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Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'Ă  3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu’Ă  3000 mm !

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Si vous trouviez que le Coolpix P900 et son « petit » zoom 83 x allant jusqu’Ă  2000 mm n’Ă©tait pas assez ambitieux, ce test Nikon Coolpix P1000 va vous montrer que ce nouveau bridge Nikon adopte un zoom stabilisĂ© 125 x Ă©quivalent 24-3000 mm f/2,8-8. Oui, 3000 mm, vous avez bien lu ! Mais toute cette surenchère est-elle, finalement, bien raisonnable et utilisable ?

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'Ă  3000 mm !

Ce bridge Nikon chez Miss Numerique

Test Nikon Coolpix P1000 : Gabarit et prĂ©sentation

Dans le paysage photographique, il est une tradition qui tend Ă  se perdre Ă  cause de la dĂ©sertion du marchĂ© des compacts par la plupart des constructeurs : celle des bridges Ă  très gros zooms. Nikon, nĂ©anmoins, compte parmi les rares Ă  ne pas y avoir renoncĂ© et, plus encore, profite d’avoir le champ libre pour s’accaparer, gĂ©nĂ©ration avec gĂ©nĂ©ration, le record de la plus grosse amplitude de zoom.

Avec un tel appendice optique, le Nikon Coolpix P1000 ne pouvait pas ĂŞtre petit, les lois de l’optique restant ce qu’elles sont. A l’ouverture de la boĂ®te, la première chose qui vous frappera sera donc la taille gigantesque de la bĂŞte : 15 cm de large, 12 cm de haut et un peu plus de 18 cm de long (objectif repliĂ©), pour un joli 1415 grammes sur la balance.

Pour vous donner une idĂ©e du gabarit, ce Nikon Coolpix P1000 est plus encombrant et lourd qu’un reflex Nikon D7500 Ă©quipĂ© du zoom AF-P Nikkor 70-300 mm f/4,5-6,3 G ED VR DX ! Du coup, si vous comptiez ĂŞtre discret, c’est ratĂ©…

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'Ă  3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : position repliée

Pour un bridge, la qualitĂ© de construction se situe dans le haut du panier, avec des assemblages parfaits, une coque joliment texturĂ©e et un gainage de bon aloi. Tout est fait pour, au moins visuellement, vous donner l’impression de possĂ©der un reflex Nikon.

Au toucher, toutefois, certains plastiques sonnent un peu creux, mais rien de rĂ©prĂ©hensible. Pour peu que vous n’ayez pas le vice de comparer ce Coolpix P1000 aux bridges haut de gamme de Panasonic et Sony, ou aux reflex semi-professionnels de Nikon, c’est donc un agrĂ©able sentiment de qualitĂ© et de robustesse qui domine.

Histoire de renforcer l’illusion, Nikon a pourvu son mega-bridge d’Ă©lĂ©ments ergonomiques experts : une vĂ©ritable molette PSAM, une poignĂ©e très creusĂ©e, une molette de pouce sur l’Ă©paule droite du boĂ®tier, un Ă©cran orientable sur rotule et, cerise sur le gâteau, un très beau viseur OLED de 2 359 000 points.

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'Ă  3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : la molette supérieure et les boutons type reflex

En termes de dĂ©finition pour un viseur OLED, vous ne trouverez mieux que sur quelques hybrides haut et très haut de gamme, dont les Nikon Z6 et Z7. Histoire de ne rien gâcher, le Coolpix P1000 est capable de photographier en RAW/NEF et de filmer en Full HD 60p ainsi qu’en UHD 30p.

Toutefois, dès que nous nous penchons sur les organes qui animent ce bridge sous stĂ©roĂŻdes, l’esbrouffe manifestĂ©e Ă  l’extĂ©rieur ne peut pas totalement faire oublier que, fondamentalement, nous avons affaire Ă  un bridge qui n’est rien d’autre qu’un gros compact.

Le capteur est un BSI CMOS de « seulement Â» 1/2,3 pouces d’une dĂ©finition de 16 millions de pixels qui Ă©quipait dĂ©jĂ  les Coolpix P900 et P600 (sortis en 2014).  La plage de sensibilitĂ© ne va que de 100 Ă  1600 ISO (3.200 et 6.400 ISO sous conditions), et ce malgrĂ© la greffe d’un « processeur Expeed amĂ©liorĂ© Â» (ce qui veut tout et rien dire).

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'Ă  3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : l’Ă©cran arrière et les touches de contrĂ´le

L’Ă©cran, certes orientable, n’est pas tactile et doit se contenter d’une dĂ©finition de 921.000 points. Toute la panoplie sans fil contemporaine est de la partie (Bluetooth 4.1 basse consommation, Wi-Fi 802.11 b/g), et vous avez mĂŞme droit, en plus des classiques prises micro USB et mini HDMI, Ă  une prise microphone, mais la batterie chargĂ©e d’alimenter tout ce petit monde paraĂ®t aussi disproportionnellement petite que l’engin est gros, puisqu’il s’agit d’un EN-EL20a de 1100 mAh…

Quelque part, il faut bien comprendre que Nikon a dĂ» procĂ©der Ă  de nombreux arbitrages techniques afin de proposer ce très gros zoom Ă  un tarif  « acceptable Â» (1100 EUR au moment du lancement) : un capteur plus rĂ©cent, un Ă©cran plus dĂ©fini et tactile, une batterie de plus grande capacitĂ©, sont autant d’Ă©lĂ©ments qui auraient Ă  la fois alourdi la facture et le boĂ®tier. A un moment, impossible d’avoir le beurre et l’argent du beurre.

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'Ă  3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : l’Ă©cran arrière non tactile mais orientable

Ce qui ne doit pas vous empĂŞcher de vous poser ces deux questions : « un zoom 125x allant jusqu’Ă  3000 mm vraiment utilisable ? Â» et « ai-je vraiment besoin d’un Coolpix P1000 ? Â» Ce qui tombe plutĂ´t bien puisque nous allons tenter d’y rĂ©pondre pour vous.

Test Nikon Coolpix P1000 : Mais au fait, ça donne quoi des photos Ă  3000 mm ?

Faisons une petite entorse Ă  la structure classique d’un test. Ici, normalement, nous devrions parler de la prise en main, mais laissons ces considĂ©rations de cĂ´tĂ©, pour le moment, afin de nous intĂ©resser Ă  l’objet de curiositĂ© de ce bridge, sa focale maximale.

Par rapport aux 2000 mm d’un Coolpix P900, nous serions tentĂ©s de penser intuitivement que les 3000 mm d’un Coolpix P1000 permettent de « voir Â» 50 % plus loin. Mais cette intuition est-elle la bonne ? Pour y rĂ©pondre, mieux vaut une petite animation qu’un long discours :

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'Ă  3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : de 24mm Ă  3000mm
voir les images au format natif

Cette animation est rendue possible par le fait que le Coolpix P1000 est capable de zoomer « pas Ă  pas Â», c’est Ă  dire d’une focale fixe prĂ©dĂ©finie Ă  une autre, ce qui donne, dans l’ordre croissant des focales :

24 mm < 28 mm < 35 mm < 50 mm < 70 mm < 85 mm < 105 mm < 135 mm < 200 mm < 400 mm < 600 mm < 800 mm < 1000 mm < 1200 mm < 1400 mm < 1600 mm < 1800 mm < 2000 mm < 2200 mm < 2400 mm < 2600 mm < 2800 mm < 3000 mm.

Comme vous pouvez le constater, il faut neuf paliers pour aller du grand angle maximal (24 mm) jusqu’Ă  200 mm, focale après laquelle l’Ă©volution se fait par pas de 200 mm.

Visuellement, cela se traduit par la sensation de zoomer rapidement entre 24 mm et 200 mm, puis de zoomer un peu plus lentement entre 200 mm et 1200 mm, encore plus lentement entre 1200 mm et 2000 mm et, enfin, de manière presque imperceptible entre 2000 mm et 3000 mm.

C’est, justement, ces focales qui distinguent le Coolpix P900 du Coolpix P1000. Cette progression semble, visuellement, tellement nĂ©gligeable que l’on en vient Ă  se demander si, en pratique, il ne serait pas plus intĂ©ressant de simplement appliquer un recadrage après la prise de vue… Et c’est d’ailleurs ce que nous vous encourageons Ă  faire !

En effet, au-delĂ  de l’aspect visuel, augmenter la focale maximale entraĂ®ne des complications lors de la prise de vue, notamment en termes de stabilisation. Celle, optique, du zoom 125 x du Coolpix P1000 a beau se rĂ©vĂ©ler rudement efficace, elle connaĂ®t nĂ©anmoins des limites.

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'Ă  3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : 600mm – ISO 100 – 1/800 sec. – f/5

Au-delĂ  de 1000 mm, la prise de vue Ă  mains levĂ©e devient nettement plus compliquĂ©e, puisque l’appareil devient très sensible aux micro-mouvements du photographe. De plus, mĂŞme en plein jour, comme c’est le cas dans notre exemple, le bridge est obligĂ© d’opter pour des vitesses d’obturation Ă©levĂ©es (au-delĂ  de 1/000 s) pour continuer Ă  obtenir des images suffisamment nettes.

Pas question de jouer sur l’ouverture, qui se limite rapidement Ă  f/8, ni sur la sensibilitĂ© (la dĂ©gradation de la qualitĂ© de l’image est trop violente au-delĂ  de 400 ISO), pour tenter de rattraper le coup.

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'Ă  3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : 500mm – ISO 1.600 – 1/10 sec. – f/7.1

Utiliser un trĂ©pied ? Oui, bien sĂ»r, cela est possible, mais mĂŞme avec un excellent trĂ©pied, il faut que celui-ci soit parfaitement stable, et que la surface sur laquelle vous le placiez le soit tout autant.

Gardez Ă©galement Ă  l’esprit que tous ces dĂ©sagrĂ©ments s’amplifient au fur et Ă  mesure que la lumière naturelle baisse, ce qui laisse une plage d’utilisation effective très faible en journĂ©e, quelques heures Ă  peine en Ă©tĂ©, bien moins en  hiver…

Test Coolpix P1000 : un zoom 3000 mm vraiment utilisable Ă  main levĂ©e jusqu’Ă  1000 mm

A main levĂ©e, l’utilisation du Coolpix P1000 sur la totalitĂ© de sa plage focale se rĂ©vèle donc pĂ©rilleuse. D’abord pour les problèmes de stabilisation Ă©voquĂ©s, mais aussi, tout simplement, de la difficultĂ© de cadrer aux focales extrĂŞmes.

Le moindre micro-mouvement du boĂ®tier peut entraĂ®ner un très fort dĂ©calage par rapport au sujet, qui peut aller jusqu’Ă  une dizaine de mètres, ce dĂ©calage s’amplifiant au fur et Ă  mesure que le sujet est loin de vous.

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'Ă  3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : la touche fonction de contrĂ´le du zoom

Nikon, conscient de ce problème, a greffĂ© sur le cĂ´tĂ© gauche de l’objectif une intĂ©ressante touche fonction, symbolisĂ©e par un rectangle entourĂ© de quatre flèches. En appuyant sur ce bouton, et en le maintenant enfoncĂ©, l’objectif dĂ©zoome automatiquement Ă  la focale infĂ©rieure. Relâchez le bouton, et vous revenez Ă  la position initiale.

Par exemple, si vous étiez à 1000 mm, vous descendez passagèrement à 800 mm, si vous étiez à 3000 mm, vous descendez passagèrement à 2800 mm, et ainsi de suite.

L’idĂ©e est de pouvoir cadrer un peu plus large que la scène que vous allez rĂ©ellement capturer. Dans le principe, la bonne intention est Ă©vidente et cette fonction se rĂ©vèle rudement pratique jusqu’Ă  1000 mm. Mais, au-delĂ , comme nous l’Ă©voquions prĂ©cĂ©demment, les diffĂ©rences entre deux paliers sont trop minimes pour que l’assistance au cadrage se rĂ©vèle vraiment utile.

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'Ă  3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : 600mm – ISO 100 – 1/400 sec. – f/5

Un autre souci, enfin, et non des moindres : l’autofocus. LĂ  encore, jusqu’Ă  1000 mm environ, aucun problème Ă  signaler. Le Coolpix P1000 se rĂ©vèle mĂŞme, dans cet exercice, Ă©tonnamment agile, vif et prĂ©cis malgrĂ© son gabarit et la masse de lentilles Ă  dĂ©placer !

Mais si vous avez l’idĂ©e saugrenue de zoomer plus loin (idĂ©e que vous aurez forcĂ©ment, sinon vous ne vous seriez pas embĂŞtĂ© Ă  acheter un bridge disposant d’un zoom 125 x), ce sera la loterie. La mise au point se fera au petit bonheur la chance… quand elle voudra bien se faire.

Entre deux prises de vues successives du mĂŞme sujet, il pourra arriver qu’une fois l’appareil photo veuille bien effectuer la mise au point, mais la fois d’après pas du tout (ou l’inverse). C’est, avouons-le, plutĂ´t frustrant… Mais lorsque ça marche, vous aurez alors l’immense satisfaction d’avoir rĂ©alisĂ© une image avec une très longue focale avec un bridge Ă  1000 euros alors que pour obtenir la mĂŞme avec un reflex il aurait fallu investir de manière beaucoup plus lourde, dans tous les sens du terme !

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'Ă  3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : 3.000mm – ISO 100 – 1/400 sec. – f/8

Test Coolpix P1000 : le trĂ©pied, son meilleur ami pour la vie ?

« Si cela ne marche pas Ă  main levĂ©e, alors ça doit passer avec un trĂ©pied, non ? Â» Raisonnement tout Ă  fait logique, plein de bon sens… et partiellement vrai. Avoir recours Ă  un trĂ©pied Ă©limine une partie des problèmes, permet d’exploiter des temps de pose plus longs ainsi que des sensibilitĂ©s plus faibles. Bien sĂ»r, dans ces conditions, pas question de photographier un sujet en mouvement, il faudra plutĂ´t prĂ©fĂ©rer les scènes statiques.

De plus, sur un trĂ©pied, vous pouvez contourner l’inconsistance de l’autofocus aux plus longues focales en optant pour la mise au point manuelle.

A ce propos, Nikon a plutĂ´t bien fait les choses. D’une part, la mise au point s’effectuera Ă  l’aide de la bague d’objectif, dont la fluiditĂ© parfaitement dosĂ©e est Ă  saluer. De plus, en basculant en mise au point manuelle, vous pourrez, simultanĂ©ment, avoir recours Ă  deux aides Ă  la mise au point : une loupe, pour grossir la zone sur laquelle effectuer votre nettetĂ©, et du focus peaking, qui va surligner en blanc le contour du sujet lorsque celui-ci est net.

Ce focus peaking doit ĂŞtre saluĂ© car il propose une fonction rare : en tournant la molette de pouce, sur l’Ă©paule droite, vous pouvez, sans avoir Ă  revenir dans les menus, augmenter ou baisser Ă  la volĂ©e l’intensitĂ© du surlignage. Vraiment bien vu, bravo Nikon ! Une fois la mise au point faite, ne reste donc qu’Ă  dĂ©clencher, et hop, la photo est prise.

Oui… mais non.

Il y a toujours, malgrĂ© tout, ce soucis de vibrations dĂ©rangeantes inhĂ©rentes Ă  l’utilisation des longues focales qui revient Ă  la charge.

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'Ă  3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : position déployée à 3.000mm

LĂ , sur trĂ©pied, cette vibration est gĂ©nĂ©rĂ©e par le simple fait de dĂ©clencher l’appareil photo. Cette simple pression peut faire, mĂŞme très lĂ©gèrement, bouger votre boĂ®tier, ce qui, au mieux, entraĂ®nera un dĂ©calage dans votre cadrage, au pire, causera du flou de bougĂ©. Parfois mĂŞme les deux.

Une première solution s’offre alors Ă  vous : pour Ă©viter les vibrations au dĂ©clenchement, utiliser le retardateur. Sauf qu’il n’est pas possible d’activer simultanĂ©ment la mise au point manuelle et le retardateur ! Si vous le faites, le boĂ®tier forcera alors la mise au point automatique, vous fera perdre le point si prĂ©cieusement acquis. Retour Ă  la case dĂ©part.

Une deuxième solution consiste Ă  utiliser une tĂ©lĂ©commande, soit la tĂ©lĂ©commande filaire MC-DC2, soit la tĂ©lĂ©commande Bluetooth ML-L7, lesquelles coĂ»tent respectivement 35 euros et 45 euros. A vous de dĂ©finir si cet investissement complĂ©mentaire en vaut le coup, en fonction de la frĂ©quence Ă  laquelle vous comptez photographier aux très longues focales. Et puis, cela fait un accessoire de plus dans le sac photo, dĂ©jĂ  bien garni…

La troisième solution, si vous possĂ©dez dĂ©jĂ  un smartphone, est d’utiliser la fonction « DĂ©clenchement  Ă  distance Â» en passant par l’application Snapbridge. Mais lĂ , il faudra prendre le temps d’appairer votre boĂ®tier Ă  votre terminal mobile, ce qui peut s’avĂ©rer plus ou moins rapide et stable en fonction du smartphone (modèle, système d’exploitation) que vous possĂ©dez.

DĂ©cidĂ©ment, utiliser un très gros zoom censĂ© vous faciliter la vie car « universel Â», ça se mĂ©rite, et ce n’est finalement pas si simple que cela !

Test Coolpix P1000 : la prise en main

Maintenant que nous avons fait le tour de l’utilisation (ou non) de l’objectif, mettons-le de cĂ´tĂ©, et abordons l’utilisation du Coolpix P1000 en tant que boĂ®tier photographique.

Grâce Ă  sa poignĂ©e bien creusĂ©e, autorisant une prĂ©hension ferme mĂŞme avec de grandes mains et un maniement Ă©tonnamment aisĂ© compte tenu de la masse et de l’encombrement de l’appendice optique, secondĂ© par un viseur Ă©lectronique de tout premier ordre, viser, cadrer et dĂ©clencher avec le Coolpix P1000 s’avère un vrai plaisir.

C’est Ă  se demander si Nikon n’a pas fait exprès de mettre un viseur OLED aussi bon pour vous dissuader d’utiliser l’Ă©cran arrière, lui, tout Ă  fait passable. Notez d’ailleurs que cet Ă©cran arrière est polarisĂ© : si vous avez l’habitude de porter des lunettes (de soleil ou non) elles-mĂŞme polarisĂ©es, en fonction de leur sens de polarisation, il pourra vous arriver, comme Ă  nous, de vous trouver dans l’incapacitĂ© de lire ce qui s’affiche Ă  l’Ă©cran. A moins de tourner l’appareil Ă  90°, ce qui est le principe de la polarisation, mais qui du coup n’est pas des plus pratiques et pour naviguer dans les menus et pour cadrer.

Les menus sont bien ceux dĂ©jĂ  prĂ©sents chez les compacts et bridges de la marque, l’interface ayant Ă©tĂ© hĂ©ritĂ© de feu les hybrides Nikon 1.

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'Ă  3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : 200mm – ISO 400 – 1/250 sec. – f/4.5

Très sobres, dans leur livrĂ©e mĂŞlant le noir, le gris, le blanc et un vert lĂ©ger, la navigation y est aisĂ©e pour qui est habituĂ© aux boĂ®tiers Ă  objectifs fixes de Nikon. Si vous venez d’un reflex Nikon, le temps d’adaptation sera très bref, donc pas de soucis Ă  avoir de ce cĂ´tĂ© lĂ .

Il faudra juste bien repérer certaines fonctions spécifiques au gros télézoom de ce Coolpix P1000 :

  • la « SĂ©lection focales fixes Â», qui permet de dĂ©finir sur quelles focales fixes vous voulez que le zoom pas Ă  pas s’arrĂŞte,
  • la « Position de zoom initiale Â», qui permet de dĂ©terminer Ă  quelle focale vous voulez que l’appareil se positionne lorsque vous l’allumez (par dĂ©faut, il s’allume en position 24 mm),
  • la « Commande de zoom latĂ©rale Â», qui permet au choix de zoomer (en continu, le pas Ă  pas Ă©tant rĂ©servĂ© Ă  la gâchette de zoom au niveau du dĂ©clencheur) ou d’effectuer la mise au point,
  • et le « Retour au zoom initial Â», qui dĂ©finit le comportement de la touche fonction sur le cĂ´tĂ© de l’objectif.

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'Ă  3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : sĂ©lection des valeurs de focales fixes

Ce zoom, puisque dĂ©cidĂ©ment nous ne faisons qu’en parler, est assez lent Ă  mettre en branle. Compte tenu de ses dimensions, c’est fort comprĂ©hensible. Mais, Ă  l’allumage de l’appareil, mĂŞme si l’Ă©lectronique est dĂ©jĂ  d’attaque, il faut attendre que le zoom se dĂ©ploie. Une fois l’ensemble en ordre de marche, passer du grand angle au tĂ©lĂ©objectif maximal prend plusieurs secondes, et de mĂŞme dans l’autre sens. Plus, bien sĂ»r, le dĂ©lai fluctuant requis par l’autofocus, mais nous l’avons dĂ©jĂ  Ă©voquĂ©.

Pour en finir avec la prise en main, le Coolpix P1000 ne souffre pas de défauts rédhibitoires, mais quelques points sont néanmoins perfectibles.

Par exemple, Ă  cĂ´tĂ© du dĂ©clencheur, la touche fonction « Fn Â» n’est pas idĂ©alement placĂ©e et souvent difficile Ă  trouver Ă  tâtons, lorsque vous avez l’Ĺ“il dans le viseur.

La disposition de la lampe d’Ă©clairage AF, au sommet de la poignĂ©e, n’est pas des plus judicieuses puisque, rĂ©gulièrement, elle sera masquĂ©e par un doigt baladeur.

Le Coolpix P1000 se charge, par dĂ©faut, via la prise USB (un câble et un adaptateur secteur USB sont fournis), et il vous faudra dĂ©bourser 44 euros pour acquĂ©rir le chargeur d’accumulateur MH-29 qui permet de charger la batterie en l’enlevant de l’appareil.

La batterie EN-EL20a, enfin, avec toute l’Ă©nergie drainĂ©e par les mouvements de l’objectif, ne tiendra guère que 200 vues. D’oĂą l’utilitĂ© d’une batterie secondaire (43 euros) que vous aurez prĂ©alablement chargĂ©e sur le chargeur externe.

QualitĂ© d’image

Vous l’aurez compris, le Nikon Coolpix P1000 n’est pas, en soi, si difficile Ă  manipuler, mais son utilisation impose de nombreuses contraintes. Tous ces efforts valent-ils le coup, par rapport aux images qu’il est capable de produire ?

D’un point de vue optique, en mettant de cĂ´tĂ© la facilitĂ© d’usage pur, il faut lever notre chapeau aux ingĂ©nieurs opticiens de Nikon. Ce 24-3000 mm f/2,8-8 n’a rien d’Ă©vident Ă  concevoir sur le papier et, pourtant, le constructeur s’en est sorti haut la main car nous n’avons rien de grave Ă  lui reprocher en termes de rendu : pas de dĂ©formation ni de vignettage excessifs, pas de manque d’homogĂ©nĂ©itĂ© sur l’ensemble de la plage focale, vraiment, de la belle ouvrage !

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'Ă  3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : 200mm – ISO 100 – 1/400 sec. – f/4.5

De plus, la stabilisation optique se rĂ©vèle redoutable et vous vous surprendrez Ă  capturer des clichĂ©s nets au 500 mm Ă  1/8 ème de seconde. Bluffant ! Dommage qu’aux focales supĂ©rieures l’objectif soit aussi peu Ă©vident Ă  pleinement exploiter.

Notez que, si vous avez majoritairement une utilisation urbaine du Coolpix P1000, la pollution atmosphĂ©rique viendra, au-delĂ  de 1500 mm environ, parasiter votre image. C’est comme ça, c’est la vie, et cela fait partie des bonnes raisons pour lesquelles les villes devraient ĂŞtre bâties Ă  la campagne. Ou en montagne.

D’un point de vue Ă©lectronique, le processeur Expeed « amĂ©liorĂ© Â» ne permet pas de miracles sur ce capteur BSI CMOS 1/2,3 pouces de 16 Mpx dĂ©jĂ  datĂ©. Si l’ensemble tient Ă  peu près la route jusqu’Ă  800 ISO (pour peu que vous vous cantonniez Ă  une diffusion de vos images uniquement sur Ă©cran et sur internet), n’espĂ©rez pas de miracles au-delĂ . Utiliser 1600 ISO et les sensibilitĂ©s supĂ©rieures ne sera que lorsque vous n’aurez plus le choix. Du coup, de ce cĂ´tĂ©-ci, pas d’amĂ©lioration notable par rapport au Coolpix P900 de prĂ©cĂ©dente gĂ©nĂ©ration.

Test Nikon Coolpix P1000 - ISO

Test Nikon Coolpix P1000 : cliquez pour voir des exemples de photos aux différentes sensibilités

Test Nikon : pour qui et quels usages ?

Au terme de ce test, nous pouvons dĂ©sormais rĂ©pondre Ă  la seconde question que nous nous posions tout au dĂ©but : « ai-je rĂ©ellement besoin d’un Coolpix P1000 ? Â»

Vous l’aurez compris, le facteur limitant et frustrant de ce bridge rĂ©side, paradoxalement, dans son zoom gargantuesque Ă  l’utilisation aussi exigeante et capricieuse. NĂ©anmoins, s’il vous en faut plus pour vous dĂ©courager…

Le Nikon Coolpix P1000 peut vous intĂ©resser si…

  • vous ne possĂ©dez pas dĂ©jĂ  de compact ni de bridge Ă  très gros zoom,
  • vous cherchez un appareil « tout en un Â» pour vous essayer Ă  la photographie aux très longues focales,
  • vous ĂŞtes curieux et aimez les dĂ©fis.

Le Nikon Coolpix P1000 va moins vous intĂ©resser si…

  • vous cherchez un compact ou bridge Ă  gros zoom facile Ă  utiliser en toutes circonstances,
  • vous possĂ©dez dĂ©jĂ  un Coolpix P600, P900 ou A900,
  • vous ne disposez pas dĂ©jĂ  d’un trĂ©pied pour pleinement l’exploiter,
  • vous cherchez le bridge avec un gros zoom vraiment polyvalent,
  • vous cherchez un bridge avec une excellente qualitĂ© d’image.

Test Nikon Coolpix P1000 : ma conclusion

De tous temps, les bridges Ă  très gros zooms se sont toujours posĂ©s comme d’intrigantes curiositĂ©s photographiques et techniques, occasion pour les constructeurs d’exploiter des territoires inexplorĂ©s, vers l’infini et au-delĂ .

Plus rarement, ces genres de bridges se prĂ©sentent comme de vĂ©ritables options viables lorsqu’il s’agit de s’Ă©quiper et passer Ă  la caisse. Le Coolpix P1000 n’Ă©chappe pas Ă  la règle.

Excitante curiositĂ© photographique pour les techniciens, il constitue, en soi, un palier dans l’Ă©tat de l’art optique. Ce qui est une très bonne chose. Mais lorsqu’il s’agit de sortir avec et prendre des photos, il faut abandonner tout sens pratique. Car un zoom 125x qui grimpe jusqu’Ă  3000 mm, cela frĂ´le le dispensable, voir l’inutile, et ce qui est censĂ© faire sa force et son intĂ©rĂŞt devient finalement son plus gros handicap et dĂ©faut.

Ce qui est dommage car, pour le reste, le Coolpix P1000 regorge de tout un tas de bonnes idĂ©es ergonomiques qui ne demandent qu’Ă  ĂŞtre reprises sur d’autres bridges Ă  dimensions plus humaines et rĂ©alistes.

Ne vous y trompez donc pas : le Coolpix P1000 est bien « le champion du zoom Â», tel que le prĂ©sente Nikon, mais seulement d’un point de vue quantitatif, pas qualitatif.

En aucun cas il ne s’agit d’un appareil universel que l’on voudrait vous faire miroiter. Si vous voulez atteindre « les Ă©toiles Â», prendre « de la hauteur tel un oiseau Â», faire que « le ciel [ne soit] plus une limite Â», et tout cela avec « une nettetĂ© sans prĂ©cĂ©dent Â» (ce qui est forcĂ©ment vrai puisqu’il n’y avait pas, jusque lĂ , de bridge allant jusqu’Ă  3000 mm ni d’APN Ă  zoom 125 x) il y a Ă  la fois mieux, moins cher, et ailleurs.

Chez Nikon, les bridges de la génération précédente suffisent amplement.

Chez Panasonic, le Lumix FZ300 dispose d’un zoom 24x 25-600 mm f/2,8 Ă  la fois plus polyvalent et lumineux, associĂ© une Ă©lectronique bien plus moderne (alors qu’il est sorti en 2015).  Et tout cela pour environ 400 euros …

Toujours chez Panasonic, et sous la barre des 1000 euros, le Lumix FZ2000 dispose d’un zoom 20x (24-480 mm) bien suffisant et, surtout, d’un capteur Type 1′ pouce Ă  la qualitĂ© d’image sans commune mesure.

Enfin, si vous ĂŞtes d’humeur dĂ©pensière et qu’investir un peu plus de 1000 euros dans un bridge ne vous dĂ©range pas, nous ne saurions que trop vous conseiller le Sony RX10 Mark III qui, avec son zoom 25x 24-600 mm f/2,8-4 d’une qualitĂ© exceptionnelle et son capteur Type 1′ pouce, ferait passer le Coolpix P1000 pour un jouet pour enfant.

Ce bridge Nikon chez Miss Numerique


Conversation (21 commentaires)

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  1. Michel FLY

    Un jouet pour enfant ?
    Vous êtes sérieux ?
    Il n’ya rien çà ce jour qui Ă©gale le COOLPIX P 1000 !
    N »importe quoi cet article…

  2. Christian

    Bonjour Jean Christophe, y a-t-il un logiciel de retouche livré avec la Coolpix P 1000
    Merci, cordialement

  3. Kévin

    Je possède un nikon coolpix P900 et j’essaie de me former en lisez tes aricles ainsi que des tuto pour l’apprivoiser au mieux. Est-ce que tu as des conseils plus plus prĂ©cis pour ce type d’appareil? Si les rĂ©glages de bases sont les mĂŞme sur les bridges que sur un autre appareil? Je suis preneur si tu as un guide, tuto du coolpix p900

    • Jean-Christophe Dichant

      Je détaille toute l’utilisation de ce type d’appareil, de même que les reflex et hybrides, dans ma formation photo qui est une bonne option pour aller plus loin. Si cela t’intéresse, voici de quoi en savoir plus : https://formation.nikonpassion.com/formation-photo-5-etapes

  4. Benoit

    Merci pour cet article assez complet, nĂ©anmoins, avec n’importe quelle focale qui dĂ©passe les 800 mm on aura des problèmes de stabilisation Ă  cause de l’ouverture souvent Ă©levĂ©e, l’argument n’est donc pas recevable ; après, je ne vois pas l’intĂ©rĂŞt d’acheter un trĂ©pied qui ne stabilise pas bien, c’est quand mĂŞme la fonction mĂŞme d’un trĂ©pied, surtout pour les gros APN ; vous ne proposez pas de tests photos dans la nature, animaux sauvages, montagnes… c’est pourtant l’utilisation principale de cet APN, je ne vois pas l’utilitĂ© d’un tel APN en ville ? Enfin, il existe des câbles de dĂ©clenchement Ă  distance confortable pour moins de 10 euros, le cĂ´tĂ© sans fils n’est absolument pas indispensable. Mis Ă  part ces quelques dĂ©tails, je suis très satisfait de cet article.

  5. Gérard Machot

    RĂ©ponse Ă  Dombret. J’ai laissĂ© le 16 DĂ©cembre 2018 sur ce site un commentaire concernant tout le bien que je pensais du Coolpix P1000 et notamment ce qu’il apportait par rapport au P900 que j’ai Ă©galement possĂ©dĂ©. Mais comme je le prĂ©cise, j’utilise mon matĂ©riel Photo en fonction de mes utilisations spĂ©cifiques, et ce qui est valable pour moi, ne l’est pas forcĂ©ment pour d’autres utilisateurs, tout dĂ©pend de ce qu’on attend et recherche d’un matĂ©riel par rapport Ă  un autre. Aussi limiterais-je mon avis Ă  deux points qui m’ont paru prĂ©pondĂ©rants sur le P1000.D’abord le viseur qui n’a plus rien Ă  voir avec celui du P900.Celui du P1000 est dĂ©rivĂ© des viseurs des hybrides Z6 et Z7, et pour ma part, il est très bluffant de pouvoir photographier des scènes « nocturnes » comme si on Ă©tait en plein jour.. Bien sĂ»r le super Zoom très Ă©laborĂ© du P1000 qui permet des photos « extrĂŞmes ».. Attention cependant, compte tenu des performances du Zoom, de prendre la prĂ©caution, d’utiliser un pied Photo, plutĂ´t qu’Ă  main levĂ©e oĂą on risque, compte tenu du poids respectable de l’engin, des photos floues. Enfin je finirai avec la griffe porte accessoire flash(attention cependant) si les flash Nikon fonctionnent parfaitement avec le P 1000(SB 700 par exemple) , il n’en est pas de mĂŞme avec des flashs de studio(Nikon ayant bridĂ© le contact central) qui rend impossible le dĂ©clenchement via une synchro sur le contact central.

  6. Dombret

    Bonjour ,j’ai un coolpix p 900.
    J’hésite à le revendre pour acheter le p 1000.
    Que me conseillez-vous?

  7. Gérard Machot

    DĂ©solĂ© de paraĂ®tre un peu iconoclaste. Photographe pro et spĂ©cialiste de l’image « vraie »(brute non retouchĂ©e), sans prĂ©tention j’estime que ce Coolpix 1000 la m’intĂ©resse, tout d’abord parce que ce qui compte pour moi, c’est mon Ĺ“il, mon ressenti, et ce que je souhaite obtenir d’une scène photographiĂ©e.. Je ne souhaite aucun dĂ©bat, aucune discussion ou controverse encor moins polĂ©mique, dans la mesure oĂą les tests d’untel ou tels magazines sans ĂŞtre pour moi inintĂ©ressants, ne remplacent aucunement ce que sont mes attentes, photographiques. Ayant plus de cinquante ans d’expĂ©rience photo( toujours sans prĂ©tention) et 72 ans j’ai pu avoir la chance(cela en est une pour moi, hĂ©las peut « partageable » Ă  l’ère de la photo sur I-phone) d’utiliser pratiquement tout ce qui se faisait en appareils argentiques d’abord et numĂ©rique par la suite…Par suite j’ai donc plusieurs types d’appareils Photo(tous Nikon) adaptĂ©s aux situations photographiques que j’ai Ă  envisager. J’ai donc fait il y a deux ans environs l’achat d’un Coolpix P900 que (d’après les tests) beaucoup critiquaient….J’ai pu faire des images « fabuleuses »(pour moi) Ă  plusieurs kilomètres de distance(j’habite en bord de Mer en MĂ©diterranĂ©e, et je dispose d’un merveilleux sujet photographique avec la mer) Bref bien sĂ»r je ne recommanderai pas cet appareil pour « tout faire » (il n’est pas Ă  mon sens utilisable en Studio par exemple) mais en rĂ©sumĂ© ses caractĂ©ristiques le rendent intĂ©ressant Ă  plus d’un point quand on ne souhaite pas investir « au delĂ  du raisonnable » pour l’achat d’une optique de très longue focale pour Ă©quiper par exemple mon D500…On rentre la dans une contingence d’adaptation financière par rapport Ă  son utilisation…La sortie du Nikon Coolpix m’amène donc Ă  prĂ©voir son achat prochain…Un Ă©lĂ©ment non signalĂ© dans le test: un des « manques » pour moi du P900 l’absence de grille synchro-flash prĂ©sente cette fois-ci sur le P1000…Merci Nikon

  8. wolff

    J’ai eu un coolpix P900. La pub et ou les tests sur le terrain par Nikon, m’ont bluffĂ© , je l’ai donc achetĂ©. Quelle dĂ©ception !!!!! MalgrĂ© le super zoom, sur trĂ©pied avec tĂ©lĂ©commande et anti-vibration sur off, la cata, je l’ai fait essayer par un photographe non pro mais très efficace, il a rit quand il me l’a rendu !! Je suis donc passĂ© au D7200 l’annĂ©e dernière.

    • Quillet

      Moi aussi j’ai le P900, et le D7200 avec plusieurs objectifs 18 105, 35mm, 70 300
      Et bien moi après de multiples rĂ©glages, j’ai remise mon D7200
      Comme quoi , il faut dire que j’exploite a fonds ce bridge prioritĂ© ouverture, mise au point manuelle, refus du zoom après 1200
      Que du bonheur alors je laisse les ricaneurs qui ne jurent que par leur boîtier pro et profit partout de ce bijou ludique

  9. DoctorOne DrOne

    « des bonnes raisons pour lesquelles les villes devraient être bâties à la campagne. Ou en montagne. » LOLLLL bravo excellent. Super review et belles photos

  10. Guy Hébert

    VoilĂ  ce que j’appelle un vrai test de terrain. C’est comme si j’avais louĂ© l’objet quelques heures pour tenter d’apprendre par moi-mĂŞme tout ce que je devais savoir sur un zoom Ă  3,000mm d’Ă©quivalence. DĂ©jĂ  que je me doutais de certaines contraintes, je viens d’en ĂŞtre informĂ© par un expert en plus. Merci! Et bravo pour ce très intĂ©ressant compte rendu sur un objet qui semble plus « piquer » notre curiositĂ© plutĂ´t que ses clichĂ©s. Je ne dĂ©bourserais jamais cette somme pour un tel engin qui coĂ»te $1,500 CAN au QuĂ©bec (1,000 € ) soit le mĂŞme pris qu’un D7500. Tout en admettant bien que les deux ne sont pas dĂ©diĂ©s aux mĂŞmes usages.

  11. François du 94

    Quelles sont les dimensions du capteur 1 pouce de cet hybride ? D’après mes calculs c’est 14x21mn (Si la diagonale est 1 pouce et L/H=3/2) ce qui le rapproche d’un capteur APS-C. Mais est ce que c’est ça ?

  12. Jipeleg

    Bonjour , en complĂ©ment de mes D7100 et D750 ( pour des fonctions bien precises ) j’ai le Sony RX10 M IV avec son « gros » zoom Ă©quivalent 24-600 ( et non pas le MIII comme citĂ©) . Il est très bon pour le voyage (car tout en un ) et bien pratique pour la billebaude et la randonnĂ©e ( 1 kg) et si il est assez bluffant au niveau qualitĂ© de photo et ses rafales de 10 zaines de photos ( pratique pour les oiseaux en vol ou autre sujet en mouvement) cela ne vaut pas la qualitĂ© reflex . Il faut savoir s’arrĂŞter …. sur le papier le P 1000 semble très aguicheur et me tentai …. mais point trop n’en faut … je reste donc avec le Sony et bien sur mes boĂ®tiers Nikon

  13. Patrick

    Il y’a quelques années, j’ai eu un Coolpix Pxxx, dont je ne me souviens plus du numéro.

    Une vraie dĂ©ception pour un amateur de Nixon. Aucun intĂ©rĂŞt. Photos « plates », couleurs insipides, zoom inutilisable… bref un ratĂ© total.

    Je l’ai revendu et ai opté pour un Lumix à taille humaine que j’ai énormément apprécié.

    Comme quoi Nikon ne peut pas tout vendre à n’importe quel accro de la marque.

  14. Ecole Maison

    Très bon article, parce que complet.
    On apprécie les deux rubriques « peut vous intéresser si ».

  15. Ecole Maison

    Corriger « génération avec génération » pour « génération après génération ».

  16. Mario Boily

    Il faudrait ajouter un GROS dĂ©faut au Coolpix P1000. Le trou de fixation pour les bagues des tĂŞtes est trop petite, impossible de visser une plaque Whimberly. Le trou accepte seulement des bagues «bon marché». Un GROS dĂ©faut majeur puisque l’On peut pas servir d’un bon trĂ©pied, qui d’ailleurs, en a bien besoin!