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Isa Marcelli « Les fleurs que là-bas j’ai vécues » – Centre iris pour la photographie jusqu’au 10 mars 2012

Le Centre Iris pour la photographie accueille Isa Marcelli depuis le 15 décembre et jusqu’au 10 mars 2012.

Isa Marcelli « Les fleurs que là-bas j’ai vécues » - Centre iris pour la photographie jusqu'au 10 mars 2012

Photo (C) Isa Marcelli – Tous droits réservés

Isa Marcelli « Les fleurs que là-bas j’ai vécues »

Sensuelle et troublante, la poésie photographique d’Isa Marcelli nous enveloppe pour ne plus nous lâcher. La douceur et l’étrange se croisent et se répondent dans ses photographies souvent intimes, toujours évocatrices de l’apesanteur qui succède aux fulgurances du bonheur, aux chaos émotionnels. Une sérénité s’installe alors. La réalité se nuance et laisse percer rêves et mystères.

A la faveur d’un déménagement et d’une nouvelle vie en milieu rural, l’isolement et le vide ressentis ont été les moteurs d’une exploration physique de son environnement en même temps qu’un voyage intime, révélant graduellement un besoin d’expression par l’image.

Une harmonie fragile

Isa Marcelli est tout d’abord sortie de son refuge, au milieu de la campagne, pour aller à la rencontre des arbres, des chemins, des terres en friches ou cultivées, des ruines, des rivières. Mais aussi à la rencontre d’elle même, décrivant ainsi un parcours topographique et intime. Dans ses sténopés, elle se met en scène de manière délicate et onirique. Nous sommes les témoins d’un dialogue entre son univers intérieur et le monde qui l’entoure.

La recherche d’une harmonie entre l’intérieur et l’extérieur, ou plus tangiblement entre le «dedans » et le « dehors ». Une acceptation du temps, du
silence. De son propre souffle. Comme si les espaces qu’elle traverse rythmaient progressivement sa respiration, à l’unisson de la nature.

L’isolement et la beauté du lieu-dit où elle vit l’ont poussée vers l’extérieur lui permettant paradoxalement d’y exprimer sa propre intériorité. A la lecture de ses images, on ressent une quête d’osmose. Un besoin de communion avec les éléments : la terre, l’air, l’eau. Dans cette maraude photographique autour de chez elle, elle semble trouver une paix intérieure… Mais aussi prendre conscience de la précarité de cet équilibre, de son
caractère précieux et fragile.

Car par delà la quiétude, la poésie, une angoisse semble cependant planer…

Informations Pratiques

Isa Marcelli «les fleurs que là-bas j’ai vécues»
Centre Iris… pour la photographie
238 rue Saint-Martin 75003 Paris
+33 (0)1 48 87 06 09 www.centre-iris.fr

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