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Profession Photographe, le magazine qui informe et défend les photographes professionnels

Profession Photographe est un magazine photo dont l’objectif est d’informer et de défendre les photographes professionnels. Profession Photographe est une initiative de l’APPPF qui propose tous les ans le Prix « Les Photographies de l’Année« .

Profession Photographe, le magazine qui informe et défend les photographes professionnels

Profession Photographe : le magazine

Le magazine est né d’une idée simple. Il n’existe plus depuis ces dernières années de magazine qui s’intéresse au photographe professionnel, qui l’informe des évolutions de la profession, de la technologie, des nouvelles réglementations.

Profession Photographe a pour objectif de combler ce manque et d’informer ses lecteurs, pros comme amateurs éclairés, sur tout ce qui touche de près ou de loin au métier de photographe.

Profession Photographe présente l’actualité de l’information juridique, comptable, technique, économique ou encore associative. Parce que le magazine ne se limite pas aux informations administratives, il met également l’accent sur l’actualité des expositions, les festivals, les livres.

Le magazine s’adresse à quiconque est intéressé par la photographie, par le respect du code des usages en matière d’illustration photographique et plus généralement du code de la propriété intellectuelle.

L’équipe à l’origine du magazine a décidé de mettre également en évidence les bonnes pratiques et ceux qui les mettent en œuvre. À l’inverse, il s’appliquera à dénoncer le non-respect des lois et les auteurs des infractions.

Et parce que la photographie, c’est avant tout des images, le magazine réserve une large place à la photo et aux photographes avec pour volonté de montrer les tendances de toute la photographie : portrait, mariage, architecture, sport, photojournalisme, art.

Nikon Passion soutient cette démarche et vous invite à en savoir plus sur le magazine en parcourant le site du magazine.

Le magazine est disponible principalement par abonnement, la vente au numéro se fait depuis le site dédié. Vous pouvez également retrouver le magazine lors des grandes manifestations, festivals, salons consacrés à la photographie comme le prochain Salon de la Photo.


Appel à candidature du Prix Picto de la Jeune Photographie de mode 2012

Picto annonce le Prix Picto de la jeune Photographie de Mode 2012, et lance un appel à candidature à destination de tous les photographes de moins de 35 ans.

Le Prix Picto de la Jeune Photographie de Mode devient une des références dans le monde de la photo européen et il a permis de mettre en avant des auteurs comme Diane Sagnier, lauréate du Prix 2011 ou encore Nadia Wicker qui viendra présenter son travail sur notre stand lors du Salon de la Photo 2012.

Appel à candidature du Prix Picto de la Jeune Photographie de mode 2012

Créé en 1998, le Prix Picto de la jeune photographie de mode a pour objectif de mettre en lumière et de faire émerger le travail d’un jeune photographe de mode choisi par un jury de professionnels. Le prix Picto offre au lauréat, parmi d’autres récompenses, une exposition de son travail.

Outre la mise en avant de vos images et votre démarche, Picto propose une dotation plutôt intéressante :

  • PICTO Online ouvre un compte au lauréat et le crédite de 1000 € HT à valoir,
  • Lumière Imaging offre une expo d’un montant de 2500 € HT sur papier MOAB,
  • Studio Daguerre offre une journée de prise de vue en studio,
  • BRONCOLOR offre l’utilisation des produits de sa gamme lors  de la prise de vue,
  • Be Magazine offre une vidéo au lauréat.

Découvrez le Prx Picto de la Jeune Photographie de mode  :

Pour en savoir plus et vous inscrire, rendez-vous sur le site de Picto.


La vision du photographe, Michael Freeman

« La vision du photographe » est un ouvrage de Michael Freeman dédié à la compréhension de l’œuvre des grands photographes et de la photographie en général.

Ce livre vous permet de vous (re)plonger dans les plus célèbres images des photographes les plus connus tout en vous livrant les clés de la composition, du cadrage, de la démarche de l’artiste. Un ouvrage qui ne pouvait que mériter toute mon attention !

Couverture du livre La vision du photographe de Michael Freeman

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais

La vision du photographe, Michael Freeman, présentation

Il suffit de parcourir les premiers chapitres du livre pour voir de quoi il en retourne : ce qu’est une photographie et ce qu’elle n’est pas, ce qui fait une bonne photo, comment lire une photographie ? Autant de réflexions que nous ne prenons pas toujours le temps d’avoir et qui pourtant sont cruciales lorsqu’on tente d’adopter une démarche créative personnelle.

Nous voyons tous beaucoup de photos tous les jours nous passer sous les yeux. Certaines sont bonnes, d’autres moins. Comment se faire sa propre idée ? Comment interpréter ces clichés, tenter de comprendre la démarche de l’auteur, et apprécier à sa juste valeur – ou pas – telle image plutôt que telle autre.

Michael Freeman vous livre la plupart des clés qui permettent de comprendre la photographie. La seconde partie du livre, la raison d’être d’une photographie, vous permet d’aller un cran plus loin. C’est de votre démarche dont il s’agit à travers les exemples proposés.

La vision du photographe, Michael Freeman

Freeman présente sa vision des différents genres photographiques que sont le paysage, l’architecture, le portrait ou encore la photo animalière. Loin des préoccupations techniques et du choix du matériel, l’auteur nous convie à une exploration de chacun de ces genres et à une réflexion sur leur raison d’être et leur portée.

En se posant également la question du but qui pousse le photographe à faire la photo, Freeman élargit le cadre de la réflexion. Ce n’est plus le comment qui importe, mais bien le pourquoi. Pourquoi nous déclenchons, pourquoi nous souhaitons figer tel instant particulier, tel portrait, telle vision personnelle.

A l’aide de photos connues pour la plupart, l’auteur développe ses explications et nous pousse à nous remettre en question, à réfléchir avant d’agir. C’est non seulement instructif mais très reposant à une époque où seules comptent la rapidité de déclenchement et l’accumulation d’images quelconques proposées par la photographie numérique.

La vision du photographe, Michael Freeman

Si l’ouvrage s’appuie sur nombre de photos du siècle dernier, il n’en reste pas moins d’actualité. La présentation des différents supports d’exposition, par exemple, inclut les portfolios sur tablette comme l’iPad, les sites web ou encore les eBooks de photographes.

La troisième partie du livre est consacrée à l’art du photographe. De la prise de vue au tirage, Freeman traite de nombreux sujets auxquels on ne pense pas toujours suffisamment : la nécessaire retenue face à certaines scènes, l’implication entre le photographe et son sujet, l’imperfection de certaines images qui en font des images parfaites, ou encore la notion de moment fort.

En terminant par l’art de la composition, l’auteur boucle la boucle. Chaque photographe doit développer son propre style en matière de composition, l’auteur nous précise tout cela en détail en se basant toujours sur de nombreuses images fortes.

La vision du photographe, Michael Freeman

Ce livre n’est pas un guide pratique de photographie. Il n’est pas non plus un recueil de recettes miracles qui vont faire de vous un grand photographe. Il est par contre un excellent recueil qui permet de prendre du recul sur le travail des autres, sur son propre travail et de se poser les bonnes questions. Au fil de la lecture, vous découvrirez ce qui fait une image forte, ce qui permet d’adopter une démarche personnelle, de développer sa propre vision.

C’est un ouvrage que je recommande à tout photographe un tant soi peu expérimenté qui souhaite aller au-delà de la photographie courante tout en développant son propre style.

Le photographe débutant y trouvera également de quoi réfléchir sur sa pratique, sur ce qu’est (et n’est pas) la photographie. Au final, voici un ouvrage indispensable dans votre bibliothèque photo, qui est de plus proposé à un tarif attractif, et qui ne peut que vous faire progresser au fil du temps.

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais


Rencontre avec Eric Martzloff, photographe et formateur photo

Notre série Rencontre avec … les photographes connaît un joli succès et cette semaine c’est Eric Martzloff qui se prête au jeu de l’interview.

Le parcours d’Eric intéressera tous ceux qui se demandent comment concilier deux activités professionnelles en parallèle, dont la photographie. Une solution bien tentante pour s’assurer des revenus professionnels tout en vivant sa passion pour la photo sans (trop) de contraintes. Rencontre …

Rencontre avec Eric Martzloff, photographe et formateur photo

Rencontre photographe : Eric Martzloff

Eric Martzloff est photographe à Lyon, il est également formateur et anime de nombreux stages photo. Après Rencontre avec David Lefevre récemment, voici donc une nouvelle rencontre à découvrir pour savoir comment faire de la photo son métier.

NP:  Eric, en quelques mots peux-tu nous dire qui tu es, ce que tu fais, dans quel monde tu évolues ?

EM : En quelques mots, cela ne va pas être évident tant mes semaines sont bien remplies. Ceci étant, mon métier premier n’est pas la photographie. J’évolue dans un univers désormais plus banal de nos jours puisque j’occupe un poste de responsable produit chez un éditeur de logiciels hygiène et santé.

Cet univers me plait mais le quotidien est parfois répétitif. J’ai donc opté pour une seconde activité et quoi de mieux qu’une passion pour allier travail et plaisir ? J’ai sauté le pas il y a presque 4 ans grâce au statut d’auto-entrepreneur. Pour résumer, je suis informaticien la semaine et photographe les soirs et week-end.

Photo (C) Eric Martzloff

Si l’on se concentre sur mon monde photographique, il est aussi assez complexe. Mes spécialités sont le portrait et l’évènementiel. J’interviens également en tant que formateur auprès de la société Photostage à Lyon pour laquelle j’anime différents stages qui vont des bases techniques à la retouche et au noir et blanc, en passant par la composition d’une image.

Nous avons aussi une galerie photo dont j’ai la responsabilité, ce qui me permet d’aller à la rencontre de photographes de tous les styles et de tous les niveaux. J’ai aussi été rédacteur, puis rédacteur en chef du site ReportagesPhotos.

Malheureusement, l’accumulation des activités a fait qu’il a été nécessaire d’effectuer un choix, celui qui s’est avéré le plus rémunérateur et le site a été mis au repos forcé. Bien entendu, à côté de tout cela, j’ai mes projets personnels dont un en particulier qui est l’association de la rédaction d’un polar et sa mise en scène en photo. Ce projet me tient à cœur car, par delà ma passion, je souhaite faire participer les amis modèles et photographes.

Rencontre avec Eric Martzloff, photographe et formateur photo

Photo (C) Eric Martzloff

NP: Parle nous un peu de ton parcours photo, comment es-tu venu à t’y intéresser, qu’est-ce qui te motive, te pousse à aller toujours plus loin ?

EM : J’aime bien raconter mes débuts en photographie car c’est assez original. J’y suis arrivé par hasard. Mon père possédait un Canon AE-1 Program qui prenait la poussière dans le grenier. A la fin de mon adolescence, je cherchais un appareil pour faire des photos souvenirs. On commence un peu tous par là. Mon père ne souhaitait pas que j’utilise son réflex, trop complexe selon lui. A force d’insister, il m’a dit un jour : « Ecoute, si tu arrives à t’en servir, je te le donne ». A partir de là ma motivation a fait qu’aujourd’hui je vis en partie de la photographie.

Entre mes débuts en argentique et le présent, la photographie a énormément évolué. Si certains ont jeté l’éponge, le partage et l’échange sont les deux leitmotiv qui me font actuellement continuer cet art. C’est entre autre pour cela que j’ai rejoint Photostage lorsque Denis Chaussende m’a proposé de le rejoindre dans l’aventure. Transmettre ma passion est toujours un vrai bonheur. Même le plus novice des photographes a quelque chose à nous apprendre.

Rencontre avec Eric Martzloff, photographe et formateur photo

Photo (C) Eric Martzloff

NP: Quelles sont tes références en photographie, tes photographes préférés ?

EM : Mes références et préférences s’orientent surtout sur les travaux en noir et blanc très nuancés ou très contrastés, voire très charbonneux. Parmi mes coups de cœur, il y a le projet Genesis de Salgado, l’ensemble des travaux de Mario Giacomelli ou, dans les photographes plus jeunes, les travaux urbains de Jean-Michel Berts et mon énorme coup de cœur d’Arles 2010, les Transibériades de Klavdij Sluban.

Rencontre avec Eric Martzloff, photographe et formateur photo

Photo (C) Eric Martzloff

NP: Peux-tu nous décrire la structure professionnelle dans laquelle tu évolues, comment tu gères tes activités ?

EM : En tant que salarié du secteur privé, pour pouvoir effectuer des prestations photographiques, je n’ai pas eu d’autre choix que de devenir auto-entrepreneur, après des débuts dans le système de portage salarial. Ceci dit, auto-entrepreneuriat est simple pour ce qui est des démarches administratives, aucune TVA, les charges et les impôts s’élèvent à 23% du CA et toutes les déclarations se font par internet. Ciel a même développé un logiciel gratuit qui permet de gérer la partie comptable de l’activité de manière simple et automatique.

Rencontre avec Eric Martzloff, photographe et formateur photo

Photo (C) Eric Martzloff

NP: Tu réponds aux commandes de clients, mais arrives-tu à développer en parallèle une démarche personnelle, à la publier ?

EM : Mes multiples activités font effectivement de l’ombre à mes projets personnels. C’est la raison pour laquelle ceux-ci mettent du temps à sortir. Le dernier date de 2009. J’avais pu exposer une série de photos résultant de mes divers voyages en Corée du Sud, un mélange de tradition et de modernisme. Depuis, j’ai privilégié le développement professionnel pour, depuis cette année, travailler sur mon projet polar. Celui-ci me tient vraiment à cœur car il est le symbole de ce que la photo m’apporte, le partage d’un travail avec les rencontres que je fais depuis 10 ans.

Rencontre avec Eric Martzloff, photographe et formateur photo

Photo (C) Eric Martzloff

NP: Parle nous un peu de tes projets professionnels, comment vois-tu l’avenir en tant que photographe professionnel ?

EM : De nos jours, le photographe doit savoir se diversifier pour vivre et surtout se remettre en question chaque instant car le marché évolue très vite. Actuellement, je suis sur un projet professionnel différent qui m’emmène sur un autre média, celui de la vidéo. Dans cette aventure, les connaissances photographiques vont m’être d’une grande utilité pour progresser dans cet univers.

Rencontre avec Eric Martzloff, photographe et formateur photo

Photo (C) Eric Martzloff – extrait de la série « La couleur du sang »

 


Rencontre avec David Lefevre, photographe, vidéaste

David Lefevre est photographe professionnel. Mais l’homme a un parcours intéressant puisqu’il est également vidéaste, journaliste et formateur. C’est lors d’une récente rencontre en région parisienne que l’idée de l’interview a fait son chemin afin de compléter cette rubrique bien rafraichissante dans laquelle nous parlons photo, expérience personnelle et un peu moins matériel.

Après Philippe Marchand, voici donc le portrait d’un photographe pas tout à fait comme les autres, qui a opté pour l’indépendance professionnelle et la diversité. Rencontre avec …

Rencontre avec David Lefevre, photographe, vidéaste

Rencontre photographe

NP:  David, en quelques mots peux-tu nous dire qui tu es, ce que tu fais, dans quel monde tu évolues ?

DL: Je suis photographe indépendant, j’ai 32ans, je suis à mon compte depuis trois ans (Agessa) et je travaille à la fois autour de l’image fixe et de l’image animée pour divers clients. De plus, j’ai la chance de collaborer avec la presse spécialisée photo pour réaliser des tests terrains sur du matériel et d’être professeur dans une école d’arts appliqués.

Rencontre avec David Lefevre, photographe, vidéaste

Photo (C) David Lefevre

NP: Parle nous un peu de ton parcours photo, comment es-tu venu à t’y intéresser, qu’est-ce qui te motive, te pousse à aller toujours plus loin ?

DL:  J’ai l’impression de n’avoir jamais fini, il y a tout le temps quelque chose à faire, à découvrir et à raconter. Mes multiples casquettes me permettent de travailler sur plusieurs plans, je viens d’un milieu universitaire où le maître mot était la pluridisciplinarité. J’adore cette notion de polyvalence et d’enchaînement de projets tout en créant des passerelles.

Je suis venu à la photographie numérique assez tard. Ma passion première était l’écriture puis j’ai mis un petit doigt dans le monde du cinéma via quelques petites expériences personnelles. Il m’a fallu pas mal de temps avant de comprendre comment la photo pouvait être mon mode d’expression. Alors j’ai commencé à en refaire, de plus en plus, jusqu’à ce que ça devienne obsessionnel et une nécessité. Là je n’avais plus rien à faire dans mon ancien boulot. Avant j’étais cadre dans la communication, le marketing tout ça … J’ai profité d’une conjoncture morose en 2009 pour me lancer dans l’indépendance.

Rencontre avec David Lefevre, photographe, vidéaste

Photo (C) David Lefevre

NP: Quelles sont tes références en photographie, tes photographes préférés ?

DL: Mes deux principales sources d’inspiration sont la musique et la littérature, j’aime bien les images mentales qu’elles procurent. Comme beaucoup de gens je pense d’ailleurs. Pour les photographes … il y en a tellement ! J’aime beaucoup le travail de certains « grands » photographes comme Robert Franck, Moriyama Daido, Izis, Newton, Steve Mc Curry et Irving Penn ou plus proche de nous Stanley Green, Corentin Fohlen et Emilio Morenatti.

Dans un autre style encore Jacques Olivar, René & Radka, Le Turk ou Suspicious Mind et une multitude d’autres que l’on peut trouver sur les réseaux sociaux. Je crois que je peux passer autant de temps devant les images de chacun d’eux. Je ne te cache pas être assez fan de peinture surtout depuis que j’ai découvert le travail d’Egon Schiele et de Francis Bacon.

Rencontre avec David Lefevre, photographe, vidéaste

Photo (C) David Lefevre

NP: Peux-tu nous décrire la structure professionnelle dans laquelle tu évolues, comment tu gères tes activités ?

DL: Je suis photographe affilié à l’Agessa. La structure exacte est la micro entreprise. Je travaille dans mon bureau, chez moi pour tout ce qui est gestion administrative, prospection rédaction des projets et post-production. Le reste se passe sur le terrain. Parfois dans le bureau d’un autre collègue pour les projets en commun.

Rencontre avec David Lefevre, photographe, vidéaste

Photo (C) David Lefevre

NP: Tu réponds aux commandes de clients, mais arrives-tu à développer en parallèle une démarche personnelle, à la publier ?

DL: Alors d’une certaine façon, oui je réponds aux commandes de clients mais jamais sous la pression. J’essaye de faire en sorte qu’un client collabore avec moi pour mon style et que ça lui convienne, je ne cherche pas vraiment à m’adapter à sa demande. Du coup, comme je suis plutôt curieux, quand je me retrouve sur certains reportages institutionnels, le fait de découvrir d’autres métiers me donne la sensation de ne pas vraiment bosser dans le sens où on peut l’entendre habituellement.

Maintenant, pour répondre à ta question, oui c’est essentiel de développer ses travaux personnels. Je mène une réflexion sur l’instance, les états d’entre deux et je pratique beaucoup ce que l’on appelle l’exploration urbaine, j’aime bien ses lieux dans lequel le temps est faussement arrêté et surtout les traces d’activités humaines que l’on peut y trouver. J’ai été publié dans le magasine « Plateforme » deux fois ( n°18 et 25). Mais pour ce qui est de publier mon propre livre je crois que je dois encore attendre, encore un peu, pour encore un peu plus de maturité.

Rencontre avec David Lefevre, photographe, vidéaste

Photo (C) David Lefevre

NP: Parle nous un peu de tes projets professionnels ?

DL: En ce qui concerne mes projets professionnels, je travaille pas mal en tant que portraitiste en ce moment. Pour moi même et pour une société de transport alternatif qui commence à faire parler d’elle, mais je ne peux en dire plus pour l’instant, le projet n’est pas fini. Et aussi avec une collectivité auprès de laquelle j’ai proposé de monter une exposition sur les passions qui occupent les retraités. J’aime bien travailler avec des personnes âgées, elles ont beaucoup d’histoires à raconter. Et puis parfois, pas. Leur silences sont intéressants aussi.

Rencontre avec David Lefevre, photographe, vidéaste

Photo (C) David Lefevre

NP: Comment vois-tu l’avenir en tant que photographe professionnel ?

DL: D’un point de vu purement personnel je t’avoue que je ne me voyais pas là où je suis quelques années auparavant. Quand j’étais ado je rêvais d’être « écrivain », j’ai changé mon mode d’expression et je suis devenu photographe, si ça devait s’arrêter j’aurais réalisé un rêve. Mais comme je l’ai dit au début, l’ouverture du champ des possibles est infini.

D’un point de vu plus sociétal, je pense que l’avenir professionnel de la photographie est encore loin devant elle. Deux choses : Comme me dit un ami photographe il faut savoir faire des choix radicaux, c’est à dire revendiquer son style pour travailler. Et en même temps, je pense aussi qu’il faut s’adapter à l’évolution de certaines technologies et se les réapproprier pour créer des choses originales, je pense notamment au concept de P.O.M développé par Wilfried Estéve.

En revanche un certain danger vient selon moi de la croyance par certains clients que l’acte photographique n’est que celui de la pression sur le déclencheur. Malheureusement beaucoup d’amateurs talentueux donnent leur travail à des entreprises ou autres pour obtenir une accréditation ou pour une ligne dans un magazine. Cela contribue à cette dévalorisation. Je crois qu’ils ne se rendent pas compte du tort qu’ils font à la profession. Un professionnel n’est rien d’autre qu’un amateur qui a décidé de vendre son travail et d’en vivre. Il n’est pas meilleur pour autant, mais tout simplement par respect pour un corps de métier il doit y avoir une prise de conscience : une image c’est un travail qu’on le pratique en amateur ou en professionnel. Et jusqu’à preuve du contraire, tout travail mérite salaire !

NP: Ta citation préférée en rapport avec la photo ?

DL: Je la pique à Hugo Pratt : « Un jour j’aimerais arriver à tout dire avec une simple ligne droite ».

Morceaux choisis de la série Scirroco Freddy

Scirroco Freddy par David Lefevre, photographe, vidéaste

Scirroco Freddy par David Lefevre, photographe, vidéaste

Scirroco Freddy par David Lefevre, photographe, vidéaste

Photos (C) David Lefevre


100 photos de Martin Parr pour la Liberté de la Presse – RSF

A l’occasion de ses 20 ans, RSF propose un album de photos de Martin Parr ainsi qu’une nouvelle formule pour ses albums bien connus.

Couverture de 100 photos de Martin Parr pour la Liberté de la Presse

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Voici donc 20 ans déjà que RSF – Reporters sans Frontières – propose des albums photos au tarif tout à fait abordable pour soutenir les reporters, journalistes et photographes. A raison de quatre albums par an désormais, la collection « 100 photos pour la Liberté de la Presse » est devenue une référence chez les passionnés de belles images.

Après une certaine vision des femmes en Inde, voici donc Martin Parr, photographe de Magnum depuis 1994, qui s’est fait une spécialité de ces images montrant une certaine forme de tourisme de masse. Humour, bizarreries, couleurs vives, société de consommation sont les constantes de ces séries d’images décalées et perturbantes.

La nouvelle maquette des albums, inaugurée pour ces 20 ans de l’association, met encore plus en avant, s’il le fallait, l’image. La formule remaniée, avec des rubriques montrant le travail de jeunes photographes engagés, est plus dynamique. La photo contemporaine y est ainsi à l’honneur, ce qui devrait agréablement compléter les séries dédiées aux photographes du 20ème siècle présentés dans certains albums.

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Les indépendants du Perche, exposition photo du 7 au 15 avril 2012

« Les Indépendants du Perche » exposent au Château de La Loupe en Eure et Loir du 7 au 15 avril 2012. Vous pourrez y voir, entre autres, les photos de Patrick Dagonnot, un photographe bien connu sur Nikon Passion puisqu’il est l’auteur de deux tutoriels sur la photo numérique en pose longue et intervenants lors du Salon de la Photo sur notre stand.

Les indépendants du Perche, exposition photo du 7 au 15 avril 2012

L’association « Les Indépendants du Perche » a été créée en 1981 par Louis Miconnet afin de promouvoir l’art sous toutes ses formes dans le canton. Très ouverte, elle accueille depuis sa création tous les artistes professionnels et amateurs de tout âge. Un mélange des styles et techniques permet d’obtenir le plus large choix possible de talents d’ici et d’ailleurs. On y trouve :

  • Peinture
  • Aquarelle
  • Gravure
  • Pastel
  • Dessin
  • BD
  • Photo
  • Sculpture

C’est dans ce cadre associatif que Patrick Dagonnot expose ses images. Patrick a beaucoup travaillé sur la région, c’est un familier du Perche et vous pouvez découvrir sa série « Le perche, bribes de mémoire » sur son site.

Le Perche, bribes de mémoire, photographies par Patrick Dagonnot

Informations Pratiques

L’exposition des Indépendants du Perche
a lieu au Château de LA LOUPE en Eure et Loir (28240). Inscriptions et logistique sur le site Souris Verte.


Les 15 lauréats du Prix Les photographies de l’Année 2012

Les lauréats du prix « Les Photographies de l’année », proposé par nos confrères de l’APPPF, ont été désignés samedi 24 mars à Paris. C’est Rémi Ochlik qui reçoit le Prix de « La Photographie de l’année 2012 », un bel hommage au photographe disparu tragiquement en Syrie en février dernier.

Les 15 lauréats du Prix Les photographies de l'Année 2012

Photo (C) Remi Ochlik – 2012

Rappelons que Rémi Ochlik est un photographe français mort en Syrie le 22 février 2012 lors du bombardement du centre de presse dans lequel il se trouvait. Rémi avait 28 ans mais déjà une expérience remarquable en tant que photo reporter : il avait couvert Haïti en 2004, la RDC en 2008 ou encore les révolutions arabes de 2011 et avait fondé avec Christophe Bertolin et Grégory Boissy l’agence IP3.

Parmi les lauréats des Photographies de l’Année, 15 autres photographes professionnels ont été récompensés chacun dans une catégorie.

Pour voir les photos sélectionnées pour « Les photographies de l’année » , suivre ce lien.

Voici les noms des heureux élus ainsi que les seconds et troisièmes du classement de chaque catégorie.

Les 15 lauréats du Prix Les photographies de l'Année 2012

Photographie animalière 2012

1er Alain Ernoult 2ème Stéphane Hette 3ème Martial Lenoir

Photographie d’architecture 2012

1er Thomas Jorion 2ème Christophe Audebert 3ème Eric Forey

Photographie création numérique 2012

1er Thomas Subtil 2ème Stéphane Hette 3ème René de Brunn

Photographie culinaire 2012

1er Stéphane Bahic 2ème Christian Rérat 3ème Laurent Diat

Photographie humaniste 2012

1er Corentin Fohlen 2ème Eric Bouvet 3ème Bertrand Rieger

Photographie jeune talent 2012

1ère Marion Gravrand 2ème Cloé Lemoine 3ème Lefebvre Delphine

Photographie de mariage 2012

1er Jean-François Guillon 2ème Nicolas Chauveau 3ème Julien Briche

Photographie de mode et beauté 2012

1er Peter Lippmann 2ème Oram Dannreuther 3ème LiLiROZE

Photographie nature et environnement 2012

1er Thomas Jorion 2ème Didier Charre 3ème Serge Daubasse

Photographie de nature morte 2012

1er Peter Lippmann 2ème Pierre-François Couderc 3ème Stéphane Hette

Photographie de paysage 2012

1er Gregory Wait 2ème Frédéric Ruault 3ème Dominique Drouet

Photographie de portrait 2012

1er Christian Bousquet 2ème Georges Pacheco 3ème Philippe Stimaridis

Photographie de reportage 2012

1er Rémi Ochlik 2ème Matthieu Germain Lambert 3ème Eric Bouvet

Photographie de spectacle 2012

1ère Nathalie Sternalski 2ème Cyril Frionnet 3ème Michel Riehl

Photographie de sport 2012

1er Corentin Fohlen  2ème Fred Porcu 3ème Franck Dubray

Toutes les informations sur le Prix Les Photographies de l’Année sur le site www.photographiesdelannee.com


Rencontre avec Philippe Marchand, lauréat du Prix APPPF

Philippe Marchand est le troisième photographe lauréat du Prix Les Photographies de l’Année (APPPF) à bien vouloir se prêter au jeu de l’interview Rencontre avec … pour Nikon Passion. Il prend donc la suite de Frédéric Sautereau et Baptiste Giroudon pour nous parler de son parcours.

Lorsque Philippe Marchand nous parle de photo, il nous emmène chez lui, à Nantes. Il partage avec nous 25 ans de photographie et un amour inconditionnel de la mer. Photographe publicitaire, il travaille également pour Getty Images et expose régulièrement son travail noir et blanc. Il a gagné en 2008 le prix de l’APPPF pour un travail personnel autour du thème de l’homme et la mer.

Philippe Marchand Photographe lauréat du Prix APPPF - la cargo Artemis échoué sur la plage des Sables d'Olonne

Photo (C) Philippe Marchand

Rencontre avec Philippe Marchand / APPPF – par Isabelle Schmidt pour Nikon Passion

Philippe, pouvez-nous nous raconter l’histoire de cette fameuse photo qui vous a permis de remporter le prix de l’APPPF ?

On y observe le cargo Artemis, échoué sur la plage des Sables d’Olonne.J’ai rapidement repéré un homme assis face au cargo, la confrontation paraissait intéressante, carapace de cuir contre coque de métal. En fait, il mangeait un sandwich et le lieu était bondé de monde. J’ai simplement pris le bon angle et attendu le bon moment, une éclaircie, pour faire la photo que j’avais en tête.

Je travaille depuis 10 ans sur une série traitant de la relation de l’homme à la mer. Cette série compte aujourd’hui une quarantaine d’images essentiellement panoramiques. J’essaie d’y ajouter 3 ou 4 photos par an.

Philippe Marchand Photographe lauréat du Prix APPPF

Photo (C) Philippe Marchand

La mer et le noir et blanc sont-ils vos domaines de prédilection ?

A la mer et au noir et blanc, j’ajouterais les individus liés à la mer. J’aime rencontrer des « gueules », pouvoir lire sur les visages, la dureté de la mer et la rudesse du métier de marin ou de pêcheur. J’aime photographier les atmosphères chargées et contrastées, les ciels plombés. Pour capturer les éléments, il faut savoir s’armer de patience.

Etes-vous influencé par le travail d’autres photographes ?

A mes débuts, c’est le travail de Jean-Loup Sieff qui m’a poussé vers le noir et blanc. Il ne se contentait pas de réaliser un beau tirage, mais il l’interprétait, créait une atmosphère, un style unique. Son travail de révélation va bien au delà de la simple restitution.

Philippe Marchand Photographe lauréat du Prix APPPF

Photo (C) Philippe Marchand

Quel est le parcours qui vous a mené au métier de photographe ?

Passionné depuis l’adolescence, j’ai décidé d’étudier dans une école de photo parisienne… que j’ai quitté au bout de 3 mois. Pas convaincu par la qualité de l’enseignement et outré par les tarifs prohibitifs, j’en suis néanmoins parti avec quelques contacts. De petits boulots en petits boulots en studio, j’ai gagné mon premier client au fil des rencontres. C’était une agence de publicité qui travaillait pour la grande distribution. Mon avenir de photographe publicitaire était lancé.

Comment avez-vous vu évoluer le métier de photographe ?

Je suis d’abord passé de l’argentique au numérique. Avec mes petites recettes et essais, j’ai retrouvé avec le numérique le même grain qu’avec l’argentique. Adepte de Nikon, je travaille aujourd’hui avec un D3X. Et la dotation du concours de l’APPPF m’a permis de compléter mon équipement Nikon.

Depuis 2 ans, je m’intéresse à la 3D. A l’aide de tutoriels et d’échanges avec d’autres photographes, je suis parvenu à obtenir des images avec un rendu photoréaliste. Les logiciels sont assez lourds mais le résultat est surprenant. Le plus d’un photographe sur la réalisation d’images 3D ? Une bonne maîtrise de la lumière.

La technologie progresse et ne pardonne pas de retard. La 3D augure le futur de la photo. Il faut proposer des mix 3D et photo, de nouvelles solutions, ne plus forcément se cantonner 100% photo. La valeur est là, même si l’œil est un acquis unique.

Enfin, pour l’évolution du métier en général, je ne peux que déplorer l’apparition des photos gratuites qui appauvrissent la création. De fait, il est de plus en plus difficile de vendre des droits d’auteur.

Avec 25 ans de métier, Philippe Marchand allie avec le bon dosage des travaux publicitaires à des travaux personnels. De même, il est attaché au noir et blanc comme au développement de nouvelles techniques, telle la 3D. Un bel exemple à suivre.

Retrouvez Philippe Marchand sur le site www.philippe-marchand.fr ainsi que sur le site www.philmarch-images.fr


Isa Marcelli « Les fleurs que là-bas j’ai vécues » – Centre iris pour la photographie jusqu’au 10 mars 2012

Le Centre Iris pour la photographie accueille Isa Marcelli depuis le 15 décembre et jusqu’au 10 mars 2012.

Isa Marcelli « Les fleurs que là-bas j’ai vécues » - Centre iris pour la photographie jusqu'au 10 mars 2012

Photo (C) Isa Marcelli – Tous droits réservés

Isa Marcelli « Les fleurs que là-bas j’ai vécues »

Sensuelle et troublante, la poésie photographique d’Isa Marcelli nous enveloppe pour ne plus nous lâcher. La douceur et l’étrange se croisent et se répondent dans ses photographies souvent intimes, toujours évocatrices de l’apesanteur qui succède aux fulgurances du bonheur, aux chaos émotionnels. Une sérénité s’installe alors. La réalité se nuance et laisse percer rêves et mystères.

A la faveur d’un déménagement et d’une nouvelle vie en milieu rural, l’isolement et le vide ressentis ont été les moteurs d’une exploration physique de son environnement en même temps qu’un voyage intime, révélant graduellement un besoin d’expression par l’image.

Une harmonie fragile

Isa Marcelli est tout d’abord sortie de son refuge, au milieu de la campagne, pour aller à la rencontre des arbres, des chemins, des terres en friches ou cultivées, des ruines, des rivières. Mais aussi à la rencontre d’elle même, décrivant ainsi un parcours topographique et intime. Dans ses sténopés, elle se met en scène de manière délicate et onirique. Nous sommes les témoins d’un dialogue entre son univers intérieur et le monde qui l’entoure.

La recherche d’une harmonie entre l’intérieur et l’extérieur, ou plus tangiblement entre le «dedans » et le « dehors ». Une acceptation du temps, du
silence. De son propre souffle. Comme si les espaces qu’elle traverse rythmaient progressivement sa respiration, à l’unisson de la nature.

L’isolement et la beauté du lieu-dit où elle vit l’ont poussée vers l’extérieur lui permettant paradoxalement d’y exprimer sa propre intériorité. A la lecture de ses images, on ressent une quête d’osmose. Un besoin de communion avec les éléments : la terre, l’air, l’eau. Dans cette maraude photographique autour de chez elle, elle semble trouver une paix intérieure… Mais aussi prendre conscience de la précarité de cet équilibre, de son
caractère précieux et fragile.

Car par delà la quiétude, la poésie, une angoisse semble cependant planer…

Informations Pratiques

Isa Marcelli «les fleurs que là-bas j’ai vécues»
Centre Iris… pour la photographie
238 rue Saint-Martin 75003 Paris
+33 (0)1 48 87 06 09 www.centre-iris.fr


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