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Publier ses photos sur le web : format, taille et qualité expliqués simplement

Publier ses photos sur le web : format, taille et qualité expliqués simplement – 5/8

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Pour publier ses photos sur le web sans perdre en qualité ni en contrôle, il faut comprendre une chose simple : le web a ses propres règles, très différentes de l’impression ou de l’archivage.

Dans ce cinquième article du dossier publication, je vais répondre à une question précise que beaucoup se posent sans jamais obtenir de réponse claire : quel format, quelle taille et quels réglages utiliser pour publier ses photos sur internet sans se compliquer la vie alors que tous les sites et réseaux nous poussent à penser le contraire.

Réponse rapide : Pour publier correctement vos photos sur le web, utilisez le format JPG, avec une définition de 1 024 pixels sur le plus grand côté. Oubliez la résolution (72 ou 300 dpi n’ont aucun impact à l’écran) et concentrez-vous sur le poids du fichier, idéalement entre 150 et 300 Ko. L’orientation paysage ou portrait dépend du sujet et de l’usage, pas d’une règle imposée par les plateformes.

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Publier ses photos au bon format : le type de fichier

RAW, JPG, TIFF, PSD… il existe de nombreux formats liés à la prise de vue et au traitement des images, et ça change chaque année. Mais dès qu’il s’agit de publier une photo sur le web, le champ des possibles se réduit fortement :

  • Le RAW n’est pas lisible par un navigateur.
  • Le TIFF ne l’est pas non plus dans la plupart des cas (certains navigateurs disposent d’extensions pour le TIFF mais rien n’est standard).
  • Le PSD, format natif de Photoshop, n’a évidemment rien à faire en ligne.

Tous ces formats relèvent du flux de travail du photographe, pas de la diffusion, et encore moins sur le web. Qu’on se le dise.

Pendant longtemps, le JPG a été le format standard du web photo. Il reste aujourd’hui le plus universel : tous les navigateurs l’affichent, tous les services l’acceptent, et il offre un compromis efficace entre qualité d’image et poids de fichier.

Pour une publication simple, maîtrisée et compatible partout, le JPG fait parfaitement le travail.

Depuis quelques années, de nouveaux formats dits « web » sont apparus, comme WebP ou AVIF. Leur objectif est clair : réduire encore le poids des fichiers à qualité visuelle équivalente, voire supérieure au JPG.

Sur le papier, ces formats sont plus performants. Dans la pratique, leur adoption dépend du navigateur, du gestionnaire de site, du thème utilisé et parfois du bon vouloir des plateformes (et Dieu sait si elles en manquent). Ces formats sont très pertinents dans une logique d’optimisation automatique (sites modernes, WordPress bien configuré, CDN, plugins de performance), mais rarement choisis manuellement par le photographe au moment de l’export.

Sur le web, la question du format ne se pose donc pas très longtemps.

Si votre photo doit être vue dans un navigateur, partagée, chargée rapidement et affichée correctement sur tous les écrans, le JPG reste le format de référence côté photographe.

Les formats comme WebP ou AVIF relèvent davantage de l’optimisation technique côté site que d’un choix créatif ou éditorial à l’export.

La définition

Ici, on parle uniquement de la taille d’une photo en pixels. Un appareil photo de 24 Mp produit des images de 6 000 × 4 000 pixels. C’est ça, la définition : une valeur absolue, indépendante de tout support.

Pour le web, cette définition doit être réduite. Non pas pour « faire joli », mais pour s’adapter à la réalité des écrans sur lesquels vos photos seront consultées. Et cette réalité est simple : il n’existe pas un écran type, mais une multitude de tailles et de définitions différentes. Là-aussi, ça change sans cesse.

Ordinateurs, tablettes, smartphones, téléviseurs : chacun affiche les images selon ses propres contraintes. À titre indicatif, on trouve aujourd’hui des écrans aux définitions très variées, par exemple :

  • 1280 × 800
  • 1366 × 768
  • 1440 × 900
  • 1920 × 1080
  • 1920 × 1200
  • 2560 × 1440
  • 3840 × 2160

Il est donc illusoire de vouloir choisir une définition « parfaite » à l’avance. Vous ne savez pas si votre photo sera vue sur un écran de 24 pouces, un portable 13 pouces ou un smartphone (bien que la réponse soit le smartphone très probablement). Et paradoxalement, certains smartphones récents affichent autant de pixels qu’un écran Full HD. Le support ne dit plus grand-chose de l’usage réel.

Un autre point mérite d’être pris en compte : plus la définition publiée est élevée, plus la réutilisation de l’image devient facile. Si une photo est récupérée sans votre accord (c’est presque toujours le cas), elle pourra servir aussi bien sur le web que sur papier, à condition que sa taille le permette. Merci d’avoir offert votre photo.

Il faut donc faire un choix raisonné. De mon côté, je publie mes photos avec une définition de 1 024 pixels sur le plus grand côté. Cela limite le poids des fichiers, simplifie la gestion des images et reste largement suffisant pour un affichage à l’écran.

Jamais au-delà.

Cette définition volontairement réduite améliore le temps de chargement des pages, ce qui est bénéfique pour le référencement (et la planète…). Et c’est aussi beaucoup plus confortable à consulter sur smartphone, notamment lorsque la connexion mobile est loin d’être optimale (ce qui est souvent le cas encore).

La résolution

La résolution est souvent confondue avec la définition, alors qu’il s’agit de deux notions différentes. La résolution correspond au nombre de pixels par pouce que contient une image. Le pouce est une unité de longueur équivalente à 2,54 centimètres.

Elle s’exprime en points par pouce (PPP) ou en dots per inch (DPI). Plus la valeur est élevée, plus les pixels sont concentrés sur une même surface. Contrairement à une idée répandue, la résolution n’a aucun lien avec le taux de compression JPG ni avec la qualité visuelle d’une image à l’écran.

J’avais prévenu, c’est le genre de notion qui peut vite embrouiller.

La définition est une valeur absolue : le nombre total de pixels qui composent l’image.
La résolution est une valeur relative : la manière dont ces pixels sont répartis sur une longueur donnée.

La résolution sert uniquement à déterminer la taille d’un tirage papier lors de l’impression. Une imprimante peut rapprocher ou espacer les gouttes d’encre. Un écran, lui, ne le peut pas : un pixel image correspond toujours à un pixel écran.

Lorsqu’il s’agit de publier une photo sur le web, la résolution devient donc sans importance. Ce qui compte, c’est la définition en pixels, pas une valeur arbitraire comme 72 dpi ou 300 dpi.

En pratique, concentrez-vous sur deux choses : la définition finale de l’image et le poids du fichier. Ce sont elles qui influencent l’affichage à l’écran, le temps de chargement et le confort de lecture.

Autrement dit, une photo de 1 024 × 683 pixels aura un poids brut, sans compression, d’environ 2 Mo, que sa résolution soit indiquée à 72 dpi ou à 300 dpi. Cela correspond à la taille réelle des données de l’image, calculée simplement :

1 024 × 683 pixels en RVB (chaque pixel est codé sur 3 octets, rouge, vert et bleu) = 699 392 × 3 ≈ 2 Mo.

Cependant, sur le web, on utilise le format JPG qui permet de compresser l’image, c’est-à-dire de réduire son poids sans perdre trop de qualité visuelle. Grâce à cette compression, une même image peut peser entre 150 et 300 Ko au lieu de 2 Mo, ce qui la rend beaucoup plus rapide à charger et à afficher.

Les dpi (72 ou 300) n’affectent pas la taille du fichier numérique : ils indiquent uniquement la taille d’impression (ex. : 72 dpi = image plus grande à l’impression que 300 dpi pour le même nombre de pixels).

Pour le web, retenez une chose simple : pixels et poids du fichier. Le reste est hors sujet.

Si vous avez tenu le coup jusque-là, vous avez compris l’essentiel. Félicitations.

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L’orientation

Une autre question revient souvent au moment de publier ses photos sur le web : faut-il privilégier le format paysage ou le format portrait ?

Ma bonne dame… carottes ou poireaux ? Verre ou plastique ? La réponse n’a rien de scientifique : vous faites ce que vous voulez. Ce sont vos images, et personne n’a à vous imposer un format (même pas Instagram !).

Si une photo a été pensée et construite en portrait, publiez-la en portrait. Si elle a été conçue en paysage, publiez-la en paysage. Et si vous décidez de faire l’inverse, c’est votre choix. La publication ne doit pas trahir l’intention de départ, mais elle peut s’en affranchir si vous l’assumez.

Quelques précautions s’imposent néanmoins. Vous savez désormais que la définition d’une image est une valeur absolue. Si vous fixez, par exemple, 1 024 pixels pour le plus grand côté, le comportement à l’écran change selon l’orientation choisie :

  • En format paysage, l’image occupe 1024 pixels en largeur.
  • En format portrait, elle occupe 1024 pixels en hauteur.

La question devient alors celle du confort de lecture.

Un format paysage sollicite davantage la largeur de l’écran.
Un format portrait sollicite davantage sa hauteur.

Sur un écran d’ordinateur, naturellement plus large que haut, le format paysage s’intègre très bien.
Sur un smartphone, conçu à l’inverse, le format portrait est souvent plus lisible et plus confortable.

Idéalement, il faudrait demander à chacun de vos visiteurs s’ils consultent votre site majoritairement depuis un ordinateur ou depuis un mobile. Je vous laisse essayer. À défaut de boule de cristal, les statistiques de fréquentation sont votre seul repère. Les outils analytiques permettent de le savoir précisément. À titre indicatif, sur mon site photo personnel, je constate ceci :

  • L’ordinateur domine légèrement (54%).
  • Le mobile est très proche (44%).
  • Les tablettes sont marginales (2%).

Ces proportions sont représentatives de nombreux sites. Elles ne dictent aucune règle, mais elles donnent un cadre de réflexion. De mon côté, étant naturellement plus attiré par le format paysage, je publie majoritairement mes images dans cette orientation.

Gardez enfin à l’esprit qu’un format paysage affiché sur smartphone occupe toute la largeur de l’écran, mais avec une hauteur réduite. Les images riches en détails deviennent alors plus difficiles à lire. Cela explique en partie le succès des images simples et épurées sur Instagram, plateforme pensée avant tout pour un usage mobile, et de plus en plus orientée vidéo.

Le format carré y est longtemps resté dominant, et le format portrait est aujourd’hui l’un des plus efficaces en termes de lisibilité.

Publier ses photos au bon format on fait quoi ?

Ces notions devraient maintenant vous permettre d’y voir plus clair. Si ce n’est pas encore totalement le cas, voici une synthèse simple, orientée usage (je vous dorlote).

Publier ses photos sur son site ou sa galerie

Restez sur des choix sobres et efficaces.
Utilisez le format JPG, avec une définition de 1 024 pixels sur le plus grand côté.
Ajustez le taux de compression pour maintenir un poids raisonnable, idéalement autour de 150 à 300 Ko pour une image de 1 024 pixels.
Oubliez complètement la résolution, elle n’a aucun impact à l’écran.
Quant à l’orientation, choisissez celle qui vous semble la plus juste pour l’image. Vous obtiendrez ainsi des fichiers parfaitement adaptés au web.

Publier ses photos sur un site de partage

Appliquez exactement les mêmes principes.
Inutile de faire autrement : les contraintes sont similaires et les plateformes se chargent souvent du reste.

Publier ses photos sur un site de partage

La question est vite réglée.
Facebook recompresse systématiquement les images, quels que soient vos réglages de départ.
Ne perdez pas de temps à chercher l’optimisation parfaite.
Évitez simplement les définitions trop élevées afin de limiter les possibilités de réutilisation des images.
Et dites-vous qu’il est normal que vos superbes photos apparaissent dégradées à l’écran (mais en même temps, Facebook n’est pas un site de partage de photos).

Publier ses photos sur Instagram

Tenez compte du support principal : le smartphone.
L’écran est petit, vertical, et impose ses codes.
Les formats verticaux en 4:5 ou carrés y sont généralement les plus lisibles et les mieux mis en valeur.

Ce que, pour ma part, je ne fais pas toujours, parce que j’ai une certaine résistance dès qu’on commence à m’imposer des règles (et j’ai du mal à me soigner).

FAQ – Publier ses photos sur le web

Quelle est la meilleure taille pour publier une photo sur le web ?
Pour le web, une photo de 1 024 pixels sur le plus grand côté est largement suffisante. Elle offre un bon confort de lecture sur la majorité des écrans tout en limitant le poids du fichier et les risques de réutilisation.

Quel format de fichier utiliser pour publier ses photos sur internet ?
Le format JPG reste le plus fiable pour publier des photos sur le web. Il est compatible avec tous les navigateurs, accepté par toutes les plateformes et offre un excellent compromis entre qualité et poids.

Faut-il régler les photos à 72 dpi pour le web ?
Non. La résolution en dpi n’a aucune influence sur l’affichage à l’écran. Pour le web, seuls comptent la définition en pixels et le poids du fichier.

Les formats WebP ou AVIF sont-ils meilleurs que le JPG ?
WebP et AVIF permettent de réduire le poids des fichiers à qualité équivalente, mais ils sont généralement gérés automatiquement par le site ou le serveur. Côté photographe, le JPG reste le format de référence à l’export.

Faut-il publier ses photos en paysage ou en portrait ?
Il n’existe pas de règle universelle. Le format paysage est souvent plus confortable sur ordinateur, le format portrait sur smartphone. Le choix doit avant tout respecter l’intention de la photo.

A suivre

Il reste encore trois sujets essentiels pour compléter ce dossier et aller plus loin dans la publication de vos photos sur le web : le rôle réel des réseaux sociaux, le droit à l’image et la protection de vos photos.

Lire la suite pour savoir pourquoi utiliser les réseaux sociaux pour les photographes… ou pas.

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Conversation (4 commentaires)

💬 Une idée, une expérience, une question ? Exprimez-vous, c’est le bon endroit !

  1. Geoffrey

    Bonjour,
    Est-ce qu’en 2025 cette contrainte de pixels et poids est toujours la même ou peut être revue à la hausse ?

    • Jean-Christophe Dichant

      Tout dépend du support envisagé, tout ayant tendance à grossir sur le web.
      Ceci dit, un peu d’écologie numérique ne faisant jamais de mal, si je peux réduire la taille de mes images avant de les publier, sans que cela ne porte à conséquence, je le fais toujours. Ça veut dire moins de serveur de stockage, moins de consommation réseau, moins de stockage chez les lecteurs (le cache et autre joyeusetés).

  2. Claudio Morelli

    Bonjour,
    j’allais commencer à prendre des notes….
    Mais c’est très bien expliqué et avec une touche d’humour en plus !
    Bravo et merci

  3. Hervé

    Excellent article !
    Bravo et merci.