Miguel Rio Branco, le photographe brésilien auteur de Maldicidade, a écrit ceci :
“Ce qu’il y a d’intéressant en photographie, c’est d’arriver à transcender le banal pour révéler quelque chose qui ne soit pas forcément visible à l’œil nu.
Montrer ce que tout le monde voit relève de la publicité et cela ne m’intéresse pas du tout.”
Je repensais à ces mots hier matin alors que je m’amusais à mettre en page 4 images sans intérêt faites à l’iPhone.
Enfin sans intérêt… pas tout à fait.
C’était un exercice que je m’étais imposé quelques jours plus tôt.
La canicule frappait, je n’avais aucune envie de sortir griller dans la rue.
La lumière m’avait entendu. Elle avait décidé de jouer avec moi.
De ces quelques minutes de jeu, il est resté 4 images.
D’une banalité à toute épreuve.
Si ce n’est qu’elles sont toutes les 4 traversées par la lumière.
Dont une par un sabre laser qu’Obi-Wan Kenobi ne renierait pas.
Je n’ai pas transcendé le banal.
N’exagérons rien.
J’ai simplement réagi à une envie.
Jouer-avec-la-lumière.
S’imposer un tel exercice est essentiel car si vous ne vous entraînez jamais à capturer la lumière quand l’image importe peu, il sera trop tard pour le faire quand l’image comptera vraiment.
Faites l’exercice chez vous.
Ça ne coute rien d’autre que quelques minutes.
Vous allez vite réaliser que jouer avec la lumière est aussi important qu’avec le sujet.
C’est aussi ça la photographie.
Cet exercice ne fera pas de vous un(e) grand(e) photographe pour autant.
Il fera par contre de vous un(e) photographe averti(e).
Ce qui vaut tout l’or du monde.
Jouer avec la lumière, c’est ce que je vous aide à apprendre avec une méthode structurée, la méthode SERECA.
Je me suis filmé en situation réelle, sur le terrain.
C’est ici :
https://formation.nikonpassion.com/methode-exposition-creative-sereca
Jean-Christophe
PS : à propos du livre sur la photo de rue de Miguel Rio Branco cité plus haut : extrait de la 4ème de couverture :
“Les clichés sont d’une qualité irréprochable, mais les images ne sont pas toujours belles.
Rio Branco ne cherche pas à immortaliser les monuments historiques de la ville, sa silhouette impressionnante, ni les rêves ambitieux qui s’élèvent vers elle.
Au contraire, il braque son objectif sur les déchets et les marges de la ville, sur ce qu’elle a rejeté et sur ceux qu’elle a mis au rebut et déçus.”
Ce n’est clairement pas pour tout le monde.
J’ai mis du temps à rentrer dedans.
Mais quand j’y suis arrivé, petit à petit, j’ai commencé à comprendre.
Un autre livre a fait le même effet sur vous ? Lequel ?

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