Nikon AF-S DX 16-80 mm f/2.8-4 E ED VR, le zoom idéal pour le reportage en APS-C ?
Nikon annonce le nouveau Nikkor AF-S DX 16-80 mm f/2.8-4 E ED VR, un zoom standard dédié aux reflex APS-C de la marque. Ce nouveau zoom à grande ouverture vient compléter l’offre d’optiques DX expertes sans remplacer pour autant l’actuel zoom AF-S 16-85 mm f/3.5-5.6 G ED VR moins qualitatif.
Nikon AF-S DX 16-80 mm f/2.8 -4 E ED VR : présentation
Nikon n’oublie pas les utilisateurs de boîtiers DX qui désirent utiliser des optiques expertes ouvrant plus grand que les modèles amateurs. Et qui recherchent des objectifs polyvalents pour le reportage sous toutes ses formes.
Le nouveau Nikon AF-S 16-80 mm f/2.8-4 E ED VR vient compléter la gamme APS-C avec une belle ouverture maximale de f/2.8 à 16 mm et une plage focale équivalente à celle du modèle FX 24-120 mm ouvrant lui à f/4 uniquement.
Ce type d’objectif est particulièrement utile en reportage où il permet d’éviter les changements d’optiques sur le terrain tout en offrant à la fois une position grand-angle intéressante (eq. 24 mm) et une position téléobjectif pour le portrait (eq. 120 mm).
Il existe déjà un modèle AF-S 16-85 mm datant de 2008 dans la gamme DX mais celui-ci n’offre pas les mêmes ouvertures puisqu’il se limite à f/3.5-5.6. Il va par contre plus loin en position télé avec 5 petits mm de mieux (eq. 127.5 mm). A choisir, privilégiez la plus grande ouverture de ce nouveau 16-80 mm.
Si la différence de plage focale n’est pas énorme en soi pour ceux qui possèdent déjà le précédent 16-85 mm, le nouveau 16-80 joue dans une autre cour. Sa fiche technique le positionne plutôt au niveau des DX experts comme le plus ancien AF-S 17-55 mm f/2.8 avec :
4 éléments optiques en verre ED pour minimiser les aberrations,
3 éléments optiques asphériques,
un revêtement nano-crystal pour réduire le flare et augmenter le contraste.
La lentille frontale reçoit un traitement au fluor comme les modèles pros FX, ce traitement permet de réduire les dépôts de poussières et de permettre un nettoyage bien plus simple du verre.
L’autre nouveauté technique de ce 16-80 mm est l’apparition d’un système de diaphragme électromagnétique (la lettre E) qui consiste en un diaphragme piloté directement par l’optique sans assistance du boîtier. Le temps de réaction est réduit, la stabilité d’ouverture en mode rafale est meilleure. C’est le système qui équipe les téléobjectifs pros de la marque comme le Nikon AF-S 400 mm.
Le système de réduction des vibrations Nikon VR permet de gagner l’équivalent de 4IL, ce zoom ne mesure que 16 cm en position repliée (16 mm) et il pèse 480gr (230 gr. de moins que le Nikon AF-S 24-120 mm f/4 VR).
Reste un tarif à la hauteur de la fiche technique puisque le Nikon AF-S 16-80 mm f/2.8-4 E ED VR est disponible au tarif de 1199 euros.
Mon avis sur le Nikon AF-S 16-80 mm f/2.8-4 E ED VR
Pour avoir pris en main le modèle de présérie, il faut reconnaître que ce zoom fait sérieux et n’a rien à envier aux modèles experts/pros de la marque. Bien plus léger et compact que le 24-120 mm FX, ce 16-80 mm devrait se marier très bien avec les Nikon D7200, D500 et D7500 pour offrir des performances élevées en DX. Les fans de ce format apprécieront ses performances et sa polyvalence.
La bague de zoom offre une bonne prise en main, elle manquait de fluidité sur le modèle de présérie mais ceci doit être revu sur les modèles définitifs.
Voici donc une optique experte qui a peu de concurrence dans la même plage focale. Reste à voir si le Nikon 24-85 mm f/2.8-4 ne reste pas une possibilité intéressante (même si sa fiche technique est en retrait) de même que le Sigma 17-70 f/2.8-4 DC Macro dont le prix actuel ne dépasse guère les 450 euros.
Je photographie mes enfants, pistes et conseils pour des photos vivantes
Comment photographier les enfants et faire des images qui sortent de l’ordinaire ? Quel appareil photo faut-il utiliser, comment s’y prendre avec les plus jeunes ? Autant de questions pour lesquelles vous trouverez la réponse dans « Je photographie mes enfants » de Stéphanie Leporcq paru aux éditions Eyrolles.
Que vous soyez parent, grand-parent ou tout simplement entouré d’enfants au quotidien, vous savez qu’il y a des centaines d’images à faire avec les plus petits. Contrairement aux adultes, ils sont spontanés, dynamiques (parfois trop …) et ont toujours une bouille à faire craquer le photographe que vous êtes aussi (voir Comment éviter les erreurs pour photographier les enfants).
Mais photographier un enfant n’est pas toujours chose facile : ça bouge, ça fatigue, ça s’impatiente et vous, pendant ce temps-là, vous cherchez toujours le bon réglage ! Et ça rate immanquablement.
Ce nouveau guide est une réédition à l’identique de l’ouvrage paru en 2013 et indisponible désormais. S’inscrivant dans la série « Eyrolles Pratique » il répond à la plupart de vos préoccupations. Et qui mieux qu’une maman photographe pouvait s’en charger ? C’est ce qu’a fait Stéphanie Leporcq, une photographe qui a développé sa passion pour la photo d’enfants à la naissance de sa fille aînée.
Classique ? Oui, mais dans le cas présent c’est très réussi. Notre maman-auteur-photographe a su présenter les choses d’une fort belle façon et l’ensemble constitue un petit guide que l’on aime lire et relire pour trouver l’inspiration.
La mode de l’édition n’est plus nécessairement aux gros (et lourds) ouvrages de 500 pages que vous avez du mal à consulter. C’est pourquoi j’ai un penchant pour ces ouvrages abordables et pertinents : des sujets photo expliqués simplement, accessibles à tous, un format agréable à lire, de quoi progresser rapidement.
Qui plus est l’éditeur a su faire un sacré effort puisque ce guide est proposé au tarif assez étonnant de 10 euros, vous pouvez même en acheter deux et en offrir un, vous ferez deux heureux pour le tarif habituel d’un seul livre !
Une approche très pragmatique, par l’exemple
Nombreux sont les ouvrages qui vous imposent de devoir maîtriser un ensemble de notions complexes avant de vous permettre de passer à l’action. Je n’ai rien contre la théorie, c’est même souvent nécessaire de connaitre les fondamentaux de la photo, mais il est agréable aussi de trouver des ouvrages qui vont droit au but.
Ce guide fait la part belle aux besoins – faire des photos amusantes, vivantes et spontanées – plutôt que de s’éterniser sur la technique :
comment jouer avec la lumière (on parle exposition),
comment faire des photos nettes quand les enfants bougent (on parle autofocus mais pas uniquement)
quand utiliser le flash (et quand l’éviter)
comment trier les photos pour ne garder que les meilleures
comment corriger les yeux rouges
comment s’adapter en fonction de l’âge de l’enfant
Plutôt que de vous dire pourquoi le mode A est mieux que le mode P ou de décrire les mystères du fonctionnement de l’autofocus, Stéphanie Leporcq vous présente les attitudes à adopter en fonction de l’âge des enfants, du lieu, des conditions de prise de vue. J’ai particulièrement apprécié cette question qui vous est posée : « que voulez-vous montrer ?« . N’est-ce pas là en effet la seule question valable en photo ?
Alors bien évidemment il y a un peu de technique parce qu’il faut savoir comment régler son boîtier pour faire des photos nettes quand vous êtes dans un champ de blé avec vos enfants et que le vent s’en mêle. Ou comment gérer le contre-jour quand le petit dernier avance à quatre pattes sur la terrasse et que le jour tombe.
Mais l’essentiel c’est que plus vous tournerez les pages, plus vous trouverez de raisons de faire des photos d’enfants. Ce livre est inspirant et si vous faites partie de ces lecteurs qui me disent manquer de créativité, et bien en matière de photo d’enfants voici ce qu’il vous faut.
En conclusion, je retiens cette phrase extraite du livre et qui résume assez bien l’intérêt de cet ouvrage : « Tout le monde peut faire de belles photos, quel que soit l’appareil utilisé et quel que soit son cadre de vie… ». Alors, à vous ?
Sigma 24-35mm f/2 DG HSM série Art : le premier zoom f/2 constant pour boîtiers plein format
Sigma annonce le zoom Sigma Art 24-35mm f/2 DG HSM qui devient le premier zoom à adopter une ouverture constante de f/2 sur l’ensemble de la plage focale. Ce zoom permet de remplacer les trois focales fixes traditionnelles que sont les 24, 28 et 35mm, il est conçu pour les boîtiers à capteurs plein format comme la série FX Nikon.
Présentation du Sigma 24-35mm f/2
Les objectifs à focale fixe restent la référence encore absolue quand il s’agit de disposer d’une optique à grande ouverture et dont les performances optiques sont les plus élevées. Mais il faut bien reconnaître que les opticiens ont fait d’énormes progrès ces dernières années en matière de zooms experts pros.
C’est le cas de Sigma qui présente un complément à son excellent 18-35mm f/1.8 constant (dédié aux boîtiers DX / APS-C), le nouveau Sigma Art 24-35mm f/2 constant. Ce zoom grand-angle devrait très vite trouver sa place dans le sac des amateurs les plus exigeants s’il offre les mêmes performances que ses frères de gamme.
La série Art de Sigma propose un ensemble d’objectifs dont les formules optiques sont particulièrement performantes. Ces objectifs sont tous dotés d’une grande ouverture et représentent le meilleur en matière de savoir-faire Sigma.
Le nouveau zoom 24-35mm f/2 DG HSM vient donc renforcer cette gamme avec son ouverture constante de f/2 de 24 à 35mm. Sigma revendique d’ailleurs le même niveau de performance à toutes les focales que celui des focales fixes équivalentes de sa gamme Art. Autant dire qu’avec une seule optique zoom, vous allez pouvoir remplacer un 24, un 28 et un 35mm fixes, et passer d’une focale à l’autre sans avoir besoin de changer d’objectif, ça mérite un peu d’attention !
Caractéristiques techniques du Sigma 24-35mm f/2
Ce zoom 24-35mm f/2 propose une distance de mise au point minimale de 28cm et un rapport d’agrandissement maximal de 1:4,4. Il devrait ainsi ravir les amateurs de macro et proxiphotographie. Avec son ouverture de f/2 constante, il permet de favoriser l’effet bokeh, avec des flous d’arrière-plans harmonieux sur vos paysages et portraits grâce au diaphragme à 9 lames.
La formule optique intègre des lentilles de grand diamètre, asphériques, dont une lentille en verre FLD (à faible dispersion et aux performance égales à la fluorite utilisée par Nikon selon Sigma) et sept lentilles en verre SLD (faible dispersion spéciale) dont deux asphériques. L’opticien a conçu une formule optique permettant de minimiser les aberrations sphérique et chromatique ainsi que la courbure de champ.
L’autofocus est assuré par un système de mise au point interne conçu pour éviter la rotation du groupe de lentilles avant. L’usage des filtres en est facilité en photographie comme en vidéo.
La monture est réalisée en laiton chromée et reçoit un traitement de surface particulier pour renforcer sa solidité et sa résistance.
Cette optique est également éligible au programme Sigma de changement de monture qui vous permet de faire modifier un objectif pour l’utiliser sur une autre marque de boîtier (par exemple passer d’une monture Canon à une monture Nikon et inversement).
Le dock USB Sigma permet de mettre le firmware de l’optique à jour afin de bénéficier des éventuelles améliorations apportées ultérieurement par le fabricant.
Fiche technique du Sigma 24-35mm f/2 DG HSM
Formule optique : 18 éléments en 13 groupes
Ouverture minimale : f/16
Diamètre de filtre : 82mm
Angle de champ (en 24×36) : 84,1°-63,4°
Distance minimale de mise au point : 28cm
Diamètre : 87,6mm
Longueur : 122,7mm
Diaphragme : circulaire à 9 lames
Rapport d’agrandissement maximal : 1:4.4
Poids : 940gr.
Le tarif de ce Sigma 24-35mm f/2 DG HSM n’est pas encore connu de même que sa date de disponibilité.
Premier avis sur le Sigma 24-35mm f/2 DG HSM
Sigma a le mérite de proposer une alternative très crédible aux amateurs de courtes focales. Avec une ouverture généreuse et une qualité optique qui ne devrait pas décevoir, la proposition est séduisante pour remplacer le trio 24,28 et 35mm. Toutefois il faudra composer avec un poids plutôt important (940 gr.) et un encombrement lui aussi supérieur à celui d’une focale fixe (9cm de diamètre, 12cm de long replié).
La plage focale 24-35mm ravira les photographes de rue qui devront néanmoins faire avec une optique imposante et probablement un peu moins discrète qu’un 24 ou un 35mm fixe.
Face à la concurrence, ce Sigma 24-35mm a fort à faire. Le Nikon 17-35mm f/2.8 ouvre moins mais propose les focales 17 et surtout 20mm. Chez Tamron, le 15-30mm f/2.8 ouvre moins lui aussi mais descend à 15mm tout en passant à côté du 35mm.
La stabilisation n’est pas au programme du Sigma, mais avec une ouverture de f/2 et une telle plage focale, avouons qu’elle est loin d’être indispensable.
Source : Sigma
Quel filtre ND choisir et pourquoi ?
Le choix d’un filtre ND (Neutral Density) se pose dès que vous souhaitez pratiquer la photographie en pose longue. Ce type de filtre a en effet la particularité de réduire la quantité de lumière qui arrive sur le capteur lorsque vous photographier avec une vitesse très lente en plein jour.
Pour faire une photographie en pose longue, il faut augmenter le temps de pose pour atteindre quelques secondes, voire quelques dizaines de secondes. Certains n’hésitent pas à atteindre des temps de pose de plusieurs dizaines de minutes également pour des poses … très longues.
Lorsque la lumière environnante est faible, en soirée ou la nuit, ce n’est pas un problème. Il suffit de choisir une sensibilité la plus basse possible, de fermer le diaphragme au mieux et de choisir le temps de pose correspondant.
Mais en pleine journée, pour peu que le soleil brille, vous ne pouvez pas dépasser la limite d’ouverture de votre objectif (par exemple f/22) ni descendre en sensibilité au-delà de 100 ISO pour la plupart des boîtiers, ou 50 pour d’autres.
La seule solution consiste donc à diminuer la quantité de lumière qui pénètre dans le boîtier sans rien changer à sa nature. C’est le rôle du filtre ND qui vient se positionner devant la lentille frontale de votre objectif et réduit le flux lumineux. Ce type de filtre n’apporte aucune autre altération que la réduction de lumière : pas de dominante de couleur ou autre effet UV d’où son nom « Neutral Density » pour Densité Neutre.
Le type de filtre ND à utiliser dépend donc de la quantité de lumière et du temps de pose souhaité.
Comment choisir un filtre ND ?
Chaque filtre ND possède un facteur d’atténuation désigné par un nombre, par exemple ND8, ND400 ou ND1000.
Ce nombre indique le coefficient de multiplication du temps de pose à prendre en compte pour régler l’exposition. Un filtre ND1000 demande un temps de pose 1000 fois supérieur à celui qu’il faudrait adopter sans filtre. Le boîtier propose un temps de pose d’1/1000 ème de seconde sans filtre ? Avec un ND1000 vous passerez à 1 seconde. C’est aussi simple que cela.
Cumuler plusieurs filtres pour augmenter le facteur d’atténuation
En cumulant plusieurs filtres, vissés par exemple l’un sur l’autre, vous pouvez augmenter le facteur d’atténuation global. Un filtre ND8 vissé sur un filtre ND1000 vous donnera un facteur d’atténuation total de 8 x 1000 soit 8000 fois le temps de pose initial.
Les filtres ND vissants
Les filtres ND vissants viennent se positionner sur la lentille frontale et se fixent à l’aide du pas de vis qui équipe le filtre comme l’objectif.
Avantages
Les filtres ND vissants sont simples d’emploi et permettent généralement de conserver l’usage du pare-soleil (en savoir plus sur le pare-soleil).
Inconvénients
Les filtres ND vissants ont un diamètre de pas de vis bien précis, il vous faudra donc vous procurer un filtre pour chacun de vos objectifs si ceux-ci n’ont pas tous le même diamètre. L’autre solution consiste à choisir un filtre au diamètre de l’objectif le plus grand dont vous disposez et de compléter l’ensemble par des bagues d’adaptation. Attention par contre au vignetage inhérent à ce type de montage.
Marques et modèles de filtres ND vissants
Hoya : la marque Hoya propose de nombreuses références et facteurs d’atténuation (par exemple ND 100, ND 200 et ND 500). Les filtres Hoya sont référencés selon leur facteur d’atténuation.
B+W : cette marque propose moins de références que Hoya, sa notation diffère également : elle est composé d’un 1 suivi de deux autres chiffres indiquant le nombre de stops de compensation, par exemple ND.9 (103) = 3 stops de compensation.
Hitech : cette marque moins connue diffuse quelques filtres vissants dont un inédit ND 64 000. La notation fait référence au facteur d’atténuation et a nombre de stops de compensation.
Haida : une autre marque de filtres ND vissants qui propose quelques références notées selon trois valeurs : densité, facteur d’atténuation et nombre de stops de compensation.
Si le principe de ces filtres est le même que pour les filtres vissants, c’est le principe de fixation qui diffère. Ces filtres sont généralement carrés ou rectangulaires et se glissent dans un porte-filtre lui-même vissé sur l’objectif.
Avantages
Le porte-filtre est spécifique au pas de vis de l’objectif mais les filtres sont génériques. Il vous suffit donc d’avoir plusieurs porte-filtres le cas échéant et d’utiliser vos filtres ND en les glissant dans leur support.
Inconvénients
Le porte-filtre ne permet pas d’utiliser le pare-soleil d’origine, il faut donc vous procurer l’équivalent compatible avec votre porte-filtre. Au final, si vous devez investir dans plusieurs porte-filtres et pare-soleils, l’ensemble peut vite vous revenir aussi cher que deux ou trois filtres vissants.
Marques et modèles de filtres ND avec porte-filtre
Lee filters : marque de référence dans le monde professionnel, Lee Filters propose une gamme de filtres référencés par le facteur d’atténuation et le nombre de stops de compensation.
Hitech : la gamme Prostop de ce fabricant est reconnue comme de très bonne qualité. Les filtres sont là-aussi référencés par le nombre de stops de compensation.
En savoir plus sur les filtres ND et la pose longue …
Vous vous pratiquer la pose longue ? Vous cherchez d’autres conseils sur cette technique ?
Voici un dossier complet sur la pose longue rédigé par Patrick Dagonnot dont vous avez peut-être déjà suivi les conférences sur notre stand au Salon de la Photo.
QUESTION : quel est le principal problème que vous rencontrez en matière de filtre ND ?
Mise à jour Adobe Creative Cloud 2015 : Photoshop CC et Lightroom CC 2015.1 / Lightroom 6.1
Adobe annonce la mise à jour de l’offre Creative Cloud en version 2015. Au menu, de nouvelles versions des applications de bureau dont Photoshop CC et Lightroom CC 2015.1 mais aussi des applications pour tablettes et smartphones qui vont permettre de renforcer l’intégration entre les différents composants de l’offre Creative Cloud. Lightrom 6 en profite pour passer en version 6.1.
Adobe Creative Cloud – à ne pas confondre avec Creative Cloud Photo – est une suite d’applications et de services complète comprenant par exemple Photoshop CC, Illustrator CC, Premiere Pro CC ou InDesign CC.
Conçue pour répondre aux besoins des créatifs en tout genre, cette suite arrive en version 2015 avec plusieurs nouvelles applications et services dont Adobe Stock, la banque d’images accessible depuis toute application Cloud.
Pour les photographes, c’est la suite Creative Cloud Photo qui profite elle-aussi de ces mises à jour : Photoshop CC et Lightrom CC évoluent en version 2015.1 et embarquent désormais le nouvel outil de désembuage qui permet de réduire la brume et le brouillard sur les photos (ou d’en rajouter).
Les évolutions de Lightroom 6 et Lightroom CC
Avec le lancement de Lightroom 6/CC, Adobe proposait deux évolutions différentes de son logiciel entièrement dédié au flux de travail des photographes (voir la différence entre LR6 et LR CC).
Lightroom 6 est la suite logique de Lightroom 5.7 avec sa licence perpétuelle (ou ‘numéro de série’), une application de bureau offrant toutes les fonctionnalités de gestion, traitement et partage des photos.
Lightroom CC est une version plus complète, accessible sous forme de services avec abonnement, qui permet d’utiliser l’ensemble des services offerts par Adobe Creative Cloud. Lightroom CC permet de synchroniser vos fichiers et collections avec Lightroom Mobile, d’y accéder depuis un simple navigateur web comme depuis un smartphone ou une tablette.
Avec cette mise à jour 2015.1, les deux versions 6 et CC évoluent différemment. LR6.1 reçoit un certain nombre de corrections de bugs, supporte de nouveaux boîtiers et inclut de nouveaux profils d’objectifs.
LR CC 2015.1 fait de même en incluant également le nouvel outil de désembuage propre au Creative Cloud. cet outil est d’ailleurs également ajouté à Photoshop CC 2015.1. Deux nouveaux curseurs – blanc et noir – apparaissent également pour le pinceau de retouche locale ainsi que les deux outils filtre radial et gradué.
Lightroom mobile 1.5 et le support Android
Le Creative Cloud répond aux besoins des créatifs et photographes qui doivent partager fréquemment leurs images, les inclure aisément dans des publications web ou qui éprouvent le besoin de travailler en mode nomade avec une tablette. Si la version précédente du Creative Cloud n’offrait que le support iPad/iPhone, cette mise à jour apporte le support complémentaire des appareils fonctionnant sous système Android.
Plusieurs mises à jour complémentaires enrichissent le catalogue de services et applications Cloud dont Adobe Voice (création audio), Adobe Slate (création de pages web) ou Adobe Hue (création de thèmes de couleurs).
Lightroom mobile évolue en version 1.5 pour iOS et apporte trois nouveaux outils de correction des photos : courbe de tonalités, vignetage créatif, et ajustement des couleur/noir et blanc TSL. Cette version supporte également les vidéos tournées avec un iPad ou un iPhone et bénéficie de quelques ajustements cosmétiques et ergonomiques.
Nouveaux boîtiers supportés et profils objectifs
Les deux évolutions Lightroom 6.1 et Lightroom CC 2015.1 supportent plusieurs nouveaux boîtiers parmi lesquels le Nikon 1 J5 et le Nikon D810A.
Le module de développement incorpore de nouveaux profils d’objectifs pour les montures Nikon F/ Nikon 1 :
Pour effectuer les mises à jour de Lightroom 6, allez dans le menu Aide puis choisissez ‘Mises à jour’ et suivez les instructions pour télécharger l’installeur.
Pour effectuer la mise à jour de Lightroom CC, ouvrez l’utilitaire Creative Cloud et cliquez sur ‘Mettre à jour’.
Pour faire la mise à jour de Lightroom Mobile, acceptez le téléchargement depuis l’app store ou installez Lightroom Mobile si vous n’en disposiez pas encore.
25 principes de composition et cadrage photo pour transformer vos images
La composition photo désigne l’organisation des éléments visuels dans le cadre pour guider le regard du spectateur et donner du sens à l’image. Elle englobe le cadrage, les lignes, les plans, les contrastes et les espaces vides. Maîtriser la composition, c’est transformer une photo techniquement correcte en image qui raconte quelque chose.
Avez-vous déjà eu cette impression étrange en regardant vos propres photos ? Elles sont nettes, bien exposées, techniquement correctes… mais elles n’accrochent pas. Elles ne racontent rien. Elles font flop.
Et oui, même avec le meilleur appareil photo, vos images peuvent sembler plates. La solution ne consiste pas à changer de matériel, mais à changer de regard. Tant que vous penserez technique avant de penser composition photo, vos images resteront plates. La bonne nouvelle, c’est qu’il suffit de changer de manière de voir, pas de matériel.
Dans ce guide, je vous montre comment transformer vos photos grâce à 25 principes de cadrage et de composition photo simples à appliquer. Pas de jargon. Pas de recettes toutes faites. Juste des repères visuels qui feront toute la différence dès votre prochaine sortie photo.
« Mes photos n’ont rien d’exceptionnel »
Je reçois souvent des messages de photographes frustrés : leurs images sont correctes, bien construites, mais elles n’accrochent pas. Elles ne déclenchent rien. Pas d’émotion. Pas d’histoire. Même pas de Likes (!).
Et presque toujours, la même conclusion revient, comme une règle absolue : « Il me faut un meilleur boîtier. »
Non. Ce qu’il vous faut, c’est un meilleur regard.
Penser que la solution se trouve dans le matériel est une erreur classique. Ce n’est pas votre appareil photo qu’il faut maîtriser, c’est votre façon de voir. La différence entre une photo ordinaire et une photo marquante tient rarement aux réglages. Elle tient à la composition photo et au cadrage, ces deux fondations qui donnent vie à l’image.
Avant de dépenser des sous dans ce satané matériel, prenez le temps de comprendre comment vos images s’organisent. Apprenez à placer les éléments visuels, à équilibrer les masses, à guider le regard. Peu importe votre boîtier : si vous appliquez les bons principes de composition, vous verrez vos photos changer immédiatement. Comment réagiriez-vous si cela se produisait dès demain pour vous… ?
La moto jaune est dans le tiers gauche, tandis que la moto rouge est dans le tiers droit
Qu’est-ce que le cadrage et la composition en photographie ?
Qu’est-ce que la composition photo ?
La composition photo désigne la manière dont les éléments d’une image sont organisés pour guider le regard du spectateur. Elle repose sur le cadrage, les lignes, la lumière, les formes et les couleurs pour créer une image harmonieuse et expressive.
Cette organisation, pour être efficace, doit être simple et capturer instantanément l’attention du spectateur. C’est un des secrets des photographes que vous admirez : une photo sans une composition et un cadrage réfléchis n’est pas une image aboutie.
Quelle différence entre composition et cadrage photo ?
La composition photo est l’organisation des éléments visuels (lignes, formes, couleurs, lumière) à l’intérieur du cadre pour guider le regard et produire une image lisible et expressive.
Le cadrage photo est la décision de ce que l’on inclut ou exclut du cadre, indépendamment de la manière dont les éléments s’y organisent.
Ces deux notions sont complémentaires : le cadrage délimite, la composition structure.
Tout comme les Maîtres de la peinture ont su maîtriser l’art de la composition, vous pouvez vous approprier ces principes fondamentaux et les appliquer dès maintenant à vos photos pour de meilleurs résultats.
Ces principes, accessibles même si vous avez débuté ce matin, ne requièrent aucune dépense supplémentaire. Il s’agit de modifier votre approche du cadrage, de repenser la manière dont vous remplissez le champ de votre viseur et de voir votre sujet sous un angle nouveau.
Règles des tiers : utile, mais pas obligatoire
La règle des tiers semble le graal du photographe amateur, pourtant elle est souvent remise en question. Ne reposant sur aucune base établie, mieux vaut la considérer comme une possibilité qui vous est offerte mais pas comme une règle absolue.
Simplification Excessive : la règle des tiers est trop considérée comme une façon simple de réduire la complexité inhérente à la composition photographique.
Manque de Flexibilité : elle peut être restrictive et ne pas s’adapter à toutes les situations. Certains sujets ou scènes se prêtent bien mieux à une symétrie parfaite ou à un cadrage centré.
Risque de Banalité : la règle des tiers conduit à des compositions prévisibles et trop souvent banales (tout le monde fait les mêmes).
Exceptions Notables : De nombreuses œuvres d’art et photographies célèbres ne suivent pas la règle des tiers, ce qui tend à prouver que vous pouvez faire de même sans aucun état d’âme.
Règle des tiers vs composition centrée : quand utiliser l’une ou l’autre ?
Situation
Règle des tiers
Centrage
Sujet en mouvement
Utile (espace de fuite)
Déconseillée
Symétrie forte (couloir, façade)
Peut fragiliser l’image
Recommandée
Portrait expressif
Selon le regard
Efficace si sujet statique
Paysage avec horizon
Horizon sur un tiers
Selon l’ambiance
Les principes essentiels pour composer une photo
Pour maîtriser cadrage et composition en photographie, vous devez connaître les principales règles (voir les règles de composition). Et savoir vous en éloigner quand vous les maîtrisez. Plutôt que de parler de règles, je préfère parler de principes à découvrir et à appliquer sans attendre.
J’ai listé quelques références bibliographiques qui vous aideront à en savoir plus car vous allez réaliser très vite en vous intéressant au cadrage et à la composition que vous voudrez en savoir toujours plus !
1. Utilisez les nombres impairs pour dynamiser vos images
Trois fenêtres attirent l’attention sur cette ancienne façade de maison en bois
Regardez attentivement une photo avec trois personnages. Votre œil ne cesse de circuler, de l’un à l’autre, comme pris dans un mouvement invisible. C’est tout sauf un hasard.
Un nombre impair crée une tension visuelle naturelle. Il empêche la symétrie plate. Il introduit un déséquilibre qui rend la scène plus vivante. Essayez avec des objets, des silhouettes, des arbres, peu importe : l’effet fonctionne toujours.
2. Donnez de l’échelle à vos photos
En plaçant l’enfant entre deux arbres, l’échelle de taille est évidente
Une montagne sans randonneur. Une ruelle sans silhouette. Un monument sans passant. L’image est belle, mais elle est vide.
Sans repère de taille, votre spectateur est perdu. Il ne sait pas si ce qu’il regarde mesure un mètre ou cent. Il admire la forme, mais pas l’ampleur. Ajoutez un personnage, une ombre, une barrière… et soudain, tout prend sens.
En photographie de paysage, faites toujours plusieurs vues avec et sans personnage en variant cadrage et composition. Vous pourrez ainsi choisir la photo qui s’avère la plus intéressante.
3. Servez-vous des lignes directrices pour guider le regard
Les lignes jaunes de la route guident le regard vers l’horizon
Votre œil suit naturellement les lignes. Celles d’une route, d’un trottoir, d’un escalier. Elles agissent comme des rails visuels. Vous pouvez les utiliser pour conduire le regard vers un point précis, ou structurer votre image en profondeur.
Pensez à un couloir de métro, à une allée d’arbres ou à des façades urbaines : ce sont des compositions toutes prêtes. Il suffit de vous placer au bon endroit.
4. Laissez les courbes adoucir vos compositions
La barre en bois guide le regard
Les lignes droites structurent, les lignes courbes enveloppent. Une rivière, une colline, un chemin sinueux ou un nuage dans le ciel… Les courbes sont partout et elles adoucissent naturellement la lecture d’une image.
Elles apportent de la douceur, un rythme visuel. Là où une ligne droite impose une direction, une courbe invite à se promener. Servez-vous-en pour raconter autrement.
5. Osez le cadrage serré pour révéler l’essentiel
Le cadrage serré permet aux amateurs de reconnaître immédiatement la marque et le modèle de cette voiture
Quand on débute, on veut tout montrer. Alors on cadre large. Trop large. Résultat : l’image est confuse, sans hiérarchie, sans force.
Resserrez. Approchez-vous. Coupez ce qui n’est pas essentiel. Un cadrage serré attire l’attention, concentre l’énergie, évite les distractions. Il n’étouffe pas le sujet, il le révèle.
Cadrer les pieds met en évidence la scène alors que mon sujet se fait photographier
Rester debout, appareil à hauteur d’yeux, c’est le réflexe par défaut. Et c’est souvent le plus plat.
Abaissez-vous. Levez les bras. Inclinez-vous. Montez sur un banc. Agenouillez-vous. Chaque angle raconte une autre histoire. Un enfant vu du sol. Une rue vue d’en haut. Un visage vu de côté. Le changement de point de vue, c’est le début de la création.
Sur les photos de danse que je fais régulièrement, c’est la vue à hauteur des danseurs qui fait la différence. En plongée depuis les gradins, la scène est plate. À genoux, proche du sol, elle prend de la profondeur.
7. Décalez votre sujet pour laisser stimuler l’imaginaire
Caler mon sujet à droite laisse un espace à gauche qui permet d’imaginer toutes les hypothèses : que se passe-t-il donc ici ?
Tout le monde centre son sujet. C’est rassurant. Mais c’est souvent banal.
Décalez. Placez votre personnage sur le bord du cadre. Laissez-le sortir ou entrer. Ce vide libéré dans l’image devient espace mental. Le spectateur imagine ce qu’il ne voit pas. Il est impliqué. Un bon cadrage n’enferme pas. Il suggère.
8. Harmonisez les espaces pour équilibrer l’image
Chacun des trois espaces dispose de la même surface dans le cadre, ce qui participe à l’harmonie de l’ensemble
L’expression que nous devons à Anne-Laure Jacquart signifie que si vous prenez la peine de donner le même espace à plusieurs zones proches d’une même photo, vous obtiendrez un résultat plus harmonieux.
Regardez une façade. Si les bords sont déséquilibrés, vous le sentez immédiatement. Ça penche, ça grince, ça gêne.
Prenez le temps de mesurer visuellement les espaces. Donnez autant de place à gauche qu’à droite, au sol qu’au ciel. Cela vaut aussi pour les angles, les diagonales, les coins. L’harmonie naît souvent d’un équilibre discret.
9. Jouez la plongée et la contre-plongée pour donner du relief
Le mat et le drapeau cadrés en contre-plongée prennent une toute autre dimension
Vous voulez écraser un sujet ? Prenez-le de haut. Vous voulez le magnifier ? Prenez-le de bas.
La plongée et la contre-plongée transforment tout. Elles changent les proportions, allongent les lignes, exagèrent les volumes. Avec un grand-angle, c’est flagrant : un personnage devient immense, une ruelle devient décor de cinéma.
À utiliser avec intention. Et avec modération.
10. Cherchez les formes géométriques cachées
Le cercle dans un rectangle à droite d’un format rectangulaire
Un rond. Un carré. Un triangle. Un losange. Vous n’êtes pas en classe de géométrie, mais votre appareil photo, lui, adore ces formes. Un hublot, une bouche d’égout, une table de bistrot, un panneau de signalisation : ces figures simples créent une structure visuelle immédiate. Et elles donnent à votre photo un côté graphique, presque symbolique.
Cherchez-les. Elles sont partout.
11. Révélez l’invisible grâce aux reflets
Cette façade se reflète idéalement dans la rivière, créant ainsi une image dans l’image qui occupe plus de place que la vraie façade
Un reflet dans une flaque. Une vitrine. Une carrosserie de voiture. Une surface métallique. Ces doubles images ajoutent de la profondeur, de la surprise, du mystère.
Les meilleurs reflets sont souvent symétriques. Sujet et reflet se répondent, comme deux moitiés d’un même monde. Et quand vous les trouvez, ne les laissez pas passer. C’est de l’or visuel.
Les techniques avancées de composition photo
12. Servez-vous du premier plan pour encadrer le sujet
Le feuillage flou à gauche guide le regard vers le bâtiment à droite
Un arbre flou. Une rambarde. Une silhouette proche. Le premier plan n’est pas qu’un décor. C’est un outil puissant pour encadrer votre sujet, créer de la profondeur et ajouter une dimension narrative. Pensez-le comme un rideau de théâtre : il s’ouvre sur l’action.
Floutez-le volontairement. Jouez avec les ouvertures. Et regardez votre sujet s’en détacher comme jamais.
Pour flouter l’avant-plan, faites la mise au point sur l’arrière-plan, le sujet, et choisissez une ouverture de diaphragme suffisamment grande (par exemple f/4 ou f/2.8) pour bien différencier les deux zones de la photo, ce qui va renforcer le cadrage et la composition.
13. Maîtrisez le contre-jour pour créer du drame
Utiliser la lumière pour plonger le sujet dans un contre-jour harmonieux
Le soleil en face. L’exposition difficile. L’image bouchée ou cramée. Beaucoup fuient le contre-jour. À tort. Avec un peu de pratique, c’est une arme redoutable.
Il suffit de bien mesurer la lumière, ou d’utiliser le bracketing si besoin. Et soudain, vos photos gagnent en contraste, en intensité, en drame. C’est le clair-obscur moderne. Ne l’ignorez pas.
14. Utilisez les silhouettes pour suggérer plutôt que montrer
Deux personnes, en pleine nuit, mystère garanti grâce à l’effet silhouette
Un sujet en ombre chinoise. Aucun détail. Juste la forme. La silhouette, c’est l’abstraction parfaite. Elle raconte sans révéler. Elle intrigue sans décrire. L’effet silhouette aussi un moyen élégant d’éviter les problèmes d’image en photo de rue : pas de visage, pas d’identification.
Cherchez un contre-jour, baissez l’exposition. Et laissez la magie opérer.
15. Changez de format pour changer la lecture visuelle
Le format carré se prête bien au centrage, attirant ainsi l’attention sur le sujet
Votre appareil propose un ratio. Mais votre œil n’a pas à s’y limiter.
2/3, 4/3, carré… chaque format change la composition de l’image. Un format large évoque le cinéma. Un format carré renforce la stabilité. Recadrez à la prise de vue ou en post-traitement, mais pensez-y dès la composition : ce que vous incluez ou coupez fait toute la différence.
16. Simplifiez vos images : moins, c’est plus
Masquer le sol pour laisser la place à la tour et ne pas détourner le regard
« A vouloir trop montrer on ne montre rien. A montrer moins on montre mieux.« Anne-Laure Jacquart dans Composez, réglez, déclenchez.
Trop d’informations noient le sujet. Trop de détails saturent l’image. Montrez moins. Isolez. Simplifiez.
L’œil humain aime comprendre vite. Il cherche un point d’ancrage. Si vous le forcez à tout décrypter, il se perd. Offrez-lui un message visuel clair. Le reste, il l’imaginera.
17. Coupez pour concentrer l’attention
En coupant les jambes, j’attire l’attention sur les chaussures
Pourquoi vouloir tout montrer d’un corps humain ? Une main, un pied, un profil suffisent.
En cadrant sur une seule partie, vous provoquez l’attention. Vous suggérez. Vous laissez au spectateur le soin de reconstituer. Et ce qu’il reconstitue l’implique. C’est là toute la force du cadrage partiel.
18. Inclinez votre cadrage pour créer du mouvement
Ici je profite de la dynamique des lignes pour guider le regard vers cet immeuble coupé
Tout droit, c’est statique. Légèrement penché, c’est vivant.
Inclinez votre boîtier. Pas par maladresse, mais par choix. Pour déséquilibrer. Pour créer une tension. C’est risqué. Parfois raté. Mais parfois… brillant. Faites des essais. Écoutez ce que l’image vous dit.
19. Centrez… quand cela renforce votre propos
Quoi de mieux que ce cadrage centré pour mettre en évidence l’inscription ?
On vous a dit de fuir les compositions centrées ? Parfois, c’est la meilleure option.
Un sujet parfaitement symétrique. Un couloir. Un visage. Un monument frontal. Le centrage peut être d’une puissance graphique redoutable. À condition qu’il soit net, assumé, précis. Et que tout le reste y contribue.
Simplifier, équilibrer, raconter : l’art de composer une photo
20. Le pouvoir du point unique
Une fenêtre illuminée attire l’attention quand toutes les autres sont éteintes
Dans une image saturée de détails, l’œil cherche un repère. Un seul. Clair. Net. Ce repère, c’est le point. Il attire. Il magnétise. Il structure toute la lecture.
Ce peut être une silhouette au loin, une lumière allumée, un objet isolé. Supprimez le superflu autour. Le point, seul, suffit à raconter.
Le point n’a pas de place précise en matière de cadrage et composition, il peut être au centre, dans un angle, sur un point fort (voir la règle des tiers).
21. Créez une ambiance avec les couleurs chaudes et froides
Quand les couleurs chaudes alternent avec les couleurs plus froides
Les couleurs parlent plus vite que les mots.
L’orange rassure, le bleu apaise, le rouge alerte.
Composez une image autour d’un jeu de températures : un coucher de soleil, une lumière de matin d’hiver. Choisissez une dominante. Ou jouez le contraste chaud/froid. Et laissez l’émotion surgir.
22. Exploitez le contraste lumineux pour hiérarchiser
Jouer avec les projecteurs pour isoler le sujet dans un joli contraste de lumière
Une scène baignée de lumière uniforme peut être plate. Une scène contrastée est plus lisible. Plus dramatique.
Cherchez les zones d’ombre et de lumière. Intégrez-les à la composition. Cachez une partie du sujet, éclairez-en une autre. Et si nécessaire, accentuez en post-traitement.
Le contraste guide. Il hiérarchise. Il raconte.
23. Osez le contraste de couleur pour donner du rythme
Une borne incendie rouge sur fond bleu, le contraste de couleur attire le regard vers la borne
Une borne rouge sur un mur bleu. Un manteau jaune dans une foule sombre. Une touche vive sur un fond terne.
Les contrastes colorés sont puissants. Ils révèlent. Ils mettent en valeur. Ils créent du rythme. Utilisez-les avec parcimonie. Trop de contrastes tuent le contraste. Un seul, bien placé, suffit à faire vibrer l’image.
24. Pensez vos photos en série pour raconter une histoire
Au fil de mes balades, je crée une série de photos d’arbres que je traite en noir et blanc
Une photo isolée peut sembler faible. Mais dans une série, c’est la répétition, la variation, la progression qui créent la force narrative. Un cadrage similaire, un motif récurrent, une couleur dominante.
Pensez vos images comme un tout. Composez une séquence. Et racontez plus large que le cadre.
Dans le triptyque ci-dessus, je joue avec l’inclinaison des arbres, la symétrie de ceux de l’image central. L’ensemble est conçu pour être équilibré.
25. Fermez les bords pour guider le regard
Les montants verticaux et horizontaux de la fenêtre définissent la limite du cadre photographique
Chaque bord d’image est une frontière. S’il est ouvert, le regard peut fuir. Fermez-le.
Un mur flou, un tronc d’arbre, un rideau, une rambarde… Ces éléments peuvent servir de barrière douce. Ils retiennent l’œil. Ils renforcent la mise en scène.
Mais attention : flous, sombres, discrets. Le cadre ne doit jamais voler la vedette.
Les 8 types de plans en photographie
Vos choix de cadrage influencent beaucoup la perception du sujet. Voici les 8 types de plans les plus courants, à utiliser comme un vocabulaire visuel.
Exercices pratiques pour progresser en composition photo
Comment progresser en composition photo : méthode en 5 étapes
Observez avant de déclencher : identifiez le sujet principal et ce qui l’entoure.
Cherchez les lignes, formes et contrastes présents dans la scène.
Choisissez un seul principe à appliquer par sortie (lignes directrices, échelle, cadrage serré…).
Faites plusieurs variantes d’un même sujet en changeant le point de vue.
Analysez vos images a posteriori : qu’est-ce qui attire le regard en premier, et pourquoi ?
FAQ – Questions fréquentes sur la composition photo
La composition photo s’apprend-elle ou est-ce un don ?
La composition s’apprend. Comme pour tout langage visuel, il suffit d’en connaître les codes pour commencer à les appliquer. Les photographes qui semblent « avoir l’œil » ont simplement intégré ces principes au fil du temps, souvent sans les formaliser. Observer les images des autres et analyser ce qui fonctionne est l’exercice le plus efficace pour progresser vite.
Faut-il connaître toutes les règles avant de photographier ?
Non. Choisissez-en une seule, appliquez-la sur toute une sortie, et passez à la suivante la fois d’après. Vouloir tout appliquer en même temps paralyse. La composition se construit par habitudes progressives, pas par mémorisation.
La règle des tiers est-elle indispensable en composition photo ?
Non. C’est un point de départ commode, surtout pour les débutants, mais elle ne repose sur aucune base scientifique. Beaucoup de photos remarquables l’ignorent délibérément. Ce qui compte, c’est l’intention : une composition centrée assumée vaut mieux qu’un tiers mal placé.
Comment savoir si ma composition est réussie ?
Posez une question simple en regardant votre image : où va mon regard en premier ? Si la réponse correspond à ce que vous vouliez montrer, la composition fonctionne. Si l’œil part ailleurs ou se perd, c’est qu’un élément parasite la lecture.
Peut-on corriger une mauvaise composition en post-traitement ?
En partie. Le recadrage permet de corriger des erreurs de placement, de supprimer des éléments perturbateurs ou de changer le format. Mais il ne peut pas créer ce qui n’a pas été pensé à la prise de vue : la profondeur, la lumière, le point de vue. La composition reste avant tout une décision qui se prend avant de déclencher.
Références et lectures recommandées sur la composition photo
Pour aller plus loin, voici une sélection d’ouvrages consacrés à la composition photo et au cadrage.
Ces livres ont inspiré la rédaction de cet article et m’accompagnent régulièrement dans ma pratique comme dans mes formations. Vous y trouverez des approches différentes mais complémentaires : certaines très visuelles, d’autres plus analytiques, toutes axées sur le regard, la construction et l’intention photographique.
Composez, réglez, déclenchez !
Composez, réglez, déclenchez ! – 2ᵉ édition : La photo pas à pas – Anne-Laure Jacquart Cette nouvelle édition actualisée du best-seller d’Anne-Laure Jacquart reste une référence incontournable pour progresser en photo. Elle guide le photographe pas à pas dans la compréhension du cadrage, de la lumière et de la composition, avec un regard à la fois technique et sensible. Un livre à garder à portée de main pour photographier en conscience et développer son œil. Découvrez le livre sur Amazon
La photo. Composition et couleur
La photo. Composition et couleur – Harald Mante Un ouvrage de référence absolu sur la composition photographique. Harald Mante y explore les liens entre forme, structure et couleur pour révéler l’équilibre visuel d’une image. C’est un livre exigeant mais essentiel, qui montre comment penser en termes de lignes, de masses et de contrastes chromatiques avant même de déclencher. Découvrez le livre sur Amazon
La composition – Masterclass
La composition : Les masterclass de Michael Freeman Dans ce livre, Michael Freeman pousse plus loin son analyse de la composition photographique. Il aborde les choix de cadrage, d’équilibre, de rythme et de tension visuelle à travers de nombreux exemples commentés. Une lecture idéale pour ceux qui veulent aller au-delà des règles et comprendre la logique visuelle des images fortes. Découvrez le livre sur Amazon
L’oeil du photographe et l’art de la composition
L’œil du photographe et l’art de la composition – Michael Freeman Un classique absolu de la photographie. Michael Freeman y explore la manière dont le regard se forme, se structure et s’affine pour créer des images fortes. Plus qu’un manuel technique, c’est une véritable réflexion sur la composition, la perception visuelle et l’intention photographique. Découvrir le livre sur Amazon
Les secrets du cadrage photo
Les secrets du cadrage photo : Paysage – Portrait – Reportage – Denis Dubesset Un guide clair et accessible pour comprendre les fondamentaux du cadrage en photo. Denis Dubesset aborde les différents types de sujets – paysage, portrait, reportage – et explique comment adapter son cadrage pour renforcer le message visuel. Idéal pour progresser rapidement et donner plus d’intention à vos images. Découvrir le livre sur Amazon
Capturer l’instant, l’art de la photographie
Capturer l’instant : L’art de la photographie – Michael Freeman Dans cet ouvrage, Michael Freeman explore ce qui fait la différence entre une photo ordinaire et une image vivante. Il y analyse le moment décisif, le rythme visuel et la manière d’anticiper la scène pour saisir l’instant juste. Un livre essentiel pour comprendre comment intention, regard et composition se rejoignent au moment du déclenchement. Découvrir le livre sur Amazon
Composition : Pratique photo
Composition : Pratique photo – Laurie Excell Un guide visuel et concret pour comprendre comment organiser vos images et donner de la cohérence à vos cadrages. Laurie Excell explique avec clarté comment simplifier une scène, trouver un point d’équilibre et composer plus efficacement, quel que soit votre matériel. Découvrez le livre sur Amazon
Serial photographer
Serial Photographer – Éric Forey Un livre inspirant pour comprendre la force du travail en série. Éric Forey y partage sa méthode pour construire une cohérence visuelle, développer un thème personnel et créer un langage photographique identifiable. Accessible et stimulant, cet ouvrage aide à dépasser la simple photo isolée pour entrer dans une démarche d’auteur. Découvrez le livre sur Amazon
Conclusion : regardez avant de déclencher
Vous souvenez-vous de cette question de lecteur citée en introduction : « Pourquoi mes photos n’ont rien d’exceptionnel ? ». Je vous le redis : ce n’est pas votre appareil photo qui est en cause. C’est votre regard.
En apprenant à penser composition photo avant de déclencher, vous transformez chaque scène ordinaire en une image forte. Vous ne photographiez plus pour montrer, mais pour raconter. Et c’est ce qui change tout.
Ces 25 principes ne sont pas des règles rigides. Ne cherchez pas à les appliquer à la lettre l’un après l’autre. Ce sont des pistes. Des principes. Des moyens d’éveiller votre regard, de vous faire comprendre pourquoi une image fonctionne… et pourquoi une autre est quelconque. Vous n’avez pas besoin de tout retenir.
Un seul principe appliqué avec intention peut suffire à faire basculer la qualité de vos photos.
La prochaine fois que vous lèverez votre boîtier, oubliez les réglages. Oubliez le matériel. Demandez-vous simplement : Qu’est-ce que je veux montrer ? Comment vais-je le montrer ?
C’est ce rapport silencieux entre vous et votre image qui fera toute la différence. Et c’est ainsi qu’une photo correcte deviendra, enfin, une photo remarquée. Ça vaut le coup d’essayer, non ?
Concours Nikon Music Festival 2015 : à vous les Vieilles Charrues et Rock en Seine !
Nikon vous propose de tenter votre chance pour devenir Reporter lors du Festival des Vieilles Charrues et du Festival Rock en Seine 2015. Le concours est ouvert à tous les photographes et vidéastes.
En 2015 Nikon met les bouchées doubles puisque 8 heureux élus pourront devenir reporters officiels lors des deux festivals majeurs de l’été. 6 photographes et 2 vidéastes seront sélectionnés sur dossier et les lauréats seront invités sur les deux évènements.
Pour l’occasion, ces heureux élus bénéficieront du soutien de la marque et pourront utiliser les boîtiers de leur choix dans la gamme pro (Nikon D750, D810 et D4s). Ils auront bien évidemment une accréditation backstage pour pouvoir circuler librement.
Et pour vous aider à profiter encore un peu plus de ces deux occasions uniques, si vous faites partie des 8 reporters, vous pourrez également suivre une formation à la Nikon School et vous serez encadré pendant les festivals par plusieurs photographes pros et pas avares de conseils :
William K, reporter lors de la première édition du Nikon Music Festival et photographe / vidéaste voyageant aux quatre coins du monde, du Brésil au Maroc, en passant par les USA.
Pierre Hennequin, connu à l’international pour ses images de U2, Britney Spears, Bruce Springsteen, Lenny Kravitz, Prince, Asaf Avidan ou Leonard Cohen.
Little Shao, autodidacte issu du monde des réseaux sociaux et désormais reconnu pour son travail dans le milieu de la danse et du hip-hop exposé à Paris, Amsterdam ou encore Milan.
Anthony Ghnassia, fondateur de l’agence de photo VisionbyAG et qui parcourt le monde en compagnie de DJ Snake, David Guetta, Bob Sinclar ou Michael Canitrot.
Appel à candidatures
Pour participer et tenter votre chance, il vous suffit d’envoyer une sélection de vos photos et/ou vidéos sur le site nikonmusicfestivals.fr entre le 5 juin et le 5 juillet 2015 pour les Vieilles Charrues et jusqu’au 9 août pour Rock en Seine.
Les animations pendant les festivals
Si vous n’êtes pas retenu, ou si vous envisagez de vous rendre sur l’un des deux festivals en simple visiteur, Nikon vous propose de nombreuses animations parmi lesquelles la possibilité d’emprunter gratuitement un appareil photo pour immortaliser votre journée.
Vous pourrez également profiter de ‘color full’, une séance photo réalisée par un professionnel sous une pluie de pigments multicolores.
Un Jeu Concours
Pour vous permettre de profiter à fond de l’opération, Nikon vous propose également de participer au quizz sur le site nikonmusicfestivals.fr. Vous pourrez gagner des places pour 2 personnes donnant accès aux Vieilles Charrues ou à Rock en Seine, des abonnements Deezer Premium+ d’une durée de 6 mois ainsi que des appareils photo Nikon D5500, COOLPIX S9900 et COOLPIX AW130.
Source : Nikon
Manfrotto Digital Director : contrôlez votre reflex à distance sans écran orientable
Manfrotto annonce le nouveau Manfrotto Digital Director pour reflex et tablettes iPad. Ce système complet de prise de contrôle à distance d’un boîtier permet de bénéficier des avantages de la visée déportée, mais aussi – et surtout – du contrôle total du boîtier.
Avec l’arrivée de la fonction LiveView sur les reflex depuis quelques années, puis les nouveaux écrans arrières orientables, vous êtes nombreux à vous poser la question de l’intérêt – ou pas – de ces fonctions de visée un peu particulières.
Nous avons tous un penchant naturel pour la visée optique traditionnelle, mais il faut reconnaître que dans certaines situations de prise de vue le viseur classique ne nous aide pas. Il suffit de vouloir faire de la macro au ras du sol, une photo de groupe bras levés ou une contre-plongée, etc. pour réaliser que cela impose un minimum de gymnastique. Et que nous n’avons pas nécessairement envie de nous coucher par terre trop souvent.
Avec une visée LiveView et/ou un écran orientable le problème est vite réglé : on bascule l’écran, on vise, on fait le point avec le déclencheur ou le doigt (par exemple avec l’écran tactile du Nikon D5500) et c’est fini. La visée LiveView devient de plus réactive avec les nouveaux processeurs comme l’Expeed 4 chez Nikon et la mise au point aussi.
Mais ceci ne règle pas tous les problèmes.
Prendre de la distance
Il y a certaines situations pour lesquelles vous devez prendre de la distance avec le boîtier. Par exemple si vous fixez le boîtier sur un mat et que vous le hissez à quelques mètres de hauteur. Ou si vous le fixez au plafond pour photographier une scène bien particulière. Ou encore si les conditions d’éclairage de la scène sont telles que vous ne voyez rien ni dans le viseur, ni sur l’écran arrière.
Digital Director : une visée déportée
La solution Digital Director proposée par Manfrotto règle ce premier problème. Constituée d’un support pour iPad et d’un module électronique embarquant un processeur ARM Cortex A8, cet accessoire permet de relier une tablette iPad au boîtier par l’intermédiaire du connecteur standard Lightning Apple et de la prise USB boîtier de l’autre. Cette solution est la seule sur le marché à bénéficier de la certification Apple MFi indispensable pour faire transiter des données via le connecteur Lightning. Les applications concurrentes fonctionnent en wifi avec des performances bien moins élevées.
Pour l’avoir récemment testé en situation réelle, je dois reconnaître que l’affichage de l’image sur l’écran Retina de l’iPad est aussi rapide que sur l’écran arrière du reflex.
Il suffit donc de disposer d’un câble USB assez long pour disposer le boîtier à plusieurs mètres et visualiser tranquillement la scène sur l’écran iPad.
Un contrôle à distance intégral
Le Digital Director ne se contente pas d’afficher l’image cadrée. Il permet aussi de contrôler l’ensemble des paramètres de prise de vue (mode de prise de vue, vitesse, ouverture, sensibilité, etc.). L’application iPad vous donne accès à tous les contrôles comme si vous étiez dans les menus du boîtier.
Un déclenchement à distance immédiat
Une fois la visée effectuée, le boîtier réglé, il vous suffit de toucher du bout du doigt la zone sur laquelle vous voulez faire le point pour que l’autofocus se mette en action. Et que la photo soit prise. C’est le même principe de fonctionnement qu’avec certaines applications pour smartphones ou certains compacts à écran tactile.
Transfert de la photo rapide
Le Digital Director vous permet de transférer toute photo prise sur la tablette en quelques dixièmes de seconde. Grâce à la connexion directe par câble, la vitesse de transfert n’est pas comparable à celle d’une transmission wifi, c’est immédiat ou presque.
Traitement et partage des photos
L’application Digital Director dispose de plusieurs fonctions intégrées de traitement et correction des photos. Vous pouvez ainsi recadrer une photo, changer les paramètres d’exposition, vérifier les données EXIF ou adapter contraste et luminosité.
Dès que la photo vous convient, vous la stockez sur l’iPad et vous avez accès à toutes vos applications habituelles pour la partager. Si vous utilisez Lightroom Mobile (disponible avec Lightroom CC), il vous suffit d’ajouter les photos ainsi rapatriées dans une collection synchronisée pour retrouver ces photos dans votre catalogue une fois de retour chez vous.
Compatiblité
Dans sa toute première version, le Manfrotto Digital Director est compatible avec les reflex Nikon et Canon. D’autres protocoles sont en cours de finalisation qui permettront de prendre le contrôle de nouvelles marques de boîtiers sous peu.
Du côté des tablettes, le système est compatible avec l’iPad Air et l’iPad Air 2, il suffit de télécharger l’application gratuite pour relier le boîtier au support. Ce support dispose d’un pas de vis standard qui vous permet de fixer l’ensemble sans risque sur un trépied ou tout autre système de fixation déporté.
Premier avis sur le Manfrotto Digital Director
Pour l’avoir vu et utilisé lors de la première présentation, le Digital Director est une solution qui reprend les standards de la gamme Manfrotto. Belle qualité de fabrication pour le support, intégration réussie (et certifiée) avec l’iPad qui rend l’usage aisé : il suffit de glisser la tablette dans le support pour qu’elle soit immédiatement reconnue et associée au boîtier sans autre besoin de configuration.
L’application de pilotage est complète et facilite le transfert des images (un des problèmes des liaisons wifi avec les autres applications).
La possibilité de commander à longue distance le boîtier est un plus qui peut rendre de vrais services si vous envisagez des prises de vue en hauteur, au ras du sol ou quand la lumière rend difficile la lecture de l’écran arrière du boîtier.
Pour autant, comme il s’agit de connecter une tablette dont le positionnement est assez haut de gamme, il faudra rester prudent si vous souhaitez utiliser l’ensemble en extérieur. Les intempéries peuvent vite venir gâcher la fête et la tablette avec.
En studio et en intérieur d’une manière générale c’est par contre une solution qui s’avère très souple et très performante. Reste un tarif public de 500 euros qui vient s’ajouter à celui de la tablette pour un investissement global non négligeable. Usages professionnels et experts à prévoir en majorité donc.
Lightroom 6 / CC par la pratique – 65 fiches pour apprendre à utiliser Lightroom
Gilles Théophile, que l’on ne présente plus quand il s’agit de parler de Lightroom, nous revient avec la nouvelle version du guide Lightroom par la pratique revu et actualisé pour la version 6/CC du logiciel. Au programme pas moins de 65 fiches pratiques pour découvrir les différents modules de Lightroom.
S’il est un logiciel photo dont on parle beaucoup, c’est bien Lightroom et Lightroom 6/CC en particulier avec la version abonnement propre à la déclinaison CC. Non pas qu’il n’y ait pas d’alternative en la matière : DxO, Capture One Pro ou Darktable sont de bons outils aussi. Mais Adobe est le seul éditeur à proposer avec Lightroom un ensemble complet et intégré qui vous évite de passer d’un logiciel à l’autre tout au long de votre flux de travail.
Quand il faut utiliser deux ou trois logiciels avec d’autres éditeurs, il suffit d’un seul si vous utilisez Lightroom. Moins d’interactions, moins de licences à acheter, moins de mises à jour pour une plus grande fluidité dans le flux de travail et un gain de temps au final, c’est appréciable.
Toutefois pour maîtriser un tel logiciel tout-en-un il faut accepter de passer un peu de temps à bien comprendre le rôle de chaque module (bibliothèque, développement, cartes, livres, web, impression) et comprendre ce qu’il vous faut utiliser ou pas en fonction de vos besoins.
Pour vous aider à comprendre ce que vous pouvez faire avec Lightroom et ce dont vous pouvez vous passer, Gilles Théophile vous invite à le suivre tout au long des différents chapitres de ce guide (très) pratique.
Pas de baratin, pas de théorie inutile mais des conseils pratiques et – surtout – une logique d’organisation du travail qui doit vous permettre de bien importer, trier, classer, traiter, retoucher et partager vos images, le tout en sept chapitres :
préparer l’environnement de travail de Lightroom
maîtriser le catalogue Lightroom
développer les photos
corriger les photos
optimiser le flux de travail
diffuser ses images
bouger avec Lightroom Mobile
Il existe plusieurs ouvrages sur Lightroom dont la bible de Martin Evening, mais l’intérêt de cette nouvelle version du guide (voir l’édition Lightroom 5) est d’aller à l’essentiel, en éliminant le superflu et en mettant en avant ce qu’il faut comprendre et appliquer pour gérer et traiter vos photos correctement.
Ce guide s’adresse clairement à tous ceux qui veulent découvrir Lightroom, mesurer la portée du logiciel et en comprendre les mécanismes de base. S’appuyant sur de très nombreuses illustrations et copies d’écran, l’auteur vous fait avancer pas à pas depuis la toute première étape du flux de travail (l’importation des photos) jusqu’à la dernière (la diffusion des images).
Parce qu’un tel logiciel nécessite quelques réglages en amont pour fonctionner au mieux, le tout premier chapitre est dédié aux réglages et préférences. Qu’il s’agisse des préférences générales ou des réglages propres au catalogue, vous allez voir comment optimiser les résultats en fonction de votre machine et de vos besoins.
Lightroom 6/CC a apporté la gestion du mode GPU (utilisation du processeur graphique de votre ordinateur). Vous verrez comment l’activer et comment vérifier qu’il est actif lorsque vous travaillez.
Autres nouveautés de Lightroom 6/CC, la reconnaissance des visages du module Bibliothèque vous permet de mettre un mot-clé presque automatiquement sur chaque visage apparaissant sur vos photos. Une leçon entière est dédié à cette fonction dans le livre.
Même chose pour l’importation à partir de Photoshop Elements et d’Aperture et iPhoto pour ceux qui quittent cet univers, Apple ayant stoppé la diffusion de ses logiciels photos. Vous apprendrez à récupérer vos catalogues et vos photos dans Lightroom.
En matière de traitement de vos images, vous verrez également comment utiliser le nouveau mode Panorama pour assembler plusieurs photos, ainsi que le mode HDR pour créer des images à la dynamique étendue. Prenez le temps de mesurer l’intérêt de cet outil car le HDR n’est pas uniquement une fonction à faire des images au rendu excessif. Bien utilisé, ce mode s’avère très pratique pour donner aux images à fort contraste un rendu intéressant.
Si d’aventure vous vous intéressez à la mobilité et aux possibilités de gestion et de traitement d’images à partir d’une tablette ou d’un smartphone (c’est loin d’être une idée stupide), le tout denier chapitre du livre vous concerne. Il y est en effet question de Lightroom Mobile et des fonctions liées au Cloud d’Adobe (il vous faut laors la version Lightroom CC obligatoirement).
Vous verrez par exemple comment gérer vos images sur une tablette, les traiter, les partager et les retrouver automatiquement dans votre catalogue sur votre ordinateur une fois de retour chez vous. Et comment gagner du temps en triant et classant vos photos tout en étant hors de chez vous.
J’attribue un bon point à l’éditeur qui prend soin de proposer l’ensemble des photos ayant servi à l’auteur en téléchargement libre. C’est une excellente idée pour vous permettre de reproduire à l’identique les opérations montrées dans le livre.
A qui s’adresse Lightroom 6/CC par la pratique
Avec de nombreuses illustrations, des pas à pas clairs et concis et une couverture complète des principales fonctionnalités de Lightroom, ce guide s’adresse au photographe qui découvre le logiciel et ne souhaite pas perdre de temps en apprentissage, de même qu’à celui qui a pris un mauvais départ et souhaite revenir sur les mécanismes de base.
Parcourez les différentes leçons dans l’ordre, ou dans le désordre aussi pour approfondir certaines notions et vous avancerez très vite.
Si vous maîtrisez déjà Lightroom 3 ou 4, cette nouvelle version du guide vous apportera les éclairages indispensables pour bien utiliser les nouvelles fonctionnalités dont certaines sont apparues avec Lightroom 5.
Les utilisateurs confirmés de Lightroom 5 trouveront eux de quoi maîtriser les nouvelles fonctions de la version 6 qui ne sont toutefois pas si nombreuses pour justifier obligatoirement l’investissement, raisonnable toutefois pour un ouvrage de qualité, agréable à parcourir et richement illustré.
Introduction à l’analyse de l’image – Martine Joly
Introduction à l’analyse de l’image est un ouvrage de Martine Joly paru aux éditions Armand Colin et qui se propose de vous aider à découvrir et comprendre les bases d’une méthodologie d’analyse d’image fixe.
Si vous vous posez la question de savoir ce qu’est vraiment une photographie, comment il faut l’interpréter ou quel peut être son impact, alors ce livre va vous aider à voir plus clair.
Quand on pratique la photographie en amateur, on a souvent tendance à s’intéresser en priorité à la technique, au choix du matériel, aux réglages, et on laisse de côté ce qui fait l’intérêt même de cette pratique, le message véhiculé par l’image produite.
Une fois que la technique est un peu mieux maîtrisée, certains s’intéressent aux aspects créatifs de la photographie comme la composition ou l’instant décisif. Mais il n’est toujours pas question de sens, de message ou de valeur portée par l’image. Alors que nous sommes pourtant confrontés à de nombreuses images chaque jour dont le but premier n’est pas d’être parfaites mais de faire passer un message. J’en veux pour preuve la photographie de presse qui est censée nous informer.
En vous intéressant à l’analyse de l’image, en adoptant une méthode de lecture, vous allez stimuler vos capacités à interpréter le contenu, le message véhiculé par l’image, qu’il s’agisse d’une photographie ou de toute autre image fixe d’ailleurs (un tableau, une affiche, etc.).
Mais il n’est pas évident pour tout le monde d’arriver à ce niveau de réflexion. Non pas que vous n’en ayez pas les capacités, mais tout simplement parce que cela demande un apprentissage. Tout comme il y a des bases techniques à acquérir, il y a des bases de méthodologie d’analyse à maîtriser aussi. Et c’est de cela dont il est question dans cet ouvrage.
Présentation du livre et sommaire
Martine Joly en est à la troisième édition de cet ouvrage qui se lit plutôt bien mais demande toutefois un minimum de prise de recul de la part du lecteur. Les critères d’analyse d’image sont autrement plus subjectifs et nombreux que les critères techniques.
Parmi les principaux chapitres, l’auteur nous invite à réfléchir sur les questions suivantes :
qu’est-ce qu’une image ? quels sont ses usages et significations
quels enjeux et quelle méthode d’analyse de l’image : comprendre la fonction d’une image, étudier son contexte
l’image prototype : qu’est-ce qui fait une image publicitaire et quels sont les différents types de messages
l’image et les mots : vérité ou fausseté ? Quel est le pouvoir de l’image en matière de transmission d’une information
Ce dernier chapitre vous parlera plus facilement si vous vous intéressez à la photographie de presse. Vous allez voir que si les écoles de journalisme ont tendance à considérer que la photo de presse doit présenter de l’information, il s’agit en fait bien souvent de parler d’argumentation plutôt que d’information. Et que cela positionne le photographe non plus comme simple témoin d’un instant précis mais comme narrateur, interprète d’une situation donnée. La subjectivité n’est jamais très loin.
Mon avis sur Introduction à l’analyse de l’image
Face à la déferlante d’images qui nous arrivent par tous les canaux possibles (magazines, web, réseaux sociaux, messageries instantanées) il devient difficile de faire la part des choses. La révolution numérique a rendu possible la production d’images par le plus grand nombre. Les nombreuses interactions qui se créent entre producteurs de ces images et consommateurs participent à rendre encore un peu plus complexe l’analyse de ces images. Sont-elles « bonnes » par ce qu’elles sont énormément partagées et commentées ou parce qu’elles sont porteuses d’un message bien particulier, unique ?
En parcourant cet ouvrage, vous allez être amené à vous poser ce genre de question, à réfléchir sur la pratique photographique en tant que moyen d’expression et de communication. Et rien que pour cela ce livre mérite d’être parcouru.
J’aurais toutefois apprécié trouver quelques exemples visuels un peu plus nombreux permettant de faciliter la compréhension. Car si analyser une image est quelque chose que nous devrions tous pratiquer, mettre en œuvre une méthode personnelle n’est pas nécessairement simple et ce livre peine parfois à faciliter la compréhension du sujet par le lecteur.