nikonpassion.com

Page 1 / 1


Que faire de son ancien appareil photo numérique ?

Je reçois souvent cette question « que faire de son ancien appareil photo » … Les appareils photo numériques sont remplacés plus souvent que ne l’étaient les appareils photo argentiques. Nouvelles fonctions, performances améliorées, meilleure qualité d’image, quelle que soit la raison vous avez tendance à ne pas garder aussi longtemps vos reflex et autres hybrides  que vous ne le faisiez au temps de l’argentique.

Que faire de son ancien appareil photo numérique ?

Que faire de son ancien appareil photo ?

Bien que vous ayez changé pour un appareil photo plus performant, que faire de l’ancien qui s’avère bien souvent opérationnel encore mais qui ne vaut plus grand-chose à la revente ? Il n’a peut-être même pas fait l’objet d’une reprise par votre revendeur, ce qui est logique car le revendeur aura encore plus de mal que vous à s’en débarrasser si c’est un modèle qui date.

Pour vous aider à savoir comment faire, j’ai posé la question à mes abonnés et voici ce qu’il en ressort. Comme vous pourrez le constater, il y a quelques idées novatrices !

Se servir de son ancien appareil photo comme boîtier de secours

La plupart de mes abonnés, sentimentaux, conservent leur ancien reflex ou hybride numérique pour l’utiliser en second boîtier. Dépannage, avantage du capteur APS-C lorsqu’on passe au plein format, peur d’exposer le dernier modèle à des conditions difficiles, les raisons sont nombreuses de garder son ancien matériel.

Que faire de son ancien appareil photo numérique ?

Revendre son ancien appareil photo

L’autre attitude la plus souvent observée quand on ne garde pas, c’est la revente. Les tarifs de l’occasion sont toutefois peu intéressants pour les vendeurs, il faut vous attendre à perdre beaucoup par rapport au prix d’achat.

C’est toutefois une façon de récupérer une somme qui vous permettra d’investir dans une nouvelle optique ou d’amortir l’achat du nouveau modèle. Notez qu’avec la pénurie de matériel neuf depuis la pandémie, le matériel d’occasion retrouve de l’intérêt s’il n’est pas trop ancien car il a l’avantage d’être disponible.

Garder son ancien appareil photo numérique

Certains abonnés conservent leur ancien reflex, hybride ou compact sans autre raison que l’envie de le garder. Ces appareils restent au fond du placard mais il n’est absolument pas question de se séparer d’un compagnon de route.

Beaucoup de photographes passionnés sont sentimentaux !

Que faire de son ancien appareil photo numérique ?

Donner son ancien matériel à ses enfants

Transmettre votre ancien appareil photo à vos enfants est une habitude courante. La hiérarchie familiale est ainsi respectée, au bénéfice de l’âge, le jeune a de quoi faire des photos sans que vous ne lui passiez votre matériel récent tout neuf et chéri !

Remarque: certaines vocations sont nées ainsi chez les plus jeunes, c’est donc une solution à étudier avec attention.

Donner son ancien matériel à un proche

Vous n’avez pas d’enfant ? Ils ne sont pas intéressés ? Donnez donc votre ancien appareil photo à un proche. Ami, voisin, famille, il y a toujours quelqu’un qui peut l’utiliser et qui n’a peut-être pas les moyens d’investir. Cet acte solidaire vous vaudra sans doute quelques remerciements, et au moins votre ancien appareil photo ne restera pas sur l’étagère.

Que faire de son ancien appareil photo numérique ?

Revendre son ancien appareil photo à ses proches

Tout le monde n’est pas philanthrope. Si votre profil est sentimental mais un tant soit peu intéressé, la solution consiste à revendre votre ancien appareil photo à un proche.

Vous faites ainsi d’une pierre deux coups : vous récupérez une somme d’argent qui pourra toujours resservir et vous justifiez votre statut de photographe expert.

Après tout, si vous aviez fait ce choix il y a un certain temps, il n’y a aucune raison pour qu’on ne vous fasse pas confiance. C’est forcément un bon choix ! Le proche en question n’a plus aucune question à se poser, il va maintenant faire les mêmes photos que vous ! Enfin presque, il n’a pas l’expérience, lui, mais vous allez l’aider, forcément.

Que faire de son ancien appareil photo numérique ?

Revendre immédiatement après l’achat

Pratique … inédite mais qui existe. Le matériel photo vieillit « tellement vite » pour certains que la meilleure façon de revendre son matériel ancien est de ne pas en avoir !

Revendez donc votre matériel dans l’année qui suit son achat neuf, ce ne sera pas de l’ancien mais toujours du neuf ! Pas idiot non ?

Garnir ses vitrines (ou sa cheminée)

Quand on est photographe, on est aussi parfois amateur d’art. Alors tant qu’à faire, plutôt que de dépenser encore quelques sommes déraisonnables dans l’achat d’objets d’art, autant réutiliser. Les dessus de cheminées accueilleront avec sollicitude votre ancien appareil photo.

Sachant que certains modèles sont l’œuvre de designers célèbres, je vous laisse imaginer l’effet sur vos visiteurs. Vous aurez de plus la satisfaction d’avoir aidé la planète, pas de déchets à prévoir, une œuvre d’art se conserve à vie.

Mais encore ?

Si malgré toutes ces propositions, vous n’avez pas trouvé votre bonheur, il vous reste une dernière possibilité, la déco murale !

comment exposer ses anciens appareils photo

Illustration : Kehblog

Et vous, vous faites quoi avec votre ancien matériel photo ?


Expo Henri Huet à la Maison Européenne de la Photographie – MEP

La Maison Européenne de la Photographie – MEP – présente actuellement et jusqu’au 10 avril une exposition des photos d’Henri Huet, reporter.

Au nord du delta du Mékong, juillet 1968

Au nord du delta du Mékong, juillet 1968 – © Henri Huet/Associated Press

Henri Huet était photographe de presse, et à ce titre il a parcouru le monde pour couvrir les principaux événements internationaux pendant près de vingt ans. Particulièrement connu pour ses images du conflit au Vietnam, le photographe n’a eu de cesse de tenter de changer le regard de l’Amérique sur une guerre si particulière. Les photos d’Henri Huet restent une référence pour les photo-reporters d’aujourd’hui qui ont encore le courage d’aller au devant des conflits et d’en ramener des images fortes.
Province de Lam Dong, juillet 1966

Province de Lam Dong, juillet 1966 – © Henri Huet/Associated Press

Henri Huet a disparu le 10 février 1971, dans un hélicoptère en flammes, lors de l’invasion du Laos par les troupes sud-vietnamiennes.

L’exposition à la Maison européenne de la photographie, quarante ans jour pour jour après la disparition d’Henri Huet, lui rend hommage, ainsi qu’à ses plus proches compagnons photographes : Eddie Adams, Kyioshi Sawada, Dana Stone,Larry Burrows, Nick Ut, Horst Faas, Christian Simonpietri, Dick Swanson et David Burnett.

An Thi, janvier 1966

An Thi, janvier 1966 – © Henri Huet/Associated Press

“Vraiment, j’aime mon métier et n’en changerais pour rien au monde. Vous devez me trouver un peu fou, mais vous savez depuis belle lurette que j’ai toujours été un peu casse-cou.”

Henri Huet

Plus d’infos et accès : Maison Européenne de la Photographie


Nikon D3 : obturateur et diaphragme vus en slow-motion

Le Nikon D3 dispose d’un obturateur qui permet des cadences de déclenchement infernales : 11 images par seconde, avec suivi de la mise au point et de la mesure de lumière. Mais comment cet ensemble obturateur et diaphragme arrive-t-il à suivre un tel rythme ?

Nikon D3 : obturateur et diaphragme vus en slow-motion

Nikon D3 : obturateur et diaphragme dansent pour vous !

L’animation ci-dessous vous montre les mouvements conjoints des rideaux de l’obturateur du Nikon D3 avec ceux des lamelles du diaphragme de l’objectif. Il s’agit ici d’un AF Nikkor 50mm f/1.4 D.

Pour la démonstration, la cadence de prise de vue est fixée à 11 images/sec., le temps de pose est de 1/4000ème. L’ouverture du diaphragme est de f/16.

L’animation est composée d’images fixes montées les unes à la suite des autres pour recréer la notion de mouvement (slow-motion). Cette prise de vue est faite à 5000 images/sec.

Vous remarquerez au passage que, même à cette cadence extrême, le mouvement de l’obturateur est tel qu’il est impossible d’apercevoir le capteur !

Note : je ne vous force pas à monter le son en regardant la vidéo …

Comment ça marche …

Lorsque vous appuyez sur le déclencheur de tout appareil photo reflex comme ce Nikon D3, la séquence est la suivante :

  • le boîtier fait la mise au point et la mesure de lumière si vous ne les avez pas faites et verrouillées avant,
  • le miroir se lève pour dégager le capteur,
  • le diaphragme de l’objectif se ferme à la valeur choisie, il est toujours ouvert au maximum en visée reflex lorsque vous cadrez,
  • l’obturateur du boîtier s’ouvre pour laisser passer la lumière vers le capteur, selon le temps de pose choisi, les rideaux ou lames de l’obturateur manœuvrent ensemble ou séparément,
  • la lumière arrive sur le capteur,
  • l’obturateur se referme à la fin du temps de pose,
  • le miroir retombe provoquant le bruit caractéristique du reflex,
  • le diaphragme s’ouvre à la valeur maximale,
  • le boîtier est prêt à faire la photo suivante.

Tout ceci va très vite, et vous remarquerez sur la vidéo qu’il est impossible de distinguer certains mouvements alors qu’il s’agit de slow-motion. Je vous laisse imaginer ce que cela peut donner avec le récent Nikon D6 dont le mode rafale atteint 14 vus par seconde.

Source : Petapixel


Palm Springs California, reportage sur les pas de Robert Doisneau

A la fin de l’année 1960, Robert Doisneau part en Californie, à Palm Springs, pour réaliser une série de photos sur la ville construite en plein désert. Ces images peu connues de Doisneau, pendant des décennies, ont fait l’objet d’une expo itinérante et surtout d’un livre dans lequel nous découvrons les photos couleurs de l’auteur. Couleur, oui, tant on est habitué à penser noir et blanc dès lors que l’on parle de Doisneau.

Palm Springs California, sur les pas de Robert DoisneauPhoto (C) Arte Reportage – Atelier Robert Doisneau

Cette exposition et ce livre ont rencontré un succès mérité, et pour ne pas en rester là, Arte Reportage a réalisé un magnifique web-documentaire qui nous emmène à la découverte de Palm Springs, vu par Doisneau. Découvrez comment le photographe a perçu cette ville il y a 50 ans : son étonnement, sa curiosité, ce qui le faisait rire et qui pourrait encore l’amuser.

Ce reportage n’est plus disponible en ligne mais il nous reste le livre et les photos de Doisneau, un  bel ouvrage que vous pouvez vous procurer pour compléter votre collection.

Palm Springs 1960 par Robert Doisneau

Le livre Palm Springs de Doisneau


Paris en stop-motion avec le Nikon D90

Stop-Motion sur Paris tourné avec le Nikon D90Rendu possible par les reflex numériques qui permettent de faire des séries conséquentes de photos au moindre coût, le stop-motion fait des émules. Après l’animation proposée récemment par Julien Gérard, voici un nouveau film sur Paris.

Ce montage stop-motion a été réalisé par un étudiant américain, Luke Shepard, avec un Nikon D90 (voir également l’animation SFR Live tournée au D90).

L’auteur a pris pas moins  de 2 000 images de Paris pour réaliser ce stop-motion qu’il a intitulé « Le Flâneur ». Monuments parisiens, vues mythiques, visions nocturnes, éclairages publics, le défilement propre au stop-motion nous donne un aperçu inédit de la Capitale. Découvrez la vidéo, la bande son est de XX.

[vimeo]http://vimeo.com/17894033[/vimeo]

Si l’on en croît l’auteur du montage, interviewé par l’équipe du National Geographic, le projet a démarré en mars 2010 pour se terminer en mai de la même année. La post-production a été faite à la suite et finie en juin. Luke Shepard n’a pas compté ses heures mais pense avoir consacré une bonne centaine d’heure à la réalisation de ce montage.

En savoir plus sur le site du National Geographic.

 


Troisième édition des Photographies de l’année 2011 avec l’APPPF

La troisième édition des Photographies de l’Année se tiendra le 26 mars prochain à l’espace Kiron à Paris. Proposé par la dynamique équipe de l’APPPF, ce concours trouve cette année son rythme de croisière et est en passe de devenir un événement incontournable pour les photographes professionnels.

troisième édition des photographies de l'année APPPF

Cet événement « récompense le savoir-faire, la créativité, l’originalité et la sensibilité d’auteurs photographes. » Il est ouvert à tous les photographes professionnels, quel que soit leur statut. Le jury est également composé de professionnels de la photo et les 16 catégories récompensées sont les suivantes :

  • la Photographie animalière
  • la Photographie d’architecture
  • la Photographie création numérique
  • la Photographie culinaire
  • la Photographie «étudiante»
  • la Photographie humaniste
  • la Photographie jeune talent
  • la Photographie de mariage
  • la Photographie mode et beauté
  • la Photographie nature et environnement
  • la Photographie de nature morte
  • la Photographie de paysage
  • le Portrait
  • la Photographie de reportage
  • la Photographie de spectacle
  • la Photographie de sport

La Photographie de l’année sera choisie parmi les seize photographies déjà primées.

Exceptionnellement cette année, un trophée d’honneur sera remis lors de la soirée à Jürgen Schadeberg pour l’ensemble de sa carrière. Jürgen Schadeberg fête cette année ses soixante-cinq ans de photographie !

La cérémonie de remise des trophées se déroulera le samedi 26 mars à l’espace Kiron à partir de 14h, mais tout le week-end sera consacré à la photographie.

Pour en savoir plus sur « Les Photographies de l’année », consulter le site internet http://www.photographiesdelannee.com


Cent jours avec le Nikon D3s par Hervé le Gall – 2ème partie

Hervé Le Gall, photographe de concert passionnant et passionné, nous livre son analyse des 100 premiers jours passés avec son nouveau Nikon D3S. Dans une première partie de cette analyse, Hervé nous expliquait pourquoi il avait fait le choix de changer de marque de matériel photo et de se convertir au D3S. Voici la seconde partie de cet article qui nous permet de découvrir la part d’ombre propre au Nikon D3S, ce qui fait que pour le photographe ce boîtier, et le système optique associé, peuvent encore être améliorés.

par Hervé Le Gall pour Nikon Passion

Le Nikon D3S et les optiques Nikon

C’est du côté des optiques que mes craintes étaient les plus élevées. Je savais que le D3s surclassait ses concurrents sur bien des points. La gestion des hauts iso introduite par Canon sur son 1D Mark IV frôlait le pathétique, par exemple, quand on la comparait avec des images produites par un D3S. En revanche, côté optiques, Canon propose une gamme d’exception (L), tant en qualité qu’en complétude et pour des prix souvent inférieurs, même si la tendance actuelle va plutôt vers une certaine égalité tarifaire.

Chez Nikon, j’ai opté pour le 70-200mm f/2,8 VRII et pour le 24-120mm f/4 que j’avais testé sur un D700 et qui m’avait fortement impressionné. Je dois à la vérité de dire que sur le terrain, j’utilise surtout le 70-200. Monté sur le D3S, c’est un caillou merveilleusement polyvalent, même sur des salles de tailles restreintes. Mais rappelons que le D3s est un boîtier full frame (une autre de ses grandes qualités) et que dans ce cas 70mm est un vrai 70mm, pas un 90 et encore moins un 112mm, si vous voyez ce que je veux dire. Bref, le 70-200 de Nikon est une optique claire, lumineuse, merveilleusement réactive, polyvalente, et malgré toutes ces qualités peut-être un léger poil en dessous du mythique équivalent 70-200 de Canon (nostalgie quand tu nous tiens…).

Ari Hoenig Vauban 2011 par Hervé le Gall

Du côté du 24-120, malgré une ouverture à f/4, Nikon a fait très fort en réalisant un traitement nano cristal sur chaque lentille, ce qui procure un sentiment de luminosité assez incroyable. En fait, à travers le viseur du D3s j’ai toujours le sentiment d’avoir une optique à f/2,8. Et puis j’aime bien la plage de focale très étendue, de 24 à 120mm ce petit caillou permet de faire beaucoup de choses. Ce qui me manque, finalement, c’est un bon petit 50mm bien lumineux, à f/1,4. Ce sera chose faite sous peu, un bon de commande devrait partir la semaine prochaine.

Nikon D3S. Sa part d’ombre.

Alors ? Heureux ? Comme disait ma grand-mère, la perfection n’existe pas en ce bas monde ! Elle avait raison et le Nikon D3S n’échappe pas à la règle. Mais même si sa part d’ombre est vraiment réduite à la portion congrue, elle existe et rien de mieux que le terrain pour les débusquer.

Bon, d’abord, ce boîtier pèse trois tonnes. Dans le temps, on disait que les photoreporters pouvaient planter les piquets de leur tente avec leur boîtier reflex, quand on voit un D3s c’est l’impression qu’il donne. Le reflex solide, incassable, capable d’affronter les cauchemars climatiques les plus extrêmes. Bien pensé, bien construit, il est cependant lourd. Mon D3s et son 70-200 accusent à la pesée 3150 grammes. Oui, je vous entends déjà me dire que c’est comme ça, que c’est le prix à payer pour embarquer un matos de ce calibre et qu’ailleurs c’est pas mieux. Sur ce dernier point, pour avoir promené un EOS 1D Mark IV et son 70-200 tout un été, je ne peux que confirmer. Bon, en même temps, j’aime bien sentir que mon boîtier ne va pas m’échapper, avec le D3s de ce côté là, je suis gâté, on le sent bien.

Charles Gayle au Vauban 2011 par Hervé Le Gall

Tiens et pendant que j’y pense, l’autonomie de la batterie est simplement sidérante. Je passe aussi sur les petits détails énervants qui ne sont évidemment pas du fait de Nikon, comme le positionnement des boutons, en particulier ce satané bouton loupe ! En revanche le réglage diaph vitesse avec deux boutons en vis à vis, c’est, comment dire ? Tellement naturellement ergonomique qu’on se demande comment Canon a pu passer à côté de ça.

En revanche, Nikon aurait pu s’inspirer de Canon pour faire une molette de navigation arrière (utilisée pour sélectionner le collimateur actif) un poil plus grande. Il n’est pas vraiment aisé de l’utiliser pendant un shooting. Concernant les collimateurs, certains utilisateurs leur reprochent un espacement trop réduit et souhaiteraient les voir couvrir plus d’espace sur le viseur. Avec la pratique c’est un reproche auquel je n’adhère pas. En concert, où par définition tout va très vite, la sélection manuelle du collimateur peut se révéler être un exercice assez sportif.

En revanche un point m’a vraiment interpellé, c’est la profondeur de champ à pleine ouverture nettement plus réduite du D3s que sur le boîtier de Canon, EOS 1D Mark IV. Pour avoir utilisé les deux boîtiers avec des optiques identiques (70-200 f/2,8) sur des spots de prise de vue identiques, j’ai remarqué que j’avais une profondeur de champ plus réduite avec le D3s qu’avec le EOS 1D Mark IV. En clair, avec le D3s, une mise au point sur le front et le nez est flou. Avec le 1D Mark IV, j’avais plus de latitude. Cette différence est due à la taille du capteur. Plein format pour le Nikon D3s, le capteur APS-H du Canon EOS 1D réduit la surface d’un tiers et augmente par voie de conséquence la profondeur de champ de manière sensible.

C’est un des travers majeurs du D3s, son extrême sensibilité à pleine ouverture et en concert ce défaut peut s’avérer très gênant. En mode spot, si la mise au point est faite à un endroit précis, que je recadre et que le sujet bouge peu ou prou, la photo est floue sur la zone initialement mise au point. D’où l’intérêt de choisir son collimateur et d’affiner ses réglages d’autofocus. Sur ce point, le D3s propose un paramétrage de boîtier poussé jusqu’au moindre détail, pour que chaque utilisateur fasse du D3s « son » boîtier.

Chicago Blues Festival Vasti Jackson au Vauban 2011 par Hervé Le Gall

En conclusion

Ces jours passés je recevais à Brest, chez moi, mes filles. L’une d’entre elles me fit remarquer avant de me quitter qu’on n’avait pas du tout parlé photo et encore moins technique, galères, soucis, ajoutant que je semblais apaisé. C’est vrai. D’ailleurs je crois que c’est Steve Jobs qui disait que la technique est là pour se faire oublier, privilégiant les compétences de l’utilisateur.

Je reçois régulièrement des demandes sur mon blog, Shots.fr, d’utilisateurs amateurs ou passionnés qui se demandent quel boîtier ou quelle marque choisir, comment mettre en adéquation leur besoin ou leurs envies. Finalement, le bon appareil photo, c’est celui qui se fait oublier, avec lequel vous n’avez pas (trop) de galères pour réaliser l’image qui vous fait envie. Le jour où vous réalisez que vous vous ruinez la santé à cause de votre matériel, il est temps d’en changer. Parce que, au risque de me répéter, la photographie c’est d’abord et avant tout du plaisir. Le plaisir de construire une image, en la cadrant soigneusement, d’essayer de capturer un instant aussi décisif que possible. Alors son boîtier photo et son optique deviennent le prolongement de notre œil, le traducteur de nos émotions.

On est bien ensemble, même si parfois on se dit qu’il pèse trois tonnes… Mon œil se colle au viseur, mes doigts sélectionnent le diaph, la vitesse, le collimateur. Je peux déclencher en mode Q ou balancer une rafale, je sais que l’AF me suit, j’ai confiance en lui et ça, ça vaut tout l’or du monde, la confiance dans son matos, croyez-moi !

« Alors ? Tu l’as depuis combien de temps ton Nikon D3s ? » Depuis cent jou… Depuis toujours.

J’ai toujours eu un Nikon D3s.

 

Cinquième Nui - Photos de concerts par Hervé le Gall

Retrouvez Hervé le Gall sur le site Cinquième Nuit – ses photos de concerts – et sur le blog Shots.fr, son espace d’expression personnel. Si vous avez manqué la première partie de cet article, c’est ici !

Illustrations Copyright Hervé le Gall – Tous droits réservés

 


Photographier avec l’iPhone, un eBook Déclencheur

comment faire des photos avec un iPhoneLa photo avec un iPhone commence à trouver ses marques. Nombreux sont nos lecteurs qui se posent la question de savoir si ce type d’appareil photo (!) est capable de produire des images de qualité suffisante au quotidien. L’eBook proposé par Déclencheur vous permettra de trouver la réponse à vos questions.

Ce premier eBook (ou eMag ?) de Déclencheur, Photographier avec l’iPhone, est disponible sur l’iBookstore et sur le Kindle Store. Juste à temps pour la sortie de l’iPad 2.

L’idée originale de Benoît, de Déclencheur, est de proposer ainsi une transcription écrite du contenu de certaines émissions.

Pour en savoir plus et vous procurer cet eBook dédié à la photo sur iPhone, rendez-vous sur le site Déclencheur.

 

tutoriel photo avec iPhone


Des nouvelles de Nikon après le séisme au Japon

Nikon Sendai usine japonLe séisme qui a frappé le Japon ces derniers jours est la pire catastrophe que le pays ait connu depuis la seconde guerre mondiale. Les conséquences de ce séisme sont extrêmement lourdes pour la population et l’industrie japonaise dont de nombreux centres de production ont été touchés.

Nikon est particulièrement touché par le drame. Selon les communiqués de presse émis récemment, certains employés ont été affectés par les conséquences du séisme et l’entreprise met tout en oeuvre pour recenser ces personnes et subvenir à leurs besoins. Néanmoins nous nous réjouissons d’apprendre qu’aucun employé n’ait été gravement atteint ni n’ait péri ces derniers jours.

L’usine Nikon de Sendai est la plus proche de la zone touchée par le séisme et le tsunami. L’usine est actuellement fermée afin que le personnel présent puisse vérifier l’état des équipements de production et s’assure que la sécurité du personnel est garantie dans les bâtiments.

Cette usine est celle qui fabrique les modèles haut de gamme de la marque, comme les Nikon D3S et D3X, D700 ou encore le Nikon F6.

Nikon a déclaré être en attente de l’évaluation des dégâts et ne peut annoncer encore quand reprendra la production des boîtiers pros. Cette fabrication fait appel à de nombreux sous-traitants eux aussi- touchés par le séisme, ce qui peut avoir un impact sur la reprise de l’activité.

Usine Nikon à Sendai au Japon

De même, nous ne savons pas si les boîtiers déjà fabriqués et en attente d’expédition dans un des ports de la zone côtière, ont été touchés. Les ports ont été gravement endommagés et il est probable que les marchandises stockées l’aient été aussi. La filiale anglaise de Nikon annonce que la situation relative à la distribution des produits est en attente d’évaluation. Nous devrions en savoir plus d’ici quelques jours.

L’usine de Sendai est une des usines les plus célèbres de la marque Nikon. Ouverte en 1971, elle fabriquait le légendaire Nikon F et ses dérivés. Elle emploie en temps normal près de 500 collaborateurs et quelques centaines d’employés temporaires.

Nikon a fait un don de 100 millions de yens (près de  880.000 euros) à la Croix Rouge japonaise.

Source : Nikon


35 tests d’objectifs pour le Nikon D7000 par Jean-Marie Sepulchre (JMS)

Jean-Marie Sepulchre, auteur de nombreux ouvrages sur le matériel photographique et la pratique photo, nous gratifie d’un nouveau livre au format électronique dans lequel il vous présente 35 tests d’objectifs pour le Nikon D7000.

Tests objectifs Nikon D7000 par Jean-Marie Sepulchre

Ce guide au format PDF ePub …

35 tests d’objectifs pour le Nikon D7000, présentation

En 202 pages, l’auteur répond à nombre de questions  : comment régler le Nikon D7000 en fonction des situations de prise de vue, quels objectifs choisir, quelles sont les limites du boîtier.

Cet ebook donne des réponses chiffrées et argumentées à toutes ces questions, et vous propose des essais commentés de réglages du boîtier comme des conseils sur les logiciels utiles au post-traitement des images issues du D7000.

Le tarif demandé pour ce guide, 15 euros, va vous permettre de faire les bons choix, d’éviter de dépenser trop dans des objectifs non adaptés au D7000 et de réaliser, peut-être, que les objectifs que vous avez déjà donnent de très bons résultats.

Je ne peux que vous recommander la dépense pour profiter au mieux de votre D7000.

Ce guide au format PDF ePub …


Recevez ma Lettre Photo quotidienne avec des conseils pour faire de meilleures photos :
www.nikonpassion.com/newsletter

Copyright 2004-2026 – Editions MELODI / Nikon Passion – Tous Droits Réservés