nikonpassion.com

Page 1 / 1


Sur les berges de l’Elorn à Brest

Lorsque je me balade, comme aujourd’hui sur les berges de l’Elorn à Brest, je fais toujours des photos d’illustration au smartphone.

Je les utilise pour mon journal personnel, et cela me permet de partager aisément lorsque un lieu m’a plu.

Voici les illustrations du jour sur les berges de l’Elorn (iPhone HEIC + traitement NB dans Lightroom Mobile).


Librairie photo à Brest : Dialogues et son rayon livres d’art

Les abonnés à ma Lettre photo le savent, je suis de passage à Brest ces jours-ci.

S’il y a une boutique dans laquelle je suis forcé de passer lorsque je vais à Brest, c’est bien la librairie Dialogues.

Le lieu, déjà, est agréable. Quant au rayon photographie, c’est un des mieux fournis que je connaisse.

Les guides pratiques sont bien représentés, je me souviens avoir aidé une lectrice à choisir lors de mon précédent passage. Nous avions profité de cet heureux hasard pour faire connaissance.

Mais c’est le rayon Beaux Livres de photographie qui m’attire le plus. Cette fois encore, j’ai été servi. Jugez par vous- même :

Vous reconnaîtrez l’extrait de ma chronique sur la couverture de ce guide de l’éclairage !


L’arrivée du métro ligne 7 à Ivry sur Seine

La photo du jour.

Il m’arrive souvent de faire des photos à l’iPhone, comme celle-ci, pour exercer mon œil. De plus le smartphone ne choque pas dans le métro, ce qui n’est pas le cas d’un appareil photo.

Une rame de métro, ligne 7, arrive à Ivry-sur-Seine

Comment capturer l’écran d’un Nikon Z ?

Lorsque je rédige mes articles sur l’utilisation d’un Nikon Z, il est fréquent que je doive illustrer le texte par une copie de l’écran arrière.

Plutôt que de faire une photo de l’écran, jamais très lisible, je capture le signal qui s’affiche à l’écran.

Pour cela je connecte une carte d’acquisition HDMI sur le port HDMI, côté boîtier, et sur le port USB de mon ordinateur. Ensuite je lance le logiciel OBS Studio et n’ai plus qu’à capturer l’écran. Simple et efficace.

Ensemble de capture d’écran d’un Nikon Z à l’aide d’une carte d’acquisition HDMI

Fichiers RAW Haute Efficacité Nikon : quand la mariée n’est pas aussi belle qu’elle en a l’air

Vous l’avez sans doute remarqué en sélectionnant le format de vos fichiers sur votre Nikon Z récent. Nikon a ajouté un format de fichier RAW, appelé RAW « Haute Efficacité » (noté HE et HE★), sur les Z5II, Z6III, Z8, Z9 et Zf. Certains appareils utilisent le terme « RAW Efficacité élevée ». Si vous voyez le symbole ★, c’est de cela dont il s’agit.

Ce format promet des fichiers plus légers, une qualité d’image préservée et un flux de travail accéléré. Pour autant, faut-il vraiment l’adopter ou rester fidèle au NEF compressé sans perte ?

Voici un tour d’horizon, avec des exemples concrets, et mes recommandations pour vous aider à choisir.

Fichiers RAW Haute Efficacité ou RAW Efficacité élevée Nikon : quand la mariée n’est pas aussi belle qu’elle en a l’air

 

Toutes les cartes CFexpress/XQD chez Miss Numerique

Qu’est-ce que le RAW Haute Efficacité Nikon ?

Le RAW Haute Efficacité (HE) est une évolution du NEF traditionnel. Rappelons que le NEF est une déclinaison Nikon du format RAW, enrichie de métadonnées propres à la marque.

Ces données vont bien au-delà des simples réglages de prise de vue. Le fichier NEF intègre, par exemple, les paramètres Picture Control, les réglages de D-Lighting actif, les informations précises sur l’autofocus (collimateur utilisé, mode AF, suivi), ainsi que les données de stabilisation pour les boîtiers équipés du VR intégré.

Il contient aussi une prévisualisation JPEG, utilisée pour l’affichage rapide dans le boîtier ou certains logiciels.

Des métadonnées spécifiques permettent en outre de gérer la correction des optiques Nikon (distorsion, vignettage, aberrations chromatiques), ce que seuls les logiciels compatibles savent interpréter. Ce niveau de détail fait du NEF non seulement un fichier RAW, mais aussi une base de données complète sur chaque photo, pensée pour tirer pleinement parti de l’écosystème Nikon.

J’en reviens au RAW HE, qui utilise une compression avancée. Elle est basée sur la technologie TicoRAW de la société belge IntoPIX. Rien de très nouveau, on la retrouve dans les flux vidéo 8K et le broadcast professionnel.

Ce qui est nouveau, c’est l’intégration de cette technologie dans les hybrides Nikon Z. Cette compression permet de réduire la taille des fichiers par un facteur de 4 ou plus, sans compromettre la qualité d’image.

Fichiers RAW Haute Efficacité Nikon : quand la mariée n’est pas aussi belle qu’elle en a l’air
Quel format de RAW choisir un hybride Nikon ?

Deux variantes de RAW HE (ou Efficacité élevée) existent :

  • HE★ : compression modérée, qualité équivalente au NEF compressé sans perte.
  • HE : compression plus forte, fichiers encore plus légers, sans différence visuelle notable selon les tests.

Avantages concrets du RAW HE

Jusqu’ici, vous vous dites que ce RAW HE semble attirant. Moins d’espace de stockage sans perte de qualité, il faut le dire, c’est tentant. Et pas qu’un peu.

Gain de place : Un fichier HE★ est 20 à 40 % plus léger qu’un RAW compressé classique, et le format HE réduit la taille de manière plus importante.

Par exemple, sur une carte CFexpress de 128 Go, vous pouvez stocker environ :

  • 1 425 fichiers NEF compressés sans perte : environ 87–90 Mo par fichier de 45 Mp
  • 3 338 fichiers en HE★ : environ 38–40 Mo par fichier de 45 Mp
  • 4 688 fichiers en HE : environ 27 Mo par fichier de 45 Mp

Ces valeurs peuvent varier légèrement selon le contenu de l’image, mais elles correspondent bien à un capteur de 45 MP comme celui des Nikon Z8 et Z9.

Performance : Idéal pour les photographes de terrain (reportage, animalier, sport) qui enchaînent les rafales et doivent optimiser leur stockage.

Qualité d’image : Les tests, y compris dans des situations extrêmes (hauts ISO, récupération des ombres), ne montrent pas de différence visible ou mesurable entre NEF compressé, HE★ et HE.

Le RAW HE, en pratique

Imaginez : vous partez faire un safari photo en Afrique, où la capacité de stockage est cruciale. Pour autant, vous n’allez pas acheter plusieurs cartes onéreuses pour ce voyage alors que vous n’en avez pas besoin le restant de l’année.

En utilisant le format RAW HE, vous pouvez stocker trois fois plus d’images sur la même carte mémoire, ce qui vous évite de multiplier les supports de sauvegarde coûteux et encombrants. Même après traitement dans un logiciel photo compatible RAW HE, la qualité reste inchangée à l’œil nu.

Limites et points de vigilance

Les limites, car il y en a, sont à chercher du côté de votre logiciel photo. Rappelez-vous, j’ai précisé que le RAW HE intègre une compression TicoRAW. Cette compression suppose une décompression par le logiciel photo, qui doit donc intégrer le module TicoRAW, et la licence qui va avec.

C’est là que ça coince : tous les éditeurs de logiciels ne veulent pas payer cette licence. S’ils ne le font pas, oubliez le RAW HE. Vous ne pourrez pas le lire.

Nikon NX Studio, Lightroom Classic et Photoshop sont compatibles, mais d’autres comme Capture One, DxO PhotoLab, Darktable ou Luminar NEO posent encore problème ou n’offrent qu’un support partiel.

Mais ce n’est pas tout.

Le format RAW HE/HE★, bien que techniquement « RAW », n’est pas aussi universellement reconnu que le NEF classique. Attention donc à l’archivage à long terme ou la relecture des fichiers dans le futur. Car, par définition, les technologies du futur ne sont pas encore connues.

Pour vous sortir de ce bourbier, vous pouvez utiliser le logiciel du constructeur (Nikon NX Studio), ou convertir les fichiers avant traitement. Mais vous l’avez compris, cela complique votre flux de travail.

Enfin, si vous utilisez le RAW HE/HE★ à la prise de vue, il permet d’éviter le remplissage rapide du buffer, mais la vitesse d’écriture reste limitée par le type de carte utilisé.

Tout n’est donc pas si rose.

Fichiers invisibles, images perdues ? Ce que cache le RAW HE

Si votre logiciel photo n’est pas compatible avec le format RAW HE, vous vous en rendrez compte immédiatement :

  • les fichiers ne s’ouvrent pas du tout,
  • ou bien s’affichent avec une erreur, une image noire, un rendu corrompu
  • ou un simple message indiquant que le format n’est pas reconnu.

Dans certains cas, l’image peut sembler s’afficher, mais les curseurs de développement ne fonctionnent pas, ou les réglages sont désactivés.

C’est le signe que le moteur de décompression TicoRAW n’est pas intégré. Pour vous en sortir, il y a deux solutions :

  • Installer un logiciel compatible, comme Nikon NX Studio (gratuit), Lightroom Classic ou Photoshop.
  • Convertir vos fichiers HE en TIFF standard via Nikon NX Studio ou un convertisseur compatible.

J’attire toutefois votre attention : cette conversion peut être chronophage et alourdir votre flux de travail, surtout si vous traitez un grand volume de photos.

Pour éviter les mauvaises surprises, testez toujours quelques fichiers HE avec votre logiciel habituel avant d’adopter ce format sur le terrain.

Bonne nouvelle : la qualité est préservée, la preuve par les chiffres

Loin de moi l’idée de noircir le tableau : des tests indépendants, comme ceux de Steven Kersting, ont montré qu’il n’y a pas de différence significative en termes de rapport signal/bruit si vous utilisez le RAW HE.

La restitution des détails entre les fichiers NEF compressés sans perte, HE★ et HE est aussi bonne. Même en zoomant à 100 % sur des images traitées, il vous sera difficile de distinguer les fichiers, la compression TicoRAW assure.

Ma recommandation

Si vous me lisez au quotidien, vous savez que j’apprécie les choses simples, car ce qui est simple fonctionne toujours mieux.

Aussi, j’ai fait le choix de privilégier la simplicité, la compatibilité universelle et la sécurité à long terme pour mes photos. J’en reste au format NEF compressé sans perte car c’est la solution la plus sûre.

Ce RAW me garantit une lecture et un traitement fiables, aujourd’hui comme à long terme, quel que soit le logiciel utilisé.

En résumé : le RAW Haute efficacité Nikon, on fait quoi ?

Le format RAW Haute Efficacité de Nikon offre des avantages indéniables en termes de stockage et de rapidité, sans sacrifier la qualité d’image. C’est indéniable. Si vous avez besoin de stocker plus d’images sur une carte alors que vous n’en avez pas d’autre sous la main, c’est une excellente solution.

Dans les autres cas, je vous recommande de privilégier le format NEF compressé sans perte. Vous gagnerez en facilité, liberté, compatibilité et simplicité d’archivage.

Je ne prétends toutefois pas avoir raison pour tout, aussi si vous avez testé le RAW HE sur votre Nikon, témoignez : avez-vous rencontré des problèmes de compatibilité ou modifié vos habitudes de prise de vue ?

Toutes les cartes CFexpress/XQD chez Miss Numerique


Nikon Z6III vs Z6II : comparatif complet pour bien choisir (2026)

Le Nikon Z6III était attendu pour corriger ce qui manquait au Z6II face aux récents Nikon Z8 et Zf. Mais faut-il pour autant franchir le pas et dépenser environ 1 000 € de plus alors que le Z6II reste un excellent boîtier ?

Posons-nous la bonne question : quelles différences concrètes allez-vous sentir sur le terrain, avec vos objectifs, votre pratique, vos conditions de lumière ? Dans ce comparatif Nikon Z6III vs Z6II, je m’appuie sur mes propres essais pour répondre point par point, sans langue de bois.

J’utilise le Nikon Z6III depuis sa sortie, après avoir eu un Z6II, et avant cela un Z6. Voici les différences concrètes que j’ai constatées sur le terrain avec différents objectifs, différents sujets et différentes conditions de lumière : performances, compatibilité, vidéo, sport.

Si vous êtes pressé(e) : Le Nikon Z6III apporte une meilleure réactivité, un autofocus plus fiable, un viseur plus confortable et une vraie avancée en vidéo.
Le Nikon Z6II reste un excellent choix polyvalent et économique. Le bon choix dépend surtout de votre pratique : faible lumière, action, vidéo ou photographie plus contemplative.

Note : mon test du Nikon Z6III est disponible ici.

Avant de plonger dans les spécifications techniques, prenons un instant pour poser le contexte : si vous êtes photographe exigeant(e), que vous avez déjà un parc d’optiques NIKKOR Z ou que vous passez du reflex à l’hybride, vos critères ne sont pas les mêmes que pour un YouTubeur ou un influenceur. Aussi, voyez ce comparatif comme un échange entre passionnés, un peu comme lors d’une balade moto mémorable : on veut du plaisir, de la performance, mais sans compromis inutile.

En clair, je ne vais pas couper les fiches techniques en quatre pour tout détailler, mais vous donner un avis d'utilisateur au quotidien.

Comparatif Nikon Z6III vs Nikon Z6II : différences clés à connaître

La principale différence entre le Nikon Z6III et le Z6II, c’est le processeur Expeed 7 du Z6III (double Expeed 6 sur le Z6II, lire mon test). Ce processeur autorise des calculs plus rapides, ce qui offre :

  • Un autofocus hérité des Z8 / Z9 / Zf piloté par l’IA pratiquement aussi efficace que celui du Z8,
  • l’intégration de toutes les évolutions de la gamme Nikon Z plein format dont le pré-déclenchement et le pixel shifting.
  • La mise à disposition de la plupart des formats et définitions vidéos attendus par les vidéastes, ce qui fait du Z6III un des meilleurs hybrides plein format du marché (mai 2025) pour la vidéo.
  • Et surtout, le Z6III intègre un nouveau capteur plein format 24 Mp partiellement empilé. Nikon fait ici un choix fort : privilégier la qualité d’image et un traitement fluide plutôt que jouer la surenchère des hautes sensibilités.
  • Le viseur du Z6III dispose de 5,76 M de points (3,68 M sur le Z6II), mais plus que sa définition, ce sont sa dynamique et sa luminosité qui le rendent plus agréable à utiliser.

Lire mon test du Nikon Z6III pour avoir tous les détails

Différences techniques principales entre le Nikon Z6III et le Nikon Z6II

Caractéristique Nikon Z6II Nikon Z6III Impact terrain (ce que change vraiment le Z6III)
Monture Nikon Z Nikon Z Même compatibilité avec toute la gamme NIKKOR Z et les objectifs F via FTZ.
Format du capteur Plein format FX 35,9×23,9 mm Plein format FX 35,9×23,9 mm Pas de différence : rendu, profondeur de champ et qualité globale identiques.
Pixels effectifs 24,5 Mp 24,5 Mp Aucune différence : même définition, même équilibre bruit/détail.
Type de capteur CMOS classique Capteur partiellement empilé (stacked) Autofocus plus rapide, blackout réduit, meilleure réactivité en faible lumière.
Processeur Double EXPEED 6 EXPEED 7 Suivi AF plus fiable, vidéo plus avancée, processeur plus réactif.
Rafale 14 i/s 20 i/s (jusqu’à 60 i/s en JPEG crop) Pour sport, animalier, spectacles : plus de chances d’avoir “LA” photo.
Mémoire tampon Limité sur longues rafales Beaucoup plus profonde Les rafales longues ne saturent presque plus avec le Z6III.
Viseur électronique 3,69 M points 5,76 M points Plus confortable : meilleur contraste, meilleure précision en mise au point manuelle, moins de fatigue visuelle.
Écran arrière 3,2” inclinable 3,2” orientable 4 axes Meilleure ergonomie pour vidéo, contre-plongées et verticales
Sensibilité ISO native 100–51 200 (50–204 800 étendu) 100–64 000 (50–204 800 étendu) Montée ISO du Z6III proche de celle du Z6II ; je trouve les RAW du Z6III plus rapides à exploiter en post-traitement.
Stabilisation IBIS Environ 5 stops Jusqu’à 8 stops (selon optique) Vrai gain : plus de photos nettes en basse lumière, meilleure vidéo à main levée.
Autofocus – Détection Visage/œil humain, animal basique Détection améliorée : humains, animaux, véhicules ; algorithmes Z8/Z9 Un des plus gros progrès : l’AF du Z6III “accroche” plus vite et lâche moins.
Autofocus – Sensibilité Jusqu’à –4,5 EV Jusqu’à –10 EV Le Z6III continue d’accrocher presque dans le noir. Très utile en soirée ou intérieur.
Video – Définition 4K jusqu’à 60p 6K/60p RAW, 4K 120p Gain majeur si vidéo : ralenti, récupération couleur, montage plus flexible.
Video – Formats H.264 / ProRes RAW externe N-RAW, ProRes RAW interne Setup plus simple avec le Z6III, plus besoin d’enregistreur externe.
Obturateur électronique Oui (rolling shutter marqué) Oui (rolling shutter réduit) Moins de déformation sur sujets rapides avec le Z6III.
Obturateur mécanique Oui Oui Identique
Stabilisation vidéo (e-VR) Disponible e-VR améliorée Vidéo plus stable à main levée.
Stockage 1× CFexpress/XQD + 1× SD 1× CFexpress/XQD + 1× SD UHS-II Identique ; CFexpress recommandée pour les rafales rapides et vidéo 6K.
Batterie EN-EL15c EN-EL15c Identique, recharge USB possible
Autonomie (norme CIPA) environ 340 vues environ 400 vues Autonomie comparable, légère optimisation sur Z6III.
Connectique HDMI type C HDMI type A (pleine taille) Plus fiable et pratique pour la vidéo.
Poids 705 g 750 g Le Z6III est un peu plus robuste, mais on reste dans la même gamme.
Résistance climatique Protection tous temps série Z Protection tous temps renforcée Meilleure tenue par temps froid/humide, sans que cela ne soit un vrai différentiateur.
Année de sortie 2020 2024 4 ans d’écart = 2 générations d’AF et de vidéo de différence.
Exemple terrain : lors d'un weekend de reportage, dont les soirées (éclairage faible, mouvement constant, scènes lumineuses), j’ai testé le Z6III avec un NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S.

Le Z6III est arrivé à ses limites vers ISO 10 000, l’AF ne montrant aucun signe de ralentissement en soirée et de nuit. Avec le Z6II, l'AF décrochait plus vite en basse lumière.

Avec le Z6III j’ai constaté que la mise au point se verrouille plus vite. Cela ne signifie pas que le Z6II ne fait pas le job — mais pour ce genre de contexte exigeant, le Z6III se sent plus à l’aise.

Vidéo : que vaut le Nikon Z6III face au Z6II ?

Le Nikon Z6III est un excellent choix pour les vidéastes, car :

  • Il enregistre en interne jusqu’en 6K à 60 i/s en N-RAW 12 bits ou Apple ProRes Raw HQ 12 bits (30 i/s max), sans recadrage.
  • Si vous optez pour la 4K à 120 fps, vous devrez composer avec un léger crop, mais vous pouvez aussi filmer en 5,4K en ProRes 4:2:2 HQ.
  • Grâce à sa compatibilité avec l’Atomos UltraSync Blue via Bluetooth, le Z6III peut synchroniser plusieurs caméras pour des tournages multi-caméras.
  • Si vous recherchez des ralentis encore plus poussés, la Full HD à 240 fps est disponible, avec un recadrage réduit d’environ 5 %.
  • Côté stabilisation, Nikon combine une stabilisation électronique à la stabilisation mécanique du boîtier. Cela permet, à partir du flux 6K, de recadrer sans perte de qualité visible avec un facteur de 1,4x pour obtenir une image en 4K ou 2x pour une image en Full HD.
  • Pour ce qui est de la durée de tournage, Nikon annonce 2 heures de vidéo en 4K 60p sans risque de surchauffe. En pratique la captation en 6K RAW sera plus limitée par la capacité de vos cartes mémoire que par la montée en température du boîtier.

Le Nikon Z6III est-il compatible avec les objectifs Nikon F ?

Oui, de la même façon que le Z6II, le Nikon Z6III est compatible avec les objectifs Nikon NIKKOR F AF-S et AF-P pour reflex (ou autres marques compatibles) via l’adaptateur FTZ I ou II.

Cela vous permet de continuer à utiliser vos objectifs NIKKOR F tout en bénéficiant des fonctionnalités modernes des Z6III et Z6II, comme la stabilisation d’image intégrée et l’autofocus performant.

Quelle est l’autonomie de la batterie du Nikon Z6III ?

Le Nikon Z6III utilise la batterie EN-EL15c, similaire à celle de ses prédécesseurs. Cependant, grâce à une meilleure gestion de l’énergie, l’autonomie est légèrement améliorée.

Selon la norme CIPA, très défavorable aux hybrides, l’autonomie du Z6III est d’environ 400 vues contre 340 pour le Z6II.
En pratique, je fais régulièrement 700 photos par charge, avec l’un comme l’autre, dans des conditions normales d’utilisation. Sans utiliser l’écran arrière, en photo de spectacle par exemple, l’autonomie dépasse 900 photos.

De plus, le Z6III prend en charge la recharge via USB-C, ce qui est pratique lors de déplacements.

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Le Nikon Z6III en photo de concert

Photo de sport : Nikon Z6III ou Nikon Z6II ?

Le Nikon Z6III est un excellent choix pour la photographie de sport grâce à :

  • une rafale plus rapide : le Z6III monte à 20 i/s, le Z6II plafonne à 14 i/s
  • un autofocus plus performant : son système AF est rapide et précis, avec une meilleure détection et suivi des sujets en mouvement, notamment dans des conditions de faible luminosité.
  • un capteur qui réduit le passage au noir, facilitant ainsi le suivi du sujet en mode rafale

Construction et prise en main : ce qui change vraiment

Nikon Z 6III protection étanchéité par joints toriques
La protection par joints toriques du Nikon Z6III

Le Nikon Z6III bénéficie d’une construction robuste et durable. Son boîtier en alliage de magnésium est à la fois léger, tous temps et étanche à la poussière et à l’humidité. C’est le même principe de construction que le Z6II, mais amélioré, selon Nikon. Je n’ai pas démonté mes boîtiers pour vérifier si c’était vrai. Je sais par contre que je peux utiliser les deux sous la pluie sans crainte.

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Le Nikon Z6III en reportage nocturne… pluvieux !

Prix et positionnement : comment choisir entre Nikon Z6III et Z6II

Bien que le prix exact varie en fonction du marché, le Nikon Z6III est vendu entre 2 500 et 2 800 euros pour le boîtier seul, avec des kits incluant un objectif NIKKOR Z en option (je vous recommande le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S).

FAQ : vos questions sur le Nikon Z6III et le Nikon Z6II

Le Z6III est-il compatible avec mes anciens objectifs NIKKOR F ?
Oui via l’adaptateur FTZ I/II : vous pouvez continuer à utiliser vos optiques AF-S ou AF-P, tout en bénéficiant de l’AF et de la stabilisation du Z6III. Cependant, n’oubliez pas que certaines fonctionnalités (comme le pré-déclenchement) peuvent dépendre de l’optique utilisée.

Puis-je utiliser le Z6II pour la vidéo ?
Oui, si vos besoins sont simples : interviews, scènes fixes, clips courts en 4K-30/60. Le Z6II n’offre pas la 6K, pas les ralentis 120p et pas les codecs avancés du Z6III, mais il reste pleinement utilisable pour des vidéos propres et faciles à monter.

Puis-je utiliser le Z6III pour le Vlog ou la création de contenu ?
Absolument : il offre le profil N-RAW, ProRes 4:2:2 HQ, et grâce à la stabilisation combinée (boîtier + optique), il s’impose comme une option sérieuse pour les créateurs et les passionnés de mobilité.

Le Nikon Z6II est-il encore une bonne option en 2026 ?
Oui. Le Nikon Z6II reste un boîtier très polyvalent, fiable et cohérent pour un budget raisonnable. Il convient parfaitement au paysage, au voyage et à la photo de famille. Il montre ses limites en faible lumière et sur les sujets rapides, mais son rapport qualité/prix reste excellent pour ceux qui ne recherchent pas les performances du Z6III.

Le Nikon Z6II sera-t-il encore suivi par Nikon ?
Oui. Nikon maintient un support firmware minimum et une compatibilité totale avec les optiques NIKKOR Z actuelles et futures. Le Z6III recevra davantage d’améliorations fonctionnelles, le Z6II, sans être délaissé, a peu de chances d’évoluer désormais.

Quel boîtier choisir si je viens d’un reflex comme le D750 ou le D610 ?
Le Z6II sera une transition douce, rassurante, et vous retrouverez rapidement vos marques. Le Z6III apporte une vraie accélération (AF, réactivité, viseur, stabilisation) qui change davantage l’expérience de prise de vue. La différence dépend de votre exigence, pas seulement du budget.

Le Nikon Z6III est-il une bonne alternative au Z8 ?
Oui, pour les photographes qui veulent une partie des performances du Nikon Z8 dans un boîtier plus compact et moins coûteux, le Z6III est une alternative crédible et bien moins onéreuse.

Le Nikon Z6III est-il compatible avec Lightroom, Luminar NEO et Capture One ?
Oui, les dernières versions de Lightroom Classic, Luminar NEO et Capture One prennent en charge les fichiers RAW du Nikon Z6III.
Lightroom Classic et les logiciels Adobe sont de plus compatibles avec le format RAW HE (Haute Efficacité) du Z6III, de même que le logiciel Nikon NX Studio (gratuit).

Faut-il attendre une version future ?
Si vous possédez déjà le Z6II et que 24 Mp + 4K-60 suffisent à votre pratique, vous pouvez patienter — la mise à jour n’est pas urgente. Si vous voulez « tout ce qu’il y a aujourd’hui » sans compromis, alors le Z6III s’impose.

Note : pour savoir quel objectif Nikon choisir pour le Nikon Z6III, découvrez le guide complet 2026 pour choisir un objectif NIKKOR Z adapté à votre hybride Nikon.

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Le Nikon Z6III en photo nocturne

À retenir pour votre usage

Si vous êtes amateur de paysage, de voyage ou de photo contemplative, le Z6II peut suffire largement. La dynamique est bonne, la stabilisation du boîtier vous aide à voyager léger et votre pratique ne demande pas forcément des rafales très rapides.
En revanche, si vous aimez photographier tôt le matin, tard le soir ou que vous travaillez souvent sans trépied, le Z6III offre une stabilisation et une tenue ISO plus confortables. C’est le genre de différence qui ne se voit pas sur la fiche technique mais qui se ressent immédiatement sur le terrain : viseur plus agréable, stabilisation plus efficace, meilleure visibilité en lumière basse.

Si vous êtes photographe de mariage, la différence la plus sensible sera l’autofocus. Le Z6III accroche mieux dans les scènes difficiles, les salles sombres et les moments rapides. Vous gagnerez des images nettes et du confort de prise de vue. Le Z6II reste capable, mais vous demandera plus de vigilance, surtout pendant la soirée ou sur les plans en mouvement.

Si vous avez déjà un Nikon Z5 ou un Nikon Z6 première génération, la vraie question est votre niveau d’exigence. Le Z6II sera un passage en douceur, cohérent, sans changement brutal dans vos habitudes. Le Z6III, lui, vous projette dans une génération plus moderne : autofocus plus sûr, viseur plus confortable, meilleure réactivité globale. Ce sont des améliorations qui changent la qualité de votre expérience lorsque vous travaillez depuis longtemps et que vous savez exactement ce que vous attendez de votre matériel.

Si vous venez d’un reflex Nikon D750 et que vous hésitez entre le Z6II et le Z6III, vous allez surtout sentir la différence dans la façon dont le boîtier réagit à vos gestes. Le Z6II reste dans la continuité du D750 : fiable, prévisible, très bon en basse lumière mais sans accélération spectaculaire.
Le Z6III, lui, change la sensation. L’autofocus colle mieux aux sujets, même quand vous photographiez vos petits-enfants en intérieur ou que vous travaillez à main levée par faible luminosité. C’est le type de moment où vous ne voulez pas réfléchir trop longtemps : vous cadrez, vous déclenchez, ça accroche.

Si vous êtes vidéaste itinérant ou que vous filmez régulièrement vos sorties, vos voyages ou vos démonstrations photo, le Z6III prend clairement les devants. La 6K, le ralenti 120p et la stabilisation plus efficace rendent vos vidéos propres et fluides sans devoir sortir tout un kit. Le Z6II suffit pour des clips simples, mais montre vite ses limites dès que vous cherchez un rendu plus soigné ou un montage plus flexible.

Conclusion : Nikon Z6III vs Z6II, lequel choisir en 2026 ?

Le Nikon Z6III est un boîtier polyvalent, performant et bien conçu, adapté à de nombreuses pratiques photographiques. Que vous soyez vidéaste, photographe de sport, ou passionné de paysages, il offre tout ce qu’il vous faut pour vous accompagner dans vos projets photo.

Avec ses nombreuses améliorations par rapport au Z6II, c’est un choix cohérent pour les photographes exigeants qui cherchent un boîtier sans compromis. La mise à jour firmware 2.00 du Z6III a apporté des améliorations de plusieurs fonctions, dont la détection des oiseaux par l’autofocus.

Au final, le Z6III coche toutes les cases d’un boîtier moderne, évolutif et prêt à répondre aux exigences des experts et pros. Si vous cherchiez des réponses avant de sauter le pas, vous les avez. Ce Nikon n’est pas juste une mise à jour, c’est une montée en gamme maîtrisée.


L’écluse de Vitry sur Seine

Lors de ma sortie quotidienne, chaque fois que je passe sur les quais à Vitry-sur-Seine, je fais une photo de l’écluse.

La construction que l’on aperçoit sur la photo me permet de connaître le niveau de la Seine.

Faire ses photos n’a pas d’autre intérêt que d’exercer mon œil. C’est un exercice auquel je me prête de façon instinctive, sans même y penser.

Vu de la Seine, et de l’écluse de Vitry-sur-Seine, depuis le quai de Vitry.

Trois mini-projets photo pour un intérêt maximum

Je viens de finir l’editing des images de trois mini-projets photo. Les images de chaque projet sont assemblées. J’imprime en qualité brouillon pour visualiser l’intérêt de chaque sélection. Quelques ajustements finaux viendront par la suite.

Ensemble de photos imprimées sous forme de planche, album pour matérialiser la création de trois mini projets photo

Je traite les photos de danse de ma dernière prise de vue …

J’ai photographié samedi soir, la restitution des projets artistiques d’une école de danse contemporaine.

Après avoir sélectionné les photos, je suis en train de traiter celle qui seront publiées et livrées aux danseuses.

Comme souvent avec la photo de danse, des conditions difficiles : peu de lumière, des mouvements rapides, grande proximité avec le sujet.

Le temps à y passer dans Lightroom Classic est plus long que pour les photos de paysage ou de rue. Je dois jongler avec les hautes et basses lumières, la réduction du bruit, les masques…

Une fois que le résultat me convient, quel plaisir !

Des photos de danse contemporaine, vues sous forme de petites vignettes dans Lightroom mobile

Dans ma pile de lecture : 50 ans de photographie française

J’ai commencé à parcourir ce week-end un pavé de 400 pages : le livre « 50 ans de photographie française, de 1970 à nos jours ». Écrit par Michel Poivert.

Des textes, mais surtout beaucoup de photos.

Page 33, je tombe sur une photo d’Hervé Gloaguen, les bains suédois. Elle date de 1973. Elle m’a étrangement fait penser aux photos de Françoise Huguier.

Cela m’a aussi fait penser à mon approche du sujet : je ne rentre pas suffisamment dans son intimité, dans sa vie.

Je vais poursuivre ma lecture, avec quelques réflexions, comme celle-ci à venir. La chronique complète attendre à la fin, mais j’avais envie de vous partager mes découvertes au fil des pages.

Couverture du livre : 50 ans de photographie française, de 1970 à nos jours. Écrit par Michel Poivert.

Recevez ma Lettre Photo quotidienne avec des conseils pour faire de meilleures photos :
www.nikonpassion.com/newsletter

Copyright 2004-2026 – Editions MELODI / Nikon Passion – Tous Droits Réservés