de rue, des portraits improvisés, des monuments, sans changer d’objectif au fil de la journée.

Boîtier : priorité à la légèreté et la polyvalence.
Le Z5II est le meilleur compromis en plein format : capteur 24 Mp, autofocus de génération professionnelle, 700 g.
Pour voyager encore plus léger, le Z50II en APS-C est un excellent choix.

Objectif : le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S couvre du grand-angle au petit téléobjectif avec une qualité constante et une ouverture fixe f/4.
C’est l’objectif que vous ne changerez jamais de la journée.

Alternative APS-C : Nikon Z50II + NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR.

2- Portrait

Vous voulez photographier des personnes, en intérieur comme en extérieur, avec un beau flou d’arrière-plan et un autofocus qui accroche les yeux sans hésiter.

Boîtier : le plein format s’impose pour la profondeur de champ et la qualité de rendu.
Le Z5II ou le Zf sont les choix les plus accessibles.
Le Z6III si vous faites aussi de l’évènementiel (rafale, vidéo).

Objectif : le NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S est ma référence : autofocus rapide et silencieux, bokeh homogène, piqué remarquable dès la pleine ouverture.
Pour des portraits plus serrés en studio, le NIKKOR Z 105 mm f/2.8 VR S évolue une autre catégorie.

Alternative APS-C : Nikon Z50II + NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S (équivalent 127 mm en plein format, idéal pour le portrait buste/visage).
Le NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 est une alternative plus légère et moins onéreuse pour le portrait en pied.

3- Paysage et architecture

Vous voulez photographier des espaces larges, des intérieurs d’église, des scènes urbaines, des couchers de soleil, avec le maximum de détail.

Boîtier : la haute définition est un atout.
Le Z8 (45 Mp) est le choix pour les grands tirages et les recadrages.
Le Z5II ou le Zf sont suffisants pour une pratique régulière sans exigence d’impression en très grand format.

Objectif : le NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S est la référence grand-angle : compact, piqué excellent sur tout le cadre.
Pour les nuits étoilées ou les conditions extrêmes de basse lumière, le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S change la donne.

Alternative APS-C : Nikon Z50II + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR (kit).
Ou mieux, NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S pour les angles larges (équivalence 21-45 mm).

4- Sport, action et animalier

Vous voulez photographier des sujets en mouvement rapide : enfants qui jouent, animaux sauvages, oiseaux en vol, cyclistes, matchs.

Boîtier : l’autofocus et la cadence rafale sont les critères déterminants.
Le Z6III (20 vps, AF à -10 IL) est le meilleur rapport performance/prix pour l’action.
Le Z8 et le Z9 pour ceux qui ne supportent aucun compromis.

Objectif : pour l’animalier, le NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR est le choix le plus rationnel : portée, stabilisation, rapport qualité/prix imbattable.
Pour le sport en salle ou à focale plus courte, le NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 S est plus polyvalent.

Alternative APS-C : Nikon Z50II + NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR.
Le facteur de crop ×1,5 donne un équivalent 270-900 mm, redoutable pour l’animalier ou les oiseaux en vol.

5- Photo de rue et reportage

Vous voulez photographier des scènes urbaines, des moments de vie, des rencontres, souvent en basse lumière, avec discrétion et réactivité.

Boîtier : la compacité et la discrétion comptent autant que les performances.
Le Nikon Zf est idéal : look discret, autofocus de Z8, 24 Mp, stabilisation capteur.
Le Z50II en APS-C est plus compact encore et passe inaperçu.

Objectif: le NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S est la focale de rue par excellence sur plein format : discret, lumineux, autofocus silencieux.
Le NIKKOR Z 40 mm f/2 est (mon) une alternative plus compacte et moins onéreuse, sans sacrifier la qualité.

Alternative APS-C : Nikon Z50II + NIKKOR Z 28 mm f/2.8 (équivalent 42 mm, compact, discret, abordable).
Le NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 est une option lumineuse dédiée APS-C.

Tout se discute et je sais déjà que certains vont me répondre “oui, mais non, parce que…”
C’est normal, le choix idéal n’existe pas.
Mais au moins, vous avez une base concrète de raisonnement.
A affiner en fonction de vos envies et de votre budget.

En parlant de budget, notez que les promos Nikon de l’été se terminent le 27 juillet 2026.
Ça vous laisse un peu de temps encore pour faire votre choix et passer à l’action si vous avez un achat en vue.

​La liste complète des promos est détaillée sur le site Nikon.

​

Jean-Christophe


La vraie raison pour laquelle je n’ai pas tenu ma promesse alors que je l’avais écrit

Il y a quelques jours, j’ai dit que je parlerai de Lightroom le lendemain.
Et je ne l’ai pas fait.
Pourquoi ?

Parce que la version annoncée avait un big bug.
Aussi j’ai préféré attendre d’en savoir plus avant de rédiger l’article sur cette mise à jour.

Parfois, patienter pour partager est un meilleur choix que de tout balancer en Live.
Ce Live qui fatigue nos cerveaux plus vite que la canicule lorsqu’il s’agit des réseaux sociaux et du web.

Sachez aussi que j’ai perdu 20 litres d’eau pour rester devant mon ordi dans mon bureau caniculaire afin de vous écrire cet article. Alors il mérite d’être lu, hein ?!

Le problème du web en 2026, c’est que plus personne ne lit ce qui est publié.
Les extraits enrichis de Google, les réponses IA, FakeGPT et les autres lisent à votre place.
Et font les réponses aux questions que vous vous posez.

Idem sur votre site photo ou votre compte sur un site de partage.
Trop de tout d’un coté.
Emmerdification des contenus par l’IA de l’autre.
On est mal barrés.

Alors comment les photographes peuvent-ils faire pour profiter du web en 2026 ?

Prendre du recul.
Jouer l’authenticité.
Faire un pas de côté.

Ce qui fonctionne en 2026, ce sont les villages gaulois.
Un lieu où seuls celles et ceux qui ont envie d’aller vont.
Un choix délibéré :
– envie et besoin d’en savoir plus sur leurs photos
– de comprendre ce qui cloche, ou ce qui fonctionne

Sans devoir partager des photos vite avalées dans le trou noir du web.

Ce lieu, j’en propose un. Il s’appelle DESTINATION PHOTO.
C’est la communauté en ligne lancée récemment.

Ce n’est pas pour tout le monde.
Il faut avoir envie de progresser, de laisser son ego de côté, d’accepter les commentaires.
De commenter chez les autres aussi, juste retour de manivelle.

Cette communauté a pris un sacré bon départ.
J’en parle dans la vidéo postée récemment dans l’espace Accueil et Support.

Mon constat le plus frappant ?
99% des participants ont un niveau technique suffisant pour montrer des photos intéressantes.
Pourtant, ces gens là sont comme vous, ni pros, ni experts.
Ils l’avouent dans les échanges.

Je dis parfois que l’on est toujours moins bon photographe qu’on ne le pense.

Et bien, ce que je vois dans cette communauté me contredit et c’est tant mieux.
Bien des participants sont meilleurs photographes qu’ils ne le pensent.

Et si c’était votre cas aussi ?

Qu’est-ce que cela vous ferait de réaliser que votre problème en photo n’est pas technique ?
Que vous avez tout pour faire encore mieux avec quelques retours bien choisis et cordiaux ?

Le seul moyen de le savoir, c’est de rejoindre les autres participants.

Pour ça, voici le lien avec un code spécial valable 48 heures seulement :

​https://formation.nikonpassion.com/communaute-photo?coupon=X4KEV5F​

​

Jean-Christophe

PS : pour être très clair, il s’agit d’une adhésion annuelle, comme dans les clubs photo et les associations.
Le code de réduction s’applique sur la première adhésion, comme sur les suivantes tant que vous n’annulez pas.

Vous avez ensuite accès aux espaces d’échanges :

1- Regards croisés : vous déposez une image. Les autres membres et moi prenons le temps de vous faire une réponse réfléchie et argumentée.

2- L’Atelier Photo: je vous partage des techniques que je viens de valider, une découverte sur un logiciel, des fiches sur des photographes, …

Aucun doublon avec mes formations.
C’est un atelier, pas un cours formel.
Je partage, vous réagissez.
Tout le monde progresse.


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