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Day to Night, par Stephen Wilkes, le panoramique comme vous ne l’avez jamais vu !

Il est des livres de photographie qu’on ne lit pas comme les autres. Parce qu’ils montrent des photos, déjà, et non du texte. Parce qu’il sont atypiques de par leur format. Parce que les photos présentées sont atypiques. Avec « Day to night » du photographe américain Stephen Wilkes, c’est tout ça à la fois.

Dans ce livre, paru aux éditions Taschen, Stephen Wilkes vous présente soixante images panoramiques composées chacune de centaines de clichés pris depuis un même point de vue, et assemblés pour composer une composition panoramique étonnante.

Day to Night, par Stephen Wilkes

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Day to night, Stephen Wilkes et la prise de vue panoramique

Une photo panoramique est généralement réalisée en assemblant à l’aide d’un logiciel dédié une série d’images de la même scène prises chacune avec un angle différent. Une autre solution consiste à réaliser une seule image à l’aide d’un appareil photo panoramique comme l’Hasselblad X-Pan ou le plus accessible Noblex.

Stephen Wilkes n’utilise aucune de ces deux techniques. Sa démarche est bien plus complexe, car le résultat qu’il vise, s’il porte bien le nom de photographie panoramique, n’a rien à voir avec ce que vous pouvez connaître.

Pour réaliser une seule de ses photos panoramiques, Stephen Wilkes ne fait pas « quelques » photos d’une scène mais plus de 1.500. Le photographe positionne son appareil photo face au paysage qu’il veut capturer, puis, sans changer de point de vue, il déclenche du matin (très tôt) jusqu’au soir (très tard).

Day to Night, par Stephen Wilkes

Ces images sont ensuite triées avec soin et juxtaposées sur ordinateur pour constituer la composition finale. Le résultat est étonnant : chaque oeuvre (comment les appeler autrement ?) s’observe dans son ensemble, au format panoramique, mais aussi en détail grâce à la richesse permise par cette technique d’assemblage.

De plus, en assemblant des images faites à différents moments de la journée, Stephen Wilkes arrive à transcrire la notion du temps qui passe puisque chaque composition finale « débute » par l’aube sur la gauche pour « se terminer » par le coucher du soleil sur la droite de la photo, d’où le nom de la série et du livre « Day to Night ».

Day to night, un livre exposition à lui seul

Quand j’ai reçu le livre « Day to Night », j’ai d’abord vu m’arriver un carton d’une taille assez incroyable pour un livre de photographie : protégé par un coffret en carton, lui-même emballé dans un second carton, le livre pèse 5 kg sans l’emballage !

Une fois l’ensemble ouvert, avec d’infinies précautions tant l’objet semble précieux, je dois bien avouer que j’ai mis un certain temps à réaliser ce que j’avais sous les yeux.

Day to Night, par Stephen Wilkes

un ensemble impressionnant (le facteur ne s’en est pas remis)

Le travail présenté est d’une qualité exceptionnelle, qu’il s’agisse des photos, bien évidemment, mais aussi de l’objet « livre ». Qualité d’impression, panoramiques dépliables faits de plusieurs pages, rendu des couleurs, qualité de la reliure, Taschen a réalisé un ouvrage d’une rare élégance et d’une grande qualité. Il occupera une belle place dans votre bibliothèque (s’il y rentre !) et vous forcera probablement, comme moi, à libérer la table du salon pour le contempler. Mais quel résultat !

Day to Night, par Stephen Wilkes

le Grand Canyon en panoramique 4 pages

« Day to Night » présente soixante photographies panoramiques créées pendant presque dix ans par Stephen Wilkes, du Serengeti africain aux Champs-Elysées parisiens en passant par le Grand Canyon, Coney Island, Trafalgar Square ou la Place Rouge.

Ce qui m’a le plus étonné, au-delà de l’extrême précision de chaque composition, c’est le travail que l’auteur a du fournir pour arriver à ce résultat. Sans parler de la nécessaire patience à avoir pour aller au bout de chaque prise de vue, bien évidemment, mais aussi pour avoir l’autorisation de photographier certaines de ces scènes. La photo du pape François pendant la messe du Vatican, à elle seule, a demandé deux ans de démarches pour que l’autorisation de photographier soit enfin accordée.

Day to Night, par Stephen Wilkes

la photo du pape François lors d’une messe au Vatican

Mais ce n’est pas tout.

Photographier ainsi une même scène tout au long de la journée a une conséquence facile à deviner : les sujets mobiles … bougent. Un personnage présent sur une image initiale l’est aussi sur les suivantes (parmi les 1.500) mais pas forcément au même endroit. Lors de l’assemblage final il est alors logique que ce même personnage se retrouve à différents endroits de la composition. Le pape François, par exemple, se retrouve dix fois sur la composition car il s’est déplacé pendant la messe.

Il en est de même sur de nombreuses photos d’animaux, les scènes de rue, les paysages urbains.

Day to Night, par Stephen Wilkes

Et l’exposition alors ?

Autre conséquence d’une prise de vue sur la durée, c’est la qualité de la lumière. De l’aube au coucher du soleil la lumière évolue, et Stephen Wilkes a profité de ces variations pour nous donner à voir non pas une scène statique mais une scène inscrite dans le temps. Étonnant quand on sait qu’une photographie est censée figer un instant et non plusieurs centaines.

« Day to Night » prend alors tout son sens, nous montrant chaque scène depuis le jour jusqu’à la nuit, comme un film en accéléré qui défilerait sous nos yeux.

Day to Night, par Stephen Wilkes

Mais aussi …

Parce que chaque composition est réalisée à l’aide de centaines de photos, la quantité de détails donnée à voir est impressionnante. Cela se sent sur la composition finale, et se voit sur chacun des agrandissements réalisés sur les pages suivantes.

Observez la photo de Central Park et vous trouverez une mariée qui traverse, de même que des surfeurs qui vont et viennent à Rio de Janeiro tandis qu’un homme tient une pancarte où est écrit « Pas plus de deux questions par client ». Prenez le temps d’observer, il vous faudra des heures, mais quel plaisir !

Je cite Stephen Wilkes :

« Ce sont exactement ces petites histoires, ces détails, qui attirent les gens vers ces photos ».

Day to Night, par Stephen Wilkes

Mon avis sur « Day to Night » de Stephen Wilkes

J’ai plaisir à vous faire découvrir dans cette rubrique des livres de photographies inspirants, des photographes connus comme moins connus comme « Afghanistan de Steve McCurry » ou « Maldicidade de Miguel Rio Branco« . Vous en retirez des idées, des exemples, vous pouvez vous en inspirer selon les sujets.

Avec « Day to Night », nous sommes dans une toute autre dimension. Je ne pense pas sincèrement qu’il vous soit possible de copier tant la démarche de Stephen Wilkes est unique. Mais l’intérêt de ce livre n’est pas dans la copie, il est dans la découverte, dans l’imaginaire, dans les rêves que vous allez immanquablement vivre en parcourant ces images.

Comment rester insensible à cette richesse de détails, à cette lumière envoûtante, à ces paysages ainsi présentés ?

Cet ouvrage n’est pas un simple livre de photographies, c’est un objet d’art. Son tarif est d’ailleurs à la hauteur puisqu’il vous en coûtera 100 euros pour vous le procurer. Mais si vous vous intéressez à la nature, à l’Homme, à la vie, et que vous aimez les beaux objets, allez le consulter en librairie (chez Taschen à Paris par exemple) avant de vous l’offrir ou, pourquoi pas, de l’offrir !

Day to Night, par Stephen Wilkes

À propos de Stephen Wilkes

Depuis l’ouverture de son studio à New York en 1983, Stephen Wilkes (voir son site) est devenu un photographe américain réputé. Son travail a été publié dans Vanity Fair, Time, Fortune, National Geographic et Sports Illustrated. Il a également été utilisé dans des campagnes pour Nike, American Express, Sony ou Rolex, et fait partie des collections du musée des Beaux-Arts de Houston, de la Dow Jones Collection, du Griffin Museum of Photography, du Musée juif de New York, du musée de la ville de New York et du mémorial du 11-Septembre, entre autres. Parmi les prix et récompenses qui lui ont été décernés, on compte notamment le prix Alfred-Eisenstaedt, le Lucie Award en 2004 et le prix du magazine TIME récompensant les 10 meilleures photographies en 2012.

Découvrez comment Stephen Wilkes a réalisé ces photos en suivant sa présentation lors d’une session TED :

À propos de l’auteur des textes

Lyle Rexer est écrivain, commissaire d’exposition et critique d’art à New York. Il écrit notamment pour Photograph, ainsi que pour de nombreux d’autres magazines, comme Art in America, Aperture et Modern Painters. Il est également l’auteur de livres dont The Edge of Vision: The Rise of Abstraction in Photography et How to Look At Outsider Art. Titulaire dune bourse Rhodes, il enseigne à l’École d’arts visuels, à New York.

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Miguel Rio Branco, Maldicidade : un livre de photographies fait d’impressions urbaines et de gens à la rue

Etonnant livre de photographies que Maldicidade du photographe brésilien Miguel Rio Branco.

Plus de 200 photos représentant quarante années de travail dans les rues de New York, La Havane, Salvador de Bahia ou Tokyo forment un ensemble qui va vous faire réagir si vous habitez en ville comme si vous avez fuit les espaces urbains.

Attention, ce livre peut provoquer en vous une irrésistible envie de sortir faire des photos en ville pour montrer ce que vous pensiez  inmontrable.

Miguel Rio Branco, Maldicidade

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Miguel Rio Branco, de Las Palmas à Rio en passant par Magnum Photos

Miguel Rio Branco est attiré par l’image, qu’il s’agisse de photographier, de peindre, de réaliser des films comme des œuvres multimédia.

Exposé au MoMA, au Metropolitan Museum of Art comme au Centre Pompidou ou au musée Peggy-Guggenheim de Venise pour ne citer que ces endroits-là, Miguel Rio Branco a aussi reçu le Prix du livre photo aux Rencontres internationales de la photographie d’Arles et le prix Kodak de la critique photographique.

Maldicidade, ou 40 années de photographies en ville

Miguel Rio Branco, Maldicidade

Photo (C) Miguel Rio Branco – Editions Taschen

Les livres de photo traditionnels sont faits d’un joli papier bien épais, un texte accompagne les images (comme dans la banlieue en couleur) et la liste des photos apparaît à la fin de l’ouvrage pour vous aider à identifier les pays, les sujets, les années.

Dans Maldicidade, édité chez Taschen au format 24,5 x 33, rien de tout ça. Faites abstraction de ce que vous avez vu ailleurs et pénétrez dans l’univers chaud et coloré du photographe brésilien Miguel Rio Branco.

Du matin au soir vous allez plonger dans un univers urbain éclatant de couleurs et de contrastes. La première fois que vous allez parcourir le livre, vous trouverez étonnants ce papier très fin, cette succession d’images en noir et blanc et en couleur, ces contrastes qui vous sautent aux yeux.

Miguel Rio Branco, Maldicidade

Photo (C) Miguel Rio Branco – Editions Taschen

Faites alors comme le photographe, ne dormez pas et parcourez ce livre pour ce qu’il est, un recueil de photos urbaines, de portraits en plans serrés, de gros plans sur les aspects les plus sordides de la ville. Les quarante années de travail et les villes visitées par Miguel Rio Branco vont alors vous apparaître petit à petit sous un autre jour.

Vous allez remarquer combien les détails sont importants, comment le photographe laisse volontairement de côté les lieux les plus touristiques et connus de chaque ville pour s’intéresser aux endroits les plus sordides, aux situations les plus étonnantes.

De jour comme de nuit, nettes comme plus floues, les photos de Miguel Rio Branco font la part belle à la lumière, omniprésente, et aux couleurs, chaudes, vives, agressives même parfois.

Les portraits réalisés dans la rue comme en intérieur, chez les gens, avec les prostituées, les enfants, les clochards vont vous faire réagir. Nous avons tous déjà croisé de telles scènes. Mais Miguel Rio Branco a pris le temps, lui, de s’attarder et de nous montrer à sa façon cet univers urbain bien éloigné des beaux quartiers. Bien qu’il s’agisse d’une rétrospective, chaque photo pourrait avoir été faite hier, au bout de ma rue comme de la vôtre peut-être.

Si vous n’êtes pas sensible à l’univers urbain, si vous n’aimez pas parcourir les rues de votre ville, chercher ce que les autres ne cherchent pas, vous passerez probablement à côté de ce livre.

Miguel Rio Branco, Maldicidade

Photo (C) Miguel Rio Branco – Editions Taschen

Mais peut-être êtes-vous sensible aux scènes de la vie quotidienne, banales souvent, extraordinaires parfois. Peut-être pensez-vous aussi que misère et joie peuvent cohabiter, que le flou traduit le mouvement, que ce qu’exprime une photo est bien plus important que sa qualité technique. Que les 60 euros qu’il vous en coûtera pour acquérir ce livre sont un investissement plus important qu’une nouvelle carte mémoire pour vous aider à faire de meilleures photos …

Si vous êtes dans ce cas, alors procurez-vous le livre, posez le près de vous, laissez-le respirer (ce qui au passage lui permettra de ne plus dégager cette odeur entêtante de papier et d’encre) et ouvrez quelques pages au hasard chaque jour. Vous allez découvrir un univers qui peut vous paraître étonnant mais qui est pourtant le nôtre, en 2019 comme depuis quarante ans. Rien n’a changé.

Parce que je n’ai pas prétention à être critique d’art, je préfère vous laisser avec cet extrait de la présentation par l’éditeur, il décrit très bien ce que je ressens après avoir parcouru ce livre depuis plusieurs jours.

Miguel Rio Branco, Maldicidade

Photo (C) Miguel Rio Branco – Editions Taschen

« Les images sont impeccablement réalisées, mais ne sont pas toujours jolies. Rio Branco ne s’intéresse pas à la facette historique et publicitaire des villes, aux horizons dessinés par les gratte-ciel ou aux rêves de gloire qu’elles attisent.

Au lieu de cela, il tourne son objectif vers le rebut et la marge de la ville, ce qu’elle a recraché, ceux qu’elle a exclus et déçus.

Contrastées, dépouillées ou empreintes de douceur, ses impressions urbaines sont peuplées de gens à la rue, de mendiants, de prostituées, de chiens errants, de carcasses de voitures et de verre brisé. »

En savoir plus sur le site des éditions Taschen ainsi que sur le site de Miguel Rio Branco.

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Dark City The Real Los Angeles Noir : histoire visuelle des années 20 aux années 50

Près de 500 pages de documents, archives d’époque et photographies vous invitent à découvrir le Los Angeles des années 20 à 50 dans un ouvrage relié sous coffret avec une couverture découpée d’impacts de balles : C’est Dark City The Real Los Angeles Noir aux éditions Taschen.

Dark City - The Real Los Angeles Noir

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Dark City The Real Los Angeles Noir : présentation

Si vous vous intéressez à Los Angeles et aux Etats-Unis, vous savez que les années qui ont suivi la Première Guerre mondiale ont été des périodes d’importantes transformations sur la côte Ouest.

Développement économique, cinéma, littérature ont entraîné l’arrivée à Los Angeles de nombreux américains désireux de bénéficier de cet eldorado.

Ce que l’on connaît moins, car c’est moins documenté, c’est le développement à la même période et jusque dans les années 50 des bandes organisées, du crime et de la corruption. Le côté sombre de Los Angeles a d’ailleurs inspiré de nombreuses productions cinématographiques.

Dark City - The Real Los Angeles Noir

Dark City The Real Los Angeles Noir retrace cette histoire au fil des années en vous proposant une collection inédite de documents d’époque, de photographies sorties des archives, d’extraits de journaux.

Jim Heimann, l’auteur de cet ouvrage imposant, a également puisé dans sa collection personnelle : faits réels, scandales, crimes, bandits et meurtres sont de toutes les pages.

Cet ouvrage paru aux éditions Taschen est édité en version multilingue, anglais, français, allemand. C’est la formule propre à l’éditeur pour proposer des ouvrages de qualité à un tarif abordable eu égard à ce qu’ils sont : des livres de référence sur des thématiques particulières (voir par exemple Afghanistan de Steve McCurry).

L’objet en lui-même est imposant : un coffret cartonné dans lequel est glissé le livre à la couverture trouée d’impacts de balles ! Ce clin d’œil de l’éditeur au sujet du livre met dans l’ambiance dès la découverte de l’ouvrage.

Dark City - The Real Los Angeles Noir

Soulevez cette couverture et vous voila parti pour une découverte qui pourrait bien, comme ce fût le cas pour moi, vous embarquer dans un monde que vous ne connaissez pas.

J’ai été étonné par la richesse des illustrations, le livret encarté page 48, par exemple, reprend les 14 pages d’un exemplaire de True Detective Mysteries, un magazine de la fin des années 30. Il y en a un autre quelques pages plus loin.

Dark City - The Real Los Angeles Noir

Vous serez peut-être choqué aussi par les photographies de scènes de crime. Certaines sont morbides comme ce cadavre d’une jeune femme caché dans une malle.

Mais ne vous arrêtez pas à ça, il s’agit d’un ensemble dont l’intérêt documentaire est exceptionnel. La photographie de Peter L’Ermite – le cinglé de Hollywood autoproclamé gourou – date de 1937 et fait partie de cet ensemble de photos en noir et blanc qui témoignent d’une époque étonnante. J’en veux pour preuve cette autre photographie d’une équipe de tournage nudiste pour le film Elysia (Valley of the nude) en 1933 !

Dark City - The Real Los Angeles Noir

Dark City The Real Los Angeles Noir : mon avis

Dark City - The Real Los Angeles Noir

Tenter une présentation de ce livre en quelques paragraphes est un exercice complexe tant il est atypique par rapport aux livres de photographies plus classiques .

A mi-chemin entre un ouvrage de photos et un ouvrage documentaire, il s’agit d’un ensemble plus historique que réellement photographique. Mais la qualité de la présentation, des archives et de l’impression font de ce livre un ouvrage que je ne peux que recommander si vous vous intéressez au sujet.

Chacune des illustrations est légendée en anglais, en français et en allemand.  Les archives d’époque sont en anglais, de même que les encarts et reproductions. Le texte de présentation est intégralement traduit en français et en allemand en fin d’ouvrage.

Il vous en coûtera 75 euros pour vous procurer cet ouvrage, un tarif à mettre en rapport avec la qualité d’ensemble du coffret et son originalité. Un cadeau à vous faire, ou à faire, si le Los Angeles des années 20 à 50 vous intéresse au plus haut point.

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Sans allusion, Richard Avedon et James Baldwin pour la réédition de Nothing Personal de 1964

Parmi les livres de photographies, certains marquent leur époque. C’est le cas de « Nothing Personal » de Richard Avedon et James Baldwin, un livre paru en 1964 et réédité aujourd’hui chez Taschen sous le nom français « Sans allusion ».

Cet ouvrage est un témoignage fort mêlant les photos d’Avedon et les textes de Baldwin. Ils traitaient à l’époque des contradictions de l’histoire américaine. Autant dire que cette réédition est d’actualité encore aujourd’hui.

Sans allusion, Richard Avedon et James Baldwin pour la réédition de Nothing Personal de 1964

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Sans allusion, Richard Avedon et James Baldwin

En 1964 Richard Avedon, photographe (en savoir plus), et James Baldwin, écrivain, s’interrogent sur les rapports humains chez leurs compatriotes. Ils regroupent leurs photos et textes dans un livre intitulé « Nothing personal ».

Les conditions de vie aux Etats-Unis sont au cœur du sujet, ce témoignage est d’autant plus fort que Baldwin comme Avedon sont tous deux déjà reconnus pour leurs travaux respectifs.

Des photographies – Richard Avedon

Sans allusion, Richard Avedon et James Baldwin pour la réédition de Nothing Personal de 1964

Avedon photographie « des icônes » : intellectuels, politiciens, chanteurs pop comme américains « ordinaires » passent devant l’objectif du photographe. La présentation des photos qui suit un editing particulièrement rigoureux, permet à Avedon de juxtaposer par exemple sur une double page le parti nazi américain et le poète juif et homosexuel Allen Ginsberg.

Ailleurs ce sont Eisenhower et Malcolm X qui se font face. Ou les patients d’un asile psychiatrique et la mère enlaçant son enfant.

Sans allusion, Richard Avedon et James Baldwin pour la réédition de Nothing Personal de 1964

Des textes – James Baldwin

Sans allusion, Richard Avedon et James Baldwin pour la réédition de Nothing Personal de 1964

James Baldwin propose un essai dans lequel il interroge – critique même – la société déconnectée de l’époque. Baldwin va même jusqu’à raconter l’expérience qu’il a vécu lorsqu’un policier raciste le harcèle dans sa ville natale, New-York.

Sans allusion, Richard Avedon et James Baldwin pour la réédition de Nothing Personal de 1964

Sans allusion, une réédition soignée et enrichie

L’édition originale de Nothing Personal est épuisée depuis fort longtemps, Taschen a fait le choix de proposer une réédition de très grande qualité pour remettre à l’honneur un ouvrage révolutionnaire en son temps.

La mise en page et la forme du livre étaient étonnantes pour l’époque, elles le sont moins désormais et font de ce livre un très bel objet.

Sans allusion, Richard Avedon et James Baldwin pour la réédition de Nothing Personal de 1964

Cette réédition est enrichie d’un livret de 72 pages qui reprend un essai inédit du critique et lauréat du prix Pulitzer Hilton Als. Le livre contient de nombreuses photos inédites d’Avedon, jamais vues  ou supprimées lors de la première mise en page.

Lettres, prototypes et documents d’époques contribuent à faire de cet ouvrage un ensemble complet qui, s’il a pu diviser lors de sa première sortie, n’en reste pas moins d’actualité. Avedon comme Baldwin se sont vus accusés de « parler au nom de l’élite libérale », d’être des « moralistes de Hollywood » et de « ne représenter en rien le sentiment réel des vrais américains ». Etonnant de modernité !

Cette réédition a été conçue en collaboration avec la fondation Richard Avedon, la sortie du livre coïncide avec l’exposition à la Pace/MacGill Gallery de New York, première exploration exhaustive du travail d’Avedon pour Nothing Personal.

L’ensemble forme un très bel objet, que j’ai pris plaisir à manipuler et à admirer. Pour un livre de photographies je trouve important que l’objet lui-même soit déjà agréable à regarder.

L’impression sur papier épais, la qualité des tirages, la reliure discrète mais solide participent à la qualité perçue. Pour un ouvrage vendu 60 euros c’est plus que très bien.

Le coffret contenant le livre de photographies et le livret donne un dimension supplémentaire à l’ouvrage. C’est plus qu’un simple livre, c’est un document de référence.

Pour le tarif d’une dizaine de magazines à peine vous avez là un ouvrage très bien fait comme Taschen sait en proposer (voir Afghanistan de Steve McCurry), des images dont je ne vanterai pas l’intérêt et un petit morceaux de l’histoire de la photographie américaine.

Autant dire que c’est un livre à posséder si vous aimez la photographie, et à mettre en valeur pour avoir de nombreuses occasions de le sortir et de le consulter.

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Afghanistan de Steve McCurry, rétrospective en 140 photographies chez Taschen

40 ans de photographie en Afghanistan, un portrait iconique, des compositions étonnantes pour des images prises en situations de guerre, découvrez Afghanistan de Steve McCurry, un magnifique livre de photographies paru aux éditions Taschen.

Afghanistan de Steve McCurry, rétrospective en 140 photographies chez Taschen

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Afghanistan de Steve McCurry

Afghanistan de Steve McCurry, rétrospective en 140 photographies chez Taschen

Certains photographes sont connus pour une seule image, d’autres pour l’ensemble de leur travail (c’est le cas d’Anne Geddes par exemple). Steve McCurry est connu pour … les deux (en savoir plus sur son site).

Sa Jeune fille afghane – l’afghane aux yeux verts Sharbat Gula – a fait la Une de nombreuses publications depuis 1984 quand le photographe l’a immortalisée. Mais les 140 photographies qui composent ce livre rétrospective illustrent l’ensemble du travail de Steve McCurry dans un des pays les plus divisés et les plus dangereux pour les photographes.

Afghanistan de Steve McCurry, rétrospective en 140 photographies chez Taschen

Steve McCurry a parcouru le monde tout au long de sa carrière de photographe, mais l’Afghanistan est le pays dans lequel il a passé le plus de temps, près de 40 années de voyages et reportages pour nous ramener des portraits comme ces scènes de tous les jours qui interpellent.

Impossible en effet de rester insensible face à ces portraits serrés, ces regards qui vous transpercent et laisse imaginer ce que peut être l’univers de ces jeunes et moins jeunes dans le « pays de la rébellion » qu’est l’Afghanistan.

De 1979 à nos jours, 140 photographies

Ce livre présente 140 photographies de Steve McCurry réalisées depuis l’année 1979, date du premier reportage de McCurry en Afghanistan.

La mise en page fait la part belle aux images, pas de texte envahissant, pas de légende (mais toutes les photos sont légendées et référencées en fin d’ouvrage), des doubles pages comme des formats plus réduits. L’ouvrage en impose : une belle reliure, un format plutôt grand (26,7 x 37 cm) et 256 pages qui permettent de mettre en valeur ce portfolio incroyable.

Afghanistan de Steve McCurry, rétrospective en 140 photographies chez Taschen

On imagine aisément le travail de sélection des photos qu’il a fallu faire pour ne retenir « que » 140 photographies de ces 40 années sur le terrain, mais le résultat est bien là, l’ensemble est cohérent, riche d’images toutes différentes, de séries de portraits, de photos de rues.

Des textes

William Dalrymple – historien, critique, commissaire d’exposition et écrivain d’origine écossaise – signe la postface de l’ouvrage (en anglais, allemand et français) dans laquelle il vous invite à mieux connaître l’Afghanistan.

Afghanistan de Steve McCurry, rétrospective en 140 photographies chez Taschen

La seconde partie de cette postface situe le travail de Steve McCurry dans ce pays, explique pourquoi et comment le photographe est arrivé à ce résultat. Ce n’est pas un guide sur le reportage photographique (regardez plutôt ici si c’est ce que vous cherchez) mais bien un éclairage particulier sur le travail d’une vie de la part du reporter américain.

Mon avis sur Afghanistan de Steve McCurry

Il y a des livres de photographies qui méritent plus que d’autres qu’on les glisse dans sa bibliothèque photo. Cette rétrospective est en bonne place dans la mienne car même si je ne cherche pas à reproduire ce type d’images, c’est une source d’inspiration inépuisable pour comprendre la photographie, la lumière, la composition, l’émotion que peut traduire une photographie.

Afghanistan de Steve McCurry, rétrospective en 140 photographies chez Taschen

L’éditeur et le photographe ont eu la riche idée de ne pas utiliser la jeune fille afghane comme photo de couverture, mais de laisser la place à une photographie moins connue, signe que l’ouvrage ne se veut pas racoleur mais bien emblématique du travail de Steve McCurry tout au long de ces années.

Ce livre est un livre de collection que vous pouvez (devez !) offrir comme apprécier par vous-même, pour vous-même. Quiconque s’intéresse à la photographie et à la vie y trouvera un intérêt personnel.

Afghanistan de Steve McCurry, rétrospective en 140 photographies chez Taschen

Le tarif du livre (60 euros) est particulièrement contenu eu égard à sa fabrication et à la qualité d’impression. Taschen nous a habitué à proposer des ouvrages de qualité à prix mesuré, c’est encore le cas avec Afghanistan.

Best Of et vive recommandation !

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Small World – Anne Geddes, bébés et enfants à l’honneur dans un beau livre de photographies

Des photos de bébés dans un très beau livre intitulé Small World – Anne Geddes retrace son parcours, celui d’une photographe autodidacte qui a décidé un jour de devenir la photographe de bébés la plus célèbre de la planète. Et c’est le cas !

Small World - Anne Geddes

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Small World – Anne Geddes, une belle histoire avant tout

On ne naît pas photographe, on le devient. C’est au tout début de l’année 1984 qu’Anne Geddes, alors parfaite inconnue qui n’a photographié que quelques enfants de voisins et amis, décide de devenir photographe professionelle.

Small World - Anne Geddes

Extrait de Small World – Anne Geddes

Drôle d’histoire : pourquoi les enfants ? Pourquoi une telle volonté ? Anne Geddes a cette envie qui caractérise ceux qui osent (et réussissent souvent). Elle quitte son emploi à la naissance de sa première fille, devient l’assistante d’un photographe de studio à l’arrivée de sa seconde fille, avant d’ouvrir son propre studio … dans son garage !

Anne Geddes passe alors 10 ans à photographier des portraits à la demande. Elle se lasse toutefois de certaines des contraintes liées à cette pratique et suspend son activité en 1990. Elle ne fait alors plus que des photos personnelles. C’est pendant cette période qu’elle développe le style si particulier qui va devenir le sien.

Anne Geddes et les bébés, c’est depuis cette période une longue histoire d’amour : élégance graphique, arrière-plan assez austère, accessoires minimalistes pour des mises en scène toujours plus originales les unes que les autres.

Les bébés naissent dans des choux ? Alors photographions-les dans des choux ! L’humour et l’effet de surprise qui caractérisent ces photos font le reste. La notoriété de la photographe s’étend jusqu’à ce qu’elle devienne ce qu’elle avait rêvé d’être, la photographe de bébés la plus connue de la planète.

Small World - Anne Geddes

Extrait de Small World – Anne Geddes

Depuis cette période les images d’Anne Geddes ont fait le tour de la terre, on ne compte plus les cartes, calendriers, illustrations et livres qui mettent en valeur ce travail photographique. Le livre « Small World » présenté ici reprend les photos les plus emblématiques d’Anne Geddes.

Le livre est organisé en trois sections, reprenant le cycle de la vie :

  • « Commencement » présente des photos de femmes enceintes, nues ou drapées dans des étoffes,
  • « Arrivée » présente des photos de nourrissons, vous y verrez souvent des mains d’adultes qui donnent l’échelle,
  • « Les premiers pas » présente des portraits d’enfants pris sur le vif, dont certains remontent à la première période du travail d’Anne Geddes.

Un « beau livre de photographie »

Small World - Anne Geddes

A l’inverse des nombreux guides pratiques sur la photo que vous pouvez découvrir dans cette rubrique, le livre « Small World » est un livre de photographies. Vous n’y trouverez pas les secrets de la photo d’enfants (lisez plutôt celui-ci) mais vous y trouverez des photographies. Et l’histoire d’une photographe qui a fait d’une passion un métier.

Le grand format du livre (29×37,4cm) et les 238 pages qu’il contient permettent de mettre en valeur chaque photo. Les textes sont présentés en trois langues (français, anglais, allemand), de nombreuses photos sont imprimées en pleine page ou en double page. Vous aurez même droit au sticker qui n’est rien d’autre … qu’une photo de bébé !

Bien que ce genre photographique ne soit pas mon domaine de prédilection, j’ai particulièrement apprécié le soin apporté à la réalisation du livre et au choix des images. La production d’Anne Geddes est conséquente, mais l’éditeur a opéré une sélection équilibrée entre les différents styles d’images.

Small World - Anne Geddes

La qualité de fabrication est excellente pour un tarif public qui reste raisonnable. Ce livre vous permettra de découvrir un univers un peu idéalisé parfois mais touchant et empreint de sensibilité. Prenez le temps de parcourir ce livre, de prendre note. Vous pourrez alors en profiter au mieux.

Et si ce n’est pas votre tasse de thé, pensez au cadeau : un tel ouvrage ne peut pas décevoir, ne se démode pas et vaut bien mieux que le dernier accessoire photo à la mode 🙂

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