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Les 5 reporters officiels Nikon au Festival des Vieilles Charrues

Nikon a annoncé la liste des 5 lauréats qui auront la lourde tâche de représenter la marque lors du Festival des Vieilles Charrues. Ce challenge proposé ces dernières semaines par Nikon avait pour but de désigner 5 heureux élus qui vont pouvoir couvrir ce festival avec un pass VIP et l’assistance matérielle de Nikon.

Louise Courtot

Louise n’a pas 18 ans et pourtant déjà un certain talent. Voici sa soumission pour le concours :

Louise Courtot reporter festival vieilles charrues Nikon

 

Christophe Sergent

Christophe Sergent est passionné de musique et de photos, il possédait donc les qualités nécessaires pour l’emporter et c’est chose faite.

reporter Nikon au festival des vieilles charrues christophe sergent

William Kerdoncuff

William Kerdoncuff a séduit le jury avec une vidéo qui ne laisse pas de marbre !

(plus disponible)

Marjorie Pennec

Marjorie Pennec a une idée en tête pour le festival : photographier « tous les délires et les choses complètement démentes ». Nul doute qu’elle en sera capable au vu de ses images.

reporter officiel Nikon au festival des vieilles charrues marjorie pennec

Mathieu Garrouteigt

Mathieu Garrouteigt a proposé au jury une belle image d’ambiance en concert, et laisse penser qu’il devrait produire de jolies séries pendant le Festival.

nikon reporter officiel festival vieilles charrues mathieu garrouteigt

Un grand bravo à ces 5 lauréats mais aussi à tous ceux qui ont participé à la sélection !

Vous pourrez également suivre le Festival des Vieilles Charrues avec les images d’Hervé Le Gall et de son Nikon D3s, un des photographes officiels du Festival.

Source : Nikon Hub


Canon envisage de lancer un boîtier compact hybride en 2012

La marque Canon envisage de proposer un nouveau boîtier numérique compact, un hybride ou compact à objectif interchangeable selon les termes couramment utilisés. Ce créneau n’est pas encore occupé par le géant japonais qui ne devrait donc pas en rester là, si l’on en croît les dires de Masaya Maeda, le patron de la division photo du groupe.

vue de face du Canon 7D en attendant le Canon compact hybride sans miroir

Au passage, nous sommes heureux d’apprendre que Canon a pu rétablir le niveau de production qui était le sien avant les événements dramatiques du printemps dernier au Japon. Rendons un hommage bien mérité aux japonais qui montrent là une force de volonté admirable. Canon envisage également d’opérer une montée en charge du site de production de Taïwan. Si cette information se vérifie, alors Canon serait à-même de pouvoir produire près de 10 millions de boîtiers reflex numériques par an, pour 7 millions actuellement.

En matière de compacts hybrides, Canon doit désormais faire face à une concurrence bien présente sur ce créneau : Sony dispose d’une gamme complète avec la série NEX, et en a profité pour augmenter son chiffre d’affaires avec tous les accessoires propres à cette gamme, dont un ensemble d’optiques dédiées. Fuji avec son X100 fait plus que parler de lui et envisage même de prendre la troisième place mondiale des fabricants d’appareils photo dans les années à venir. Olympus, Pentax (avec le récent Pentax Q) ou encore Samsung font de l’ombre au géant Canon. Les dernières rumeurs laissent également penser que Nikon finirait par sortir son modèle sans miroir annoncé en 2010.

Selon Maeda, « Canon envisage les différentes possibilités techniques » en matière de compact expert. Et « Canon proposera un produit intéressant l’an prochain« , soit en 2012. Maeda précise que ce modèle aura une taille réduite mais n’indique pas s’il aura ou pas un miroir comme la gamme reflex.

Source : Reuters


Test du stylet Wacom Bamboo Stylus pour iPad

Le stylet Wacom Bamboo Stylus est à l’iPad ce que le stylo est au bloc-notes papier. Ce stylet vous permet en effet de prendre des notes, de modifier une photo, d’utiliser les différentes applications qui font appel à des tracés de précision, autant d’utilisations bien plus difficiles avec le doigt.

Test du stylet Wacom Bamboo Stylus avec la tablette Apple iPad

Présentation du stylet Wacom Bamboo Stylus

Le stylet Bamboo Stylus se présente sous la forme d’un stylo de 12 cm de longueur. La construction du corps en métal est de bonne facture, rappelant un peu la sensation que l’on a quand on prend en main un stylo plume de marque, métallique. Le poids est suffisant pour permettre une bonne tenue en main. Seule la pointe diffère de votre stylo habituel puisqu’il s’agit d’une zone caoutchoutée, sphérique, qui assure le contact avec l’écran de l’iPad. Cette partie du stylet est probablement celle qui subira le plus vite les outrages du temps et d’une utilisation intensive, mais Wacom a fait en sorte qu’elle soit démontable et interchangeable. Il sera possible de se procurer ces embouts de rechange sous peu sur le site du fabricant.

Test du stylet Wacom Bamboo Stylus avec la tablette Apple iPad

Le stylet est également pourvu d’une agrafe, comme un stylo, qui permet de le fixer à votre étui iPad (selon les modèles), une façon simple de le garder à l’abri car sa taille somme toute réduite impose de prendre soin de l’accessoire. Il se confond aisément avec un vrai stylo et pourra de ce fait disparaître bien vite si vous ne faites attention à le garder en lieu sûr.

Utilisation du stylet Wacom Bamboo Stylus

Le stylet Wacom Bamboo s’utilise de la même façon qu’un stylo : il vous suffit de le prendre en main et de le faire glisser sur l’écran de la tablette. La plupart des applications sont compatibles, nous n’avons pas rencontré de dysfonctionnement particulier en la matière. Plus précis que le doigt, ce stylet permet d’utiliser les applications graphiques avec plus de confort que votre index. Tracés, détourages, coloriages deviennent simples à réaliser.

Test du stylet Wacom Bamboo Stylus avec la tablette Apple iPad

Le stylet Wacom Bamboo Stylus utilisé avec l’application Bamboo Paper

A l’usage, il s’avère que ce stylet fonctionne particulièrement bien avec l’application Bamboo Paper proposée par Wacom. Alors que la surface de l’écran est identique, nous avons constaté un bien meilleur tracé et une plus grande régularité dans la prise de notes manuscrites avec cette application qu’avec d’autres. Wacom a probablement optimisé son application, c’est une bonne chose même si l’on regrette que cette application ne puisse être utilisée que pour la prise de notes et les croquis (et qu’elle devienne payante sous peu !). Si les applications doivent tenir compte du fait qu’elles sont utilisées – ou pas – avec un stylet, alors il faut que Wacom se penche sur les applications iPad pour photographes. En effet ce stylet est particulièrement pratique pour le traitement d’images simple comme il est possible de le faire sur l’iPad.

Test du stylet Wacom Bamboo Stylus avec la tablette Apple iPad

Le stylet Wacom Bamboo Stylus utilisé avec l’application Photoshop Express pour iPad

Nous avons noté une certaine imprécision du tracé lorsque l’écran de l’iPad n’est pas vierge de traces de doigts. S’il est difficile de ne pas avoir de telles traces sur son écran – l’iPad dispose d’un écran tactile – il faudra penser à nettoyer la surface à l’aide d’un tissu doux avant de vous lancer dans des prises de notes ou tracés demandant une bonne précision.

Test du stylet Wacom Bamboo Stylus avec la tablette Apple iPad

Conclusion

Ce stylet Wacom Bamboo Stylus s’avère très vite indispensable à l’usage si vous utilisez votre iPad pour prendre des notes, faire des tracés, des croquis. Si la tablette vous permet de préparer vos séances photos, par exemple, alors ce stylet vous sera d’un grand secours pour noter avec précision la disposition de votre scène.

Si vous êtes un fervent partisan de la prise de notes, pour garder trace des observations qui vous sont faites pendant une séance photo par exemple, alors ce stylet vous rendra également de fiers services.

Le stylet Wacom Bamboo Stylus est proposé au tarif couramment constaté de 30 euros, c’est un tarif un peu élevé à notre goût, sachant que le stylet n’est fourni avec aucun accessoire comme une pointe de rechange ou un étui de protection. De plus l’application Bamboo Paper ne devrait pas rester gratuite et Wacom n’a semble-t-il pas prévu de la fournir avec le stylet. Une faute de goût qu’il est encore temps de corriger. Ce stylet reste néanmoins efficace, et s’avère un des meilleurs produits du moment en matière d’accessoires pour iPad.

Vous pouvez vous procurer le stylet Wacom Bamboo Stylus chez Amazon.


Aller plus loin avec le Nikon D7000 – Le DVD par Claude Tauleigne

« Aller plus loin avec le Nikon D7000 » est un guide vidéo proposé par Claude Tauleigne aux éditions Bichromia. Claude Tauleigne est photographe, journaliste et auteur de livres et guides sur les reflex numériques dont les Nikon récents. Il nous propose ici un guide multimédia dédié à l’univers du Nikon D7000.

tutoriel vidéos sur le Nikon D7000 par Claude Tauleigne

Claude Tauleigne vous parle : si vous êtes habitué à lire les articles de Claude, vous allez le découvrir ici sous un nouvel angle puisque dans ce DVD, Claude Tauleigne vous aide, en s’adressant à vous directement (si, si, vous !) , à aller plus loin avec votre appareil. 40 vidéos représentant 4 heures de formation vous permettront de vous perfectionner, en supposant que vous maîtrisez déjà les bases de la photographie numérique et la manipulation de votre boîtier (si ce n’est pas le cas, lisez donc le Manuel de survie avec un reflex numérique du même auteur).

Ce DVD 101 – pour reprendre la désignation des cours dans les universités américaines – est donc un guide à destination de tous ceux qui souhaitent en savoir plus sur l’utilisation de leur Nikon D7000. Claude Tauleigne utilise la technique du coaching direct (!) : un photographe expert (lui) s’adresse directement à celui qui suit la formation (vous) pour l’aider à maîtriser son appareil.

menu de la formation vidéo DVD sur le Nikon D7000 par Claude Tauleigne

A propos de l’auteur

Claude Tauleigne est photographe professionnel depuis quinze ans. Ancien professeur d’optique à l’École Nationale Supérieure Louis Lumière, journaliste au magazine Réponses Photo, il écrit régulièrement des monographies consacrées à des appareils photo.

Retrouvez des extraits de cette formation « Aller plus loin avec le Nikon D7000 » en ligne sur le site de Bichromia sur lequel vous pourrez également vous procurer le DVD.


Résultats du sondage "Votre avis sur le Twitter Nikon Passion"

Nous avons lancé ces derniers jours un sondage sur l’intérêt de notre fil d’actu photo sur Twitter. Nous remercions ceux qui ont accepté de répondre, 63 valeureux fans de Twitter (mais où sont les autres ??) , et ont ainsi participé au tirage au sort pour gagner un livre photo. Il s’agit ni plus ni moins que du best-seller du moment « 100 plans d’éclairage pour la photo de portrait« .

Voici les résultats du sondage et le compte Twitter du gagnant qui sera contacté directement.

Question 1 : quels sont les tweets qui vous intéressent le plus ?

Résultats du sondage Twitter Nikon Passion

Nous sommes heureux de constater que vous n’appréciez pas que les sujets techniques mais aussi les sites de photographies. Nos articles sur l’actualité photo vous plaisent, nous allons faire en sorte de renforcer ces messages là qui ne passent pas suffisamment. Les annonces photo ont leur notoriété, nous allons veiller néanmoins à ne pas trop en passer. Pour ce qui est des sujets du forum, l’équilibre semble bon actuellement.

Question 2 : Que pensez-vous du nombre de tweets postés en une journée ?

Résultats du sondage Twitter Nikon Passion

La majorité d’entre vous semble trouver que la quantité de tweets est correcte. Nous sommes désolés pour les 3 qui ont craqué (!), et nous allons veiller à ne pas modifier de trop le rythme et la fréquence. Le petit effort sur les sujets photo devrait satisfaire ceux qui trouvent encore insuffisant le nombre de messages.

Question 3 : Quelle est la marque de votre appareil photo principal ?

Résultats du sondage Twitter Nikon Passion

On pouvait logiquement s’attendre à une mise en avant de la marque Nikon, mais nous sommes heureux de constater que 25% de nos followers (lecteurs sur Twitter) ne sont pas équipés en Nikon et possèdent un matériel d’une autre marque. C’est bien la preuve que la photo l’emporte au-delà des simples considérations matérielles.

Question 4 : Quelles est la marque de votre appareil photo secondaire ?

Résultats du sondage Twitter Nikon Passion

Premier constat, ceux qui sont nikonistes sont fidèles, leur second équipement est aussi Nikon ! En (presque) toute logique Canon remporte la seconde place et participe aux 57% de nos followers qui ont un autre matériel photo.

Question 5 : Comment évaluez-vous l’intérêt de notre fil Twitter Photo ?

Résultats du sondage Twitter Nikon Passion

Avec 3,82 sur 5 voici un score qui nous fait plaisir. Vous appréciez nos publications et nous vous en remercions. Néanmoins, comme on peut toujours mieux faire, on va viser le 5/5 pour le prochain sondage !!

Question 6 : Fréquentez-vous régulièrement le site Nikon Passion ?

Résultats du sondage Twitter Nikon Passion

Là-aussi, nous sommes heureux de constater que 48% d’entre vous visitent le site plusieurs fois par semaine. Une belle fidélité qui fait plaisir ! Les 37% qui ne viennent que quelques fois par mois sont malgré tout les bienvenus et quant aux 15% qui ne viennent que rarement, on va sévir !!

Le sondage est désormais terminé, mais vous pouvez le consulter en ligne ici : sondage sur le twitter photo Nikon Passion

Et le gagnant est …

Le tirage au sort a été effectué à l’aide du site random.org :

Gagnant du concours twitter photo Nikon Passion

Le numéro 4 correspond à … Cédric Rodriguez, qui remporte donc le livre « 100 plans d’éclairage pour la photo de portrait« , bravo à lui et merci à tous pour votre participation !!

gagnant du concours photo Nikon Passion Twitter

Retrouvez-nous vous-aussi sur Twitter en suivant @NikonPassion !!


Comment réussir un portrait en extérieur par Pierre Cimburek

Comment réussir un portrait en extérieur à l’aide d’un éclairage artificiel et comment finaliser ensuite la photo en post-traitement. Ce tutoriel vous livre les conseils de Pierre Cimburek, photographe professionnel.

Comment réussir un portrait en extérieur par Pierre Cimburek

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Pierre Cimburek mêle lumière naturelle et lumière artificielle pour faire ressortir de l’émotion et du ressenti au travers de ses images. Il travaille essentiellement avec des artistes (comédiens, groupes, …) et est assisté de JC Reynders sur chacune de ses séances.

Pour ses images plus personnelles, Pierre Cimburek s’intéresse aux gens de la rue et aux enfants. Découvrez son travail sur le site http://www.pierrecimburek.com

A partir d’ici, je laisse la parole à Pierre Cimburek.

Comment réussir un portrait en extérieur

Q-bizz, photo copyright Pierre Cimburek

Cette photo est issue d’une série réalisée pour le groupe Q-Bizz (Pays-Bas). Le but de la séance était de produire des images destinées à la promotion des différents membres.

Préparation de la séance

Je prête une attention particulière à la préparation de mes séances. L’utilisation d’un éclairage artificiel en extérieur impose une certaine rigueur. Afin de favoriser la prise de vue, chaque paramètre doit être pensé et prédéfini lors du processus de création initial.

Pour réussir un portrait, mon processus tourne autour de 5 axes majeurs :

  • le sujet
  • le lieu
  • la focale et son ouverture
  • la source
  • la composition

Le sujet

Mon sujet du jour est Sinzhere, music producer du Q-Bizz. Il désirait des photos pour son groupe et lui dans lesquelles je devais favoriser un rendu Street/Hip-Hop. Pour ce qui est de l’attitude, je savais que je pouvais leur faire confiance, tout comme pour le style vestimentaire. Il ne me restait plus qu’à travailler sur les autres points afin que le tout forme un ensemble cohérent qui mettrait les membres du groupe en valeur.

Le lieu

Le shooting a eu lieu sur un site métallurgique aux bâtiments imposants repéré il y a déjà longtemps. Ce lieu se prête parfaitement au rendu désiré. Lorsque je l’ai découvert, j’ai su tout de suite qu’il serait adapté à un shooting pour un groupe de rap.

La focale et son ouverture

J’ai opté pour le 24 mm afin d’inclure le bâtiment dans mon cadrage mais aussi pour profiter du dynamisme qu’offre la déformation propre à cette focale.

Concernant l’ouverture, je voulais que l’arrière plan soit visible tout en conservant un peu de profondeur de champ sans pour autant négliger le fait que je voulais que le sujet se détache de l’image. J’ai donc choisi de travailler à f/4 ou f/5,6 un bon compromis à cette focale.

La source

J’ai choisi d’utiliser une seule source de lumière avec un rendu claquant et des ombres bien marquées, tout comme la lumière, afin que celle-ci vienne se marquer directement sur les traits du visages pour les faire ressortir. Un peu comme de la peinture, en exagérant. J’ai aussi fait ce choix parce que le lieu, lui, est plutôt grisouille… L’utilisation d’une tête de flash nue me semblait être un bon choix.

La composition

J’ai placé le sujet devant le bâtiment avec une coupe de tête en mode paysage afin d’y inclure le décor, le tout en légère contre plongée pour accentuer le dynamisme de l’image. Sur mon croquis, je n’ai pas travaillé sur la pose mais uniquement sur le placement (sujet/lumière) et sur la direction du regard (représenté par les barres placées dans les yeux) sachant que les poses viendraient naturellement.

Voici le croquis fait en préparation à la séance (cliquez pour le voir en plus grand) :

tutoriel photo de portrait avec croquis de préparation

Concernant la coupe de tête, je la pratique en général systématiquement lorsque je décide d’inclure une bonne partie du décor dans la composition. Le but est simplement de forcer le regard sur le sujet et de proposer une lecture en 2 temps sujet/décor. Ceci évite que l’œil ne se perde trop facilement dans l’image et qu’il soit trop rapidement distrait par l’arrière plan.

La prise de vue

Les éléments qui constituent la préparation me permettent d’avoir une idée précise de ce que sera l’image une fois réalisée.

Arrivé sur le lieu, je connais donc :

  • le cadrage et le placement de mon sujet ainsi que de la source
  • les paramètres boitier qui sont déjà réglés, excepté la vitesse d’obturation qui me sert à exposer ma scène. Les ISO sont toujours au minimum afin que le fichier soit le plus propre possible.

Puisque nous travaillions sans diffuseur, il était primordial que le spray de lumière soit parfaitement orienté et que je vérifie continuellement les ombres via l’écran au dos de l’appareil. La session, dans cette configuration, a duré une dizaine de minutes avant que je ne passe à un autre membre du groupe.

Encore une fois, pour réussir un portrait c’est tout le travail réalisé avant la séance qui permet que les choses se déroulent de manière précise et que ce soit rapide. J’insiste sur ce point, car lorsque votre première image est directement de bonne qualité, cela met le sujet en confiance.

Le traitement de l’image

Lorsque je traite une photo, je garde toujours à l’esprit que je veux pouvoir en faire un agrandissement sans que l’image ne soit dégradée par les retouches que je pourrais y apporter. Il est vrai que sur un écran et avec une résolution pour le web, la plupart des dégradations que l’image peut subir lors du développement ne se voient que très peu. Mais lorsque vous triplez la taille de l’image pour la tirer en grand sur papier, les choses sont toutes autres.

Je préfère donc prévenir que la technique présentée dans ce tutoriel est bonne à condition de ne pas en abuser. Je garde toujours à l’esprit que moins je touche à l’image, plus la qualité du fichier finale sera bonne.

Lors de l’importation dans Lightroom je tague les images avec le nom de la séance ainsi que le lieu. Je ne traite jamais mes photos professionnelles directement dans Lightroom, je passe toujours par Photoshop pour l’édition de mes fichiers RAW. C’est un choix personnel qui me permet de développer l’image dans ses moindres détails.

L’avantage des clichés réalisés à la lumière artificielle, c’est qu’ils ne nécessitent que rarement de longues et fastidieuses heures de développement si l’image est bonne à la base.

Voici un aperçu du RAW avant son développement :

Q-bizz, photo copyright Pierre Cimburek

photo (C) Pierre Cimburek

Et voici la même image après développement selon procédure décrite ci-après :

Q-bizz, photo copyright Pierre Cimburek

(C) Pierre Cimburek

Import dans Photoshop

Je commence par importer l’image dans Photoshop.

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

Je corrige l’exposition si nécessaire à l’aide de l’outil courbe comme c’est le cas sur cette photo.

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

Dès que l’image me semble exposée correctement, je lui ajoute du contraste. Pour les portraits ayant besoin de dureté, j’utilise une technique passant par le filtre Passe-Haut :

  • je duplique mes calques (le calque d’arrière plan et la courbe réalisée)
  • je fais un cmd+e ou ctrl+e pour aplatir les calques
  • je vais dans le filtre Passe-Haut et déplace le curseur aux alentours de 90px
  • je passe ensuite le calque en mode lumière tamisée avec une opacité de plus ou moins 30%

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

  • j’accentue ensuite l’image en passant une nouvelle fois par le Passe-Haut mais cette fois je place le curseur aux alentours de 5 px
  • je repasse ce calque en mode lumière tamisée et descend l’opacité à 40% en vérifiant que l’image ne pixelise pas à un aperçu de 100%

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

Cette étape a juste pour but de légèrement renforcer l’image. La vrai accentuation doit se faire en fonction de la sortie envisagée (écran, papier).

L’ajout de contraste a pour effet de saturer certaines teintes de l’image, je désature donc si nécessaire et masque les parties que je désire garder intactes, comme la chemise sur ce cliché.

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

Luminosité – Contraste

A ce stade l’image est en générale finalisée mais dans cet exemple je trouve que la veste attire encore trop l’œil : je crée donc un calque de luminosité/contraste. Pour effectuer le réglage, je ne me concentre que sur la partie que je désire corriger :

  • ici je diminue la luminosité de 10 pt et augmente le contraste de 5 pt
  • j’inverse ensuite le masque du calque afin de faire disparaitre l’effet pour ensuite le faire réapparaitre en peignant de blanc sur la zone qui m’intéresse (le masque doit être sélectionné)

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

Pour terminer, je duplique l’ensemble des calques et les aplatis. Ce calque me servira d’image de comparaison au cas où je reviendrais faire quelques modifications sur la photo.

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

Une fois terminé je sauvegarde une version aplatie en TIFF ainsi que le .psd. D’autres exports du fichier tiff seront effectués pour les différentes sorties ultérieures.

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

Conclusion

Mon choix s’est porté sur cette photo parce qu’elle ne nécessite que très peu de matériel pour être réalisée. Il n’y a pas besoin d’un éclairage surpuissant ni d’une tonne de diffuseurs comme les parapluies, softbox ou autres… Un simple flash cobra déporté suffit pour accomplir ce type de photo.

Je l’ai aussi choisie parce qu’elle démontre qu’une prise de vue bien réalisée permet d’éviter de longues heures de développement et de retouches pouvant nuire à la qualité finale de l’image.

Réussir un portrait, vous en voulez plus ?

Parce que rien ne remplace une explication de vive voix, Pierre nous a concocté une vidéo qui reprend tout le processus de traitement de sa photo dans Photoshop :

Merci à Pierre Cimburek pour nous avoir expliquer comment réussir un portrait, retrouvez-le sur le site: www.pierrecimburek.com

Découvrez cet autre article sur le portrait en studio cette fois.

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Rencontre avec Eva Davier, American States of Mind et la Route 66

Eva Davier, les Etats-Unis et la Route 66, c’est une histoire très personnelle qui se traduit par une belle série photo. Littéralement tombé sous le charme de ce road-movie photographique, il ne m’en fallait pas plus pour faire plus ample connaissance avec son auteur.

Eva Davier a accepté de répondre à mes questions dans le cadre de la série « Rencontre avec …« , et c’est avec grand plaisir que je publie la magnifique animation composée pour présenter ses photos. Un reportage de trois semaines au cœur des Etats-Unis, sur la Route 66, et 6 mn de pur plaisir.

Rencontre avec Eva Davier, American States of Mind et la Route 66

Rencontre avec Eva Davier

NP: Eva, pourquoi ce reportage sur la Route 66 et cet attrait pour les Etats-Unis ?

ED: Depuis mon premier voyage coast-to-coast (New York / Los Angeles) à 15 ans, je nourris une véritable obsession pour les Etats-Unis.

Dès que l’occasion se présente d’y retourner, je fais mes valises en un clin d’œil : voyages en famille, seule, en tant que jeune fille au pair et plus récemment, en tant que photographe.

Alors quand un collègue et ami (Nicolas Brunet) m’a proposé de l’accompagner le long de la Route 66, j’ai immédiatement saisi l’opportunité. Nous avons passé trois semaines entre Chicago et Santa Monica, trois semaines de road trip ponctué de stations services désertées et de Jack-in-the-Box (chaîne de restauration rapide).

NP: Comment avez-vous préparé ce voyage, ce reportage photo ?

ED: Je n’avais rien prévu de spécial en matière de photo, je voulais juste essayer de retranscrire cette mélancolie qui suinte de tous ces bâtiments abandonnés, délabrés, de ces routes vides, de ces motels à usage unique.

J’ai pris énormément de photos, près de 2.000 si mes souvenirs sont bons, mais pas de manière continue. Certaines portions de la Route 66 m’ont inspirée plus que d’autres, tout d’abord. Mais j’éprouve aussi parfois le besoin de poser mon boîtier pour profiter de l’instant, des bruits, des odeurs, des gens autour de moi, tout ce qui peut parfois littéralement disparaître lorsque je suis concentrée sur le choix de l’angle de prise de vue, sur mes réglages, sur mon sujet !

C’est d’ailleurs pour retrouver une certaine spontanéité dans mes reportages photos que j’aimerais troquer mes zooms contre plusieurs focales fixes.

NP: Justement, quel type de matériel photo avez-vous utilisé pendant ce voyage ?

ED: J’utilise depuis quelques années maintenant un Nikon D700, ainsi qu’un 70-200 mm à 2,8 constant, et un 24-70 mm, également à 2,8. Deux zooms, tous deux hérités de mes débuts comme photographe de concert. J’ai acheté depuis une focale fixe, qui m’offre des possibilités de profondeur de champ vraiment excitantes : un 50 mm à 1,4. Le tout Nikkor.

A l’avenir, j’aimerais également acquérir un 35 mm, à 1,4, pour me rapprocher d’une utilisation plus ‘instinctive’ de mon boitier. Ces zooms se révèlent extrêmement pratiques quand les contraintes matérielles de prise de vue sont grandes, comme lors des concerts sur lesquels j’ai débuté, mais ils ont aussi tendance à nous distraire d’un travail sur le cadrage, sans parler du poids et de l’encombrement lorsque l’on voyage.

Une focale fixe oblige à mieux se positionner vis-à-vis de son sujet, à prendre parti, en quelque sorte. Et donc à faire des choix. C’est une démarche vers la maturité qui n’est pas évidente, qui demande quelques sacrifices, mais je crois que l’idée que toutes les photos que nous avons en tête ne sont possibles me plait assez… J’ai lu quelque part que les meilleures photos sont celles qu’on ne fait pas…

Vous pouvez retrouver les photos d’Eva Davier sur sa page Facebook.


Nuits Photographiques : les lauréats récompensés par Nikon

Le festival Les Nuits Photographiques a eu lieu ces derniers jours à Paris et a donné lieu à la nomination de trois lauréats. Voici ces Prix du public, récompensés par Nikon qui était partenaire officiel de cette première édition des Nuits Photographiques.

remise des prix aux trois lauréats des Nuits photographiques par Nikon France

Le festival des Nuits Photographiques est dédié aux pratiques émergentes de la photographie. Pendant trois soirs du mois de juin, le festival a réuni musiciens, photographes et public autour d’une programmation qui a fait la part belle à l’expression photographique fixe et animée.

Les trois lauréats ont été choisi par le public ainsi qu’un jury constitué de professionnels du monde de la photo.

3 prix du public

Trois prix du public – dotés du nouveau Nikon D5100 et d’un objectif Nikkor – ont été remis à Micha Patault pour son documentaire « Atomic City », Rémy Chapeaublanc pour « Zéro » et Aï-Estelle Barreyre pour « Still Life ».

Aï-Estelle Barreyre remporte également le prix du jury ainsi qu’une dotation de 1 500 euros offerte par Nikon.

Une soirée exceptionnelle à Arles

Les Nuits Photographiques quittent les Buttes Chaumont… pour Arles. Une soirée exceptionnelle des Nuits Photographiques aura lieu le 7 juillet pendant la semaine d’ouverture des Rencontres d’Arles avec comme point d’orgue la projection du film « Still Life » de Aï-Estelle Barreyre.

Source : Nikon


Test du téléobjectif Rollei 8x pour l'iPhone

Rollei propose un petit téléobjectif 8x pour équiper l’iPhone. Nous avons présenté ce téléobjectif récemment (voir Téléobjectif Rollei pour iPhone) et n’avons pu résister au plaisir de le soumettre à un test terrain pour savoir ce que l’on peut réellement obtenir. C’est Bernard Jolivalt, photographe, journaliste, auteur et grand habitué de la photo sur le vif, qui s’est prêté au jeu. Nous lui laissons la parole.

par Bernard Jolivalt pour Nikon Passion

Pour avoir crapahuté en Afrique et en Asie avec un Rollei 35 dans les années 1970 – un véritable compact argentique que j’avais en permanence sur moi –, je garde une certaine affection pour cette marque qui est entrée dans la légende avec le Rolleiflex.

Mais aujourd’hui, c’est avec l’intriguant « Télé 8x pour iPhone 4 » que je renoue avec la marque. Intriguant parce qu’un téléobjectif qui grossit de 8x, il fallait oser, surtout quand on sait combien il est difficile de stabiliser l’iPhone parce qu’il n’a pas été conçu pour être tenu de la même manière qu’un appareil photo.

vue du teleobjectif Rollei 8x pour iPhone avec son trepied

photo 1 : L’iPhone et son objectif montés sur le mini-trépied

Rollei n’a pas chipoté sur les petits accessoires : en plus de l’objectif, la boîte contient un trépied de table, une pince pour maintenir l’iPhone 4 fixé sur le trépied, un petit sac de transport en tissu, une petite lingette pour l’entretien des lentilles et surtout, une coque pour l’iPhone qui sert à maintenir le téléobjectif exactement dans l’axe de l’objectif. Il est livré avec des bouchons avant et arrière. La coque est estampillée Rollei ; du coup, l’iPhone fait un peu moins téléphone et un peu plus appareil photo.

Le téléobjectif Rollei iPhone

Le téléobjectif est en plastique. Ce n’est pas un matériau noble, mais au prix où l’ensemble est vendu (45 euros environ selon les vendeurs avec le trépied, la pince et tout le reste), il ne fallait pas s’attendre à une construction « tout métal » à l’ancienne. Le choix du plastique apporte un autre avantage : la légèreté. Avec ses 45 grammes, le téléobjectif ne déséquilibre pas l’iPhone (qui pèse une centaine de grammes environ). La bague de mise au point est « à l’ancienne », en caoutchouc bosselé, et le réglage est ferme. Une petite fenêtre indique la plage de mise au point : 3, 10, 30, 40 m et l’infini, mais le repère est assez peu visible.

La formule optique est originale : des lentilles à chaque extrémité et, au milieu, un petit prisme de Porro en verre semblable à celui que l’on trouve dans les jumelles ; il sert à redresser l’image qui, sans ce prisme, apparaîtrait à l’envers sur l’écran de l’iPhone. Pourquoi ne pas avoir tout simplement basculé l’écran de manière logicielle ? Parce que l’utilisateur aurait été obligé télécharger une application spécifique et que Rollei n’y tenait sans doute pas.

le prisme de Porro utilisé dans le téléobjectif 8x Rollei pour iPhone

photo 2 : Le prisme de Porro sert à inverser l’image

Le téléobjectif vissé sur la coque, il apparaît qu’il ne s’enfonce pas entièrement dans le logement, comme si la vis de fixation était trop longue de 2 millimètres, ce qui n’est pas rien pour un aussi petit objet. De même, la bague de mise au point tourne loin, très loin au-delà de l’infini, à plus de 1/2 tour au lieu de 45 degrés. Or c’est uniquement dans cette position extrême que l’iPhone parvient à effectuer la mise au point à l’infini. En plaçant le repère à 3 m, qui est censé être la distance de mise au point minimale, c’est à 0,80 cm environ que se trouve le point.

Rollei annonce un grossissement de 8x. Sachant que la focale de l’iPhone est un équivalent 29 mm, avec le téléobjectif Rollei, nous devrions obtenir un équivalent 232 mm. Enfin, ça, c’est de la théorie. Rollei annonce un angle de vue de 16° ; pour un objectif 24×36, cela correspond à un objectif de 145 mm environ. Le chiffre colle à peu près avec la focale indiquée par Rollei, soit 18 mm. Le coefficient de capteur de 7,64 de l’iPhone donne une équivalence de 138 mm. On ne chipotera donc pas sur les millimètres d’écart.

La perte de luminosité provoquée par l’ajout du complément optique est négligeable car son ouverture n’est que de f/1.1.

Sur le terrain

C’est évidemment sur le terrain que l’on attend le téléobjectif Rollei. Etant donné la difficulté à stabiliser l’iPhone en temps normal, sans accessoire, Rollei a eu l’excellente idée de le livrer avec un trépied de table en aluminium et une pince astucieusement conçue. Comme elle est dotée d’un pas de vis standard, on peut la fixer sur d’autres types de supports (ventouse, pinces, gorillapod…) En calant bien l’iPhone contre la paume de la main, et si la main et sûre, et si la luminosité permet de travailler à une vitesse d’obturation élevée, la photographie à main levée est possible. C’est que j’ai fait lors d’un petit reportage assez amusant réalisé à Belleville et Ménilmontant, visible sur mon blog consacré à la photo de rue. Sur les dix photos de ce sujet, huit ont été prises avec le téléobjectif Rollei.

Mais auparavant, je me suis livré à quelques essais conventionnels, à savoir la photographie d’une grue. Pourquoi une grue ? Parce que ses entretoises et sa cabine sont un bon test pour évaluer le piqué (les bancs, chartes, mires et autres appareillages de mesure m’ont toujours mortellement ennuyé). La photo 3 montre la grue dans son environnement, photographiée avec l’iPhone « nu », sans zoom numérique ni le téléobjectif Rollei.

exemple de photo faite avec le teleobjectif Rollei pour iPhone

photo 3 : La photo d’origine (équivalent 29 mm)
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La photo 4 montre à gauche la grue prise avec le zoom numérique de l’iPhone calé au maximum. Son grossissement est de 5x (équivalent 145 mm). Le piqué est exécrable car ce grossissement est obtenu par un recadrage de l’image à même le capteur, suivi de son agrandissement pour la mettre aux bonnes dimensions. Quel que soit l’appareil photo utilisé, je désactive systématiquement le zoom numérique car c’est une horreur. Celui de l’iPhone ne fait pas exception à la règle.

exemple de gros plan fait avec le teleobjectif Rollei 8x pour iphone

photo 4 : L’intégralité de la photo prise avec le zoom numérique
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Flou artistique…

La photo 5 montre la différence entre une photo prise avec le zoom numérique et avec le téléobjectif Rollei 8x. Le piqué et le rendu sont nettement en faveur du téléobjectif Rollei mais… Car il y a un mais.

comparaison de photos faites avec le teleobjectif Rollei pour iPhone et le zoom numerique de l'iPhone

photo 5 : Un détail de la photo prise avec le zoom numérique (à gauche) et avec le téléobjectif Rollei (à droite)
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Dès que l’on s’éloigne du milieu de l’image, comme le révèle la photo 6, la netteté disparaît rapidement, remplacée par un flou important. De plus, un vignettage provoqué par le fût de l’objectif qui empiète dans le champ est nettement visible. C’est un résultat directe de l’obligation de mettre au point très loin au delà de l’infini. Au fur et à mesure que l’on tourne la bague de mise au point, le bloc optique s’enfonce de plus en plus profondément dans le tube.

Ces deux défauts, incompréhensibles sur un matériel estampillé Rollei, compromettent tout usage un tant soit peu exigeant de cet accessoire.

exemple d'une photo faite avec le teleobjectif Rollei pour iPhone

photo 6 : L’intégralité de la photo prise avec le téléobjectif Rollei 8x
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Ma spécialité étant la photo de rue, j’ai essayé de voir ce que l’on pouvait attendre du téléobjectif Rollei en parcourant le quartier de Ménilmontant. Soit dit en passant, cette partie de Paris est un terrain de chasse photographique absolument fabuleux, d’une richesse insoupçonnée. Le reportage publié sur mon blog a été réalisé en un seul passage en fin d’après-midi, en quelques dizaines de minutes.

L’endroit est foisonnant de vie et d’opportunités photographiques. Mais à cause de la protubérance formée par le téléobjectif, je n’étais pas passé inaperçu comme avec un iPhone « tout nu » qui donne l’impression de téléphoner et non d’être à l’affût. Là bien au contraire, je donnais véritablement l’impression de prendre des photos.

La photo 7 est celle d’un personnage qui téléphonait assis par terre en gesticulant. Le visage est net, de même que sa main tendue, mais c’est tout. Son genou est flou, comme l’ensemble du pourtour de la photo. Avec quelque indulgence, on pourrait trouver un charme « lomographique » à cette ambiance enveloppée. Certes, mais cette photo appelle deux remarques : la première est que si j’ai envie de simuler le rendu approximatif d’un Lomo ou d’un Holga, je préfère partir d’un original correct et appliquer moi-même ces effets. La seconde remarque est plus frustrante : le personnage principal téléphone – ce n’est pas évident, je vous l’accorde, sur d’autres photos prises en contre-champ cela se voit mieux – , mais à gauche, un autre personnage en fait autant. Mettre sa présence en valeur aurait pu ajouter quelque chose à l’image. Encore eut-il fallu que la netteté soit acceptable sur l’ensemble de la photo. La profondeur de champ réduite d’un téléobjectif aurait rendu le personnage de gauche un peu flou, mais pas aussi exagérément que le téléobjectif Rollei.

exemple de photo faite avec le teleobjectif Rollei pour iphone

photo 7 : Le visage et la main sont nets, car centrés. Le reste de l’image est flou
lien vers la photo d’origine en pleine définition

Pour des photos où de la netteté est requise, comme une rue ou un immeuble, le téléobjectif Rollei échoue complètement. La photo d’un immeuble net au milieu et flou de tous côtés est évidemment inexploitable. Il en va de même pour des affiches, une thématique très prisée des photographes de rue. Le flou périphérique est alors redoutable car dans ce genre de photographie, la lisibilité du texte et la précision du graphisme sont primordiaux. La photo 8, dans laquelle aucun des éléments primordiaux de la photo n’est net, illustre ce problème de flou circulaire. Un autre défaut est visible sur des photos présentant des lignes droites : une déformation semblable à celle engendrée par un polissage approximatif des lentilles.

exemple de photo faite avec le teleobjectif Rollei pour iPhone

photo 8 : Le bas de l’échelle, le poteau, l’avant-bras du personnage et le premier étage sont flous,
les moulures ne sont plus rectilignes et un fort vignettage apparaît sur trois des quatre coins
lien vers la photo d’origine en pleine définition

Ce téléobjectif a suscité un gros bruit médiatique – un « buzz », dirait Maya l’abeille – sur le Web. Il peut permettre quelques photos amusantes ou surprenantes, mais avec presque inévitablement la frustration provoquée par le flou intempestif et les déformations. Pour le prix – quelque dizaines d’euros avec en prime le trépied, la pince et autres accessoires -, on ne saurait attendre d’un complément optique aussi modeste les performances d’un objectif professionnel, mais le minimum aurait quand même été d’obtenir un piqué à peu près homogène sur l’ensemble de l’image et des droites rectilignes.

On ne peut s’empêcher, au vu de ces résultats décevants, de penser à un matériel défectueux. Un premier exemplaire, qui présentait en plus des franges bleues phénoménales, a été remplacé par un second exemplaire sans les franges, mais toujours flou en périphérie. Sur d’autres sites Web montrant des photos de test, en France et ailleurs, le problème est le même. Le décalage de la mise au point laisse à penser qu’une erreur de fabrication a été commise. Sur un exemplaire, nous avons réduit la longueur de la vis de fixation – Nikon Passion ne recule devant rien – mais le gain au niveau de la rotation est minime. Même lorsque l’objectif est bien calé contre la coque de l’iPhone, il faut dépasser notablement la mise au point à l’infini pour effectuer la mise au point au loin. Tout au plus évite-t-on le vignettage, c’est déjà ça… Mais cela ne règle en rien le problème du flou périphérique et les déformations, qui dépendent sans doute d’une malfaçon des lentilles. Un comble quand on sait que Rollei avait tenu à utiliser du verre pour les lentilles et le prisme de Porro afin de garantir la qualité optique de son objectif.

Il paraît impensable que personne chez Rollei ne se soit rendu compte de tous ces défauts, que personne à l’usine n’ait songé à vérifier le produit en le montant sur un iPhone et en prenant quelques photos. A moins que, ce qui serait pire, personne n’ait voulu assumer les erreurs, décidant de commercialiser le produit « en l’état ».

Bernard J.

Le téléobjectif 8x Rollei pour iPhone est en vente chez Amazon (tarif fluctuant). Il est aussi disponible chez Miss Numerique pour un tarif plus intéressant (29.90 euros au jour de l’article).

Découvrez également le livre de Bernard Jolivalt « La photo sur le vif » chez le même vendeur.


Ricoh rachète Pentax à Hoya

La célèbre marque de matériel photo Pentax, propriété actuelle de Hoya, l’entreprise qui fabrique les filtres pour objectifs photo, est en passe d’être cédée à Ricoh, le fabricant de copieurs et d’appareils photo numériques.

mise à jour firmware Pentax K-5

L’information est tombée sur les téléscripteurs en ce 1er juillet et la transaction pourrait être officialisée dans les heures qui viennent.

Hoya avait fait l’acquisition de la marque Pentax en 2007 pour pouvoir bénéficier de sa technologie relative aux appareils médicaux. Le montant de la transaction est estimé à 124 Millions d’euros.

Ricoh souhaite ainsi se repositionner sur le marché des appareils photo numériques à objectifs interchangeables, et particulièrement sur le segment des compacts hybrides comme les Panasonic Lumix ou Olympus et Samsung. Souhaitons que ce nouveau rachat ne vienne pas contrecarrer les plans de Pentax qui nous a proposé ces dernières années quelques modèles particulièrement attractifs comme les Pentax K-5 et le tout récent Pentax Q, un hybride à objectifs interchangeables et équipé d’un petit capteur de compact.

vue de face du Pentax Q

Ricoh propose actuellement le système Ricoh GXR qui consiste à disposer d’un module capteur/objectif interchangeable pour le boîtier GXR.

ricoh gxr system

Ricoh propose également le Ricoh GRD, un compact expert apprécié et quelques modèles tous-terrains comme le récent Ricoh PX.

vue de face du compact numérique Ricoh PX

Source : Reuters


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