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Emplacement carte mémoire du Nikon Z9

Faut-il 500 Go de cartes pour photographier sereinement ? Faut-il tout garder pour ne rien regretter ?

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Je ne vous apprends rien, il y a deux crises en photographie actuellement.

La première, c’est la mémoire.
Cartes, disques, quel que soit le support, la disponibilité est réduite et les tarifs grimpent.

La seconde, ce sont les chargeurs.
Une loi européenne interdit la livraison de chargeurs avec les appareils qui en nécessitent un.

Autant j’estime que cesser de stocker des dizaines de chargeurs quand un seul suffirait est une bonne idée,
autant je coince sur le tarif de la mémoire.

Vous savez comme moi qu’il s’agit plus d’un enjeu économique international que d’un souci de fabrication.
J’ai même lu récemment qu’une marque de smartphones achèterait toute la mémoire disponible pour en priver ses concurrents.

Face à ces enjeux qui nous dépassent, j’ai pris plusieurs résolutions.

La première consiste à ne pas avoir besoin de plus de mémoire.
Je me limite à deux cartes QXD de 32 et 64 Go, bien suffisantes pour mes boîtiers 24 Mp.
Il me reste deux anciennes cartes SD de 32 et 64 Go qui assurent le débordement dans les seconds emplacements.

Pour ce qui est des fichiers à stocker sur mes disques, là aussi la solution est simple.
Tout ce qui n’est pas intéressant dégage.
Photos quelconques ? Poubelle.
Photos “qui pourront toujours servir un jour” ? Elles ne servent jamais. Poubelle.
Photos “vraiment utiles” ? Archivées sur disques.

Je gère des photos numériques depuis l’année 2000.
79 205 à l’instant où j’écris ceci.
Tout tient en moins de 2 To.
Que je duplique, conformément à mes principes d’archivage pérenne.

Vous tiquez ?

Franchement, 79 205 photos, c’est déjà énorme pour un seul photographe, non ?
C’est aussi pour cela que j’ai entamé une procédure de tri sélectif et de suppression.
Parmi ces photos, il y a de nombreuses photos de tests pour Nikon Passion.
Occuper de la place disque avec les tests des anciens reflex, quel intérêt de nos jours ?
Alors je supprime, avec discernement.

En matière de charge, j’ai décidé ceci : plutôt que de multiplier les batteries, j’optimise mon parc de chargeurs.

Un seul chargeur pour tous les appareils mobiles, smartphones, tablettes, caméras.
Le chargeur que j’utilise au quotidien est celui-ci.

Un chargeur pour les piles AA et AAA, télécommandes, flashs, tout ce qui en mange.
Cette marque ne m’a jamais trahi.

Deux chargeurs pour les batteries d’APN.
Le premier est fixé à demeure dans ma boîte de chargeurs sur mon bureau, un par marque.
Le second rejoint mon sac photo chaque fois que je pars plusieurs jours.
Plutôt que d’investir dans du Nikon plus onéreux, celui-ci est un bon choix.

J’ai deux batteries, pas plus.
Une batterie se recharge le temps d’un déjeuner ou d’un trajet.
Avec deux batteries, je n’ai jamais eu le moindre problème de capacité.

J’entends bien qu’un photographe qui part en randonnée en montagne pendant une semaine a d’autres besoins.
Je parle pour moi, c’est évident.
Mais combien de photographes sont éloignés pendant plusieurs semaines d’une prise de courant, de nos jours ?

La vraie économie n’est pas dans l’accumulation.
Elle est dans le choix de ce qu’on garde, et de ce qu’on supprime.
C’est exactement ce que j’enseigne dans “Archivez pour la vie” : un système simple, pérenne, qui ne dépend ni de votre niveau technique ni du prix des disques.


Jean-Christophe

PS : Si vous avez envie de mettre de l’ordre dans vos archives une bonne fois pour toutes, le programme est là.


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