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La Zone, un web-documentaire sur Tchernobyl réalisé au Nikon D3s

« La Zone » est un projet documentaire multimédia réalisé par Guillaume Herbaut, photographe, sur la zone d’exclusion de Tchernobyl. En cette période de remise en cause des centrales nucléaires, et d’accident de même niveau sur le site japonais de Fukushima, ce web-documentaire vous présente une vision à 360° de ce que sont les conséquences d’un accident nucléaire sur un territoire.

MàJ 2020 : Depuis la production de ce web-documentaire, son format a évolué. Les documentaires de ce type, mêlant photo et vidéo, accompagnés de textes et de pistes audio, n’ont pas rencontré le succès escompté.

Leur publication, bien que simple à réaliser, supposait de créer des pages web d’une certaine complexité, la compatibilité avec les smartphones et tablettes restait parfois difficile à gérer. Le spectateur ne veut plus passer du temps à lire et écouter, il délaisse les contenus informatifs longs au profit des messages courts sur les réseaux sociaux.

Certains web-documentaires ont purement et simplement disparu. D’autres, comme La Zone de Guillaume Herbaut, ont été transformés en vidéo. C’est ce que je vous propose de découvrir :

Guillaume Herbaut présente « La Zone »

Présenté dans le cadre de La Gaîté Lyrique à proximité du Centre Pompidou à Paris, La Zone est un projet réalisé par son auteur à l’aide du Nikon D3s. L’utilisation conjointe des modes photo et vidéo a ainsi permis la production d’images comme de séquences vidéos, le tout est assemblé pour former un projet multimédia particulièrement agréable à découvrir.

Je reprends les mots de l’auteur lorsqu’il parle de son sujet : »Un voyage sensoriel au coeur de la zone d’exclusion de Tchernobyl – la zone interdite d’accès autour du site de la centrale nucléaire. Une expérience physique autant que cérébrale, 25 ans après le désastre ».

Photos Guillaume Herbaut / Institute – Musique José Bautista

La présentation initiale de ce web-documentaire mêlait habilement photos et vidéos dans une page web interactive :

La zone Guillaume Herbaut

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de l’auteur.


L’Ardèche, reportage photo et bonnes adresses

Deux années après notre première rencontre, je l’ai retrouvée égale à elle-même. Rien n’avait changé. Touché par son côté nature affirmé et son authenticité, je suis retombé instantanément sous le charme de l’Ardèche, cette contrée sans artifices, bien dans ses chaussures (de marche ?) et qui prend le temps de vivre, en version bio et nature.

L'Ardèche, reportage photo et bonnes adresses

Un reportage en Ardèche par Julien Gérard pour Nikon Passion

L’Ardèche, des bio-addict

Commencer le séjour par une visite de la bioferme de lavande du village de Mirabel donne le la du week-end… et instaure instantanément une ambiance zen. C’est qu’il faut rester patient pour tenter de discerner les différences olfactives entre les 50 variétés de lavande.

Nos appétits aiguisés par le grand air ont trouvé une réponse toute en finesse gustative au Mas des Faïsses : ni hôtel ni restaurant mais un gite d’étape et une ferme auberge, classé écotourisme, qui propose des plats à base de produits locaux dont la majorité provient de son propre jardin. La cuisine de terroir revendique un parti pris bio végétarien. J’avoue avoir été pris de panique à l’annonce du menu. Et finalement, j’ai bien du finir par avouer, rassasié, que je m’étais régalé avec leur fameux steak de betterave rouge.

L'Ardèche, rencontres avec des passionnés ...

Des amoureux de nature …

L’Ardèche c’est aussi la grande amie des randonneurs. Passage obligé d’un séjour nature et écotourisme, la randonnée se décline à tous niveaux de difficultés et durées. Ardèche Randonnées par le biais de ses accompagnateurs partage volontiers son expérience de la montagne tout en en dévoilant ses richesses avec générosité.

Après tant d’efforts, en mode bohème et confort, l’option hébergement (4 personnes) en roulotte avec alimentation électrique fournie par une éolienne s’avère plutôt judicieux. C’est à St-Jean-le-Centenier que le concept Roul’Eole illustre avec succès le modèle de l’écotourisme.

Ardèche

… dans un cadre photodisiaque !

Le secret des plus belles images : se lever aux aurores et de la même façon scruter le coucher du soleil pour des lumières idéales.

Option numéro 2 : prendre la chambre 26 de l’Auberge de la Tour de Brison datant de 1620. Ses deux énormes baies vitrées en angle offrent un panorama somptueux sur le Ventoux et les Alpes à 100 km ! Choisir de ne pas y fermer les volets, c’est se lever avec le soleil et avoir la sensation d’avoir passé la nuit dehors, en bénéficiant de tout le confort de la chambre et de sa salle de bains en pierres. Leur cuisine du terroir vaut également la visite, même si l’expérience du fromage appelé Dynamite – à base de restes de fromages et d’ail – pourra laisser certains perplexes 🙂

Le photographe avide de vieilles bâtisses préférera peut-être se rendre au village de Balazuc. Ce village de caractère à flanc de montagne mérite sa place parmi les plus beaux villages de France. L’ancienne ville minière de Largentière promet également de beaux clichés…

L'Ardèche, rencontres avec des passionnés ...

Prendre son temps

En Ardèche, il faut savoir prendre son temps. Pas d’autoroute, pas de gare, on ne se presse pas. Tant mieux car il faut savoir tout arrêter afin de respirer la lavande, goûter les richesses culinaires, s’imprégner du panorama… et faire ses repérages et clichés.

S’accorder une pause permet également de se faire chouchouter. Cobaye d’une série de soins bio dispensés aux Thermes de Neyrac les Bains, je me suis fait masser, gommer, doucher et modeler. C’est avec une peau toute neuve et un visage rayonnant que j’ai regagné mon lit au Natural Spa, la résidence accolée aux Thermes. Tout confort et très moderne, elle dénote un peu avec l’ensemble des adresses visitées lors du séjour par son manque de vieilles pierres. Voilà au moins une adresse pour les amateurs de structures modernes !

A table aussi, le temps s’arrête. En mode slow-food, on prend la mesure de ce que l’on trouve dans notre assiette… C’est donc dans des débats autour du bio que nous avons partagé un repas dans la jolie ferme auberge restaurée « Les Champs d’Aubignas » à Chirols. La vue superbe, elle aussi, aura alimenté nos discussions gourmandes.

Ramener un peu d’Ardèche avec moi !

Pour prolonger ce séjour bio et nature, j’avais trouvé la solution : ramener avec moi l’huile d’olive vierge extra du domaine oléicole de Pontet-Fronzèle, des olives, tapenades et autres gourmandises bio à partager. Il faut dire que la visite du domaine m’avait plus que mis l’eau à la bouche !L'Ardèche, rencontres avec des passionnés ...

Pour accompagner dignement tout ceci, il ne me restait plus qu’à compléter mon panier par les vins biodynamiques de Benoît Chazallon au Château de la Selve à Grospierres. Ce passionné maîtrise l’art de placer dans une même phrase les termes : vin, cosmique, vortex et biodynamique ! Des vins vivants et purs, mais surtout des vins qui ne souffrent pas de la comparaison avec les vins de ma région, l’Alsace…

Merci à Cécile de l’Agence de Développement Touristique de l’Ardèche pour nous avoir fait découvrir, à moi et mes acolytes du week-end : Tiffanny, Isabelle et Christina, ces belles adresses où, j’en suis sûr, mes envies photo me conduiront à nouveau. Pour plus d’info sur l’écotourisme en Ardèche, c’est ici.

Dans ce périple, par manque de temps, nous ont manqué une balade dans les Gorges de l’Ardèche et au Pont d’Arc. J’avais déjà eu la chance de m’y rendre il y a 2 ans et je vous conseille de vous y arrêter pour avoir une vision complète de richesses ardéchoises et y réaliser de beaux clichés !

Retrouvez d’autres idées de voyages et séjours avec les carnets de voyages des lecteurs


Marc-André Pauzé, photographie et carnets de voyage

Le reporter photographe Marc-André Pauzé et l’analyste politique et photographe Nathalie Sentenne ont voyagé aux quatre coins de l’Afrique. Ils en reviennent avec des récits et des images fortes, empreintes d’émotion, et nous racontent de belles histoires.

Du Sahara tunisien aux rizières de Madagascar et du fleuve Niger aux peuples Massaïs du Kenya, Humani Afrika présente des images de l’Humain dans son quotidien. Leur approche, qui se veut avant tout documentaire, fusionne l’information avec beauté de l’image.

Depuis ce voyage, Marc-André Pauzé est reparti, chacune de ses expéditions étant l’occasion de nous rapporter des récits et des images dont il a le secret.

Les carnets Humani Afrika - Marc-André Pauzé photographe

 

J’ai fait la rencontre virtuelle de Marc-André Pauzé en suivant son fil Twitter puis en visitant son site et l’expérience m’a intéressé aussi j’ai éprouvé l’envie de vous en parler.

Marc-André Pauzé et Humani Afrika

Avec Humani Afrika, Marc-André Pauzé nous fait participer à son aventure et au voyage. Ses carnets ne sont pas seulement un recueil de photographies ou de textes mais un recueil d’informations joliment illustrées pour faire connaissance avec l’univers de l’auteur (voir les carnets de voyage des lecteurs).

Histoires, anecdotes, reportages, voici de quoi passer un bon moment si vous aimez le dépaysement et les beaux récits.

Les carnets Humani Afrika - Marc-André Pauzé photographe

Le photographe et dessinateur va au-delà du simple récit et nous propose information, sensibilisation et surtout … émotion. Un travail à découvrir.

Voici la présentation en vidéo des carnets Humain Afrika par leur auteur, pour en savoir plus sur le sujet.

Vous pouvez également découvrir le matériel qu’il emporte lors de ses expéditions, et en particulier les appareils photo Nikon Z 6 et Nikon D7000, pourquoi il a fait ce double choix .

Parce qu’il fait de l’aquarelle autant qu’il photographie, il nous fait aussi découvrir sa palette, comment il l’utilise, comment tout cela est mis en perspective pour concilier travail photographique, aquarelle et récit au quotidien.

Photos (C) Marc-André Pauzé


L’Ardèche version bio et nature

L’Ardèche version bio et nature … J’en repartais hier…

Par Julien Gérard

L'Ardèche version bio et nature

Il y a deux ans, je découvrais l’Ardèche. Séjour entre amis organisé en dernière minute, location d’un gîte pour 8 personnes à proximité de Les Vans, j’allais alors vers l’inconnu. A l’époque, une vague idée du Pont d’Arc et des sports d’eaux vives m’avait attiré vers cette destination. Et puis, il faut l’avouer c’est aussi une destination nettement plus économique que le front de mer !

Je découvrais alors une nouvelle vision des vacances. Finis les embouteillages en bord de plage, les marchés bondés et hors de prix. L’idée de vacances rejoignait alors réellement détente, loisirs sportifs (kayak et randonnée) et découvertes culinaires avec huile d’olive et déclinaisons gourmandes à base de châtaignes.

En tant que photographe, je me suis régalé des villages pittoresques en vieilles pierres et des habitants du crû.

Et j’y retourne demain !

C’est donc avec grande joie que j’ai accepté l’invitation de l’agence de Développement touristique de l’Ardèche, en tant que représentant de Nikon Passion pour un week-end bio et nature du 15 au 17 avril 2011. L’Ardèche, une fois qu’on l’a rencontrée, cela reste une destination de coeur. Elle vous donne tout sans rien attendre de vous en retour, si ce n’est reconnaître peut-être ses richesses, prendre le temps de les découvrir. Le tout, sous un soleil dosé juste comme il le faut !

Prendre le temps de la détente

Au programme de ces prochains jours, la visite d’une bioferme de lavande, visite d’hébergements en roulotte, nuit en auberge du 17ème seront les prémisses d’un chouchoutage dans les règles : soin bio nature aux thermes de Neyrac les bains et nuit au Natural Spa. Et même en temps que garçon (oui j’assume), je peux vous dire que j’adore ça.

Bouger

Randonner en Ardèche, c’est presque un passage obligé tant les montagnes sont belles et les gorges somptueuses. Se rafraîchir à l’eau vive, écouter la nature… Tester mon nouveau matériel photo et forcément, prendre des clichés.

Et s’accorder le droit d’être gourmand !

Et parce que je suis un photographe avide de nature et de grands espaces, curieux mais aussi très gourmand, je devrais trouver satisfaction et rassasiement dans la visite du domaine oléicole bio et la rencontre prévue avec un vigneron bio.

Mais n’oublions pas ma motivation (presque) numéro 1 : les photos. Car l’Ardèche, c’est un peu le paradis du photographe : nature et caractère, véritable identité régionale. On en reparle dès vendredi sur mes comptes Facebook et Twitter. Les photos en ligne à mon retour… si je veux bien rentrer !

Billet sponsorisé par Adrider


A Nikon, pour la vie !

Quant on aime, on ne compte pas et on peut même parfois être prêt au pire ! Si à la rédac’, nous ne pouvons cacher notre attachement à la marque Nikon, nous devons néanmoins avouer que nous n’avons pas eu le courage encore d’aller aussi loin que le photographe Nick Stern.

Le photographe américain s’est en effet fait tatoué sur le bras ce que nombre de photographes aimeraient trouver … sur leur objectif : une échelle de profondeur de champ et les références d’une de ses optiques fétiches, le 300mm f/2.8 AFD. Non, on ne rigole pas.

Nick Stern Nikon addict

Nick Stern, interrogé par un journaliste, a déclaré: « je voulais un tatouage qui soit unique et montre ma passion pour la photographie. Je n’ai jamais été un fan de tatouages mais le fait de vivre à Los Angeles m’a fait tourner la tête ! ». Nick ? Tu sais quoi ? C’est réussi !

Nick Stern, qui dit utiliser des boîtiers Nikon depuis 20 ans, est utilisateur de deux Nikon D3s et d’un stock d’optiques conséquent (de 17mm à 800mm). Le photographe travaille pour la presse dont le Mail et le Sunday, News of the World et le Sun.

Nick Stern Nikon addict

La mode est lancée, nous attendons donc d’autres propositions de motifs comme d’emplacements.

Vous participez ?

Pour en savoir plus sur Nick Stern parcourez le site www.nickstern.com.

Source : Amateurphotographer


Lieux d’énergie, centrales nucléaires et lieux de stockage – photographies de Luca Zanier chez Photostage

La galerie Photostage, à Lyon, présente à partir du 8 avril la série intitulée « Lieux d’énergie« , photographies par Luca Zanier sur le thème des centrales nucléaires et des lieux de stockage.

Beznau Lieux d'énergie - Luca ZanierPhoto (C) Luca Zanier

Cette exposition, tristement d’actualité, présente donc le travail de Luca Zanier sur la maitrise de l’homme des différentes sources d’énergies.

Luca Zanier est un photographe suisse. Il nous présente la démarche qui a conduit à cette série de photographies.

 » Salles énormes, couloirs sans fin, sas massifs, signes cryptiques, tout est connecté par un enchevêtrement de câbles et de tuyaux. Les centrales nucléaires et hydroélectriques, les aires de stockage définitif et les autres bâtiments d’énergie peuvent intimider un visiteur et, en même temps, le fasciner. Ils semblent venir d’une autre planète. Des mondes étrangers desquels émane une logique froide. Des univers cachés de haute sécurité, auxquels peu de gens sont admis. Mon intention est de rendre visible, d’une manière artistique, ces centrales d’énergie. Dans ce processus, l’information en tant que telle passe au second plan. Il s’agit plutôt de photographier des perspectives, des couleurs et des formes. Ce que je cherche, c’est la dissolution de la technique dans l’esthétique. Le spectateur se trouve confronté à un système ultracomplexe duquel dépend notre vie moderne, un système qui, en même temps, nous fascine et nous fait peur. « 

Chavalon Lieux d'énergie - Luca ZanierPhoto (C) Luca Zanier

Zwilag Lieux d'énergie - Luca Zanier

Photo (C) Luca Zanier

Informations pratiques

Lieu : Galerie Photostage 1, rue Camille Jordan 69001 Lyon

Vernissage le vendredi 8 Avril 2011 à 19h

Présence de l’auteur au vernissage et le Samedi 14 Mai toute la journée

Retrouvez les photos de Luca Zanier sur le site de l’auteur.

Retrouvez la programmation de la galerie Photostage sur le site Photostage.fr.


Expo Henri Huet à la Maison Européenne de la Photographie – MEP

La Maison Européenne de la Photographie – MEP – présente actuellement et jusqu’au 10 avril une exposition des photos d’Henri Huet, reporter.

Au nord du delta du Mékong, juillet 1968

Au nord du delta du Mékong, juillet 1968 – © Henri Huet/Associated Press

Henri Huet était photographe de presse, et à ce titre il a parcouru le monde pour couvrir les principaux événements internationaux pendant près de vingt ans. Particulièrement connu pour ses images du conflit au Vietnam, le photographe n’a eu de cesse de tenter de changer le regard de l’Amérique sur une guerre si particulière. Les photos d’Henri Huet restent une référence pour les photo-reporters d’aujourd’hui qui ont encore le courage d’aller au devant des conflits et d’en ramener des images fortes.
Province de Lam Dong, juillet 1966

Province de Lam Dong, juillet 1966 – © Henri Huet/Associated Press

Henri Huet a disparu le 10 février 1971, dans un hélicoptère en flammes, lors de l’invasion du Laos par les troupes sud-vietnamiennes.

L’exposition à la Maison européenne de la photographie, quarante ans jour pour jour après la disparition d’Henri Huet, lui rend hommage, ainsi qu’à ses plus proches compagnons photographes : Eddie Adams, Kyioshi Sawada, Dana Stone,Larry Burrows, Nick Ut, Horst Faas, Christian Simonpietri, Dick Swanson et David Burnett.

An Thi, janvier 1966

An Thi, janvier 1966 – © Henri Huet/Associated Press

“Vraiment, j’aime mon métier et n’en changerais pour rien au monde. Vous devez me trouver un peu fou, mais vous savez depuis belle lurette que j’ai toujours été un peu casse-cou.”

Henri Huet

Plus d’infos et accès : Maison Européenne de la Photographie


Palm Springs California, reportage sur les pas de Robert Doisneau

A la fin de l’année 1960, Robert Doisneau part en Californie, à Palm Springs, pour réaliser une série de photos sur la ville construite en plein désert. Ces images peu connues de Doisneau, pendant des décennies, ont fait l’objet d’une expo itinérante et surtout d’un livre dans lequel nous découvrons les photos couleurs de l’auteur. Couleur, oui, tant on est habitué à penser noir et blanc dès lors que l’on parle de Doisneau.

Palm Springs California, sur les pas de Robert DoisneauPhoto (C) Arte Reportage – Atelier Robert Doisneau

Cette exposition et ce livre ont rencontré un succès mérité, et pour ne pas en rester là, Arte Reportage a réalisé un magnifique web-documentaire qui nous emmène à la découverte de Palm Springs, vu par Doisneau. Découvrez comment le photographe a perçu cette ville il y a 50 ans : son étonnement, sa curiosité, ce qui le faisait rire et qui pourrait encore l’amuser.

Ce reportage n’est plus disponible en ligne mais il nous reste le livre et les photos de Doisneau, un  bel ouvrage que vous pouvez vous procurer pour compléter votre collection.

Palm Springs 1960 par Robert Doisneau

Le livre Palm Springs de Doisneau


Troisième édition des Photographies de l’année 2011 avec l’APPPF

La troisième édition des Photographies de l’Année se tiendra le 26 mars prochain à l’espace Kiron à Paris. Proposé par la dynamique équipe de l’APPPF, ce concours trouve cette année son rythme de croisière et est en passe de devenir un événement incontournable pour les photographes professionnels.

troisième édition des photographies de l'année APPPF

Cet événement « récompense le savoir-faire, la créativité, l’originalité et la sensibilité d’auteurs photographes. » Il est ouvert à tous les photographes professionnels, quel que soit leur statut. Le jury est également composé de professionnels de la photo et les 16 catégories récompensées sont les suivantes :

  • la Photographie animalière
  • la Photographie d’architecture
  • la Photographie création numérique
  • la Photographie culinaire
  • la Photographie «étudiante»
  • la Photographie humaniste
  • la Photographie jeune talent
  • la Photographie de mariage
  • la Photographie mode et beauté
  • la Photographie nature et environnement
  • la Photographie de nature morte
  • la Photographie de paysage
  • le Portrait
  • la Photographie de reportage
  • la Photographie de spectacle
  • la Photographie de sport

La Photographie de l’année sera choisie parmi les seize photographies déjà primées.

Exceptionnellement cette année, un trophée d’honneur sera remis lors de la soirée à Jürgen Schadeberg pour l’ensemble de sa carrière. Jürgen Schadeberg fête cette année ses soixante-cinq ans de photographie !

La cérémonie de remise des trophées se déroulera le samedi 26 mars à l’espace Kiron à partir de 14h, mais tout le week-end sera consacré à la photographie.

Pour en savoir plus sur « Les Photographies de l’année », consulter le site internet http://www.photographiesdelannee.com


Cent jours avec le Nikon D3s par Hervé le Gall – 2ème partie

Hervé Le Gall, photographe de concert passionnant et passionné, nous livre son analyse des 100 premiers jours passés avec son nouveau Nikon D3S. Dans une première partie de cette analyse, Hervé nous expliquait pourquoi il avait fait le choix de changer de marque de matériel photo et de se convertir au D3S. Voici la seconde partie de cet article qui nous permet de découvrir la part d’ombre propre au Nikon D3S, ce qui fait que pour le photographe ce boîtier, et le système optique associé, peuvent encore être améliorés.

par Hervé Le Gall pour Nikon Passion

Le Nikon D3S et les optiques Nikon

C’est du côté des optiques que mes craintes étaient les plus élevées. Je savais que le D3s surclassait ses concurrents sur bien des points. La gestion des hauts iso introduite par Canon sur son 1D Mark IV frôlait le pathétique, par exemple, quand on la comparait avec des images produites par un D3S. En revanche, côté optiques, Canon propose une gamme d’exception (L), tant en qualité qu’en complétude et pour des prix souvent inférieurs, même si la tendance actuelle va plutôt vers une certaine égalité tarifaire.

Chez Nikon, j’ai opté pour le 70-200mm f/2,8 VRII et pour le 24-120mm f/4 que j’avais testé sur un D700 et qui m’avait fortement impressionné. Je dois à la vérité de dire que sur le terrain, j’utilise surtout le 70-200. Monté sur le D3S, c’est un caillou merveilleusement polyvalent, même sur des salles de tailles restreintes. Mais rappelons que le D3s est un boîtier full frame (une autre de ses grandes qualités) et que dans ce cas 70mm est un vrai 70mm, pas un 90 et encore moins un 112mm, si vous voyez ce que je veux dire. Bref, le 70-200 de Nikon est une optique claire, lumineuse, merveilleusement réactive, polyvalente, et malgré toutes ces qualités peut-être un léger poil en dessous du mythique équivalent 70-200 de Canon (nostalgie quand tu nous tiens…).

Ari Hoenig Vauban 2011 par Hervé le Gall

Du côté du 24-120, malgré une ouverture à f/4, Nikon a fait très fort en réalisant un traitement nano cristal sur chaque lentille, ce qui procure un sentiment de luminosité assez incroyable. En fait, à travers le viseur du D3s j’ai toujours le sentiment d’avoir une optique à f/2,8. Et puis j’aime bien la plage de focale très étendue, de 24 à 120mm ce petit caillou permet de faire beaucoup de choses. Ce qui me manque, finalement, c’est un bon petit 50mm bien lumineux, à f/1,4. Ce sera chose faite sous peu, un bon de commande devrait partir la semaine prochaine.

Nikon D3S. Sa part d’ombre.

Alors ? Heureux ? Comme disait ma grand-mère, la perfection n’existe pas en ce bas monde ! Elle avait raison et le Nikon D3S n’échappe pas à la règle. Mais même si sa part d’ombre est vraiment réduite à la portion congrue, elle existe et rien de mieux que le terrain pour les débusquer.

Bon, d’abord, ce boîtier pèse trois tonnes. Dans le temps, on disait que les photoreporters pouvaient planter les piquets de leur tente avec leur boîtier reflex, quand on voit un D3s c’est l’impression qu’il donne. Le reflex solide, incassable, capable d’affronter les cauchemars climatiques les plus extrêmes. Bien pensé, bien construit, il est cependant lourd. Mon D3s et son 70-200 accusent à la pesée 3150 grammes. Oui, je vous entends déjà me dire que c’est comme ça, que c’est le prix à payer pour embarquer un matos de ce calibre et qu’ailleurs c’est pas mieux. Sur ce dernier point, pour avoir promené un EOS 1D Mark IV et son 70-200 tout un été, je ne peux que confirmer. Bon, en même temps, j’aime bien sentir que mon boîtier ne va pas m’échapper, avec le D3s de ce côté là, je suis gâté, on le sent bien.

Charles Gayle au Vauban 2011 par Hervé Le Gall

Tiens et pendant que j’y pense, l’autonomie de la batterie est simplement sidérante. Je passe aussi sur les petits détails énervants qui ne sont évidemment pas du fait de Nikon, comme le positionnement des boutons, en particulier ce satané bouton loupe ! En revanche le réglage diaph vitesse avec deux boutons en vis à vis, c’est, comment dire ? Tellement naturellement ergonomique qu’on se demande comment Canon a pu passer à côté de ça.

En revanche, Nikon aurait pu s’inspirer de Canon pour faire une molette de navigation arrière (utilisée pour sélectionner le collimateur actif) un poil plus grande. Il n’est pas vraiment aisé de l’utiliser pendant un shooting. Concernant les collimateurs, certains utilisateurs leur reprochent un espacement trop réduit et souhaiteraient les voir couvrir plus d’espace sur le viseur. Avec la pratique c’est un reproche auquel je n’adhère pas. En concert, où par définition tout va très vite, la sélection manuelle du collimateur peut se révéler être un exercice assez sportif.

En revanche un point m’a vraiment interpellé, c’est la profondeur de champ à pleine ouverture nettement plus réduite du D3s que sur le boîtier de Canon, EOS 1D Mark IV. Pour avoir utilisé les deux boîtiers avec des optiques identiques (70-200 f/2,8) sur des spots de prise de vue identiques, j’ai remarqué que j’avais une profondeur de champ plus réduite avec le D3s qu’avec le EOS 1D Mark IV. En clair, avec le D3s, une mise au point sur le front et le nez est flou. Avec le 1D Mark IV, j’avais plus de latitude. Cette différence est due à la taille du capteur. Plein format pour le Nikon D3s, le capteur APS-H du Canon EOS 1D réduit la surface d’un tiers et augmente par voie de conséquence la profondeur de champ de manière sensible.

C’est un des travers majeurs du D3s, son extrême sensibilité à pleine ouverture et en concert ce défaut peut s’avérer très gênant. En mode spot, si la mise au point est faite à un endroit précis, que je recadre et que le sujet bouge peu ou prou, la photo est floue sur la zone initialement mise au point. D’où l’intérêt de choisir son collimateur et d’affiner ses réglages d’autofocus. Sur ce point, le D3s propose un paramétrage de boîtier poussé jusqu’au moindre détail, pour que chaque utilisateur fasse du D3s « son » boîtier.

Chicago Blues Festival Vasti Jackson au Vauban 2011 par Hervé Le Gall

En conclusion

Ces jours passés je recevais à Brest, chez moi, mes filles. L’une d’entre elles me fit remarquer avant de me quitter qu’on n’avait pas du tout parlé photo et encore moins technique, galères, soucis, ajoutant que je semblais apaisé. C’est vrai. D’ailleurs je crois que c’est Steve Jobs qui disait que la technique est là pour se faire oublier, privilégiant les compétences de l’utilisateur.

Je reçois régulièrement des demandes sur mon blog, Shots.fr, d’utilisateurs amateurs ou passionnés qui se demandent quel boîtier ou quelle marque choisir, comment mettre en adéquation leur besoin ou leurs envies. Finalement, le bon appareil photo, c’est celui qui se fait oublier, avec lequel vous n’avez pas (trop) de galères pour réaliser l’image qui vous fait envie. Le jour où vous réalisez que vous vous ruinez la santé à cause de votre matériel, il est temps d’en changer. Parce que, au risque de me répéter, la photographie c’est d’abord et avant tout du plaisir. Le plaisir de construire une image, en la cadrant soigneusement, d’essayer de capturer un instant aussi décisif que possible. Alors son boîtier photo et son optique deviennent le prolongement de notre œil, le traducteur de nos émotions.

On est bien ensemble, même si parfois on se dit qu’il pèse trois tonnes… Mon œil se colle au viseur, mes doigts sélectionnent le diaph, la vitesse, le collimateur. Je peux déclencher en mode Q ou balancer une rafale, je sais que l’AF me suit, j’ai confiance en lui et ça, ça vaut tout l’or du monde, la confiance dans son matos, croyez-moi !

« Alors ? Tu l’as depuis combien de temps ton Nikon D3s ? » Depuis cent jou… Depuis toujours.

J’ai toujours eu un Nikon D3s.

 

Cinquième Nui - Photos de concerts par Hervé le Gall

Retrouvez Hervé le Gall sur le site Cinquième Nuit – ses photos de concerts – et sur le blog Shots.fr, son espace d’expression personnel. Si vous avez manqué la première partie de cet article, c’est ici !

Illustrations Copyright Hervé le Gall – Tous droits réservés

 


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