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Test Nikon D3300 : 1 mois avec le reflex Nikon APS-C

Le meilleur des tests techniques ne saurait remplacer l’expérience que l’on peut avoir en utilisant un appareil photo au quotidien. Loin des grilles et courbes que seuls quelques ingénieurs férus d’électronique savent interpréter avec précision, je préfère vous proposer un test Nikon D3300 après avoir utilisé le petit Nikon pendant un mois.

Test terrain Nikon D3300 : 1 mois avec le reflex Nikon APS-C

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Le Nikon D3300 est le ‘petit‘ Nikon, il s’agit en effet du modèle d’entrée de gamme qui a la lourde charge de convertir les utilisateurs de compacts et bridges au monde merveilleux du reflex (voir la présentation complète). Pour arriver à ses fins, le D3300 a pris soin d’ajuster sa fiche technique : capteur à 24Mp sans filtre passe-bas, processeur d’images Expeed 4, rafale à 5 vps, mode vidéo Full HD …

Le D3300 doit également affronter la concurrence interne puisque le Nikon D5300 (et le tout récent D5500) vous proposent encore un peu plus de performances et de confort pour une différence de prix raisonnable. J’ai donc pris le temps d’évaluer plusieurs aspects pratiques ainsi que l’ergonomie et le plaisir de photographier avec ce boîtier pendant près de 4 semaines, de quoi me faire une bonne idée.

Test Nikon D3300 : présentation

Le Nikon D3300 est un boîtier reflex compact et léger, très proche d’un bridge. Le zoom 18-55 mm VRII qui l’accompagne la plupart du temps dans la formule kit dispose d’une bague de verrouillage pendant le transport qui permet de réduire encore la longueur totale de l’ensemble. Je reviendrai sur l’utilisation de cette bague qui n’est pas sans présenter quelques défauts toutefois (voir mes recommandations d’objectifs pour le Nikon D3300).

A l’inverse des D5300 et D5500, le D3300 embarque un écran arrière fixe. Point de tactile non plus (comme sur le D5500) et donc pas de possibilité d’orienter l’écran vers vous (mode Selfie !!) ou de prendre une photo au ras du sol ou bras levés, il faudra donner de votre personne.

Test terrain du Nikon D3300

Le Nikon D3300 avec l’objectif Nikon 18-55 mm VRII et son bouton de verrouillage

Ce modèle d’entrée de gamme fait également l’impasse sur le module GPS (présent sur le D5300 mais curieusement absent sur le D5500). Pas de Wi-Fi intégré non plus, Nikon proposant l’option module additionnel pour envoyer les photos sur votre smartphone ou tablette. C’est fonctionnel mais il faut débourser le prix du module et surtout ne pas le perdre tant il est petit …

Le D3300 reprend des couleurs dès lors que l’on s’intéresse à sa fiche technique. Le capteur au format APS-C (Nikon DX) est le 24MP présent sur les autres modèles de la gamme APS-C. Dopé pour grimper à 12.800 ISO il fait un peu mieux que celui qui équipe le précédent Nikon D3200.

Le module autofocus est le Nikon Multi-CAM 1000 à 11 points AF (dont un capteur en croix plus sensible au centre). Si le nombre de points AF peut sembler faible par rapport aux 39 points des D5300 et D5500, force est de constater que la réactivité est bien-là. De plus cet AF ne m’a jamais trahi en basse lumière, il est capable de faire la mise au point quand la lumière manque pour vous permettre de tirer profit des hautes sensibilités gérées par le capteur.

Test terrain du Nikon D3300

Le mode Guide du Nikon D3300

Boîtier avant tout dédié aux débutants et amateurs en photographie numérique, le D3300 propose la plupart des modes scènes bien connus (préréglages selon le type de photo), un mode automatique qui vous dégage de tout choix fondamental et un guide intégré pour vous familiariser avec la photo.

Ce guide intégré vous propose de définir quel type de photo vous voulez faire, et c’est le boîtier qui va régler chacun des paramètres de prise de vue pour optimiser le résultat. Si l’interface est plutôt conviviale, on regrette amèrement l’absence d’écran tactile pour naviguer d’un écran à l’autre.

Les plus experts pourront accéder directement aux modes de prise de vue P, S, A, M pour prendre le contrôle du boîtier. La molette supérieure est le centre de pilotage névralgique du boîtier.

L’écran arrière s’avère plutôt agréable à l’utilisation, il sait rester lisible au soleil malgré qu’il reste fixe.

Enfin le Nikon D3300 dispose d’un mode vidéo qui remplacera sans aucun problème votre caméscope familial avec son mode FullHD 1080p, son autofocus et la possibilité de filmer avec la même plage de sensibilité qu’en mode photo (seule la durée de chaque séquence est plus limitée par contre).

Ergonomie et accès aux fonctions principales

Ne cherchez pas les touches à accès rapide sur le D3300, ce n’est pas son genre. La plupart des réglages vont donc se contrôler depuis le menu, ce qui correspond aux besoins de nombreux photographes débutants qui n’ont souvent que faire de touches additionnelles dont ils ne saisissent pas toujours l’intérêt.

Nikon a quand même pris soin de laisser les seules touches qui s’avèrent indispensables : l’accès au mode Live View, le déclencheur vidéo et le pad arrière de réglage du point AF (et de navigation dans les menus) ainsi que le verrouillage d’autofocus et l’indispensable molette arrière de réglage. C’est simple et sobre.

Test terrain du Nikon D3300

Affichage bleu avec les trois couronnes symbolisant la vitesse de prise de vue, l’ouverture du diaphragme et la sensibilité
Test terrain du Nikon D3300

L’affichage en mode expert ou P,S,A,M

Test terrain du Nikon D3300

L’affichage en mode Guide

Selon les préférences que vous définirez dans le menu, l’afficheur prendra différentes allures : du guide interactif aux réglages avancés en passant par le trio de molettes indicatrices de la vitesse, l’ouverture et la sensibilité. Vous pouvez donc configurer le D3300 comme bon vous semble, même le jeu de couleurs peut varier.

Le capot supérieur abrite la couronne de commande qui vous donne accès aux différents modes de prise de vue : la séquence P, S, M pour les plus experts, le mode automatique (en vert), le mode Guide et les modes scènes. S’il est probable que de nombreux utilisateurs restent calés sur Automatique, sachez toutefois que ce boîtier peut très bien être piloté comme un modèle expert avec décalage du programme en mode P et gestion manuelle de la vitesse et de l’ouverture.

Test terrain du Nikon D3300

La couronne supérieure de choix des modes de prise de vue – à sa droite le déclencheur vidéo et le correcteur d’exposition

Gabarit et prise en main

Le Nikon D3300 tient dans la main ! S’il n’est pas aussi compact que sait l’être un Canon EOS 100D (trop peut-être d’ailleurs), il faut reconnaître que ce petit reflex ne prend guère de place dans un sac. Si vous prenez le soin de l’équiper du 18-55 mm avec bouton de verrouillage (ou d’un autre objectif doté du même bouton), il est même encore plus compact.

Test terrain du Nikon D3300

Prise en main du Nikon D3300

Ce bouton permet de rentrer l’objectif pendant le transport pour gagner quelques centimètres. Il s’avère par contre peu pratique à l’usage car le boîtier refuse systématiquement de fonctionner si vous ne déverrouillez pas l’objectif. Même si vous ne voulez que vérifier une entrée du menu. De plus, n’étant pas couplé à l’interrupteur général comme c’est le cas sur certains Nikon One hybrides, ce bouton ne peut à lui seul allumer le boîtier, vous imposant une double action sur le bouton et l’interrupteur. Une configuration peu pratique mais le gain en longueur de l’optique est à ce prix.

Test terrain du Nikon D3300

Le Nikon D3300 avec objectif 18-55 mm verrouillé

Test terrain du Nikon D3300

Le Nikon D3300 avec objectif 18-55 mm sur 55 mm (télé)

Test terrain du Nikon D3300

Le Nikon D3300 avec objectif 18-55 mm sur 35 mm (le plus court possible sans verrouillage)

La poignée droite du boîtier qui permet de le prendre en main s’avère assez ergonomique et creuse, elle conviendra à la plupart des utilisateurs. Seuls ceux dotés des mains les plus grosses trouveront à redire et devront tester avant l’achat pour se faire leur propre idée.

Le viseur est conforme à ce que l’on connait des reflex APS-C : la visée est un peu étriquée (surtout si l’on compare aux modèles experts), le viseur optique étant par contre agréable à utiliser. Attention néanmoins car le cadre visé n’est pas à 100%, la photo finale cadrera donc toujours un peu plus large, mais avec 24 Mp vous avez de quoi recadrer sans problème.

Test terrain du Nikon D3300

Le viseur du D3300 avec son correcteur dioptrique sur le côté droit pour ajuster la netteté en fonction de votre vue

Le Nikon D3300 à l’usage

La qualité première que l’on demande à un reflex, c’est de faire de meilleures photos qu’un compact ou un SmartPhone. Et en cela le D3300 ne vous décevra pas. Qu’il s’agisse de la visée, claire, du capteur, sensible et bien défini, de l’autofocus, rapide et fiable ou de la montée en sensibilité, le capteur APS-C, le D3300 se sort de la plupart des situations.

Certes, il ne faut pas lui demander de concurrencer un modèle expert, mais si l’on met en perspective le tarif public et les capacités de ce modèle, il n’a pas à rougir. Le D3300 pourrait d’ailleurs prétendre au titre de second boîtier si vous cherchez à voyager très léger et n’appréciez pas les modèles hybrides ou à viseur électronique (et il garde la monture Nikon F).

J’ai particulièrement apprécié la réactivité du D3300 qui ne lambine pas : le processeur Expeed 4 fait son boulot et il le fait bien. L’autofocus est rapide, la limite des 11 points AF ne s’avérant pas pénalisante à l’usage tant que l’on ne cherche pas à faire des photos d’action trop rapide. Le déclenchement est immédiat, les photos défilent vite à l’écran, la navigation dans les menus est fluide. L’Expeed 4 est le processeur qui équipe les modèles pros les plus récents de la gamme, ceci explique cela.

La mesure de lumière est un autre élément de comparaison d’un boîtier à l’autre. Exposer juste, vous donner une image ni trop sombre ni trop claire (sous-exposée ou sur-exposée) est une des qualités que l’on attend d’un reflex. Nikon a bâti sa réputation en bonne partie sur une capacité à bien gérer la lumière, ce que l’on retrouve dans ce modèle aidé là-aussi par un processeur rapide et performant.

Il convient toutefois de rester attentif au réglage de sensibilité. Si celui-ci est capable de grimper à 12.800 ISO, les images faites à cette valeur très élevée ne sont pas exemptes de bruit numérique, d’autant plus visible si vous vous contentez de photographier en JPG sans passer par le RAW et une bonne gestion du bruit en post-traitement.

Il vaut mieux limiter la sensibilité à 6400 ISO pour avoir de meilleurs résultats, que ce soit par le biais du réglage ISO-Auto ou par le réglage direct dans le menu.

Le viseur, élément important au quotidien, s’avère clair et ne m’a pas posé de problèmes d’horizontalité des images comme j’ai pu en avoir sur d’autres modèles. Aux distances focales les plus courtes, il est en effet fréquent d’avoir des images qui ‘penchent’, je n’ai pas constaté ce phénomène avec le D3300. Si cela vous arrive, un simple recadrage logiciel règle le problème vue par vue en quelques clics.

Test terrain du Nikon D3300

La batterie dans son logement sous le boîtier

L’autre point important d’un reflex c’est sa capacité à tenir le coup en matière d’alimentation. Et sur ce point le D3300 est un costaud : la batterie tient la distance et vous offrira sans problème un week-end complet de photo sans devoir être rechargée. Attention quand même si vous utilisez fréquemment l’écran arrière et/ou le mode vidéo, ce sont de gros consommateurs.

Mon avis sur le Nikon D3300

Les différences avec le précédent Nikon D3200 ne sont pas si flagrantes mais le processeur Expeed 4 à lui seul et le léger gain en sensibilité méritent que ‘on s’intéresse au D3300 plus récent. Le boîtier fait ce pour quoi il est conçu : des photos de qualité, sans vous demander trop de maîtrise de la photo, dans les différentes situations de prise de vue. Seules ombres au tableau, un écran fixe et non tactile et l’absence d’un mode Wi-Fi bien pratique pour partager rapidement une photo via un mobile connecté.

Je ne serai pas aussi élogieux envers le 18-55 mm VRII du kit utilisé qui reste un peu mou et en retrait par rapport au potentiel du boîtier. Mieux vaut vous orienter vers une optique plus généraliste et plus performante comme le Nikon 18-105 mm. L’autre solution consiste à utiliser une focale fixe (35mm, 50mm) qui saura tirer profit du capteur, des basses lumières (l’ouverture d’une focale fixe est plus favorable) et vous donnera des résultats bien meilleurs particulièrement quand la lumière manque.

Test terrain du Nikon D3300

La carte SD (un seul emplacement) dans son logement à droite du boîtier

Ce Nikon D3300 a pour lui un tarif très attractif qui en fait une option intéressante en remplacement d’un modèle plus ancien comme d’un compact ou bridge moins évolué. Il peut également seconder un modèle expert plus lourd et moins compact pour vous permettre de voyager léger tout en continuant à utiliser vos optiques Nikon.

Les Limites du Nikon D3300

Test terrain du Nikon D3300

Le flash intégré en position sortie

Chaque boîtier a ses limites, voici celles que j’ai relevées sur le D3300 :

  • le boîtier ne dispose pas d’une motorisation autofocus intégrée, il faut donc utiliser des objectifs Nikon AF-S ou compatibles chez les opticiens indépendants
  • il manque un test de profondeur de champ pour les plus experts
  • l’écran fixe limite les possibilités créatives à la prise de vue
  • la protection tous temps et l’étanchéité à la poussière ne sont pas celles des modèles experts (mais plus onéreux)
  • il manque cruellement un module Wi-Fi intégré pour la partage rapide des photos
  • le flash intégré a une portée limitée imposant le recours à un modèle additionnel pour augmenter la distance d’éclairage
  • la sensibilité limite de 12.800 ISO donne des images brutes de boîtier assez bruitées imposant un traitement logiciel sur base de fichier RAW pour être vraiment exploitées en grand format

A qui s’adresse le Nikon D3300 ?

Usages familiaux grand public, profil amateur  

Le Nikon D3300 est une belle alternative aux modèles grand public moins performants que sont les compacts, bridges et Smartphones. Doté d’un capteur APS-C de bonne taille, il s’avère réactif, polyvalent, encaisse bien les basses lumières et sait filmer comme un modèle plus expert.

La taille réduite, le poids plume et l’excellente résistance de la batterie vous permettront de l’oublier dans le sac pour l’avoir toujours à disposition et ne plus rater LA photo.

Utilisé en mode tout automatique comme en mode expert, ce D3300 vous permet de mettre un premier pied dans la photo reflex tout en faisant immédiatement de meilleures photos et en vous laissant une belle marge de progression par la suite.

Test terrain du Nikon D3300

La connectique du D300 sur la gauche du boîtier, bien protégée par deux trappes distinctes

Usages avancés, profil expert  

Le D3300 est très proche du modèle D5300 et en retrait par rapport au récent D5500. Si ses performances photo ne sont pas en cause, c’est plus du côté de l’ergonomie qu’il faut être vigilant, l’écran et l’autofocus faisant la différence.

Usages avancés, profil professionnel

Utilisé en complément d’un reflex Plein Format, le D3300 pourra séduire les plus pros en quête d’un enregistreur vidéo indépendant ou d’un boîtier très léger et compatible avec leurs objectifs Nikon. On lui préférera toutefois le Nikon D5500 bien plus agréable à utiliser et doté lui-aussi du processeur Expeed 4 et du capteur 24 Mp.

Test Nikon D3300 : des photos !

Les images ci-dessous ont été faites en JPG Fine, la plupart des réglages du boîtier en automatique (mode de prise de vue Priorité Ouverture ou P).

Test terrain Nikon D3300

Test Nikon D3300 : La mesure de lumière traite bien les contrastes importants ombre/lumière

Test terrain Nikon D3300

Exemple de mesure de lumière en plein contre-jour, le ciel restant correctement exposé et l’herbe bien visible aussi

Test terrain Nikon D3300

Test Nikon D3300 : Un autre exemple de lumière de fin d’après-midi

Test terrain Nikon D3300

Test Nikon D3300 : En intérieur sans flash

Test terrain Nikon D3300

Test Nikon D3300 en portrait à l’improviste, la réactivité du D3300 est appréciable avec les enfants

Test terrain Nikon D3300

En très basse lumière, inutile de pousser la sensibilité pour s’en sortir, l’autofocus réagit très bien aussi

Test terrain Nikon D3300

Test Nikon D3300 en haute sensibilité, le bruit monte vite tout en restant acceptable sur un petit format d’affichage ou de tirage

Test terrain Nikon D3300

Le 18-55 mm reste en retrait en terme de piqué d’image mais il permet de garder un tarif kit serré

Test terrain Nikon D3300

La mesure de lumière se sort très bien des situations difficiles, tout comme la balance des blancs en automatique

Test terrain Nikon D3300

A 12.800 ISO on sent très nettement la montée du bruit numérique avec un manque de piqué de l’image et l’apparition de points colorés

Test terrain Nikon D3300

Un autre exemple de mesure de lumière difficile pour laquelle le D3300 a bien réagi

Test terrain Nikon D3300

En hiver la lumière manque mais le rendu est agréable avec le respect du détail au niveau des arbres dans le brouillard

Test terrain Nikon D3300

En photo rapprochée, le 18-55 mm montre ses limites mais la profondeur de champ reste intéressante à grande ouverture de diaphragme

Test terrain Nikon D3300

Test Nikon D3300 : Une première vue comparative à la focale 18 mm, position grand-angle du 18-55 mm

Test terrain Nikon D3300

La même vue à la focale 55 mm du 18-55 mm, position télé-objectif

Test terrain Nikon D3300

La mesure de lumière se sort à nouveau bien de la grande différence entre la luminosité du ciel et l’ombre sous le pont

Merci à Nikon France pour le prêt du matériel lors de ce Test Nikon D3300.

En savoir plus sur le Nikon D3300 sur le site Nikon.

Vous avez des questions complémentaires ? Les commentaires sont faits pour ça …

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