Ce jour-là, je déambulais dans Venise, en pleine chaleur, comme j’en ai l’habitude en été. Toute zone d’ombre est alors la bienvenue.
C’est le cas des arcades de la place Saint-Marc, autour du café Florian par exemple.
Alors que je m’apprêtais à me poser pour souffler, j’ai aperçu cette personne, ses lunettes, sa tenue, ces couleurs en totale cohérence avec le lieu et l’ambiance du moment. Je n’ai pu résister à l’appel du portrait de rue.
Des centaines de personnes traversaient les arcades ce jour-là. Mais elle seule semblait faire partie des pierres, des ombres, de Venise elle-même.
Autour, les touristes se pressaient, l’appareil au bout du bras. Moi, j’avais juste besoin de cette rencontre-là, de ces quelques secondes suspendues.
Je me suis approché, désireux de lui tirer le portrait. Mais ne parlant pas italien, et encore moins vénitien, j’ai dû me contenter des quelques mots que je connais pour expliquer ma démarche. Il faut croire que j’ai été convaincant, car elle a accepté sans aucune hésitation.
Quelques secondes plus tard, ce portrait de rue était fait.
J’ai encore trouvé les mots pour la remercier, pour lui souhaiter une belle journée, puis j’ai poursuivi mon chemin.
C’est ça aussi, photographier des gens : savoir reconnaître l’instant où quelqu’un n’est plus seulement quelqu’un, mais devient une image qui vous appelle.
A découvrir si vous aimez Venise, mes photos avec le Nikon D780 et ma conférence au Nikon Plaza pour l’occasion.

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