Publicité
Nikon D3 : obturateur et diaphragme vus en slow-motion

Nikon D3 : obturateur et diaphragme vus en slow-motion

Télécharger l'article en PDF

Le Nikon D3 dispose d’un obturateur qui permet des cadences de déclenchement infernales : 11 images par seconde, avec suivi de la mise au point et de la mesure de lumière. Mais comment cet ensemble obturateur et diaphragme arrive-t-il à suivre un tel rythme ?

Nikon D3 : obturateur et diaphragme vus en slow-motion

Nikon D3 : obturateur et diaphragme dansent pour vous !

L’animation ci-dessous vous montre les mouvements conjoints des rideaux de l’obturateur du Nikon D3 avec ceux des lamelles du diaphragme de l’objectif. Il s’agit ici d’un AF Nikkor 50mm f/1.4 D.

Pour la démonstration, la cadence de prise de vue est fixée à 11 images/sec., le temps de pose est de 1/4000ème. L’ouverture du diaphragme est de f/16.

L’animation est composée d’images fixes montées les unes à la suite des autres pour recréer la notion de mouvement (slow-motion). Cette prise de vue est faite à 5000 images/sec.

Vous remarquerez au passage que, même à cette cadence extrême, le mouvement de l’obturateur est tel qu’il est impossible d’apercevoir le capteur !

Note : je ne vous force pas à monter le son en regardant la vidéo …

Comment ça marche …

Lorsque vous appuyez sur le déclencheur de tout appareil photo reflex comme ce Nikon D3, la séquence est la suivante :

  • le boîtier fait la mise au point et la mesure de lumière si vous ne les avez pas faites et verrouillées avant,
  • le miroir se lève pour dégager le capteur,
  • le diaphragme de l’objectif se ferme à la valeur choisie, il est toujours ouvert au maximum en visée reflex lorsque vous cadrez,
  • l’obturateur du boîtier s’ouvre pour laisser passer la lumière vers le capteur, selon le temps de pose choisi, les rideaux ou lames de l’obturateur manœuvrent ensemble ou séparément,
  • la lumière arrive sur le capteur,
  • l’obturateur se referme à la fin du temps de pose,
  • le miroir retombe provoquant le bruit caractéristique du reflex,
  • le diaphragme s’ouvre à la valeur maximale,
  • le boîtier est prêt à faire la photo suivante.

Tout ceci va très vite, et vous remarquerez sur la vidéo qu’il est impossible de distinguer certains mouvements alors qu’il s’agit de slow-motion. Je vous laisse imaginer ce que cela peut donner avec le récent Nikon D6 dont le mode rafale atteint 14 vus par seconde.

Source : Petapixel


Conversation

💬 Une idée, une expérience, une question ? Exprimez-vous, c’est le bon endroit !

💬

Le débat n’a pas encore commencé.

Lancez la conversation !