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Vos portraits se ressemblent tous ? Ce livre a 50 réponses

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Depuis quelques mois, je travaille régulièrement en studio le soir. Portrait après portrait, j’ai fini par me poser une question essentielle : est-ce que je fais vraiment des choix créatifs et personnels, ou est-ce que je reproduis les images vues chez les autres ? Est-ce que je profite pleinement des capacités des éclairages de studio, ou est-ce que je les utilise mal ?

C’est dans ce contexte que j’utilise « 50 techniques créatives pour photographier un portrait » de Pauline Petit, publié aux éditions Eyrolles. Je l’ai mentionné dans ma lettre Face B, une sélection hebdomadaire sur la photographie, le web et les outils numériques que j’envoie chaque semaine à mes abonnés.

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Mon principe est le suivant : je ne lis pas de la première à la dernière page, mais j’explore avec l’œil de quelqu’un qui cherche des idées concrètes à tester dès la prochaine séance.

Un livre construit comme une boîte à outils

La structure du livre est claire : 50 techniques de portrait photo créatif réparties en cinq familles de dix. Réglages de l’appareil, lumière, couleur, cadrage, composition. Vous pouvez l’ouvrir n’importe où, piocher une idée, et partir en séance avec quelque chose de précis à expérimenter.

C’est exactement ce dont j’ai besoin.

Ce qui m’a arrêté en le parcourant

Parmi les techniques présentées, plusieurs m’ont immédiatement parlé parce qu’elles répondent à des questions que je me pose en ce moment ou parce qu’elles correspondent à des images que j’ai déjà faites.

Je fais du studio actuellement, mais je ne fais pas que ça. Il m’est déjà arrivé de faire des portraits en ville, en extérieur, de même qu’en intérieur sans qu’il ne s’agisse d’un studio. Je ne veux pas me cantonner au studio pour le portrait, mais le studio m’aide à faire des images impossibles à produire sans ces éclairages.

Le portrait en extérieur en figeant l’instant

On pense souvent au flou de mouvement pour dynamiser un portrait. L’inverse est tout aussi puissant : un temps de pose très court fige une expression, un geste, un regard avec une précision qui change tout.

C’est particulièrement vrai en extérieur, où la lumière disponible permet souvent de monter à 1/1000e ou plus sans effort. Le résultat n’est pas seulement technique : une image parfaitement nette sur un instant fugace a une intensité que le flou ne donnera jamais. On voit ce que l’œil ne retient pas.

Le portrait en jouant sur la balance des blancs

En utilisant Lightroom au quotidien, je sais combien changer la balance des blancs à la prise de vue ou en post-traitement a un impact sur l’image finale. Pas pour corriger, mais pour créer. Pousser volontairement la balance des blancs vers le chaud ou le froid transforme l’ambiance d’un portrait sans toucher à l’éclairage.

Ce réglage que la plupart des photographes utilisent uniquement pour « avoir les bonnes couleurs » s’avère aussi un outil de créativité accessible à tous.

Le portrait en contre-jour

Classique en apparence, mais souvent mal exploité. La lumière qui vient de derrière le sujet crée des séparations, des halos, une atmosphère que la lumière frontale ne donnera jamais.

En ville, j’utilise souvent cet effet pour une raison supplémentaire : les visages à contre-jour ne sont pas identifiables, ce qui règle discrètement la question du droit à l’image. Une contrainte technique qui devient une solution pratique.

Le portrait avec deux couleurs opposées

Jouer sur des couleurs complémentaires dans le cadre, que ce soit dans les vêtements, le décor ou l’éclairage coloré. Le résultat est immédiatement plus fort visuellement, même avec un sujet statique.

Ce type de portrait créatif peut être fait en extérieur comme en studio. Plus simple en studio si vous avez déjà un fond d’une couleur précise et qu’il suffit d’accorder les tenues de vos modèles.

Le portrait à l’heure bleue

Travailler en extérieur dans cette période courte de lumière naturelle bleue qui précède ou suit le coucher du soleil. Une lumière gratuite, diffuse, et impossible à reproduire artificiellement. Il faut par contre anticiper les prises de vue car la lumière dont vous disposez à l’heure bleue est très impactée par la météo.

Le portrait en gros plan

Pas seulement le visage serré, mais l’idée de réduire le portrait à un détail : un œil, des mains, une bouche. Ce n’est plus un portrait au sens classique, c’est une abstraction du sujet.

Je l’ai beaucoup pratiqué. Aujourd’hui je cherche autre chose, mais c’est un exercice de regard que je recommande à quiconque veut sortir du portrait entier.

Le portrait au format carré

Choisir délibérément un cadrage carré change la façon dont vous composez. On recentre, on simplifie, on élimine. J’ai bien aimé aussi le cadrage 16/9 proposé par Pauline Petit dans son livre.

Ce ratio d’image, souvent disponible dans les hybrides Nikon, n’est pas suffisamment exploité par les photographes.

Le portrait avec hors cadre

Laisser une partie du sujet sortir du cadre. Un bras, une épaule, la moitié du visage. Ce que vous cachez devient aussi important que ce que vous montrez.

Ce type de portrait original invite à la réflexion : que manque-t-il ? que peut-on imaginer ?

La règle des impairs en portrait

Trois éléments dans le cadre sont plus équilibrés que deux ou quatre. C’est une règle de composition ancienne, souvent enseignée en peinture avant de l’être en photographie, et qui fonctionne aussi bien en portrait qu’en paysage.

Appliqué au portrait de groupe, ça peut être trois sujets placés à des distances différentes. Appliqué au portrait individuel, ça peut être trois zones de lecture dans l’image : le regard, les mains, un élément de contexte. Ce que cette règle force en réalité, c’est une réflexion sur ce que vous mettez dans le cadre et pourquoi. Pas une recette, une discipline.

Pauline Petit : une photographe qui enseigne

Pauline Petit est portraitiste professionnelle et autrice de ce livre de techniques portrait photo comme celui-ci ou Le portrait d’art et le Guide des poses pour le portrait. Son travail est publié et exposé à l’international.

Elle est dans la même démarche que ce que j’essaie de faire sur Nikon Passion : transmettre une façon de voir, pas seulement des réglages.

Mon avis franc

Ce livre ne va pas vous apprendre à utiliser votre boîtier. Il ne vous donnera pas de valeurs d’exposition ni de schémas d’éclairage détaillés. Ce n’est pas son rôle.

Son rôle, c’est de vous sortir de l’automatisme créatif. De vous donner une liste d’idées de portrait photo original à expérimenter, avec suffisamment d’explications pour comprendre pourquoi ça fonctionne.

Pour quelqu’un qui fait ses premiers portraits et cherche à progresser techniquement, il faudra l’accompagner d’autres ressources, comme Les secrets de la photo de portrait. Pour quelqu’un qui maîtrise déjà les bases et dont les portraits commencent à se ressembler, c’est exactement le bon livre au bon moment.

C’est mon cas en ce moment. Et c’est pour ça que je vous en parle.

Pour aller plus loin

Retrouvez « 50 techniques créatives pour photographier un portrait » de Pauline Petit chez votre libraire ou en ligne. 152 pages, format 17 x 23 cm, publié en octobre 2025 aux éditions Eyrolles. 23 euros.

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