nikonpassion.com

Page 1 / 1


Pourquoi je fais 4 km le soir pour aller faire des photos

18h30.
Je sors de chez moi, et file à l’autre bout du centre-ville.
22h30.
Je fais le trajet inverse.

J’ai une bonne raison.
Je vais faire du studio.

Depuis quelques mois, je passe régulièrement des soirées au studio.
Celui de l’atelier local dont je vous parle souvent dans Telegram.

Une amie, photographe pro elle-aussi, assure l’initiation de nos jeunes.
Laissez-lui un message sur Instagram, elle le mérite.
Quant à moi, j’ai des travaux à réaliser pour un projet en cours.

Ce que j’aime dans cette pratique, c’est qu’elle me fait sortir du cadre.

Je ne suis plus dans la rue, en ville, à chercher l’humain.
L’humain est en face de moi, et volontaire qui plus est.

Ça change tout.

Le rapport au sujet. Le dialogue.
L’éclairage. La prise de vue.
Et le post-traitement, bien sûr.

En photographie, on n’a jamais fini d’apprendre.

J’ai dû me remettre à niveau pour optimiser mon utilisation de la lumière.
Les éclairages LED choisis par le grand ordonnateur du studio sont très pratiques.
Moins puissants que le flash, mais tellement plus confortables pour tout le monde.
Si vous voulez voir les éclairages dont je parle, ils sont disponibles ici.

Nous en sommes aux premières ébauches.
Et c’est fascinant.

Jean-Christophe

PS : Si le studio vous attire, ou simplement si vous voulez mieux comprendre la lumière avant d’y mettre les pieds, voici quelques saines lectures :

PPS : Mes soucis avec l’envoi de la Lettre photo sont réglés.
Répondez si vous l’avez bien reçue, ça m’aide toujours !


Personne ne veut mettre des années pour arriver à ça

Ce qui m’attire le plus en photographie, ce n’est pas de montrer la scène.
C’est de faire en sorte que l’oeil du spectateur aille pile à l’endroit où j’ai envie qu’il aille.
Directement. Ou après avoir circulé dans l’image.

Pour ça, pas de recette de cuisine.
Pas de BlablaGPT pour me dicter quoi faire.
De l’observation.
Et la mise en oeuvre des principes de composition intégrés au fil des années.
A force d’étudier les images des autres.

André Kertész, par exemple.

Il avait le don de transformer une scène banale en une composition solide.
Dans ses photos de Paris, on voit des pavés, une rue, un trottoir, des passants…
Rien d’exceptionnel à première vue.

Sauf que les lignes de la rue convergent exactement vers le bon endroit.
Que les silhouettes sont placées là où l’oeil arrive naturellement.
Que le trottoir fait circuler l’oeil de la roue du vélo à la silhouette.

Regardez “Rue des Ursins, Paris 1931”.
Ce n’est pas du hasard. C’est de la géométrie.

Je sais, le mot fait peur.
Ça vous renvoie au primaire, aux règles et aux compas.
Mais la géométrie de Kertész, ce n’est pas ça.
C’est simplement savoir où placer les éléments pour que l’œil obéisse sans que le spectateur s’en rende compte.

Apprendre reste la seule façon que je connaisse pour comprendre pourquoi les images des autres fonctionnent.
Alors que les miennes ne fonctionnent pas.

Ça passe par des heures à étudier des photographies en sachant quoi chercher.
Parce qu’au début, ça n’a rien d’évident.

C’est exactement ce que vous allez apprendre dans COMPOMASTER :
– quoi chercher
– pourquoi ça fonctionne
– et comment le reproduire avec votre propre regard

Cette formation est à -25% jusqu’à ce soir.
Si vous voulez voir ce que ça donne concrètement, c’est ici :

https://formation.nikonpassion.com/formation-cadrage-composition-photographie?coupon=BPIVKQ9

Jean-Christophe

PS : qu’est-ce que cette formation va changer pour vous ?

*Dès les deux premiers modules, vous allez comprendre pourquoi certaines photos fonctionnent et pas d’autres. Et ce n’est pas une question de chance

*Vous saurez pourquoi la règle des tiers vous a autant freiné, et ce qui la remplace utilement

*Vous découvrirez que le cadre n’a pas qu’une seule forme possible. Et comment ce choix (disponible sur votre appareil) change tout à ce que la photo dit

*Vous arrêterez de chercher quoi photographier pour commencer à chercher comment le montrer

*Vous apprendrez à raisonner en fonction de ce que vous voulez que le spectateur ressente, pas en fonction des règles qu’on vous a imposées

*Vous me verrez travailler sur le terrain face à des scènes que je ne connais pas : mes hésitations, mes choix, mes erreurs

*Vous comprendrez pourquoi une scène banale peut devenir une photo attirante, et une scène spectaculaire une photo sans intérêt

*Vous saurez quoi faire de vos photos une fois rentré chez vous parce que le travail de composition ne s’arrête pas au déclencheur (je partage mon écran)

*Vous apprendrez à décider vite à la prise de vue, parce que les meilleures photos n’attendent pas

*Vous ne rentrerez plus chez vous en vous disant que vous auriez dû faire autrement, sans pouvoir recommencer

*Vous saurez choisir un principe de composition plutôt qu’un autre, et expliquer pourquoi

En 10 jours assidus, votre façon de photographier aura changé.
En 30 jours, vous ne pourrez plus faire comme avant

Voici le lien :

https://formation.nikonpassion.com/formation-cadrage-composition-photographie?coupon=BPIVKQ9


Faut-il 150 000 photos pour arriver à ça ?

John Maloof a découvert les photos de Vivian Maier après sa mort.

Cette amatrice, au sens premier du terme, n’avait pas de public.
Pas de réseau, pas de reconnaissance. Pas de Likes.
Vendre ses photos n’était pas son propos.

Libre de tout ça, elle composait avec une précision incroyable.
Surtout avec un Rolleiflex.
Un appareil à visée par le dessus, qui oblige à regarder autrement, à prendre le temps.

Chez Maier, rien n’est centré par hasard, rien n’est décentré par erreur.
Chaque cadre est précis.
Ce n’est pas de la composition au petit bonheur la chance.
C’est une intention.

Vous vous demandez peut-être comment elle a appris la composition.
Elle n’avait ni Internet, ni l’IA, ni formation en ligne.
Juste l’observation. La répétition.
Et manifestement, une réflexion constante sur ce qu’elle voulait montrer.

Vivian Maier reste une source d’inspiration inépuisable.

Vous pouvez faire comme elle.
Prendre 150 000 photos sur plusieurs décennies, affiner votre œil au fil des années.
Et laisser quelqu’un d’autre découvrir le résultat après votre mort.

Ou décider de prendre un raccourci.

C’est ce que je vous propose avec COMPOMASTER :
– les principes de composition que vous mettriez des années à intégrer
– condensés dans une formation que vous pouvez suivre en quelques jours.

Cette formation est en tarif spécial pendant 2 jours encore.

Si vous voulez voir ce que ça donne concrètement, c’est ici :

https://formation.nikonpassion.com/formation-cadrage-composition-photographie?coupon=BPIVKQ9

Jean-Christophe

PS : COMPOMASTER n’est pas qu’une formation de terrain.

Une partie des leçons est théorique : structure d’une image, principes de composition, outils de cadrage.
C’est le passage obligé.
Les séquences filmées sur le terrain, dans trois villes différentes, prennent tout leur sens une fois cette base posée.

Parfois il faut accepter de comprendre avant de faire.
Si vous n’êtes pas prêt à en passer par là, cette formation n’est pas pour vous.


Le secret de ce photographe qui regardait le monde au travers de sa fenêtre

Alors que j’écris cette lettre, je regarde la pluie tomber par la fenêtre de mon bureau.
Ciel gris, plombé. Carreaux mouillés.

Ça me fait penser aux images de Saul Leiter.
Ce photographe américain a été l’un des premiers à adopter la couleur.
Dans les rues entourant sa maison de Manhattan.

Il photographiait souvent à travers les fenêtres.
Leurs surfaces filtrées par la pluie ou de faibles reflets.
Exactement comme les miennes aujourd’hui.
Sauf que ma rue est bien moins colorée que celles de New-York.

Saul Leiter utilisait des ombres, des angles inhabituels.
Un téléobjectif pour compresser les plans.
Quand les photographes de rues de l’époque utilisaient un grand angle, collés à leurs sujets.

Leiter s’éloignait de ces pratiques.
Il superposait les plans. Il laissait faire le flou.

Son intérêt pour la peinture et l’abstrait n’y étaient pas pour rien.

Leiter cassait les codes parce qu’il les maîtrisait.
Pas pour faire original.
Parce qu’il savait exactement ce qu’il faisait, et pourquoi.

Casser les codes ne veut pas dire faire n’importe quoi.
Ça veut dire avoir appris, compris, assimilé.
Pour pouvoir s’en affranchir quand c’est assumé.

Mais pour s’affranchir de quelque chose, encore faut-il l’avoir en main.

C’est de ça que parle COMPOMASTER.

Pas de règles à appliquer mécaniquement.
Des principes à comprendre, à tester, à vous approprier.
Pour cadrer et composer avec intention, pas par hasard.

Cette formation bénéficie d’un tarif spécial pendant 3 jours.
Autant que les jours passés sur le terrain pour filmer les leçons.

Si vous voulez voir ce que ça donne concrètement, c’est ici. :

https://formation.nikonpassion.com/formation-cadrage-composition-photographie?coupon=BPIVKQ9

Jean-Christophe

PS : COMPOMASTER n’est pas qu’une formation de terrain.

Une partie des leçons est théorique : structure d’une image, principes de composition, outils de cadrage.
C’est le passage obligé.
Les séquences filmées sur le terrain, dans 3 villes différentes, prennent tout leur sens une fois cette base posée.

Parfois il faut accepter de comprendre avant de faire.
Si vous n’êtes pas prêt(e) à en passer par là, cette formation n’est pas pour vous.


L’objectif que tout le monde me déconseillait

En octobre 2016, je pars à New-York avec un objectif que tout le monde me déconseillait.
Et je suis revenu avec une série de photos dont je suis encore fier aujourd’hui.

Pas parce que l’objectif était exceptionnel.
Parce que j’avais décidé de m’en contenter.
De ne pas passer mon voyage à regretter de ne pas avoir le bon matériel.
De regarder, tout simplement.

Ce que j’ai appris cette semaine-là, c’est que le meilleur objectif est celui avec lequel vous acceptez de pratiquer.
Pas celui qui dort dans un comparatif en ligne.

Cela dit, il y a un moment où le matériel finit par vous freiner vraiment.
Où l’ouverture limitée vous coûte des images.
Où l’objectif que vous avez n’est plus celui qu’il vous faut.

C’est là que le choix du matériel devient une question sérieuse.

Voici ce que j’utilise actuellement, et que je recommande pour des usages polyvalents :

Nikon Z6III : mon outil principal pour le reportage, la danse et le studio.
Polyvalent, rapide, fiable.

NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S : pour le paysage et les intérieurs.
Compact, piqué, sans compromis.

NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S : le couteau suisse du reportage, du voyage et du spectacle.
Il ne quitte presque plus mon boîtier.

NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S : pour le portrait.
Rendu excellent, bokeh propre.

NIKKOR Z 28 mm f/2.8 : mon objectif urbain léger.
Discret, rapide à dégainer.

NIKKOR Z 40 mm f/2 : celui que j’emporte quand je ne veux pas réfléchir.
Urbain, quotidien, voyage.

NIKKOR AF-S 70-200 mm f/2.8 VR II + bague FTZ : portrait à distance.
Un classique que je garde, en attendant de le remplacer par le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S II.

Jean-Christophe

PS : l’objectif à New-York était celui-ci.
Les photos sont ici.

PPS : LBPN, mon revendeur, vous propose un code de réduction spécial Nikon Passion avec 5 % sur tout le site jusqu’à fin mars 2026 (voir conditions sur le site ou par téléphone).
Code NP5

PPPS : Si vous envisagez le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S II, LBPN vous propose un code de réduction de 5 % sur le site ou par téléphone (pour les précommandes et commandes à venir, voir conditions avec LBPN).
Code NPZ70200II


Vous évitez la photo urbaine. C’est exactement ce que vous faites pourtant.

Je m’apprêtais à traverser le pont du Rialto.
Du monde partout, comme toujours dans Venise.
J’aperçois un couple… regard croisé…

“Mais… bonjour !”

Mon libraire de quartier.
C’est une des rares fois qu’il prend des vacances.
La première fois qu’il vient à Venise.

Venise est la plus française des villes italiennes (ciao Claudio !).
Je poursuis mon chemin, appareil photo à l’épaule.

Lorsque je suis à Venise, vous pourriez penser que je fais des photos “de voyage”.
Car c’est un voyage.
Ou des photos “touristiques”.
Car c’est du tourisme.

Je préfère dire que je fais des photos urbaines.
Car c’est une ville.

Certaines réponses récentes à cette lettre m’ont étonné.
Des personnes me disant ne pas être attirées par la photo urbaine.
Préférant la photo de voyage, ou la photo touristique.

Lorsque ces messieurs Jourdain en puissance réalisent que faire des photos dans un lieu habité,
en week-end, en voyage,
c’est faire de la photo urbaine, leur pratique change du tout au tout.

La photo urbaine n’est pas une catégorie réservée aux grandes villes grises et aux ruelles sombres.
C’est simplement la photographie de la vie qui se passe dans un espace construit par les hommes.
Venise, un village du Lot, un marché dans le sud…
Même logique, même regard, mêmes questions à se poser avant d’appuyer sur le déclencheur.

Ce que j’enseigne dans ma formation, c’est précisément ça :
comment construire ce regard, quelle que soit la ville devant vous.

Si vous vous êtes déjà retrouvé dans une rue inconnue avec votre appareil sans trop savoir quoi faire,
c’est pour vous :

https://formation.nikonpassion.com/comment-faire-photo-urbaine-ville?coupon=AP5WFRO

Jean-Christophe

PS : Le tarif spécial sur cette formation expire ce soir.
Si vous avez déjà raté une photo parce que vous ne saviez pas quoi regarder dans une rue,
cette formation répond exactement à cette question.

PPS : Claude R. a suivi cette formation. Voici ce qu’il dit :

« Avant je n’avais aucune inspiration.
Maintenant j’ai un autre regard, je vois des détails que je n’aurais jamais vus, et surtout pas osé photographier.
Le reflet dans les vitrines, les immeubles sous un autre angle.
Je cherche un nouveau cadre, ça peut être le détail d’une porte ou simplement une boîte aux lettres différente des autres.

Ce que cette formation m’a apporté surtout, c’est la photo des personnes dans leur contexte : une tenue particulière, une attitude, des passants sur une trottinette à deux.
Maintenant j’ose les photographier.
Il m’est même arrivé que des passants me demandent une photo. »


Ce que j’ai photographié sur une plage italienne (et que la décence m’empêche de décrire)

Je me rappelle de ce jour là comme si c’était hier.
Une plage, en Italie.
Des cerf-volants partout.
Et lui, avec son poteau là où je pense, mais que la décence m’empêche de décrire.

Sur la plage, je n’emporte pas mon sac photo, à quoi bon ?
Mais j’avais mon compact. Clic-clac.
J’ai nommé la photo Beach photography.

Depuis que je l’ai partagée, elle fait sourire.
C’est le cas pour vous ?

Parfois, une photo réussie, ce n’est rien d’autre que ça.
Un instant pas fait comme un autre.
Un regard, une vision.
Une situation comique.

Ces instants là, je ne les néglige pas.
Rigoler un bon coup à notre époque, ça n’est pas tous les jours.
Alors j’en profite.
Comme quand un lecteur, vous peut-être, me dit combien ce que j’ai écrit l’a touché.
C’est adorable.

Cette pratique instinctive, mais délibérée, c’est ce que je m’efforce de transmettre :
– arrêter de chercher le réglage parfait dans les menus pendant dix minutes
– configurer son boîtier une bonne fois
– sortir shooter

La maîtrise technique ne vient pas de la contemplation du manuel.
Elle vient de la répétition rapide des gestes justes.

C’est précisément ce que je détaille dans ma formation Inspiration photo urbaine.
Si vous voulez passer de l’intention à la photo, c’est par ici :

https://formation.nikonpassion.com/comment-faire-photo-urbaine-ville?coupon=AP5WFRO.


Jean-Christophe

PS : Cette formation bénéficie d’un tarif spécial jusqu’à demain soir uniquement.

PPS : Pourquoi cette formation est mal nommée ?
Parce qu’elle intéresse aussi ceux qui vivent dans un village.
Parce que regarder, ça s’apprend partout, pas seulement entre deux immeubles.

Je le fais moi-même l’été dans mon village du Lot.
700 habitants. Zéro immeuble.

La photo urbaine, ce n’est pas la Street Photography.
Ce n’est pas Paris, New York ou Tokyo.
Il faut arrêter de faire cet amalgame.

C’est une façon de regarder.
Une rue de village, un marché de campagne, un bord de mer avec des chiens, une plage et des poteaux là où ça fait rire.
C’est de la matière brute à mettre en forme.

Certains me disent “la photo urbaine, ce n’est pas pour moi”.
Ils ont simplement décidé que leur quotidien ne méritait pas d’être photographié.
C’est exactement le contraire que cette formation enseigne.


Vos portraits se ressemblent tous ? Ce livre a 50 réponses

Depuis quelques mois, je travaille régulièrement en studio le soir. Portrait après portrait, j’ai fini par me poser une question essentielle : est-ce que je fais vraiment des choix créatifs et personnels, ou est-ce que je reproduis les images vues chez les autres ? Est-ce que je profite pleinement des capacités des éclairages de studio, ou est-ce que je les utilise mal ?

C’est dans ce contexte que j’utilise « 50 techniques créatives pour photographier un portrait » de Pauline Petit, publié aux éditions Eyrolles. Je l’ai mentionné dans ma lettre Face B, une sélection hebdomadaire sur la photographie, le web et les outils numériques que j’envoie chaque semaine à mes abonnés.

Mon principe est le suivant : je ne lis pas de la première à la dernière page, mais j’explore avec l’œil de quelqu’un qui cherche des idées concrètes à tester dès la prochaine séance.

Un livre construit comme une boîte à outils

La structure du livre est claire : 50 techniques de portrait photo créatif réparties en cinq familles de dix. Réglages de l’appareil, lumière, couleur, cadrage, composition. Vous pouvez l’ouvrir n’importe où, piocher une idée, et partir en séance avec quelque chose de précis à expérimenter.

C’est exactement ce dont j’ai besoin.

Ce qui m’a arrêté en le parcourant

Parmi les techniques présentées, plusieurs m’ont immédiatement parlé parce qu’elles répondent à des questions que je me pose en ce moment ou parce qu’elles correspondent à des images que j’ai déjà faites.

Je fais du studio actuellement, mais je ne fais pas que ça. Il m’est déjà arrivé de faire des portraits en ville, en extérieur, de même qu’en intérieur sans qu’il ne s’agisse d’un studio. Je ne veux pas me cantonner au studio pour le portrait, mais le studio m’aide à faire des images impossibles à produire sans ces éclairages.

Le portrait en extérieur en figeant l’instant

On pense souvent au flou de mouvement pour dynamiser un portrait. L’inverse est tout aussi puissant : un temps de pose très court fige une expression, un geste, un regard avec une précision qui change tout.

C’est particulièrement vrai en extérieur, où la lumière disponible permet souvent de monter à 1/1000e ou plus sans effort. Le résultat n’est pas seulement technique : une image parfaitement nette sur un instant fugace a une intensité que le flou ne donnera jamais. On voit ce que l’œil ne retient pas.

Le portrait en jouant sur la balance des blancs

En utilisant Lightroom au quotidien, je sais combien changer la balance des blancs à la prise de vue ou en post-traitement a un impact sur l’image finale. Pas pour corriger, mais pour créer. Pousser volontairement la balance des blancs vers le chaud ou le froid transforme l’ambiance d’un portrait sans toucher à l’éclairage.

Ce réglage que la plupart des photographes utilisent uniquement pour « avoir les bonnes couleurs » s’avère aussi un outil de créativité accessible à tous.

Le portrait en contre-jour

Classique en apparence, mais souvent mal exploité. La lumière qui vient de derrière le sujet crée des séparations, des halos, une atmosphère que la lumière frontale ne donnera jamais.

En ville, j’utilise souvent cet effet pour une raison supplémentaire : les visages à contre-jour ne sont pas identifiables, ce qui règle discrètement la question du droit à l’image. Une contrainte technique qui devient une solution pratique.

Le portrait avec deux couleurs opposées

Jouer sur des couleurs complémentaires dans le cadre, que ce soit dans les vêtements, le décor ou l’éclairage coloré. Le résultat est immédiatement plus fort visuellement, même avec un sujet statique.

Ce type de portrait créatif peut être fait en extérieur comme en studio. Plus simple en studio si vous avez déjà un fond d’une couleur précise et qu’il suffit d’accorder les tenues de vos modèles.

Le portrait à l’heure bleue

Travailler en extérieur dans cette période courte de lumière naturelle bleue qui précède ou suit le coucher du soleil. Une lumière gratuite, diffuse, et impossible à reproduire artificiellement. Il faut par contre anticiper les prises de vue car la lumière dont vous disposez à l’heure bleue est très impactée par la météo.

Le portrait en gros plan

Pas seulement le visage serré, mais l’idée de réduire le portrait à un détail : un œil, des mains, une bouche. Ce n’est plus un portrait au sens classique, c’est une abstraction du sujet.

Je l’ai beaucoup pratiqué. Aujourd’hui je cherche autre chose, mais c’est un exercice de regard que je recommande à quiconque veut sortir du portrait entier.

Le portrait au format carré

Choisir délibérément un cadrage carré change la façon dont vous composez. On recentre, on simplifie, on élimine. J’ai bien aimé aussi le cadrage 16/9 proposé par Pauline Petit dans son livre.

Ce ratio d’image, souvent disponible dans les hybrides Nikon, n’est pas suffisamment exploité par les photographes.

Le portrait avec hors cadre

Laisser une partie du sujet sortir du cadre. Un bras, une épaule, la moitié du visage. Ce que vous cachez devient aussi important que ce que vous montrez.

Ce type de portrait original invite à la réflexion : que manque-t-il ? que peut-on imaginer ?

La règle des impairs en portrait

Trois éléments dans le cadre sont plus équilibrés que deux ou quatre. C’est une règle de composition ancienne, souvent enseignée en peinture avant de l’être en photographie, et qui fonctionne aussi bien en portrait qu’en paysage.

Appliqué au portrait de groupe, ça peut être trois sujets placés à des distances différentes. Appliqué au portrait individuel, ça peut être trois zones de lecture dans l’image : le regard, les mains, un élément de contexte. Ce que cette règle force en réalité, c’est une réflexion sur ce que vous mettez dans le cadre et pourquoi. Pas une recette, une discipline.

Pauline Petit : une photographe qui enseigne

Pauline Petit est portraitiste professionnelle et autrice de ce livre de techniques portrait photo comme celui-ci ou Le portrait d’art et le Guide des poses pour le portrait. Son travail est publié et exposé à l’international.

Elle est dans la même démarche que ce que j’essaie de faire sur Nikon Passion : transmettre une façon de voir, pas seulement des réglages.

Mon avis franc

Ce livre ne va pas vous apprendre à utiliser votre boîtier. Il ne vous donnera pas de valeurs d’exposition ni de schémas d’éclairage détaillés. Ce n’est pas son rôle.

Son rôle, c’est de vous sortir de l’automatisme créatif. De vous donner une liste d’idées de portrait photo original à expérimenter, avec suffisamment d’explications pour comprendre pourquoi ça fonctionne.

Pour quelqu’un qui fait ses premiers portraits et cherche à progresser techniquement, il faudra l’accompagner d’autres ressources, comme Les secrets de la photo de portrait. Pour quelqu’un qui maîtrise déjà les bases et dont les portraits commencent à se ressembler, c’est exactement le bon livre au bon moment.

C’est mon cas en ce moment. Et c’est pour ça que je vous en parle.

Pour aller plus loin

Retrouvez « 50 techniques créatives pour photographier un portrait » de Pauline Petit chez votre libraire ou en ligne. 152 pages, format 17 x 23 cm, publié en octobre 2025 aux éditions Eyrolles. 23 euros.


Pourquoi vous avez l’impression que la photo urbaine n’est pas faite pour vous (erreur)

Une des jeunes vidéastes de l’atelier auquel je me rends chaque semaine nous disait récemment :

“Je veux un appareil photo. J’ai envie de photographier en ville. Les gens dans la rue.”

A 16 ans, elle n’a jamais vraiment entendu parler de Street Photography.
De “photo de rue” comme on dit en français.

Mais elle sait qu’elle veut faire ça.
Sans se poser d’autre question que d’avoir un appareil photo entre les mains.
Avec sa caméra, c’est moins pratique.

Depuis cette conversation, elle a trouvé un compact Fuji d’occasion.
Et c’est parti.

Quelle est la différence entre elle et vous ?

L’innocence de l’âge.
A 16 ans, tout est permis.
Pourquoi elle ne pourrait pas photographier en ville puisqu’elle filme déjà en ville ?

Avouez que posée ainsi, la question a du sens, non ?

Je sais bien que beaucoup vont me répondre :
– oui mais tu comprends, elle ne sait pas encore que les gens…
– oui mais dès qu’elle aura un problème, elle changera d’avis…
– oui mais elle va faire des photos sans montrer les gens…
– oui mais c’est une toute jeune, ça passe mieux…
– oui mais oui mais oui mais…

Vous n’avez jamais réagi ainsi ? Moi, si. Plein de fois.
Pourtant, je n’ai jamais cessé de photographier les villes.

Pour cette raison en particulier : photographier une ville ne signifie pas forcément photographier les gens.

La photographie urbaine se distingue de la photographie de rue.
Une fois que l’on a compris ça, on peut voir la photo en ville de façon très différente.
Regardez ma série faite à Lisbonne.
Vous auriez dit “Oui mais…” si vous aviez été à ma place ?

Je suis prêt à parier que non.
Vous auriez pris votre appareil, cadré, déclenché.

C’est précisément cette démarche que je vous dévoile dans ma formation Inspiration photo urbaine.
Une méthode en 3 étapes pour faire des photos “de la ville” comme des photos “des gens en ville”.
Sans jamais avoir à penser “oui mais”.

Si vous avez cette envie là, la formation est ici.


Jean-Christophe

PS : La formation est à un tarif spécial en ce moment.
Vous sortirez avec un plan et des dizaines d’exemples, pas avec des “oui mais”.


Lightroom Classic 15.2 et Lightroom 9.2 : ce qui a changé en février 2026

En février 2026, Adobe a poussé sur votre ordinateur Lightroom Classic 15.2, Lightroom Desktop 9.2 et Camera Raw 14.2. Mise à jour intermédiaire, certes, mais elle introduit l’accès à Firefly directement dans Lightroom, l’intégration de Topaz Gigapixel pour l’agrandissement génératif, et la prise en charge du format WebP à l’importation. Voici ce que ça change concrètement, et ce que j’en pense après essais.

Note : il existe une version plus récente de Lightroom Classic

Ce que couvre cette mise à jour
La mise à jour de février 2026 touche l’ensemble de l’écosystème : Lightroom Classic 15.2, Lightroom desktop 9.2, Lightroom mobile 11.2, Lightroom web et Camera Raw 14.2.
Vous avez été notifié via l’application Adobe Creative Cloud, ou les stores Apple et Google pour les versions mobiles.

Nouveautés communes à Lightroom Classic et Lightroom Desktop

Le tri assisté gagne en précision

Vous avez testé le tri assisté dans la précédente version et, comme moi, vous n’avez pas été convaincu ? Il bénéficie d’un nouveau moteur, plus performant, en particulier pour distinguer les personnes dans les photos de groupe. Utile pour ceux qui travaillent sur des reportages ou de l’événementiel.

En pratique, j’ai toujours du mal avec cette fonction. Elle ne remplace pas l’œil pour décider quelle portrait en studio me satisfait, par exemple. Il est probable qu’on touche ici aux limites de l’IA en matière de sélection photographique, et les prochaines évolutions nous le confirmeront ou non.

Firefly débarque dans Lightroom

Firefly est l’IA générative d’Adobe. L’IA générative est apparue pour la toute première fois en 2024 dans Lightroom Classic. Dans cette version, grâce à Firefly, elle permet deux types d’interventions sur vos images : la modification par zone (remplacement de fond, ajout ou suppression d’éléments) et la transformation d’une photo en courte séquence vidéo. Ces fonctions sont accessibles directement depuis Lightroom, sans passer par Photoshop.

Dans Lightroom Classic 15.2, un clic droit sur l’image donne accès à « Générer à l’aide de Firefly ». Dans Lightroom Desktop, le point d’entrée est la fonction de partage.

Votre abonnement inclut 250 crédits mensuels. En pratique, quelques essais suffisent à les épuiser. Si vous dépassez le quota, Adobe vous proposera d’acheter des crédits supplémentaires. Sinon, attendez le mois suivant.

agrandissement génératif dans Lightroom Desktop
agrandissement génératif dans Lightroom Desktop

Prise en charge du format WebP

Le format WebP, développé par Google, est aujourd’hui le format standard des images sur le web et dans les exports des smartphones Android récents. Jusqu’ici, Lightroom refusait de l’importer. C’est désormais corrigé : vous pouvez importer, développer et synchroniser des fichiers WebP comme n’importe quel autre format. L’exportation en WebP n’est pas encore disponible, mais c’est déjà une bonne nouvelle pour ceux qui travaillent avec des images issues de sources numériques variées.

Nouveautés spécifiques à Lightroom Desktop 9.2

Agrandissement génératif avec Topaz Gigapixel

La nouveauté la plus intéressante et spécifique à cette version de Lightroom est l’intégration de Topaz Gigapixel pour l’agrandissement génératif. L’accès se fait par un simple clic droit dans l’image, « Agrandissement génératif ». Il s’agit d’un service tiers, facturé à l’usage, séparément de votre abonnement Adobe.

Ce modèle d’intégration à la demande me semble plus pertinent pour les photographes que l’achat d’un plug-in à maintenir. Mais la question du coût réel à l’usage reste entière.

Agrandissement génératif avec Topaz Gigapixel
Agrandissement génératif avec Topaz Gigapixel

En mode Local, il est désormais possible de copier directement une image dans un album cloud, ce qui fluidifie la navigation entre les deux modes de gestion. Des optimisations de performances sur le recadrage, la suppression des défauts, la correction des yeux rouges et le pinceau complètent cette version.

Mode local : un pont vers le cloud

Le mode Local de Lightroom Desktop permet de travailler directement sur les dossiers de votre disque dur, sans synchronisation cloud. Depuis cette version, vous pouvez copier une image depuis un dossier local vers un album cloud en une seule opération. C’est une passerelle utile entre les deux modes de gestion, pour ceux qui jonglent entre un flux de travail local et un stockage Adobe Cloud.

Lightroom mobile 11.2

L’application pour smartphones et tablettes Lightroom Mobile ne reçoit aucune nouveauté majeure.
Chez Apple avec iOS, les performances de partage sont améliorées, et il est maintenant possible de partager des carrousels multiples depuis la section Appareil.

Chez Google avec Android, l’outil de recadrage a été revu, comme c’était déjà le cas sur iOS.

Lightroom web

Bien que peu connue et utilisée, la version navigateur de Lightroom vit sa vie de façon assez indépendante et sert de banc d’essai pour de futures fonctionnalités.

Cette mise à jour ne fait pas exception : la section Actions rapides introduit la possibilité d’utiliser certains outils via des prompts. Une sorte de copilote IA difficile à cerner encore en pratique.

Appareils photo nouvellement pris en charge

Cette mise à jour apporte la compatibilité avec :

  • l’OM System OM-3 Astro,
  • le Ricoh GR IIIx HDF Monochrome,
  • le smartphone Oppo X8.

Comme d’habitude, référez-vous aux pages officielles Adobe pour la liste complète des boîtiers et objectifs pris en charge par chacune des versions de Lightroom et de Camera RAW.

Ce que j’en pense

En résumé, cette mise à jour de février 2026 apporte trois choses concrètes : l’accès à Firefly dans Lightroom Classic, l’intégration de Topaz Gigapixel dans la version Desktop, et la prise en charge du WebP. Le modèle économique de Firefly reste à démontrer. L’intégration de services tiers à la demande est la vraie tendance à surveiller.

L’intégration de Firefly dans Lightroom était prévisible, et elle suit la même logique que ce qu’Adobe a fait avec Photoshop. Ce qui est moins clair, c’est le modèle économique. Votre abonnement standard comprend 250 crédits mensuels, uniquement utilisables dans Lightroom. Autant vous dire que le temps d’essayer cette fonction, et vous aurez claqué ces crédits sans vous en rendre compte. Il vous restera à patienter jusqu’au mois suivant ou à investir dans des crédits supplémentaires.

Crédits génératifs dans Adobe Lightroom
Crédits génératifs dans Adobe Lightroom

Je doute que ce mode de tarification de Firefly soit adopté par les photographes désireux d’utiliser Lightroom pour gérer leurs photos. D’une part ces utilisateurs ne sont guère consommateurs d’IA générative en général, d’autre part le coût de l’abonnement, en hausse depuis 2025, suffit à calmer les ardeurs. Adobe semble manifestement tester différents modèles, en espérant trouver celui qui pourrait satisfaire le plus grand nombre. A ce jour, ils ne l’ont manifestement pas trouvé encore.

Ce qui me semble plus intéressant, c’est l’intégration de services tiers comme Topaz Gigapixel. Il fallait précédemment acheter un un plug-in pour intégrer un logiciel tiers à Lightroom Classic. Ce nouveau modèle, avec facturation à l’usage, pourrait convaincre des utilisateurs qui n’auraient jamais acheté le logiciel Topaz standalone (j’en fais partie, je ne lui ai jamais trouvé d’intérêt pour mon usage encore). La question est de savoir si l’on se dirige là-aussi sur une tarification à la demande, en délaissant les licences perpétuelles, ou si l’utilisateur finira par y gagner. En matière de licences logicielles, c’est rarement le cas, aussi permettez-moi de douter de cette implémentation pour le moment.

La mise à jour Lightroom de printemps, qui ne va plus tarder, devrait être plus substantielle. Il faut toutefois reconnaître que l’abonnement Lightroom actuel, s’il permet de disposer des nouvelles fonctions au fur et à mesure de leur arrivée, introduit de plus en plus de flou dans ce qui est disponible et finalisé, ou non. Peut-être qu’aller moins vite parfois apporterait plus de sérénité et de stabilité, qu’en pensez-vous ?

Questions fréquentes sur la mise à jour Lightroom de février 2026

Quelle est la différence entre Lightroom Classic 15.2 et Lightroom 9.2 ?

Lightroom Classic 15.2 est la version bureau historique organisée autour de catalogues locaux.
Lightroom Desktop 9.2 (anciennement Lightroom CC) est la version cloud d’Adobe.
Les deux reçoivent cette mise à jour, avec quelques différences : l’intégration Topaz Gigapixel est réservée à la version Desktop 9.2.

Les crédits Firefly sont-ils inclus dans l’abonnement Lightroom ?

Oui, à hauteur de 250 crédits mensuels. Ces crédits sont spécifiques à Lightroom
et ne sont pas partagés avec Photoshop ou les autres applications Adobe.

Lightroom Classic 15.2 peut-il importer des fichiers WebP ?

Oui, à partir de cette version. L’exportation en WebP n’est pas encore disponible.

L’agrandissement génératif Topaz Gigapixel est-il gratuit dans Lightroom 9.2 ?

Non. L’accès à Topaz Gigapixel depuis Lightroom fonctionne à la demande,
avec une facturation séparée de l’abonnement Adobe.


Recevez ma Lettre Photo quotidienne avec des conseils pour faire de meilleures photos :
www.nikonpassion.com/newsletter

Copyright 2004-2026 – Editions MELODI / Nikon Passion – Tous Droits Réservés