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Test trépied Leofoto Poseidon LP-324C et rotule LH-40 : carbone et qualité de fabrication au programme

Capteur sensible et stabilisation de plus en plus efficace ne règlent pas tous les problèmes de prises de vue. Vous pouvez être amené à utiliser un trépied pour faire ce que votre boîtier seul ne sait faire : pose longue, photo de nuit, tournage vidéo, support de longs et lourds téléobjectifs. J’ai eu l’occasion de faire le test du trépied Leofoto Poseidon LP-324C avec la rotule LH-40, voici ce que je pense de ce modèle carbone modulable.

Test trépied Leofoto Poseidon LP-324C et rotule LH-40

Ce trépied Leofoto chez Miss Numerique

Article réalisé en partenariat avec Leofoto

Test trépied Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40 : présentation

Je vous en parlais dans un précédent test de trépied, la marque Leofoto est née en 2014, elle est basée à Guangdong en Chine. Elle propose une gamme bien fournie de trépieds, monopodes et rotules pour les photographes et vidéastes.

S’il est encore courant de trouver des accessoires photos de piètre qualité en provenance de Chine, ce n’est pas le cas chez Leofoto. La stratégie de la marque est de se positionner à la hauteur de ses concurrents directs, les bien connus Manfrotto ou Gitzo pour ne citer qu’eux.

Force est de constater dès la réception du trépied Leofoto Poseidon LP-324C équipé de sa rotule LH-40 que Leofoto a mis les petits plats dans les grands. Le tarif de l’ensemble reflète d’ailleurs la qualité perçue, j’y reviendrai.

Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40

le trépied Leofoto Poseidon LP-324C avec sa rotule LH-40

Si j’ai choisi ce modèle de trépied, c’est parce que je souhaitais évaluer l’intérêt d’un trépied de grande taille alors que mon Manfrotto MKB à usage urbain s’avère limité en hauteur, ce qui n’est pas sans me poser des problèmes en tournage vidéo. J’ai aussi un (bon vieux) Manfrotto 190 en acier, son poids est rédhibitoire, je ne le sors pas du bureau.

J’ai choisi de tester le modèle Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40 car il répond à mes critères : une hauteur variable pouvant atteindre 170 cm et des jambes en carbone pour un poids total (mesuré) avec rotule, sac et accessoires de 2,7 kg.

Le trépied Leofoto Poseidon LP-324C

Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40

le trépied Leofoto Poseidon LP-324C en position intermédiaire, avec sa rotule LH-40

Le trépied Leofoto Poseidon LP-324C se voit de loin avec ses trois jambes bleues en carbone et une construction aluminium pour le reste :

  • une hauteur maximale de 1,40 m (une colonne centrale optionnelle permet d’atteindre 1,70 m),
  • trois hauteurs intermédiaires (1,14 m, 86 cm et 55 cm),
  • une hauteur minimale de 17 cm,
  • il supporte 15 kg (la rotule seule supporte 20 kg),
  • il est livré avec deux jeux d’embouts, en caoutchouc (sols stables) et pointus en aluminium (sols meubles),
  • il mesure 48 cm une fois plié.

Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40

détail de la rotule Leofoto LH-40 et de la platine de support du boîtier

Notez que bien que je n’ai pas eu l’occasion de faire ce test du trépied Leofoto Poseidon LP-324C par grand froid, le carbone s’avère plus agréable à porter et manipuler que l’acier ou l’aluminium. A l’inverse du modèle testé précédemment qui n’était pas en carbone, pas besoin ici d’une bague en caoutchouc pour vous protéger du froid et faciliter la prise en main, le carbone l’évite.

Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40

la bague Twist-Lock de verrouillage des jambes 

Le système de déploiement des trois jambes met en œuvre des bagues Leofoto Twist-Lock revêtues de caoutchouc, ce qui facilite la prise en main. C’est rapide et efficace. Certains modèles concurrents utilisent un système de verrouillage par levier (rapide) ou des vis papillon (très lentes à régler). Avec le Leofoto Poseidon LP-324C, vous tournez la bague, vous tirez sur le tronçon de jambe, vous tournez à nouveau pour verrouiller et vous passez aux deux autres jambes.

Il ne vous reste plus qu’à choisir combien de jambes vous voulez déplier, vous pouvez disposer des 4 hauteurs différentes, voire de toutes les positions intermédiaires.

Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40

Les jambes du trépied Leofoto Poseidon LP-324C peuvent être déployées selon 4 hauteurs maximales différentes
jusqu’à 1,4 m pour la position la plus haute sans colonne centrale, 1,7 m avec colonne

Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40

le trépied Leofoto Poseidon LP-324C en position macro

Le mécanisme de blocage des jambes consiste en un levier que vous devez tirer pour l’écarter de la jambe, celle-ci peut alors pivoter pour prendre sa position. Ce principe vous donne trois angles d’inclinaison dont une position extrême qui permet d’être au plus proche du sol pour la macro (ou sur une table ou un véhicule pour la vidéo).

La colonne centrale est équipée d’un pas de vis inférieur, vous pouvez y fixer le mousqueton livré pour pendre un accessoire ou un poids facilitant la stabilité par grand vent. Ce système à vis facilite l’échange de pièces si toutefois vous perdez ou cassez le mousqueton.

La rotule Leofoto LH-40

J’ai reçu un kit comprenant le trépied et la rotule Leofoto LH-40. Celle-ci autorise toutes les positions du boîtier, dont la position portrait. Elle est dotée d’une couronne portant les indications d’angles si vous voulez faire des vues panoramiques par exemple. Ces indications sont fixes tandis que la rotule peut tourner, à vous de caler la bonne valeur.

Le principe de réglage de la rotule est le suivant :

  • la plus grosse molette (à gauche sur la photo ci-dessous) sert à régler l’orientation de la rotule sur 3 axes,
  • la petite molette supérieure à droite sur la photo est le frein qui limite le mouvement de la rotule pour assurer un réglage fin de la position,
  • la seconde petite molette inférieure verrouille ou libère la rotation de la base de la rotule, pour le panoramique en photo par exemple ou les plans dynamiques en vidéo,
  • la quatrième molette visible en haut sur la photo est celle qui verrouille la position de la paque de support du boîtier.

Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40

le mécanisme à trois molette et frein intégré
sous l’inscription « 240 », le pas de vis easy-link sert à fixer un bras complémentaire à accessoires (torche, smartphone, …)

La plaque de support du boîtier est au standard Arca-Swiss, elle se retire en écartant les mâchoires et se fixe au boîtier à l’aide d’une vis au pas standard. Les deux bandes crantées facilitent le positionnement du boîtier et sa stabilité. Le plateau est gradué pour vous aider à caler avec précision l’ensemble, y compris de façon répétitive si vous êtes amené à retirer le plateau et le boîtier. Notez qu’une fois en position, le plateau est bloqué aux deux extrémités, le risque de chute est inexistant (sauf si vous faites tomber le trépied, mais c’est une autre histoire).

Un petit niveau à bulle intégré s’avère pratique pour assurer le positionnement de l’ensemble. Je le trouve toutefois trop proche de la platine, la lecture de l’indication s’avère difficile une fois le boîtier monté, pensez à faire le niveau avant.

Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40

test trépied Leofoto Poseidon LP-324C : la platine de fixation

Mon avis sur le trépied Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40

Présentation et conception

Je dois reconnaître que Leofoto a bien fait les choses, et ça commence par le sac de transport. Alors que je reprochais une fabrication trop légère pour le précédent modèle, celui-ci est épais, avec des accroches de fermeture solides, de vraies coutures et une fermeture robuste. Il devrait s’avérer durable. La sangle d’épaule fait partie du lot, de même qu’une poche intérieure pour ranger les accessoires. 

Les 63 cm de longueur sont aisément logeables dans un coffre de voiture, le sac pourra de même être fixé à un sac à dos photo si vous êtes adepte des longues randonnées nature. La rotule reste en place une fois le trépied plié sans nécessiter une manipulation particulière comme c’est le cas avec certains modèles concurrents, pratique.

Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40

le trépied plié dans son sac, la rotule reste en place

Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40

le kit d’outils fournis dont différentes clés

Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40

test trépied Leofoto : les embouts à pointes métalliques

Leofoto livre deux jeux d’embouts qui vous permettront d’appréhender les différents types de terrains :  des embouts caoutchouc pour les sols stables et des embouts à pointe métal pour les sols meubles. Ces embouts se vissent sur la base de chaque jambe, se changent vite et sont remplaçables en cas de perte (un système de sécurisation par lacet passant dans l’embout reste possible).

Un joint torique évite l’entrée de poussières et d’eau, c’est d’autant plus pertinent que le trépied est water-proof, vous pouvez le poser dans l’eau sans risque. Le cas échéant, vous ferez sécher les différentes pièces en les démontant. Les embouts se dévissent, la jambe inférieure aussi.

A l’usage

Avec un poids contenu, le trépied Leofoto Poseidon LP-324C et sa rotule LH-40 sont pratiques à utiliser et à mettre en œuvre. Réglage rapide, bonne stabilité, positionnement précis de la rotule, fixation possible d’accessoires, la polyvalence est grande.

J’ai utilisé le trépied avec un reflex Nikon plein format équipé d’un zoom AF-S Nikkor 24-70 mm f/2.8 sans jamais ressentir de vibration pénalisante lors du déclenchement, ou de manque de stabilité de l’ensemble.

La position haute est pratique pour viser (viseur ou visée Live View), la position la plus basse autorise toutes les prises de vue en macro. Les positions intermédiaires vous offrent plus de souplesse encore selon le type de sujet et le mode de prise de vue, photo ou vidéo.

Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40

trépied Leofoto Poseidon LP-324C  : ne craignez pas de porter l’ensemble sans rien démonter

Le diamètre des molettes est suffisant pour pouvoir les tourner sans hésitation, y compris si vous portez des gants en hiver. Le positionnement des trois jambes est rapide, une fois que vous avez compris qu’il suffit de tirer le levier supérieur pour libérer la jambe et la positionner sur l’une des trois butées ou en position de transport.

Je parlais plus haut de qualité perçue et de tarif, nous y voici. Il vous faudra en effet débourser un peu moins de 400 euros pour faire l’acquisition de cet ensemble, ce qui peut vous sembler onéreux pour un trépied. Pour avoir fait le tour des modèles au moment de la publication de ce test, j’ai pu relever un tarif quasi-identique pour le Manfrotto Befree GT limité à 10 kg et 164 cm, une construction bien moins robuste pour le 3 Legged Thing Punks Billy avec rotule AirHed Neo (239 euros) comme le Jusino carbone TK-2835C + rotule FGS-36 (250 euros). Chez Gitzo dont la réputation n’est plus à faire et le tarif non plus, ajoutez plusieurs centaines d’euros.

Si vous envisagez un usage intensif dans un environnement éprouvant pour le matériel, avec des zooms lourds, je ne saurais que vous conseiller de penser à la protection de votre onéreux équipement de prise de vue, si le trépied casse, tout casse.

Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40

trépied Leofoto Poseidon LP-324C avec rotule LH-40 : poids plume !

En conclusion de ce test trépied Leofoto Poseidon, le trépied LP-324C avec rotule LH-40 s’avère un excellent compromis entre des modèles légendaires mais hors de prix et des modèles moins onéreux mais à la construction plus légère. La possibilité de pouvoir remplacer les différentes pièces en cas de perte ou dégradation est un plus.

L’utilisation s’avère simple et rapide, la précision des mouvements importante, la stabilité certaine. La marque Leofoto, qui pouvait vous sembler bien jeune il y a quelques années encore, a fait ses preuves depuis. Voici donc un trépied et sa rotule qui pourraient vous rendre bien des services.

En savoir plus sur les trépieds Leofoto sur le site du distributeur.

Les trépieds Leofoto sont disponibles chez la plupart des revendeurs spécialisés.

Ce trépied Leofoto chez Miss Numerique


Test trépied Leofoto Urban LX-324CT carbone avec rotule ball XB-38

Utiliser un trépied permet de faire des photos dans des conditions impossibles à obtenir à main levée. Que la lumière manque, qu’il s’agisse d’une pose longue ou que vous souhaitiez cadrer avec précision, le trépied est la solution. J’ai eu l’occasion de faire le test du trépied Leofoto Urban LX-324CT avec la rotule XB-38, voici ce que j’en pense.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

La marque Leofoto chez Miss Numerique

Article réalisé en partenariat avec Leofoto

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38 : présentation

Il est probable que la marque Leofoto ne vous dise pas grand-chose, c’est une marque toute jeune dans le monde de l’accessoire photo puisqu’elle est née en 2014, émanation de la société chinoise Zhongshan Laitu photographic Equipment Co. Ltd basée à Guangdong.

Leofoto a développé une gamme complète de trépieds, monopodes et rotules pour les photographes et vidéastes.

A la différence de nombreuses productions asiatiques, il ne s’agit pas de trépieds entrée de gamme à bas prix : au contraire, le catalogue Leofoto n’a pas grand-chose à envier en terme de qualité aux leaders du secteur (Manfrotto, Gitzo par exemple) si ce n’est une histoire encore un peu courte.

Pour ce test j’ai choisi un ensemble trépied et rotule de la série Leofoto Urban. La gamme Leofoto compte 8 séries qui répondent à différents besoins. Très sincèrement il y a de quoi s’y perdre tant les modèles sont nombreux. Pour faire mon choix j’ai donc listé mes besoins avant de consulter le catalogue. Je voulais évaluer un trépied :

  • qui me serve en ville comme dans la nature,
  • qui soit au moins aussi robuste que mes trépieds Manfrotto,
  • que je puisse emmener en voyage au besoin (auto, avion, moto),
  • dont le tarif reste inférieur à 400 euros avec la rotule.

Ces contraintes traduites en critères techniques me donnaient alors :

  • un trépied d’au moins 1,6 mètre,
  • modulable (hauteur, configuration),
  • capable de supporter un reflex comme un hybride avec un long téléobjectif (type 200-500 mm),
  • stable sur différents terrains (je photographie les pieds dans l’eau parfois)
  • aisément transportable à la main en ville,
  • avec une rotule 3D (je trouve ce réglage plus rapide).

J’ai finalement opté pour le modèle Leofoto Urban LX-324CT avec la rotule XB-38.

Le trépied Leofoto LX-324CT

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

trépied Leofoto Urban LX-324CT en position repliée, avec sa rotule à gauche

Le trépied Leofoto Urban LX-324CT propose :

  • une hauteur maximale de 1,71 mètre,
  • une hauteur minimale de 21 cm,
  • il supporte 15 kg,
  • il dispose d’embouts caoutchouc (sols stables) et d’embouts pointus en aluminium (sols meubles),
  • il mesure 48 cm une fois plié et pèse 2 kg.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

trépied Leofoto Urban LX-324CT en position repliée, l’autre face de la rotule

La fabrication carbone (10 couches) permet de réduire le poids (2kg), bien que la différence avec mon vieux Manfrotto 190 en métal ne soit pas si importante.

Le carbone est plus agréable à porter et j’ai moins ressenti le froid d’autant plus que l’une des jambes dispose d’un revêtement caoutchouc brun isolant. Ce revêtement reste toutefois peu pratique car pour bien tenir le trépied lorsqu’on le porte à la main, il suppose de le déplier légèrement, ce qui n’est pas pratique car l’ensemble a alors tendance à se déployer.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

la bague de verrouillage des jambes

Le système de déploiement des trois jambes est simple à manipuler. Il diffère des systèmes à verrouillage par levier (comme celui des Manfrotto récents) ou à vis papillon (comme les Manfrotto anciens) puisqu’il s’agit ici de tourner une bague pour déplier ou replier chaque jambe avant de tourner la bague en sens inverse pour bloquer la position (système Leofoto Twist-Lock). A l’usage je trouve cela rapide même s’il faut toujours effectuer le mouvement en trois étapes :

  • tourner la bague pour déverrouiller,
  • tirer la jambe (ou la rentrer),
  • tourner la bague pour verrouiller.

Il existe des mécanismes à deux étapes sur certains accessoires dépliables, qui évitent de tourner la bague car c’est la jambe qui tourne pour verrouiller la position. C’est encore plus rapide, toutefois je n’en ai pas vu sur les trépieds photo encore, la fiabilité n’est peut-être pas au rendez-vous.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

le trépied Leofoto Urban LX-324CT en position classique basse

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

le trépied Leofoto Urban LX-324CT en position haute

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

le trépied Leofoto Urban LX-324CT en position ras du sol avec tige centrale en position

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

le trépied Leofoto Urban LX-324CT en position ras du sol avec tige centrale retirée

Le mécanisme de blocage des jambes autorise trois angles d’inclinaison dont une position extrême qui permet de poser le boîtier au sol ou presque.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

le trépied Leofoto Urban LX-324CT et son crochet métallique

La colonne centrale du trépied dispose d’un crochet qui permet d’accrocher un accessoire (connectique vidéo, alimentation) comme un lest si vous cherchez la plus grande stabilité possible. Ce crochet métallique est vissé, il doit pouvoir être remplacé s’il vous arrivait de le perdre ou de le casser (mais je n’ai pas trouvé encore la référence de la pièce sur le site du distributeur).

La rotule Leofoto XB-38 avec plaque de connexion rapide BPL-50

Ce trépied est vendu avec sa rotule XB-38, de type Rotule-Ball. Ce type de rotule permet de régler la position grâce à une tête en forme de boule, selon trois axes. Le résultat est le même qu’avec un rotule 3D mais je trouve la manipulation plus rapide dans l’action.

La rotule 3D, avec ses trois réglages distincts, est toutefois plus précise selon l’usage que vous aurez du trépied, elle permet de verrouiller une ou deux positions tandis que les autres peuvent encore bouger. Tous les trépieds Leofoto sont vendus avec une rotule (ball, pendulaire ou tête vidéo), à vous de faire le choix du couple qui vous convient.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

le mécanisme à deux vis et friction intégré

Le mécanisme de réglage de la rotule, à friction réglable, comporte deux vis. La plus imposante des deux permet de caler la position souhaitée, tandis que la seconde vis, plus petite, permet de bloquer la rotation. Vous pouvez ainsi ajuster la position de votre boîtier pour faire un panoramique puis vous contenter de faire tourner l’ensemble rotule-boîtier sans risquer de modifier la position de la rotule.

Le réglage situé à l’intérieur du mécanisme de la grande vis permet d’ajuster la friction : plus vous le serrez, plus il faut forcer sur la tête inclinable pour la bouger, c’est une façon de gérer des mouvements précis comme de libérer l’ensemble pour changer totalement de position en un mouvement. Ce mécanisme regroupe donc les deux commandes par vis séparées de la rotule Manfrotto 496RC2 par exemple.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

test trépied Leofoto : la platine BPL-50

Un niveau à bulle intégré à la platine principale vous donne une indication bien peu lisible malheureusement une fois que le boîtier est en position. Le niveau est en effet trop proche de la plaque de fixation et se retrouve masqué par l’appareil photo. Mieux vaut caler la rotule avec le niveau avant de glisser l’appareil sur la platine, quand c’est possible.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

test trépied Leofoto : la rotule XB-38

La rotule XB-38 est équipée d’une plaque de connexion rapide BPL-50 qui se visse sur le boîtier ou le pied d’objectif, elle est compatible Arca-Swiss. Il suffit ensuite de glisser l’ensemble sur la rotule et de serrer la vis de maintien.

Ce principe est rapide à mettre en place, il présente toutefois un risque de chute si vous n’avez pas pris soin de tenir votre appareil photo d’une main pendant que vous serrez le blocage. Le système d’enclenchement de la platine Manfrotto, par exemple, est plus sécurisant bien que moins pratique à utiliser.

Par contre le réglage est très facile puisque tant la rotule que la plaque sont graduées et vous permettent de positionner avec soin votre appareil photo. Ce système permet aussi de déplacer latéralement le boîtier, ce qui peut s’avérer pratique pour cadrer avec précision sans devoir changer la position du trépied ou de la rotule.

Mon avis sur le trépied Leofoto Urban LX-324CT et sa rotule XB-38

Présentation et conception

Au quotidien le trépied prend peu de place une fois plié, le sac de transport rend l’ensemble facile à porter et à glisser dans un plus grand sac comme dans le coffre de votre voiture.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

le trépied plié dans son sac, la rotule reste en place

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

la poche extérieure pour rangement des accessoires

La finition de ce sac est un peu légère, j’ai vite cassé la boucle d’une des fermetures de la poche extérieure. Ceci m’arrive souvent avec d’autres accessoires (sac à dos par exemple) mais pour un trépied de ce prix, je pense que le fabricant doit rester vigilant sur la finition du sac aussi.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

test trépied Leofoto : les embouts à pointes métalliques

Leofoto a eu la bonne idée de livrer le trépied avec un jeu d’embouts de pied en caoutchouc et un jeu d’embouts à pointe métal. Ceux-ci sont plus fiables sur les sols meubles pouvant entraîner un glissement des embouts caoutchouc.

Ces embouts sont vissés sur la base de chaque jambe, ils se changent donc très vite et sont remplaçables en cas de perte. Ils sont dotés d’un joint torique qui évite le passage des poussières comme de l’eau à l’intérieur de la jambe.

La plupart des pièces qui composent ce trépied, comme d’autres modèles Leofoto, sont démontables pour pouvoir être nettoyées et séchées. Chaque trépied est livré avec un jeu d’accessoires (une colonne centrale courte, des clés pour chaque type de vis équipant le trépied), ils sont logés dans la poche du sac.

Cet ensemble s’avère de très bonne facture, la qualité perçue est similaire à celle de modèles concurrents et la qualité réelle, en utilisation courante, aussi. Il faudrait un test sur la durée pour vous garantir que la fiabilité est la même que celles des trépieds d’autres marques, ce que je n’ai pas fait, mais je ne suis pas inquiet.

A l’usage

L’ensemble s’avère pratique et léger à manipuler et transporter, le déploiement des jambes est rapide et fiable, je n’ai constaté aucun défaut de serrage en position verrouillée.

La possibilité de monter haut (1,7m) est pratique pour utiliser le viseur optique ou électronique de votre boîtier (il est alors à hauteur de vos yeux) tandis que la position au plus près du sol est un atout pour les amateurs de macro et de photo rapprochée (insectes, fleurs, petits détails).

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

trépied Leofoto : la position portrait

J’ai utilisé l’ensemble dans différentes configurations, dont le cadrage portrait illustré sur la photo ci-dessus. Le positionnement de la rotule est rapide et précis, la vis de blocage reste toutefois proche de la semelle du boîtier avec un reflex plein format, à main nu ça fonctionne très bien, avec des gros gants d’hiver la place manquera probablement un peu.

Le positionnement des jambes, avec le système de crans, nécessite un temps d’adaptation. Une fois que vous avez compris comment les libérer et repositionner, il s’avère rapide et – surtout – fiable.

Face à la concurrence, ce trépied Leofoto s’en sort plutôt bien. Proposé à moins de 400 euros TTC (tarif constaté mai 2019 379 euros, à revérifier avant achat), il propose une fiche technique plus intéressante que le Manfrotto MK290XTC3-BH (charge maximale limitée à 5kg, encombrement supérieur en position pliée, tarif inférieur de 30 euros) tandis que le Manfrotto Element Traveller MKELEB5CF-BH est plus proche avec 8 kg de charge mais une hauteur maximale inférieure. Il coûte toutefois près de 150 euros de moins. Chez Gitzo, comptez plus du double du prix pour le Mountaineer GT3542L aux prestations proches.

Au final ce trépied Leofoto est un modèle à considérer si vous recherchez un ensemble trépied + rotule fiable, bien construit, transportable aisément et réparable. La manipulation s’avère aisée, le positionnement rapide, les accessoires fournis sont complets. Les quelques défauts mineurs relevés ne sont en rien bloquants.

Un tel trépied représente un investissement non négligeable, mais tenez compte du fait que vous lui confiez votre matériel photo bien plus onéreux et que la moindre chute ou rupture n’est pas permise. Seule la notoriété de la marque Leofoto, jeune, n’est pas équivalente à celle de ses concurrents, mais au final le produit rend le service attendu et c’est bien là ce qui nous importe.

En savoir plus sur les trépieds Leofoto sur le site du distributeur.

Les trépieds Leofoto sont disponibles chez la plupart des revendeurs spécialisés.

La marque Leofoto chez Miss Numerique


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