Mercredi soir. Vent, giboulées, rien qui donne envie de sortir.
Alors j’attrape mon sac photo et je traverse la ville pour une séance de portraits.
Papotage avec ma compère portraitiste en arrivant.
Elle a convié Philippe, un modèle que je connais bien et qui arrive peu après.
Ce n’est pas celui que j’attendais.
Le Philippe convié par l’une n’est pas le Philippe attendu par l’autre.
Quiproquo. Nous en rions.
Mais je me retrouve bête face à un inconnu.
C’est d’autant plus perturbant que ce Philippe là est comédien.
Et pour le studio, après une longue période d’abstinence, je suis encore rouillé.
Alors j’ai quelques appréhensions à lui tirer le portrait.
Mais je n’ai pas le choix.
Il est là, attend que la séance débute, je n’ai plus qu’à oublier mes appréhensions.
Nous réglons les éclairages bien vite.
2 sources, 2 boîtes à lumière. Rien de compliqué (je détaille dans le PS).
Premières photos pour lancer la séance.
Ne pas trop réfléchir.
1 heure plus tard, fin de partie.
Le modèle est content de ce qu’il voit.
Moi aussi.
Le boîtier, l’objectif, les réglages ? Ce n’est pas le sujet.
Les photos priment.
En laissant de côté mes appréhensions, en cassant la glace avec cette personne que je ne connaissais pas une heure avant, j’ai réussi à obtenir des images intéressantes.
Elles vont alimenter son book de comédien.
Comme mon book de photographe.
Ce qui a rendu la séance possible, c’est d’avoir quelque chose à proposer.
Une direction, des idées de poses, une façon de construire le portrait.
Pas de l’improvisation totale.
Si vous voulez travailler ce terrain-là, le livre 50 techniques créatives pour photographier un portrait est une ressource pertinente.
Pas un catalogue de recettes mais une façon de voir au-delà de ce qu’on a en tête avant d’appuyer sur le déclencheur.
Le lendemain matin, un lecteur ayant un APS-C me dit qu’un plein format lui laisse imaginer du mieux.
Sans réellement savoir quoi.
Ma réponse ?
Ton boîtier a largement de quoi faire avant que tu envisages autre chose.
Ce qui manque rarement, c’est le capteur.
Ce qui manque souvent, c’est la capacité à imaginer. À réagir vite aux situations imprévisibles.
Jean-Christophe
PS : Si vous cherchez une solution d’éclairage pour le portrait sans vous ruiner, j’utilise du matériel Godox.
Fiable, accessible, et largement suffisant pour débuter en studio :
Exemple : 2 panneaux LED avec réglage de puissance et température de couleur
Il existe plusieurs modèles selon les dimensions et puissances nominales.
L’éclairage LED est moins puissant que le flash de studio, mais plus souple à utiliser.
Ça donne de bons résultats pour du portrait créatif.
PPS : Vous vous doutez bien que je ne montre pas les photos car, s’agissant d’un comédien, les images sont soumises à validation avant publication.
Par contre vous pouvez voir les portraits précédents de ma collègue sur son Instagram.

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