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Pourquoi je ne fais pas de macro

Je fais souvent un tour sur les bords de Seine proches de chez moi.
C’est vert, avec des arbres, des fleurs, des insectes, des oiseaux.
Je pourrais y faire toutes les photos macro et proxi que je veux.

Mais je ne le fais jamais.

Avant de vous dire pourquoi, notez que c’est le dernier jour pour profiter du
tarif spécial avec 40 euros de réduction les 3 bonus de la formation Macro proxi facile de David Jutier.

Je ne fais jamais de macro car je n’ai pas la patience de chercher un petit sujet.
De me poser, de sortir mes accessoires (paresoleil, filtres, fonds colorés, …).
De calculer la distance au sujet, l’ouverture, la profondeur de champ.

La nature oui, mais pas ainsi. Pas pour moi.

Je sais pourtant que le monde paraît très différent lorsque vous le regardez au travers d’un objectif macro.
Vous découvrez des détails, des formes, des volumes, des couleurs que l’oeil nu ne voit pas.
Cette pratique change votre façon de voir la nature.

J’en suis convaincu, même si je ne la pratique pas.

La nature, pour moi, c’est une balade à pied dans les sous-bois du Lot.
Un sentier de randonnée. Le tour d’un lac.

Mais jamais à 4 pattes dans l’herbe pour voir “le tout petit”.
Je préfère rester sur 2 pattes pour photographier les autres 2 pattes.
Ou passer sur 2 roues, mais ça, c’est une autre histoire.

De plus macro et proxi exigent beaucoup de minutie.
La moindre erreur ne pardonne pas.

A forts grandissements, le moindre mouvement est amplifié.
Et la photo ratée.
Cette précision chirurgicale ne me correspond pas.

Cela dit, j’admets que vous ayez un autre avis.
Chacun est libre de photographier ce qui lui plait, quand même.

Mon ami David Jutier, lui, adore ça.
Sinon il ne se serait pas lancé dans une formation à la photo macro et proxi.

Cette formation dont je vous parle depuis quelques jours, et dans laquelle vous allez trouver les réponses à ces questions :

  • Pourquoi vos photos manquent toujours de piqué, même quand vous pensez avoir tout bien fait
    * Ce qui vous empêche de voir – et de capturer – les détails qui font toute la différence
    * Comment éviter les cadrages fades et sans vie qui ruinent vos sujets les plus prometteurs
    * Ce que la plupart des amateurs ignorent sur la lumière… et qui rend leurs images ternes
    * Pourquoi vous passez à côté de sujets incroyables sous vos yeux, tous les jours
    * La vraie raison pour laquelle vos insectes sont flous, mal placés ou sans impact
    * Ce qui transforme une image banale en photo qu’on n’oublie pas… et pourquoi vous ne l’appliquez pas encore
    * Ce que vous faites sans le savoir qui rend vos photos confuses ou plates
    * Pourquoi le bon matériel ne fait pas tout … et ce qu’il vous manque vraiment
    * Ce que vous devez comprendre pour que chaque image provoque une réaction forte chez celui qui la regarde
    * Pourquoi vos essais de flou d’arrière-plan donnent des résultats brouillons au lieu de mettre en valeur votre sujet
    * Ce détail que vous négligez toujours… et qui ruine la sensation de relief dans vos gros plans
    * Comment la plupart des photos macro échouent à raconter quoi que ce soit, et comment l’éviter
    * Pourquoi votre mise au point manuelle ne donne jamais l’effet spectaculaire que vous espérez
    * Ce qui empêche vos photos de se démarquer malgré un sujet original et une bonne idée au départ

C’est le dernier jour pour profiter du tarif spécial “lecteurs de Nikon Passion” avec 40 euros de réduction.
Et des 3 bonus compris dans le programme :

https://laphotonature.com/macro-proxi-facile/

Jean-Christophe

PS : David Jutier est un photographe naturaliste et un ami.
Si je vous parle de sa formation, c’est que je l’ai validée.
Je sais comment fonctionne David. Comment il enseigne.
Je lui fait 100% confiance pour vous accompagner au quotidien, comme je le fais pour mes formations.

Je vous parle de sa formation parce que je ne propose rien sur la macro.
Ce n’est pas mon domaine de compétence.
C’est le sien.
Même si la formation ne vous intéresse pas, allez voir ce que fait David, si vous aimez la photo nature ça va vous intéresser.


Ce détail technique que 95 % des photographes ignorent (et qui ruine leurs images)

Alors comme ça, vous envisagez de faire de la macro.
Vous voulez vous procurer tout ce qu’il faut en matériel.
Et vous vous dites que le résultat va être sympa.

Sauf que …

Ce que vous allez faire n’est PAS de la macro. Ce terme est la plupart du temps employé à tort.
Pour désigner une autre technique, la proxiphotographie.

C’est différent, et pas qu’un peu.

Ce qui diffère, c’est le rapport de reproduction :
Taille réelle du sujet vs taille de sa projection sur le capteur.

Exemple concret :
– votre sujet mesure 40 mm
– son image sur le capteur mesure 10 mm
– le rapport de reproduction est de 1:4, soit un quart de la taille réelle

En macro, ce rapport va de 1:1 à 10:1.
En proxiphotographie, il va de 1:10 à un peu moins de 1:1.

Je reformule.

La macro commence quand l’image du sujet sur le capteur fait au moins la même taille que le sujet lui-même.
En dessous de ce seuil (1:2, 1:4, 1:10…), c’est de la proxi.

J’arrête là les maths.

Mais attention, cette erreur de vocabulaire peut vous coûter cher.

Parce que la grande majorité des photographes qui veulent “faire de la macro” veulent en réalité faire de la proxi.

Alors si vous achetez du matériel pour la macro et que vous l’utilisez pour la proxi, vous faites des dépenses pour rien.

Tout ça paraît évident pour les pros de la macro et de la proxi.
Ça l’est beaucoup moins quand on débute.

Et si vous ne cherchez pas les bonnes infos, vous allez trouver … les mauvaises réponses.
Ce n’est pas BlablaGPT qui va vous aider.
Le vendeur non plus, il est trop heureux de vous avoir fourgué un plein sac de matos.

Alors mon conseil du jour, c’est de noter ce que je viens de vous dire.
Puis de chercher les bonnes infos auprès des bonnes personnes.
Ça prend du temps, mais au moins vous aurez les bonnes réponses.

L’autre façon de procéder, plus rapide, c’est de vous adresser à un expert.
Qui a déjà tout préparé.
Et qui tient à ce que tout soit clair, précis et compréhensible.

David Jutier est ce genre de formateur.

Sa formation “Macro et proxi facile” est disponible jusqu’à demain dimanche 23h59 au tarif spécial Nikon Passion, soit 40 euros de remise. Voici le lien :

https://laphotonature.com/macro-proxi-facile/

Jean-Christophe

PS : Voici ce que vous allez apprendre :

  • Pourquoi vos photos manquent toujours de piqué, même quand vous pensez avoir tout bien fait
    * Ce qui vous empêche de voir – et de capturer – les détails qui font toute la différence
    * Comment éviter les cadrages fades et sans vie qui ruinent vos sujets les plus prometteurs
    * Ce que la plupart des amateurs ignorent sur la lumière… et qui rend leurs images ternes
    * Pourquoi vous passez à côté de sujets incroyables sous vos yeux, tous les jours
    * La vraie raison pour laquelle vos insectes sont flous, mal placés ou sans impact
    * Ce qui transforme une image banale en photo qu’on n’oublie pas… et pourquoi vous ne l’appliquez pas encore
    * Ce que vous faites sans le savoir qui rend vos photos confuses ou plates
    * Pourquoi le bon matériel ne fait pas tout … et ce qu’il vous manque vraiment
    * Ce que vous devez comprendre pour que chaque image provoque une réaction forte chez celui qui la regarde
    * Pourquoi vos essais de flou d’arrière-plan donnent des résultats brouillons au lieu de mettre en valeur votre sujet
    * Ce détail que vous négligez toujours… et qui ruine la sensation de relief dans vos gros plans
    * Comment la plupart des photos macro échouent à raconter quoi que ce soit, et comment l’éviter
    * Pourquoi votre mise au point manuelle ne donne jamais l’effet spectaculaire que vous espérez
    * Ce qui empêche vos photos de se démarquer malgré un sujet original et une bonne idée au départ

David vous propose 3 bonus :

  • BONUS 1 : le module retouche (avec son logiciel expert gratuit)
  • BONUS 2 : le module Ultra-Macro
  • BONUS 3 : un support WhatsApp en direct avec lui

Pourquoi je me suis planté en choisissant cet objectif sans réfléchir

Cette boutique se trouvait à quelques rues de chez moi.
Un vendeur de matériel photo comme il n’y en a plus.
Artisan, passionné, jamais avare de bons conseils.

Je venais de lui acheter un Nikon F601 d’occasion quelques jours avant.
Il me fallait un objectif, ça aide pour faire des photos, non ?

J’y suis repassé. Il m’a proposé un AF NIKKOR 24-50 mm.

Cet objectif a une particularité.
Une fois la bague de mise au point en butée, un M orange apparaît.
M comme Macro.

Je me suis dit que si ce zoom faisait aussi Macro, ça pourrait m’ouvrir des horizons.
J’ai bien senti le doute sur le visage de mon vendeur, mais je n’y ai pas prêté suffisamment attention.

Depuis ce jour, je n’ai jamais fait une seule photo macro avec ce 24-50 mm.

Pour deux raisons.

La première, c’est que ce n’est PAS un objectif macro.
Même s’il affiche ce M orange.
C’est un “faux” macro.

Un “vrai” objectif macro permet nativement d’obtenir le rapport de 1.
Avec un piqué est très supérieur à celui des objectifs standards.
Avec ce zoom, j’avais tout faux.

La seconde raison, c’est que je ne me suis jamais passionné pour la macro ou la proxi photo.
J’apprécie les images de Clément Wurmser, Ghislain Simard, Patrick Goujon, Clément Boyer, Ross Hoddinott, Denis Dubesset, David Taylor ou David Jutier. Pour ne citer que ceux-là.

Mais vous me connaissez, j’ai besoin d’humain dans mes photos.
La macro se prête peu à la photographie-sociale-avec-des-gens-dedans.

Ce n’est pas une question esthétique.
Car contrairement à ce que certains pensent,

Jean-Christophe Béchet par exemple, la macro est bien un art.

C’est plus une question technique.
Impossible d’ouvrir un livre sur la macro sans y trouver des formules de maths, des schémas optiques, des listes d’accessoires spécialisés, un vocabulaire particulier, prise de-tête …

S’il suffisait de dire “quel objectif macro acheter ?”, ce serait simple.
Mais la macro, ça ne fonctionne pas comme ça.

Je me suis toujours dit que, si un jour, je devais me mettre à la macro, je ne perdrais pas mon temps à lire des dizaines d’articles. A écouter des dizaines de vidéos.

J’irais voir un photographe spécialisé.
Je lui dirais “hep, je veux tout savoir, t’es d’accord pour m’apprendre ?”
Et s’il disait “oui”, alors je suivrais ses conseils.

Parce que je n’ai pas envie de perdre mon temps.
Ni d’acheter un tas d’accessoires inutiles et chers parce que je n’ai pas compris ce qu’il me faut vraiment.

David Jutier, c’est exactement ce photographe-là.

D’ailleurs, en parlant de perdre du temps, son offre de formation macro dont je parlais déjà hier se termine dimanche à 23h59.

Pensez à y jeter un oeil avant la date limite.
Sans quoi l’offre spéciale “lecteurs de Nikon Passion” avec 40 euros de remise va vous passer sous le nez.

https://laphotonature.com/macro-proxi-facile/

Jean-Christophe

PS : David Jutier est photographe naturaliste.
Si je vous parle de sa formation, c’est que je l’ai validée.
Je sais comment fonctionne David. Comment il enseigne.
Je lui fais 100% confiance pour vous accompagner au quotidien, comme je le fais pour mes formations.

Je vous parle de sa formation parce que je ne propose rien sur la macro.
Ce n’est pas mon domaine de compétence.
C’est le sien.

Même si la formation ne vous intéresse pas, allez voir ses images, si vous aimez la photo nature ça va vous intéresser.


Ce que vous manquez chaque jour sans même le réaliser

Ce matin là, j’allais emprunter le chemin de traverse au bout de ma rue.
Ce passage piéton emmène au centre-ville.
En approchant, j’ai vite compris que quelque chose d’anormal se passait.

Du bruit, de l’agitation, des ouvriers municipaux …

Tout le jardin et la haie attenante étaient en train de partir en fumée.
Le petit arbre ? Un coup de pelle mécanique dans sa tronche.
Il était bien amoché et ne s’en est jamais remis depuis.

Un carnage.

Je me souviens de ce jardin lorsque son propriétaire, décédé depuis, l’entretenait.
Il y cultivait des légumes et des fleurs. En banlieue, c’est rare.

Je me rappelle aussi avoir utilisé la haie pour les photos de mon test du NIKKOR Z 105 Macro.
Elle regorgeait d’insectes et de petites fleurs.

J’ai fini par avancer, non sans une certaine émotion.

Mais attendez… il y a pire …

Depuis ce jour-là, ce terrain est à l’abandon.
Aucun aménagement n’a vu le jour.
Malgré les tentatives de voisins d’interpeller la municipalité, rien.
Une disparition gra-tuite.
Et ça se fait élire Maire.

On parle souvent des lieux à photographier.
Des spots, des destinations, des voyages.

Mais la macro, c’est l’inverse.

C’est la pratique qui demande le moins de déplacement.
Et le plus d’attention.

Parce que le sujet n’est pas loin.
Il est juste… invisible.

Pas invisible en soi.
Invisible pour qui n’a pas appris à regarder.

Car non, il ne suffit pas de filer au jardin pour réussir des photos macro.
Sinon, vous auriez déjà des images réussies. Régulièrement.

Et pourtant…

Des sujets, il y en a partout.
Chaque semaine.
Chaque variation de lumière, de météo, change la scène.

Les insectes sont là.
Les fleurs aussi.

Rien ne bouge comme un modèle humain.
Rien ne vous attend.
Rien ne se répète exactement.

Et malgré ça, beaucoup passent à côté.
Par manque de technique, oui.
Mais surtout par manque de méthode.

Ce qui fait que je reçois souvent des questions sur la macro et la proxy photo (c’est différent).
Sur le matériel et les réglages nécessaires.

Seulement je suis mal placé pour répondre car ce n’est pas mon domaine de prédilection.
Je ne vais pas demander à BlablaGPT de faire mes réponses.

En revanche, je sais à qui m’adresser quand le sujet devient sérieux.
Le photographe naturaliste David Jutier.

C’est son terrain. Il pratique, il observe, il transmet.

Il a structuré tout ça dans une méthode claire, en 10 leçons.
Pas une accumulation de conseils.
Un chemin.

Nous en parlions récemment tous les deux.
Je vous en parle aujourd’hui car sa méthode peut vous aider à résoudre vos problèmes de macro.

Et pour vous aider à franchir le pas, David a vous a créé un code de réduction de 40 euros.
Juste pour les lecteurs de ma Lettre photo.
Il n’est publié nulle part ailleurs.

Si vous voulez arrêter de rater des photos qui sont à portée de main, regardez ce qu’il propose ici :

https://laphotonature.com/macro-proxi-facile/

Ce code de réduction de 40 euros disparaît avec la fermeture des inscriptions dimanche à 23h59.

Jean-Christophe

PS : cette formation “Macro et Proxi facile” va vous servir si :

  • vous aimeriez vous lancer en macro mais vous ne savez pas comment débuter
    * vous voulez tout savoir sur cette pratique mais vous n’êtes pas disponible pour suivre un cours en journée sur le terrain
    * vous faites déjà de la macro mais vos photos sont décevantes et vous ne savez pas pourquoi
    * vous avez investi dans un objectif macro qui dort au fond de votre sac photo
    * vous ne savez pas quel matériel utiliser, ni si ce que vous avez déjà est utile
    * vous ne savez pas où trouver les meilleurs lieux pour réussir vos photos macro
    * une fois sur le terrain vous ne savez pas comment vous positionner, vous déplacer, jouer avec la lumière et le décor
    * vos photos macro sont floues, c’est peut-être même votre PLUS GROS problème
    * vous ne savez pas si vous devez placer le sujet au centre, sur les bords, ni comment composer vos photos

David va vous accompagner au quotidien pendant votre apprentissage.
Comme je le fais pour mes formations.


Devenir photographe créatif : méthode complète, de l’intention à la publication

Vous faites des photos correctes. Techniquement, c’est maîtrisé : l’exposition est bonne, parfois même la composition aussi. Mais lorsque vous regardez vos images, vous ne cessez de répéter que quelque chose manque. Elles ne sortent pas du lot. Ou elles ne disent rien aux autres qui ne les commentent pas. Ou pire selon vous, qui ne les Likent pas.

Un lecteur m’a écrit un jour : “Je suis trop cartésien, j’ai une formation technique et pas l’esprit créatif. Encore moins artistique. J’ai du mal à passer un cap en photo. Alors… c’est foutu d’avance ?

Cette question, je la reçois régulièrement. Elle révèle une croyance très répandue chez les photographes amateurs : être créatif serait une capacité que certains possèdent et d’autres non. Un don, distribué à certains mais pas à tout le monde.

C’est faux.

La créativité photographique n’est pas un don. C’est une compétence. Et comme toute compétence, elle se construit par l’observation, la pratique et l’analyse de ses propres images. Elle ne demande pas de talent particulier. Elle demande de la méthode, du temps et de la volonté.

Cet article est le résultat de plusieurs années de réflexion sur ma propre pratique et d’échanges avec des centaines de lecteurs qui se posent les mêmes questions que vous. Il ne vous propose pas une liste de recettes. Il vous propose une démarche complète, de la l’intention avant la prise de vue jusqu’à la diffusion de votre travail.

La créativité n’est pas un don : ce que ça veut vraiment dire

On ne naît pas créatif. On le devient. Je suis ingénieur de formation. Pas artiste. Aucun don particulier pour les arts visuels, aucun sens inné de la composition, aucune sensibilité esthétique en paquet cadeau à la naissance. Ce que j’ai, c’est une curiosité obstinée, une habitude d’observer, de tout noter et des années de pratique derrière moi.

La créativité en photographie ne réside pas dans le matériel photo que vous utilisez. Un boîtier haut de gamme ne fabrique pas de photos créatives. Elle ne réside pas non plus dans la maîtrise technique : un photographe qui connaît par cœur les 1 000 pages du manuel de son boîtier peut produire des séries entières d’images parfaitement correctes et totalement quelconques. Et elle ne réside certainement pas dans le nombre de photos que vous publiez sur les réseaux sociaux.

La créativité, c’est avoir une intention avant d’appuyer sur le déclencheur. C’est décider de ce que vous voulez montrer, pourquoi, et pour qui. C’est regarder différemment avant de photographier tous azimuts.

Tout le monde peut y arriver. Même vous. Vous avez un appareil photo, deux yeux, un vécu, des goûts, une sensibilité. Tout le monde a ça. Ce sont les seuls outils dont vous avez besoin. Le reste s’apprend.

Paysage de neige habité - photo © JC Dichant - illustration d'un article sur devenir photographe créatif
Paysage de neige habité – photo © JC Dichant

Trouver l’inspiration dans son propre parcours

La plupart des photographes amateurs font l’erreur de chercher l’inspiration ailleurs : dans les photos des autres, dans les voyages, dans des sujets spectaculaires ou au bout du monde. C’est une erreur de méthode. L’inspiration la plus solide est celle qui vient de ce que vous êtes déjà.

Vous avez un parcours, quel que soit votre âge, et il est unique. Vous avez des connaissances, quels que soient votre métier et vos passions. Vous avez une sensibilité à la musique, au cinéma, à la littérature, à certains lieux, à certaines lumières. Même si vous pensez que tout cela n’a rien à voir avec la photographie, c’est faux. Tout a à voir.

Ce sont ces éléments qui vont nourrir votre pratique créative. Identifiez ce que vous aimez, ce qui vous touche, ce que vous avez envie de montrer. Pas ce que les autres photographient. Ce que vous, vous voyez.

J’habite en ville, je suis sensible aux autres, à la culture urbaine, à l’histoire, au territoire. J’aime le blues, le rock, les plans larges au cinéma, les récits de road trips. C’est en pensant à tout cela que j’ai construit un projet photo sur le territoire urbain. Pas parce que c’est un sujet à la mode. Parce que c’est ma sensibilité et ma vision que je voulais mettre en avant. Je ne voulais pas “montrer des photos”. Je voulais raconter l’histoire de mon environnement proche.

Trouver l’inspiration n’est jamais que faire le tour de ce que vous aimez, de ce que vous ressentez, de ce que vous avez envie de montrer. C’est de là que naît l’émotion.

Dans un village de Meuse - photo © JC Dichant - illustration d'un article sur devenir photographe créatif
Renversant, en Meuse – photo © JC Dichant

L’émotion et le regard : les premiers outils du photographe créatif

Vous vous sentez technicien ? Alors sachez que cadrage et composition sont des outils. Des outils utiles, qu’il faut apprendre à maîtriser. Mais attention, ils ne suffisent pas à faire une photo créative. Une image bien cadrée ne dit pas nécessairement quelque chose.

Ce qui fait la différence, c’est ce que la photo transmet à celui qui la regarde, pas seulement à celui qui l’a prise.

C’est là que la plupart des photographes amateurs butent. Vous éprouvez une émotion à la prise de vue, vous déclenchez, et l’image ne retransmet rien. Parce que l’émotion personnelle et l’émotion transmissible sont deux choses différentes.

Vous connaissez les photos de Robert Capa lors du débarquement : techniquement il n’y a pas pire, elles sont floues, exposées à la limite de l’acceptable. Et pourtant. Ce que ces images transmettent dépasse largement leur qualité technique parce qu’elles ont été prises avec une intention claire. Difficile de penser le contraire, non ?

La question à se poser avant de déclencher n’est pas “est-ce que cette photo me plaît à moi ?”. C’est : “qu’est-ce que je veux que cette photo transmette à quelqu’un qui n’était pas là ? Quelle émotion ce spectateur doit ressentir ?

Je sais. La réponse n’est pas simple. Pourtant cette reformulation change tout. Elle force à passer de la réaction instinctive, appuyer sur le déclencheur avant de savoir quoi transmettre, à l’intention construite, appuyer avec une idée précise en tête. Pas question non plus de casser tout élan, de rater les instants magiques, d’intellectualiser votre photographie. Il s’agit juste de lui donner une direction. Transmettre une émotion se travaille. Les instants de vie, les lumières particulières, les situations inattendues sont autant de générateurs naturels d’émotion.

Mais il y en a d’autres.

Vous êtes face à un lieu chargé d’histoire, vous n’y voyez qu’un décor ? Vous pouvez aussi y voir tout ce qui s’y est passé, tout ce qu’il représente, et tenter de faire passer ça dans le cadre. Souvent vous n’y arriverez pas. Parfois une image sortira du lot et fonctionnera. C’est ce travail qui définit une démarche créative. Echouer souvent est la meilleure façon de réussir de temps en temps. Accepter ça, c’est passer un cap.

Sous les ponts de Paris - photo © JC Dichant - illustration d'un article sur devenir photographe créatif
Sous les ponts de Paris – photo © JC Dichant

Les réflexes instinctifs : déclencher avant de réfléchir

Les meilleures photos sont rarement le résultat d’une démarche logique. Tous les photographes que je rencontre me le disent : leurs images les plus fortes sont celles où ils ont su réagir à une situation avant d’avoir le temps de réfléchir. L’instinct prime sur la logique. Faut-il pour autant oublier toute logique ? Non.

La technique doit devenir inconsciente pour que la logique cesse d’être un frein.

Vous cherchez encore le bon bouton pour changer la sensibilité ? Alors vous ne regardez plus votre sujet. Vous réfléchissez à quelle ouverture choisir ? Vous manquez le moment. La technique doit devenir un automatisme, vous devez savoir piloter votre boîtier les yeux fermés pour que votre attention soit 100% disponible pour ce qui se passe devant vous.

La maîtrise de votre boîtier n’est pas une fin en soi. C’est la condition pour que votre instinct puisse s’exprimer, rien de plus.

Pour arriver à ce lâcher prise, quelques habitudes simples font la différence sur le terrain : gardez votre boîtier à la main en stand-by en permanence pour gagner quelques secondes au déclenchement. Utilisez une sangle de poignée ou une courroie d’épaule pour saisir l’appareil sans risque de chute et sans chercher où il est. Préréglez l’exposition en fonction de la lumière moyenne disponible avant de commencer à photographier. Trouvez le mode d’exposition qui vous convient le mieux pour ajuster le réglage à la volée.

J’utilise le mode A et l’ISO Auto pour 99% de mes photos. Ainsi je n’ai plus qu’à tourner la molette de correction d’exposition avec mon pouce pour ajuster l’exposition très vite. Arrêtez aussi de regarder sans cesse l’écran arrière. C’est une perte de temps et une rupture d’attention. C’est d’autant plus vrai avec les reflex qui imposent de quitter le viseur des yeux pour voir les photos prises. Si vos prises de vues supposent vraiment de contrôler les photos, et c’est rare, envisagez l’hybride qui vous les affiche dans le viseur. C’est bien plus rapide.

Quand quelque chose vous attire, portez l’œil au viseur, cadrez, déclenchez. Si vous le faites en trois secondes ou moins, vous êtes au point. Entraînez-vous avec votre boîtier, dans des conditions proches, jusqu’à ce que vous y arriviez. Vous allez constater les bénéfices de cet apprentissage très vite.

Austin Mini Cooper - photo © JC Dichant - illustration d'un article sur devenir photographe créatif
Austin Mini Cooper – photo © JC Dichant

Chercher le beau quand l’émotion n’est pas au rendez-vous

Il existe de nombreuses situations où l’émotion n’est pas au rendez-vous. Ce n’est pas parce que vous êtes insensible, c’est le sujet qui ne s’y prête pas, ou bien vous n’arrivez pas à vous l’approprier. Photos d’illustration, reproductions, commandes, ou simplement photos faites les jours où vous photographiez sans envie particulière sont rarement des photos chargées d’émotion. Dans ces situations, la créativité consiste à rechercher le beau dans ce qui vous semble ne pas l’être.

Un lecteur me l’a dit mieux que je ne l’aurais fait : “Les belles choses ne font pas toujours de belles photos. En revanche des sujets très moches peuvent donner de magnifiques images.” La notion de beau est personnelle. Vous avez la vôtre, j’ai la mienne. Ce n’est pas une notion universelle. Ce que vous trouvez beau dépend de vous : votre histoire, vos goûts, votre sensibilité. Et c’est ça ce qui rend votre regard unique.

Faire une belle photo de ce qui ne vous semble pas beau est rendu possible par les principes de cadrage et de composition. Ils ne sont en rien des règles à respecter, mais des outils à votre service pour traduire en image ce que vous trouvez beau lorsque l’émotion n’est ni immédiate, ni visible. La lumière, les lignes, les formes, les motifs : ce sont des leviers. Apprenez à les utiliser avec soin.

Dans les rues de Vitry-sur-Seine - photo © JC Dichant - illustration d'un article sur devenir photographe créatif
Dans les rues de Vitry-sur-Seine – photo © JC Dichant

Connaître les règles pour mieux s’en affranchir

Je me rappelle encore ces séances de photos clubs animées par des photographes « experts » passant toutes les photos à la moulinette de la règle des tiers. Ne pas la respecter était perçu comme la faute ultime. Et pourtant… Combien de photos mythiques ne la respectent pas ? La meilleure chose que vous puissiez faire avec les règles de composition, c’est de les apprendre pour mieux les oublier le moment venu. Cela dit, je préfère le terme « principes » au terme « règles » que je trouve trop limitant.

Apprendre pour oublier n’est pas une erreur, il s’agit d’établir une progression dans votre apprentissage. Les principes de cadrage existent car ils permettent de construire des images harmonieuses, lisibles, qui guident l’œil du spectateur vers ce que vous voulez qu’il voit en premier. Si vous ne les connaissez pas, vous commettez des erreurs de débutant, et vous vous demandez pourquoi vos images ne fonctionnent pas.

Mais attention : rester figé dans une posture n’est pas la solution. Appliquez des règles de façon stricte, systématique, et vous ferez toujours les mêmes photos. La monotonie vous pend au nez. La règle des tiers, la fameuse, appliquée à chaque photo, va vous donner une série d’images correctes mais interchangeables. Chaque photo sera agréable à regarder, mais l’ensemble ne dira rien.

C’est là que nombre de photographes se trompent. Ne pas suivre une règle et l’ignorer sont deux choses différentes. Ne pas la suivre, c’est une décision créative consciente. Vous avez évalué que la règle ne servait pas l’image, vous ne l’utilisez pas. L’ignorer, c’est ne pas savoir qu’elle existe. Quand bien même le résultat visuel serait identique, il reste le fruit du hasard.

Un phare en Bretagne - photo © JC Dichant - illustration d'un article sur devenir photographe créatif
Un phare breton – photo © JC Dichant

Un exemple personnel : en Bretagne, j’ai photographié un phare en cadrant une fleur accrochée à un rocher au premier plan, le phare étant repoussé à l’arrière-plan, dans la moitié droite de la photo et dans le flou. Cette composition attire l’œil vers le phare car il est plus lumineux que la fleur sur son rocher. J’ai ainsi mis en œuvre le principe d’axe médian couplé au principe de composition par la lumière, sans respecter aucune règle connue et certainement pas celle des tiers. J’ai vu la scène ainsi, je l’ai cadrée comme je l’ai vue. C’est aussi simple que ça. C’est une composition que je reproduis chaque fois que l’occasion se présente. En ville, c’est fréquent. Elle ne plaît pas parce qu’elle respecte les règles, mais parce que j’en ai intégré l’esprit au point de pouvoir m’en passer. Vous pouvez faire de même.

Fuir les avis positifs : pourquoi les likes vous freinent

Un lecteur m’a écrit : “Il m’est arrivé de penser une photographie pour recevoir davantage de Likes, histoire de combler un besoin de reconnaissance.Vous réalisez à quel point les réseaux sociaux vous trompent ? Cette phrase dit tout sur le piège dans lequel tombent trop de photographes partageant leurs images en ligne.

Vos proches vous font des commentaires agréables sur vos photos ? Ce n’est pas parce qu’elles sont bonnes, mais parce qu’ils veulent vous faire plaisir. Ou qu’ils ne savent pas discerner le bon du moins bon. Sur Instagram ou Facebook, les Likes sont majoritairement attribués par des robots soumis à un algorithme. Certains le sont par quelques comptes qui vous apprécient et vous gratifient d’un clin d’œil motivant pour dire « c’est bien, tu as posté« . Ce ne sont en aucun cas des indicateurs de qualité photographique. Ce sont juste des indicateurs d’optimisation sociale. En clair, ça ne vaut rien.

Photographier à partir de ces retours ne vous fait pas progresser. Pire : ça vous pousse à produire des images consensuelles, celles qui plaisent au plus grand nombre et aux robots, celles qui ressemblent à ce qu’on a déjà vu mille fois. C’est l’inverse d’une démarche créative.

Ce dont vous avez besoin, ce sont des avis critiques. Des retours argumentés, faits par des photographes capables de les faire, qui identifient ce qui ne fonctionne pas, ce qui manque, ce qui est en trop dans vos images. Une photo ainsi analysée et déclarée ratée vaut mille Likes. Mais tout le monde ne sait pas commenter une photo. Je vous recommande de chercher les lieux dans lesquels des photographes plus avancés que vous peuvent regarder vos images sans complaisance : communautés sérieuses, groupes de critique photo, rencontres de photographes.

Attention : Quand vous demandez un avis, soyez précis. “Qu’est-ce que vous en pensez ?” n’appelle aucune réponse sérieuse. “Qu’est-ce qui vous dérange dans ce cadrage ?” ou “Cette photo vous dit-elle quelque chose ou est-ce qu’elle vous laisse indifférent ?” sont des questions générant des retours utiles. Retenez aussi qu’il est inutile de demander des avis sur vos photos si vous n’êtes pas prêt à les recevoir. Parfois, s’entendre dire que c’est raté peut faire mal. J’ai pris quelques belles baffes après avoir soumis des photos à une amie photographe pro, à mes débuts. Mieux vaut évacuer tout ego avant une telle séance.

Les cheminées de la centrale EDF de Vitry-sur-Seine - photo © JC Dichant - illustration d'un article sur devenir photographe créatif
Les cheminées de la centrale EDF de Vitry-sur-Seine – photo © JC Dichant

Le projet photo : le principe le plus simple pour progresser

Quelle est la différence entre un photographe amateur et un photographe expert ? Ce n’est pas la technique. Elle s’apprend en quelques jours. Ce n’est pas le matériel. Acheter un boîtier pro ne fait pas un photographe pro. C’est la connaissance du sujet.

En photographie comme dans n’importe quel autre domaine, travailler un sujet plus longtemps que la moyenne suffit à produire des résultats supérieurs à la moyenne. Si vous photographiez les oiseaux chaque semaine pendant deux ans, vous devenez expert en photo d’oiseaux. Pas parce que vous avez un talent particulier. N’allez pas penser ça. Mais parce que vous avez accumulé une connaissance du sujet que la plupart des photographes n’ont pas. Mes premières photos de danse étaient catastrophiques. Cinq ans plus tard, les danseurs les attendaient.

C’est le projet photo, le principe créatif le plus simple et le plus efficace qui existe. Travailler sur un projet vous force à faire des choix. Quelles images garder, lesquelles éliminer, comment construire une cohérence visuelle sur la durée du projet ? Ces choix sont l’acte essentiel et fondamental de tout photographe créatif. Être créatif ne consiste pas à savoir déclencher. Cela consiste à savoir regarder, et porter sur vos images un regard qui vous aide à sélectionner celles qui comptent vraiment.

Travailler sur un projet vous donne aussi des automatismes techniques. Quand vous revenez régulièrement sur le même sujet, vous ne réfléchissez plus à l’ouverture ou à la sensibilité. Vous vous concentrez sur le moment, les attitudes, la lumière. Vous savez ce que vous voulez obtenir, et ce que le hasard peut vous offrir.

Je me souviens de ce lecteur qui m’a abordé au Salon de la Photo il y a bien longtemps. Il venait de Lyon et tenait à me montrer ses images. Il photographiait des plantes, en couleur sur fond blanc. Des mois de prises de vue, un travail minutieux, sobre, cohérent. Il maîtrisait chaque aspect de ce sujet de niche : l’éclairage, la composition, l’exposition, la profondeur de champ, le traitement. Il venait d’être sollicité pour des publications. Pas parce qu’il était “créatif”. Parce qu’il avait choisi un projet et l’avait travaillé en profondeur.

Lisez aussi Projet photo: 53 idées de thèmes pour une année photo

Passer de l’opportunisme à un projet photographique structuré

Vous avez déjà fait de bonnes photos. En profitant d’une bonne lumière, d’une situation qui s’est présentée au bon moment, d’un heureux hasard que vous avez su saisir. C’est l’opportunisme photographique, et il n’y a rien de mal à ça. Je fais pareil. Mais cet opportunisme ne construit pas votre démarche créative.

Faire une bonne photo est facile. En faire des centaines, c’est difficile.

Franck Gérard, photographe

Raconter une histoire avec vos images, développer un projet cohérent, ce n’est pas qu’une question de chance et de hasard. C’est une question de volonté. Vous devez définir les limites de votre projet, accepter ses contraintes, savoir ce que vous devez photographier pour construire un ensemble d’images pertinent, savoir pourquoi vous le faites, et surtout quelle histoire vous voulez raconter.

S’il n’y avait qu’une seule chose à retenir de tout ce que j’écris sur la créativité en photographie, ce serait celle-là : apprenez à raconter des histoires. Faites-le avec votre regard et vos propres émotions, en utilisant l’appareil photo comme outil et non comme prétexte.

Narration et storytelling, raconter une histoire avec vos images

Une série de photos est bien plus qu’un sujet répété sous différents angles. C’est un récit qui a un début, un développement et une conclusion. Rappelez-vous les rédactions au collège.

Ne cherchez pas midi à quatorze heures, utilisez la structure narrative la plus simple qui soit : un sujet, un verbe, un complément. Transposée en photographie, pour reprendre la formulation du photographe et auteur François Rastoll : la photo-sujet est celle dont on va parler, le socle de l’histoire. La photo-verbe est celle qui situe le temps, une action, un état fort. La photo-complément est celle qui entretient les codes des deux précédentes et crée une relation narrative.

Ce n’est pas une formule magique. C’est une façon de penser votre photographie autrement qu’une accumulation d’images réussies avec l’aide du hasard.

Les meilleures histoires à raconter avec vos photos ne sont pas forcément là où vous croyez, ni au bout du monde. Elles sont dans ce que vous connaissez déjà, ce que vous avez sous les yeux au quotidien, ce qui vous touche directement. Vous n’avez pas besoin de faire un long voyage. Vous avez besoin d’un regard.

Vous sortez de chez vous, quelque chose vous attire ? Notez-le. Quelque chose vous fait réagir, vous touche sans que vous sachiez pourquoi ? Notez-le aussi. Ce sont des histoires possibles. J’ai clôturé un projet sur le territoire urbain autour de chez moi par une exposition de seize photos. Je les ai choisies parmi plusieurs milliers réalisées sur dix ans. Pas dix-sept, ou vingt. Seize. Cette contrainte du choix strict est celle qui m’a appris le plus sur ma propre démarche créative.

En savoir plus sur le Storytelling en photographie avec le livre de Finn Beales

Diffuser son travail : livre, exposition, publication en ligne

Vous pouvez faire partie des meilleurs photographes au monde, si vous ne montrez jamais vos projets, ils restent inachevés et vous n’êtes pas reconnu. Un disque dur plein à craquer de fichiers RAW n’est pas la conclusion d’un travail créatif. C’est le signe que vous n’allez pas au bout de votre intention initiale. C’est un abandon.

Montrer ne signifie pas obligatoirement poster sur Instagram. Cela peut en faire partie, si vous faites ce choix. Mais la vraie question est : quelle forme de présentation valorise votre travail ? Je me suis posé cette question de nombreuses fois, la réponse n’est jamais une grille de vignettes affichées sur l’écran d’un smartphone.

Le livre de photographies est le format qui vous offre un contrôle total : agencement des images, narration, rythme, présentation du projet. Aucun algorithme ne vient mettre son nez dans un livre. Rien ne change dans le temps. C’est votre regard, fixé.

L’exposition photo est un moment de partage plus ponctuel, plus délicat aussi car vous n’en maîtrisez pas tous les paramètres. Mais c’est le format qui crée une relation directe avec un public, en dehors des écrans. Passer discrètement dans le dos des visiteurs et les entendre commenter vos photos, croyez-moi, c’est une expérience à vivre.

Livre et exposition sont complémentaires. Le livre peut circuler, servir à faire connaître votre projet et à intéresser des lieux d’exposition. L’exposition peut participer à la diffusion de votre projet, du livre.

Pour la publication en ligne, pensez à la newsletter ou au blog comme espace de diffusion d’un projet sur la durée. Ne montrez pas le projet dans son ensemble. Publiez une image par semaine avec le contexte de prise de vue, l’intention, les choix que vous avez faits. Ne publiez pas toutes les images du projet, laissez des surprises aux visiteurs de l’exposition et aux acheteurs du livre. Cette forme de diffusion construit une relation sur la durée avec votre audience. Elle donne envie de savoir la suite, de s’intéresser à votre travail. C’est bien plus pertinent que de courir après des réactions immédiates et des Likes.

Pourquoi faites-vous de la photo ? La question qui change tout

Vous photographiez. Vous avez peut-être commencé pour créer des souvenirs. Puis vous vous êtes intéressé à la technique. Vous avez peut-être même acheté un plein sac de matériel. Puis vous avez cherché à faire mieux, à passer un cap, pour comprendre ce qui manquait à vos images, pour trouver une démarche.

C’est le parcours de la plupart des photographes amateurs. C’est le mien. Il n’y a pas de mauvais point de départ. Vous n’avez rien à vous reprocher si jamais vous le pensez.

Mais à un moment, il faut vous poser une question essentielle, et y répondre : pourquoi faites-vous de la photo ?

Parce que ça me plait” ou “parce qu’il faut bien faire quelque chose à la retraite” sont des réponses qui ne vous aident pas. Creusez davantage. Revenez sur votre parcours. Qu’est-ce qui vous pousse à sortir votre boîtier, à passer des heures à trier vos images, à continuer alors que vous n’êtes pas satisfait de vos résultats ? Je fais de la photographie parce que je veux montrer l’humain dans son environnement. Comprendre comment cet environnement évolue. Vous voyez ? Aucune technique là-dedans.

La photographie est une pratique agréable mais difficile. Maîtriser quelque chose de difficile prend du temps. Vous continuez à en faire parce que vous n’en avez pas encore fait le tour. Félicitations. Mais sachez que vous n’en ferez jamais le tour, car on ne fait jamais le tour d’un sujet qui touche à l’art et à la créativité. C’est une des rares activités qui vous accompagne pour la vie, qui évolue avec vous, qui résiste à la maîtrise complète. Je trouve ça génial, pas vous ?

La réponse à cette question est votre boussole. Elle définit ce que vous devez photographier, avec qui, pour qui, et pourquoi ça vaut la peine de continuer à progresser.

Exercices pratiques pour devenir photographe créatif

Exercice 1 : Identifier votre inspiration personnelle

Prenez de quoi écrire. Listez ce que vous trouvez beau, ce qui vous touche, ce qui vous fait réagir. Peu importe le domaine : musique, cinéma, lieux, personnes, situations. Notez tout ce qui vous vient. Ne cherchez pas à faire de belles phrases, des mots suffisent.

Classez ensuite vos notes par thèmes. Consultez cette liste avant chaque séance photo. Elle vous rappelle ce que vous cherchez avant même de déclencher.

Exercice 2 : Maîtriser votre boîtier sans le regarder

Prenez une heure. Apprenez par cœur la position des commandes importantes : ouverture, temps de pose, sensibilité, autofocus, mesure de lumière. Entraînez-vous à les modifier sans regarder le boîtier, tout en gardant les yeux sur votre sujet imaginaire. Faites l’exercice dans le noir, vous allez vite progresser.

Quand vous pouvez changer ces paramètres en moins de deux secondes sans quitter votre sujet des yeux, vous avez intégré la notion de lâcher prise.

Exercice 3 : L’exercice du beau

Choisissez un sujet accessible, le but est d’aller vite. Faites cinq photos différentes de ce sujet en variant les cadrages et les compositions. Pensez lignes, formes, motifs, lumière.

Regardez ensuite ces cinq images sur votre écran d’ordinateur. Retenez les deux qui vous attirent le plus. Pour ces deux photos, imaginez trois rendus différents : couleur, noir et blanc, tonalités différentes. Créez ces six versions.

Choisissez maintenant une seule image parmi les six. Une seule. Écrivez quelques phrases pour expliquer ce choix. Peu importe la qualité du texte, il est pour vous. Notez-le dans votre journal de photographe, vous saurez où le retrouver.

Vous venez de faire des choix créatifs conscients. C’est exactement cela, la démarche créative.

Exercice 4 : Trouver vos thèmes récurrents

Ouvrez votre photothèque (votre catalogue). Regardez l’ensemble de vos images sous forme de vignettes, la vision la plus large possible.

Identifiez les trois sujets qui reviennent le plus souvent, même si vous n’en avez jamais pris conscience jusqu’ici.

Créez une collection pour chacun de ces trois sujets. Sélectionnez ensuite les dix images les plus fortes dans chaque collection. Vous tenez vos premiers projets.

Regardez ces ensembles d’images : qu’est-ce qui leur manque pour être plus cohérents ? Quels sont les doublons ? Quelles images manquent pour compléter le récit ?

Exercice 5 : La question finale

Vous voulez devenir devenir photographe créatif ? Prenez trente minutes. Une feuille, un stylo, pas d’écran.
Répondez à cette question : pourquoi faites-vous de la photo ?

Recommencez plusieurs fois. La première réponse est rarement la vraie. Creusez jusqu’à trouver quelque chose qui vous surprend vous-même.

Notez cette réponse dans votre journal de photographe. Relisez-la quand vous doutez, quand vous vous demandez si vous avancez, quand vous cherchez quoi photographier ensuite.

Questions fréquentes sur la créativité en photographie

La créativité en photographie s’apprend-elle ?

Oui. Comme toute compétence, la créativité photographique se développe par l’observation, la pratique et l’analyse de ses propres images. Il n’existe pas de photographe créatif qui n’ait pas d’abord beaucoup regardé les images des autres, beaucoup déclenché, et beaucoup éliminé.

Faut-il un appareil photo performant pour être créatif ?

Non. La créativité n’est pas dans le boîtier. Elle est dans le regard que vous posez sur votre sujet avant d’appuyer sur le déclencheur, et dans l’intention qui guide ce geste. Les photographes les plus créatifs travaillent souvent avec les contraintes imposées par leur matériel, pas malgré elles.

Quelle est la différence entre un photographe technique et un photographe créatif ?

Le photographe technique maîtrise les réglages. Le photographe créatif sait pourquoi il les choisit. La technique est un outil au service d’une intention. L’idéal est de maîtriser les deux, dans cet ordre : d’abord comprendre ce que vous voulez dire, ensuite savoir comment le dire.

Comment trouver son sujet photographique ?

En faisant le tour de ce que vous aimez déjà, en dehors de la photographie. Votre métier, vos lectures, vos goûts musicaux, les lieux qui vous touchent, les personnes qui vous intéressent. Votre sujet photographique est presque toujours là, dans ce que vous connaissez et ressentez avant même de sortir un appareil.

Par où commencer pour développer une démarche créative ?

Ouvrez votre photothèque ou catalogue et faites l’exercice 4 de cet article. Vous y trouverez vos thèmes récurrents, donc votre point de départ. En parallèle, regardez davantage d’images : des photographes qui travaillent sur des sujets qui vous attirent, des livres, des expositions. Les deux ensemble vont plus vite que l’un sans l’autre.


Comment choisir ses disques quand les prix commencent à grimper

Lorsque j’échange avec les participants à ma formation Archivage, les questions tournent souvent autour du stockage.

Du choix des disques durs en particulier.

C’est logique.
Les problématiques de stockage sont apparues avec la photo numérique.
Elles se sont étendues avec la vidéo.
Puis avec les smartphones (photos, vidéos).

Ces derniers mois, la crise des composants a tout accéléré.
L’IA consomme une énorme partie de la production de mémoires et disques.
Les tarifs ont commencé à grimper.

Ce que font les participants à la formation avant d’acheter quoi que ce soit : ils établissent leur plan de sauvegarde.

Pas au doigt mouillé.
Avec ma méthode et mon modèle de plan.

Inutile de choisir un disque de 8 To quand on a 2 To à stocker.
C’est ce que le plan permet d’éviter.

C’est ce que j’enseigne dans la formation.
Et c’est ce que je pratique moi-même.

J’archive toutes mes photos et vidéos.
Tout ce que je produis pour Nikon Passion.
Dont des centaines de Go de photos de tests.

Aussi je choisis mon stockage avec soin.
Et je surveille les offres au quotidien, avec des alertes automatiques.

Je partage mes bons plans chaque vendredi dans ma newsletter Face B.
Les habitués la connaissent et l’apprécient.
Ils y trouvent aussi les meilleurs articles de la semaine sur la photo, le numérique, l’IA.
Et même le tourisme et la moto.

Cette semaine, j’ai vérifié.
Les disques que j’utilise n’ont pas encore subi d’inflation.
Mais ça pourrait changer.

Le disque externe WD My Home de 4 To dont plusieurs exemplaires assurent mes sauvegardes, reste accessible.

Le disque portable LaCie de 2 To que j’utilise en déplacement pour sécuriser le contenu de mes cartes, ça va aussi.

Ça ne concerne pas tout le monde.
Il faut vouloir sécuriser ses photos, vidéos et documents personnels.

Par contre, les cartes mémoire intéressent tout le monde.
Et là, c’est déjà la cata.
Il faut bien choisir la capacité ET la marque.

Pour les CFexpress, c’est SanDisk qui l’emporte actuellement.
Avec la SanDisk 64Go Extreme PRO CFexpress Type B.

Pour 128 Go, mieux vaut aller chez Lexar avec la Lexar Professional Silver Series CFexpress 128Go.

Pour les cartes SDXC, c’est encore Lexar.
Avec la Lexar 64 Go SDXC UHS-II.

Ça douille, mais je ne vous recommande pas pour autant les cartes premier prix.
Sauf si vous ne tenez pas plus que ça à vos photos.

Ni les cartes pas assez rapides.
Sauf si vous ne faites ni rafales, ni vidéo.


Une dernière chose …

La meilleure façon de ne pas dépenser une fortune en stockage, c’est de déclencher avec discernement.
Puis de supprimer les photos inutiles sans état d’âme.
Les photographes experts ne gardent jamais toutes les photos prises.
Vous imaginez ??

Aucune photo ratée ne sera sauvée par Photoshop.
Quoi que les magiciens de YouTube puissent parfois laisser penser.

Les participants à la formation le savent.
Ils travaillent autrement dès le départ.


Jean-Christophe

PS: Pour en savoir plus sur le choix des cartes SD, j’ai écrit un guide complet ici :

https://www.nikonpassion.com/quelle-carte-sd-choisir-appareil-photo-reflex-hybride/


Le mot qui trahit les photographes qui stagnent

Un lecteur m’a envoyé un message à 23h42 dimanche, que j’ai vu alors que je cherchais une info en regardant le Grand Prix MotoGP.
Ce message a tout changé.

Il disait :
“Je veux commencer à sortir des sentiers battus, et du mode automatique pour donner un aspect encore plus artistique à mes photos.”

Je ne réponds pas à 23h42.
Toutefois ce message a tout changé au moment de vous écrire cette lettre ce matin.
Alors qu’un écran blanc de 13 pouces en face de moi attendait que je le remplisse, j’ai décidé de répondre en public.

Ça veut dire quoi “donner un aspect plus artistique à ses photos” ?

Rien, ou presque.

“Artistique” est un mot vide de sens que chacun remplit avec ses propres fantasmes photographiques.
Quant à “plus artistique”, ça signifie qu’on est déjà dans l’artistique.
Il suffit de continuer.

J’ai donc tourné autour du pot alors que le soleil me tapait dans l’oeil parce que je dois encore changer le moteur du volet roulant.
Il faut croire que cela m’a aidé car j’ai imaginé ces 3 questions.
Elles vont vous aider à atterrir si vous êtes en quête d’artistique.

Artistique comment ?

Plus de flou ? Plus de noir et blanc ? Plus d’IA ?
Des cadrages moins conventionnels ? Une ambiance lumineuse particulière ?
Un sujet moins banal ? De l’impressionnisme ?

Artistique par rapport à quoi ?

Par rapport à vos photos actuelles ?
Par rapport à ce que vous voyez sur Instagram ?
Par rapport à Cartier-Bresson ? À Nan Goldin ? À Ernest Cole ?

Artistique pour qui ?
Pour vous ou pour que les autres reconnaissent que c’est “de l’Art” ?

3 questions plus tard, vous n’avez pas les réponses encore.
Moi non plus.
Et je m’en moque car je ne cherche pas à faire « plus artistique ».
Ma photographie est censée raconter, mais ça c’est une autre histoire.

La vraie question derrière cette phrase sur l’artistique est souvent :
“Mes photos me semblent plates et je ne sais pas pourquoi.”

Ce qui est un problème de vision, pas un problème d’Art ou de mode auto.

Bref, il faut bien conclure car j’ai déjà tapé 1 973 caractères …

Adoptez une approche pragmatique.
Prenez une photo qui vous touche. Qui vous procure une vraie émotion.
Une des vôtres ou de qui vous voulez.
Observez-là pendant 15 minutes au minimum.
Notez tout ce qui vous vient.

Et demandez-vous pourquoi ça vous vient.

Vous travaillerez sur du réel, et non sur des envies nocturnes.


Jean-Christophe

PS : une bonne façon de penser à l’Art, c’est de l’étudier. La référence pour ça est Ernst Gombrich et son Histoire de l’Art qui en est à sa 16ème édition, excusez du peu.

C’est un pavé et de nos jours, la lecture des pavés est dépassée.
Alors je vous recommande les Lettres à un jeune poète de Rainer Maria Rilke.
Ça ne coûte rien, ça se lit vite, et comme vous allez le lire plusieurs fois, c’est tout bénèf.

Si vous êtes allergique à la lecture, ce qui ne devrait pourtant pas être le cas puisque vous lisez cette lettre tous les jours, notez qu’il y a un excellent documentaire sur Rilke sur Arte.

Quant à passer 15 minutes à regarder une photo, voici comment fait Mona avec ses yeux.
Moins pavé que Gombrich, tout aussi pertinent.


Elle débutait en photo – elle avait déjà compris ce que la plupart ratent

Nathalie participe à ma formation Lightroom Classic depuis 6 ans.
Elle m’a écrit ceci après avoir commencé :

===
Je suis relativement débutante en photo, et je n’ai quasiment aucune notion de post traitement.
Par ailleurs, j’avais bien conscience qu’il me fallait appréhender une méthode pour traiter tout le flux de photos que l’on a. Sans méthode, on est perdu face à tout ça.

J’ai cherché sur YouTube, sur les blogs, par-ci par-là, mais je n’ai rien trouvé de satisfaisant.
J’ai donc pris la formation pour apprendre à m’organiser, et découvrir le post traitement.

J’ai effectué en parallèle de la formation les opérations sur LR chez moi, et j’ai pu immédiatement prendre en main les choses, me poser des questions et les poser.
JC est toujours disponible pour répondre aux questions, que ce soit directement par mail ou sous les vidéos.

De manière générale, les vidéos sont très pédagogiques, les explications fournies sont bien détaillées et claires.
Il y a une progression des vidéos (correspondant à la méthode), de vrais bons conseils ….
J’aime beaucoup les parties « pratiques » avec partage d’écran, où on voit concrètement les actions qui sont effectuées.
Le fait d’avoir les vidéos à disposition en ligne permet de revenir dessus quand on veut et c’est bien pratique.

J’ai pas mal hésité avant de me payer la formation.
Pas toujours simple de se lancer.
Mais, je ne regrette pas mon achat.

Nathalie B.
===


Nathalie a fait quelque chose de rare.

Tout en apprenant la prise de vue, elle a cherché à gérer et traiter ses photos.
C’est rare car la plupart des gens accumulent d’abord.
Parfois pendant des années.
Et un jour ils se retrouvent avec dix mille photos sans référence, sans mot-clé, sans structure.
Et plus le courage de s’y mettre.

YouTube donne des réponses. Rarement une méthode.
On finit par savoir faire des choses isolées sans savoir dans quel ordre les faire, ni pourquoi.
Nathalie a fait le choix de la méthode.

Je ne le dis pas pour faire sympathique.
Je l’ai vécu concrètement : des milliers de photos inutilisables parce que non triées, non nommées.
Éparpillées sur deux disques différents. Avec des doublons ingérables.

Je me souviens qu’à l’époque, deux logiciels s’affrontaient.
Aperture sur Mac et Lightroom sur PC et Mac.
Aperture a disparu depuis, remplacé par Photos pour iPhone et Mac depuis quelques années.
Une boîte noire comme Apple sait les faire.

Si vous avez choisi Lightroom Classic, vous avez choisi le logiciel qui a survécu.
Celui qu’Adobe continue de développer activement.
Ce n’est pas un détail quand on construit une méthode de travail sur le long terme.

Ce logiciel est souvent décrié en raison de l’abonnement qu’il impose.
Plus rarement en fonction de ses fonctionnalités.

Alors quand une offre pertinente se présente, je ne résiste pas à l’envie de vous la partager.

En ce moment, Adobe propose via Amazon une réduction de 32% sur le tarif de l’abonnement annuel.
C’est une économie de 46,30 euros au tarif du jour.

Le lien Amazon ci-dessous affiche le tarif en temps réel.
Vous pouvez vérifier par vous-même.
Et l’abonnement annuel via Amazon n’est pas différent d’un abonnement direct Adobe.
Avec l’avantage du prix réduit à l’entrée.

Mais attention…

Il y a deux codes distincts et donc deux liens différents :

Si vous avez un doute sur votre formule actuelle, connectez-vous sur votre compte Adobe.
Votre abonnement en cours y est affiché clairement.

Un lecteur qui a fait ce choix m’a dit de vous signaler qu’il est très simple de passer de la précédente formule d’abonnement “Lightroom Photographie incluant Lightroom Classic, Lightroom Desktop, Photoshop et plus” à un renouvellement d’abonnement Lightroom Classic 1 To.

Amazon détaille le mode opératoire étape par étape lors de l’achat.
Aucune donnée n’est perdue lors du changement de formule.
Le catalogue Lightroom reste intact sur votre machine.


Jean-Christophe

PS : le tarif affiché dans cette lettre peut changer à tout moment.
Je ne contrôle ni Adobe, ni Amazon.
Il n’est donc en rien contractuel.


Le secret du numéro 13

“Si la photographie de votre vie privée finit par ressembler à de simples clichés de famille semblables à des millions d’autres, alors vous vous êtes égaré en chemin.”

Idée créative numéro 13. Michael Freeman.

Difficile à trouver, il n’est pas donné.
Il faut se rabattre sur Qu’est-ce qu’une photo réussie ?.

C’est vrai que beaucoup de photos de famille sont quelconques.
Vous savez, la photo de groupe devant un paysage, ou un château.
Tout le monde au garde à vous.

Ou la photo des copains en train à table, un soir de fête.
Levant leur verre face au photographe.
Avec un arrière-plan horrible.
On ne pense jamais à l’arrière-plan.

Je ne dis pas qu’il ne faut pas les faire ces photos.
Mais les qualifier d’images souvenir est plus juste.
Et nul besoin d’un appareil photo pour ça.
Un smartphone suffit.

J’en ai des centaines de ces images de famille, faites ainsi.

Quand je prends la peine de trimballer un appareil photo, j’ai envie d’autre chose.
Alors je me creuse la tête.
Je réagis à ce qu’il se passe au lieu d’avoir le nez plongé dans les menus de mon appareil.
Ça ne fait pas de mal aux méninges, et parfois ça donne des images étonnantes.

Comme celle-ci.

Elle s’est allongée sur ce banc pour souffler une minute.
J’ai saisi l’appareil et déclenché.
Pas de mise en scène.

Mais j’ai soigné l’arrière-plan avant d’appuyer.
Et j’ai choisi un rendu qui place le sujet dans son environnement plutôt que de le noyer dedans.

Trois décisions.
Dix secondes.
Pas le fruit d’un réglage cherché parmi 512 entrées de menu.
Mais des années à regarder des photos, à étudier, à prendre du recul.

Ah, j’oubliais…

Vous allez me demander avec quoi c’est fait si vous n’avez pas pris la peine de regarder les EXIF affichées.

Le NIKKOR Z 28 mm f/2.8, un des objectifs NIKKOR Z les moins chers.

Mais vous pouvez faire la même photo avec un 24-70 mm f/2.8 VR S II à 2 700 euros.
Le résultat sera identique. La décision de soigner l’arrière-plan, elle, n’est pas comprise dans le prix.


Jean-Christophe

PS : Le livre dont est extraite cette idée, 50 pistes créatives, est introuvable à prix raisonnable.
L’autre ouvrage de Freeman, Qu’est-ce qu’une photo réussie ?, est disponible.

Si vous l’achetez chez votre libraire, c’est très bien pour lui.
Si vous passez par mes liens, c’est très bien pour moi qui vous ai donné l’idée.
Aucun libraire ne me reverse rien sur les idées que je partage.
Sauf eux.


Ils avaient tous la même question …

Note : le code de réduction de 25% sur toutes mes formations est valable jusqu’à minuit.

https://formation.nikonpassion.com/?coupon=LQFBXVL

Pour les 20 ans de Nikon Passion, je suis allé à la rencontre de lecteurs et participants à mes formations.
A Paris et en région.

C’est différent des échanges par email.

Sur le terrain, les gens parlent.
Pas toujours de photo, d’ailleurs.
Souvent de ce qui les a amenés à suivre une formation.
Ou à l’envisager.
De ce qu’ils espéraient, de ce qu’ils n’avaient pas prévu.

J’ai croisé toutes sortes de profils.

Celui qui arrive avec un boîtier flambant neuf et une méfiance envers moi proportionnelle à son investissement.

Celui qui calcule le rapport qualité-prix de chaque minute passée à suivre une formation.

Celle qui ne sait pas encore ce qu’est une ouverture et qui s’excuse presque d’être là.

Celui qui maîtrise tout depuis 30 ans et qui écoute avec la patience polie de quelqu’un qui ne s’attend plus à être surpris.

Et l’autre, qui a une opinion sur tout et une pratique sur rien.

Tous posent la même question.
Formulée différemment, avec des niveaux de confiance variables : Est-ce que ça change vraiment quelque chose de se former ?

J’ai aussi entendu les témoignages de ceux qui avaient franchi le pas.

Une participante m’a dit qu’au début du Projet 52, elle s’était demandé dans quelle galère elle s’était embarquée. Quelques semaines plus tard, la photo hebdomadaire avait pris la place d’un rendez-vous dans son agenda.
Pas une contrainte. Une habitude choisie.

Un autre, photographe depuis l’argentique, m’a confié qu’il se cachait derrière la technique pour justifier ses ratages.
Il était technicien de la photo, disait-il.
La formation l’a forcé à se poser la seule bonne question : qu’est-ce que je veux photographier ?
Pas comment. Quoi.

Une personne qui utilisait Lightroom depuis des années ignorait les collections dynamiques et le travail au pinceau sur les visages.
Elle en est sortie avec des outils qu’elle n’avait pas.
Pas transformée. Enrichie.

Une photographe n’avait jamais réussi à saisir les sportifs en mouvement.
Des années de flou.
Elle m’a envoyé ses photos après la formation.
Les sujets étaient nets. L’émotion aussi.

Au delà des rencontres, il y a aussi ceux qui me parlent en dehors des formations.
Ceux qui se revendiquent autodidacte avec fierté.
Ce qui ne les empêche pas de me demander régulièrement d’écrire sur tel ou tel sujet.
Ces sujets-là, ils sont dans les formations. Ils l’ont toujours été.

Il y a celui qui me dit que tout ça ne sert à rien, que le regard ne s’apprend pas.
Je lui réponds que c’est vrai.
Et que c’est exactement pour ça que je ne propose pas des recettes de cuisine.

Je suis passé par là à mes débuts, avant de comprendre que je n’avais pas besoin de plus de technique.
Ce que j’entends, c’est toujours la même chose au fond.
Tous ces gens ont besoin d’un cadre, d’un rythme, de regards sur leurs images.

Ces regards, ils les trouvent en privé, dans la communauté associée aux formations.
Entre participants qui partagent leurs photos sans crainte.

C’est ce que j’apporte dans mes formations.
Pas des marathons, des modules courts, qui s’intègrent dans une vie réelle.
Entre deux obligations, le soir quand la maison s’est calmée.
Ou le matin, avant que la journée démarre.
Avec d’autres qui avancent au même rythme.

Jusqu’à ce soir, mes formations sont toutes à -25% :

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Jean-Christophe

PS : La meilleure question qu’on m’ait posée sur le terrain : “Pourquoi mes photos ne ressemblent pas à ce que j’avais vu ?”

C’est exactement à ça que je réponds.


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