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10 raccourcis Lightroom Classic indispensables

Lightroom Classic est un des logiciels incontournables pour gérer et traiter vos photos. Mais si comme moi vous passez beaucoup de temps à utiliser Lightroom Classic, vous trouvez peut-être que devoir dérouler un menu pour accéder à une fonction précise est fastidieux. Voici 10 raccourcis Lightroom Classic indispensables et comment trouver très vite les autres.

10 raccourcis indispensables pour Lightroom

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Pour gagner du temps et vous éviter de trop jouer avec votre souris, mieux vaut utiliser les nombreux raccourcis Lightroom accessibles depuis le clavier. Vous pouvez ainsi accéder à de nombreuses fonctions très vite.

Le seul inconvénient des raccourcis Lightroom Classic c’est qu’il faut les retenir ! Si vous utilisez Lightroom Classic tous les jours, ça rentre vite, mais sinon vous avez peut-être du mal à vous rappeler de certains raccourcis.

J’utilise une méthode bien personnelle : plutôt que de chercher à tout mémoriser, je retiens les raccourcis les plus utiles, pour les fonctions les plus courantes, et je passe par les menus pour le reste. Lorsque je trie mes photos ou que je les développe (voir un développement de A à Z dans Lightroom), cela me fait gagner beaucoup de temps.

Voici les 10 raccourcis Lightroom Classic qui me servent à longueur de journée, je vous laisse me dire en commentaire ceux qui n’apparaissent pas ici et vous servent aussi.

1. Afficher tous les raccourcis Lightroom Classic

raccourcis Lightroom Classic indispensables

 

C’est LE raccourci à retenir en priorité puisqu’il vous donne accès à tous les autres. Le panneau correspondant est contextuel : il affiche les raccourcis du module dans lequel vous vous trouvez (bibliothèque, développement, etc.).

Pressez CTRL + < sur PC ou CMD + < sur Mac pour afficher la liste des raccourcis du module en cours d’utilisation.

2. Développer une photo dans Lightroom Classic

 

raccourcis Lightroom Classic indispensables

Vous avez choisi la photo à développer, le fichier RAW à post-traiter ? Vous devez basculer dans le module Développement.

Pressez la touche D, la photo sélectionnée sera alors immédiatement ouverte en mode développement.

3. Voir la liste des aperçus dans la bibliothèque Lightroom Classic

 

raccourcis Lightroom Classic indispensables

Lightroom impose de passer par le module Bibliothèque pour voir les aperçus des photos. Ces aperçus ne sont en effet pas disponibles depuis le module Développement.

Si vous traitez une série de photos déjà triée, appuyez simplement sur la flèche droite de votre clavier depuis le module Développement pour passer à la photo suivante.

Mais si vous voulez passer à une autre photo, alors appuyez sur la touche G pour afficher le mode Grille. C’est le plus simple et rapide !

4. Recadrer une photo dans Lightroom Classic

raccourcis Lightroom Classic indispensables

Bien souvent vous n’avez pas de traitement lourd à appliquer à une photo mais vous voulez simplement la recadrer ou la redresser.

Au lieu de passer dans le module Développement et d’accéder à l’outil Recadrage, appuyez sur la touche R depuis le module Bibliothèque. La photo est alors prête à être recadrée.

5. Afficher une photo plein écran dans Lightroom Classic

raccourcis Lightroom Classic indispensables

Quand vous traitez une photo dans Lightroom, vous avez souvent besoin de voir ce que ce traitement donne, d’avoir une vue d’ensemble. L’affichage des menus et des panneaux latéraux est une gêne visuelle qu’il vous est possible de masquer aisément en appuyant sur la touche L :

  • un premier appui occulte les menus et les panneaux latéraux, ils sont obscurcis,
  • un second appui sur la même touche les masque totalement,
  • un troisième appui les affiche à nouveau.

6. Afficher le masque des outils de retouche locale

raccourcis Lightroom Classic indispensables

Vous utilisez les outils de retouche locale de Lightroom, mais parfois vous ne savez plus très bien où vous en êtes du masquage. Vous voulez affiner la sélection et vous avez besoin de voir la zone masquée avec précision.

Appuyez sur la touche O pour que Lightroom affiche le masque en couleur. La couleur par défaut peut être modifiée dans les préférences de Lightroom.

7. Masquer les panneaux latéraux de Lightroom Classic

raccourcis Lightroom Classic indispensables

Vous développez une photo, vous triez une série, vous voulez voir ‘large’ ?

Appuyez sur la touche TAB pour masquer les panneaux latéraux. Appuyez à nouveau sur cette touche pour les faire réapparaître.

8. Afficher une photo en mode Avant-Après dans Lightroom Classic

raccourcis Lightroom Classic indispensables

Quand vous traitez une photo, il est important de ne jamais perdre de vue l’image d’origine. Et de pouvoir comparer rapidement cette image d’origine avec le résultat de votre traitement.

Appuyez sur la touche Y pour afficher à l’écran la version Avant et la version Après de la photo en cours d’édition.

9. Ajouter à la collection rapide de Lightroom Classic

raccourcis Lightroom Classic indispensables

Vous cherchez des photos pour répondre à une demande précise, alimenter votre site web ou préparer un publication ? Utilisez la collection rapide qui est une collection à usage temporaire très utile.

Pour ajouter une photo à la collection rapide, appuyez sur la touche B en mode grille ou loupe dans le module Bibliothèque. Appuyez sur la touche B à nouveau pour annuler cette action.

10. Afficher une photo en mode Zoom 100% dans Lightroom Classic

raccourcis Lightroom Classic indispensables

Il est souvent utile d’afficher une photo en mode zoom 100% pour voir les effets d’un traitement particulier, juger de la netteté de la photo ou affiner la création d’un masque.

Appuyez sur la touche Z pour passer automatiquement en mode 100%. Appuyez à nouveau sur cette touche pour revenir au mode précédent.

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Modes P, S, A, M : quel mode de prise de vue choisir sur Nikon

C’est l’une des premières questions que se pose tout photographe qui vient de sortir du mode Auto : faut-il passer en A, en M, ou en S ? Et qu’est-ce que le mode P a de différent de l’automatique ? Ces quatre lettres sur votre molette de sélection ne sont pas une hiérarchie de compétence. Ce sont quatre outils, chacun utile dans une situation précise. Voici comment les distinguer et lesquels utiliser selon votre pratique.

Résumé rapide

Mode Vous choisissez Le boîtier choisit Usage typique
P Rien (décalage possible) Ouverture + vitesse Reportage, polyvalence
A Ouverture Vitesse Portrait, paysage, créativité
S Vitesse Ouverture Sport, action, faune
M Tout Rien Studio, astro, contrôle total
Situation Mode conseillé Pourquoi
Portrait en extérieur A, grande ouverture Flou d’arrière-plan, sujet isolé
Paysage A, ouverture fermée Netteté du premier plan à l’arrière-plan
Oiseaux en vol, sport S ou A + ISO auto avec vitesse mini Figer le mouvement sans perdre l’exposition
Feu d’artifice, pose longue M, trépied Contrôle total, lumière variable et imprévisible
Astrophotographie M Lumière fixe, réglages identiques d’une pose à l’autre
Reportage, mariage P ou A + ISO auto Réactivité, peu de temps pour régler
Vidéo M (souvent imposé) La plupart des hybrides Nikon Z passent en manuel pour la vidéo

Les questions qui reviennent le plus souvent chez les photographes débutants concernent le choix du mode de prise de vue. Que vous veniez du compact, du bridge ou du smartphone, vous êtes désemparé face à la complexité apparente d’un hybride ou d’un reflex.

Voici l’essentiel de ce qu’il faut retenir au sujet des modes de prise de vue.

Le mode de prise de vue Auto est votre ami (si, si !)

Si vous êtes perdu(e) face aux différents modes de prise de vue de votre appareil photo flambant neuf, rabattez vous sur le mode automatique !

Ce conseil peut paraître surprenant quand on pense apprentissage de la photographie, c’est pourtant une des meilleures façons de débuter. Ne pensez pas aux réglages, faites des photos.

Nikon Z5II vs Nikon Z6II: le Z5II
Couronne ou pas, c’est selon le boîtier !

Une fois que vous aurez votre appareil en mains, que vous saurez quelles photos vous êtes capable d’obtenir avec (ou pas), que vous serez à l’aise avec le maniement des fonctions essentielles (voir Les bases de la photo), vous pourrez avancer d’un cran dans votre apprentissage et utiliser un des modes présentés ci-dessous en quittant le mode Automatique (voici pourquoi le faire).

Mode de prise de vue P, S, A, M : je suis perdu !

Vous délaissez l’automatique pour un autre mode, mais lequel choisir ? Votre appareil photo vous propose 4 modes experts, les modes P, S, A et M. Voici comment ils fonctionnent.

Le mode P ou Mode Programme

Le mode P ou mode programme est un mode dans lequel l’appareil photo choisit lui-même l’ouverture (le diaphragme) et le temps de pose (la vitesse d’obturation) en fonction de la quantité de lumière et du type de sujet cadré.

mode de prise de vue P - Programme
Sur la plupart des boîtiers, il suffit de presser la touche « Mode »
ou de tourner la molette pour choisir le mode de prise de vue

L’algorithme intégré à votre appareil est capable de distinguer si la partie haute de votre cadrage est un ciel lumineux, ou si vous êtes en orientation portrait. Il va alors choisir parmi les dizaines de milliers de combinaisons qu’il a en mémoire celle qui va donner la meilleure exposition possible. Le résultat est visible sur l’histogramme depuis l’écran arrière.

Le mode P est la plupart du temps débrayable : tournez la molette correspondante pour décaler le programme. Vous pouvez alors modifier le couple temps de pose/ouverture choisi par l’automatisme afin de l’adapter à votre convenance sans pour autant modifier la quantité de lumière qui va entrer dans le boîtier.

Imaginez que vous vouliez photographier une scène d’action avant qu’elle ne se produise (comme un enfant qui s’apprête à sauter devant vous) : vous avez préparé votre cadrage, le boîtier a choisi un temps de pose et une ouverture mais il ne peut pas savoir que votre sujet va bouger. C’est à vous de décaler le programme de façon à choisir un temps de pose plus court pour réduire le risque de flou. En procédant ainsi, vous faites varier le couple temps de pose / ouverture de façon à conserver une exposition satisfaisante.

N’oubliez pas qu’en mode P, le boîtier vous garantit une exposition correcte, programme décalé ou pas. Si toutefois vous choisissez un temps de pose trop important (ou trop court) et que l’ouverture correspondante n’est pas disponible, alors l’affichage va vous signaler l’impossibilité de déclencher. A vous d’adapter le décalage.

Pour en savoir plus, je vous propose une vidéo « Différence entre mode Auto et mode P« .

Le mode A ou Priorité à l’Ouverture

Le mode A (priorité à l’ouverture) est un mode semi-automatique : vous réglez l’ouverture du diaphragme, l’appareil calcule seul le temps de pose nécessaire pour une exposition correcte. C’est le mode le plus utilisé par les photographes car il donne le contrôle direct sur la profondeur de champ tout en restant rapide à utiliser.

mode de prise de vue A -priorité ouverture
Ici en mode A le boîtier indique un couple temps de pose 1/4.000 ème de sec. pour ouverture f/4.5

Quelle ouverture choisir ? Tout est question de goût. Il n’y a rien de technique si ce n’est qu’il vous faut comprendre et maîtriser la notion de profondeur de champ (lire Notions de base sur la photo). Retenez ceci : plus l’ouverture est grande, plus la profondeur de champ est faible. Et inversement.

Une grande ouverture est caractérisée par une valeur de diaphragme faible (ex. f/4), une petite ouverture est caractérisée par une valeur de diaphragme élevée (ex. f/16).

Plus le chiffre désignant l’ouverture est élevé, plus la profondeur de champ est élevée, vous suivez ?

Le mode A est le mode créatif par excellence car il vous permet d’isoler un sujet de l’arrière-plan, de mettre en valeur une personne, de créer un bel arrière-plan en paysage, de jouer avec le flou.

Sur les hybrides Nikon Z, le mode A associé à l’ISO automatique est devenu la combinaison de référence pour un usage général. Vous fixez l’ouverture selon l’effet recherché, le boîtier gère la vitesse et pousse les ISO si nécessaire, en restant dans les limites que vous lui avez définies. Le résultat est presque toujours exploitable, et vous gardez le contrôle créatif sur la profondeur de champ.

Le mode S ou Priorité à la vitesse

Le mode S (priorité vitesse) est un mode semi-automatique : vous fixez le temps de pose, l’appareil calcule seul l’ouverture. Il sert à figer ou flouter volontairement un sujet en mouvement, en sport, en photo animalière ou en reportage d’action.

mode de prise de vue S - priorité vitesse
Ici, en mode S, le boîtier indique un temps de pose de 1/800 ème sec. pour une ouverture de f/10

L’intérêt est évident : si votre sujet est dynamique (photos de sport, d’action) alors vous décidez par vous-même du temps de pose afin d’éviter au mieux le flou et le boîtier vous épargne le calcul de l’ouverture. La photo est correctement exposée.

Le mode S vous rend de précieux services si vous êtes face à un sujet mobile, rapide, et que vous devez le suivre tout au long d’une série de photos (course de voitures, match de foot, jeux collectifs, etc.).

Le mode S n’a pas de réelle utilité lorsque vous photographiez au fil de vos promenades, en vacances, en voyage. Choisissez plutôt le mode A qui vous donne le contrôle de la profondeur de champ. Ce sera plus créatif et vous pouvez toujours décaler l’ouverture pour obtenir un temps de pose court si le besoin s’en fait sentir.

Le mode de prise de vue M ou Mode Manuel (ou mode Maléfique)

Le mode M est le mode qui vous donne toute liberté de contrôler vos paramètres de prise de vue. Le mode M vous autorise tout : le meilleur comme … le pire.

mode de prise de vue M - manuel
Ici en mode M le boîtier indique que le réglage choisi (1/1.600 ème sec. et f/3.2) donne une surexposition de 1 Ev

Le mode M permet toutes les variantes possibles (et les erreurs d’exposition qui vont avec). Pour certains le mode M est le seul qui fasse de vous un vrai photographe (les autres sont des faux-tographes ?), pour autant il est loin d’être utilisé par tout le monde y compris les photographes professionnels (voir mon Pour ou Contre le mode M).

Si vous faites le choix du mode M, vous devez comprendre que vous êtes seul maître a bord. Le boîtier ne pilote plus rien en automatique, il ne vous donne aucun réglage préétabli, c’est à vous de choisir l’ouverture et le temps de pose. Ce mode demande une parfaite connaissance de la technique photo, de la gestion de la lumière, de votre matériel.

Je ne le conseille pas au débutant. Non pas parce qu’il est « trop difficile », mais parce qu’il n’enseigne rien que le mode A n’enseigne mieux et plus vite. La liberté totale sans repère, ça produit surtout des photos ratées et du découragement.

Les hybrides et reflex viennent néanmoins à votre secours si vous faites le choix du mode M. Ils vous donnent des indications utiles comme l’affichage dans le viseur ou sur l’écran supérieur du boîtier, vous présentent les réglages que le boîtier ferait s’il était en mode automatique. Indications utiles car c’est bien souvent sur la base de ces informations que le photographe utilisant le mode M va se baser pour choisir ses propres réglages.

Imaginez le cas d’un sujet fortement contrasté, avec un premier plan très sombre et un arrière-plan très clair. L’automatisme du boîtier va réagir en vous proposant une valeur d’exposition qui donne un rendu moyen acceptable tant pour les basses lumières que pour les hautes lumières. C’est correct techniquement mais la plupart du temps décevant d’un point de vue créatif.

Avec le mode M vous allez pouvoir vous baser sur les indications données par le boîtier, mais pas imposées, pour choisir une ouverture plus grande et privilégier les basses lumières. Vous pourrez aussi, au contraire, choisir une ouverture plus faible et vous mettrez en avant les hautes lumières. Vous êtes le patron ! A vous de savoir ce que vous voulez obtenir et de choisir les réglages correspondants.

Et les ISO dans tout ça ?

Choisir un mode P, S, A ou M ne dit rien sur la sensibilité ISO, c’est un réglage indépendant. Mais en pratique les deux sont liés dès que vous quittez le mode Auto complet.

En mode A ou S, vous pilotez un seul paramètre (ouverture ou vitesse), le boîtier calcule le second. Si vous activez l’ISO automatique en plus, le boîtier ajuste la sensibilité pour garantir l’exposition même quand le couple ouverture/vitesse ne suffit plus, par exemple en intérieur ou en fin de journée.

En mode M, l’ISO auto change tout : vous fixez ouverture et vitesse pour l’effet recherché (profondeur de champ et gestion du mouvement), le boîtier ajuste uniquement la sensibilité. C’est la combinaison la plus utilisée par les photographes de sport et d’animalier en mode M, et c’est ce que plusieurs lecteurs de cet article pratiquent déjà sans le théoriser.

Sur les hybrides Nikon Z récents (Z6III, Z8, Z9), définissez toujours une limite haute d’ISO et une vitesse minimale dans le menu ISO auto. Sans cette limite, le boîtier peut monter beaucoup plus haut en sensibilité que nécessaire et dégrader inutilement le bruit numérique de l’image.

SituationMode conseilléPourquoiPortrait en extérieurA, grande ouvertureFlou d’arrière-plan, sujet isoléPaysageA, ouverture ferméeNetteté du premier plan à l’arrière-planOiseaux en vol, sportS ou A + ISO auto avec vitesse miniFiger le mouvement sans perdre l’expositionFeu d’artifice, pose longueM, trépiedContrôle total, lumière variable et imprévisibleAstrophotographieMLumière fixe, réglages identiques d’une pose à l’autreReportage, mariageP ou A + ISO autoRéactivité, peu de temps pour réglerVidéoM (souvent imposé)La plupart des hybrides Nikon Z passent en manuel pour la vidéo

Rien de tel que la pratique pour que le métier rentre !

Prenez un moment et trouvez une scène à photographier. Suivez les étapes ci-dessous pour sortir du mode Auto et comprendre comment régler votre boîtier.

Exercice : du mode Auto au mode A

  1. réglez votre boîtier sur le mode Auto
  2. cadrez et notez les valeurs d’ouverture et de temps de pose affichées
  3. réglez votre boîtier sur le mode A
  4. choisissez la valeur d’ouverture donnée par le mode Auto à l’étape 1
  5. faites une première photo
  6. amusez-vous à décaler la valeur d’ouverture pour voir comment varie le temps de pose et faites quelques photos à chaque fois

Vous observerez sur les images les différences de rendu en fonction des différentes ouvertures. Plus l’ouverture sera grande, plus le fond sera flou si vous avez fait la mise au point au premier plan.

Exercice : du mode Auto au mode S

  1. réglez votre boîtier sur le mode Auto
  2. cadrez et notez les valeurs d’ouverture et de temps de pose affichées
  3. réglez votre boîtier sur le mode S
  4. choisissez le temps de pose donné par le mode Auto à l’étape 1
  5. faites une photo
  6. amusez vous à changer le temps de pose et observez le changement d’ouverture correspondant
  7. faites une image pour chaque temps de pose et observez les différences de rendu.

Vous allez voir que fixer le temps de pose permet de figer le sujet, ou au contraire de le flouter à votre guise. Par contre la netteté apparente de l’arrière-plan va changer, la profondeur de champ ne sera pas la même d’une vue à l’autre. Vous commencez à comprendre ?

Exercice : du mode Auto au mode M

Vous commencez à jouer avec les modes A et S ? Essayez le mode M !

  1. réglez votre boîtier sur le mode Auto
  2. cadrez et notez les valeurs d’ouverture et de temps de pose affichées
  3. réglez votre boîtier sur le mode M
  4. choisissez le temps de pose et l’ouverture donnés par le mode Auto à l’étape 1
  5. faites une photo
  6. amusez-vous à faire varier le temps de pose ou l’ouverture et observez les différences

Je vous conseille de ne faire varier qu’un seul des deux réglages à la fois sans quoi vous allez vite être perdu. Observez les changements induits par rapport à l’image de référence : profondeur de champ, contraste, rendu des zones sombres ou claires, flou apparent, etc.

Avec un peu d’habitude vous allez passer très vite à l’utilisation des modes A et S et profiter de votre boîtier pour donner libre cours à votre créativité.

Avec un peu plus de pratique, à vous le mode M et la liberté associée.

Quelle est la différence entre le mode Auto et le mode P ?

En mode Auto, l’appareil contrôle tout, y compris le flash, le recadrage de la mise au point et les ISO. En mode P, vous gardez la main sur la sensibilité, la correction d’exposition et la possibilité de décaler le programme. C’est une liberté minimale, mais réelle.

Vaut-il mieux apprendre en mode M ou en mode A ?

En mode A. Contrairement à une idée répandue, le mode M n’enseigne pas mieux la photographie. Il ralentit simplement la prise de vue. Le mode A vous force à comprendre la profondeur de champ et vous laisse le boîtier comme filet de sécurité pour l’exposition.

Le mode M est-il réservé aux professionnels ?

Non, mais il est adapté aux situations où vous contrôlez entièrement la lumière : studio, astrophotographie, pose longue nocturne. En lumière variable ou en situation réactive, il est moins efficace que le mode A ou S, y compris pour des photographes avancés.

Quel mode utiliser pour les oiseaux ou le sport ?

Le mode S en priorité, avec une vitesse d’au moins 1/1000e sec pour les oiseaux en vol. Sur les boîtiers récents comme le Z8 ou le Z9, le mode A avec Auto ISO et une limite de vitesse mini fonctionne aussi très bien.

Faut-il régler les ISO en manuel ou en automatique avec les modes A, S et M ?

En mode A ou S, laissez les ISO en automatique avec une limite haute définie, le boîtier gère déjà un paramètre, autant lui confier le troisième. En mode M, l’ISO auto est presque indispensable sauf en studio ou en astrophotographie où la lumière est fixe et contrôlée.

Il n’y a pas de « bon mode » universel. Il y a le mode adapté à ce que vous voulez faire à l’instant où vous déclenchez. La plupart des photographes expérimentés passent leur vie en mode A, avec quelques incursions en S pour l’action et en M pour les situations contrôlées. Le mode Auto reste une béquille utile, pas une honte.

Si vous voulez vraiment comprendre ce qui se passe derrière ces lettres et progresser vite, ma formation photo vous donne les clés en moins de deux heures.


Rachel Nething, Photographe 3.0 : optimiser sa présence sur le web et créer une dynamique commerciale

Le guide Photographe 3.0 de Rachel Nething rassemble ce qu’il vous faut savoir pour développer votre visibilité sur le web et les réseaux sociaux et générer des opportunités commerciales.

Vous êtes photographe amateur ou pro, vous voulez étendre votre audience, trouver des clients, ou vous rêver tout simplement de vivre de la photo ? Voici ce qu’il vous faut savoir pour bâtir votre plateforme et passer à l’action.

Photographe 3.0 : optimiser sa présence sur le web et créer une dynamique commerciale Rachel Nething

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais

Photographe 3.0 par Rachel Nething, présentation

Vous voulez vous faire connaître comme photographe, vendre vos photos, trouver des clients mais vous ne jouez pas la carte du web, des réseaux sociaux et du marketing. Ou vous ne savez pas la jouer.

Vous avez déjà tenté l’expérience en créant un blog de photographe, une page Facebook, un compte Twitter. Mais ça ne fonctionne pas. Ou pas bien. Et vous vous êtes découragé.

C’est normal : nous sommes au 21 ème siècle et le monde a changé. Le web et les réseaux sociaux sont partout (même dans votre poche …) et dans toutes les conversations. L’email – que certains pensent mort- n’a jamais aussi bien touché sa cible et les outils de marketing web n’ont jamais été aussi nombreux et pertinents.

Il est donc temps de passer à l’action car ‘ça marche‘. Mais il faut le faire avec méthode, une stratégie et des objectifs.

Comment faire

Rachel Nething (en savoir plus sur l’auteur) vous propose de découvrir comment procéder dans ce guide d’introduction au marketing et aux techniques de communication sur le web. Car contrairement à ce que vous pouvez penser, tout cela peut s’apprendre et vous pouvez réussir vous-aussi à développer habilement votre présence et votre visibilité.

Si vous ne connaissez rien au web et au marketing web, si les réseaux sociaux vous font peur et si commercialiser vos services de photographe – ou tout simplement vendre quelques photos – font tout de même partie de vos objectifs, alors lisez !

Vous allez y trouver tout ce qu’il vous faut connaître pour mettre en place une stratégie web pertinente. Car sur le web comme ailleurs, aucune présence n’est efficace si vous n’avez pas de stratégie, d’objectifs et les moyens de mesurer les résultats (le fameux ROI – ou Retour sur Investissement).

Photographe 3.0 : optimiser sa présence sur le web et créer une dynamique commerciale Rachel Nething

Le guide Photographe 3.0 – je ne suis pas fan du terme web 3.0 qui n’a plus grand sens tant le web est partout et protéiforme – vous invite à prendre conscience de l’importance de construire votre plateforme de communication personnelle. Et d’y associer les tactiques marketing adéquates simples mais suffisantes pour attirer à vous des contacts qualifiés, les transformer en prospects et convertir ces prospects en clients.

Car c’est bien là le cœur du sujet. Vous ne pouvez plus communiquer sur le web comme vous le faisiez avant. Il ne suffit pas de poster une image sur un site web pour que ‘ça fonctionne‘. Il ne suffit pas non plus d’arroser la terre entière pour avoir des ‘amis’. Il faut par contre travailler de façon structurée, définir vos cibles, segmenter vos listes de contacts et toucher les bonnes personnes au bon moment.

Au sommaire

Parmi les thèmes abordés dans ce guide, vous allez donc (re)découvrir :

  • comment définir votre stratégie de présence web
  • comment fixer vos objectifs
  • quels sont les outils marketing à votre disposition (même si vous êtes un simple amateur)
  • comment attirer des visiteurs et trouver des contacts qualifiés
  • comment utiliser les réseaux sociaux pour étendre votre visibilité
  • comment partager vos compétences pour vendre
  • comment fidéliser vos clients et étendre votre audience
  • comment analyser, assure la veille nécessaire et planifier vos publications

Chacun des chapitres vous livre les clés indispensables à la compréhension et à la mise en oeuvre. S’agissant d’un ouvrage généraliste, certains passages sont forcément traités un peu rapidement mais il faudrait une bible de plusieurs centaines de pages pour tout couvrir. Mieux vaut vous tourner alors vers des ouvrages complémentaires et dédiés.

Pour autant, vous avez là de quoi découvrir un monde qui vous est peut-être encore inconnu. Mais qui peut vous rendre bien des services sans devoir investir guère plus qu’un peu de votre temps (vous verrez que payer pour faire de la pub sur le web devient obligatoire mais reste peu onéreux).

Photographe 3.0 : optimiser sa présence sur le web et créer une dynamique commerciale Rachel Nething

Mon avis sur Photographe 3.0 de Rachel Nething

J’ai apprécié le fil conducteur mis en place par l’auteur qui ne perd jamais de vue qu’il faut toujours agir dans un but bien précis : générer des opportunités et vendre. Une approche différente – mais au combien intéressante – par rapport à ce que vous pouvez peut-être connaître du web plus personnel sur lequel vous publiez quelques photos et messages sans aucune arrière-pensée commerciale.

J’ai aussi forcément relevé l’autre idée sous-jacente et que vous devez faire vôtre qui est de toujours travailler dans le respect des règles admises – oui, il y a des règles sur le web : respecter vos contacts, les aider, obtenir la permission d’échanger avec eux et rendre toujours plus personnels les échanges.

Pour être franc, je reste un peu sur ma faim après avoir parcouru cet ouvrage. Déjà parce que le web est mon terrain de jeu et que je n’ai pas le même regard que vous si vous ne connaissez pas le sujet. Mais aussi parce que je rêve de cette bible qui vous permettrait de tout apprendre sur la toute puissance du web en matière de stratégie commerciale et de développement d’audience.

En attendant cette bible, vous avez là de quoi prendre conscience, éveiller vos sens et passer à l’acte. C’est déjà beaucoup non ?

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais

QUESTION : vous avez un problème particulier en matière de présence web ? Des questions sur l’usage des réseaux sociaux ? Sur la stratégie à adopter ? Dites-moi tout via les commentaires !


Test terrain Nikon Coolpix AW130 : la photo et la vidéo dans toutes les conditions !

Le Nikon Coolpix AW130 est un compact étanche et résistant capable de vous accompagner dans toutes vos balades un tant soi peu aventureuses. Etanche à 30m il vous permet également de photographier et filmer sous l’eau.

Le Coolpix AW130 cherche aussi à concurrencer les caméras d’action (type GoPro) avec une belle qualité vidéo et une stabilisation très efficace. J’ai utilisé ce petit compact pendant deux semaines, voici ce que j’en pense !

est terrain Nikon Coolpix AW130

Le Nikon Coolpix AW130 en version camouflage, il existe également en noir, jaune, bleu et rouge

chez Miss Numerique  chez Amazon

Présentation du Nikon Coolpix AW130

Le Coolpix AW130 est un petit compact. Son gabarit réduit est en bonne partie du à son zoom qui ne sort pas du boîtier comme c’est le cas avec d’autres compacts. Une particularité imposée par la construction étanche car un zoom mobile externe est impossible à étanchéifier aisément.

Cliquez sur les photos pour les voir en plus grand

Test terrain Nikon Coolpix AW130

Cette compacité est couplée à un poids réduit qui permet à l’AW130 de se faire discret: laissez le dans votre poche pour l’avoir toujours sous la main. Ou pendez-le autour du cou avec une courroie fiable (comme la courroie Black Rapid) comme je l’ai fait pendant un roadtrip moto de près de 2000kms.

Ergonomie et accès aux principales fonctions

En face avant, l’AW130 est doté d’une vitre de protection de l’objectif assez imposante, sans qu’elle ne dépasse trop du boîtier. Cette protection indispensable pour l’étanchéité est le point faible potentiel du boîtier (comme de tous les compacts étanches), il convient d’en prendre soin si vous ne voulez pas voir l’humidité pénétrer à l’intérieur. Je n’ai toutefois rencontré aucun souci pendant le test bien quelques chutes intempestives et des situations … atypiques.

Test terrain Nikon Coolpix AW130

Prise de vue sous l’eau, l’autofocus réagit bien et arrive à suivre le sujet aisément

Les deux commandes supérieures permettent de déclencher via un gros bouton pratique lorsqu’on porte des gants. Je regrette toutefois que ce déclencheur ne puisse être utilisable en mode vidéo, cela m’aurait évité bien des hésitations lors de mes tournages.

est terrain Nikon Coolpix AW130

Le bouton marche/arrêt est un peu plus discret mais rien à dire de ce côté là, il suffit de laisser le boîtier s’éteindre seul (via le réglage menu correspondant) pour ne pas avoir à trop utiliser ce bouton.

est terrain Nikon Coolpix AW130

En face arrière on retrouve le panneau classique des Coolpix récents avec un pad (trèfle de commande) pratique mais aux touches bien trop petites pour être facilement utilisables. Sans gants (et avec des ongles), passe encore. Mais avec des gants les touches sont très difficilement accessibles, un vrai point faible car ce type de boîtier est souvent utilisé en montagne, au ski, à vélo, en moto, autant de situations pour lesquelles le port de gants est fréquent. Je ne parle même pas de la plongée qui se fait rarement à mains nues.

Test terrain Nikon Coolpix AW130

Même remarque pour la commande de zoom qui est ridiculement petite. Dommage également car ce zoom s’avère agréable à utiliser, sa réactivité est très satisfaisante et la plage focale plutôt bien adaptée (équivalent 24-120mm).

Du côté de l’écran arrière, rien à redire en revanche. Cet écran s’avère très lisible en extérieur, y compris en plein soleil ou sous une pluie battante (testé pour vous …). Il n’est pas tactile, mais je doute que ce soit une bonne idée pour un boîtier capable d’aller sous l’eau.

est terrain Nikon Coolpix AW130

exemple de géolocalisation des photos via le module GPS du boîtier et le logiciel Lightroom

Le côté gauche de l’AW130 propose plusieurs touches à accès direct assez bien pensées. Vous pouvez ainsi ouvrir directement la carte de géolocalisation pour voir où vous vous trouvez (l’AW130 est doté d’un module GPS) et où vos photos ont été prises.

Vous pouvez également enclencher le transfert wifi vers l’application Nikon WMU pour smartphones et tablettes.

est terrain Nikon Coolpix AW130

transfert des photos du boîtier vers une tablette via wifi et l’application Nikon WMU

Une autre touche est dédiée au pilotage du boîtier par le mouvement. Cette fonction permet en effet de basculer entre les modes photo, vidéo et visualisation en remuant le boîtier, tout simplement. Il faut par contre appuyer sur le bouton au préalable (toujours l’histoire des gants …) et ré-appuyer dessus pour photographier ou filmer.

Nikon serait bien inspiré de modifier ce principe au demeurant très pratique pour permettre le déclenchement automatique d’un tournage vidéo ou d’une prise de vue car l’ensemble perd de l’intérêt dès lors qu’il faut appuyer sans cesse sur ce bouton. J’ai quand même pu réussir de nombreuses séquences vidéos ‘à une main’ en utilisant ce principe alors que je n’aurais rien pu tourner du tout avec le système de déclenchement traditionnel.

Test terrain Nikon Coolpix AW130

Le côté droit du boitier comporte le logement pour la carte SD et la batterie, toutes les deux protégées par une trappe imposante mais fiable et simple à verrouiller. C’est d’autant plus important que cette protection est critique, c’est l’étanchéité du compact qui est en jeu.

Le Nikon Coolpix AW130 à l’usage

Contrairement à d’autres compacts dotés d’énormes zooms, l’AW130 se fait bien plus discret. Je passe sur la livrée ‘camouflage‘ du modèle testé, tous les goûts sont dans la nature, mais je dois avouer que ce compact s’est vite fait oublier alors que je l’avais sur moi en permanence.

Test terrain Nikon Coolpix AW130

Dans les conditions (humides …) de ce test, je reconnais que c’est très appréciable. Il suffit de le sortir en une seconde, de l’allumer et de déclencher pour capturer un moment particulier lors d’une balade ou d’une sortie ‘aventure‘. Dans mon cas, je l’ai gardé autour du cou pendant mes trajets sur la route, ce qui m’a permis de réaliser quelques photos et séances vidéos inédites que je n’aurais jamais pu faire autrement. Et comme il ne craint pas la pluie, c’est un souci en moins. Ayant un peu dans l’idée de comparer les résultats en vidéo de ce Coolpix AW130 avec ce que je connais des caméras GoPro, j’avoue ne pas avoir été déçu.

Test vidéo du Nikon Coolpix AW130

J’ai profité d’un roadtrip sur la Route Nationale 7 pour tourner quelques séquences avec le Coolpix AW130 en complément d’une caméra GoPro. Voici quelques extraits juxtaposés dans Adobe Premiere Pro :

Lien direct vers la vidéo : Test vidéo du Nikon Coolpix AW130

Les avantages du Coolpix AW130 en mode vidéo – caméra d’action

Ce compact est doté d’un capteur dont les performances sont très largement suffisantes pour tourner des séquences vidéos Full HD qui ne choqueront pas si vous les montez en complément de rushs tournés avec un reflex ou une caméro pro.

Le système de stabilisation de l’AW130 s’avère redoutable d’efficacité, il est très supérieur à celui de la caméra GoPro utilisée en parallèle, avec des séquences pourtant ‘remuantes’ pour lesquelles je n’ai pas eu à stabiliser en post-production. Un vrai plus.

La dynamique du capteur s’avère elle-aussi satisfaisante et supérieure à ce que l’on peut obtenir avec une GoPro. Les ciels ne sont pas brûlés, les ombres pas (trop) bouchées. Le résultat est assez plaisant à voir.

La réactivité de l’AW130 s’avère suffisamment grande pour que vous puissiez déclencher (et tourner) rapidement, les rushs vidéos ne présentant aucun défaut de type saccades ou sauts d’images.

Les inconvénients (en mode vidéo)

Test terrain Nikon Coolpix AW130

Nikon Coolpix AW130 et mode macro

Premier constat, ce Coolpix reste un modèle compact et ne propose pas d’entrées complémentaires pour un micro externe. C’est assez logique pour un modèle étanche mais cela reste une limitation si vous voulez faire une meilleure capture audio que ce que propose le micro intégré. Celui-ci propose toutefois un mode réduction du bruit du vent qu’il convient d’activer au besoin.

Tenez également compte du fait que le cadrage vidéo diffère du cadrage photo. Si vous venez de faire une photo sympa et que vous voulez tourner une séquence de quelques secondes en vue de votre montage vidéo final, il faut prendre du recul car en vidéo le champ se resserre de façon importante.

J’ai également noté quelques hésitations de l’autofocus en vidéo, dès lors que le boîtier est plongé sous l’eau avec une distance de mise au point faible. Dans tous les autres cas il s’avère très efficace, même si quelques séquences sous la pluie en roulant s’avèrent moins nettes que prévues.

Enfin il faut mettre au rayon des inconvénients une offre en accessoires de fixation bien trop limitée pour pouvoir concurrencer une GoPro ou assimilé. Nikon propose un harnais qui a l’avantage de tenir le boîtier face à la route, mais qui limite l’utilisation du mode de contrôle par le mouvement. Et comme les touches de déclenchement sont très petites et qu’il n’y a pas de déclencheur vidéo sur le dessus …

De même j’aurais apprécié de pouvoir disposer d’une télécommande permettant de fixer le boîtier puis de déclencher à distance. L’application Nikon WMU en mode wifi ne permet pas de déclencher en mode vidéo et elle est loin d’être aussi pratique qu’une simple télécommande comme la conucrrence sait le faire.

Le Coolpix AW130 et la photo

Test terrain Nikon Coolpix AW130

Il s’agit bien d’un compact : attendez-vous donc à des JPG très corrects aux plus faibles sensibilités, mais un peu trop lissés aux plus hautes. La gestion du bruit numérique donne de très bons résultats, mais en agrandissant les images le lissage s’avère souvent un peu trop prononcé. C’est toutefois une constante avec la plupart des compacts et non une spécificité de ce modèle. J’aurais apprécié de pouvoir photographier au format RAW de façon à traiter les photos en post-production pour optimiser les résultats.

Tenez également compte du fait que l’AW130 produit des images au format 4/3 et non 3/2 comme un reflex. Il faudra recadrer si vous souhaitez garder une certaine homogénéité au final, ou vous passer d’une partie des pixels en photographiant directement en 3/2, c’est un peu dommage.

Le petit flash intégré fait plutôt bien le boulot. Comme tout flash de compact il ne faut pas chercher à le provoquer en étant trop près du sujet, celui-ci sera alors probablement brûlé, mais dès que vous prenez un peu de recul l’éclairage d’appoint est très équilibré et le rendu assez agréable.

Je passe volontairement sur la multitude de modes scènes et d’effets à la mode, je ne suis pas fan mais si cela vous attire, l’AW130 est bien doté : effet miniature, effets vintages, etc.

Mon avis sur le Nikon Coolpix AW130

Nikon a fait évoluer son modèle étanche en lui apportant plusieurs améliorations dignes d’intérêt. Les précédents AW110 et AW120 péchaient en matière de stabilisation en vidéo, de performances globales (autofocus, réactivité). L’AW130 est bien plus réactif et son stabilisateur s’avère très performant. Un utilisateur de GoPro averti a même lâché un ‘ah oui, quand même …‘ en voyant quelques séquences vidéos tournées d’une main en moto à bonne allure.

Pour autant, il reste à la marque à faire quelques progrès en matière d’ergonomie. Si celle-ci s’avère correcte pour un usage classique en mode photo ou vidéo (à la taille des boutons près), il n’en est pas de même en mode action. Il manque vraiment à ce Coolpix AW130 de bon gros boutons pour déclencher une photo ou une vidéo sans avoir à chercher la commande correspondante. De même qu’une série d’accessoires de fixation et une télécommande simple pour pouvoir oser différents cadrages sans devoir toujours penser à laisser libre d’accès le petit déclencheur manuel.

Test terrain Nikon Coolpix AW130

A qui s’adresse le Nikon Coolpix AW130

Usages familiaux, grand public, profil amateur

Le Coolpix AW130 vous permet de disposer d’un compact à tout faire qui sait se faire oublier tout en restant disponible à tout instant pour une photo ou une vidéo dans toutes les situations. Il ne craint pas grand-chose, et vos limites seront probablement atteintes avant les siennes.

Il vous permettra également de faire des prises de vues que vous ne feriez pas autrement, sous la pluie, dans la neige, sous l’eau, à la plage, en plongée sans jamais craindre de le mettre à mal. Les résultats en photo sont à la hauteur des meilleurs compacts du moment et le mode vidéo s’avère très efficace avec un stabilisateur vraiment performant.

Usages avancés, profil expert

Les experts trouveront là un appareil pouvant compléter un équipement reflex moins résistant et pas étanche sans caisson (onéreux), il suffit de bien connaître ses limites et de tenir compte du fait que vous ne disposez pas du mode RAW pour traiter vos photos.

L’AW130 sera plus probablement un complément idéal si vous cherchez un remplaçant au caméscope ou si vous ne voulez pas sortir votre (gros) reflex pour tourner quelques équences. Les résultats sont très probants. Il lui manque toutefois un mode RAW et des modes P,S,A,M pour pouvoir concurrencer dignement les compacts experts (mais non étanches) ou le Nikon 1 AW1 (hybride, étanche, mais bien moins compact).

Usages avancés, profil professionnel

Si vous avez des usages professionnels, vous vous pencherez probablement plus sur le Nikon1 AW1 pour avoir accès à plus de fonctions, une meilleure ergonomie et une optique étanche de meilleure qualité. Toutefois les séquences vidéos tournées avec le Coolpix AW130 méritent que l’on s’y intéressent.

Certains reporters pros ont d’ailleurs déjà utilisé ce boîtier dans plusieurs reportages TV sans que cela ne soit visible à l’écran, preuve s’il le fallait que ce petit compact sait se débrouiller quand il est bien piloté.

Vous pouvez vous procurer le Nikon Coolpix AW130 chez la plupart des revendeurs photos comme :

Miss Numerique Amazon


Formats DX vs FX Nikon, compatibilité et équivalences

Vous avez du mal à faire la différence entre les formats DX (APS-C Nikon) et FX (plein format Nikon) ? Vous hésitez à choisir un objectif DX ou FX ? Voici un tutoriel pour tout savoir sur les particularités des formats DX vs FX : équivalence de focales, angle de champ, compatibilité, etc.

Tutoriel : tout savoir sur les formats DX et FX Nikon, compatibilité et équivalences

Bons Plans Objectifs pour Nikon chez Miss Numerique

Bons Plans Objectif pour Nikon chez Amazon

Formats DX vs FX, historique et contexte

Avec l’avènement des reflex numériques, le traditionnel format 24 x 36 propre au matériel argentique s’est vu complété d’un nouveau format APS-C nommé DX chez Nikon. Ce format DX est celui des boîtiers dont le capteur est au standard APS-C (16 x 24 mm), plus petit que la surface d’un négatif 24 x 36 mm.

Les reflex Nikon équipés d’un capteur au format DX sont :

  • les séries D3xxx (D3200, D3300, D3400, D3500),
  • les séries D5xxx (D5300, D5500, D5600),
  • les séries D7xxx (D7100, D7200, D7500),
  • le modèle D500

et toutes les générations précédentes comprenant les Nikon D300, D200, D90, D80 …

Plus récemment la gamme Nikon s’est enrichie de modèles hybrides APS-C, dont les Nikon Z 50 et Nikon Z fc.

Différence entre un capteur DX et un capteur FX

vue du capteur Nikon DX

capteur Nikon DX

vue du capteur Nikon FX

capteur Nikon FX

Lorsque le capteur plein format a fait son apparition sur le Nikon D3, Nikon a choisi de nommer FX ce format par opposition au format DX. FX est donc l’équivalent du format 24 x 36 mm ou 35 mm historique.

La différence de format du capteur impacte les boîtiers comme les objectifs et il n’est pas toujours facile d’y voir clair. Voici comment tout cela fonctionne avec les précautions d’usage.

Formats DX vs FX : compatibilité des objectifs avec les boîtiers

Voici résumées les possibilités de couplage entre des objectifs et boîtiers DX et FX. Deux types d’objectifs pour deux types de boîtiers, cela donne quatre combinaisons possibles détaillées ci-dessous.

J’ai pris comme référence un objectif de focale fixe 50 mm. Le type d’objectif importe peu puisque la focale mentionnée sur l’optique reste identique quel que soit le format du capteur : un 50 mm DX est un 50 mm. Un 50 mm FX est aussi un 50 mm. Le type de capteur utilisé ne modifie pas la focale.

Notons au passage que l’ouverture de l’objectif n’est pas non plus remise en cause avec le type de capteur : un 50 mm f/1.8 conserve son ouverture que l’optique soit montée sur un boîtier DX ou un boîtier FX.

Le schéma ci-dessous montre la couverture des cercles images pour un objectif DX et pour un objectif FX. Cliquez sur l’illustration pour la voir en plus grand.

tableau de compatibilité formats DX vs FX Nikon

cercle image d’un objectif DX et d’un objectif FX

1- Objectif FX sur boîtier FX

C’est la situation idéale : l’objectif est conçu pour le plein format et il est monté sur un boitier plein format. La taille du cercle image correspond à la taille du capteur, l’image projetée recouvre le rectangle 24 x 36.

L’objectif de focale 50 mm pris comme exemple cadre comme un 50 mm. C’est le cas par exemple d’un 50mm AF-S G f/1.4 sur un D780.

2- Objectif DX sur boîtier DX

Deuxième cas de figure idéal : objectif et boîtier sont conçus pour le même format DX. La taille du cercle image correspond à la taille du capteur, l’image projetée recouvre le rectangle 16 x 24.

D’un point de vue optique (celui de l’objectif) c’est exactement comme le cas précédent, sauf que le capteur est plus petit, bien adapté à la taille de l’image projetée. Parce que la taille du capteur diffère, pour obtenir le même cadrage que dans le cas numéro 1, il faut un objectif de focale plus courte, d’un rapport 1.5 (24/1.5=16 et 36/1.5=24) : le DX 35 mm va former sur notre capteur DX une image cadrée comme celle d’un FX 50 mm sur capteur FX (en savoir plus).

3- Objectif FX sur boîtier DX

L’utilisation d’un objectif FX sur un boîtier DX ne pose pas de problème de compatibilité mécanique chez Nikon. Par contre la taille du capteur DX fait que la focale équivalente de notre 50 mm diffère de sa focale réelle : il faut multiplier par x 1.5 la focale de l’objectif pour obtenir la focale équivalente. Bien que notre 50 mm reste un 50 mm une fois monté sur un boîtier DX, le cadrage obtenu correspond à ce que l’on obtiendrait avec un 75 mm (50 x 1.5) sur un boîtier FX.

Pourquoi un facteur de correction ? Le cercle image est conçu pour le 24 x 36, il recouvre donc le capteur DX en débordant très largement, celui-ci n’enregistre que le centre de l’image projetée. Sur le plan optique, c’est un avantage car le centre est plus piqué que les bords, et moins sujet au vignettage.

Pour obtenir le même cadrage que dans le cas 1, il faut un objectif de focale plus courte, d’un rapport 1.5 (car 36/24 = 1.5, tout comme 24/16 = 1.5).  Le 50 mm va former sur notre capteur DX une image cadrée comme celle d’un 75 mm sur capteur FX.

En DX, la focale dite « standard » n’est donc pas le 50 mm mais bien le 35 mm.

4- Objectif DX sur boîtier FX

Ce cas de figure pose problème : les objectifs conçus pour le format DX ne sont pas prévus pour couvrir le grand capteur FX. Leur formule optique ne permet pas de prendre en compte l’intégralité du champ offert par le capteur plein format.

photo faite avec un objectif DX sur boitier FX Nikon

photo faite avec un objectif DX (Samyang 8mm) sur boîtier FX (Nikon D700)

Le cercle image est conçu pour le 16 x 24, il projette une image de diamètre 29 mm (diagonale de 16 x 24), trop petite pour le capteur 24 x 36. Le seul moyen de récupérer une image rectangulaire est de ne garder que le centre de l’image, soit un rectangle 16 x 24 mm inscrit au centre de l’image circulaire.

Pour obtenir le même cadrage que dans le cas numéro 1, il faut un objectif de focale plus courte, d’un rapport 1.5. Mais comme tous les pixels du capteur 24 x 36 ne sont pas utilisés, le recadrage va diminuer le nombre de pixels utiles d’un rapport 1.5 x 1.5 = 2.25. Le DX 35 mm va former une image cadrée comme celle d’un 50 mm sur capteur 24 x 36. Un capteur 24 Mp ne fournira qu’une image de définition 10 Mp.

Avec les boîtiers riches en pixels comme le Nikon D850 ou le Nikon Z 7, le recadrage DX qu’impose ce couplage est plus facilement envisageable puisqu’il reste 20 Mp en mode DX.

photo faite avec un samyang 8mm DX sur boitier Nikon FX D700

même photo faite avec un objectif DX (Samyang 8 mm) sur boîtier FX (Nikon D700) en mode recadrage DX auto

vue du viseur du Nikon D3 en mode recadrage DX auto

viseur d’un Nikon FX en mode recadrage DX : les bords de l’image sont grisés car non pris en compte

Formats DX vs FX : un peu de technique

Un objectif  est conçu, de par sa formule optique, pour capter la lumière venant du sujet suivant un certain angle. Cet angle s’appelle l’angle de couverture et ne dépend que de la formule optique, il n’est pas indiqué dans les documentations techniques Nikon autrement que par la classification DX ou FX de l’optique. L’objectif laisse passer la lumière suivant cet angle et focalise donc une image ronde d’un certain diamètre.

L’angle de champ dépend de la taille du capteur

Si l’on place un capteur rectangulaire à l’endroit où se forme l’image circulaire et que le diamètre est suffisamment grand pour couvrir le capteur, alors il n’y a pas de problème de vignettage (noircissement des angles de l’image). Les deux tailles correspondent, l’image circulaire projetée recouvre entièrement le rectangle du capteur, de sorte que chaque pixel du capteur reçoive de la lumière. Cela permet également de définir un angle de champ qui est l’angle pour lequel tout sujet est focalisé sur le capteur. L’angle de champ dépend bien de la taille du capteur.

Particularités des objectifs DX

Les objectifs DX sont conçus pour projeter un cercle image qui recouvre tout juste le rectangle 16 x 24 mm du capteur APS-C. Les « autres » objectifs (F/AI/AIs/AF/AF-D tous FX) sont conçus pour projeter une image qui recouvre le rectangle 24 x 36 mm du capteur FX. En conséquence, les objectifs DX peuvent être construits avec des dimensions globales plus faibles, ce qui est plus pratique … et moins coûteux.

Lorsque les fabricants ont sorti les appareils numériques au format de capteurs plus petit que le FX 24 x 36, et afin de ne pas perturber les photographes venant du FX, on a pris pour habitude de garder la focale équivalente au FX comme référence pour exprimer les angles de champs.

Tant que les boîtiers numériques n’étaient que des compacts avec des objectifs fixes, cela arrangeait tout le monde. Seulement, marché oblige, on a conçu des boîtiers reflex numériques (DX) qui peuvent utiliser des optiques faites pour des capteurs FX plus grands. Il était donc impossible d’indiquer une « focale corrigée » sur les objectifs pour indiquer l’angle de champ, d’où tous ces facteurs de correction.

Formats DX vs FX : compléments

Il est important de comprendre que ce qui compte, c’est d’une part l’angle de champ capté par l’objectif, et d’autre part, la projection de ce champ sur le capteur qui retient tout ou partie de cette image selon les cas de figure.

Il est également important de comprendre que ces deux notions interviennent au même niveau dans la géométrie du résultat final, ce que j’ai appelé de manière simplifiée le « cadrage ». Imaginez un projecteur de diapositives avec un objectif de projection zoom. Vous avez fait une diapo (donc 24 x 36) avec un 50 mm à la prise de vue. Vous projetez la diapo « plein cadre » sur votre écran. Maintenant vous zoomez sur le projecteur, de sorte que l’image projetée soit deux fois plus grande. Évidemment vous n’en voyez que la partie centrale, visible sur l’écran. Et bien cette image, géométriquement parlant (cadrage, perspective) est exactement la même que celle que vous auriez obtenue à la prise de vue avec un 100 mm.

Pour autant, optiquement parlant, l’image grossie reste  celle d’un 50 mm. En quoi diffère t-elle de celle d’un 100 mm ? En un seul point : la profondeur de champ. Voyez les trois images ci-dessous.

L’image 1 est obtenue avec un 85 mm sur capteur FX.

différence entre format FX et format DX Nikon

L’image 2 avec le même 85 mm sur DX, toutes choses égales par ailleurs (appareil au même endroit, même ouverture f/4, mise au point au même endroit).

différence entre FX et DX

L’image 3 avec un 135 mm (proche de 85 mm x 1.5 = 128 mm) sur FX, toutes choses égales par ailleurs. Les deux objectifs utilisés sont FX – un 85 mm f/1.4 AFD et un 135 mm f/2.0 AF DC.

comprendre FX et DX Nikon

Il est clair que cadre et perspectives des images 2 et 3 sont absolument identiques. Observez attentivement les positions des feuilles au premier plan par rapport au décor du second plan. En revanche, la profondeur de champ de l’image 3 est plus faible : les feuilles du premier plan sont plus floues.

A cadrage identique, distance identique, ouverture identique, la profondeur de champ est plus faible sur un capteur plus grand.

(C) illustrations Nikon et Weepbitterly. Merci aux membres qui ont aidé à la réalisation de ce dossier sur les formats DX vs FX, et en particulier Jean-Philippe Amans et Tigerwoods.

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Remises et promotions Nikon : jusqu’à 300 euros de réduction sur reflex et compacts

Les promos Eté sont de retour ! Nikon vous propose un remboursement pouvant atteindre 300 euros sur une sélection de reflex et compacts du 15 Mai au 15 Juillet 2015.

Remises et promotions Nikon : jusqu'à 300 euros de réduction sur reflex et compacts

Si vous avez envie de renouveler votre matériel photo et votre reflex en particulier, c’est peut-être le bon moment ! Nikon vous propose en effet une remise sous forme de remboursement sur les produits suivants.

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Promotions Compacts Nikon Coolpix

Ces trois compacts bénéficient d’une remise de 30 euros.

Promotions Reflex Nikon APS-C / DX

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Promotions Reflex Nikon Plein format / FX

Conditions et informations détaillées

Les modalités complètes de l’opération et la liste des revendeurs participants sont consultables sur le site jesuislapromotionnikon.fr

Source : Nikon


Les 7 meilleures raisons d’utiliser un objectif 35 mm

La focale fixe 35 mm est une de celles dont les photographes parlent le plus. Si le 50 mm est considéré par beaucoup comme la focale ‘normale’ se rapprochant le plus de la vision humaine, le 35 mm est la focale favorite des reporters photo, des photographes de rues et de bien des experts.

7 bonnes raisons d'utiliser un objectif à focale fixe 35 mm

Voici 7 raisons pour lesquelles vous devriez utiliser plus souvent un 35 mm fixe ainsi que les différents modèles du moment pour votre boîtier Nikon.

A l’attention des utilisateurs de boîtiers Nikon DX APS-C : pour disposer d’une focale qui cadre comme un 35 mm avec un boîtier Nikon APS-C, prenez en compte le facteur de conversion x 1.5. L’équivalent 35 mm en DX est donc un objectif de focale 24 mm (24 x 1,5 = 36 mm par approximation).

Tous les 35 mm pour Nikon chez Miss Numerique

Tous les 35 mm pour Nikon chez Amazon

1- Angle de champ et cadrage d’une focale fixe 35 mm

7 bonnes raisons d'utiliser un objectif à focale fixe 35 mm

Photographier au 35 mm c’est utiliser une focale plus courte que la focale ‘normale’ ou ‘standard’. Celle-ci est théoriquement de 43 mm – diagonale du format 24 x 36. Les photographes ont longtemps considéré le 50 mm comme étant cette focale standard qu’il fallait posséder à tout prix. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, la ‘normalité’ se trouvant plutôt du côté des zooms 24-70 mm en plein format ou 18-55 mm en DX (en savoir plus).

Mais alors pourquoi un 35 ? Parce que … le 35 mm vous permet de cadrer plus large, d’avoir plus d’espace dans l’image pour intégrer des éléments périphériques qui peuvent avoir de l’intérêt. C’est une des raisons qui ont conduit les reporters à utiliser cette focale quand ils ne disposaient pas encore de zooms performants.

Lisez aussi « pourquoi utiliser un 85 mm »

2- Polyvalence du 35 mm

7 bonnes raisons d'utiliser un objectif à focale fixe 35 mm

A l’inverse des longs télézooms ou des ultra-grand-angles, le 35 mm passe partout !

Vous pouvez l’utiliser pour faire du paysage, du portrait, du studio, de la photo de rue, d’urbex, … Le 35 mm ne présente que des avantages au quotidien. Bien utilisé il ne déforme pas autant les perspectives que le 24 mm, ne resserre pas les différents plans comme un petit télé (85 ou 105 mm) et laisse respirer le sujet dans l’image.

3- Prise en compte de l’environnement

7 bonnes raisons d'utiliser un objectif à focale fixe 35 mm

Si vous souhaitez photographier un sujet dans son environnement sans l’isoler totalement, alors le 35 mm est la focale idéale.
Prenez du recul et englobez dans votre cadre le décor, la scène, les éléments additionnels qui permettront au spectateur de situer le sujet dans son contexte.

Le 50 mm permet d’arriver à un résultat proche mais laisse moins de liberté en resserrant plus le champ.

Le 24 mm intègre de nombreux éléments dans l’image, avec les risques que cela comporte de ‘perdre’ le sujet.

4- Implication du photographe

7 bonnes raisons d'utiliser un objectif à focale fixe 35 mm

Avec un 35 mm vous devez être au cœur de l’action. Qu’il s’agisse d’une scène de rue ou d’un évènement sportif, le 35 mm impose au photographe de s’approcher du sujet pour que ce dernier soit mis en valeur dans la composition.

S’approcher du sujet c’est s’impliquer, prendre des risques et faire des images plus originales qu’avec un telézoom poussé à son maximum à quelques dizaines de mètres de distance.

Photographier au 35 mm vous impose la plupart du temps d’être vu. Plutôt que de voler un portrait de loin, vous faites participer votre sujet. A vous de gérer la relation, c’est ça aussi la photographie.

5- Vitesses lentes et basses lumières

7 bonnes raisons d'utiliser un objectif à focale fixe 35 mm

Un 35 mm fixe ouvre la plupart du temps à f/2 ou f/1.8. A vous les basses lumières, les vitesses lentes et les jolis flous d’arrière plan. Si vous n’avez jamais utilisé qu’un zoom transtandard ouvrant à f/3.5 ou f/4, vous allez très vite sentir la différence.

Un 35 mm f/1.8 permet de travailler en vitesse lente à la tombée de la nuit sans utiliser de flash et sans générer de flous de bougé. Couplé à l’extrême sensibilité des boîtiers récents, c’est une arme absolue pour les lieux sombres comme les intérieurs d’église, les châteaux ou autres intérieurs mal éclairés.

6- Compacité et légèreté de la focale fixe 35 mm

Un 35 mm est un objectif qui sait être compact. Laissons de côté les modèles pros ouverts à f/1.4 dont l’encombrement n’a d’égal que le tarif. Jetez un œil sur les petits 35 mm et regardez ce qu’ils donnent une fois montés sur votre boîtier. Ils vont vous changer la vie sur le terrain !

Avec un 35 mm fixe, vous voyagez léger, vous n’agressez pas votre sujet et vous faites beaucoup moins touriste !

7- Tarif abordable

Il existe des objectifs 35 mm fixes à des tarifs très abordables. Délaissez les modèles f/1.4 réservés aux photographes les plus exigeants, favorisant les grandes ouvertures. Pour le quotidien préférez les optiques ouvrant à f/2 ou f/1.8. Le 35 mm s’utilise la plupart du temps entre f/4 et f/8 au quotidien, votre porte-monnaie vous remerciera.

Les focales fixes 35 mm Nikon et compatibles

Dans la gamme Nikon disponible à la date où j’écris ces lignes, voici les différents modèles de 35 mm fixe.

Les objectifs pour reflex peuvent être utilisés sur les hybrides avec la bague FTZ).

Chez les opticiens indépendants, on trouve les modèles suivants :

  • Samyang 35 mm f/1.4 AE UMC, abordable pour une ouverture de f/1.4 mais encombrant à l’usage – 340 euros
  • Sigma 35 mm f/1.4 DG HSM, un autre objectif à grande ouverture, pas très compact mais très performant – 780 euros
  • Tamron SP 35 mm Di VC USD, un 35 compact stabilisé et très abordable – 470 euros
  • Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : le meilleur 35 fixe du marché en gamme reflex – 800 euros
  • Zeiss Milvus 35mm f/2.0 ZF.2 : le 35 manuel made in Germany, exceptionnel mais tarif à la hauteur – 1.260 euros

QUESTION : Vous utilisez un 35 mm fixe, quel autre avantage lui trouvez-vous ?

Tous les 35 mm pour Nikon chez Miss Numerique

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Règles de composition : faites de meilleures photos simplement

Avec ce tutoriel vous allez apprendre comment faire de meilleures photos en appliquant les règles de composition les plus connues. Et en sachant également vous en écarter quand vous les maîtriserez suffisamment.

Ces quelques conseils pratiques vont vous permettre de donner à vos photos ce petit quelque chose qui leur manque pour passer d’une image banale à une photo plus percutante.

Faites de meilleures photos avec les règles de composition

Un bon matériel oui, mais encore ?

Vous avez investi dans un reflex numérique et un bon objectif en vous disant que vos photos allaient – enfin – correspondre à vos attentes. Vous faites des photos à différentes occasions, lors des fêtes de famille comme lors des événements sportifs ou sociaux auxquels vous participez.

Vous avez remarqué qu’avec un peu de pratique vos photos sont meilleures qu’avec un compact ou un smartphone, mais elles ne sont toujours pas au niveau de celles que vous voyez chez les autres. Et vous ressentez pas mal de frustration car finalement ce bel équipement vous a aidé à progresser mais pas autant que vous ne le pensiez.

ça ne marche jamais …

Avec le temps, vous en avez assez de shooter sans cesse et de ne jamais avoir de photos vraiment percutantes. Vous remplissez votre ordinateur d’images à trier mais aucune ne sort du lot. Ou si peu.

Vous avez peut-être essayé de regarder les photographies des autres mais vous ne comprenez pas pourquoi elles sont meilleures que les vôtres.

Vous avez peut-être même investi dans un nouvel objectif, remis en cause votre boîtier ou acheté un de ces accessoires qu’on vous a annoncé comme indispensable pour faire de ‘belles photos‘.

Et vous vous êtes forcément intéressé à la technique pour comprendre comment maîtriser ce foutu reflex et ses réglages de vitesse, d’ouverture et de sensibilité, pour savoir quel mode de prise de vue choisir.

Mais vous n’arrivez toujours pas à faire les photos attendues. Le succès n’est pas au rendez-vous.

Un peu de théorie …

La méthode dont je vais vous parler ici consiste tout simplement à laisser de côté les aspects techniques (matériel, réglages) pour ne plus vous concentrer que sur la composition de vos images.

La composition est l’art d’arranger les différents éléments participant à une photographie de façon plaisante, agréable à regarder. Cette organisation doit être simple pour être efficace, et donner au spectateur l’émotion suffisante mais nécessaire pour qu’il s’intéresse à vos photos. C’est un des secrets (le secret ?) des meilleurs photographes : sans composition il n’y a pas de photographie réussie.

La composition fait appel à un ensemble de notions, mais il est facile de vous approprier les règles essentielles à appliquer immédiatement pour obtenir de bien meilleurs résultats. Pour tout savoir sur la composition, consultez l’ouvrage ‘Composition et couleur‘ de Harald Mente.

Ces règles sont simples à comprendre, à la portée de tous, et elles ne nécessitent aucun investissement complémentaire. Il ne s’agit que de changer votre façon de voir, de cadrer, de remplir le champ de votre viseur.

… et quelques exemples

Voici comment j’ai utilisé une des règles de composition – la règle des tiers – pour faire la photo ci-dessous. La scène classique que j’aurais pu photographier était celle-ci :

règle des tiers - comment faire une belle photo

Mais en m’intéressant un peu au sujet, en cherchant à savoir qui avait attiré mon œil, j’ai remarqué que la moto jaune à gauche était un peu isolée, et que je pouvais m’appuyer sur elle pour donner une toute autre vue de ce regroupement entre amis. Je me suis déplacé légèrement et j’ai cadré de façon à obtenir cette image :

règle des tiers - comment faire une belle photo

Vous voyez que le résultat est totalement différent. La première photo est une scène banale, tandis que la seconde photo fait la part belle à la moto du premier plan, le point fort en haut à gauche servant de point d’ancrage au réservoir jaune (le seul jaune de la photo). Le regard est ensuite attiré par la moto rouge du fond, moins nette que la première en raison d’une profondeur de champ volontairement réduite.

Je n’ai rien fait d’autre que de me rappeler les règles bien connues, de choisir ce qui me parlait le plus et de déclencher en ayant tenu compte de la règle.

La composition en pratique : 3 notions fondamentales

Il y a trois notions principales pour ‘faire‘ une belle composition : le point d’intérêt, la structure et l’équilibre. Chacune de ces notions a un impact sur les autres, mais chacune est essentielle pour vous permettre d’obtenir des photos dont vous serez fier.

Le point d’intérêt

Le point d’intérêt d’une photo est tout simplement ce que le spectateur va voir en premier quand il va regarder votre photo. C’est l’élément qui va attirer le regard avant tout le reste. Bien souvent vos images sont difficiles à lire parce qu’il manque un point d’intérêt, ce que je résume souvent par quel est le sujet ??. Ou à l’inverse il y a tellement de points d’intérêt que l’on ne sait plus quoi regarder. Et c’est ennuyeux.

Il y a plusieurs façons de créer un point d’intérêt dans une photo, il suffit de choisir le bon élément :

  • un contraste élevé
  • une couleur particulière
  • une profondeur de champ adaptée
  • un mouvement
  • un visage
  • etc.

Un point d’intérêt est généralement guidé par la présence :

  • de lignes directrices
  • d’un cadre particulier
  • de formes géométriques

La structure

Le second élément d’une bonne composition, c’est la structure. Vous savez déjà ce qu’est la structure si vous avez entendu parler des règles de composition : la règle des tiers, la spirale d’or, le triangle, la symétrie et le plein champ sont les principales.

La règle des tiers

règle des tiers - composition - comment faire une belle photo

ici j’ai disposé la rangée de cabines dans le tiers inférieur du cadre en laissant le ciel occuper les deux autres tiers, les points forts ne sont pas utilisés dans ce cas

La règles des tiers détermine comment vous pouvez diviser l’image en trois parties identiques en vous basant sur des axes horizontaux et verticaux. Ces axes déterminent les trois zones de l’image ainsi que les quatre points forts résultants, les intersections.

En plaçant dans chacune de ces trois zones trois parties différentes de votre photo, vous allez obtenir un résultat harmonieux. De même en plaçant sur l’un des quatre points forts votre point d’intérêt, vous allez attirer bien plus facilement le regard du spectateur.

Faites attention à ne pas abuser de la règles des tiers, car vos photos vont finir par toutes se ressembler et ce n’est pas l’idée non plus. Mais si vous ne savez pas comment obtenir la moindre image sympa, la règle des tiers est la plus simple à assimiler. De nombreux reflex permettent d’afficher dans le viseur des lignes correspondant à la règle des tiers, profitez-en.

La spirale d’or

Règle de composition la spirale d'or - comment faire une belle photo

en partant du coin supérieur gauche de la photo, le regard est irrémédiablement attiré par l’immeuble coupé situé à la source de la spirale

Directement inspirée de ce que la nature nous offre, la spirale d’or est une règle qui permet de reproduire cette forme si particulière pour donner une belle harmonie à l’image. Toute en rondeur comparativement à la règle des tiers plus géométrique, la spirale d’or incite le regard du spectateur à se déplacer dans l’image pour arriver sur le point d’intérêt. Puis à s’en éloigner pour finir par y revenir.

Le triangle

règle de composition le triangle - comment faire une belle photo

en adoptant un cadrage en contre-plongée et en me déplaçant légèrement, j’ai créé cette forme en triangle qui donne sa dynamique à l’image de ces deux façades

Cette règle s’inspire de la composition pyramidale très commune dans les arts créatifs. En utilisant cette forme géométrique particulière, vous allez donner à voir au spectateur une forme plus qu’un véritable point d’intérêt, mais c’est ce qui en fait le charme. A vous de trouver les éléments qui vont vous permettre d’arranger cette composition, le portrait et l’architecture s’y prêtent généralement bien.

La symétrie

règle de composition symétrie - comment faire une belle photo

cette vue très banale d’un village de Dordogne prend un tout autre aspect grâce au travail sur la symétrie et au reflet des maisons dans l’eau

La symétrie fait appel aux effets de miroir et autres réflexions souvent rencontrées en architecture et dans la nature. Cette règle permet de créer des images fortes, qu’il s’agisse d’une symétrie horizontale ou verticale.

Le plein cadre

règle de composition plein cadre - comment faire une belle photo

en resserrant au mieux le cadrage autour du seul visage, ce portrait occupe tout le champ et les yeux du modèle attirent ceux du spectateur

Un peu à la marge, cette règle du plein cadre vous propose de remplir l’image avec un seul sujet et absolument rien d’autre venant perturber le regard. Ce type d’image s’applique assez bien aux portrait serrés et aux gros plans, quitte à jouer avec une très faible profondeur de champ pour renforcer encore un peu le caractère particulier de votre composition.

L’équilibre

Toute composition harmonieuse doit restée équilibrée. Plusieurs facteurs impactent l’équilibre d’une composition parmi lesquels :

  • la taille des différents éléments de l’image
  • le contraste entre zones sombres et zones claires
  • la saturation des couleurs
  • la taille d’un visage
  • des formes géométriques
  • etc.

Atteindre un équilibre parfait s’apprend avec le temps et la pratique mais si vous débutez, retenez simplement que pour qu’une composition soit équilibrée aucun élément ne doit venir ‘plomber‘ l’image au risque de détourner le regard du spectateur.

Trop de zones sombres dans une photo sans un seul élément clair et la composition est déséquilibrée. Trop de couleurs identiques sans aucune autre couleur en compensation rend la photo banale. Plusieurs visages identiques saus aucun d’entre eux ne ressortant particulièrement et votre photo ne procure aucune émotion.

Pour aller plus loin …

Il est communément admis en photographie qu’il n’y a pas de règle et que l’on peut faire ce que l’on veut. C’est vrai. Mais si vous débutez ou si vos photos n’attirent aucune réaction particulière, il est peut-être temps de vous intéresser aux règles de composition pour construire votre démarche créative.

C’est en appliquant les règles que vous allez les assimiler, que le cadrage va devenir plus instinctif, que vous n’aurez plus à réfléchir au moment de déclencher. Vos images seront plus fortes plus souvent.

Une fois ces règles assimilées, vous pourrez alors commencer à prendre quelque liberté pour vous en écarter et trouver votre style, montrer votre différence. A moins que vous ne préfériez en rester aux règles ci-dessus qui vous permettront de faire de meilleures photos sans trop avoir à y penser. C’est déjà bien non ?

Pour aller plus loin, découvrez le guide complet pour bien débuter en photo en 2025

QUESTION : quelle est la critique principale que vous faites en regardant vos photos, ce qui fait qu’elles ne vous plaisent pas ou pas toujours ?


Les photographes et le droit d’auteur et droit à l’image, Manuela Dournes

Pouvez-vous tout photographier ? Comment protéger vos photos ? Quels risques courez-vous en postant vos photos sur le web ? Comment protéger vos photos ? Si vous vous êtes déjà posé au moins une de ces questions une fois, alors ce guide pratique écrit par Manuela Dournes va vous être d’un grand secours.

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Les photographes et le droit, droit d’auteur et droit à l’image : présentation du livre de Manuela Dournes

Prendre une photo et la publier sous une quelconque forme n’est plus un acte aussi anodin qu’il a pu l’être. Qui n’a jamais trouvé une de ses photos volée sur un autre site ? Ou, ne pensant pas mal faire, a été interpellé par une personne photographiée demandant la suppression d’une photo publiée ?

Avec la généralisation de l’usage du web et des réseaux sociaux, et la montée en puissance de l’image en tant que support de communication, il est devenu critique de gérer correctement vos droits mais aussi ceux des personnes et biens photographiés.

[su_frame][/su_frame]Mais il faut bien avouer que c’est de plus en plus difficile. Les lois changent (ou pas …), les usages se multiplient et vous finissez par ne plus savoir ni quoi faire ni qui contacter pour avoir des informations fiables.

Manuela Dournes est juriste spécialisée dans le droit en édition (en savoir plus). Nous avons eu le plaisir de l’accueillir sur notre stand lors du Salon de la photo et son exposé a été un des plus suivis car le sujet touche tout le monde, amateur comme professionnel.

Au travers de ce guide qui est une refonte complète du précédent ‘L’image et le droit‘ paru en 2010, Manuela Dournes traite le sujet du droit en général mais du droit à l’image et du droit d’auteur aussi. La présentation de chaque thème se veut la plus simple et claire possible pour que l’ouvrage soit à la portée de tous.

Les photographes et le droit, droit d'auteur et droit à l'image - Manuela Dournes

Vous trouverez de nombreux exemples et modèles de contrats à utiliser sans plus attendre. Vous cherchez des renseignements fiables sur la possibilité d’utiliser une photo ? De la vendre ? De faire respecter vos droits ? La réponse est très probablement dans l’ouvrage qui s’avère un peu sévère d’aspect mais contient, en 320 pages bien denses, la plupart des réponses à vos questions.

Vous allez par exemple découvrir :

  • les principes de base de la photographie et ce que vous avez le droit de photographier ou pas
  • comment protéger vos photographies
  • qui est (vraiment) l’auteur d’une photographie
  • quels sont les droits patrimoniaux que vous détenez sur vos images
  • quels sont les droits moraux que vous avez en tant que photographe
  • qui détient les droits sur une photographie
  • comment défendre vos droits
  • comment négocier, autoriser la diffusion et céder vos droits
  • comment (bien) diffuser vos photos sur le web
  • ce qu’est le droit à l’image et les responsabilités associées
  • les limites du droit à l’image

Au-delà d’une simple présentation des sujets, ce qui est déjà beaucoup, vous allez disposer des références officielles comme les renvois vers les textes de lois pour en savoir plus.

J’ai apprécié la possibilité d’utiliser les modèles fournis, une aide très concrète quand il s’agit de faire signer une autorisation de photographier ou de vendre des images.

Les photographes et le droit, droit d'auteur et droit à l'image - Manuela Dournes

Savez-vous par exemple que pour diffuser des photos sur votre site web, vous devez respecter un ensemble de mentions légales et que très peu de photographes le font, se mettant en situation potentielle d’irrégularité ?

Le problème du droit à l’image et du droit d’auteur est complexe. Sans un support pertinent émanant de quelqu’un dont c’est le métier, vous ne disposez pas nécessairement des bonnes informations. Et cela peut s’avérer critique dans certaines situations.

Proposé à un tarif assez attractif eu égard à la quantité d’informations qu’il contient, ce guide pratique vous livre de précieux conseils, vous évite les erreurs les plus flagrantes et vous permet de faire respecter vos droits. Il est en bonne place sur mon bureau et je ne peux que vous engager à faire de même si vous diffusez d’une façon ou d’une autre vos photos !

Pour en savoir plus sur le sujet, lisez aussi 16 règles à connaître en matière de droit à l’image.

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Qu’est-ce que les données EXIF : définition, lecture et utilisation en photographie

Vous avez pris une photo incroyable… mais vous ne savez plus comment vous avez fait. Le temps de pose ? L’ouverture ? L’objectif utilisé ? Et si vous pouviez remonter le fil ? C’est exactement le rôle des données EXIF : elles enregistrent tout, pour vous aider à progresser.

Qu’est-ce que les données EXIF, comment les lire, à quoi elles servent ? Voici de quoi en savoir plus sur le sujet.

Qu’est-ce que les données EXIF ?

EXIF signifie « Exchangeable Image File Format ». Il s’agit d’un standard technique qui définit le format des métadonnées enregistrées automatiquement par votre appareil photo à chaque prise de vue. On y trouve : l’appareil utilisé, les réglages de prise de vue, la date, l’heure, parfois la position GPS, etc.

Pourquoi c’est utile ?

Parce que cela vous permet de comprendre comment une photo a été faite. En analysant vos EXIF, vous progressez plus vite. Vous voyez ce qui marche, ce qui ne marche pas. Vous pouvez même comparer vos photos préférées et repérer les réglages qui donnent les meilleurs résultats.

Les données EXIF sont très nombreuses, vous pouvez obtenir près de 350 données différentes pour une même photo. Ces données ne sont par contre pas volumineuses, elles n’occupent que peu de place dans un fichier JPG ou RAW.

Le format de stockage de ces données est le même pour tous les appareils photos. C’est l’intérêt de la normalisation : elle permet une compatibilité totale entre marques et logiciels quand il s’agit de lire et interpréter ces données.

Certains appareils photo gèrent plus de données EXIF que d’autres. Tous les modèles des principales marques proposent :

  • des EXIF sur le modèle d’appareil photo (type, numéro de série, mesure de lumière, AF, flash …),
  • des EXIF sur l’objectif utilisé (type, numéro de série, focale, focale équivalente 24×36 …),
  • des EXIF sur la prise de vue (ouverture, temps de pose, ISO, correction d’exposition …),
  • des EXIF sur le fichier (taille, format, …).

Ne confondez pas les données EXIF et les données IPTC. Les données IPTC  (International Press Telecommunications Council) sont  des informations relatives à l’auteur de la photo (vous !) et sont optionnelles.

Exemples de données EXIF

Prenons le cas d’un appareil photo Nikon, ici un reflex Nikon D7200. Voici quelques-unes des EXIF générées lors de la prise de vue, par le boîtier, pour un fichier RAW.

Données EXIF de l’appareil photo utilisé

  • Camera Model Name NIKON D7200
  • Serial Number 4307003
  • VR Info Version 0100
  • VR Mode Normal
  • Vibration Reduction On
  • Vignette Control Normal
  • Sharpness None
  • Sharpness Soft
  • Shooting Mode Single-Frame, Exposure Bracketing
  • Shot Info Version 0236
  • Shutter Count 2397 (il s’agit du nombre de déclenchements du boîtier)
  • Shutter Speed 1/250
  • Software Ver.1.00

Données EXIF de l’objectif utilisé

  • Lens 16-85mm f/3.5-5.6
  • Lens Data Version 0204
  • Lens F Stops 5.33
  • Lens ID AF-S DX VR Zoom-Nikkor 16-85mm f/3.5-5.6G ED
  • Lens Spec 16-85mm f/3.5-5.6 G VR
  • Lens Type G VR

Données EXIF des réglages de prise de vue

  • Focal Length 22 mm (35 mm equivalent: 33 mm)
  • Focus Distance 1.19 m
  • AF Aperture 3.9
  • AF Area Mode Single Area
  • AF Fine Tune Off
  • AF Info 2 Version 0100
  • AF Points Used E5
  • Active D-Lighting Off
  • Aperture 5.6
  • Auto Distortion Control Off
  • Auto Focus On
  • Bits Per Sample 8 8 8
  • Black Level 600 600 600 600
  • Brightness Normal
Comment lire les données EXIF reflex

Comment lire les données EXIF ?

Il existe différentes méthodes pour lire tout ou partie des données EXIF relatives à une photo. Voici les principales.

Lire les données EXIF sur le boîtier

La plupart des reflex et hybrides permettent d’afficher les principales données EXIF sur l’écran arrière tant que la carte mémoire qui stocke la photo est dans le boitier.

Comment lire les données EXIF reflex

Accédez aux EXIF via le menu Visualisation. Appuyez sur le pavé directionnel pour faire défiler les infos : ouverture, temps de pose, ISO, date…

Avec cette méthode vous avez accès à une partie des données EXIF comme :

  • le temps de pose
  • l’ouverture
  • la sensibilité
  • la focale
  • la correction d’exposition
  • la date et l’heure de prise de vue
  • etc.
Comment lire les données EXIF reflex

Pour avoir accès à l’intégralité des données EXIF, il faut utiliser une autre solution.

Lire les données EXIF depuis Windows ou macOS

Si la photo est stockée sur votre ordinateur, sélectionnez-là avec la souris puis faites un clic droit (Windows) ou contrôle+clic (macOS) puis ´propriétés‘ pour voir les principales EXIF (Sur Mac faire ´afficher infos‘).

Voici un exemple d’affichage des EXIF avec Windows :

Comment lire les données EXIF reflex dans Windows ou Mac

Cet affichage ne vous dévoile pas toutes les données EXIF mais vous aurez déjà de quoi récupérer pas mal d’informations sur la photo.

3. Lire les données EXIF avec un logiciel spécialisé

Des logiciels comme Lightroom, XnView, PhotoMechanic, NX Studio ou ExifTool offrent un accès très complet aux données EXIF. Certains permettent même de les modifier (par exemple : date, localisation, commentaire).

Les logiciels spécialisés vous donnent un accès sans limite à toutes les données EXIF d’une photo.

Comment lire les données EXIF reflex lightroom
Affichage des données EXIF dans le volet droit de Lightroom

Vous avez accès à plus d’informations avec cette méthode, et vous avez également la possibilité, selon les logiciels, de modifier une partie des données EXIF, par exemple la date de prise de vue (à manipuler avec précautions toutefois).

Plugin Lightroom gratuit pour lire les EXIF
Affichage de l’ensemble des EXIF avec
le module additionnel ‘View master image metadata‘ pour Lightroom

Si vous utilisez un appareil Nikon, NX Studio (le successeur de View NX-i, disponible gratuitement sur le site Nikon) affiche les principales données EXIF dans son interface. Il reste moins complet qu’ExifTool ou Lightroom pour les données avancées, mais constitue un bon point de départ si vous venez de transférer vos fichiers.

Où voir les données EXIF sur iPhone ou Android ?

Sur iPhone (iOS)

Depuis iOS 15, l’app Photos permet d’afficher les EXIF sans application tierce :

1. Ouvrez une photo dans l’app Photos.

2. Faites glisser vers le haut ou appuyez sur le bouton « i » (info).

3. Vous verrez l’appareil, l’objectif, l’ouverture, l’ISO, la vitesse, et la localisation si elle est activée.

Sur Android

Selon la marque, Android affiche parfois les EXIF nativement :

1. Ouvrez une photo dans l’app Google Photos.

2. Faites glisser vers le haut.

3. Les données techniques (appareil, ouverture, vitesse, etc.) s’affichent.

Applications tierces recommandées

  • Photo Investigator (iOS)
  • EXIF Viewer by Fluntro (iOS)
  • Photo EXIF Editor (Android)
  • Image Viewer EXIF (Android)

Ces applications permettent également d’éditer ou de supprimer les EXIF.

Comment protéger sa vie privée avec les EXIF ?

Les données EXIF peuvent contenir :

  • vos coordonnées GPS (si la géolocalisation est activée)
  • la date et l’heure exactes de la prise de vue
  • le modèle d’appareil utilisé

Pourquoi c’est un risque ?

  • en partageant une photo prise chez vous, vous indiquez où vous vivez.
  • en publiant en temps réel, vous montrez où vous êtes… ou que vous êtes absent de chez vous.
  • les données peuvent être utilisées à votre insu si vous les laissez intactes.

Comment supprimer les EXIF avant de publier ?

  • sur iPhone : lors du partage, touchez « Options » puis désactivez « Localisation » avant d’envoyer.
  • sur Android : utilisez une app comme Photo EXIF Editor pour supprimer les données.
  • depuis un ordinateur : exportez depuis Lightroom ou XnView en décochant l’inclusion des métadonnées.

Erreurs fréquentes à propos des données EXIF

Penser que les EXIF suffisent à comprendre une photo

Les données techniques ne racontent qu’une partie de l’histoire. Elles ne révèlent ni l’intention du photographe, ni la lumière réelle de la scène, ni la composition. Une photo réussie repose aussi sur le moment, le cadrage, l’émotion.

Les EXIF sont un outil, pas une recette.

Croire que les EXIF sont toujours accessibles

Beaucoup de plateformes suppriment automatiquement les EXIF (Instagram, Facebook, WhatsApp). Certains appareils ou logiciels peuvent aussi les effacer lors de l’export. Ce n’est donc pas une source d’information fiable à 100 % si elle vient d’un fichier externe.

Imaginer qu’on peut copier les EXIF d’un pro pour réussir ses photos

Reprendre les réglages d’un photographe pro ne garantit pas le même résultat. Pourquoi ? Parce que la lumière, la scène, l’intention, et le moment précis sont uniques.

Les EXIF peuvent inspirer, mais ne remplacent jamais la pratique et l’expérience.

Comparatif des méthodes d’accès aux données EXIF

Méthode Plateforme Données accessibles Facilité d’accès Modification possible
Appareil photo Reflex / hybride Partielle Très simple Non
Explorateur fichiers Windows / macOS Moyenne Simple Non
App Photos native iPhone (iOS 15+) Principale Très simple Non
Google Photos Android Principale Très simple Non
Application tierce iOS / Android Complète Simple Oui
Logiciel spécialisé (Lightroom, XnView, ExifTool) Windows / macOS / Linux Complète Moyenne Oui
Nikon NX Studio Windows / macOS Partielle à complète Moyenne Non
Site web (Flickr…) Navigateur Partielle Très simple Non

Comment utiliser les EXIF pour faire de meilleures photos

Étudier vos EXIF après une séance, c’est faire le debriefing que la plupart des photographes ne font jamais. Voici trois utilisations concrètes, pas des généralités.

Trouver votre plafond ISO réel

La fiche technique de votre boîtier indique peut-être 51 200 ISO. Ce chiffre ne veut rien dire en pratique. Ce qui compte, c’est le niveau à partir duquel vos photos dans vos conditions habituelles deviennent inacceptables.

Exportez une série de photos prises à différentes sensibilités, affichez les EXIF, comparez le bruit numérique. Notez à partir de quel ISO la qualité chute. C’est votre plafond personnel. Mémorisez-le une bonne fois, vous gagnerez du temps à chaque séance en basse lumière.

Comprendre pourquoi une photo est floue

Avant de mettre le flou sur le compte du manque de netteté de l’objectif ou d’un défaut de mise au point, regardez la vitesse d’obturation dans les EXIF.

Règle de base : la vitesse doit être au minimum égale à l’inverse de la focale utilisée. Avec un 200 mm, cela signifie 1/200 s ou plus rapide. En dessous, le flou de bougé est la cause probable, pas l’objectif.

Cette vérification prend dix secondes. Elle évite de mauvaises conclusions et, surtout, de mauvaises dépenses.

Retrouver la lumière d’une photo réussie

Vous avez fait une photo en basse lumière qui vous satisfait vraiment. La luminosité était parfaite. Vous aimeriez reproduire ça.

Regardez l’heure exacte dans les EXIF. C’est l’heure dorée de cet endroit, ce jour-là. Notez-la. Si vous revenez sur ce lieu à la même période de l’année, vous savez exactement quand vous placer.

Les EXIF ne font pas la photo à votre place. Mais elles sont le seul carnet de notes qui ne ment jamais sur ce que vous avez vraiment fait.

Attention : ne cherchez pas à tout prix à obtenir les données EXIF des photos des autres. Ce n’est pas parce que vous appliquerez les mêmes réglages que vous ferez la même photo. Intéressez-vous plutôt à la photo sur le plan créatif plus qu’à ses données techniques.

Comment lire les EXIF sur Flickr
Affichage des données EXIF dans Flickr

FAQ : Questions fréquentes sur les EXIF

Puis-je modifier les données EXIF ?

Oui, avec des logiciels comme Lightroom ou ExifTool.

Les EXIF sont-elles conservées sur les réseaux sociaux ?

Souvent non. Instagram, Facebook, WhatsApp les suppriment. Flickr les conserve.

Les EXIF contiennent-elles ma localisation ?

Si la fonction GPS est activée, oui. Cela peut poser des problèmes de confidentialité si vous publiez en ligne.

Peut-on supprimer les EXIF ?

Oui. La plupart des logiciels de traitement photo permettent de les effacer avant export.

Les EXIF sont-elles présentes dans les fichiers RAW ?

Oui. Les fichiers RAW contiennent les données EXIF au même titre que les JPEG, souvent avec encore plus d’informations spécifiques au boîtier.

Quelle est la différence entre EXIF, IPTC et XMP ?

Les EXIF sont générées automatiquement par l’appareil et contiennent les données techniques. Les IPTC sont ajoutées manuellement par le photographe (titre, auteur, droits, mots-clés). Le XMP est un format de métadonnées plus récent développé par Adobe, utilisé notamment par Lightroom pour stocker les modifications sans toucher au fichier original.

Les EXIF ralentissent-elles le chargement d’une photo sur un site web ?

Non, les données EXIF sont légères (quelques kilo-octets). Supprimer les EXIF n’améliore pas sensiblement les performances d’un site. En revanche, supprimer les données GPS avant publication reste utile pour protéger votre vie privée.

Les données EXIF : en conclusion

Comparez deux photos similaires : qu’est-ce qui change dans les réglages ? Pourquoi l’une est plus réussie ? Avec l’expérience, vous repérerez les schémas gagnants :

  • si vos photos manquent de piqué ou sont floues, vérifiez la vitesse ou la mise au point,
  • si elles sont bruitées, regardez l’ISO.

Les EXIF deviennent alors un carnet de notes embarqué.

Prudence : copier les EXIF d’une photo publiée par un autre photographe ne suffit pas à la reproduire. Les conditions de lumière, la composition, l’instant, tout cela échappe aux EXIF.

Sachez aussi que ces données peuvent même vous permettre de retrouver un appareil photo volé !

Utilisez-vous les EXIF pour développer votre pratique de la photo ?


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