Dimanche, bien qu’il fasse beau dehors, j’ai passé deux heures devant mon écran.
Pour trouver une solution à un problème autour duquel je tournais en rond depuis cinq jours.
Ma récente séance de portrait en studio.
Lorsque j’ai partagé les premiers tirages dans une galerie Lightroom à mon modèle, il m’a répondu ce que je savais déjà.
“Les poses sont top, vraiment, mais le rendu, je sais pas, c’est sombre non ?”
Oui. Le fond blanc du studio sortait gris.
Et plombait l’ensemble.
Vous savez comment ça fonctionne : pour passer d’un fond blanc à un fond sombre en studio, on ne change pas le fond. On change l’éclairage.
Et là, l’éclairage était trop juste.
Alors je me suis mis au boulot.
Pas un truc à la Photoshop pour maquiller le fond, changer sa couleur, et vas-y que je te tripatouille les curseurs pour montrer ma maîtrise de Toshop.
Non. Je suis plutôt du genre teigneux en post-traitement.
J’utilise des outils simples, encore et encore, jusqu’à trouver la façon de m’en sortir.
Jouer avec 18 calques, 9 fusions, 3 coups d’IA et des trucs qui ne fonctionnent que sur la photo servant à la démo, très peu pour moi.
J’ai fini par tester une bascule de couleur.
Au lieu du fond gris, un joli vert bouteille.
Avec un zeste d’orange sur les visages. Léger, le zeste.
Ce n’est pas validé encore, je ne peux toujours pas montrer ces photos.
Mais vous pouvez voir la planche contact sur Telegram.
C’est là que je partage mon activité au quotidien.
Le résultat est très différent des premiers tirages.
Ma collègue portraitiste à laquelle j’ai montré un aperçu en pleine nuit, a adoré.
Ce que j’ai fait là, tout le monde peut le faire.
Il suffit de se dire “ce que j’ai obtenu ne me convient pas, je recommence”.
Ça ne coûte que quelques mouvements de curseurs.
Seulement, j’entends souvent la même chose chez ceux qui se forment aux logiciels photo.
Ils apprennent les fonctions de base, utilisent des presets, puis s’y tiennent.
“Je ne suis pas graphiste, je suis photographe.”
Je préfère le mot “tireur” à “graphiste”. Ce ne sont pas les mêmes métiers.
Mais de nos jours, tout photographe doit savoir tirer.
Pas pour faire du graphisme.
Pour que la photo finale ressemble à ce qu’il a voulu faire, et non à ce que le logiciel a décidé tout seul.
Sans ça, vous vous contentez d’une apparence que vous n’avez pas choisie.
Les participants à mes formations Lightroom Classic et Luminar NEO le savent.
Ils ne cherchent pas à tout maîtriser d’un coup.
Ils savent juste qu’une photo qui ne leur convient pas mérite d’être retravaillée.
Et ils ont les outils pour le faire.
Cette différence-là, elle se voit dans leurs photos.
Si vous voulez rejoindre ceux qui tirent vraiment leurs images, les deux formations sont ici :
Pourquoi pas d’autres logiciels ?
Parce que je ne les utilise pas, il m’est donc difficile d’en parler avec pertinence.
Jean-Christophe
PS : “Tirer” au sens photographique, c’est choisir.
Choisir l’exposition finale, la couleur, le contraste, la densité.
Ce n’est pas retoucher pour corriger.
C’est décider à quoi ressemble votre photo. Ça s’apprend.
Le meilleur moyen d’apprendre à tirer, c’est de regarder les photos des autres.
Pour savoir comment tirer les vôtres.
Par exemple :
Photo nature : Erwan Balança
Photo onirique : Myriam Dupouy
Photo nocturne : Joël Klinger
Urbex : Philippe Sergent
Pose longue : Christophe Audebert
Safari : Francis Bompard
Et il y a en plein d’autres…

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