Pourquoi je fais l’inverse de ce que je vous dis (et j’assume)
Les lignes qui suivent n’auraient jamais dû être partagées. Ce sont des extraits originaux de mon journal personnel. Je n’ai jamais fait ça, et je ne recommencerai probablement jamais. Je vous dis pourquoi plus bas.
13 mai 2025 Je relis Les violons du roi de Jean Diwo. Ces derniers mois, j’ai envie de relire certains ouvrages qui m’ont laissé un bon souvenir.
Cette note m’a incité à publier cet article sur Boro et Leica.
13 mai 2024 J’ai posté une photo minimaliste sur Instagram. Si j’en crois les visites sur mon site perso, même des sujets peu attirants peuvent générer des visites. Il me suffirait d’avoir une liste email dédiée pour partager à mes lecteurs.
13 mai 2023 Direction Barbizon, puis Milly la forêt et Pithiviers, il fallait goûter le gâteau du même nom. 220 km de route à moto. Des photos, de la moto, du gâteau, de nous.
Cette note me rappelle que rouler à moto reste un plaisir. Que je ne le fais pas assez.
13 mai 2022 Depuis plusieurs années je photographie ces cheminées qui viennent de gagner une première victoire et devraient rester. Quelle que soit l’issue de cette histoire, documenter m’importe car le territoire urbain autour de cette centrale EDF désormais à l’arrêt ne cesse d’évoluer. Voici un triptyque, parce qu’il faut parfois porter un regard différent sur ce que l’on voit tous les jours.
Cette note m’a donné envie de monter un projet photo autour des cheminées de Vitry-sur-Seine. Il est en cours.
Je continue ? Je peux remonter jusqu’en 2015 ainsi.
Et j’avoue que si j’ai un regret dans la vie, c’est de ne pas avoir commencé bien plus tôt. “Verba volant, scripta manent” (mon latin date mais il me reste des bribes). Ce qui n’est pas écrit disparaît à tout jamais dans nos cultures écrites. D’autant plus que ma mémoire n’est pas sans faille.
C’est la raison pour laquelle, aujourd’hui, j’ai décidé de vous partager ces extraits originaux de mon journal. Parce que parfois, il faut savoir montrer l’exemple.
Il ne se passe pas une journée sans que je ne l’ouvre pour retrouver une info, un détail, une photo. Ou tout simplement pour lire ce que j’ai fait les années passées à la même époque. Ce qui m’aide à imaginer, créer, mettre en oeuvre. Faire.
De plus, ce journal est évolutif.
En janvier 2018, j’ai créé une section pour noter tout ce dont je me souviens depuis ma tendre enfance. C’est un outil pour me souvenir. Pour transmettre. Pour comprendre.
En 2017 j’ai fait une photo de famille par jour, pendant 365 jours. Ces 365 photos sont rassemblées dans une section dédiée de mon journal, personne ne les verra jamais. Le livre photo créé à la suite en témoigne.
Je vous parle d’IA générative souvent. Ce que l’IA ne pourra jamais faire sans nous coller une puce dans le cerveau, c’est noter ce que vous seul(e) savez. Ce qui n’est publié nulle part. Parce que c’est bien trop personnel pour le rendre public.
Vous ne voulez pas de site web, pas de compte sur les réseaux sociaux ? Faites un journal. Personne ne pourra le lire. Sauf ceux à qui vous vous donnerez l’accès si et seulement si vous le voulez. Mais vous créerez une trace.
Dans ma formation LE RÉVÉLATEUR, je vous partage ma méthode pas à pas pour imaginer, créer et commencer votre journal en 10 jours chrono. Papier ou numérique, c’est vous qui choisissez.
Rappel : le tarif spécial est valable ces jours-ci.
Aucun outil spécifique n’est requis pour créer votre journal. Sauf un carnet, un crayon ou n’importe quelle appli de saisie de texte sur votre ordinateur/smartphone.
Parlez-vous photo ? Une méthode ultra simple et l’erreur à ne pas commettre
Ces jours-ci, je suis plongé dans Parlez-vous photo ?, le livre de Valérie Simonnet. Encore un livre ? Et oui, c’est dans les livres que j’apprends, en parallèle de la confrontation au terrain. Et aux autres photographes avec lesquels j’échange régulièrement.
Et puis, je ne vais pas vous mentir en vous disant que le format long, comme celui du livre, est bien plus pertinent en matière d’apprentissage qu’avaler des vidéos YouTube à longueur de soirée. Ou pire, des Shorts et Reels. Ces formats courts fonctionnent bien pour s’informer. Mais pas pour apprendre.
Seulement je sais, beaucoup me disent “tu comprends, le livre, j’ai pas le temps”.
Personne n’a le temps. Moi non plus. C’est pourquoi j’applique une méthode ultra simple.
Prenez le nombre de pages du livre. Donnez-vous un nombre de jours pour le lire. Divisez le nombre de pages par le nombre de jours. C’est tout.
Exemple : Vous voulez tirer profit de Parlez-vous photo ? ? Il compte 207 pages. Vous vous donnez 21 jours pour le lire en prenant des notes (c’est une durée moyenne pour un livre à étudier). 207/21 =9,857 pages.
Arrondissez à 10 pages à lire chaque jour. Dans 21 jours, vous aurez fait un bond en avant. 10 pages aérées, c’est rien. Tout le monde peut le faire lorsqu’il s’agit de travailler son regard et son langage photographique.
Vous allez me dire que vous préférez lire un chapitre à la fois ? Voici pourquoi c’est une erreur.
En lisant un chapitre à la fois, vous terminez par la conclusion du chapitre. Vous ne laissez pas votre lecture en plan. Cela ne vous incite pas à continuer. Il faut bien plus de rigueur, tout le monde ne l’a pas, moi le premier.
En faisant l’inverse, sans cherche à finir un chapitre à tout prix, vous laissez votre lecture en plan. Ce qui va vous inciter à poursuivre le lendemain. Ce qui va, aussi, vous remettre dans le bain plus vite.
“Ça parlait de quoi déjà hier ?” “Ah oui, elle était en train d’expliquer que le format vertical peut provoquer une certaine tension qui peut être perçue comme dynamique, mais je n’avais pas lu pourquoi encore…”
Ça vous force aussi à remettre le nez dans votre note de lecture. Car nous sommes d’accord, sans note de lecture écrite avec vos mots à vous, lire un tel livre a peu d’intérêt. Vous n’en retiendrez que 10%, ce qui est peu.
Je reviens sur la note de lecture. Vous pouvez la créer où vous voulez. Carnet, feuille volante, traitement de texte, appli de notes…
Vous pouvez aussi le faire dans votre journal personnel illustré. Le support dans lequel vous regroupez tout ce qui vous concerne. Et qui concerne votre pratique photo, parmi d’autres.
Ainsi vous faites d’une pierre deux coups : – vous engrangez des connaissances – vous relisez régulièrement la note
Car le propre d’un journal est d’être relu régulièrement. Ce que vous n’aviez pas mémorisé en premier lecture le sera en deuxième ou troisième.
Créer puis tenir un journal, c’est précisément ce que je vous aide à faire avec ma formation LE RÉVÉLATEUR. Je vous détaille la méthode pas à pas à mettre en oeuvre pour partir de zéro et arriver à un journal fonctionnel et comportant déjà vos 10 premières notes, en 10 jours.
Tout est là, avec un code promo spécial Pont de Mai pour vous inciter à passer à l’action avant la fin de la semaine. Car avec le temps pourri du moment, sortir faire des photos est peu engageant :
PS : qu’allez-vous apprendre avec cette formation :
la méthode “Instantané du quotidien” qui vous permet de capturer vos pensées sans même avoir à y penser
une pratique simple pour retenir ce que vous lisez parce que vous utilisez les mots adéquats
l’approche “émotion brute” sans laquelle votre journal resterait une simple liste de points sans intérêt
une technique simple pour relier vos souvenirs et vos photos sans passer des heures à choisir les bonnes
l’approche « petits pas » qui vous permet de ne rien manquer de vos journées surtout si vous n’avez pas le temps
l’approche « flashback contrôlé » pour revivre vos meilleurs moments et en profiter à nouveau
une technique créative pour capturer les temps forts de vos journées sans avoir à chercher la moindre inspiration
un principe simple pour utiliser vos photos et exprimer ce que les mots ne peuvent pas dire
une pratique simple pour identifier les 2 types de signaux essentiels, ceux qui vont vous permettre de régler vos problèmes
comment un journal illustré rend vos souvenirs plus vivants sans déformer la réalité
une technique d’écriture qui vous permet de remplir des pages quand vous pensez n’avoir rien à dire
une pratique simple pour garantir la pérennité de votre journal quelle que soit sa forme
la routine idéale pour toujours tenir votre journal sans que ce ne soit jamais une contrainte
l’approche hybride qui vous permet de donner différentes formes à votre journal parce qu’une structure trop rigide peut vous nuire
et plein d’autres approches théoriques et pratiques…
52 défis, 1 secret, 2×13 circuits, tout ce qui traîne sur mon bureau pour penser photo et drone
Promis, je n’ai pas pris l’avion la semaine dernière avec mon sac photo. Mais mon ami Julien vous en parle ici. Je n’ai pas non plus mis les pieds dans une montgolfière avec mon matos. Mais le même Julien vous dit comment faire des photos en vol ici.
Pourtant, j’ai participé à une prise de vue aérienne. À 21h45, en pleine semaine.
Parfois je me demande vraiment comment je me retrouve dans ces situations !!
Cela dit, la réponse, je la connais. Je passe certaines soirées avec un groupe de jeunes passionnés. Ils font de la photo et de la vidéo. Ce soir-là, c’était du drone. J’ai pu faire l’expérience de la vidéo immersive 360 en 8K avec le petit DJI Avata 360. Bluffant.
Vous allez me dire : le drone, c’est vraiment de la photo ??
Oui. Stephen Shore lui-même a plus qu’expérimenté la photo aérienne par drone. J’ai vu son expo l’an dernier à Paris, à la Fondation HCB. Le livre Topographies qui découle de ce projet (attention, ça pique). Bluffant aussi, mais différemment.
Ça m’a rappelé que j’ai reçu deux bouquins sur la photo au drone ces derniers mois. Je n’ai pas encore pris le temps de les chroniquer sur Nikon Passion. Il faut dire que les chroniques de livres, plus personne ne les lit vraiment. J’en parlerai désormais plutôt dans l’espace communautaire (en cours de construction). Ce sera plus détaillé ainsi en video et nous pourrons en parler ensuite bien mieux que sur YouTube. Mais les liens, je vous les donne maintenant :
Et tant que j’y suis, deux guides de terrain reçus récemment. Si vous préparez un voyage nature, ils sont très bien faits et illustrés par leurs auteurs photographes :
Rappel : en commandant ces livres par ces liens, vous soutenez Nikon Passion sans surcoût de votre côté. Merci ! Vous pouvez aussi les commander chez votre libraire. C’est vous qui décidez qui vous soutenez.
Pourquoi un rien peut tout changer (et pourquoi vous vous trompez de problème)
Vous regardez une de vos photos. Vous sentez que quelque chose cloche. Mais vous ne savez pas dire quoi.
Ça m’arrive encore. Souvent.
La solution est simple en théorie : montrer la photo à quelqu’un qui a suffisamment de recul pour apporter un argument, pas juste un avis.
Le problème, c’est que ces personnes-là sont de plus en plus difficiles à trouver. Les clubs photo disparaissent plus vite que les impôts. Les groupes Facebook ne sont pas des endroits où l’on s’expose sans risque. Les forums servent surtout à couper les cheveux en millions de pixels. Et les sites de partage, on y partage, mais on commente rarement.
Alors vous continuez avec ce petit quelque chose qui cloche. Sans pouvoir mettre le doigt dessus.
Pourtant, comme le dit James Clear dans son bouquin du même nom, sans aucun rapport avec la photo, un rien peut tout changer.
Ce rien, c’est la remarque que vous n’avez pas encore reçue.
Celle que j’ai laissée sur une photo de roues de vélo déglinguées. Partagée dans la communauté et l’espace PROJET 52. L’auteur a revu son cadrage. Un rien a tout changé. Et un autre rien changerait bien plus encore s’il pouvait refaire la photo.
Celle que j’ai laissée aussi sur une image en NB de ce coq perché devant un arbuste. Bien gérée sur le plan technique. Beau NB. Mais le coq n’existait pas vraiment dans le cadre. Son autrice a apporté la petite modification que je proposais. Ce rien a tout changé.
La plupart du temps, vous vous trompez de problème.
Vous pensez manquer de technique, de matériel, de talent. Ce n’est pas vrai. Vous avez déjà presque tout. Il vous manque juste ce petit rien que vous ne pouvez pas voir vous-même. Parce que si vous le voyiez, vous l’auriez corrigé.
C’est exactement de ça dont nous parlons désormais chaque jour dans les espaces Projet 52 et Mini Projets Maxi Déclics de la communauté Nikon Passion.
Quand je passe, je regarde, je prends du recul, je partage ce que je vois. Les autres font pareil. Un échange s’organise, toujours constructif. Et surtout, je n’ai pas lu le moindre commentaire déplacé sur une photo.
Deux rythmes possibles : – une photo à partager par semaine avec PROJET 52 – ou un projet finalisé quand vous êtes prêt avec MINI PROJETS
Chaque programme s’accompagne d’une formation dédiée dans laquelle je vous partage : – ma méthode pour réussir un PROJET 52 (une photo par semaine pendant 52 semaines) – ma méthode pour finaliser un PROJET PHOTO publiable à partir d’une simple sortie.
Même communauté, un espace distinct pour chaque programme. Une même exigence bienveillante.
Aujourd’hui c’est le dernier jour pour rejoindre l’un ou l’autre avec 20 euros de remise sur chaque programme. L’accès à chacun des deux espaces est bien sûr inclus.
Ce que l’IA ne peut pas faire à votre place en photo
Depuis quelques mois, je vois apparaître dans ma boîte mail des messages d’un nouveau genre.
Des photographes me disent qu’ils ont demandé à ChatGPT comment composer une photo. A NotebookLM comment régler leur Nikon Z dans toutes les situations possibles. A Claude de les aider à choisir un objectif. A Gemini de leur donner les réglages de base pour telle ou telle photo.
Je ne les juge pas. Je fais pareil dans d’autres domaines pour savoir si l’IA peut m’aider ou non.
L’IA peut en effet être utile. Elle répond vite, ne juge pas, est disponible à 2 heures du matin quand une question vous prend la tête. Pour chercher une information, tester une idée, débloquer un problème, elle est souvent là.
Mais j’ai remarqué ceci.
Les gens qui me disent utiliser ces outils couramment ne progressent pas plus vite en photographie. Ils consomment plus. Ils s’informent mieux (parfois). Ils vérifient les sources (mais pas toujours). Pourtant leurs photos, elles, n’évoluent pas beaucoup.
Pourquoi ?
Parce que l’IA peut vous décrire la règle des tiers en 3 mots comme en 12 000. Elle est programmée pour ne jamais vous contrarier. Alors elle ne vous dira jamais pourquoi votre photo de samedi dernier ne fonctionne pas, bien que vous ayez appliqué cette règle à la lettre.
L’IA peut générer des milliers d’exemples de portraits en lumière naturelle. Elle ne peut pas regarder vos yeux quand vous visualisez votre photo et que vous ne savez pas encore si elle est bonne. Même le tri assisté IA de Lightroom Classic se plante à tous les coups pour faire ça.
Ce regard-là, c’est celui d’un autre photographe.
Quelqu’un qui a eu le même doute que vous dans la même situation. Qui a raté la même mise au point, cherché la même composition, hésité au même endroit. Et qui vous dit, pas avec un algorithme, mais depuis son propre vécu : “là, tu tiens quelque chose.”
C’est exactement ce qui se passe dans PROJET 52 et MINI-PROJETS MAXI-DÉCLICS.
“Les humains parlent aux humains”.
Un groupe de photographes passionnés. Qui produisent, partagent ce qu’ils font et pourquoi ils l’ont fait. Qui mettent en oeuvre des méthodes simples, applicables par tous, parce qu’ils ne veulent pas remplir leurs journées toujours plus. Mais un groupe d’humains qui tient à pratiquer la photographie. Pour progresser. Pour se faire plaisir. Pour en parler avec des vrais gens en chair et en os.
Ce que l’IA a changé, c’est peut-être ça finalement : elle a rendu plus visible ce qu’elle ne remplace pas. La relation sociale. Le temps long. Le fait d’être là la semaine prochaine, et celle d’après, avec les mêmes personnes qui vous connaissent déjà un peu. Avec un objectif commun : se faire plaisir en photographiant.
Je disais hier que que l’inspiration, ce n’est pas recevoir des informations. C’est appliquer ce qu’on a reçu. L’IA donne beaucoup d’informations. Elle n’applique rien à votre place. Et elle ne sera pas là pour voir ce que vous avez fait avec.
Cet endroit pour produire, partager, et progresser avec d’autres, c’est la communauté Nikon Passion. Pas un nième réseau social. Pas un simple site de partage de photos. Pas un forum de techniciens.
Un espace convivial, réservé aux seuls membres participants, dans lequel le but commun est de pratiquer. De recevoir des avis, dont les miens. De découvrir des compléments aux formations. De montrer ce que vous faites. De créer du lien avec d’autres photographes, parfois même de se rencontrer si l’on est proches.
Si vous ne participez pas encore, vous pouvez découvrir les deux premiers espaces. Toutes les photos et projets finalisés déjà commentés. Et vous inscrire en profitant du tarif spécial à l’occasion de cette mise à niveau. Il est valable jusqu’à demain dimanche 23h59. Je vous laisse décider.
Jean-Christophe
PS : PROJET 52 et MINI-PROJETS MAXI-DÉCLICS sont deux formations distinctes, complémentaires. Vous pouvez commencer par l’une ou l’autre selon ce qui vous manque : le rythme hebdomadaire ou la méthode de mise en projet.
Les deux donnent accès, dans la communauté, à un espace de partage de photos et de commentaires privé. Dans lequel j’interviens aussi.
Derek Sivers avait raison. Et vous le savez déjà parce que l’inspiration, ça vous concerne
« L’inspiration, ce n’est pas recevoir des informations. L’inspiration, c’est appliquer ce que vous avez reçu.
Les gens pensent qu’en continuant à lire des articles, à feuilleter des livres, à écouter des conférences ou à rencontrer des gens, ils vont soudainement trouver l’inspiration.
Mais rechercher constamment l’inspiration est anti-inspirant.
Vous devez faire une pause dans votre consommation d’informations et vous concentrer sur votre production.
Pour chaque parcelle d’inspiration que vous absorbez, utilisez-la et amplifiez-la en l’appliquant à votre travail.
Vous finirez alors par ressentir l’inspiration que vous recherchiez. »
Je reçois chaque semaine des messages de photographes qui me disent lire La Lettre Photo depuis des mois.
Des années parfois (merci !).
Qu’ils ont noté des idées, mis des liens de côté, téléchargé des articles.
Et qu’ils n’ont toujours pas fait ce projet photo qu’ils ont en tête depuis l’an dernier.
J’ai connu ça lorsque j’ai voulu faire des photos urbaines.
Des mois plus tard, j’avais tous les ebooks, guides, articles et bouquins sur la photo urbaine.
Et aucun projet photo achevé ni même en cours.
Mener un projet photo, ce n’est pas chercher à devenir pro.
C’est chercher à progresser par la pratique.
Ce n’est pas un manque de talent ou de matériel qui freine.
C’est exactement ce que décrit Sivers : une surconsommation d’information qui tourne en rond, faute d’un endroit où poser les pieds et commencer.
Les participants à PROJET 52 et à MINI-PROJETS MAXI-DÉCLICS, eux, ont arrêté d’attendre.
Certains publient leurs séries chaque semaine.
Pas toujours des chefs-d’oeuvre, mais des ensembles cohérents.
Qui racontent quelque chose, qui ont une direction.
Un sujet photographié un dimanche matin, édité l’après-midi, partagé le soir dans la communauté.
Avant que la semaine reprenne.
Ce sont des gens qui ont compris que la méthode n’est pas là pour brider leur créativité.
Elle est là pour qu’il se passe enfin quelque chose.
Ils ne cherchent pas à caser des sorties spéciales photo dans leur emploi du temps déjà bien rempli.
Ils profitent de leurs sorties et activités habituelles pour le faire.
D’autres m’ont dit avoir peur du regard des autres.
Je les ai invités à poster quand même.
Les retours reçus les ont surpris, parfois émus. Ils continuent.
Certains ont essayé seuls pendant des années, avec l’impression de ne jamais passer “un cap”.
Aujourd’hui ces personnes progressent.
Pas parce qu’elles ont découvert un réglage magique, mais parce qu’elles produisent régulièrement.
Avec une contrainte gérable et un groupe qui les tire vers le haut dans un espace d’échange dédié.
Le groupe est là pour inciter et motiver. Pas pour forcer à photographier en groupe.
Pourtant, certains ont même trouver le moyen de se retrouver sur le terrain, ou de visiter ensemble des expos.
Sivers dit qu’il faut amplifier chaque parcelle d’inspiration en l’appliquant.
C’est exactement la structure de ces deux programmes de formation et d’accompagnement.
Le programme PROJET 52 donne un cadre hebdomadaire pour sortir, voir, et revenir avec quelque chose.
Le programme MINI-PROJETS MAXI-DÉCLICS donne la méthode pour transformer n’importe quelle sortie, même courte, même banale, en un projet photo complet, personnel, publié.
Je ne suis pas magicien.
Je ne dis pas que vous allez devenir un des plus grands photographes au monde.
Je cherche juste à vous partager une façon de photographier qui force à pratiquer pour votre plaisir.
Et une communauté pour ne pas se sentir seul(e).
Si vous avez un projet en tête depuis trop longtemps, c’est peut-être le bon moment de passer à l’acte.
C’est vous qui décidez.
Jean-Christophe
PS. PROJET 52 et MINI-PROJETS MAXI-DÉCLICS sont deux formations distinctes, complémentaires.
Vous pouvez commencer par l’une ou l’autre selon ce qui vous manque : le cadre hebdomadaire ou la méthode de mise en projet.
Les deux proposent un espace de partage de photos et de commentaires privé.
Convivial, sans réseau social, sans algorithme, sans aigris qui critiquent pour le plaisir de blesser.
Tout l’inverse des réseaux sociaux et de certains forums.
Si vous ne participez pas encore, vous pouvez découvrir ces deux espaces, toutes les photos déjà commentées, et vous inscrire à l’une ou l’autre des formations associées en profitant du tarif spécial à l’occasion de cette mise à niveau.
Le secret des pros pour choisir un cadre sans changer d’objectif
Hier matin, je parcourais l’espace Projet 52.
Dans la communauté liée désormais à mon site de formation.
Une photo intéressante, un sujet pertinent.
Belle technique. Beau NB.
Et ce défaut que je vois si souvent.
Le sujet écrasé.
L’arrière-plan, participant à la composition, délaissé.
L’avant-plan, élément visuel secondaire dans cette image, trop évident.
La raison ? Un cadrage à hauteur d’homme d’un sujet au ras du sol.
“À hauteur de femme” si vous préférez, les conséquences sur l’image sont les mêmes.
J’ai laissé un commentaire que j’espère constructif pour l’auteur.
D’autres participants pourront compléter, c’est le but de cet espace d’échange.
Ce manque de mouvement du photographe à la prise de vue, je le constate très souvent sur les photos partagées dans le programme Projet 52.
Dans le programme MINI PROJET PHOTO aussi, selon le thème des projets.
Pourtant, quand vous photographiez un jeune enfant proche de vous, vous ne le faites pas en restant debout à côté de lui, c’est évident.
Aussi, lorsque vous photographiez un sujet au ras du sol et proche de vous, faites pareil.
J’appelle ça le principe “flexion – extension”.
Il vous permet de cadrer votre sujet de façon plus harmonieuse.
Vous fait voir la vie sous un autre angle.
Et si vous ne pouvez pas vous baisser, utilisez l’écran orientable de votre boîtier, il faut bien qu’il serve à quelque chose.
C’est tout bénéf’, non ?
Jean-Christophe
PS: Des commentaires comme celui-ci, des principes et des conseils, je vais en partager de plus en plus dans la communauté.
Si vous ne participez pas encore, vous pouvez découvrir ces deux espaces, toutes les photos déjà commentées, et vous inscrire à l’une ou l’autre des formations associées en profitant du tarif spécial à l’occasion de cette mise à niveau.
Je vais préparer une chronique de ce livre.
Je l’ai beaucoup aimé car il met en avant le langage photographique.
Celui qui “s’apprend, se structure, se perfectionne” pour reprendre les mots de l’autrice.
Parler photo, c’est penser vos prises de vue, comme un récit.
Je vous l’ai écrit mille fois, vous le savez.
Mais parler photo, c’est aussi porter un regard sur ce que vous produisez.
Pas juste dire “j’ai fait une belle photo”, mais vous demander ce que montre réellement cette photo.
Lorsque je fais des photos de l’ancienne station service de mon village, avec cette 204 garée sous l’auvent depuis des décennies, ce n’est pas la station que je montre.
C’est mon enfance dans une autre station service, mon père garagiste, les voitures qui allaient et venaient, la mécanique, les odeurs, les gens, mes jours de congés passés à servir l’essence et à laver les voitures, une époque révolue.
C’est mon histoire qui remonte à la surface.
Ces deux photos ne suffisent bien sûr pas à raconter quoi que ce soit.
Mais complétées par d’autres, elles le feront.
Je vous parle de ça, et du livre de Valérie Simonnet car dans les espaces photo de la communauté que je viens d’installer sur le site de formation, c’est aussi de cela dont nous allons parler.
Les formations avaient déjà leur zone de questions/réponses.
Mais parler photo ce n’est pas que poser des questions sur les formations.
Lorsque je regarde les images des participants au PROJET 52, ou les projets photo des participants à MINI PROJET PHOTO, je vois des photographes passionnés.
Des regards. Des récits. En construction, ou aboutis.
Pas besoin d’être pro pour arriver à ça, il suffit de le vouloir.
De suivre les consignes données dans chacune de ces deux formations.
Les nouveaux espaces communautaires vont servir à parler photo au delà des formations.
Mais pas “juste” parler.
Montrer. Commenter. Visionner. Lire. Ecouter. Participer. Echanger.
Ce sera l’occasion pour moi d’apporter des compléments, qui ne sont pas dans les formations, parce que j’ai fait d’autres expériences ou découvertes.
Tout ça entre nous. Entre passionnés. Sans les inconvénients des réseaux sociaux.
Et puisque je vous parle d’un livre aujourd’hui, sachez que j’ai déjà prévu un espace “Livres” dans la communauté.
Qui permettra de commenter bien mieux l’intérêt d’un livre qu’en vous partageant un simple lien dans une lettre.
Parlez-vous photo ? S’exprimer par la photographie c’est le livre de Valérie Simonnet.
Passer par ce lien vous permet de soutenir soutenir mon travail, sans changer le prix pour vous.
Mais vous pouvez aussi l’acheter chez votre libraire.
C’est vous qui décidez.
La communauté, les espaces, c’est autre chose et c’est sur le site de formation.
J’y travaille encore, les conditions d’accès seront précisées prochainement.
Jean-Christophe
PS: j’ai déjà ouvert un espace communautaire accessible à tous les participants au programme PROJET 52.
Un autre existe aussi pour tous les participants au programme MINI PROJET PHOTO.
Si vous ne participez pas encore, vous pouvez découvrir ces deux espaces, toutes les photos déjà commentées, et vous inscrire en profitant du tarif spécial à l’occasion de cette mise à niveau :
APS-C ou plein format ? La réponse courte existe. La voici
Chaque semaine, je reçois la même question des dizaines de fois.
En ce moment plus que jamais, avec les promos Nikon de l’été.
“APS-C ou plein format ?”
Alors voilà ma réponse. Directe. Cash.
La vraie question n’est pas le format du capteur. C’est votre usage.
Ce n’est pas une question de niveau. Un débutant peut avoir un usage très précis.
Chez Nikon, en 2026, l’APS-C c’est le Z50II ou le Zfc.
Plus léger, plus compact, moins cher.
Idéal pour voyager, débuter, filmer face caméra, photographier sans se charger comme un mulet.
Le Z50II est le meilleur choix pour quelqu’un qui commence ou veut un deuxième boîtier discret.
Le Zfc est le meilleur choix pour quelqu’un qui veut se remémorer sa grande époque argentique.
Si le look rétro vous parle vraiment, le Zfc fera le job.
Mais à fonctions égales, le Z50II gagne sur tous les points techniques.
Mon choix entre les deux ? Z50II. Nouvelle génération, nouvel autofocus.
Le plein format, c’est une autre histoire.
D’ailleurs, ça veut dire quoi “plein format” ?
Ça veut dire “24 x 36”.
Le plein format n’est pas supérieur.
Il est différent, et plus exigeant.
Un capteur 24 x 36 vous donne des flous d’arrière-plan plus prononcés.
Une meilleure montée en sensibilité au-delà de 6 400 ISO.
Mais, revers de la médaille, il faut passer à la caisse pour les objectifs.
Surtout avec 45 Mp, une définition qui suppose des optiques (et un ordinateur) à la hauteur, sans quoi cela ne sert à rien.
Acheter un Z5II pour photographier les lapins au fond du jardin, c’est sous-exploiter le boîtier.
Acheter un Z50II quand vous avez besoin de tirages grand format en studio, c’est se tirer une balle dans les 2 pieds.
La bonne question à se poser : est-ce que vos photos actuelles sont limitées par le boîtier, ou par autre chose ?
En clair, le format du capteur n’a d’importance que si votre pratique l’exige.
Ce qui sous-entend que vous savez définir votre pratique avec précision.
“Je veux faire un peu de tout”, ce n’est pas précis.
Dans la communauté privée qui arrive bientôt, nous aurons l’occasion d’en reparler en regardant vos photos. Mais voici les grandes lignes à noter.
L’erreur classique : se projeter dans le photographe qu’on veut devenir plutôt que dans celui qu’on est aujourd’hui.
Vous débutez ? Vous voulez progresser sans vous ruiner ? Le Z50II. Point.
Des objectifs NIKKOR Z DX. Re-point.
Vous voulez aller plus loin et disposer d’un boîtier polyvalent pour le quotidien, le reportage et l’animalier courant ?
Le Z5II est le plein format le plus accessible, autofocus au top et meilleur rapport performances/prix de la gamme.
Vous faites de la photo et de la vidéo au niveau expert/pro ? Vous voulez un seul boîtier pour tout ? : le Z6III.
Autofocus au top aussi, 24 Mp très exploitables, et ce petit écran supérieur dont je ne sais pas me passer.
Vous cherchez le meilleur compromis pro sans le prix du (gros et lourd monobloc) Z9 ? Le Z8.
Je ne suis pas dupe, je sais que vous allez encore hésiter entre ces modèles après avoir lu ça.
Aussi notez que la réponse n’est pas dans les fiches techniques.
Elle est dans votre façon de photographier, les photos que vous faites, les objectifs que vous avez ou que vous envisagez.
Vous ne ferez pas le mauvais choix si vous partez de votre usage réel, pas de vos seules envies.
Et surtout, partez du boîtier, pas de la remise. Ensuite vérifiez si ce boîtier est en promo.
Les remises immédiates Nikon de l’été sont une bonne occasion de faire un choix que vous reportez depuis trop longtemps.
Mais… ne vous fiez pas qu’aux remises les plus importantes.
Les objectifs comptent autant.
La remise la plus importante n’est pas forcément le meilleur choix pour vous.
Jean-Christophe
PS : La réponse longue existe aussi. Elle est ici.
Premiers tournages vidéo avec votre Nikon Z : méthode, réglages et checklist
Vous faites de la photo avec votre Nikon Z. Vous savez gérer l’exposition, mesurer la lumière, choisir une focale. Vous vous dites que pour vos premiers tournages vidéo Nikon, ça va être pareil. PAS-DU-TOUT. Ce que la vidéo ajoute, c’est le mouvement, le son et le temps. Et ça change tout, sans nécessiter pour autant des dizaines de réglages nouveaux : trois points suffisent pour vos premiers tournages. Respecter la règle du 180° pour la vitesse d’obturation, fixer la balance des blancs manuellement, et stabiliser l’image autrement qu’en photo. Le reste s’apprend en filmant, sur le tas.
En résumé : votre Nikon Z vous permet de filmer en haute définition sans équipement complexe. Pour débuter, concentrez-vous sur trois points : la règle du 180° pour la vitesse d’obturation (1/50 s en 25p, 1/100 s en 50p), la balance des blancs fixée manuellement sur une valeur Kelvin, et la stabilisation complétée par un accessoire dès que vous vous déplacez. Ajoutez un micro externe et un logiciel de montage. Vous avez la base d’une vidéo propre, cohérente et agréable à regarder.
Ce qui change quand vous passez de la photo à la vidéo
En photo, vous figez un instant. Facile. En vidéo, vous enregistrez une durée. Moins facile. Votre Nikon Z utilise le même capteur et les mêmes optiques NIKKOR Z, mais pour vos premiers tournages vidéo Nikon Z, la logique change sur trois points précis.
La vitesse d’obturation n’est plus libre : elle dépend de la cadence d’image choisie. L’autofocus doit suivre un mouvement continu, pas seulement déclencher une mise au point. Et le son devient aussi important que l’image : un plan beau avec un son pourri est inutilisable. C’est peu, mais ça change tout.
En photo
En vidéo
Temps de pose libre
Vitesse d’obturation contrainte par la cadence (règle du 180°)
Autofocus déclenché à la prise de vue
Autofocus continu pendant tout l’enregistrement
Le son n’existe pas
Le son est aussi important que l’image
Un fichier par image
Un fichier par séquence, parfois plusieurs gigaoctets
Les trois réglages fondamentaux avant de filmer
La vitesse d’obturation et la règle du 180°
En vidéo, la vitesse d’obturation conditionne le rendu du mouvement. La règle du 180° fixe la valeur à respecter : la vitesse d’obturation doit être égale au double de la cadence d’image choisie.
À 25 images par seconde : réglez sur 1/50 s.
À 50 images par seconde : réglez sur 1/100 s.
À 120 images par seconde : réglez sur 1/250 s.
En dessous de cette valeur, le flou de mouvement devient excessif. Au-dessus, l’image paraît saccadée et artificielle. Si la scène est trop lumineuse pour respecter cette valeur, ajoutez un filtre ND : c’est son rôle en vidéo. Une fois cette vitesse d’obturation réglée, ne la touchez plus pendant le tournage.
Exemple concret : filmez une scène en famille à 25p avec une vitesse d’obturation de 1/50 s, puis comparez avec 1/500 s sur le même plan. La différence de rendu du mouvement est immédiatement visible.
Fixez une valeur Kelvin avant de commencer à filmer et ne la modifiez plus pendant la prise de vue. La balance des blancs automatique peut varier en cours d’enregistrement et créer des différences de teinte d’un plan à l’autre, impossibles à rattraper proprement au montage.
Intérieur sous lumière chaude (tungstène) : 3200 K.
Intérieur sous lumière fluorescente ou LED neutre : 4000 à 4500 K.
Extérieur nuageux : 5500 à 6000 K.
Extérieur en plein soleil : 5200 K.
Bloquez la valeur avant de lancer l’enregistrement, vérifiez le rendu sur l’écran, ne retouchez plus. C’est la manière la plus simple d’obtenir une cohérence de couleur entre tous vos plans, sans travail de correction au montage.
Choisissez le profil Standard ou Neutre pour vos premiers tournages. Ils donnent une image propre, équilibrée, directement exploitable au montage sans travail de correction préalable.
Le profil Flat ou le N-Log offrent davantage de souplesse en étalonnage, mais produisent une image intentionnellement pâle et sans contraste. Sans logiciel adapté, sans méthode de correction colorimétrique et sans grande expérience, vous obtiendrez un résultat moins bon qu’avec un profil Standard. Gardez le Log pour plus tard, quand vous saurez quoi en faire.
Profil
Image obtenue
Pour qui
Standard
Contrastée, prête à l’emploi
Débuter, usage web, réseaux sociaux
Neutre
Légèrement plus douce, facile à harmoniser
Débuter avec une petite marge de correction
Flat / N-Log
Pâle, sans contraste, nécessite étalonnage
Utilisateurs maîtrisant la correction colorimétrique
Stabiliser votre vidéo avec un Nikon Z
L’IBIS intégré des Nikon Z compense efficacement les micro-mouvements et suffit pour les plans fixes ou les panoramiques lents. Ses limites apparaissent dès que vous marchez : les vibrations des pas se transmettent au capteur et aucune stabilisation électronique ne les efface complètement.
Stabilisateur pour vos premiers tournages vidéo Nikon Z
Pour des plans en déplacement, ajoutez une poignée vidéo, une cage légère ou un stabilisateur compact. La différence est immédiate et visible dès la première comparaison.
IBIS seul : plans fixes, légères rotations, panoramiques lents.
IBIS + poignée ou cage : déplacements à pied, suivis de sujet, plans en mouvement modéré.
Stabilisateur gimbal ou rig : travellings, plans en mouvement continu, suivis dynamiques.
Exemple : pour une interview à main levée, l’IBIS seul suffit si vous restez immobile. Pour filmer quelqu’un qui marche en le suivant, ajoutez une poignée pour éviter les saccades.
Votre Nikon Z dispose d’outils conçus pour la vidéo que vous connaissez peut-être déjà en photo, mais qui prennent un sens différent dès que vous filmez. Voici ceux qui changent concrètement votre pratique dès le premier tournage.
La prévisualisation de l’exposition
Contrairement à un reflex, votre Nikon Z affiche le rendu final en temps réel dans le viseur ou sur l’écran, avant même de lancer l’enregistrement. Ajustez la vitesse d’obturation, l’ouverture ou l’ISO et observez directement l’effet sur l’image. Ce que vous voyez avant de déclencher est exactement ce que vous allez enregistrer. C’est l’un des avantages les plus concrets de l’hybride en vidéo.
Le zébra
Le zébra surligne les zones surexposées sur l’écran avant et pendant l’enregistrement. Activez-le systématiquement en extérieur ou en contre-jour : il vous évite de cramer un ciel ou un visage sans vous en rendre compte. Vous avez une lecture directe des limites d’exposition sans interpréter d’histogramme en temps réel.
Le peaking
Si vous travaillez en mise au point manuelle, activez le peaking : il surligne les contours nets en couleur sur l’écran. Utile pour les plans rapprochés, les portraits ou les séquences où l’autofocus décroche sur le mauvais plan. En vidéo, le peaking est souvent plus fiable que l’agrandissement de l’image pour vérifier la netteté en cours d’enregistrement.
Le mode AF-C suit un sujet en mouvement de manière continue. Le suivi des yeux fonctionne en vidéo sur la quasi-totalité des Nikon Z récents : c’est une aide réelle pour garder un visage net même si la personne bouge légèrement dans le cadre. Pour des plans statiques ou des scènes complexes où l’AF décroche, basculez en mise au point manuelle avec le peaking.
Le son : ce que vous ne pouvez pas ignorer
Le micro intégré de votre Nikon Z est utilisable pour des tests ou de la captation personnelle. Pour tout ce qui a vocation à être montré, il ne suffit pas : il capte les bruits de manipulation et de boîtier, le vent, et ne distingue pas clairement une voix à plus d’un mètre.
Un micro directionnel compact monté sur le boîtier ou sur la cage améliore immédiatement la qualité sonore sans modifier votre workflow. C’est le premier accessoire à acquérir, avant même un gimbal ou un moniteur externe. Le son mauvais détruit une bonne image. Le son propre sauve une image médiocre.
Pour des interviews ou des voix off, un micro-cravate filaire ou sans fil donne un résultat encore plus propre, indépendamment de la distance entre l’appareil et la personne filmée.
Vos NIKKOR Z en vidéo
Tous vos NIKKOR Z fonctionnent en vidéo avec les mêmes caractéristiques qu’en photo. Quelques points à garder en tête pour bien les utiliser en tournage.
Focales fixes : privilégiez-les pour leur piqué et la constance de l’ouverture. Elles obligent à se déplacer pour cadrer, ce qui favorise des mouvements de caméra plus réfléchis et un cadrage plus travaillé.
Zooms à ouverture constante (f/2.8 ou f/4) : indispensables si vous changez de focale pendant le tournage. Un zoom à ouverture variable provoque des variations d’exposition visibles lors du changement de focale, difficiles à corriger en post-production.
Zooms motorisés PZ : le NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ et le NIKKOR Z DX 12-28 mm f/3.5-5.6 PZ VR sont conçus pour la vidéo. Leur variation de focale est silencieuse, progressive et contrôlable. Ce sont des mouvements de zooms fluides impossibles à reproduire manuellement avec la même régularité.
Vos premiers montages vidéo
Inutile de viser un logiciel professionnel pour vos premiers montages. L’objectif est d’assembler des plans, ajuster légèrement la couleur et exporter une vidéo propre. Trois outils couvrent tous les cas de figure pour débuter.
DaVinci Resolve est difficile à battre si vous voulez un outil gratuit et capable. La version gratuite accepte la 4K, offre un montage fluide et intègre un module d’étalonnage. Importez quelques clips, coupez les passages inutiles, harmonisez légèrement l’exposition et exportez votre première vidéo en 1080p. C’est tout ce dont vous avez besoin pour commencer.
Adobe Premiere Elements est plus guidé et rassurant : ajoutez vos plans, posez un titre, intégrez une musique libre de droits et exportez en quelques clics. Environnement idéal si vous souhaitez apprendre sans être submergé par trop d’options.
NX Studio, le logiciel gratuit de Nikon, permet également de faire des montages vidéo simples. Une option pratique si vous l’utilisez déjà pour le traitement de vos photos RAW : même logiciel, même bibliothèque, pas d’import supplémentaire.
Exemple concret : assemblez une courte vidéo de votre dernière sortie photo. Cinq plans de quelques secondes, un titre, une musique légère, une exportation en 1080p. L’objectif n’est pas la perfection mais de comprendre comment vos images se répondent et comment construire une petite histoire visuelle cohérente.
Checklist avant votre premier tournage
À vérifier avant de lancer le premier enregistrement. Dans cet ordre.
Cadence choisie : 25p pour un rendu naturel, 50p si vous prévoyez des ralentis au montage.
Temps de pose réglé et verrouillé : 1/50 s en 25p, 1/100 s en 50p.
Balance des blancs fixée : valeur Kelvin manuelle adaptée à la scène, non automatique.
Profil d’image : Standard ou Neutre.
IBIS activé, accessoire de stabilisation préparé si vous vous déplacez.
Zébra activé pour surveiller les surexpositions en temps réel.
Micro externe branché et niveau audio vérifié avant de filmer.
Carte mémoire rapide en place, batterie chargée, batterie de rechange dans la poche.
Les accessoires utiles pour vos premiers tournages vidéo Nikon
Le boîtier seul ne suffit pas toujours pour obtenir des images stables, un son correct et un rendu uniforme d’une séquence à l’autre. Voici les accessoires que je considère comme fondamentaux.
Cage et poignée
Une cage permet de fixer micro, moniteur, éclairage ou poignée autour du boîtier. Elle protège l’appareil et offre des points d’ancrage multiples pour construire une configuration stable et ergonomique sans bricolage.
Un trépied ou mini-trépied suffit pour débuter, en particulier pour les plans fixes et les interviews. Choisissez un modèle compatible Arca pour plus de modularité avec vos autres accessoires.
Un micro directionnel monté sur la cage ou un micro-cravate filaire. C’est le premier accessoire à acquérir, avant tout le reste. La qualité sonore est ce qui distingue le plus nettement une vidéo amateur d’une vidéo soignée.
En extérieur, un filtre ND vous permet de respecter la règle du 180° même en plein soleil, sans fermer le diaphragme à des valeurs qui nuisent à la qualité d’image. Choisissez un filtre de qualité pour éviter les dominantes colorées ou le flare indésirable.
Filtres ND NEEWER : des filtres abordables pour débuter, plusieurs diamètres disponibles
Cartes mémoire rapides et batteries de rechange
La vidéo sollicite beaucoup l’écriture sur carte. Privilégiez des cartes rapides selon votre boîtier pour éviter les interruptions d’enregistrement. Une batterie de rechange est indispensable : filmer consomme rapidement l’énergie, surtout avec l’écran orientable et la stabilisation actifs.
Un moniteur externe comme l’Atomos Shinobi II vous permet de vérifier netteté et cadrage en temps réel. Particulièrement utile si vous filmez seul, en auto-production, ou avec un angle de prise de vue qui vous éloigne de l’écran du boîtier.
FAQ : premiers tournages vidéo Nikon Z
En photo je règle l’exposition librement. Pourquoi est-ce différent en vidéo ?
En photo, le temps de pose est un choix créatif total. En vidéo, il conditionne le rendu du mouvement. Trop court, l’image paraît saccadée. Trop long, le flou de mouvement devient gênant. La règle du 180° donne un rendu naturel en fixant le temps de pose au double de la cadence. C’est une contrainte technique, pas une limite créative.
Faut-il activer l’autofocus continu ou travailler en mise au point manuelle ?
L’AF-C des Nikon Z fonctionne bien pour suivre un sujet en mouvement : c’est l’un de leurs points forts en vidéo. Pour des plans fixes ou des portraits rapprochés, la mise au point manuelle avec le peaking actif reste plus précise et évite les décrochages d’AF dans les scènes complexes. Commencez par l’AF-C, basculez en manuel dès que la scène est prévisible.
Le son de mon Nikon Z est-il suffisant pour débuter ?
Pour des tests ou de la captation personnelle, oui. Pour tout ce qui a vocation à être montré, non. Le micro intégré capte les bruits de manipulation et le vent, et ne distingue pas clairement une voix à plus d’un mètre. Un micro directionnel monté sur le boîtier améliore le résultat immédiatement, sans changer votre workflow.
Dois-je filmer en 4K ou en Full HD pour débuter ?
Full HD 1080p en 25p. La 4K consomme plus d’espace, demande des cartes plus rapides et ralentit le montage sur un ordinateur standard. Une fois votre workflow en place et vos réglages maîtrisés, passez à la 4K si votre usage le justifie.
Puis-je utiliser mes NIKKOR Z habituels pour filmer ?
Oui, tous vos NIKKOR Z fonctionnent en vidéo avec les mêmes caractéristiques qu’en photo. Privilégiez les focales fixes pour leur piqué et leur constance d’ouverture. En zoom, choisissez un rapport d’ouverture constant — f/2.8 ou f/4 — pour éviter les variations d’exposition lors des changements de focale. Les NIKKOR Z à zoom motorisé PZ sont particulièrement adaptés à la vidéo grâce à leur variation silencieuse et progressive.
Dois-je filmer en N-Log dès le départ pour avoir la meilleure qualité ?
Non. Le N-Log produit une image intentionnellement pâle et sans contraste, conçue pour être corrigée en étalonnage. Sans logiciel adapté et sans méthode de correction, vous obtiendrez un résultat moins bon qu’avec un profil Standard. Commencez en Standard ou Neutre. Vous passerez au Log quand vous saurez quoi en faire.
Quelle cadence choisir pour faire des ralentis ?
Filmez à 50p pour ralentir par deux au montage en conservant la fluidité. Filmez à 100p ou 120p pour des ralentis plus marqués. La plupart des Nikon Z récents proposent ces cadences en Full HD, certains en 4K. En dessous de 50p, le ralenti donne un résultat saccadé qui perd tout son intérêt.
Premiers tournages vidéo Nikon Z : en conclusion
Votre Nikon Z est déjà capable de produire des vidéos de qualité. Ce qui vous manquait pour vos premiers tournages vidéo Nikon, c’était la méthode pour en tirer parti sans vous perdre dans les réglages. Appliquez cette checklist avant chaque tournage, filmez des scènes simples au début, et observez comment vos images rendent selon la lumière et le mouvement. Les progrès en vidéo arrivent vite si vous pratiquez avec un zeste de bon sens.
Prenez votre boîtier, fixez une poignée ou un mini-trépied, réglez la cadence, bloquez la balance des blancs, et filmez ce qui vous attire. Vos meilleures vidéos naîtront souvent des essais que vous n’aviez pas prévus.