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Photos de concerts Metal, l’encyclopédie par Bertrand Alary et Jean-Pierre Sabouret

Bertrand Alary est photographe de concert. Les concerts de rock, hard-rock. Il vous propose un livre de photos de concerts metal, véritable encyclopédie présentant la plupart des groupes de metal existant ou ayant existé, qu’il a photographié pendant près de 40 ans d’activité.

Ce livre est un monument de la musique metal, pour faire ou parfaire votre connaissance de ce milieu musical, grâce aux photos de Bertrand Alary et aux textes de Jean-Pierre Sabouret (Hard Rock Magazine, Boulevard des clips, Rock n’hard).

Metal, 40 ans de musique puissante Photos de concerts Metal, l’encyclopédie par Bertrand Alary et Jean-Pierre Sabouret

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Photos de concerts METAL, 40 ans de musique puissante : présentation

Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans … ni Internet, ni streaming, ni smartphone, mais des vinyles, des K7 audio et des magazines. Enfer Magazine, Metal Attack, Hard Rock, Hard Force, Hard’n Heavy, Rock Hard, Kerrang !, Raw, Metal hammer … ça y est, vous y êtes ?

Ces magazines sont ceux pour lesquels Bertrand Alary a photographié plus de 3.000 concerts pendant près de 40 ans de carrière. Une époque qui aimait les photographes de concerts, qui leur laissait le droit de photographier la scène, backstage, les fans, l’avant et l’après, et non les quelques premières minutes de concerts désormais verrouillés par les maisons de disques ou tourneurs.

Il est loin ce temps-là, mais la musique, elle, est toujours là. Et surtout les photos.

Parce que le Metal, le hard Rock, le Rock, ce sont autant les artistes que leur musique, et si vous pouvez aujourd’hui écouter leur musique avec votre smartphone en streaming, les artistes eux, vous ne pouvez plus les voir ou si peu. Il y a bien le web et Instagram, mais une photographie de qualité, bien imprimée, avouez que c’est quand même autre chose. Tenir entre vos mains un beau livre de photographies, c’est autre chose que tenir votre smartphone non ?

Photos de concerts Metal, l’encyclopédie par Bertrand Alary et Jean-Pierre Sabouret

photos de concerts metal

Dans ce beau et imposant ouvrage, vous allez en voir des photos de vos groupes préférés, des centaines même. Led Zeppelin, Black Sabbath, Deep Purple, les têtes d’affiche bien sûr, mais quelques centaines d’autres aussi.

Ce livre a un autre objectif que vous montrer des photos de concerts de metal. Il vous raconte l’histoire de tous ces groupes, leurs origines, des anecdotes sur les artistes, l’origine de certaines photos. C’est une encyclopédie autant qu’un beau lire de photographie.

photos de concerts metal

Plus de 310 pages de concerts de metal, de photos de scènes, de musiciens sur scène ou backstage, de cheveux longs et de barbes épaisses, de plaisir à l’état pur. Les mots de Pierre Sabouret accompagnent chaque photo, ils complètent les images de Bertrand Alary pour constituer une encyclopédie visuelle de la musique metal et ça fait drôlement du bien de la parcourir. J’en ai ressorti mes playlists rock à défaut de K7 !

Photos de concerts Metal, l’encyclopédie par Bertrand Alary et Jean-Pierre Sabouret

photos de concerts metal

Comment faire des photos de concert, le récit de Bertrand Alary

Des conseils de pro, des astuces, comment le métier de photographe de concert a évolué, des anecdotes sur le choix des photos pour le livre, un échange passionnant avec Bertrand Alary :

Mon avis sur Metal, 40 ans de musique metal et rock

Vous pouvez apprendre la photo en parcourant des livres didactiques (voir « Comment faire des photos de concert« ). Vous pouvez aussi aller voir des expos ou surfer sur le web. Mais en matière de photographie, rien ne remplace le livre. Le beau, qui prend un sujet par le corps et le traite de A comme Aaron Lee à Z comme ZZ Top.

Vous pouvez aussi simplement apprécier la musique metal, le hard rock, le rock et prendre plaisir à feuilleter un livre sur le sujet.

Quelle que soit votre envie, cet ouvrage vous apportera bien du plaisir. La qualité des photos et des textes, de l’impression, de la reliure est certaine. C’est un monument, proposé au tarif tellement abordable de 34,95 euros qu’il serait criminel de vous en passer si vous êtes fan de rock !

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Les secrets de la photo de spectacle : concerts, théâtre, danse, cirque, comment faire par Sébastien Mathé

Pour vous, la photo de spectacle consiste à faire des images lors de spectacles de danse, de représentations théâtrales, de spectacles de cirque, des photos de concert et vous n’êtes pas satisfait de vos photos.

Vous ne savez peut-être même pas comment vous lancer, quel matériel utiliser, quels réglages faire, quel comportement avoir ?

Sébastien Mathé est photographe professionnel, il travaille pour l’Opéra Garnier, l’Opéra Bastille et d’autres scènes illustres, tout comme lors de spectacles plus intimistes. Il partage avec vous les secrets de la photo de spectacle pour vous aider à réussir, vous-aussi, vos images.

Les secrets de la photo de spectacle : concerts, théâtre, danse, cirque, comment faire par Sébastien Mathé

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Photo de spectacle : savoir-faire et comportement

Ne s’improvise pas photographe de spectacle qui veut. J’ai encore en tête ce photographe amateur qui, lors d’un concert auquel j’assistais, s’est posé devant la scène et a fait crépiter son flash sans cesse et son reflex bruyant en visant les musiciens en pleine action à deux mètres.

Outre le fait que cet éclairage a donné des photos bien peu intéressantes, vous imaginez bien que les musiciens comme le public en veulent encore à ce Monsieur plusieurs années après …

Photographe professionnel de spectacle est un métier, mais le photographe amateur qui souhaite rapporter quelques belles images d’une représentation (concert du plus jeune, spectacle de danse des petits-enfants, pièce de théâtre jouée à l’école, …) peut arriver à de très bons résultats avec un minimum de savoir-faire.

Nul besoin d’avoir un matériel « de pro », c’est votre préparation et – surtout – votre comportement qui vont faire la différence.

Les secrets de la photo de spectacle : concerts, théâtre, danse, cirque, comment faire par Sébastien Mathé

Rencontre avec Sébastien Mathé

J’ai eu l’opportunité d’échanger avec Sébastien Mathé lors du Salon de la Photo 2019, et de l’interroger sur sa pratique de la photo de spectacle, c’est sa spécialité. Étant moi-même régulièrement sollicité pour faire des photos de danse, j’étais curieux de connaître son approche, sa vision. Et un peu ses trucs de pros aussi …

La double contrainte du lieu et du temps

La photo de spectacle vous ouvre les portes d’un monde merveilleux : des éclairages, de la musique, des artistes, des spectateurs, de l’émotion, des sensations. Même si la représentation ne vous attire pas plus que ça, la photographier doit toujours rester un moment de grand bonheur.

Mais vous devez faire avec les contraintes :  le lieu et le temps.

Le lieu car vous n’avez pas toute la liberté de mouvement que vous aimeriez avoir. Vous devez rester discret dans vos déplacements, quand ils sont possibles, ne déranger ni les artistes ni le public, ne pas faire de bruit.

Dans son livre, Sébastien mathé vous explique comment il procède et comment vous pouvez faire aussi (par exemple « la bonne distance », page 40).

Il vous parle des contraintes temporelles, car un spectacle, à l’inverse d’une scène de paysage, a une durée limitée. Vous devez être performant tout de suite et tout le temps.

Vous verrez que selon votre intention, vous devrez faire des choix pour satisfaire le demandeur (compagnie, artiste, parents,  …) quitte à ne pas faire les images que vous aimeriez faire. Et que vous pouvez aussi faire un travail d’auteur, personnel, comme Sébastien le montre dans la toute dernière partie du livre avec « Viva Danza », son projet personnel qui m’a rappelé les « rêves dansés » d’Arnaud Vareille dans une certaine mesure.

Les secrets de la photo de spectacle : concerts, théâtre, danse, cirque, comment faire par Sébastien Mathé

La préparation, avant tout

Vous constaterez en parcourant ce livre que le chapitre consacré à la préparation de la prise de vue occupe une place prépondérante.

Peut-être plus que dans d’autres domaines, la préparation est fondamentale en photo de spectacle, vous n’avez que très peu de marge de manœuvre pendant la représentation et il faut faire les bons choix très vite.

Des réglages pour chaque discipline

Les réglages génériques de votre appareil photo, abordés dans le premier chapitre, sont importants, mais ne pensez pas que les connaître suffit.

Ce qu’il faut retenir ici c’est que connaître votre matériel va vous servir bien plus que « le bon réglage » qui, par définition, n’est jamais le même d’une scène à l’autre. Vous trouverez toutefois ici des conseils de choix pour les boîtiers, les objectifs, les accessoires.

Les secrets de la photo de spectacle : concerts, théâtre, danse, cirque, comment faire par Sébastien Mathé

Les différentes disciplines

Vous allez trouver de nombreux conseils spécialisés et des réglages types dans la troisième partie du livre, « s’adapter aux différentes disciplines » :

  • les concerts,
  • le théâtre et l’opéra,
  • la danse,
  • le cirque et les comédies musicales,
  • les spectacles en extérieur et en déambulation.

Des règles différentes

Sachez que la photo de danse n’obéit pas aux mêmes règles que la photo de concert ou la photo de cirque, et que respecter les codes de chaque discipline est fondamental.

Ainsi, vous devrez tenir compte des mouvements des danseurs, différents de ceux des acteurs au théâtre ou des artistes au cirque. Vous apprendrez qu’au sein même d’une de ces disciplines, les codes varient (la danse contemporaine ne se photographie pas comme la danse classique, les codes diffèrent, pages 68 et 69).

Vous devrez apprendre à écouter, à suivre la musique, à anticiper le déclenchement.

Vous apprendrez aussi, autre exemple, que déclencher en mode rafale ne sert pas, mieux vaut anticiper et déclencher à l’instant fatidique sans quoi vous n’aurez que « le moment d’avant » et « le moment d’après ».

Les secrets de la photo de spectacle : concerts, théâtre, danse, cirque, comment faire par Sébastien Mathé

Une question d’éclairage

En photo de spectacle, les éclairages vous sont imposés, et vous devez en tenir compte. Sébastien Mathé vous explique comment faire pour adapter l’exposition quand la lumière manque, comme lors de ces scènes de théâtre où seule une bougie éclaire les acteurs (truc : l’usage du trépied est possible, voir page 65).

Mais aussi …

Vous allez découvrir que compléter vos photos par des photos des coulisses et des artistes peut être une belle idée pour agrémenter votre reportage, qu’il soit à usage personnel ou à destination de la presse locale.

Enfin vous apprendrez à traiter vos photos en post-production pour leur donner un rendu personnel, traduire des ambiances, mettre en valeur des éclairages.

Mon avis sur « Les secrets de la photo de spectacle »

L’exercice était difficile car la photo de spectacle impose d’être capable de photographier des disciplines différentes, dans des conditions toujours différentes. Sébastien Mathé, dont c’est le métier (quand même) a réussi à traduire en mots ce qu’il a appris sur le terrain depuis qu’il pratique cet art.

Selon vos besoins, vous serez plus intéressé par une discipline que par une autre au chapitre 3, mais je vous invite à tout lire car :

  • ce qui s’applique à une discipline peut s’envisager pour d’autres,
  • cela vous donnera envie d’élargir votre horizon et d’aborder d’autres situations.

C’est un des ouvrages les moins généralistes dans la collection « Les secrets de … » chez Eyrolles, mais ce n’est pas le moins intéressant !

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Test Nikon D810 : avis et première prise en main du reflex Nikon

Le Nikon D810 est à peine arrivé chez les revendeurs que nous avons eu l’occasion de le tester à l’occasion du Festival des Vieilles Charrues. Rien de mieux en effet qu’un test grandeur nature, par un photographe, pour se rendre compte des avancées du dernier né de la gamme. Est-il plus performant que le D800/D800 E ? Quels sont ses avantages principaux ? Qu’apporte-t-il de plus que les autres modèles Plein Format Nikon ? Vous en saurez plus en parcourant la suite de ce test du D810.

Test du Nikon D810 : avis et première prise en main du reflex Nikon

Le Nikon D810 dont nous avons pu disposer a été prêté pour l’occasion à Didier Ropers, un de nos modérateurs et photographe habitué aux reflex Nikon pro et … aux photographies de concerts. Autant dire que Didier était bien placé pour se faire une idée des performances du D810 dans des conditions qu’il connait bien. Voici ses impressions et les images réalisées avec le D810 !

Vendredi 19 juillet, rendez-vous fixé à 15 heures à Carhaix pour une journée d’essai du D810 en conditions réelles : le festival des Vieilles Charrues.

Test du Nikon D810 : avis et première prise en main du reflex Nikon

Une fois arrivé sur place, rencontre rapide avec l’équipe Nikon (Nikon est partenaire du festival), présentation et remise du boitier et des optiques. Pour me permettre de comparer avec mes résultats habituels, j’ai pris le soin d’apporter mon Nikkor 70-200 VRI aussi j’ai demandé à pouvoir tester un grand angle en complément. Il s’agit du Nikkor 16-35 f/4 que je ne connais pas.

Quelques rendez-vous fixés pour la suite de la soirée, un moment consacré à la configuration du boitier (il faut bien retrouver ses marques), et je pars explorer le terrain de jeu.

Premières impressions sur le Nikon D810

Je suis en terrain connu : je n’ai jamais utilisé le D800 mais j’utilise toujours mon fidèle D700 et du point de vue de l’ergonomie, les changements sont mineurs. A part l’accès aux réglages de l’AF mais ça, j’y suis habitué sur le D4. Donc tout va bien, après quelques minutes, on a l’impression d’utiliser un boitier familier.

Test du Nikon D810 : avis et première prise en main du reflex Nikon

Quel silence ! Je me surprends à plusieurs reprises à vérifier l’écran pour m’assurer que la photo a bien été prise. Le déclenchement est étonnamment silencieux et les vibrations sont imperceptibles. Le nouveau système d’obturateur et d’amortissement du miroir est diablement efficace sur le plan du bruit au déclenchement. A tel point qu’on peut se demander à quoi va pouvoir servir le mode Quiet ! Moi qui officie régulièrement dans les églises lors de mariages, j’en suis presque jaloux.

Mesure de lumière, dynamique

Comme tous les boitiers récents, la mesure matricielle du Nikon D810 est calée haut et nécessite une correction générale de -0.3 à -0.7 IL. Rien de nouveau, c’est le cas depuis longtemps chez Nikon et une fois ce réglage effectué, la mesure est excellente et fiable et il est assez rare de devoir la corriger.

Test du Nikon D810 : avis et première prise en main du reflex Nikon

Même en situation de contre-jour, l’exposition est très bien gérée. Bien entendu, de légères corrections locales peuvent être nécessaires suivant les cas, mais la mesure de lumière et le D-lighting font du très bon travail.

Test du Nikon D810 : avis et première prise en main du reflex Nikon

La dynamique est impressionnante et pour peu qu’on prenne quelques précautions à l’exposition, on retrouve dans les ombres comme dans les hautes lumières un niveau d’informations suffisant pour rééquilibrer des photos a priori difficilement exploitables.

Même les scènes contrastées ne semblent pas poser de problème et rien n’est cramé.

Test du Nikon D810 : avis et première prise en main du reflex Nikon

avant post-traitement

Test du Nikon D810 : avis et première prise en main du reflex Nikon

après passage dans Lightroom

Test du Nikon D810 : avis et première prise en main du reflex Nikon

36 MP ?

Le niveau de détail délivré par le capteur du Nikon D810 est impressionnant, mais ça on s’y attendait puisque ce capteur toujours aussi fourni en pixels a déjà fait ses preuves dans ce domaine. N’empêche, les crops 100% sont assez éloquents !

Test du Nikon D810 : avis et première prise en main du reflex Nikon

Au passage, petit clin d’œil à ceux qui prétendent que le 70-200 VRI n’est plus à la hauteur. Ah bon ?

Test du Nikon D810 : avis et première prise en main du reflex Nikon

Autofocus

Le groupe du moment (Casseurs Flowters pour les connaisseurs) se prête bien au test de l’AF. Ca bouge beaucoup sur scène et il est difficile de figer un moment immobile en mode AFS. Je passe donc en AFC avec un léger doute sur le fait que l’AF suive de manière précise. Les mouvements assez amples, les bonnets noirs… pas simple.

Test du Nikon D810 : avis et première prise en main du reflex Nikon

Au final, ça accroche à tous les coups et ça ne lâche rien ! J’en profite pour tester le nouvel AF groupé mais c’est inutile, un simple AF dynamique 9 points me donne une série sans quasiment aucun déchet. Les quelques déchets, je sais d’où ils proviennent, et ce n’est pas du boitier… bref.

Mesure de lumière spot pondérée

Une nouveauté apparue sur le D810 est le nouveau mode de mesure spot pondéré. L’idée est de simplifier la photo de scène (par exemple) en permettant la mesure sur un visage tout en évitant de bruler des hautes lumières présentes dans le champ. Je suis assez circonspect sur l’utilité de ce nouveau mode.

Il fonctionne très bien tant que des sources de lumière puissantes ne sont pas dans le champ. Comme ici par exemple :

Test du Nikon D810 : avis et première prise en main du reflex Nikon

Sur cette photo, une mesure spot non corrigée sur le visage aurait probablement conduit à brûler le t-shirt blanc.

Le problème est que si des lumières vives se trouvent dans la scène, cette mesure pondérée va avoir tendance à sous-exposer fortement pour éviter de les brûler, ce qui donne une photo inexploitable. Or de telles sources sont quasiment toujours présentes en concert (tous les éclairages de contre), je vois donc assez mal l’intérêt de ce dispositif. Pour le théâtre, discipline dans laquelle on rencontre rarement ces éclairages de contre ? A tester …

La nuit est tombée, on va voir ce que donne les hautes sensibilités !

Malgré une petite dérive de la balance des blancs auto que j’aurais du régler manuellement, les couleurs restent bonnes et la dynamique pleinement utilisable même à 4000 ou 5600 ISO, comme sur la photo suivante. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, il faisait vraiment sombre puisque j’étais à f/8 et 1/100s.

Test du Nikon D810 : avis et première prise en main du reflex Nikon

Pour aller plus loin dans l’expérimentation, une photo prise à la nuit noire, 6400 ISO, f/2.8, 140mm et 1/50s. La photo initiale avec réduction du bruit de couleur standard sous Lightroom (réglage à 25). Puis un crop avec les mêmes réglages et enfin un crop avec réduction du bruit désactivée.

Test du Nikon D810 : avis et première prise en main du reflex Nikon

Photo initiale

Test du Nikon D810 : avis et première prise en main du reflex Nikon

Crop avec les mêmes réglages

Test du Nikon D810 : avis et première prise en main du reflex Nikon

Crop avec la réduction de bruit désactivée

Pour terminer, quelques photos en utilisation concert :

Premier avis sur le Nikon D810

En conclusion, j’ai été assez impressionné par le fait que ce boitier se sente très à l’aise dans ce genre de contexte. L’aspect polyvalent ne me semblait pas évident et pourtant, force est de constater que je n’ai pas vraiment trouvé de circonstances dans lesquelles je le mettais en défaut.

On pourra bien entendu trouver la rafale trop peu véloce, c’est vrai.

Une fois à la maison, il est clair que Lightroom rame un peu, inutile de le nier, et le stockage fait un peu peur. Néanmoins, c’est un boitier bien alléchant.

Petit hors-sujet pour signaler le plaisir que j’ai eu à manipuler le 16-35 f/4. Autant le D810 n’est pas au programme, autant celui-là pourrait bien rejoindre mon sac plus tôt que prévu. C’est un petit zoom de reportage léger et compact mais qui cache bien son jeu !

Pour ceux qui voudraient voir les photos en meilleure qualité, elles sont visibles ici :
https://www.flickr.com/photos/dropsfoto/sets/72157646101265466/

A vous : vous avez des questions sur le Nikon D810, vous souhaitez demander des précisions à l’auteur du test ? Laissez un commentaire et nous vous répondons !


Comment réussir vos photos de concert, le guide pratique par J. Dennis Thomas

Vous voulez réussir vos photos de concert et/ou pratiquer ce métier aussi passionnant qu’ingrat ? Dennis Thomas, photographe reconnu pour ses images de groupes musicaux qu’il suit depuis les années 90, vous propose ses conseils de photographe pro. Il vous présente ce que vous devez savoir, du choix du matériel jusqu’aux accréditations en passant par l’approche créative pour vous initier à la photo de concert.

Comment faire et réussir vos photos de concerts

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Comment réussir vos photos de concert

La photographie de concerts, qu’il s’agisse de groupes musicaux dans une grande salle comme du groupe de copains dans un lieu plus proche de chez vous, est un exercice bien particulier (voir les photos de Bertrand Alary).

Si les bases de la photographie restent les mêmes que pour tout autre domaine, les règles sont bien précises. Les lieux sont généralement peu éclairés, les meilleurs emplacements sont difficilement accessibles, les autorisations de photographier difficiles à avoir, le choix du matériel très particulier du fait des conditions de distance et d’éclairage vis à vis de la scène.

Ne s’improvise pas photographe de concert qui veut. Il y a des conditions préalables, un comportement à adopter, une approche humaine à avoir avec des artistes qui, une fois sur scène, sont dans leur monde et ne se soucient guère de vous.

Au-delà de ces aspects humains, il y a des critères plus techniques à connaître. Quel boîtier privilégier ? Quels objectifs choisir ? Quels réglages adopter ? Autant de questions qui se posent au photographe débutant comme plus expérimenté.

Ce guide a pour ambition de vous aider à voir clair et à faire les meilleurs choix possibles. La photographie de concert est un art qui demande pratique et recul sur son propre travail, ce qui ne s’acquiert pas en lisant un livre. Mais il y a quelques fondamentaux à connaître et à maîtriser et cet ouvrage va vous aider.

Photographie de concert - Guide pratique - J. Dennis Thomas

J. Dennis Thomas fait ainsi le tour de plusieurs sujets qui ont chacun une grande importance. La première partie de l’ouvrage concerne le choix du matériel. Tous les boîtiers ne conviennent pas en photo de concert, tous les objectifs non plus, et les réglages à adopter sont particuliers. Vous découvrirez au travers des premiers chapitres comment adapter votre matériel pour réussir vos photos de concert.

La seconde partie de l’ouvrage présente les différentes typologies de scènes que vous pouvez rencontrer. Vous ne photographierez pas de la même façon selon que vous êtes dans une petite salle obscure d’un club de quartier ou parmi la foule d’un festival de musique en plein air. Une fois ces critères précisés, l’auteur s’intéresse à ce qui est probablement le plus important en photo de concert, l’approche de vos sujets. Citons ici l’introduction de ce chapitre qui parle d’elle-même :

« Le manque de savoir-vivre, de respect et de courtoisie est l’un des plus gros problèmes auxquels se trouvent confrontés les photographes de concert. Bon nombre de nouveaux photographes semblent ignorer qu’il existe une étiquette ou refusent tout simplement de s’y conformer. »

Tout est dit et je vous engage à parcourir ce chapitre et à appliquer les conseils donnés, votre avenir de photographe de concert en dépend.

Photographie de concert - Guide pratique - J. Dennis Thomas

La dernière partie de l’ouvrage présente l’essentiel de ce qu’il faut savoir en matière d’accréditation et de diffusion de vos images. Là-aussi sachez que vous ne ferez pas n’importe quoi avec les images prises lors de concerts, si seulement vous avez droit de les exploiter. Ce guide vous donne les règles de base à connaître et respecter.

Au gré des chapitres vous apprendrez également à travailler vos images, à adopter les meilleurs réglages à la prise de vue pour limiter le post-traitement, à traiter ce qui doit l’être pour obtenir le meilleur rendu.

Au final voici un ouvrage qui vaut son pesant d’or si la photographie de concert est un sujet qui vous intéresse et que vous souhaitez adopter une démarche adaptée et une approche la plus respectueuse possible.

Proposé à un tarif tout à fait contenu, ce guide dont le format réduit vous permet de l’emporter dans votre sac photo (mais mieux vaut le lire avant la prise de vues néanmoins !) est un outil d’apprentissage que je ne peux que vous conseiller. Vous y trouverez au passage nombre des photos de l’auteur, ce qui ne gâche rien, et vous permettra de découvrir quels sont les cadrages, compositions et approches qui vous correspondent le plus.

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Cent jours avec le Nikon D3s par Hervé le Gall – 2ème partie

Hervé Le Gall, photographe de concert passionnant et passionné, nous livre son analyse des 100 premiers jours passés avec son nouveau Nikon D3S. Dans une première partie de cette analyse, Hervé nous expliquait pourquoi il avait fait le choix de changer de marque de matériel photo et de se convertir au D3S. Voici la seconde partie de cet article qui nous permet de découvrir la part d’ombre propre au Nikon D3S, ce qui fait que pour le photographe ce boîtier, et le système optique associé, peuvent encore être améliorés.

par Hervé Le Gall pour Nikon Passion

Le Nikon D3S et les optiques Nikon

C’est du côté des optiques que mes craintes étaient les plus élevées. Je savais que le D3s surclassait ses concurrents sur bien des points. La gestion des hauts iso introduite par Canon sur son 1D Mark IV frôlait le pathétique, par exemple, quand on la comparait avec des images produites par un D3S. En revanche, côté optiques, Canon propose une gamme d’exception (L), tant en qualité qu’en complétude et pour des prix souvent inférieurs, même si la tendance actuelle va plutôt vers une certaine égalité tarifaire.

Chez Nikon, j’ai opté pour le 70-200mm f/2,8 VRII et pour le 24-120mm f/4 que j’avais testé sur un D700 et qui m’avait fortement impressionné. Je dois à la vérité de dire que sur le terrain, j’utilise surtout le 70-200. Monté sur le D3S, c’est un caillou merveilleusement polyvalent, même sur des salles de tailles restreintes. Mais rappelons que le D3s est un boîtier full frame (une autre de ses grandes qualités) et que dans ce cas 70mm est un vrai 70mm, pas un 90 et encore moins un 112mm, si vous voyez ce que je veux dire. Bref, le 70-200 de Nikon est une optique claire, lumineuse, merveilleusement réactive, polyvalente, et malgré toutes ces qualités peut-être un léger poil en dessous du mythique équivalent 70-200 de Canon (nostalgie quand tu nous tiens…).

Ari Hoenig Vauban 2011 par Hervé le Gall

Du côté du 24-120, malgré une ouverture à f/4, Nikon a fait très fort en réalisant un traitement nano cristal sur chaque lentille, ce qui procure un sentiment de luminosité assez incroyable. En fait, à travers le viseur du D3s j’ai toujours le sentiment d’avoir une optique à f/2,8. Et puis j’aime bien la plage de focale très étendue, de 24 à 120mm ce petit caillou permet de faire beaucoup de choses. Ce qui me manque, finalement, c’est un bon petit 50mm bien lumineux, à f/1,4. Ce sera chose faite sous peu, un bon de commande devrait partir la semaine prochaine.

Nikon D3S. Sa part d’ombre.

Alors ? Heureux ? Comme disait ma grand-mère, la perfection n’existe pas en ce bas monde ! Elle avait raison et le Nikon D3S n’échappe pas à la règle. Mais même si sa part d’ombre est vraiment réduite à la portion congrue, elle existe et rien de mieux que le terrain pour les débusquer.

Bon, d’abord, ce boîtier pèse trois tonnes. Dans le temps, on disait que les photoreporters pouvaient planter les piquets de leur tente avec leur boîtier reflex, quand on voit un D3s c’est l’impression qu’il donne. Le reflex solide, incassable, capable d’affronter les cauchemars climatiques les plus extrêmes. Bien pensé, bien construit, il est cependant lourd. Mon D3s et son 70-200 accusent à la pesée 3150 grammes. Oui, je vous entends déjà me dire que c’est comme ça, que c’est le prix à payer pour embarquer un matos de ce calibre et qu’ailleurs c’est pas mieux. Sur ce dernier point, pour avoir promené un EOS 1D Mark IV et son 70-200 tout un été, je ne peux que confirmer. Bon, en même temps, j’aime bien sentir que mon boîtier ne va pas m’échapper, avec le D3s de ce côté là, je suis gâté, on le sent bien.

Charles Gayle au Vauban 2011 par Hervé Le Gall

Tiens et pendant que j’y pense, l’autonomie de la batterie est simplement sidérante. Je passe aussi sur les petits détails énervants qui ne sont évidemment pas du fait de Nikon, comme le positionnement des boutons, en particulier ce satané bouton loupe ! En revanche le réglage diaph vitesse avec deux boutons en vis à vis, c’est, comment dire ? Tellement naturellement ergonomique qu’on se demande comment Canon a pu passer à côté de ça.

En revanche, Nikon aurait pu s’inspirer de Canon pour faire une molette de navigation arrière (utilisée pour sélectionner le collimateur actif) un poil plus grande. Il n’est pas vraiment aisé de l’utiliser pendant un shooting. Concernant les collimateurs, certains utilisateurs leur reprochent un espacement trop réduit et souhaiteraient les voir couvrir plus d’espace sur le viseur. Avec la pratique c’est un reproche auquel je n’adhère pas. En concert, où par définition tout va très vite, la sélection manuelle du collimateur peut se révéler être un exercice assez sportif.

En revanche un point m’a vraiment interpellé, c’est la profondeur de champ à pleine ouverture nettement plus réduite du D3s que sur le boîtier de Canon, EOS 1D Mark IV. Pour avoir utilisé les deux boîtiers avec des optiques identiques (70-200 f/2,8) sur des spots de prise de vue identiques, j’ai remarqué que j’avais une profondeur de champ plus réduite avec le D3s qu’avec le EOS 1D Mark IV. En clair, avec le D3s, une mise au point sur le front et le nez est flou. Avec le 1D Mark IV, j’avais plus de latitude. Cette différence est due à la taille du capteur. Plein format pour le Nikon D3s, le capteur APS-H du Canon EOS 1D réduit la surface d’un tiers et augmente par voie de conséquence la profondeur de champ de manière sensible.

C’est un des travers majeurs du D3s, son extrême sensibilité à pleine ouverture et en concert ce défaut peut s’avérer très gênant. En mode spot, si la mise au point est faite à un endroit précis, que je recadre et que le sujet bouge peu ou prou, la photo est floue sur la zone initialement mise au point. D’où l’intérêt de choisir son collimateur et d’affiner ses réglages d’autofocus. Sur ce point, le D3s propose un paramétrage de boîtier poussé jusqu’au moindre détail, pour que chaque utilisateur fasse du D3s « son » boîtier.

Chicago Blues Festival Vasti Jackson au Vauban 2011 par Hervé Le Gall

En conclusion

Ces jours passés je recevais à Brest, chez moi, mes filles. L’une d’entre elles me fit remarquer avant de me quitter qu’on n’avait pas du tout parlé photo et encore moins technique, galères, soucis, ajoutant que je semblais apaisé. C’est vrai. D’ailleurs je crois que c’est Steve Jobs qui disait que la technique est là pour se faire oublier, privilégiant les compétences de l’utilisateur.

Je reçois régulièrement des demandes sur mon blog, Shots.fr, d’utilisateurs amateurs ou passionnés qui se demandent quel boîtier ou quelle marque choisir, comment mettre en adéquation leur besoin ou leurs envies. Finalement, le bon appareil photo, c’est celui qui se fait oublier, avec lequel vous n’avez pas (trop) de galères pour réaliser l’image qui vous fait envie. Le jour où vous réalisez que vous vous ruinez la santé à cause de votre matériel, il est temps d’en changer. Parce que, au risque de me répéter, la photographie c’est d’abord et avant tout du plaisir. Le plaisir de construire une image, en la cadrant soigneusement, d’essayer de capturer un instant aussi décisif que possible. Alors son boîtier photo et son optique deviennent le prolongement de notre œil, le traducteur de nos émotions.

On est bien ensemble, même si parfois on se dit qu’il pèse trois tonnes… Mon œil se colle au viseur, mes doigts sélectionnent le diaph, la vitesse, le collimateur. Je peux déclencher en mode Q ou balancer une rafale, je sais que l’AF me suit, j’ai confiance en lui et ça, ça vaut tout l’or du monde, la confiance dans son matos, croyez-moi !

« Alors ? Tu l’as depuis combien de temps ton Nikon D3s ? » Depuis cent jou… Depuis toujours.

J’ai toujours eu un Nikon D3s.

 

Cinquième Nui - Photos de concerts par Hervé le Gall

Retrouvez Hervé le Gall sur le site Cinquième Nuit – ses photos de concerts – et sur le blog Shots.fr, son espace d’expression personnel. Si vous avez manqué la première partie de cet article, c’est ici !

Illustrations Copyright Hervé le Gall – Tous droits réservés

 


Cent jours avec le Nikon D3s par Hervé le Gall – 1ère partie

Hervé le Gall est photographe. Photographe de concert, et pas qu’un peu. Il suffit de parcourir son site Cinquième Nuit pour voir à quel point le personnage est investi. Cet investissement personnel, Hervé le vit également avec son matériel photo, canoniste de naissance (ou presque) qu’il est. Pourtant Hervé le Gall vient de basculer de l’autre côté de la force, et il utilise désormais, après 35 ans de vie commune avec ses Canon, un Nikon D3s. Pourquoi une telle rupture ? Hervé se propose de nous l’expliquer et l’homme est tellement généreux qu’il ne faut pas moins de deux articles pour tout publier. Vous l’avez compris, la suite au prochain épisode !

par Hervé le Gall pour Nikon Passion

Cent jours avec le Nikon D3s – 1ère partie

« Alors ? Ça se passe bien avec Nikon ? Tu l’as depuis combien de temps ton D3s ? ». L’œil est un brin goguenard, mais après tout c’est de bonne guerre, surtout quand la question émane d’un utilisateur Nikon depuis des lustres.

J’ai un boîtier Nikon D3s en mains depuis cent jours et j’ai l’impression de l’utiliser depuis toujours. Depuis toujours ? Faut voir. Parce qu’en fait, venant de l’épicerie d’en face (comprendre Canon) chez qui j’étais équipé depuis 1975, je ne connaissais jusqu’à maintenant que bien peu de choses de la marque jaune. D’ailleurs, je redoutais le moment où j’allais changer de crèmerie, même si je savais que mon chemin avec Canon avait atteint son point limite zéro. Mais changer de marque, après tant d’années, ne présentait pas que des avantages. Je craignais en particulier des difficultés d’adaptation en matière d’ergonomie, de prise en main mais finalement, rien de tout ça. Les qualités ergonomiques de Nikon étaient passées par là.

Cent jours avec le Nikon D3s - Matthieu Chedid Les belles charrues

En décembre, alors que je testais le Nikon D3s sur un concert de Matthieu Chédid, j’avais, je dois l’avouer, été singulièrement bluffé par l’aisance et la facilité de prise de vue, même si ma main gauche avait encore quelques notables difficultés pour trouver du premier coup le bouton de loupe des images. À part quelques points de détail mineurs, j’ai vécu avec le D3s une période que je peux qualifier d’état de grâce. Un laps de temps suffisant pour me convaincre que j’avais misé sur le bon bourrin et qu’on allait faire un bout de chemin ensemble. Parce que, finalement, au delà des considérations matérielles, ce qui prévaut pour un photographe, c’est le résultat.

En ayant été équipé en rouge pendant si longtemps, en ayant moi-même revendiqué cette Canon touch si spécifique, ce velouté de couleurs et disons-le la qualité hors-normes des optiques Canon, j’appréhendais de visualiser mes premiers clichés. Il n’en fut rien. Si l’on met de côté l’aspect colorimétrique où les différences sont nettement palpables (entre Canon et Nikon, je persiste et signe, il y a de réelles et notables différences de couleurs) ce qui demeure, au bout du compte, Dieu merci ! C’est l’œil. Mon regard n’a pas changé parce qu’il passe à travers un viseur de D3s. En revanche, tout ce qui contribue au confort de la prise de vue et par voie de conséquence au plaisir de shooter, est à créditer au compte de Nikon, tant au niveau du boîtier qu’à celui des optiques que j’utilise.

Nikon D3s. Le plaisir retrouvé

J’en ai chié. Voilà, c’est dit. Je sais bien que ce n’est pas facile à entendre, encore moins à écrire, surtout après tant d’années passées à produire des images avec du matériel Canon.

Depuis l’épisode 5D Mark II, j’ai réalisé que certains travers de Canon ne me permettaient plus de travailler sereinement dans ma spécialité, la photographie de concerts. Pendant deux ans, je le confesse, j’ai plus été préoccupé par les atermoiements techniques d’un matériel que je ne comprenais plus, avec lequel je n’étais plus en phase. Je ne souhaite à personne de vivre ce que j’ai vécu. Réaliser, du jour au lendemain, qu’un matériel peut vous faire craquer, en niant les fondements même de la photographie. Ce sentiment d’être paumé, perdu, d’avoir tout oublié, confronté à des dysfonctionnements pathétiques. Et au delà de tout, la tristesse, le blues, le plus d’envie. J’ai plongé dans une déprime maladive me contraignant à ralentir mon rythme de travail.

Ce n’est pas tant le fonctionnement erratique de mon matériel que je ne pardonne pas à Canon que l’état de mélancolie que cela a engendré. Et puis au Salon de la Photo en 2009, j’ai assisté en petit comité à une présentation du Nikon D3s sur le stand de Nikon France. Le choc. Non, mieux, l’électrochoc. J’ai vu les photos de Vincent (Munier), cet ours shooté de nuit, un cliché d’une netteté incroyable. La gifle, en pleine gueule, vous savez, de ces claques qui vous scotchent, comme à chaque fois qu’on voit un excellent cliché. Là, l’émotion allait bien au delà. Il ne s’agissait pas pour moi d’admirer le cliché d’un photographe animalier de grand talent, mais bien de me demander comment Munier avait pu réussir pareil prodige, techniquement parlant. De là à transposer cette capacité dans ma spécialité il n’y avait qu’un pas, que je n’ai pas hésité à franchir allègrement.

Le fantasme d’aller chercher de l’image au bout de la nuit, là où il n’y avait quasiment pas de lumière, de produire une image propre (j’entends par là publiable) à un très haut niveau d’iso, ce fantasme-là, avec le D3s, il avait vécu. Nikon proposait maintenant d’en faire une réalité. Quand j’ai lancé, comme une boutade, l’idée de faire un test, d’amener, avec moi, un D3s sur mon terrain de jeux de la photo de concerts, le staff technique de Nikon France a répondu « Chiche ! » avec un gros soupçon de malice et d’enthousiasme dans les yeux. C’est comme ça que je me suis retrouvé avec un D3s entre les mains, en décembre 2009, chez moi au Cabaret Vauban de Brest, à faire des clichés de mes potes d’Eiffel.

Cent jours avec le Nikon D3s Ari Hoenig au cabaret Vauban par Hervé le Gall

Déjà à l’époque, il s’était passé un truc, comme un déclic, une aisance, un sentiment étrange de déjà vu, comme si finalement j’avais toujours utilisé du Nikon. Je n’avais pas été convaincu, à l’époque, sans doute parce qu’une voix intérieure me murmurait que quitter Canon allait me coûter très cher et pas seulement du point de vue pécuniaire. Moins d’un an plus tard, après avoir vécu un été de festivals avec le brillant EOS 1D Mark IV et le non moins classieux 70-200 2,8L IS serie II et son petit frère EOS 7D, j’ai eu l’occasion de tester coup sur coup un D700 avec l’excellent 24-120mm f/4 puis, à partir de fin novembre le D3s. C’est là, pendant tout le mois de décembre, que j’ai appréhendé les qualités de ce boîtier unique. Chaque jour qui passait, chaque session m’enthousiasmait un peu plus. Et puis un jour, pendant un déjeuner, ma femme me fit remarquer que je ne parlais plus du tout de technique, mais que je parlais à nouveau d’images. Cette remarque pleine de sagesse et de pertinence féminine acheva de me convaincre. Mes plaies et mes blessures, c’était désormais de l’histoire ancienne. J’étais guéri. J’allais pouvoir retrouver le plaisir et reprendre mon chemin. Enfin.

Tout ce dont j’avais rêvé, sans jamais oser le demander

J’aime les images nettes, d’ailleurs pour moi, une bonne photo est d’abord une photo nette. La tendance floue, je la respecte, mais c’est pas ma tasse de thé. Un flou qui évoque le mouvement, pourquoi pas ? Mais ce que j’aime par dessus tout, c’est de figer un moment, un mouvement, une attitude, l’immobiliser. Un batteur, une mimique, une rage, une expression. Un riff ou juste un accord, un instant musical suffisent à mon bonheur.

En général, je bosse sur des petites salles même s’il m’arrive aussi de shooter en festival ou sur des scènes disposant de gros plans de feux. Mais ma préférence marquée va aux petits espaces, là où les lumières se font plus rares mais où le contact est plus chaud. Je ne suis jamais aussi heureux qu’au milieu du public, même si parfois il m’est arrivé d’en ressortir un peu trempé (et je ne parle pas que de transpiration). Ah ! Les salles qui sentent la bière et l’animal (pour paraphraser Miossec), quel bonheur !

Donc si je résume, en gros : peu de lumière, des sujets qui bougent, des ambiances moites et un photographe qui aime les images nettes, voilà pour le cahier des charges.

D’abord, le Nikon D3s embarque un autofocus 51 points dont l’efficacité n’est plus à prouver, les modèles D3 et D3x en étaient déjà équipés. L’autofocus était pour moi l’un des défauts majeurs de Canon, son talon d’Achille révélé avec les incidents majeurs sur l’EOS 1D Mark III, alors inutile de vous dire que l’un des points que j’ai testé avec un maximum d’acuité sur le matériel Nikon a bien été celui-là. Et, dès mes premiers tests en décembre 2009, j’étais convaincu. Au chapitre de l’autofocus, entre Canon et Nikon, il n’y avait pas photo, si j’ose dire. L’efficacité de l’AF du D3s est au rendez-vous, une efficacité quasiment sans faille, quasiment car il peut arriver que dans certains cas de figure extrêmes, même le D3s n’arrive pas à faire le point. Cela dit, il faut reconnaître à Nikon que l’aspect remarquable de l’autofocus est une qualité familiale. J’ai eu en mains le D7000 (j’en possède un en boîtier backup), le D700 et même le petit D3100 et à chaque fois les fonctionnalités de l’AF sont excellentes.

Cent jours avec le Nikon D3s The Octopus Vieilles Charrues par Hervé le Gall

Et puis il y a le grand truc. La capacité du D3s à cracher une image propre à 12800 iso, voire au-delà selon les conditions de lumière. Je me souviens d’une réaction assez dédaigneuse d’un photographe affirmant à qui voulait l’entendre que « 12800 iso ça ne sert à rien ! » Bon, en même temps, à chaque avancée technologique il y a toujours eu un crétin pour affirmer que « ça ne marchera jamais ». Certes. Dans la réalité, je le confirme. Douze mille huit cent iso, c’est comme l’ABS sur ma voiture, ça ne sert à rien, sauf le jour où tu en as besoin. Et ce jour-là, ça te sauve la vie, en te permettant de taper des clichés propres là où les autres sont à la ramasse. Alors ? Sommes-nous tous égaux devant la photographie ? Non.

Ceci étant posé, le D3s n’échappe pas à la règle. Un cliché à 3200 iso est toujours meilleur qu’à 6400 ou plus. Je veux bien que 800 iso soit préférable à 1600, mais quand il n’y a pas de lumière, tu as beau clamer à qui veut l’entendre que tu préfères shooter à 800 iso, s’il n’y a pas de lumière il n’y a pas de photographie. Récemment un ami photographe me demandait si j’utilise souvent les hautes sensibilités de mon D3s, clairement la réponse est non. Comme tout le monde, j’adapte ma sensibilité au contexte et si je peux privilégier 800 ou 1600 iso, je n’ai pas l’ombre d’une hésitation. Mais il m’est arrivé récemment de pousser la sensibilité à 12800 iso pendant un concert alors que les lumières déclinaient singulièrement et comme le son y allait de concert, j’en ai profité pour utiliser le mode Q (comme quiet) pour tester l’efficacité du mode silencieux (aussi surnommé « mode Leica ») du D3s. Sur ce point précis, le D3s tient aussi toutes ses promesses, en permettant de photographier de manière très discrète, une fonctionnalité qui ne manquera pas d’interpeller les photographes de jazz ou de spectacles de danses, par exemple.

Découvrez la deuxième partie de l’article, « Le Nikon D3s, sa part d’ombre » …

 

Cinquième Nui - Photos de concerts par Hervé le Gall

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Mono expose à l’Heretic – Bordeaux

mono expose à l'heretic bordeaux

« Mononeuronale ? Monomaniaque ? Si l’un reste à prouver, l’autre reste une évidence dans le bon sens du terme. Si Mono possède une obsession, c’est bien que ses photographies soient les plus parfaites possibles, tant dans le message, l’histoire qu’elles évoquent, la saturation des couleurs, le ton dominant et bien d’autres critères qu’on aurait bien du mal à énumérer. Car en sachant ce qu’elle veut, elle reste sur son idée, fixement, presque fidèlement.

Si Mono peut être synonyme de bien des mots, suivant le point de vue de tout un chacun, il ne peut être synonyme de Monotonie. Chacune de ses photographies a su saisir un instant, un court instant d’une émotion, qu’elle soit jouée ou non. Son impressionnante quantité de photographies prises dans différents concerts – punks, hardcore, electro et la liste est encore longue – se caractérise par un cadre choisi, un simple flash et très peu de retouches informatiques. Ces moments là sont uniques même s’ils sont comme répétés à chaque concert et Mono nous les fait partager, ces émotions sont à la fois réelles : l’artiste est bel est bien sur scène, comme transporté ; et jouées : le spectacle. Ces photographies sont donc un échantillon du spectacle, en les regardant, c’est presque comme si nous étions en train de prendre la photographie, et c’est là tout le talent de Mono.

Pour la deuxième grosse partie de son œuvre, ce sont des photos de modèles avec un thème attribué. Avec une préférence pour la lumière naturelle, et des poses qui peuvent aller du plus naturelle au synthétique publicitaire, les photographies sont toujours d’un charme incomparable avec des retouches informatiques réfléchies, qui restent dans l’esprit, que ce soit onirique, terrifiant, amusant. En jouant sur les contrastes et la saturation, Mono parvient à faire vivre ces modèles à travers la photographie. »

Exposition d’une trentaine de photos (de concerts et divers portraits) de Juliette Guillot aka Mono.

L’Heretic

58 rue du Mirail
33 Bordeaux

Vernissage le samedi 23 janvier de 19h à 21h,
suivi d’un concert.


Les Gars des Raw Types au Château Lamothe

Les Gars des Raw Types au Château Lamothe

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Les Gars des RAW Types : Rencontre de photographes amateurs motivés, le collectif s’est créé naturellement par les affinités communes pour :

  • la Photographie quel que soit
    son support d’expression (numérique
    et argentique)
  • l’intérêt envers l’environnement et
    la faune, d’où une activité marquée
    par la photographie animalière
  • l’envie d’aller plus loin et de relever un
    challenge technique
  • le fait de vivre une aventure humaine

Chaque membre y amène sa connaissance mais surtout sa sensibilité ainsi que sa vision au travers de l’outil photographique. Les techniques argentiques y côtoient celles du numérique. La présentation des photographies, finalisation de l’acte photographique, sur des supports pas forcément habituels, est aussi une démonstration, si besoin était, que plus que la technique, le moteur du collectif est dirigé vers l’expérimentation.

L’exposition : sur le thème  » La pierre à Lamothe de Haux ».

Elle se déroulera au Château Lamothe à Haux (Gironde) dans le cadre des journées portes ouvertes du Château Lamothe le 30 et 31 mai 2009 :

  • VISITE DES CHAIS SOUTERRAINS, une promenade spectaculaire au milieu de barriques cachées à 40 mètres sous terre
  • DEGUSTATION – VENTE DE VINS, toute la palette vous sera offerte, rouge, blanc sec, clairet, liquoreux
  • EXPOSITION DE PHOTOS, Les Gars des Raw Types sur le thème de la pierre
  • EXPOSITION DE SCULPURES
    Speranza Sculpteur
    François De Monti
  • EXPOSITION DE FAIENCES PEINTES MAIN
    Arlette
  • VOITURES DE COLLECTION
    Elles sont tous les ans plus nombreuses et plus belles à vouloir sillonner nos vignobles pour nous faire rêver au temps passé
  • CONCERTS ITINERANTS
    Élèves du Conservatoire de Bordeaux. Imaginez ce moment : un petit orchestre, devant le perron de Lamothe, offre une aubade que vous écoutez, assis sur la pelouse, un verre de bon vin en main

Le lieu : Château Lamothe
33550 Haux ( sur la D20)

http://www.chateau-lamothe.com/

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Alain Bashung est mort : les photos du chanteur sur Flickr

Alain Bashung est mort : les photos du chanteur sur Flickr

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Jour de tristesse pour ceux qui étaient fans du chanteur Alain Bashung, ce dernier nous a quitté aujourd’hui à l’âge de 61 ans des suites de la longue maladie tristement connue.

La planète Internet a cet avantage qu’elle permet de garder des traces, et vous êtes nombreux à avoir pris des photos d’Alain Bashung en concert ou lors de ses représentations diverses. Le service d’hébergement de photos en ligne Flickr nous permet aujourd’hui de retrouver Alain Bashung sur scène, c’est pas aussi bien qu’en vrai mais c’est un moyen de ne pas oublier.

Retrouvez toutes les photos d’Alain Bashung sur Flickr


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