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Expo « Ingenium » à Bruxelles

A bloquer dans vos agendas : l’exposition « Ingenium » au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Le thème (photographie et ingéniosité de 1846 à 2006) se concentre autour des forces naturelles (terre, eau, air et feu) et des efforts réalisés par l’homme pour les dominer.

L’initiative de cette collection revient à Jorge Calado, professeur de physique et chimie à l’Université de Lisbonne, qui est également critique et spécialiste de la photographie.

Vous pourrez découvrir des clichés de volcans, de tremblements de terre, d’inondations, du récent tsunami en Asie, de la construction de gratte-ciel, de barrages et de l’industrie spatiale.
Bref, une ode à l’interactivité entre l’homme et son milieu, la faculté de celui-ci à maîtriser la nature qui parvient parfois à temporiser ses ardeurs et même le confiner dans une certaine humilité.

Du 6 juillet au 9 septembre , du mardi au dimanche de 10 à 18h, le jeudi jusqu’à 21h.
« Ingenium », au Palais des Beaux-Arts, rue Ravenstein 23, 100 Bruxelles.

Renseignements au 02/5078200 et www.bozar.be


Concours avec « Les Amis de Tournai »

L’association culturelle « Les Amis de Tournai » (Belgique) organise du 1er juillet au 15 octobre un concours de photographie sans limite d’âge pour lequel tous les photographes de Belgique, de France et d’ailleurs sont les bienvenus.

Le premier prix offrira un bon d’achat de 100€ chez Labo Robb Bastions et ce, en bon d’achat ou développement. Le deuxième prix recevra 70€, le troisième, 45€ ; 35€ gratifieront le prix « Jeune Talent » (offert à un auteur de moins de 18 ans au 15 août). Divers livres seront également offerts par la Maison de la Culture. De plus, les meilleurs clichés pourraient être imprimés sur une carte postale qui servirait de droit d’entrée lors de l’exposition des œuvres primées.

« Tournai et le siècle de Louis XIV » est le thème de cette année et pourra aborder de multiples aspects comme la tapisserie, l’architecture, les personnages, la peinture, la sculpture, l’orfèvrerie, l’art funéraire, bref toute approche reflétant ce siècle.

5 photos seront admises par participant et devront être envoyées aux « Amis de Tournai », square Bonduelle, Parc Communal, 7500 Tournai, Belgique.

Renseignements : 069/229319 – amistournai@tournai.be


Lucien Hervé, le photographe du Corbusier, est mort à 96 ans

Il y a deux ans, le Civa à Bruxelles avait monté une très belle rétrospective du photographe Lucien Hervé qui vient de mourir à 96 ans. On avait pu (re)découvrir un photographe majeur du siècle. Il fut pendant quinze ans le photographe du Corbusier.
Son premier sujet, c’est l’architecture dont il a renouvelé totalement la vision photographique. L’architecture du Corbusier dont il fut très proche pendant 15 ans, mais aussi d’Alto ou Niemeyer ou celle de lieux anciens comme Alep ou l’Escorial. Quand il photographie l’abbaye du Thoronet, il atteint l’essence mystique du lieu. Ses photos ne sont jamais documentaires. Elles saisissent un simple détail, un jeu de lumières, une béance, un relief que seul son oeil a vu, pour recréer une oeuvre nouvelle, un tableau abstrait, géométrique où la lumière et le vide, le plein et l’ombre jouent de manière subtile. Les détails qui font sens et qui, à partir d’un point, d’un coin, donnent une image parfaite des intentions de l’architecte. Elles ne sont jamais redondantes avec son travail, elles sont une vraie (re)création.
Sa rencontre avec Le Corbusier est restée célèbre. Lucien Hervé (de son vrai nom Laszlo Elkan, Hongrois d’origine), qui fut champion du monde de lutte gréco-romaine, modéliste dans les plus grandes maisons de mode parisienne, résistant pendant la guerre, n’était photographe qu’épisodique. Son ami le père Couturier le présenta à Matisse (il fera de lui un splendide portrait) et l’envoie à Marseille chez Le Corbusier. Il réalise 650 clichés de l’unité d’habitation en une seule journée. Mais les magazines refusent ses photos. Par contre, Le Corbusier découvrant son travail est enthousiasmé : « Vous avez l’âme de l’architecte”, lui écrit celui qui, jusqu’à sa mort en 1965, fera de lui son photographe officiel. Sur ces 650 clichés, plus de 50 avaient été pris sur la toiture-terrasse.
Lucien Hervé, excellent pianiste, a aussi montré l’homme dans l’architecture : point minuscule, élément intégré et anonyme, mais aussi porteur de sens et créateur d’échelle. Il faut admirer comment il peut cadrer afin que le vide soit le vrai sujet de ses photos.

Guy Duplat, Le Soir, 29 juin 2007


Une chambre avec « View » pour l’été

On dit que le chiffre 7 a des vertus magiques. On peut l’espérer pour le magazine photographique View, qui sort son septième numéro en cette fin de mois de juin. En soi, c’est déjà un petit miracle. Bien peu croyaient en effet que cette revue passerait le cap des deux ou trois numéros. La passion et la volonté de Stéphane De Broyer, initiateur du projet, désormais secondé par Emmanuel d’Autreppe, ont eu raison des défaitistes. Tous les trois mois, View débarque dans les kiosques et continue à nous surprendre. A côté de grands noms, comme cette fois William Klein (mais qui parle de son cinéma), les découvertes sont toujours au rendez-vous, avec par exemple le jeune collectif belge, Smoke, ou les images d’une Amérique figée dans son rêve par Peter Granser.
Mais on est surtout frappé par le travail de Sammy Baloji. Originaire du Kasaï, ce jeune homme est passionné depuis longtemps par la photographie. En 2005, il rencontre la photographe belge Marie-Françoise Plissart et réalise avec elle des vues panoramiques de Likasi. L’année suivante, il démarre un travail très personnel, publié dans ce numéro. Il y mêle des images d’archives en noir et blanc à des photographies couleurs d’anciens sites industriels du Congo. Images terribles comme celle de cet homme enchaîné, associé à un site aujourd’hui déserté. Un travail fort sur l’époque coloniale et les traces qu’elle laisse dans la mémoire collective.
Une fois de plus, View nous invite à ouvrir les yeux sur le monde.

Jean-Marie Wynants, Le Soir
Plus d’informations sur : www.viewmag.be


Michel Clinckemaille, « l’homme-oiseau »

Dans le cadre des animations qui déferleront sur la province de Luxembourg (Belgique) cet été, Michel Clinckemaille, « l’homme oiseau », ainsi surnommé pour être le seul professionnel belge de la photographie aérienne par cerf-volant, exposera ses œuvres au palais abbatial de Saint-Hubert.
Ouvert du 30 juin au 7 octobre, tous les jours (sauf le lundi) de 13 à 17h, sauf le lundi. Tél : 061/250170
www.clinckemaille.be
www.province.luxembourg.be/…


Arles, capitale de la photographie

Les 38e Rencontres internationales de la photographie d’Arles s’ouvrent aujourd’hui et se dérouleront jusqu’au 16 septembre. Elles se tournent cette année vers  » le grand large « , avec à l’honneur la Chine, l’Inde et l’agence Magnum.

La Chine sera représentée à travers quatre expositions autour du quartier pékinois de Dashanzi, appelé aussi 798. Celui-ci est depuis quatre ans le site privilégié de l’art contemporain en Chine, avec une centaine d’ateliers et de studios d’artistes.

L’Inde sera également très présente avec un état des lieux de la création photographique contemporaine dans ce pays et un retour en arrière. Seront ainsi exposées les oeuvres de l’un des grands de la photographie indienne, Raghu Raï, correspondant de l’agence Magnum en Inde depuis 1977. Il sera présent à Arles et participera à des débats. À 65 ans, après avoir tiré toute sa vie en argentique, il ne jure plus que par le numérique.

L’agence Magnum, dernière agence internationale indépendante qui fête cette année ses 60 ans, sera à l’honneur avec les polaroïds des grands noms du jazz pris par Pannonica de Koenigswarter et les portraits officiels de la reine d’Angleterre. Depuis l’âge d’un an, Elizabeth II d’Angleterre (qui en a aujourd’hui 81) est photographiée chaque année, pour un portrait officiel.

Vers l’Avenir


Le Pays Lochois par Stephan Larroque

Celles et ceux d’entre vous qui ont participé à la soirée Nikon Passion chez PoseT récemment connaissent Stephan Larroque.

Depuis deux ans, Stephan Larroque pose son regard sur le sud Touraine. Le fruit de son travail : un livre de photographies noir et blanc qu’il vous est possible de réservez aujourd’hui avant sa sortie officielle.

Rendez-vous sur le site www.payslochois.canalblog.com pour en savoir plus.

Le livre est édité par la nouvelle agence Stela Edition, qui vous remercie d’avance de votre soutien. Quand on connait Stephan, la qualité de son travail, de son regard photographique et son engagement, nous ne pouvons que vous recommander de faire ce geste, l’ouvrage le mérite et vous donnez au passage un coup de pouce à un auteur qui mérite vraiment qu’on le soutienne.

Le Pays Lochois par Stephan Larroque


Ma vie avec Toudou – Photographies d’Alain Castinel

J’ai eu le plaisir récemment de découvrir très brièvement les photos d’Alain Castinel, lors d’une rencontre en coup de vent. Ces images me sont restées malgré tout en mémoire et nous avons réussi à nous recroiser ces dernier jours pour échanger sur nos parcours respectifs.

Alain a une longue vie de photographe amateur derrière lui, même s’il pourrait largement être professionnel au vu de ses magnifiques images de tous les coins du monde, des clichés en Noir et Blanc pleins de vie, un travail qui mérite d’ailleurs bien mieux que de rester dans les boîtes à tirages (!!).

Depuis quelques temps, Alain a axé une bonne partie de son travail sur le petit ourson de sa fille, Toudou (l’ourson, pas la fillette :)) et cela l’a conduit à prendre des photos de Toudou dans une multitude de situations toutes aussi variées les unes que les autres.

Comme il le définit lui-même « après avoir fait des clichés en N&B aux quatre coins de la planète, j’ai voulu me prouver à
moi-même que j’étais capable de photographier au quotidien et en couleurs. Toudou, l’ourson de ma fille, m’a paru être un bon sujet surtout quand on l’emmène dans des endroits où il n’a rien à faire: beaucoup de clichés sont faits à la défense, mon lieu de travail.
Et puis, peu à peu, s’est développé une communauté de fans de Toudou, qui, progressivement, a pris une existence à part entière.
Les « people » en raffolent. Toudou gère sa notoriété …
 »

Je vous invite à rendre visite à Toudou sur le blog d’Alain, personnellement je trouve l’idée même de ce travail magnifique et j’attends avec impatience de voir ces images reproduites, agrandies et exposées dans un lieu à la hauteur !!

Ma vie avec Toudou : c’est ici …

Ma vie avec Toudou - Photographies d’Alain Castinel


Le photographe belge D. Volkaerts est l’ »employé le plus heureux 2007″

Danny Volkaerts, un photographe de la Défense [Belgique], a été nommé jeudi « Employé le plus heureux 2007 », ont indiqué jeudi Jobat, le supplément ’emploi’ des quotidiens De Standaard, Het Nieuwsblad et De Gentenaar, qui décerne ce titre. Danny Volkaerts travaille depuis 27 ans en tant que militaire de carrière et est actif depuis 2002 en tant que photographe au service de l’Ecole Royale Militaire (ERM).

Agé de 43 ans, Danny Volkaerts a débuté sa carrière auprès de l’armée belge à l’âge 16 ans. Il a travaillé un petit temps dans les services logistiques de l’horeca et a ensuite poursuivi sa carrière au sein du service cinématographique de la Défense. En 2002, il a débuté en tant que photographe à plein temps pour l’Ecole Royale Militaire.
« M’engager auprès de l’armée a été le meilleur choix que je n’ai jamais fait », a indiqué Danny Volkaerts. « Les personnes y reçoivent l’opportunité de se développer et même de réussir dans une toute autre direction ».

Danny Volkaerts a été choisi parmi 2.100 candidats. Les candidats étaient jugés selon quatre critères: réalisation de soi, équilibre entre le travail et la vie privée, possibilités de prises de décision, et enfin estime, reconnaissance et confiance. Les dix candidats qui ont totalisé les meilleurs scores ont dû raconter leur histoire devant un jury composé d’experts.
14/06/2007
L’Echo


La vie d’un studio de photos au Mali

La vie d’un studio de photos au Mali par le biais des peintures colorées de Christian Epanya.

Une fenêtre ouverte sur l’ailleurs. Inspiré d’une histoire vraie, le nouvel album de Christian Epanya, un Camerounais installé aujourd’hui à Lyon, raconte l’histoire d’un petit studio de photos malien par de belles illustrations colorées, proches des peintures urbaines africaines.

Amadou est le héros du séduisant album Le petit photographe de Bamba. Il est fils de pêcheur mais a horreur de l’eau. Non, ce qui l’intéresse, c’est de collectionner tout un bric à brac qu’il ramasse un peu partout. Un jour, il tombe sur le mode de fabrication du sténopé, la boîte noire des appareils photo. Révélation ! Il veut faire ça.

Après plusieurs essais, Amadou parvient à réaliser des images. Papa Diallo, le seul photographe du coin, l’aide un peu, pas beaucoup, mais il envoie quelques-uns de ses clichés à Bamako. Un de ceux-ci obtient un prix. Amadou est lancé. Il devient l’apprenti de Papa Diallo. Plus tard, il rendra vie à son studio, repris près de la fermeture, fera peindre des décors pour les photos posées, se déplacera pour les cérémonies.

Il s’installe ensuite à Bamako et continue à réaliser les rêves des uns et des autres grâce à ses décors peints : ceux de l’avion pour l’Europe et de la Tour Eiffel ont beaucoup de succès. Adulé, invité partout, Amadou reste pourtant toujours fidèle à son village où il ouvre aussi un studio.

Cette touchante histoire de vie, servie par de très belles illustrations affirmant haut et fort leur origine, rappelle aussi que la photo n’a pas toujours été numérique. Dès 6 ans.

LUCIE CAUWE
Le Soir


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