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Memorial Day 2026 au cimetière américain de Romagnes-sous-Montfaucon - photo Jean-Christophe DICHANT

Pourquoi les jeunes sapeurs tombaient comme des mouches pendant que je photographiais

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Ce weekend, j’ai photographié la cérémonie du Memorial Day au cimetière américain de Romagnes-sous-Montfaucon dans la Meuse.

Ce qui m’a fait supporter ce reportage par 35 degrés en plein cagnard ?
Alors que les jeunes sapeurs tombaient comme des mouches ?
Et y retourner le lendemain pour faire les photos manquantes en étant presque seul dans ce cimetière ?

Je l’ai écrit dans mon journal :

“C’est la photographie que j’aime faire. Être dans l’action, ne plus penser à autre chose, me concentrer sur mes sujets, trouver des cadrages originaux, sortir du cadre.
C’est le reportage photo par excellence, de sujets qui me passionnent, qui provoquent en moi des sentiments forts. Plus de 14 000 soldats américains sont enterrés dans ce cimetière, depuis la fin de la première guerre.
Et je suis là, en 2026, à l’emplacement même du champ de bataille, à faire des photos.
Il y a quelque chose de fort, c’est indescriptible.”

Imaginez que vous soyez capable de dire vous-aussi, en quelques phrases, pourquoi vous faites de la photographie.
La vraie raison.
Pas “parce que c’est une passion” ou “pour passer le temps” ou encore “parce que j’aime ça”.
Non, la raison qui vous fait vous lever contre vents et marées parce que c’est plus fort que vous.
Parce que vous devez le faire.

Qu’est-ce que ça changerait pour vous ? Dites-moi.

Alors que j’écris cette lettre, je viens d’importer mes photos dans mon catalogue Lightroom Classic.
J’ai revécu cette séance en regardant vite fait mes images.
Maintenant, je vais trier et traiter très vite.
Et publier.

Parce que c’est de l’évènementiel, déjà.
Ça n’attend pas autant que les photos d’oiseaux.

Et parce que trier et publier avec ses tripes, ça apporte quelque chose que l’on ne vit plus quelques semaines plus tard de la même façon.

Je sais, je dis ça alors que souvent je vous recommande de laisser retomber le soufflé avant de trier vos photos.
Il faut aussi savoir faire des exceptions quand c’est justifié, et fonctionner avec vos émotions.

Pour ce travail, j’ai utilisé mon Nikon Z6III testé ici.
Et le zoom NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S, le plus polyvalent que je connaisse pour ce type de prise de vue.

Jean-Christophe

PS : ce matériel bénéficie d’une remise immédiate actuellement.
Vous le trouverez par exemple chez LBPN en ligne et en boutique.

PPS : si vous préférez la photographie de paysage, j’ai publié la chronique de Photographier les îles Lofoten ces derniers jours. Elle est en page d’accueil du site.


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