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Stop-Motion : Switch bowling par Julien Gérard

Le stop-motion est une technique d’animation qui permet de créer un mouvement à partir d’images ou d’objets immobiles.

Stop Motion description présentation

Devenue courant avec la démocratisation des reflex numériques qui permettent d’enregistrer des milliers d’images au moindre coût, le stop-motion donne lieu à de nombreuses animations diffusées sur les sites de photographes. Voici l’exemple de Julien Gérard qui nous propose un stop-motion sur l’installation du bowling de Phalsbourg.

Réalisé avec un Nikon D200, ce montage réunit pas moins de 8000 photos prises pendant un mois à 5mns d’intervalle. Il a fallu tenir compte des horaires de travail de l’équipe en charge du chantier, des contraintes relatives à l’environnement (poussière, vibrations). Le matériel était fortement exposé mais a tenu bon ! Autre problématique, la durée de vie de la batterie qui impose un remplacement régulier à planifier, et la capacité de la carte mémoire qu’il faut remplacer afin qu’une fois pleine elle ne bloque pas la prise de vue automatisée.

Tout cela nous donne au final, et après montage, un résultat plutôt agréable à regarder. Et l’on se prend à découvrir le chantier, au demeurant très banal, sous un autre œil, dynamique.

[vimeo width= »550″ height= »412″]http://vimeo.com/8424412[/vimeo]

Réalisation Julien Gérard, photographe

 


Derrière l’objectif de Reza, photos et propos

«Derrière l ‘objectif de Reza, photos et propos » est un ouvrage paru aux éditions Hoëbeke dans la collection Derrière l’objectif de …. L’intérêt de cette collection est de vous faire découvrir le travail d’un photographe commenté par l’auteur. Le livre de Reza présente 150 des photos les plus emblématiques du parcours du photographe iranien, toutes commentées par l’auteur.

Derrière l'objectif de Reza, photos et propos

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Derrière l’objectif de Reza : présentation

Tout comme dans un plus récent ouvrage collectif (l’oeil de Reza, 10 leçons de photographie) le but du livre est double : présenter des photos avec leurs commentaires et donner le contexte de la prise de vue. Reza explique ainsi quelle était son intention pour chacune des images, pourquoi il a fait ce choix technique ou ce cadrage.

Ouvrage didactique autant qu’ouvrage d’art, ce livre s’adresse à quiconque est intéressé par le reportage photographique et a envie d’en savoir plus sur la démarche de l’auteur.

Le livre est organisé en plusieurs thèmes qui reprennent chacun une problématique particulière propre au reportage photographique tel que le vit Reza (voir le site du photographe).

Reza, photoreporter correspondant de guerre

Cette première partie illustre le travail de reportage lors des conflits internationaux couverts par le photographe.

Vous y découvrirez des photos parfois difficiles à regarder, illustrant toutes ce que l’Homme est capable de faire pendant un conflit. Pour autant loin des clichés habituels de violence, les images de Reza démontrent toutes un regard personnel de l’auteur, des cadrages et compositions forts.

Reza, correspondant de paix

Cette deuxième partie met en avant un travail très personnel de Reza, un témoignage plus en profondeur comme le décrit lui-même l’auteur.

Plus que le ‘pendant’, c’est ‘l’après’ conflit qui est traité et ses conséquences.

Rencontres

Dans ce troisième chapitre, vous découvrirez le rapport entre le photographe et les gens qu’il rencontre sur le terrain.

Quelle que soit leur nature, les portraits de Reza sont le fruit d’une vraie relation entre le photographe et son sujet. Point de clichés volés ici, mais de la confiance et de la complicité. Comme celle qui a uni pendant près de 17 ans le commandant Massoud en Afghanistan et le photographe.

Vous retiendrez également cette image de Yasser Arafat retranché dans son bunker en 1983, une photo devenue un emblème du conflit palestinien.

Spiritualité

Reza, mieux que quiconque, est le seul à pouvoir définir cette série d’images.

« Mon travail photographique oscille toujours entre le récit intime de la ferveur pacifique propre à tout croyant et l’extrémisme religieux au nom duquel les pires folies sont permises ».

Ces images sont douces, le photographe fait la part belle à la lumière et au mouvement. Une autre facette du reportage photographique qui fait du bien à voir.

Constructions

Ce chapitre est important pour le développement de votre démarche créative. Reza vous y explique comment l’approche esthétique influe sur la photo de reportage.

Il vous donne les clés pour comprendre les images présentées simultanément. Reza est adepte tant des lignes graphiques propres à la culture occidentale que des spirales qui s’entremêlent, fruit du regard oriental.

Vous découvrirez ici comment jouer sur la composition et le cadrage pour produire des images différentes, fortes, qui illustrent votre approche personnelle.

L’instant

Reza aborde là un des sujets principaux du reportage photographique, l’instant.

L’instant décisif comme le définissait Cartier-Bresson, qui fait qu’une photo est exceptionnelle ou ne l’est pas. Le troisième œil, comme le décrit Reza, est le fruit d’une longue pratique sur le terrain. L’auteur nous montre comment exercer son œil pour y parvenir.

Le rouge et l’ombre

Le dernier chapitre du livre introduit la notion de couleur, et Reza vous explique comment et pourquoi la couleur a pris une place prépondérante dans son approche esthétique.

Les reporters photographes travaillaient souvent en noir et blanc et rares sont ceux qui ont su développer un regard de coloriste. Reza y est parvenu, ses images commentées par l’auteur vous montrent comment.

Mon avis sur « Derrière l’objectif de Reza »

Ces 150 photos de reportage commentées par l’auteur vont au-delà d’un simple cours de photographie.

Reza vous présente sa démarche, vous découvrez au fur et à mesure des commentaires que le travail du reporter est basé sur une technique maîtrisée mais surtout sur une approche personnelle pleine de sensibilité.

Ce livre vous permet de vous mettre ‘derrière l’objectif’ comme l’a fait le photographe lors de la prise de vue. Il vous donne les clés de ce travail de reportage et illustre ce qu’est le parcours d’un reporter.

Pour autant ce livre n’est pas un cours de photographie, ne vous attendez pas à y trouver les réglages techniques relatifs à chacune des images présentées. L’ouvrage s’adresse au photographe qui cherche à comprendre la démarche d’un auteur reconnu pour mieux construire la sienne.

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Mise à jour firmware 1.03 pour le Pentax K-5 et 1.02 pour le 645D

mise à jour firmware Pentax K-5Pentax vient de mettre à disposition un nouveau firmware version 1.03 pour le reflex numérique Pentax K-5.

Après la version 1.02 sortie en fin d’année 2010, voici donc de quoi satisfaire les pentaxistes qui souhaitent profiter au mieux de leur boîtier et voir ses quelques défauts corrigés. On saluera l’initiative de Pentax qui n’hésite pas à sortir plusieurs mises à jour successives pour prendre en compte les demandes.

Ce nouveau firmware permet de mettre à jour le boîtier K-5 et apporte deux modifications principales :

  • meilleure précision de l’autofocus en conditions de faible lumière,
  • meilleure stabilité générale du boîtier (lire : correction de plusieurs bugs !).

Télécharger le firmware 1.03 pour le reflex Pentax K-5 sur le site de Pentax.

Par la même occasion, Pentax a sorti un firmware pour le Pentax 645D qui profite donc lui-aussi d’une mise à jour.

Mise à jour firmware pour le pentax 645D

Les améliorations du nouveau firmware version 1.02 pour le 645D apportent :

  • Pendant le traitement de réduction du bruit après exposition longue, le temps restant est affiché sur l’écran LCD
  • Lorsque la molette est réglée sur ‘X’, la vitesse synchro flash peut être réglée dans les fonctions personnalisables du menu.
  • Quand vous connectez le 645D à un ordinateur via un câble USB, l’appareil est détecté en tant que «645D » (il était précédemment détecté en tant que « removable disk »)
  • Dans le mode miroir relevé, le temps de latence jusqu’à ce que le miroir se remette automatiquement en position initiale a été allongé à environ 1 à 5 minutes.

Télécharger la mise à jour firmware 1.02 pour le Pentax 645D.

Source : Pentax


Le Fuji X100 victime de son succès

Le Fuji X100 serait-il déjà victime de son succès alors que les premiers exemplaires devaient arriver début Mars ? Quoi qu’il en soit, Fuji a annoncé le décalage  à fin Avril de la mise à disposition officielle du X100.

Le Fuji X100 victime de son succès

Les plus impatients pourront néanmoins tenter leur chance aux Etats-Unis où il semble que la livraison soit effectuée au compte-gouttes. Le retard annoncé devrait toucher plusieurs pays dont le Japon. D’ici là peut-être aurons-nous la chance de voir arriver un des autres boîtiers tant attendus au printemps, le futur Nikon hybride sans miroir ??

Fuji X100 et Leica M3

Pendant que le Fuji X100 n’en finit plus de faire tourner les têtes, certains s’amusent à comparer le physique de ce petit compact avec les modèles de la célébrissime marque de télémétriques. Et il est vrai que la ressemblance entre le Fuji X100 et le Leica M3 est frappante non ?

Source : Akihabaranews et Petapixel


Samyang 35 mm f/1.4 AS UMC disponible en mars

L’objectif Samyang 35mm f/1.4 AS UMC annoncé lors de la Photokina 2010 sera disponible courant mars 2011.

Cette optique est compatible avec la plupart des marques de reflex numériques parmi lesquelles Canon,Nikon, Pentax, Samsung NX, KM/Sony et les boîtiers à monture micro 4/3.

Samyang 35 mm f/1.4 AS UMC disponible en mars

Ce 35mm f/1.4 a de quoi séduire les amateurs de belles optiques puisqu’il ne comporte pas moins de 12 éléments arrangés en 10 groupes. Les lentilles sont fabriquées à partir de verre au facteur de réfraction élevé, un verre qui permet de réduire poids et dimensions de l’optique. Doté également d’une lentille asphérique, ce 35mm Samyang devrait minimiser les risques d’aberrations chromatiques, attendons les premiers tests pour en savoir plus.

Revêtement multicouches, contraste élevé et système Samyang de lentilles flottantes complètent une fiche technique prometteuse. La mise au point reste manuelle comme sur le reste de la gamme Samyang.

Le Samyang 35mm f/1.4 AS UMC est compatible avec les boîtiers au format DX ou APS-C. Monté sur un tel boîtier, il constituera un objectif standard équivalent à un 50mm (chez Nikon par exemple). Sur un boîtier plein format il restera un grand-angle bien pratique pour tous ceux qui cherchent une focale fixe à grande ouverture. Sur les boîtiers micro 4/3, ce 35mm équivaudra à un petit téléobjectif de focale équivalente à 70mm.

Le Samyang 35 mm f/F1.4 AS UMC sera disponible courant mars mais son tarif public n’est pas encore connu.

Plus d’infos sur le site de Samyang.

Retrouvez les optiques Samyang chez Miss Numerique.


Salon de la Photo 2011 : l’affiche

Le Salon de la Photo de Paris est désormais bien installé dans le peloton de tête des salons photos internationaux. Cet année, le Salon de la photo nous revient, du 6 au 10 Octobre.

Salon de la Photo 2011 : l'affiche

Il est un peu tôt encore pour connaître les détails de l’organisation ainsi que la planification des expos et conférences, mais nous avons pu découvrir ces derniers jours l’affiche du Salon 2011.

L’affiche est réalisée cette année par Chrisma Lan, photographe connue pour son travail avec les personnalités et autres célébrités. la photographe travaille également pour la mode et la beauté et publie dans les magazines et la pub.

Chrisma Lan prend ainsi la suite de Renaud Corlouër et François Darmigny, qui ont signé respectivement les affiches 2009 et 2010.

Nous vous tiendrons au courant en temps et en heure du programme de cette édition 2011 du Salon de la Photo, et nous vous donnons bien évidemment rendez-vous sur le stand de l’Agora du Net sur lequel nous serons présents à nouveau cette année.


Cent jours avec le Nikon D3s par Hervé le Gall – 1ère partie

Hervé le Gall est photographe. Photographe de concert, et pas qu’un peu. Il suffit de parcourir son site Cinquième Nuit pour voir à quel point le personnage est investi. Cet investissement personnel, Hervé le vit également avec son matériel photo, canoniste de naissance (ou presque) qu’il est. Pourtant Hervé le Gall vient de basculer de l’autre côté de la force, et il utilise désormais, après 35 ans de vie commune avec ses Canon, un Nikon D3s. Pourquoi une telle rupture ? Hervé se propose de nous l’expliquer et l’homme est tellement généreux qu’il ne faut pas moins de deux articles pour tout publier. Vous l’avez compris, la suite au prochain épisode !

par Hervé le Gall pour Nikon Passion

Cent jours avec le Nikon D3s – 1ère partie

« Alors ? Ça se passe bien avec Nikon ? Tu l’as depuis combien de temps ton D3s ? ». L’œil est un brin goguenard, mais après tout c’est de bonne guerre, surtout quand la question émane d’un utilisateur Nikon depuis des lustres.

J’ai un boîtier Nikon D3s en mains depuis cent jours et j’ai l’impression de l’utiliser depuis toujours. Depuis toujours ? Faut voir. Parce qu’en fait, venant de l’épicerie d’en face (comprendre Canon) chez qui j’étais équipé depuis 1975, je ne connaissais jusqu’à maintenant que bien peu de choses de la marque jaune. D’ailleurs, je redoutais le moment où j’allais changer de crèmerie, même si je savais que mon chemin avec Canon avait atteint son point limite zéro. Mais changer de marque, après tant d’années, ne présentait pas que des avantages. Je craignais en particulier des difficultés d’adaptation en matière d’ergonomie, de prise en main mais finalement, rien de tout ça. Les qualités ergonomiques de Nikon étaient passées par là.

Cent jours avec le Nikon D3s - Matthieu Chedid Les belles charrues

En décembre, alors que je testais le Nikon D3s sur un concert de Matthieu Chédid, j’avais, je dois l’avouer, été singulièrement bluffé par l’aisance et la facilité de prise de vue, même si ma main gauche avait encore quelques notables difficultés pour trouver du premier coup le bouton de loupe des images. À part quelques points de détail mineurs, j’ai vécu avec le D3s une période que je peux qualifier d’état de grâce. Un laps de temps suffisant pour me convaincre que j’avais misé sur le bon bourrin et qu’on allait faire un bout de chemin ensemble. Parce que, finalement, au delà des considérations matérielles, ce qui prévaut pour un photographe, c’est le résultat.

En ayant été équipé en rouge pendant si longtemps, en ayant moi-même revendiqué cette Canon touch si spécifique, ce velouté de couleurs et disons-le la qualité hors-normes des optiques Canon, j’appréhendais de visualiser mes premiers clichés. Il n’en fut rien. Si l’on met de côté l’aspect colorimétrique où les différences sont nettement palpables (entre Canon et Nikon, je persiste et signe, il y a de réelles et notables différences de couleurs) ce qui demeure, au bout du compte, Dieu merci ! C’est l’œil. Mon regard n’a pas changé parce qu’il passe à travers un viseur de D3s. En revanche, tout ce qui contribue au confort de la prise de vue et par voie de conséquence au plaisir de shooter, est à créditer au compte de Nikon, tant au niveau du boîtier qu’à celui des optiques que j’utilise.

Nikon D3s. Le plaisir retrouvé

J’en ai chié. Voilà, c’est dit. Je sais bien que ce n’est pas facile à entendre, encore moins à écrire, surtout après tant d’années passées à produire des images avec du matériel Canon.

Depuis l’épisode 5D Mark II, j’ai réalisé que certains travers de Canon ne me permettaient plus de travailler sereinement dans ma spécialité, la photographie de concerts. Pendant deux ans, je le confesse, j’ai plus été préoccupé par les atermoiements techniques d’un matériel que je ne comprenais plus, avec lequel je n’étais plus en phase. Je ne souhaite à personne de vivre ce que j’ai vécu. Réaliser, du jour au lendemain, qu’un matériel peut vous faire craquer, en niant les fondements même de la photographie. Ce sentiment d’être paumé, perdu, d’avoir tout oublié, confronté à des dysfonctionnements pathétiques. Et au delà de tout, la tristesse, le blues, le plus d’envie. J’ai plongé dans une déprime maladive me contraignant à ralentir mon rythme de travail.

Ce n’est pas tant le fonctionnement erratique de mon matériel que je ne pardonne pas à Canon que l’état de mélancolie que cela a engendré. Et puis au Salon de la Photo en 2009, j’ai assisté en petit comité à une présentation du Nikon D3s sur le stand de Nikon France. Le choc. Non, mieux, l’électrochoc. J’ai vu les photos de Vincent (Munier), cet ours shooté de nuit, un cliché d’une netteté incroyable. La gifle, en pleine gueule, vous savez, de ces claques qui vous scotchent, comme à chaque fois qu’on voit un excellent cliché. Là, l’émotion allait bien au delà. Il ne s’agissait pas pour moi d’admirer le cliché d’un photographe animalier de grand talent, mais bien de me demander comment Munier avait pu réussir pareil prodige, techniquement parlant. De là à transposer cette capacité dans ma spécialité il n’y avait qu’un pas, que je n’ai pas hésité à franchir allègrement.

Le fantasme d’aller chercher de l’image au bout de la nuit, là où il n’y avait quasiment pas de lumière, de produire une image propre (j’entends par là publiable) à un très haut niveau d’iso, ce fantasme-là, avec le D3s, il avait vécu. Nikon proposait maintenant d’en faire une réalité. Quand j’ai lancé, comme une boutade, l’idée de faire un test, d’amener, avec moi, un D3s sur mon terrain de jeux de la photo de concerts, le staff technique de Nikon France a répondu « Chiche ! » avec un gros soupçon de malice et d’enthousiasme dans les yeux. C’est comme ça que je me suis retrouvé avec un D3s entre les mains, en décembre 2009, chez moi au Cabaret Vauban de Brest, à faire des clichés de mes potes d’Eiffel.

Cent jours avec le Nikon D3s Ari Hoenig au cabaret Vauban par Hervé le Gall

Déjà à l’époque, il s’était passé un truc, comme un déclic, une aisance, un sentiment étrange de déjà vu, comme si finalement j’avais toujours utilisé du Nikon. Je n’avais pas été convaincu, à l’époque, sans doute parce qu’une voix intérieure me murmurait que quitter Canon allait me coûter très cher et pas seulement du point de vue pécuniaire. Moins d’un an plus tard, après avoir vécu un été de festivals avec le brillant EOS 1D Mark IV et le non moins classieux 70-200 2,8L IS serie II et son petit frère EOS 7D, j’ai eu l’occasion de tester coup sur coup un D700 avec l’excellent 24-120mm f/4 puis, à partir de fin novembre le D3s. C’est là, pendant tout le mois de décembre, que j’ai appréhendé les qualités de ce boîtier unique. Chaque jour qui passait, chaque session m’enthousiasmait un peu plus. Et puis un jour, pendant un déjeuner, ma femme me fit remarquer que je ne parlais plus du tout de technique, mais que je parlais à nouveau d’images. Cette remarque pleine de sagesse et de pertinence féminine acheva de me convaincre. Mes plaies et mes blessures, c’était désormais de l’histoire ancienne. J’étais guéri. J’allais pouvoir retrouver le plaisir et reprendre mon chemin. Enfin.

Tout ce dont j’avais rêvé, sans jamais oser le demander

J’aime les images nettes, d’ailleurs pour moi, une bonne photo est d’abord une photo nette. La tendance floue, je la respecte, mais c’est pas ma tasse de thé. Un flou qui évoque le mouvement, pourquoi pas ? Mais ce que j’aime par dessus tout, c’est de figer un moment, un mouvement, une attitude, l’immobiliser. Un batteur, une mimique, une rage, une expression. Un riff ou juste un accord, un instant musical suffisent à mon bonheur.

En général, je bosse sur des petites salles même s’il m’arrive aussi de shooter en festival ou sur des scènes disposant de gros plans de feux. Mais ma préférence marquée va aux petits espaces, là où les lumières se font plus rares mais où le contact est plus chaud. Je ne suis jamais aussi heureux qu’au milieu du public, même si parfois il m’est arrivé d’en ressortir un peu trempé (et je ne parle pas que de transpiration). Ah ! Les salles qui sentent la bière et l’animal (pour paraphraser Miossec), quel bonheur !

Donc si je résume, en gros : peu de lumière, des sujets qui bougent, des ambiances moites et un photographe qui aime les images nettes, voilà pour le cahier des charges.

D’abord, le Nikon D3s embarque un autofocus 51 points dont l’efficacité n’est plus à prouver, les modèles D3 et D3x en étaient déjà équipés. L’autofocus était pour moi l’un des défauts majeurs de Canon, son talon d’Achille révélé avec les incidents majeurs sur l’EOS 1D Mark III, alors inutile de vous dire que l’un des points que j’ai testé avec un maximum d’acuité sur le matériel Nikon a bien été celui-là. Et, dès mes premiers tests en décembre 2009, j’étais convaincu. Au chapitre de l’autofocus, entre Canon et Nikon, il n’y avait pas photo, si j’ose dire. L’efficacité de l’AF du D3s est au rendez-vous, une efficacité quasiment sans faille, quasiment car il peut arriver que dans certains cas de figure extrêmes, même le D3s n’arrive pas à faire le point. Cela dit, il faut reconnaître à Nikon que l’aspect remarquable de l’autofocus est une qualité familiale. J’ai eu en mains le D7000 (j’en possède un en boîtier backup), le D700 et même le petit D3100 et à chaque fois les fonctionnalités de l’AF sont excellentes.

Cent jours avec le Nikon D3s The Octopus Vieilles Charrues par Hervé le Gall

Et puis il y a le grand truc. La capacité du D3s à cracher une image propre à 12800 iso, voire au-delà selon les conditions de lumière. Je me souviens d’une réaction assez dédaigneuse d’un photographe affirmant à qui voulait l’entendre que « 12800 iso ça ne sert à rien ! » Bon, en même temps, à chaque avancée technologique il y a toujours eu un crétin pour affirmer que « ça ne marchera jamais ». Certes. Dans la réalité, je le confirme. Douze mille huit cent iso, c’est comme l’ABS sur ma voiture, ça ne sert à rien, sauf le jour où tu en as besoin. Et ce jour-là, ça te sauve la vie, en te permettant de taper des clichés propres là où les autres sont à la ramasse. Alors ? Sommes-nous tous égaux devant la photographie ? Non.

Ceci étant posé, le D3s n’échappe pas à la règle. Un cliché à 3200 iso est toujours meilleur qu’à 6400 ou plus. Je veux bien que 800 iso soit préférable à 1600, mais quand il n’y a pas de lumière, tu as beau clamer à qui veut l’entendre que tu préfères shooter à 800 iso, s’il n’y a pas de lumière il n’y a pas de photographie. Récemment un ami photographe me demandait si j’utilise souvent les hautes sensibilités de mon D3s, clairement la réponse est non. Comme tout le monde, j’adapte ma sensibilité au contexte et si je peux privilégier 800 ou 1600 iso, je n’ai pas l’ombre d’une hésitation. Mais il m’est arrivé récemment de pousser la sensibilité à 12800 iso pendant un concert alors que les lumières déclinaient singulièrement et comme le son y allait de concert, j’en ai profité pour utiliser le mode Q (comme quiet) pour tester l’efficacité du mode silencieux (aussi surnommé « mode Leica ») du D3s. Sur ce point précis, le D3s tient aussi toutes ses promesses, en permettant de photographier de manière très discrète, une fonctionnalité qui ne manquera pas d’interpeller les photographes de jazz ou de spectacles de danses, par exemple.

Découvrez la deuxième partie de l’article, « Le Nikon D3s, sa part d’ombre » …

 

Cinquième Nui - Photos de concerts par Hervé le Gall

Retrouvez Hervé le Gall sur le site Cinquième Nuit – ses photos de concerts – et sur le blog Shots.fr, son espace d’expression personnel.

Illustrations Copyright Hervé le Gall – Tous droits réservés


Rencontres Photographiques d’Art’lon – Avril 2011 en Belgique

Rencontres photographiques d'Art'lonLes Rencontres Photographiques d’Art’lon, c’est un événement créé par sept passionnés de photographie, avec deux lieux majeurs d’exposition: le “out” et le “in”.

Le “out”, c’est une mise-en-scène spectaculaire de la photographie au cœur du patrimoine de la ville d’Arlon (Belgique), qui va à la rencontre du public sur des thèmes nombreux et variés, allant du photoreportage à l’animalier, et traités par des photographes de talent. L’expo s’étend sur plus de 4 mois et ce dès la mi-avril.

Le “in”, c’est l’exposition remarquable d’une trentaine de photographes, amateurs ou professionnels, sélectionnés pour la qualité et l’originalité de leur projet, réunis autour des expositions d’œuvres récentes de deux photographes “vedette” renommés, dans l’écrin magnifique qu’est l’ancien palais de justice d’Arlon. L’expo  »in » aura lieu du 23 avril au 8 mai.

La première édition des Rencontres photographiques d’Art’lon, en 2010, a connu un succès plus qu’enviable avec près de 1.500 visiteurs, de tous âges et de tous horizons. Cette année encore, c’est un programme riche et diversifié qui attend le visiteur, avec non seulement des expos  »in » et  »out », mais aussi des stages, des défilés, des concerts, …

Pour tout savoir sur ces Rencontres 2011, visitez le site dédié à l’événement : http://www.artlon-photo.be/

Programme des Rencontres Photographiques 2011

Expo IN
Du 23 avril au 8 mai 2011 à l’ancien Palais de Justice d’Arlon
Le 23 avril – Vernissage des Rencontres
Le 26 avril – Le Concert Maxence Cyrin dans le cadre du festival des Aralunaires (début du concert à 21h00)

Heures d’ouverture :
Du lundi au vendredi : tous les soirs de 17h00 à 21h00
Le mercredi : ouverture de 12h00 à 21h00
Le jeudi : ouverture également le matin de 9h00 à 13h00
Le week-end (et jour férié le lundi 25) : ouverture de 10h00 à 21h00

Expo OUT
Dans les rues d’Arlon, du 17 avril au 31 août 2011

Stages
Les 24 et 25 avril : « Avoir l’œil, de l’argentique au numérique » animé par Sergine Laloux (stage de 2 jours)
Le 30 avril : Débuts en photographie animé par Pierre Coets (stage d’1 jour)
Le 1er mai : Débuts en photographie animé par Pierre Coets (stage d’1 jour)
Les 7 et 8 mai : « Le temps d’une pose » animé par Serge Picard (stage de 2 jours)


Mick Jagger : L’album photo en 70 portraits

Mick Jagger Rolling Stones album photo livre portraitFans de Mick Jagger et des Rolling Stones, voici un ouvrage qui devrait vous plaire. En 70 photos, toutes réalisées par de grands photographes, vous découvrirez autant de portraits photos de la rock star.

Ce sont 50 ans de pratique photo qui sont regroupés dans un ouvrage entièrement dédié à Mick Jagger. Au programme : Bryan Adams, Brian Aris, Enrique Badulescu, Cecil Beaton, Simone Cecchetti, William Christie, Anton Corbijn, Kevin Cummins, Sante D’Orazio, Deborah Feingold, Tony Frank, Claude Gassian, Harry Goodwin, Anwar Hussein, Karl Lagerfeld, Annie Leibovitz, Peter Lindbergh, Gered Mankowitz, Jim Marshall, David Montgomery, Terry O’Neill, Guy Peellaert, Jean-Marie Périer, Michael Putland, Ken Regan, Herb Ritts, Ethan Russell, Francesco Scavullo, Norman Seeff, Mark Seliger, Dominique Tarlé, Pierre Terrasson, Andy Warhol, Albert Watson, Robert Whitaker et Baron Wolman ! Ouf !

Déjà publié dans le cadre des Rencontres photographiques d’Arles en 2010, le livre en est à sa seconde édition. François Hébel, commissaire de l’exposition, a écrit un nouveau texte et de courtes biographies des photographes ont été ajoutées.

Retrouvez Mick Jagger : L’album photo chez Amazon.


Manuel utilisateur du Fuji X100

Vous voulez tout savoir du Fuji X100 ? Consultez le manuel utilisateur mis en ligne par un membre du site DPreview.

Manuel utilisateur du Fuji X100 notice d'utilisation

Ce manuel est en anglais, les versions internationales n’étant pas encore disponibles, ce qui ne devrait tarder.

En 124 pages vous découvrirez le détail des fonctions de ce boîtier qui continue donc à faire parler de lui alors que les premiers exemplaires commencent tout juste à arriver. Vous rêvez d’un Leica numérique, vous n’avez pas de cochon à casser ? Vous ne courez pas à tout prix après un modèle à objectif interchangeable ? Jetez un oeil au Fuji X100 !

Si l’on en croît les premiers chanceux qui ont pu tester le boîtier aux Etats-Unis, les retours sont pleinement favorables avec des performances en sensibilité proches d’un Nikon D700 et des JPEG qui tiennent bien la route (voir la galerie de photos tests du Fuji X100).

Télécharger le manuel utilisateur du Fuji X100

Source : Photorumors

 


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