Comparaison capteurs Nikon D750 – D810 – D610 – Df – D4 : le test DxO
Le capteur du Nikon D750 et ses 24MP tient-il la route face aux 36Mp du Nikon D810 et aux 24Mp du D610 ? Si l’on en croît les tests DxO, il s’avère plutôt convaincant. Mais le D610 en particulier n’a pas à rougir quand le D810 joue dans une autre catégorie. Revue de détails …
Une note globale élevée
Le Nikon D750 est à peine arrivé chez les revendeurs que vous êtes déjà nombreux à avoir fait le choix du 24Mp plein format. Remplaçant ou non du Nikon D700, le nouveau FX Nikon fait à peu près l’unanimité chez les photographes désireux de disposer d’un boîtier performant, compact et accessible. Après avoir publié le comparatif des boîtiers Nikon en matière de spécifications, voici le comparatif capteurs.
Equipé d’un nouveau capteur 24Mp, différent de celui du D610, le D750 est prometteur. Mais comme annoncé lors du tout premier test du D750, il faut attendre les analyses scientifiques pour savoir ce qu’il en est vraiment de la dynamique, la montée en ISO ou le rendu des couleurs d’un capteur. Ces mesures se font en effet à l’aide de bancs tests bien particuliers dont peu de labos disposent.
La référence en la matière, c’est DxO Mark qui a pris l’habitude de nous livrer des tests pertinents pour chaque nouveau reflex. Le D750 vient de passer à la moulinette DxO, il en ressort un score global de 93 sur 100. Signification ? Passer le cap des 90 points permet au D750 d’intégrer le club des 7 meilleurs reflex actuels, un club qui comprend déjà … 6 boîtiers Nikon (D810, D800E, D800, D600/610, D750). Seul le Sony A7R hybride s’insère dans ce classement très serré et élitiste.
Selon DxO, le capteur 24Mp du D750 apporte une qualité d’image en hausse par rapport aux capteurs moins définis des Nikon Df, D4 et D3s. Il est également mieux classé que les Canon 5D MarkII (81 points) et EOS 6D (82 points).
Dans le détail
Gestion de la dynamique
Le D750 s’avère particulièrement performant en dynamique avec une valeur mesurée de 14.5 IL. Il remporte la seconde place du classement général derrière le Nikon D810 et ses 14.8 IL. Notons toutefois qu’il ne s’agit que d’un tiers de valeur, la différence ne sera pas vraiment sensible à l’usage.
Le D610 reste très proche avec une valeur relevée à 14,4 IL tout comme le D800.
Gestion des basses lumières
En matière de basses lumières, le test DxO consiste à mesurer le rapport signal/bruit pour une sensibilité donnée. Et la valeur relevée correspond à un rapport de 30dB, une valeur qui permet de garder un niveau de bruit négligeable dans l’image. C’est la valeur qui vous assure les meilleurs résultats tout en sachant que vous pouvez monter au-delà si vous acceptez de corriger le bruit en post-traitement.
Le D750 marque un peu le pas quand il s’agit d’aller chatouiller les basses lumières. Il se classe en huitième position avec une valeur relevée de 2956 ISO, au niveau des Nikon D610, D800E et D4. Les Nikon Df, D4s et D3s gardent une – courte – longueur d’avance. Notons l’excellente performance du Sony A7R qui remporte la première place du classement.
Le nombre de pixels n’est pas innocent dans l’affaire puisque ce sont les capteurs les moins bien dotés qui, par voie de conséquence, présentent les meilleurs résultats. Ils disposent en effet de pixels un peu plus grand à taille de capteur identique. Relativisons toutefois puisque la différence entre le premier du classement et le D750 est de 746 ISO soit à peine 1/3 d’IL …
Gestion des couleurs
Les amateurs de studio et de portrait apprécient les boîtiers offrant une richesse de rendu la plus étendue possible. Le D750 perd quelques points en la matière puisqu’il se retrouve en 14ème position avec un score de 24.8 bits. Il fait toutefois jeu égal avec le Sony A7R, mais se positionne derrière les D810 et D610 (25,7 et 25,1 respectivement).
Les premiers du classement sont sans grande surprise les capteurs équipant les dos numériques des boîtiers Phase One. Par rapport aux D810 et D800E (25,7 et 25,6) ce sont 2/3 d’IL à prendre en compte.
En conclusion
Nikon continue sur sa lancée, proposant à chaque sortie d’un nouveau reflex un capteur revu et amélioré. Les différences peuvent paraître importantes ou non selon l’attention que vous portez aux tests techniques. A ce niveau de performances, on joue sur des détails parfois difficilement appréciables à l’oeil nu. Si la performance en basse lumière est plus facilement mesurable par l’utilisateur, la dynamique de rendu des couleurs reste très subtile à apprécier.
Le D750, un boîtier pour le reportage plus que le studio ? N’allons pas jusque là quand bien même les chiffres restent en faveur du D810 et de ses 36Mp. Ce qu’il faut comprendre de ce test, c’est que le D750 sera à l’aise dans la plupart des situations, et qu’il n’y a que pour des usages bien précis et exclusifs qu’il vous faudra faire un choix différent : un capteur moins riche en pixels mais plus sensible pour les très basses lumières, ou un capteur donnant un rendu des couleurs plus riche mais avec plus de pixels pour le studio.
QUESTION : quelle valeur attachez-vous aux tests capteurs DxO au moment de choisir votre boîtier ?
Un Nikon Df plaqué or 24 carats chez Brikk, oui mais bon … non …
Le Nikon DF séduit ceux d’entre vous qui apprécient les boîtiers simples et performants, dotés du strict nécessaire pour faire des photos, et dont le look s’inspire de la vague Vintage actuelle. C’est à croire que tout le monde ne s’en contente pourtant pas puisque Brikk, une marque de produits de luxe, vient de sortir une version limitée plaquée Or 24 carats du Nikon Df.
J’hésite entre simple mauvais goût, boîtier de vitrine ou réponse au besoin de se montrer de ceux qui sont prêts à mettre sur le tapis la somme astronomique de 41395 USD soit près de 33.000 euros.
Ils ne redoutent rien ! La marque Brikk s’est fait une spécialité des objets high-tech plaqués or et autres extravagances permettant à certains de jouer à m’as tu vu. Et pour satisfaire les quelques pseudo-photographes prêts à débourser 33.000 euros, Brikk vient d’annoncer un horrible boîtier Nikon Df plaqué or, 24 carats s’il vous plaît.
Les plus anciens lecteurs se rappellent peut-être la version Or du Nikon FA, un boîtier nettement plus accessible puisque proposé à 12.000 USD seulement en son temps. Ce Nikon Df est toutefois nettement plus intéressant puisqu’il est livré avec le Nikkor 14-24mm f/2.8 et forcément, pour couvrir d’or un tel zoom ça coute un peu plus que pour faire de même avec le 50mm du Nikon FA !
La marque se plaît à préciser en effet que ce kit Nikon Df brillant de mille feux inclut un boîtier et un zoom Nikkor 14-24 f/2.8 tous les deux plaqués or. Seuls 77 kits seront disponibles à la vente. Il a tout de même fallu près d’un an à Brikk pour développer ce kit et doter également de gainages cuir les bagues de mise au point et de zoom de l’optique, le prisme du boîtier et le grip.
Parce que cela ne suffirait pas, le kit comprend également un coffret personnalisé, lui-même plaqué or 24 carats.
Précision qui a son importance pour les puristes, le plaquage or mesure entre 4 et 5 microns d’épaisseur et il est « certifié véritable », si jamais vous aviez des doutes …
Si vous êtes intéressé, sachez que le Nikon Df est livré avec une batterie, un chargeur, un câble USB et tout ce qui permet de prendre des photos (ça c’est pour le cas où vous n’auriez pas encore envisagé cet usage …).
La garantie d’un an est assurée par la marque Brikk, à ce niveau là avouons qu’un an c’est chiche …
Attention, il n’y a que 77 pièces à vous arracher :
Test terrain Fujifilm Fujinon 56mm f/1.2 R : le portrait mais pas que …
Un petit téléobjectif pour boîtiers Fujifilm ouvrant à f/1.2 et capable de vous sortir des portraits dont le piqué n’a rien à envier aux meilleures optiques du moment ? C’est ce que Fuji vous propose avec le Fujinon 56mm f/1.2 R. Qu’en est-il des résultats ? Voici le résultat du test terrain avec le Fuji X-E2.
Un téléobjectif équivalent 85mm
Un téléobjectif équivalent 85mm en 24×36 (84mm très exactement) et ouvrant à f/1.2 ? Seul Canon fait jeu égal avec le Canon EF 85mm f/1.2 L USM II. Fuji complète donc sa gamme d’optiques à monture X avec une optique qui a de quoi séduire !
Ce Fujinon 56mm f/1.2 R a tout pour plaire sur le papier : une construction soigneuse, une mécanique de précision avec des bagues précises et larges, un encombrement réduit et surtout un tarif sans commune mesure avec les optiques pour reflex. En effet, pour moins de 1000 euros, vous disposez d’une optique à portrait très qualitative, c’est sans commune mesure avec les quelques 2400 euros qu’il vous faudra débourser pour le Canon 85mm f/1.2 ou les 1600 euros du Nikon 85mm f/1.4.
Certes, ces objectifs ne jouent pas tout à fait dans la même cour puisque le Fuji adresse les boîtiers à capteur APS-C de la marque quand les deux autres équipent les reflex plein format Canon et Nikon. Mais si l’envie de disposer d’un ensemble compact et complémentaire à votre équipement reflex vous tente, sachez que vous avez là l’arme idéale pour vos séances de portraits.
Fiche technique du Fujinon 56mm f/1.2 R
Fuji propose une gamme Fujinon qui ne manque pas d’intérêt. Après avoir testé récemment le zoom grand-angle Fujinon 10-24mm f/4, je me suis donc intéressé au 56mm f/1.2 R. Voici quelques-unes de ses caractéristiques.
La formule optique du Fuji 56mm f/1.2 R intègre 11 éléments en 8 groupes. L’objectif est doté de deux lentilles à faible dispersion et d’une lentille double-asphérique, l’intérêt de ces verres étant de garder la maîtrise des aberrations sphériques et chromatiques.
L’angle de champ est de 28,5°, le diaphragme compte sept lamelles et offre une ouverture arrondie, l’optique dispose d’une bague de diaphragme crantée (par 1/3 d’IL sur 23 pas). La distance minimale de mise au point est de 70 cm (95cm sur le Canon 85mm f/1.2). L’objectif pèse 405 grammes seulement (595 pour le Nikkor 85mm f/1.4), un avantage indéniable au quotidien.
Le Fuji 56mm f/1.2 R à l’usage
Une belle fiche technique c’est bien, mais en pratique ça donne quoi ?
Pour avoir passé plusieurs jours avec cette optique montée sur un Fuji X-E2, force est de reconnaître que le 56mm Fujinon a de quoi séduire ! Le piqué atteint des extrêmes que l’on ne retrouve que sur des optiques pros dans les gammes concurrentes (et encore …).
La distorsion est invisible à toutes les ouvertures courantes et quasiment indiscernable à pleine ouverture f/1.2. Les aberrations sont tout simplement absentes et l’ouverture f/1.2 autorise des flous d’arrière-plan d’une très grande douceur pour des bokehs de grande qualité.
Le poids réduit de l’optique couplé à celui du boîtier permet de disposer d’un ensemble excessivement utilisable au quotidien. La grande discrétion du système Fuji vous permet toutes les approches sans crainte d’intimider votre sujet avec un bon gros télé pointé sous son nez (ou son dos …).
L’autofocus s’avère particulièrement précis et rapide. J’ai constaté quelques hésitations en basse lumière, une conséquence de la grande ouverture qui autorise la prise de vue en très basse lumière et amène le module AF du X-E2 aux limites de ses capacités. Rien de pénalisant toutefois, aucune des images tests ne montre de flou manifeste.
La grande ouverture f/1.2 demande néanmoins une précision sans faille car à pleine ouverture le défaut de mise au point se voit très vite. Visez les yeux de votre sujet et ne bougez plus sans quoi votre portrait subira irrémédiablement un léger décalage du point malheureux mais bien compréhensible.
La bague de diaphragme est toujours aussi agréable à manœuvrer (cf. les tests Fujinon précédents), il convient d’être prudent toutefois car elle peut tourner de façon inopinée selon la façon que vous avez de tenir le boîtier en main.
La bague de mise au point quant à elle s’avère également une belle pièce, même si je la trouve un peu large et sensible à la rotation tout comme la bague d’ouverture.
En conclusion
Investir dans un 56mm quand on possède déjà le zoom standard 18-55mm souvent vendu en kit avec les boîtiers Fuji ? Cela s’avère une excellente idée si vous pratiquez le portrait photographique régulièrement, une situation dans laquelle ce 56mm f/1.2 R surpasse largement le zoom en position 55mm f/4. Qualité d’image, gestion de la profondeur de champ, douceur des arrière-plans sont sans commune mesure.
En reportage, ce 56mm f/1.2 s’avère tout aussi redoutable. Il vous offre des possibilités créatives de par sa grande ouverture et la possibilité de montée en ISO, d’autant plus que le capteur X-Trans II Fuji est loin d’être effrayé par les très basses lumières.
Les caractéristiques propres à la gamme Fujinon sont bien là : précision, piqué, qualité d’image et … plaisir intense à l’utilisation !
Vous pouvez vous procurer le Fujinon 56mm f/1.2 R chez les principaux revendeurs dont :
Street Photography, le savoir-faire du photographe de rue par David Gibson
Qu’est-ce que la Street Photography ? Comment pratiquer la photographie de rue ? C’est à ces deux questions que David Gibson tente de répondre avec son ouvrage intitulé Street Photography ou le savoir-faire du photographe de rue.
Si vous vous intéressez à la Street Photography, je vous invite à en savoir plus sur ce livre qui pourrait bien changer votre approche du sujet !
Il existe plusieurs ouvrages reconnus sur la photographie de rue dont celui de Bernard Jolivalt intitulé « La photo sur le vif« . Le livre de David Gibson se veut une nouvelle approche du sujet, dans la lignée des ouvrages présentés précédemment mais traité selon un angle précis.
S’il n’y avait qu’un court extrait de ce livre à retenir, je dirais que c’est probablement cette phrase extraite de l’introduction : « Je me suis remémoré le conseil désinvolte que j’avais donné à quelqu’un qui ne savait pas trop quoi photographier dans la rue. Je lui avais suggéré de prendre un bus, de regarder défiler le monde et de descendre lorsqu’il verrait quelque chose d’intéressant« .
Je me permets cette citation car le ton est donné : oubliez les ouvrages techniques, les livres de bonnes recettes toutes faites (qui fonctionnent rarement) et ouvrez les yeux.
David Gibson a le bon goût de ne pas jouer les donneurs de leçons, il vous propose par contre une approche pragmatique en deux temps.
Un peu de théorie …
Le premier temps consiste à traiter de façon théorique de nombreux points précis : les évènements, les séries, les lignes par exemple. Vous allez apprendre à observer et à attendre, suivre et choisir vos sujets.
Beaucoup de pratique !
Le second temps consiste à observer les photos des autres et l’auteur s’appuie pour cela sur de très nombreuses images connues ou moins connues. Vous (re)découvrirez au passage Henri Cartier-Bresson, Martin Parr, Bruce Gilden, Elliott Erwitt. Mais aussi Lukas Vasilikos, Johanna Neurath, David Solomons ou Oliver Lang. Autant de photographes qui ont su développer une vision personnelle et qu’il est bon de connaître.
A vous de jouer !
L’autre intérêt de ce livre est de vous proposer plusieurs projets à réaliser pour progresser. Projet ? Il s’agit plus exactement de feuilles de route qui vous donnent les grandes lignes de votre prochaine sortie photo. Ne partez plus sans avoir de but mais au contraire, partez avec un exercice pratique à réaliser. Et progressez.
De trop nombreuses images sont encore publiées qui se veulent des photos de rue mais ne montrent rien, ou rien de suffisamment fort pour être remarqué.
Photographier dans la rue n’est pas pratiquer la photographie de rue.
Non pas que le photographe ne soit pas à la hauteur, ou que son matériel ne soit pas adapté. Mais tout simplement parce que le photographe – vous peut-être – n’a pas suffisamment affûté son regard et son esprit pour se mettre en situation de capter ce que les autres ne voient pas.
Pour citer à nouveau l’auteur « recherchez ce qui évolue à la marge, tout ce qui ne colle pas à la norme« . Cet ouvrage vous aide à développer votre regard, votre approche de la photographie de rue. N’y cherchez pas un guide technique qui vous dira quel matériel choisir – quelques paragraphes traitent du sujet – l’intérêt de ce livre n’est pas là. C’est un livre qui va vous faire réfléchir sur vous-même, votre approche, celle des autres qui vous ont précédé. Et qui va vous faire avancer, quoi qu’il arrive.
Tout le monde ne devient photographe de rue, mais en prenant le recul nécessaire et avec du travail, vous avez toutes les cartes en main pour y arriver si vous finissez la lecture de cet ouvrage ! J’ai pris plaisir à le parcourir et il va rester sur ma table de chevet, je vous le recommande vivement si la Street Photography vous tente !
Salon de la Photo 2014 : exposition, programme, animations
Le Salon de la Photo de Paris ouvre ses portes le Jeudi 13 novembre pour cinq jours. Nikon Passion vous accueille pendant la durée du salon sur le stand 4G 086. Pour célébrer cet événement de la plus belle des façons, nous avons monté une exposition de photographies, voici les lauréats qui représenteront le site cette année.
A l’occasion des 10 ans de Nikon Passion en 2014, vous avez été nombreux à participer au projet de livre de photographie commémoratif et collaboratif. Le résultat a dépassé nos attentes : 100 photographes, 100 photographies pour un ouvrage qui fera date puisque c’est le premier d’une série qui ne demande qu’à être complétée.
Vous pouvez vous procurer gratuitement le livre au format électronique ou commander un exemplaire papier par là, il est déjà collector !
Pour enfoncer un peu plus le clou, nous avons décidé cette année de mettre en valeur vos photos en exposant une sélection de celles-ci sur le stand (voir le programme complet des conférences). Bien évidemment, j’aurais aimé pouvoir exposer tout le monde, mais 100 tirages grand format ce n’était pas possible sans occuper beaucoup plus de surface …
Sept photographies ont donc été choisies et validées par le comité de sélection composé de membres des sites partenaires (La Chaine Photo, Photo Passion, Virus Photo, Autour de la Vidéo, Dans Ta Cuve) et voici les lauréats !
Chaque photo est tirée au format 50×75 sur support dibon et exposée sur le stand pendant la durée du salon.
Remercions au passage le labo photo Art Photo Lab qui s’est associé à cette initiative et réalise les tirages.
Test Nikon D750 : 10 jours avec le reflex expert Nikon
J’ai passé 10 jours pour vous proposer ce test Nikon D750, un boîtier reflex plein format qui vient compléter la gamme de boîtiers FX Nikon. Avec ses 24Mp, son autofocus à 51 collimateurs, son processeur Expeed 4, sa construction en alliage de magnésium et fibre de carbone et les toutes dernières technologies Nikon, le D750 a de quoi faire parler de lui. Après 10 jours passés sur le terrain avec lui, qu’en est-il vraiment ? Voici les résultats du test.
Le Nikon D750 a déjà fait parler lui lors de sa sortie : remplace-t-il vraiment le Nikon D700 ? Fait-il la différence avec le D610 ? Est-il plus souple à l’usage que le D810 ? Autant de questions que vous vous posez et auxquelles je tente de répondre après avoir utilisé le boîtier pendant une dizaine de jours (lire la présentation complète).
Je tiens à préciser que je n’ai pas testé le mode vidéo du D750 car je n’ai pas les moyens de proposer un test pertinent. Ce mode pourra faire l’objet d’un test particulier ultérieurement.
Test Nikon D750 : présentation
Le Nikon D750 fait partie de la gamme FX Nikon entre un Nikon D610 qui laisse bon nombre d’experts sur leur faim et un Nikon D810 excessivement performant mais très exigeant (optiques, pratique, traitement des photos).
Le D750 a donc une carte à jouer et Nikon ne s’est pas trompé en dotant son nouveau reflex des technologies que bon nombre d’entre nous attendent dans un reflex de cette gamme (et à ce prix) : capteur 24Mp, autofocus 51 points version 2, Processeur Expeed 4 (la crème du moment chez Nikon), mode vidéo très complet, écran inclinable, Wi-Fi pour ne citer que les principaux points forts du boîtier.
Test Nikon D750 – ISO 100
Pourquoi D750 et pas …
Le débat fait rage depuis l’annonce du boîtier : simple D620 ou superbe remplaçant du D700 pour les uns, petit D810 décevant ou bonne affaire du moment pour les autres, ‘grosse daube’ – y’a des frustrés partout – tout y passe.
Crevons l’abcès une fois pour toutes : je me moque de savoir comment s’appelle ce boîtier. Nikon aurait pu tout aussi bien le nommer Nikon D400, D650, D710, D790 ou Dcequevousvoulez, là n’est pas le problème. La seule chose qui m’intéressait lors du test, c’était de savoir ce que ce D750 avait dans le ventre et s’il savait donner ce que le contenu de sa fiche technique nous promettait. Que ceux qui ne font pas de photos continuent à débattre sur son nom …
Nikon D750 + Objectif Nikon AFS 24-120 mm f/4 G ED VR
Le Nikon D750 remplace-t-il le Nikon D700 ?
Autre abcès à crever : le D750 est-il le remplaçant du D700 ? Non. Pourquoi ? Parce que le D700 est irremplaçable.
Ce boîtier a trop marqué les esprits et les usages pour avoir un successeur attitré. Et comme chaque utilisateur d’un D700 a sa propre définition de ce que doit être le ‘vrai’ remplaçant du D700, inutile de dire que c’est perdu d’avance. Oublions donc cet autre débat pour nous intéresser à ce qui devrait être le seul sujet du moment, le D750 va-t-il vous rendre les services dont vous avez besoin. Que ceux qui n’ont besoin de rien continuent à débattre …
Nikon D750 : une construction innovante
Le D750 est le premier boîtier de la gamme Nikon construit en fibre de carbone et alliage de magnésium. La structure avant est en fibre alors que la structure arrière est en alliage, Nikon a utilisé cette technique pour alléger le boîtier tout en garantissant une résistance au moins équivalente à ce que l’on retrouve sur les modèles experts et pros.
A l’usage le pari est réussi : le D750 perd du poids sans que je n’ai constaté la moindre faiblesse pendant le test. Je ne suis pas parti au bout du monde à dos de chameau avec mais pour avoir longuement utilisé d’autres modèles de la gamme, la différence est flagrante.
quand un test D750 se termine sous une pluie battante …
… c’est le photographe qui renonce !
Pour ce qui est de l’étanchéité, ne vous attendez pas à un modèle tropicalisé, aucun ne l’est – il faut remonter au Nikon F3 pour cela – mais en sortant sous une pluie battante, j’ai abandonné avant le boîtier (!).
Le D750 diffère des D610, D810 et Df : sa poignée est mieux étudiée et la prise en main s’avère meilleure (y compris par rapport au D700). Si vous avez de gros doigts et des grandes mains, la différence est sensible. Si c’est l’inverse, il faudra jouer avec la paume de votre main droite, le revêtement vous aidera à ne pas lâcher le boîtier.
Ergonomie et accès aux principales fonctions
Le D750 propose de nombreux accès directs via boutons dédiés (correcteur d’exposition, type de mesure de lumière, mode AF) tandis que d’autres réglages sont accessibles via les menus.
réglage ISO : appuyez sur ISO et tournez la bague
La suppression de certaines touches propres aux D700/D800 – réglage ISO/qualité/BdB – en choque plus d’un. Je l’ai été aussi mais une fois compris qu’il suffit d’appuyer sur le bouton correspondant et de tourner une des deux molettes pour régler, on oublie bien vite le sujet. Si – et seulement si – vous êtes habitués à changer la sensibilité, la qualité d’image ou la balance des blancs sans sortir l’oeil du viseur sachez que je suis comme vous et que je me suis adapté en quelques minutes sans éprouver aucune difficulté.
Exit donc le trèfle des D700/D800 et place à une couronne supérieure gauche héritée des D7100/D610. Rien de neuf de ce côté-là, accès aux modes P,S,A,M avec verrouillage de sécurité, au mode déclenchement (simple, rafale, silencieux, retardateur, miroir levé) et aux modes scènes. Il y a même une position Auto ! Oui, bon, et alors, il suffit de ne pas l’utiliser …
Le Nikon D750 dispose d’un flash intégré à la portée limitée mais qui dépannera plus d’une fois et vous permettra d’utiliser des flash Cobra distants en servant de contrôleur de flash – système Nikon CLS.
Vu de dos le D750 diffère peu de ce que l’on connaît des Nikon récents. Le pad de sélection des collimateurs AF est un peu plus petit que celui du D700 mais il est plus ferme. La touche Info vous renseigne sur les réglages choisis tandis que la touche I est assez mal nommée puisqu’elle sert en fait à changer les réglages. Au passage Nikon a revu la police d’affichage des menus, c’est plus lisible et c’est tant mieux.
le menu Vidéo du Nikon D750
L’organisation des menus reste la même, par contre il serait temps de se pencher dessus car on s’y perd tant ils sont complexes et complets (à quand une recherche intégrée via écran tactile ??). Bon point par contre pour le nouveau menu Vidéo qui regroupe – enfin – tous les réglages propres à ce mode en un seul et même endroit.
Ecran arrière inclinable
Test Nikon D750 : trouver des angles inédits …
Quoi, un écran inclinable sur un boîtier expert ? Oui et c’est tant mieux ! Si le principe de fonctionnement de ce type d’écran peut laisser penser que c’est une faiblesse mécanique potentielle, pour l’avoir utiliser pendant plusieurs jours, je ne partage pas du tout cet avis.
Le système d’articulation est loin d’être une simple charnière en plastique comme sur certains modèles d’entrée de gamme. C’est costaud et pour avoir volontairement laissé tomber le boîtier de 20cm l’écran ouvert et avoir claqué plusieurs fois l’écran assez violemment, je n’ai constaté aucun dommage.
Le gros avantage de cet écran, c’est que vous n’aurez plus à vous coucher par terre pour faire des photos au ras du sol, que de nouveaux angles vous seront permis sans passer chez l’osthéo (ou au pressing) le lendemain, que vous pourrez prendre des photos bras en l’air tout en cadrant correctement, etc. J’ai un seul regret, c’est qu’il ne soit pas possible d’orienter l’écran vers l’avant, comme sur le D5300, une fonction bien utile pour les selfies en vidéo pour voir ce que l’on cadre.
… et garder le genou au sec tout en cadrant avec précision !
l’apparition d’un objectif à liseré rouge dans la scène est purement fortuite …
Batterie, cartes mémoire
Rien de bien particulier à signaler en matière de batterie, si ce n’est qu’elle se loge sous la poignée droite, sa forme participant au nouveau design de la poignée. A l’intérieur, quelques composants ont changé de place pour favoriser cette orientation.
Le logement pour cartes mémoire comprend deux slots identiques au format SD. Plus compact, tout aussi fiable, ce format permet au D750 de proposer deux logements sans prendre d’embonpoint. Il vous faudra investir dans un jeu de cartes SD si vous venez du D700 mais avec 24Mp au lieu de 12, de toutes façons, il fallait penser au renouvellement.
Viseur optique 100%
Le D750 dispose d’un viseur 100% (90% sur le D700) qui n’a rien à envier à ceux des modèles pros. Pour avoir comparé D750 et D700 en même temps ou presque (je n’ai que deux yeux …), je n’ai ressenti aucune différence de visée et aucune gène avec le D750. Le cadre est lumineux, le réglage de netteté efficace (je porte des lunettes). Seule la forme diffère, viseur rond pour les D700/D800 et viseur rectangulaire pour le D750.
Le Nikon D750 à l’usage
Ce n’est qu’en passant plusieurs jours avec un boîtier que l’on peut se faire une idée de son ergonomie, de sa prise en main et de la satisfaction qu’il procure ou pas. Et avec le D750, il y a des choses à dire.
Encombrement et ergonomie
Le premier constat évident lorsqu’on se promène avec le D750 c’est que la prise en main s’est grandement améliorée par rapport à certains modèles précédents dont le D700. La poignée plus creuse apporte un confort supplémentaire et la sensation de bien tenir le boîtier en main est certaine.
L’ergonomie héritée de la génération D600/D610 déroute les … premières minutes mais j’ai retrouvé mes repères aussi vite. L’absence de commandes de type trèfle pour la gestion de la sensibilité – le paramètre que je change le plus souvent – ne se fait nullement sentir puisqu’il suffit de presser la touche ISO et de tourner la molette arrière pour changer la valeur. Cela se fait l’oeil collé au viseur sans aucun problème. J’ai apprécié la possibilité d’utiliser la molette avant pour passer du mode ISO Auto au mode ISO normal, un progrès par rapport au D700.
Test Nikon D750 à 12.800 ISO
cette image aurait demandé une correction permettant de ne pas surexposer le
panneau d’affichage mais l’ensemble de la scène est plutôt bien exposé
ISO Auto ? Oui, et c’est le choix que je fais désormais de plus en plus tant la souplesse offerte par ce mode apporte d’avantages au quotidien. Nul besoin de vérifier en permanence quelle est la valeur sélectionnée, pas de risque de rester sur une valeur trop élevée en hautes lumières – qui n’a jamais oublié de revenir sur ce réglage en sortant d’un lieu sombre ?
Si vous pensez encore qu’utiliser le mode ISO auto est une hérésie, passez outre vos préjugés et testez. Vous changerez d’avis !
Réactivité
Autre constat évident avec ce D750, la réactivité du boîtier surprend ! Il est vif, extrêmement rapide, l’autofocus se cale en une fraction de seconde, les différents affichages sont immédiats. Le D700 en devient pataud d’un coup !
Test Nikon D750 : rapidité de l’autofocus et recadrage des 24 Mp pour toutes vos scènes d’action
Le nouveau module AF 51 Points est difficile à prendre en défaut : toujours aussi agréable à piloter avec le pad arrière, il fait le point sans hésitation y compris en basse lumière. Le gain du à cette nouvelle génération de MultiCam 51 points est sensible, là où les D610/D700/D800 patinent un peu, le D750 va droit au but sans coup férir.
En mode Live View l’autofocus a fait de gros progrès. Point faible des modèles précédents, ce mode qui permet de cadrer à bout de bras ou à ras du sol s’avère beaucoup plus réactif. La mise au point est à peine moins lente qu’en visée normale. J’apprécierais toutefois de pouvoir caler la zone de détection avec un écran tactile car le déplacement via le pad arrière s’avère toujours un peu lent.
Mesure de lumière
la mesure matricielle vous sortira des situations difficiles …
La mesure de lumière du D750 n’appelle pas grand débat : c’est efficace comme Nikon sait le faire depuis plusieurs générations de boîtiers, la mesure matricielle assure dans la plupart des situations et la correction d’exposition par accès direct via la touche supérieure est toujours aussi simple. Le seul progrès en la matière consisterait probablement à inclure un rendu dynamique de l’exposition en temps réel comme seuls les viseurs électroniques savent le proposer mais c’est un autre débat.
quelques ajustements en post-traitement (ou JPG et Picture Control) vous permettront
de travailler le rendu dans les ombres et hautes lumières
Capteur
En matière de capteur, nous sommes là-aussi en terrain connu bien que le 24Mp qui équipe ce D750 soit annoncé par Nikon comme conçu spécifiquement pour le D750. 24Mp c’est la possibilité de pouvoir recadrer ou utiliser le mode DX sans trop perdre en définition. C’est aussi minimiser les risques de flou de bougé constatés avec les capteurs 36Mp. Un bon choix donc, même si la sensibilité résultante reste en retrait face aux 16Mp du capteur Nikon D4 (et Df).
Test Nikon D750, 75mm à 1/40ème et 12.800 ISO, quelques atouts pour photographier
quand la lumière manque
Test Nikon D750 à 12.800 ISO, l’image JPG brute présente un niveau de bruit acceptable et loin d’être désagréable
même image à 19.200 ISO (Hi 0.5), le bruit monte à peine, le lissage du JPG natif est assez présent
Test Nikon D750 à 25.600 ISO (HI 1.0), mieux vaut traiter les RAW que rester en JPG mais
vous sauverez certaines images quand même notez au passage la variation de mise au point induite par le mode LiveView
qui s’est recalé par rapport à la vue précédente
Les images faites à 12800 ISO montrent une gestion du bruit numérique très contenue. Les JPG natifs sont utilisables en l’état, les RAW permettent de réduire encore le niveau de bruit perçu.
Au-delà de 12.800 ISO, à 25.600 ISO par exemple, le bruit est sensible et je ne saurais vous recommander d’utiliser le D750 à ces valeurs sans adopter le format RAW et une bonne gestion du bruit numérique en post-traitement. Attention également au lissage de l’image en JPG aux hautes sensibilités, la réduction de bruit gérée par le boîtier a un prix.
Mon avis sur le Nikon D750
Il y avait une place à prendre dans la gamme Nikon FX et le D750 l’a prise. Moins exigeant qu’un D810, plus polyvalent qu’un D610 ou qu’un Df, plus compact et accessible qu’un D4s, le D750 se positionne comme le modèle expert de la gamme à-même satisfaire l’ensemble de vos besoins.
Si l’ergonomie générale du boîtier diffère de celle des modèles pros, il n’en reste pas moins excessivement convivial à l’usage. Les principaux réglages (ISO, BdB, AF) restent accessibles sans avoir à regarder l’écran arrière, pilotables du bout du doigt l’oeil collé au viseur.
L’écran arrière inclinable est un vrai plus qui rend service dans bien des situations, d’autant plus que le mode LiveView est désormais parfaitement utilisable sans latence particulière. Seul le déplacement de la zone de détection AF reste un peu lent si vous devez passer d’un bout de l’écran à l’autre.
La réactivité générale du boîtier est très agréable : il réagit immédiatement à toutes les demandes, qu’il s’agisse de faire le point sur un sujet mobile comme de basculer d’un mode à l’autre en urgence. Après quelques jours passés avec le D750, force est de reconnaître que le D700 a pris des rides, sa réactivité étant loin d’être au niveau du D750.
La qualité des images délivrées par le nouveau capteur de 24Mp est dans la lignée de ce à quoi Nikon nous a habitué : dynamique importante et gestion des forts contrastes, niveau de bruit numérique contenu jusqu’à 12.800 ISO et gérable en post-traitement au-delà.
Je n’ai pas constaté de problèmes de flous de bougés comme cela est bien plus souvent le cas avec les modèles équipés du capteur 36Mp. Les vitesses lentes vous seront (presque) permises si l’optique utilisée dispose du système Nikon VR.
Test Nikon D750 : photographier la nuit ? c’est jouable, en JPG natif à 12.800 ISO et 1/20ème
le crop 100% de l’image ci-dessus
Comme je l’ai mentionné en début d’article, je n’ai pas testé le mode vidéo du D750. Celui-ci est toutefois complet et les améliorations apportées dont un menu vidéo dédié font du D750 un excellent outil au service des vidéastes désireux de disposer d’un modèle accessible et compact.
A qui s’adresse le Nikon D750 ?
Les photographes amateurs désireux de passer au plein format disposent là d’un modèle polyvalent, plus performant (AF, réactivité, écran, construction) qu’un D610 vendu à peine 400 euros moins cher. C’est aussi le choix de la sécurité face aux contraintes plus fortes imposées par le D810 et au manque de polyvalence du Df.
Les photographes experts qui cherchent un modèle très performant, capable de permettre l’utilisation de leur parc optique existant, présentant une construction robuste, tout en sachant rester accessible ont tout intérêt à regarder de près le D750. Les résultats sont probants, la qualité d’image est au rendez-vous, le plaisir ressenti à l’utilisation manifeste.
Les photographes pros qui cherchent un complément à leur D4(s) ou D3 trouveront avec le D750 une alternative plus que crédible pour voyager léger sans rien sacrifier en matière de performances. Le D750 sera le second boîtier polyvalent capable de tourner des séquences vidéos en complément d’une série photo ou de permettre des angles de prises de vues inédits grâce à son écran inclinable.
Enfin les utilisateurs du Nikon D700 qui acceptent d’étudier le passage à un nouveau modèle disposent là du boîtier qui se rapproche le plus de leur indéfectible ancêtre. Une fois de plus ce n’est pas LE remplaçant du D700 mais bien un boîtier qui rend le même type de prestations avec des résultats en net progrès dans tous les domaines.
Il existe un très bon guide du Nikon D750. Si vous avez des questions particulières, des compléments à demander ? Dites-le moi via les commentaires !
Comment utiliser sa voiture comme affût pour photographier les animaux
Vous aimez photographier les animaux mais vous ne savez pas comment procéder pour ne pas les effrayer ? Vous disposez d’un appareil photo et d’un téléobjectif ? Vous avez une voiture ? Voici une astuce pour utiliser sa voiture comme affût !
Mes lecteurs ont du talent ! J’ai reçu un message de Guillaume, un lecteur de Nikon Passion, qui m’a présenté sa démarche pour transformer sa voiture en affût pour la photographie d’animaux. Guillaume a répondu à l’appel à contribution lancé à tous les lecteurs.
Comme le sujet est intéressant, j’ai répondu à sa proposition de publication et voici le résultat. Ce petit tuto sans prétention vous livre une expérience personnelle que vous êtes libre de vous approprier. Vous allez voir que vous pouvez obtenir de bons résultats sans faire de frais.
Par Guillaume Warnet que vous pouvez retrouver sur 500px.
Comment utiliser sa voiture comme affût
Photographe amateur et passionné par le monde animal et la nature, j’ai cherché les meilleurs moyens pour faire des photos animalières en ayant le moins d’impact possible sur la tranquillité de vie des animaux. Pas si tranquilles d’ailleurs face aux nombreux dangers qui les entourent, entre leurs prédateurs naturels et l’homme, il y a l’embarras du choix !
Je vis en appartement et je n’ai pas la chance d’avoir un balcon, un jardin ou une parcelle de terrain privé pour faire mes photos. Je suis donc forcé de sortir fréquemment pour pratiquer, récolter des informations sur les espèces animales ou pour faire mes photos.
Pas facile dans ces conditions de mettre en place un affût permanent ou semi permanent dans les parcs et jardins de la ville de Nantes ou des villes voisines ! A ce jour je n’ai eu aucune autorisation.
Je me suis donc rabattu sur La Billebaude, dans les parcs et étendues de verdures de la région Loire Atlantique. J’ai vite été confronté à un problème de performance de mon matériel photo. Mon zoom Nikon AF-S NIKKOR 55-300 mm monté sur le Nikon D3100 ne me permet pas de faire des photographies de trop loin. L’approche furtive est quasi impossible avec les oiseaux ou les mammifères tant ils sont craintifs. La pression permanente qu’ils subissent de la part de l’homme n’arrange pas la situation.
Que me restait-il comme solution ? Aucune ? Si, bien sûr ! J’ai continué mes recherches et mes lectures et j’ai découvert le Graal en photographie à l’affût : La voiture !
Pourquoi utiliser sa voiture comme affût pour les photos d’animaux ?
La voiture permet de faire de l’affût sans demander d’autorisation – à condition toutefois d’être garé sur une voie publique ou d’avoir l’accord du propriétaire du chemin ou de la ruelle concernée. La voiture peut servir pour la prise de vue, mais aussi pour faire du repérage à la jumelle sans se faire remarquer.
De plus, il n’y a aucun besoin d’installer un tas d’accessoires : la voiture est … mobile et il suffit de se déplacer pour faire de l’affût ailleurs si l’on fait chou blanc ou si l’on souhaite adopter un autre point de vue.
L’autre avantage d’utiliser une voiture comme affût, c’est qu’il est inutile de disposer d’objectifs de très longue focale : un 55-200 mm est suffisant. En effet, les animaux ont appris que les grosses masses (voitures) qui se déplacent sur les grosses bandes grises (bitume) sont inoffensives (sauf collision). Ils n’ont donc pas peur de s’approcher, parfois même de très près comme sur cette photo. Le lapin de garenne, habituellement très craintif, était ici à une distance de 15 mètres jusqu’à ce que des promeneurs le fasse partir.
Photo (C) Guillaume Warnet
Comment transformer sa voiture en affût pour la photographie ?
Rien de plus simple : ça ne va vous coûter que quelques euros. Il vous faut investir dans 3 objets indispensables :
1 filet de camouflage de 2 x 1 mètres
1 bean-bag (à faire vous-même) pour caler l’objectif et éviter les vibrations
1 bouteille d’eau (pour vous hydrater !)
Voici comment je procède pour chacune des séances.
Photo (C) Guillaume Warnet
Arrivé à bon port j’éteins le moteur (!). J’installe mon filet en le coinçant dans les portes avant et arrière pour qu’il me dissimule au mieux. J’ouvre la fenêtre du côté du filet et j’installe mon bean-bag. Je règle mon matériel photo, je l’installe et … j’attends !
L’affût voiture, avantages, inconvénients
Où faire des photos d’animaux depuis une voiture ?
Vous pouvez vous poser partout en France sur les routes publiques sans demander d’autorisation préalable, à condition de ne pas créer de danger sur la route. Evitez la bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute pour photographier la jolie Buse Variable sur son poteau !
Ce type d’affût a un véritable avantage : il peut servir en bordure de forêt, en bordure de champs, en ville, en bordure de parc ou jardins un peu isolés. Et même chez vous si vous avez du terrain et qu’il y a des passages d’animaux sauvages. ou encore si vous n’avez ni le temps ni l’envie de construire un affût.
Quand faire des photos d’animaux ?
Vous pouvez photographier ainsi n’importe quand, de l’aube à l’aurore, privilégiez quand même le moment où les animaux sont de sortie ! Rien ne sert d’affûter en voiture en plein soleil aux beaux jours, les animaux ne sont pas fous : ils restent dans leurs abris au frais.
Votre voiture peut vous servir d’affût toute l’année, mais pour ne pas rentrer bredouille il vous faut connaitre les habitudes des animaux à chaque période de l’année, leurs lieux de passage, de nourrissage et/ou de couchage.
Même en voiture, il n’y a pas de miracles mais parfois des coups de chances. J’ai pu voir parfois un pic vert à moins de 10 mètres grâce à mon affût, ou même un couple de geai des chênes, sans les prendre en photos puisque je n’étais qu’en observation à ce moment là !
Avantages
Nous possédons presque tous une voiture ou pouvons en emprunter une :
cela vous demande peu de travail pour tout mettre en place,
cela n’effraye pas les animaux,
le confort est fonction de la voiture mais c’est mieux qu’un affût extérieur – surtout s’il fait froid,
vous pouvez vous restaurer au sec durant les longues attentes.
Inconvénients
lorsqu’il pleut, l’eau peut rentrer par la fenêtre,
vous êtes limité aux zones publiques sauf accord du propriétaire du terrain concerné,
l’utilisation du trépied est impossible sauf à posséder un fourgon aménagé.
Pour en savoir plus sur la photo d’animaux, n’hésitez pas à consulter le guide d’Erwan Balança intitulé Les secrets de la photo d’animaux.
Merci à Guillaume Warnet pour ces conseils, je vous rappelle que vous pouvez découvrir ses photos sur son compte 500px.
Aperture, iPhoto et Lightroom : importer vos photos et projets en douceur avec le plugin Adobe
Passer d’Aperture ou iPhoto à Lightroom sans perdre ce que vous avez déjà fait dans Aperture ? C’est désormais possible avec le plugin d’import proposé gratuitement par Adobe.
Avec l’arrêt du support du logiciel Aperture, vous êtes nombreux à chercher une solution de secours. Vous avez déjà trié et classé des milliers de photos dans Aperture, vous les avez notées, indexées, traitées. Et il va falloir tout recommencer dans un autre logiciel ?
La réponse est non (avec quelques limites indiquées ci-dessous) : Adobe, éditeur du logiciel Lightroom, vous propose désormais un module additionnel pour Lightroom qui va vous permettre d’importer votre catalogue Aperture et vos photos dans Lightroom en quelques clics.
Voici ce que vous allez pouvoir récupérer sans effort
Le plugin va automatiquement importer dans Lightroom les données suivantes :
drapeaux
notations par étoiles
mots-clés
données de localisation GPS
données IPTC
photos rejetées (classées dans une collection Lightroom)
fichiers cachés (classés dans une collection Lightroom)
classement par couleurs (sous forme de mots-clés dans Lightroom)
piles (sous forme de mots-clés dans Lightroom)
reconnaissance des visages (sous forme de mots-clés dans Lightroom)
versions des photos (copies virtuelles dans Lightroom)
projets, dossiers et albums (collections et groupe de collections Lightroom)
aperçus Aperture plein format
Ce que vous n’allez pas récupérer dans Lightroom
Les moteurs de développement RAW d’Aperture et de Lightroom sont différents et il y a donc quelques limites à l’importation. Les actions de développement faites sur les photos dans Aperture ne sont pas interprétables par Lightroom. C’est pourquoi lors de l’import, le module va :
importer la photo originale d’Aperture vers Lightroom
importer la photo traitée d’Aperture vers Lightroom
De même le module ne sait pas importer les albums intelligents d’Aperture et toutes les données personnalisées appliquées aux photos.
Comment importer les photos d’Aperture-iPhoto vers Lightroom
Pour importer vos photos d’Aperture ou iPhoto vers Lightroom, il vous faut disposer de la version Lightroom 5.6.
Téléchargez ensuite le plugin d’import. Il s’agit d’un fichier zip contenant le dossier plugin. Copiez ce dossier dans l’arborescence de votre choix sur votre ordinateur puis installez le depuis le menu de gestion des modules externes de Lightroom.
Si vous disposez de l’abonnement Adobe Creative Cloud alors le plugin s’installe automatiquement sous forme de mise à jour.
Sinon vous l’installez dans Lightroom et il devient accessible depuis le menu Fichier – Module externe – Extra – Module externe d’importateur Aperture – iPhoto :
QUESTION : Vous avez utilisé le plugin Aperture iPhoto vers Lighroom ? Qu’en pensez-vous ?
Objectifs Fujinon à monture X : comment sont-ils fabriqués ?
Savez-vous comment sont fabriqués les objectifs Fujinon pour boîtiers Fujifilm à monture X ? Découvrez-le dans cette vidéo proposée par la marque.
Les optiques Fujinon se montent sur les boîtiers Fujifilm à monture X : les Fuji X-T1, Fuji X-E2, Fuji X-Pro1 etc.
Ces optiques sont reconnues pour leurs performances et leur qualité de fabrication qui les placent au niveau des meilleures optiques Nikon par exemple. Et c’est à croire que les constructeurs s’épient un tant soi peu car après la vidéo présentée tout récemment par Nikon montrant l’ensemble des technologies embarquées dans les objectifs Nikon récents, c’est Fujifilm qui s’y met.
La vidéo ci-dessous est proposée par la marque japonaise qui vous invite au cœur de sa chaîne de production pour voir comment sont fabriquées les optiques Fujinon. Si vous parlez japonais couramment, vous pourrez comprendre ce que vous disent les quelques intervenants, pour les autres la vidéo est sous-titrée en anglais et les images parlent d’elles-mêmes !
Remarquez au passage le nombre d’étapes, les locaux, et la satisfaction des opérateurs fiers de montrer leurs productions. C’est un peu japonais dans l’âme mais avouez que le résultat est plutôt qualitatif !
Programme des animations au Salon de la Photo 2014
Le Salon de la Photo ouvre ses portes le Jeudi 13 novembre au matin pour 5 jours. Nikon Passion sera à nouveau présent cette année sur un stand dédié en compagnie des sites partenaires dont La Chaîne Photo. Voici le programme des animations pour les 5 jours, vous allez voir que vous aurez de quoi vous occuper !
[Attention: mise à jour du 7 novembre]
Le Salon de la Photo de Paris est devenu l’événement phare du monde de la photo en Europe. Plusieurs constructeurs l’ont déjà utilisé pour lancer des nouveaux modèles, Nikon avec le D3s par exemple en 2009. C’est aussi l’occasion pour les sites comme Nikon Passion de vous proposer des animations pendant 5 jours, de quoi passer du virtuel au réel ! Si vous n’avez pas encore vos entrées gratuites, suivez ce lien pour en recevoir autant que vous voulez !
Le programme des animations est encore bien chargé cette année : présentations par des photographes professionnels, récits de photographes amateurs, démonstrations de matériels et logiciels, présentations de photos par leurs auteurs, expo photo … En 2013 nous avons accueilli plus de 120 personnes sur le stand par présentation en moyenne, record à battre cette année !
Mettez cette page dans vos favoris car elle sera actualisée si des changements interviennent. En raison du nombre d’intervenants et de la logistique personnelle de chacun, il est en effet possible que quelques ajustements soient faits d’ici le jour J.
Certaines présentations auront lieu plusieurs fois de façon à ce que vous puissiez les suivre quel que soit le jour de votre visite. D’autres ne pourront être répétées en raison du planning de certains intervenants. Quelques présentations seront filmées de façon à ce que vous puissiez les suivre ultérieurement, la liste sera publiée après le salon.
Nous remercions au passage nos sponsors qui nous permettent d’être à nouveau présents cette année !
Programme des animations au Salon de la Photo de Paris 2014
Jeudi 13 novembre
11h20 : Jean-Christophe Dichant – Maîtrisez l’autofocus de votre reflex Nikon
12h00 : Vincent Lambert – Les spécificités du Nikon D810
12h40 : Pierrick Bourgault – Le portrait In Situ, scènes de la vie de tous les jours
14h00 : Guillaume Manceron – Filmer avec un reflex
14h40 : Patrick Dagonnot/Jean-Christophe Dichant – Comment présenter ses photos pour une publication
15h20 : Vincent Montibus – La photographie de rue en argentique
16h00 : Philippe Bricart – La photo de nu à l’heure du numérique et d’Internet
16h40 : Philippe Chaudré – Canon, Irista et Lightroom, le meilleur des mondes
Vendredi 14 novembre
10h40 : Patrick Dagonnot – La pose longue en photographie numérique
11h20 : Guillaume Manceron – Comment développer sa chaine Youtube
12h00 : Anne-Laure Jacquart – La retouche du contraste à la portée de tous : intention de retouche, réglettes, courbe… Démonstration !
12h40 : Vittorio Bergamaschi – Photographier la nuit
14h00 : Jean-Christophe Dichant – Comment gérer ses photos après la prise de vue
14h40 : Lomig Perrotin – Fabriquer du film aujourd’hui ou l’impossible obsolescence
15h20 : Céline Manceron – Gérer la couleur en photo numérique
16h00 : Rencontre avec Rodolphe Sebbah – Prix Zoom du public 2014
Samedi 15 novembre
10h40 : Ghislain Simard – Pratique non conventionnelle de la macro 11h20 : Photographer’s Pitch – 10 photos, 10 minutes pour convaincre le public !
12h00 : Anne-Laure Jacquart – La retouche du contraste à la portée de tous : intention de retouche, réglettes, courbe… Démonstration !
13h20 : Céline Manceron – Gérer la couleur en photo numérique
14h00 : Alexandre Maller – Le choix de l’argentique pour la photo de nu en noir et blanc
14h40 : Jean-Christophe Dichant – Maîtriser l’autofocus de votre reflex Nikon
15h20 : Guillaume Manceron – Filmer avec un reflex numérique
16h00 : Gildas Lepetit-Castel – Des photographies au livre, pourquoi s’autoéditer
16h40 : Didier Cohen – Divinement nues, la photo de nu
17h20 : Jean-Marie Sepulchre – Utiliser les objectifs des sixties sur les numériques modernes
Dimanche 16 novembre
10h40 : Thomas Delahaye – La photo animalière
11h20 : Céline Manceron – Gérer la couleur en photo numérique
12h00 : Céline Manceron – Photographe pour la vie !
13h20 : Jean-Christophe Dichant – Maîtrisez l’autofocus de votre reflex Nikon
14h00 : André Amyot – La photographie: une valeur de vie
14h40 : Paul Allain – Tirage vintage pour image numérique
15h20 : Patrick Dagonnot – La pose longue en photographie numérique
16h00 : Christophe Flers – Emotions, famille et patrimoine, le rôle du photographe de mariage
16h40 : Guillaume Manceron – Filmer avec un drone
17h20 : Eric Delamarre – Un auteur vend-il son âme en vendant son œuvre ?
Lundi 17 novembre
10h00 : Fabienne Gay Jacob Vial – Développer son écriture photographique
10h40 : Jean-Christophe Dichant – Comment gérer ses photos après la prise de vue
11h20 : Manuela Dournes – Diffuser ses photos sur internet : wiki, réseaux sociaux, banques d’images
12h40 : Guillaume Manceron – Vidéo reflex, quels réglages pour quelles utilisations 13h20 : Yves Maillière – De la photo au reportage photo, une méthode, une passion
14h00 : Patrick Dagonnot – Le paysage en noir et blanc 15h20 : Rémy Lapleige – Du négatif à la publication
A bientôt sur le stand, n’hésitez pas à vous manifester, je serai ravi de faire votre connaissance ou de vous (re)croiser autrement que derrière un écran ! Et si vous nous suivez sur les réseaux sociaux c’est le tag #SDLP14 qu’il faut utiliser !