Mise à jour firmware Nikon D850, D7500, D5600 : connexion Wi-Fi directe avec Snapbridge et les autres applications
Nikon annonce la mise à jour firmware C1.10 pour les Nikon D850, D7500 et D5600. Elle permet la connexion Wi-Fi directe à un smartphone exécutant l’application Snapbridge comme une autre application de commande à distance.
Ces trois reflex reprennent ainsi le mode de fonctionnement des hybrides Nikon Z 6 et Z 7. Au passage la mise à jour firmware de chaque boîtier corrige quelques dysfonctionnements, voici ce qu’il faut savoir.
Mise à jour firmware Nikon D850 version C1.10 : connexion Wi-Fi directe et amélioration de l’autofocus
Le Nikon D850 peut désormais se connecter directement en Wi-Fi à un smartphone ou une tablette à l’aide de l’application Nikon Snapbridge version 2.5.4 ou ultérieure. Il fallait précédemment passer par un appairage préalable du boîtier avec l’application, cette contrainte est levée. Ce nouveau mode de connexion est repris des deux hybrides Nikon Z 6 et Z 7 qui fonctionnent ainsi depuis leur sortie.
Pour disposer de cette fonction, pensez à faire la mise à jour de l’application Snapbridge vers la version 2.5.4 si vous ne l’avez pas déjà faite.
Notez que ce principe de connexion directe permet l’utilisation de toute application de contrôle à distance du boîtier, comme qDslrDashboard, ShutterSnitch ou ControlMyCamera.
Cette mise à jour firmware règle également un problème de mise au point. Le Nikon D850 avait parfois du mal à faire la mise au point sur le sujet lorsqu’un des collimateurs situé en bordure d’image était sélectionné.
Mise à jour firmware Nikon D7500 version C1.10 : Wi-Fi direct et deux corrections de bugs
Le Nikon D7500 reçoit lui-aussi une mise à jour firmware qui apporte la même fonction de connexion directe à l’application Snapbridge (et aux autres applications).
En complément, le D7500 voit deux dysfonctionnements corrigés :
un défaut de réglage de sensibilité ISO lorsque vous passiez du mode P au mode utilisateur U1 puis de nouveau au mode P, la sensibilité ISO restait alors calée sur la valeur choisie dans U1
un défaut d’affichage et de comportement lorsque vous manipuliez plusieurs fois les commandes loupe-zoom avant et loupe-zoom arrière en mode de visée écran vidéo si la Taille d’image/cadence sélectionnée dans le menu Prise de vue vidéo était de 3840×2160 ; 30p.
Mise à jour firmware Nikon D5600 version C1.10 : Wi-Fi direct et zone tactile Fn
Le Nikon D5600 est le troisième reflex Nikon à recevoir une mise à jour firmware qui lui apporte la même fonction de connexion directe Wi-Fi à un appareil mobile. Le fonctionnement est le même que celui décrit ci-dessus pour le Nikon D850.
Cette mise à jour firmware corrige également le bug rendant la zone tactile Fn indisponible parfois sans raison apparente.
Problème Snapbridge sur Android : mise à jour firmware pour les Nikon D3400 et D5600
Nikon Snapbridge et les mobiles c’est une longue histoire faite de nombreux problèmes de configuration et connectivité.
Ce système de transfert sans fil entre les reflex Nikon et les mobiles iOS et Android permet d’envoyer automatiquement les photos sur le smartphone ou la tablette. Voici comment régler les problèmes Snapbridge Android avec les Nikon D3400 et Nikon D5600 si vous en rencontrez.
Problème Snapbridge sur Android
Nikon a récemment publié des mises à jour firmware pour régler les problèmes de connectivité entre les reflex et les mobiles iOS (iPhone, iPad) :
C’est au tour des utilisateurs de mobiles sous Android de recevoir les mises à jour firmware 1.12 pour le Nikon D3400 et 1.02 pour le Nikon D5600. Les deux reflex entrée de gamme et amateur de la gamme APS-C ne devraient donc plus rencontrer de problème Android Snapbridge.
Ces mises à jour permettent de faciliter l’association entre le reflex et le mobile. Il faut en effet appairer une première fois les deux pour que l’échange puisse ensuite se faire.
La connectivité qui s’avère souvent défaillante entre le reflex et le smartphone est elle aussi améliorée avec ces nouvelles versions. Nikon ne précise pas si ces firmwares contiennent d’autres apports ne concernant pas Snapbridge. Si vous n’utilisez pas cette application sur votre mobile, vous pouvez quand même faire la mise à jour.
Comment mettre à jour le firmware des Nikon D3400 et D5600
Suivez les liens ci-dessous pour télécharger la mise à jour correspondant à votre boîtier.
Il s’agit d’un fichier archive qu’il faut décompresser avant de copier son contenu (un fichier .bin) sur une carte mémoire préalablement formatée dans le boîtier (important).
Glissez ensuite la carte dans l’appareil, allumez-le et accédez au menu Configuration -> Version du firmware. Suivez les instructions qui s’affichent sur l’écran de l’appareil photo.
Si vous rencontrez un problème de mise à jour firmware, contactez le support Nikon qui saura vous aider. Ses coordonnées sont sur le site Nikon ici.
Source : Nikon
Test Nikon D5600 : 15 jours avec le reflex amateur Nikon
Deux semaines sur le terrain pour réaliser ce test Nikon D5600, c’est plus qu’il n’en faut pour vous faire un retour complet sur les capacités du reflex Nikon dédié aux amateurs de photographie.
Le Nikon D5600 est un reflex APS-C qui s’intercale entre le modèle entrée de gamme et plus limité D3400 et le modèle expert D7500 plus ergonomique mais plus onéreux.
Le Nikon D5600 prend donc une place de choix dans la gamme DX Nikon pour les photographes amateurs qui recherchent un appareil photo performant, capable de tourner des séquences vidéos de qualité, sans imposer un investissement trop important comme c’est le cas avec les modèles de la catégorie supérieure, D7200/D7500 ou D500.
Comme pour tous les autres tests, j’ai réalisé ce test Nikon D5600 dans différentes situations de prise de vue. Je vous donne un avis personnel après utilisation et je vous présente une sélection de photos issues du test.
Test Nikon D5600 : présentation en vidéo
Avant d’aller plus loin, découvrez le Nikon D5600 et ses différentes fonctions en visionnant la vidéo ci-dessous. Je détaille les différents aspects du reflex, ses commandes et le fonctionnement de l’écran tactile.
Test Nikon D5600 : présentation du boîtier
Le Nikon D5600 a pris la relève du Nikon D5500 (voir sa présentation complète). Cette nouvelle version du reflex amateur Nikon n’a pour elle que la fonction SnapBridge de transfert automatique des photos sur un smartphone et de géolocalisation automatique. Tout comme pour le Nikon D3400, il s’agit donc d’une mise à niveau modeste (voir le test du Nikon D3400).
Le Nikon D5600 est en tous points semblable au Nikon D5500, apparence comme touches et menus (voir le test du Nikon D5500). Ce reflex conserve un gabarit plus proche de l’entrée de gamme que des modèles experts, c’est un bon point si vous cherchez un boîtier compact et léger, prenez soin de le prendre en main avant achat si vous avez de grandes mains par exemple.
Le Nikon D5600 se démarque des D7200/D7500 : il est plus simple d’emploi, propose un ensemble de touches et contrôle réduit, le recours aux menus sera plus fréquent. Les commandes sont regroupées sur le panneau supérieur droit et le dos du boîtier. L’écran tactile facilite toutefois l’accès aux réglages principaux en photo comme en vidéo.
Test Nikon D5600 : les commandes supérieures et la poignée de maintien à droite
C’est devenu une habitude chez Nikon, les poignées de maintien sont bien plus ergonomiques que précédemment et celle du Nikon D5600 adopte une forme très creusée qui permet une bonne prise en main.
Vous pouvez porter le reflex d’une main sans forcément utiliser la courroie (en photo de rue par exemple) sans risque de l’échapper.
L’ensemble des contrôles et touches comprend :
un interrupteur déclencheur OFF/ON sur le capot supérieur, proche du déclencheur vidéo et du correcteur d’exposition,
un levier d’accès au mode LiveView pour utiliser l’écran arrière comme viseur en photo et vidéo,
une couronne de réglage des modes de prise de vue dont les quatre modes experts P,S,A et M, les modes scènes et les modes Effets,
une unique molette arrière pour ajuster les différents réglages,
8 touches d’accès aux différentes fonctions et menus en face arrière,
un pad circulaire à l’arrière-droit pour changer les réglages et naviguer dans les photos en mode de visualisation,
un écran LCD arrière tactile de bonne taille pour voir les photos et accéder aux différents réglages de l’appareil.
Test Nikon D5600 : le boîtier équipé du zoom Nikon AF-P 18-55mm f/3.6-5.6 G ED VR en position ouverte
Ces différents contrôles permettent d’accéder à l’ensembles des fonctions du Nikon D5600 et d’utiliser au mieux ses caractéristiques techniques :
capteur 24,2Mp,
plage de sensibilité 100 à 25.600 ISO,
module autofocus de mise au point à 39 collimateurs,
processeur d’images Expeed4 pour une grande réactivité et un traitement rapide des fichiers en photo comme en vidéo,
griffe porte-flash pour utiliser un flash Cobra additionnel si le flash intégré ne s’avère pas suffisant,
connectivité USB, HDMI, Wifi avec fonction SnapBridge de transfert des photos, géolocalisation (GPS) automatique et déclenchement à distance via l’application mobile.
Test Nikon D5600 : l’écran arrière tactile, le pad de commande et la trappe pour carte mémoire SD
L’écran tactile complète agréablement cet ensemble de commandes puisqu’il permet de naviguer du bout du doigt dans les principaux écrans de réglages sans rentrer dans les menus plus complexes (accessibles via la touche Menu à gauche du viseur).
Vous pouvez ainsi régler la sensibilité ISO, le mode de mise au point, la balance des blancs ou le Picture Control rapidement. C’est un progrès sensible par rapport au Nikon D3400 qui ne dispose pas de cet écran tactile.
Ergonomie et accès aux fonctions principales
Le Nikon D5600 est un modèle conçu pour les amateurs, au noble sens du terme. Sa fiche technique lui permet de proposer une qualité d’image identique à celle des modèles de la catégorie supérieure (définition, sensibilité), sa réactivité est identique également puisqu’il embarque le même processeur d’image que le D7200 (par exemple).
Pour ajuster les réglages de prise de vue, le recours à l’écran tactile est un passage obligé. Moyennant quoi vous pouvez modifier :
le format d’enregistrement des photos (RAW/JPG ou RAW+JPG),
la balance des blancs,
le mode flash,
la sensibilité ISO,
les modes autofocus,
le mode de mesure de lumière,
le réglage de rendu d’image (Picture Control),
et quelques autres comme la correction d’exposition au flash.
Test Nikon D5600 : l’écran de réglage des paramètres de prise de vue (tactile)
Si ce type de contrôle peut sembler plus lent que ce que proposent les modèles experts, sachez que l’on s’y fait vite. Avec un peu d’habitude vous choisirez vos réglages en début de séance et vous contrôlerez la prise de vue à l’aide de la molette supérieure.
Il est toutefois dommage de ne pas disposer d’une touche programmable (touche de fonction) qui permettrait de mémoriser le réglage le plus fréquemment utilisé.
Le pad arrière et ses 4 touches circulaires permet d’ajuster bon nombre de réglages dont le choix du collimateur Autofocus en mode prise de vue. Il est réactif, les crans sont bien marqués. J’aurais apprécié une taille un peu supérieure car l’utilisation avec des gants par exemple peut s’avérer délicate. C’est la limite ergonomique de cette série.
La série de boutons à droite de l’écran LCD permet de :
voir les photos et vidéos faites,
zoomer dans les photos faites pour les voir en plus grand,
afficher les informations de prise de vue.
Le bouton situé à gauche du viseur donne accès aux menus et à la configuration du boîtier. Je l’ai trouvé un peu excentré par rapport aux autres mais il faut reconnaître que vous ne l’utiliserez que très ponctuellement puisque les réglages principaux se font via la touche I(nfo) et l’écran.
L’écran LCD tactile est un vrai plus par rapport au Nikon D3400. Lisible quelles que soient les conditions d’éclairage, il peut être entièrement retourné lors du transport pour éviter les dommages. Il sait aussi pivoter vers l’avant du boîtier pour vous permettre de réaliser photos et vidéos tout en vous voyant sur l’écran en mode LiveView.
Test D5600 : l’écran orientable autorise des angles de prise de vue créatifs
Gabarit et prise en main
Le D5600 reste un petit reflex léger et compact en comparaison des modèles experts. Equipé du zoom Nikon AF-P 18-55mm souvent vendu en kit, il vous permet de passer partout sans prendre trop de place.
Il mérite néanmoins d’être équipé d’un objectif plus généreux, j’ai utilisé le Nikon AF-S 18-140 lors de ce test, équivalent Plein Format à un 27-210mm. L’ensemble devient très polyvalent sans prendre trop d’embonpoint, à la différence des megazooms 18-200 qui n’apportent que peu de confort supplémentaire pour un poids, une taille et un tarif bien supérieurs.
Test Nikon D5600 : vue de face avec le flash déployé
Nikon D5600 – Mode Vidéo
Je teste peu le mode Vidéo des reflex, j’ai toutefois profité de l’écran orientable du Nikon D5600 pour tourner plusieurs épisodes de l’émission photo. Vous pouvez voir le rendu en ligne ici et ici. Pour ces sujets, j’ai utilisé le zoom 18-55mm et un micro cravate externe relié à la prise micro du boîtier.
J’ai trouvé dommage qu’une fois le micro connecté, il ne soit plus possible d’orienter l’écran librement. il faut donc régler sa position avant de brancher le micro. Le réglage audio tient compte du micro externe, vous pouvez ajuster le niveau d’enregistrement manuellement comme laisser faire le boîtier en automatique, ce que j’ai fait pour cette série de vidéos.
Dans cette configuration la mise au point reste possible en mode Autofocus et détection de visage. Je préfère toujours la faire en mode manuel car le module autofocus à tendance à faire quelques aller-retours qui se voient sur l’image, même s’il rattrape très bien le point. En mode manuel et avec une profondeur de champ suffisante vous évitez ces désagréments.
Autonomie, connectivité
Le D5600 a une batterie plus petite que ses grands frères et pourtant l’autonomie n’en souffre pas. J’ai pu photographier pendant deux jours sans être inquiété par le niveau de la batterie, de même que tourner près d’une heure de vidéo avec l’écran allumé sans avoir besoin de recharger.
Test Nikon D5600 : logement batterie sous le boîtier
Vous pouvez partir tranquille pour un weekend, et prendre le soin de recharger tous les deux jours lors d’un voyage, vous aurez alors 500 à 600 photos au compteur sans problème.
En matière de connectivité pas grand-chose à signaler si ce n’est que la fonction SnapBridge peut s’avérer encore capricieuse selon le type de smartphone utilisé. Une fois réglée elle est plutôt stable mais quelques lecteurs ont encore des soucis malgré les mises à jour récentes.
Ne vous privez pas de cette fonction si vous voulez partager vos photos aisément, et profitez-en aussi pour ajouter les coordonnées GPS sur vos photos automatiquement. C’est peut-être même cette fonction qui a le plus d’intérêt, et s’avère plus fiable en matière de géolocalisation que les modules GPS intégrés aux boîtiers.
Test Nikon D5600 : vue de profil, entrées sorties audio et vidéo et prise USB
Le Nikon D5600 à l’usage
Pour ce test Nikon D5600 j’ai utilisé le boîtier pendant plus de deux semaines dans différentes situations de prise de vue afin de vous faire un retour complet. C’est ce que je vous propose lors de chaque test afin de correspondre au mieux aux usages que vous pouvez avoir vous-aussi sur le terrain.
Les photos illustrant ce test ont été faites avec le Nikon AF-S 18-140mm f/3.5-5.6. Ce sont des photos JPG brutes de boîtier. Cliquez sur les photos pour les voir en plus grand.
Test Nikon D5600 : 18-140mm à 140mm – ISO 200 – 1/1600s – f/5.6
(le point noir est une mouche)
Test Nikon D5600 : 18-140mm à 42mm – ISO 200 – 1/2000s – f/5.0
Le Nikon D5600 s’avère très réactif à l’usage, il s’allume instantanément et permet de déclencher très vite en assurant la mise au point au préalable. En mode AF-S (autofocus ponctuel) positionnez le collimateur AF actif sur le sujet de votre choix et la mise au point sera faite aussi vite.
Si vous préférez utiliser l’écran arrière pour viser alors passez en mode LiveView, touchez du doigt la zone du sujet que vous souhaitez nette et la photo est faite dans la foulée. Ce déclencheur tactile peut être déactivé facilement pour éviter les déclenchements intempestifs.
Les 39 collimateurs de ce module autofocus permettent de couvrir une bonne partie du champ visé, leur positionnement est bien plus intéressant que celui des 11 collimateurs (seulement) du Nikon D3400. En jouant sur la distance de mise au point et l’ouverture vous pouvez obtenir des photos avec un arrière-plan flou très agréable.
Test Nikon D5600 : 18-140mm à 140mm – ISO 200 – 1/1600s – f/5.6
En basse lumière cet autofocus réagit bien tant qu’il y a du contraste dans l’image. Si ce n’est pas le cas à l’endroit exact où vous cadrez, décalez légèrement la visée et recadrez, ça fonctionne très bien. Le système de réduction des vibrations des objectifs Nikon VR fait son travail, c’est le cas sur la photo ci-dessous faite à main levée au 1/8ème de sec. par exemple.
Test Nikon D5600 : 18-140mm à 35mm – ISO 3200 – 1/8s – f/7.1
La mesure de lumière (et donc l’exposition) est plutôt bien gérée quelle que soit la situation. S’il n’y a pas de difficulté particulière quand la lumière est homogène, c’est en cas de contre-jour ou de zones à fort contraste que le risque existe.
Le Nikon D5600 s’en sort bien, à vous de corriger légèrement l’exposition au besoin. La photo ci-dessous illustre un cas de contre-jour évident pour lequel le boîtier a bien réagi :
Test Nikon D5600 : 18-140mm à 18mm – ISO 100 – 1/200s – f/8.0
Quand l’écart de contraste est grand, comme sur la photo ci-dessous, le Nikon D5600 expose pour les hautes lumières sans les surexposer tout en offrant une belle gestion des basses lumières qui gardent du détail comme sur la photo ci-dessous :
Test Nikon D5600 : 18-140mm à 18mm – ISO 400 – 1/250s – f/9.0
Le viseur optique du Nikon D5600 est agréable sans offrir la vision 100% des modèles experts. Il dispose d’un réglage de dioptrie pour les porteurs de lunettes. Tout en visant vous pouvez consulter les informations de prise de vue et corriger au besoin sans avoir à quitter le viseur des yeux.
Le mode LiveView vous permet de cadrer bras levés au-dessus d’une foule comme au ras du sol. L’orientation de l’écran est un avantage indéniable pour trouver des angles créatifs, comme ici en bordure de ruisseau où j’ai placé le boîtier au ras de l’eau tout en cadrant sur l’écran de plus haut :
Test Nikon D5600 : 18-140mm à 32mm – ISO 200 – 1/160s – f/5.0
Si vous êtes adepte des photos en JPG il vous faudra prendre le temps d’adapter le réglage Picture Control de votre choix en fonction des types de photos et de la lumière. Mais celui-ci permet de faire des photos brutes de boîtier de bonne qualité sans avoir à passer obligatoirement par la case post-traitement. C’est le cas pour la photo ci-dessous faite en début de nuit (avec trépied).
Test Nikon D5600 : 18-140mm à 18mm – ISO 3200 – 1,6s – f/11
Nikon D5600 : sensibilité et montée en ISO
La montée en ISO définit la capacité de l’appareil à faire des photos avec le minimum de bruit numérique quand la lumière diminue et que la sensibilité augmente.
Le capteur du Nikon D5600 propose une plage de sensibilité native de 100 à 25.600 ISO. Sur la série de photos ci-dessous, vous pouvez voir que l’image reste exempte de bruit visible jusqu’à 3200 ISO, le bruit se fait à peine sentir à 6.400 ISO. C’est déjà une belle performance pour un boîtier de cette catégorie.
A 12.800 ISO le bruit apparaît nettement, il restera peu visible sur une image tirée au format 10×15 par exemple. A 25.600 ISO le niveau de bruit est largement au-dessus des normes acceptables pour un tirage de qualité, les images web restent exploitables tant que le facteur d’agrandissement n’est pas excessif.
La bonne limite se situe donc à 6.400 ISO en JPG, vous gagnerez une valeur de sensibilité supplémentaire avec le format RAW et une correction du bruit en post-traitement.
Cliquez sur les photos pour les voir en plus grand.
Test Nikon D5600 : 1600 ISO
Test Nikon D5600 : 3.200 ISO
Test Nikon D5600 : 6.400 ISO
Test Nikon D5600 : 12.800 ISO
Test Nikon D5600 : ISO 25.600 ISO
Test Nikon D5600 : détail de la photo précédente à 6.400 ISO
Test Nikon D5600 : détail de la photo précédente à 12.800 ISO
Test Nikon D5600 : détail de la photo précédente à 25.600 ISO
Les zooms à l’ouverture maximale limitée n’aident pas le D5600 dès que la lumière manque puisqu’il vous faudra monter en ISO plus vite (en soirée, en intérieur, à l’ombre). Vous pouvez configurer le mode ISO-Auto pour que le boîtier choisisse la sensibilité la plus appropriée d’une photo à l’autre sans grimper vers des valeurs inadaptées.
Mon avis sur le Nikon D5600
Le Nikon D5600 n’innove pas face au D5500 en matière de qualité d’image, de sensibilité ou d’autofocus. Il gagne la fonction SnapBridge de transfert et géolocalisation des photos uniquement.
Ce reflex s’avère toutefois intéressant car la qualité d’image qu’il propose et l’ensemble de ses prestations techniques sont de très bon niveau pour un modèle amateur plus accessible que les modèles experts. C’est l’ergonomie qui va faire la différence face au Nikon D7200 ou au plus récent Nikon D7500 dont les performances sont proches mais les tarifs plus élevés.
La différence de prix entre ce D5600 et la série D7xxx vous permet d’investir dans un objectif complémentaire au zoom kit classique, ce qui va vous aider à faire de meilleures photos quand la lumière manque ou à disposer d’un objectif à la hauteur des prétentions du capteur (par exemple le Nikon AF-S 16-80mm f/2.8-4).
Vous compléterez cet ensemble avec un objectif à focale fixe comme le 35mm f/1.8 DX ou le Nikon 40mm Macro DX selon vos besoins afin d’élargir le champ des possibles.
Test Nikon D5600 : 18-140mm à 48mm – ISO 200 – 1/500s – f/7,1
L’absence de bruit visible sur les photos en JPG jusqu’à 3.200 ISO est un avantage pour la photo familiale comme le reportage au quotidien. Si le besoin s’en fait sentir vous pourrez passer à 6.400 ISO, voire 12.800 ISO avant d’envisager le post-traitement logiciel.
Le D5600 face aux autres reflex Nikon
Nikon D5600 ou Nikon D5500
La seule différence entre les deux modèles est la mise en oeuvre de la fonction SnapBridge sur le D5600. Cette fonction vous permet de transférer automatiquement vos photos sur un mobile pour les voir et les partager rapidement. Le D5500 reste intéressant si cette fonction ne vous intéresse pas.
Nikon D5600 ou Nikon D3400
Le D5600 a de vrais atouts face au Nikon D3400 : écran tactile orientable, autofocus à 39 collimateurs, ergonomie plus aboutie, touches mieux réparties. C’est le modèle recommandé pour les photographes amateurs qui veulent évoluer dans leur pratique sans rester dans une entrée de gamme encore moins ergonomique. En vidéo le D3400 marque le pas avec son écran fixe, le D5600 a ma préférence.
Nikon D5600 ou Nikon D7200
La différence entre ces deux boîtiers est importante sur le plan de l’ergonomie: le D7200 est un modèle expert, plus riche en touches à accès direct et fonctions internes avancées mais aussi plus complexe à bien utiliser. Il convient mieux aux photographes ayant déjà une bonne pratique de la photo et vous accompagnera plus longtemps dans votre apprentissage de la photo si vous débutez.
Le D5600 vous limite aux objectifs AF-S et AF-P à motorisation autofocus interne alors que le D7200 vous permet d’utiliser tous les objectifs Nikon ou compatibles, AF-S ou non, dont certains plus anciens mais plus abordables que les équivalents AF-S neufs.
En conclusion
Avec le D5600 Nikon propose un boîtier amateur qui fait partie des meilleurs du marché APS-C actuel. Sa fiche technique le place à la hauteur des modèles de la série D7xxx (capteur et processeur d’image).
Ce D5600 est un reflex polyvalent, qui vous servira au quotidien en photo comme en vidéo et vous permettra de voyager plus léger qu’avec un modèle expert.
Vous avez des questions complémentaires ? Les commentaires sont là pour ça …
Mise à jour firmware Nikon D3400 et D5600 – SnapBridge
Nikon propose une mise à jour firmware Nikon D3400 et D5600 pour améliorer le fonctionnement de SnapBridge. Ce système de communication entre le boîtier et un smartphone ou une tablette présentait des dysfonctionnements, après la mise à jour récente de l’application ce sont donc les boîtiers qui évoluent aussi.
Mise à jour firmware Nikon D3400 et D5600
Les deux boîtiers entrée de gamme et amateur de la gamme reflex APS-C Nikon sont compatibles avec SnapBridge, le système de communication qui vous permet de récupérer automatiquement sur votre appareil mobile une version JPG de taille réduite de vos photos pour les partager sur le web et les réseaux sociaux.
SnapBridge a connu des dysfonctionnements à sa sortie, sur ces deux boîtiers comme sur le Nikon D500. Les deux premiers à être mis à jour sont donc les Nikon D3400 et Nikon D5600 en attendant une probable mise à jour du D500.
Le firmware C 1.11 pour le Nikon D3400 corrige le problème de fiabilité de la liaison entre l’appareil photo et la version 10.2 d’iOS de l’application SnapBridge.
La version 1.2.0 de l’application Nikon SnapBridge pour iOS apporte les améliorations suivantes :
amélioration de l’interface utilisateur et des messages pour les connexions Bluetooth et Wi-Fi,
amélioration de la méthode de liaison avec l’aide en ligne,
toutes les fonctions de communication automatique (téléchargement automatique des photos, transmettre la position et synchroniser l’horloge) peuvent désormais être activées ou désactivées simultanément.
Cette dernière fonction est intéressante car elle permet de désactiver SnapBridge entièrement pour préserver la batterie du mobile comme du boîtier.
l’application peut désormais afficher le mot de passe Wi-Fi de l’appareil photo,
amélioration de la fiabilité de connexion vers l’appareil photo,
quelques autres résolutions de bugs non détaillés.
Pensez à faire la mise à jour sur votre iPhone ou iPad si elle n’est pas faite automatiquement :
Nikon D5600, 25600 ISO et SnapBridge, écran orientable et tactile
Nikon annonce le nouveau Nikon D5600, un reflex APS-C doté d’un capteur au format DX de 24Mp et de la fonction SnapBridge de partage aisé des photos via un appareil mobile.
Le Nikon D5600 prend la relève du Nikon D5500, le reflex le plus intéressant de la gamme amateur Nikon, sans toutefois apporter d’innovations majeures puisqu’il reprend l’essentiel de la fiche technique de son prédécesseur.
Nikon D5600 : présentation en vidéo
Découvrez le Nikon D5600 en vidéo : aspect général, contrôles et boutons, menus, fonctionnement de l’écran tactile, mode Live View …
Nikon D5600 : quelles différences avec le D5500 ?
SnapBridge
Nikon met à jour son modèle amateur au format DX en enrichissant le précédent Nikon D5500 de la fonction SnapBridge. Il s’agit là de faire la même opération que lors de l’arrivée du Nikon D3400 qui intègre également SnapBridge quand le D3300 n’en disposait pas.
La fonction SnapBridge permet d’échanger aisément vos photos à l’aide de votre smartphone ou tablette via Wifi, Bluetooth et NFC, en savoir plus sur SnapBridge ici.
Ecran orientable tactile et touche de fonction Auto-ISO
Le Nikon D5600 dispose de l’écran orientable et tactile du D5500 que vous pouvez donc utiliser, par exemple, pour vous filmer puisqu’il autorise le retournement complet vers le sujet.
La fonction tactile de cet écran dispose de quelques améliorations qui en rendent l’usage plus simple. La barre de navigation des grands frères Nikon D5 et Nikon D500 vous permet de faire défiler les photos aisément.
L’activation et la désactivation de la fonction Auto-ISO (en savoir plus sur l’Auto-ISO) devient possible via la touche de fonction Fn sans avoir à recourir aux menus du boîtier.
Time-lapse intégré
Le Nikon D5600 dispose d’une fonction time-lapse intégrée qui évite le recours à un logiciel de montage spécialisé. Cette fonction met en oeuvre l’Auto-ISO pour permettre la gestion de l’exposition entre les différentes photos lorsque la lumière varie (par exemple lorsque le jour tombe pendant un time-lapse).
Nikon D5600 : 24Mp, 25600 ISO
Le Nikon D5600 reprend les caractéristiques capteur du D5500 avec 24Mp et une plage de sensibilité ISO variant de 100 à 25600 ISO.
Le processeur d’images est toujours l’Expeed 4 dont les performances sont reconnues sur des modèles comme le Nikon D750.
Tarif et disponibilité
Le Nikon D5600 est disponible dès fin novembre 2016 au tarif public de 899 euros pour le kit boîtier et objectif Nikon AF-P 18-55mm VR.