La nouvelle année est arrivée, et avec elle une neige abondante, particulièrement en Île-de-France. Le soleil ayant décidé de s’en mêler, je ne pouvais faire autrement qu’attraper mon appareil photo et sortir voir si le paysage urbain autour de chez moi était aussi enchanteur qu’il y paraissait depuis ma fenêtre.
J’ai bien fait. Photographier la neige en ville est rare dans ma région. La photographier sous le soleil l’est encore plus. Alors le faire pendant deux jours consécutifs, sans que cette belle neige n’ait fondu, cela relève de l’exceptionnel.
Photographier la neige, c’est facile : nos appareils photo savent gérer l’exposition lorsque la neige n’est pas l’unique sujet de la photo. Ils savent aussi gérer correctement la balance des blancs. Toutefois, il reste quelques pièges à éviter pour que vos photos vous donnent entière satisfaction. J’ai déjà publié un sujet sur la photo de neige, à lire ici.
Photographier la neige en ville consiste avant tout à préserver les hautes lumières, à accepter une légère sous-exposition, et à composer avec le contraste entre blanc uniforme et éléments urbains. Avec une lumière abondante, des sujets souvent fixes et un environnement lisible, la difficulté est moins technique que visuelle.
Quelques principes de prise de vue pour photographier la neige
Je disais dans une lettre photo récente que si je suis devenu photographe urbain, c’est parce que j’en avais assez d’attendre que les merveilles du monde me passent devant les yeux. Ayant décidé de chercher ce que je trouve beau autour de chez moi, je photographie depuis des années ma ville, comme celles que je traverse lorsque je suis en balade.
Le paysage urbain, la vie, le territoire sont autant de sujets qui méritent que l’on y consacre du temps. Lorsque la météo me donne un coup de main, c’est encore plus agréable.
Ces deux derniers jours, c’était le cas : neige abondante, circulation réduite et températures basses évitant qu’elle ne fonde trop vite, et un beau soleil donnant à l’Île-de-France des allures de station de ski. J’ai attrapé mon Nikon Z6III et le NIKKOR Z 24-120 mm f/4, mon objectif à tout faire, et je suis parti faire le tour de la commune à plusieurs reprises pendant ces deux jours.

Photographier la neige en ville, oui, mais comment ?
J’avais deux idées en tête : montrer le contexte avec des plans larges pour illustrer cette blancheur recouvrant une bonne partie du territoire, et saisir des détails du quotidien sous la neige. J’ai donc alterné les prises de vue en plans larges et celles en plans serrés. Le 24-120 mm est idéal pour cela : de 24 mm pour les paysages à 120 mm pour les détails, rien de plus simple à combiner.
Ce zoom polyvalent a l’avantage d’ouvrir à f/4 constant. Il m’est donc facile de gérer le flou d’arrière-plan sur les détails quelle que soit la focale. Avec une courte profondeur de champ, le sujet est mis en valeur, isolé de son environnement proche sans être totalement détaché. J’aime inclure du contexte, même dans mes photos de détail.
Avec la lumière ambiante, aucun souci de montée en ISO ni de temps de pose. Il me suffisait de cadrer et de composer mes images en ne pensant qu’à l’ouverture. Le mode d’exposition A, pour priorité ouverture, fait parfaitement le travail.
La mise au point est plutôt simple dans de telles situations : paysages et sujets fixes, contrastes modérés, lumière abondante. Le système autofocus du Nikon Z6III n’est jamais en difficulté. Même lorsqu’une boule de neige a voulu le déstabiliser, il a assuré. Moi, un peu moins.

Exposition et neige : éviter les erreurs classiques
Les seules précautions à prendre consistaient à éviter de saturer les hautes lumières, ce qui ne se rattrape pas en post-traitement. La neige trompe facilement la mesure de lumière, qui tend à sous-exposer l’image.
J’applique toujours une correction d’exposition positive ou, au contraire, je contrôle volontairement les hautes lumières selon la scène afin de conserver de la matière dans les blancs. Pour cela, je joue constamment avec la molette de correction d’exposition, comme j’en ai l’habitude, en l’ajustant selon ce que je voyais dans le viseur. Rien de plus simple avec un appareil hybride.

De la carte au web : tri, sélection, traitement et génération des JPEG
De retour chez moi, j’ai trié près de 200 photos pour ne garder que celles qui correspondaient le mieux à mes besoins : illustrer cet article et proposer une version plus complète sur mon site à destination de la commune.
Pour cette étape de tri, j’applique la méthode que je décris dans ma formation Lightroom Classic : passer les photos en revue, identifier celles qui ont un potentiel, puis répéter cette opération plusieurs fois jusqu’à obtenir la sélection finale.
Je n’ai ensuite qu’à appliquer un de mes presets Lightroom favoris pour ajuster l’apparence finale des images. Dans le cas présent, je me suis contenté d’apporter un peu de densité sur certaines photos, d’augmenter la clarté et de diminuer les hautes lumières lorsque c’était nécessaire. C’est ce que me permet de faire en un clic par photo mon preset « Un hiver ensoleillé ». Pourquoi ne pas donner des noms sympas aux presets ? C’est toujours plus agréable que « preset-hiver-neige », non ?
Avant d’en arriver à la génération des JPEG finaux, j’ai pris le temps de créer deux collections à partir des mêmes images. La première pour illustrer cet article, en mettant davantage en avant les points abordés dans le texte. La seconde pour mon site afin de présenter l’ensemble des photos dans un ordre précis, dans l’esprit de ma méthode MINI-PROJETS.

Des fichiers RAW aux images JPEG illustrant mes deux articles, il n’y avait que deux exportations :
- la première à 1920 pixels avec le filigrane NIKONPASSION.COM,
- la seconde à 1024 pixels pour mon site.
Toutes ces opérations de tri, de sélection, de traitement et de finalisation m’ont pris moins d’une heure. C’est ce que j’aime : le choix des images et le post-traitement ne doivent pas me prendre des heures, surtout pour des photos d’illustration comme celles-ci.
L’ensemble des images est désormais archivé sur mes disques, dupliqué sur mon NAS et le cloud, et disponible si l’on me réclame un fichier un jour.

Photographier la neige en ville, ne vous privez pas !
Voici une série de photos qui me conviennent. J’ai pris beaucoup de plaisir à les réaliser et à profiter de cette neige abondante et si rare dans ma région. C’est ma façon de documenter la vie du territoire autour de chez moi, un travail que je mène sur la durée depuis bien des années.
Sur le plan pratique, en prenant soin d’ouvrir les yeux à la prise de vue et d’appliquer mes réglages habituels, j’ai pu obtenir des fichiers quasiment prêts à l’emploi très vite. Un traitement léger m’a permis de donner plus d’attrait aux images, de mettre en valeur la lumière et les couleurs, sans les dénaturer.
L’ensemble a été photographié, trié et traité en un temps réduit, puis publié tout aussi vite pour vous permettre de profiter, à votre tour, de la neige autour de chez moi.
Questions fréquentes pour photographier la neige en ville
Quel mode de prise de vue utiliser pour la neige ?
Aucun en particulier. Toutefois le mode priorité ouverture est le plus simple. Il permet de se concentrer sur la profondeur de champ tout en gardant un contrôle rapide sur l’exposition.
Faut-il sous-exposer ou surexposer la neige en photo ?
La neige pousse souvent l’appareil à sous-exposer. Il faut donc corriger l’exposition, généralement entre +0,7 et +1 EV, tout en surveillant les hautes lumières pour conserver de la texture.
La balance des blancs est-elle critique avec la neige ?
En lumière naturelle, les boîtiers modernes s’en sortent bien. En revanche, la neige peut prendre une dominante bleue à l’ombre, qu’il faut parfois corriger légèrement au développement.
Peut-on photographier la neige en ville sans matériel spécifique ?
Oui. La lumière est souvent abondante, les sujets fixes, et un zoom polyvalent suffit largement. La vigilance porte davantage sur l’exposition que sur l’équipement.
Comment éviter que la neige soit grise sur les photos ?
En surexposant à la prise de vue, d’environ 1 Ev. Si vous ne l’avez pas fait, vous pouvez rattraper cet écart en post-traitement sur les fichiers RAW.













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