nikonpassion.com

Page 1 / 1


Zoom sur le portrait, Bruno Lévy – le guide pratique pour réussir vos photos

Zoom sur le portrait est le dernier volume de la collection pratique photo proposée par les éditions Pearson. Ecrit par Bruno Lévy, ce guide s’adresse à ceux qui cherchent des conseils et des idées pour développer leur pratique du portrait photo.

Zoom sur le portrait, Bruno Lévy - le guide pratique pour réussir vos photos

Ce livre au meilleur prix …

Zoom sur le portrait de Bruno Lévy, présentation

Cet ouvrage aborde un sujet traité de multiples fois dans d’autres livres, et vous pouvez vous demander ce qui peut bien le différencier des précédents. Il suffit de le feuilleter pour comprendre que l’auteur nous présente non pas un guide technique de la photo de portrait mais bien un ouvrage de réflexion sur le sujet.

Bruno Lévy est photographe indépendant. Après un passage au laboratoire noir et blanc de l’agence France Presse, puis de l’agence SIPA et du quotidien Libération, il se lance en 2007 et réalise de nombreux portraits pour Le Monde, Les Echos, Challenges et quelques autres magazines.

Il photographie régulièrement des personnalités du monde politique et industriel ainsi que des inconnus rencontrés à Paris. Ces portraits réalisés au hasard de gens rencontrés dans la rue sont visibles sur le blog Bobines.

« Faire un portrait, c’est mettre en œuvre des choix. Des choix de lumière et des choix de sens. »

S’il ne fallait retenir qu’une seule phrase de ce livre, c’est celle que je choisirais.

Bruno Lévy vous propose une analyse complète du sujet, plus qu’un recueil de conseils et de choix techniques. Bien évidemment ces points sont également abordés et les derniers chapitres du livre contiennent de nombreuses images commentées, avec des plans d’éclairage qui vous aideront à monter vos propres scènes.

Abordant le thème traité sous un angle esthétique, humain, l’auteur vous invite à la réflexion. Il vous fait vous poser les bonnes questions tout en proposant une présentation qui rend le livre agréable à parcourir :

  • l’Art du portrait en photographie,
  • exposition et développement,
  • le cadre,
  • la lumière,
  • intimes convictions,
  • annexes.

Autant de chapitres qu’il vous sera possible de consulter l’un à la suite de l’autre ou un par un selon vos envies.

Cet ouvrage incitant à la réflexion, je vous conseille de prendre le temps de le découvrir, de le lire, de le relire et de digérer.

« Faire le portrait des autres, c’est avoir envie de leur présence, avoir envie de les prendre en soi, de les faire plonger au fond de notre regard … »

Si vous êtes adepte des guides techniques, préférez un autre ouvrage comme Les secrets de la photo de portrait, mais si pour vous le portrait est un acte photographique fort et que vous souhaitez comprendre comment aborder ce thème, je ne peux que vous conseiller ce livre.

Ce livre au meilleur prix …


Rencontres Nikon Passion 2006

Les Rencontres Nikon Passion 2006 se sont déroulées à Issy-les-Moulineaux en présence de nombreux membres de la communauté Nikon Passion et fidèles lecteurs du site.

Voici le résumé de cette journée, vue par un des participants qui a vécu, manifestement, une … sacrée journée !

Rencontres Nikon Passion 2006

Rencontres Nikon Passion 2006 : Episode I

Il est 5h, dedechercheur s’éveille (NDLR, c’est le petit nom de notre lecteur). Il est 5 heures, c’est pas une heure pour un retraité… Mais aujourd’hui n’est pas une journée comme les autres, c’est la Rencontre Nikon Passion !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Un peu plus de 6 heures, j’embarque Daniel, un ami, à notre point de rendez-vous. Dernière mise au point sur le road book avec itinéraire Périph’ et de secours via les quais. Lors de notre première visite à la porte de Versailles, c’était… planté de chez planté. Paris by jour, c’est joli mais pas à chaque fois surtout vu depuis la Francilienne.

9h30, mon copilote et moi (à notre grand étonnement), nous nous trouvons au pied du numéro 143. L’adresse de ces Rencontres.

Y a t’il quelqu’un ? Y sont où les Parisiens ? On est les premiers !

Coup de fil à José (un autre participant), il est en train de terminer son petit dej’ (c’est une blague). Il arrive. En attendant, on va prendre un jus.

Accueil par José qui ne ressemble pas à l’hôtesse promise par le Boss. On fait pas les difficiles.

Montée à l’étage où les secrets de Nikon Passion sont super protégés. Pour passer chaque porte, il faut un « Nikon Passion code ». J’vous dis pas. Nos secrets sont bien gardés.

Arrivée dans la salle, super grande, super éclairée et pour l’instant super vide. Nous faisons connaissance avec ceux que nous ne connaissons pas (c’est normal non ?). On voit notre Boss et Jeremy autrement qu’en petite vignette. Nous retrouvons Laurence venue de sa lointaine Belgique et Jef de Prague.

Tables et chaises sont mises en place. Quelques affiches (qui ne le voulaient pas) sont fixées sur les murs.

Midi arrive. Il est l’heure d’une légère collation (c’est bien dit ?) avant l’arrivée de la foule.

Episode II

Un peu plus de 14 h, retour dans la salle qui commence à être envahie. Ils sont tous là, venus de France et de Navarre pour vivre la… Rencontre NIKON PASSION !

Ils sont là les pseudos anonymes. On les voit enfin. Mais pour l’instant, ils sont tous aussi anonymes que sur le Forum. Claude Tauleigne est là également. Beaucoup attendent de recevoir son manuel sur le Nikon D200.

Notre badge fixé, les questions fusent du genre : t’es qui toi ? Réponse : un tel… ; poli : ah c’est toi ; en pensée : c’est l’enfoiré qui m’a « cassé » ma photo. Bref, tout se passe dans la bonne humeur. Ambiance style retrouvailles de potes.

Au fil des discussions, les groupes se forment et se reforment. On y parle de (devinez) photos et d’autres sujets. Les ateliers « techniques » sont fort entourés. J’assiège le pôvre de La Boutique Photo Nikon coincé entre sa table à objectifs et la fenêtre (heureusement fermée). Super ce matos !!!!!!! C’est quelle marque (rire) Nikon : ah… booon.

Je lui place la complainte du mec qui attend son 17/55 f/2.8 et qui n’est pas livré. Mais, je le vois, je le tripote, pardon le touche (le 17/55). Enfin,je l’ai sur le D200. Mais après essais, je dois le rendre. C’est un super objectif, mais que l’attente est longue pour l’avoir rien que pour moi.

J’essaie aussi une « bête » le 200 mm f/2 VR. Quel engin, impressionnant mais quel poids. Faudra faire de la muscu avant tout reportage. Je crois que mon D200, accroché à lui, a rétréci. Le résultat m’a impressionné. Il est bardé de boutons comme un jeune avec son acné. Faudrait ça pour les photos de concerts. Mais c’est un rêve…. C’est un objectif avec lequel on prend son pied. A main levée, c’est dur dur…

De nombreux objectifs étaient en démo. Beaucoup d’essais ont été faits. Je pense que l’on peut remercier cette personne de sa disponibilité. Dans un élan de (grande) générosité, je prête mon 180 mm à Laurence et Jeremy. Je me demande encore comment j’ai pu, mais c’est fait. D’autres consultent mon manuel du D200. Je les surveille du coin de l’œil.

Mais l’heure avançant, c’est déjà le retour. Il faut nous quitter. Ce n’est qu’un « au revoir ».

A bientôt pour une prochaine édition des Rencontres Nikon Passion !

dedechercheur


Fichiers RAW Haute Efficacité Nikon : quand la mariée n’est pas aussi belle qu’elle en a l’air

Vous l’avez sans doute remarqué en sélectionnant le format de vos fichiers sur votre Nikon Z récent. Nikon a ajouté un format de fichier RAW, appelé RAW « Haute Efficacité » (noté HE et HE★), sur les Z5II, Z6III, Z8, Z9 et Zf. Certains appareils utilisent le terme « RAW Efficacité élevée ». Si vous voyez le symbole ★, c’est de cela dont il s’agit.

Ce format promet des fichiers plus légers, une qualité d’image préservée et un flux de travail accéléré. Pour autant, faut-il vraiment l’adopter ou rester fidèle au NEF compressé sans perte ?

Voici un tour d’horizon, avec des exemples concrets, et mes recommandations pour vous aider à choisir.

Fichiers RAW Haute Efficacité ou RAW Efficacité élevée Nikon : quand la mariée n’est pas aussi belle qu’elle en a l’air

 

Toutes les cartes CFexpress/XQD chez Miss Numerique

Qu’est-ce que le RAW Haute Efficacité Nikon ?

Le RAW Haute Efficacité (HE) est une évolution du NEF traditionnel. Rappelons que le NEF est une déclinaison Nikon du format RAW, enrichie de métadonnées propres à la marque.

Ces données vont bien au-delà des simples réglages de prise de vue. Le fichier NEF intègre, par exemple, les paramètres Picture Control, les réglages de D-Lighting actif, les informations précises sur l’autofocus (collimateur utilisé, mode AF, suivi), ainsi que les données de stabilisation pour les boîtiers équipés du VR intégré.

Il contient aussi une prévisualisation JPEG, utilisée pour l’affichage rapide dans le boîtier ou certains logiciels.

Des métadonnées spécifiques permettent en outre de gérer la correction des optiques Nikon (distorsion, vignettage, aberrations chromatiques), ce que seuls les logiciels compatibles savent interpréter. Ce niveau de détail fait du NEF non seulement un fichier RAW, mais aussi une base de données complète sur chaque photo, pensée pour tirer pleinement parti de l’écosystème Nikon.

J’en reviens au RAW HE, qui utilise une compression avancée. Elle est basée sur la technologie TicoRAW de la société belge IntoPIX. Rien de très nouveau, on la retrouve dans les flux vidéo 8K et le broadcast professionnel.

Ce qui est nouveau, c’est l’intégration de cette technologie dans les hybrides Nikon Z. Cette compression permet de réduire la taille des fichiers par un facteur de 4 ou plus, sans compromettre la qualité d’image.

Fichiers RAW Haute Efficacité Nikon : quand la mariée n’est pas aussi belle qu’elle en a l’air
Quel format de RAW choisir un hybride Nikon ?

Deux variantes de RAW HE (ou Efficacité élevée) existent :

  • HE★ : compression modérée, qualité équivalente au NEF compressé sans perte.
  • HE : compression plus forte, fichiers encore plus légers, sans différence visuelle notable selon les tests.

Avantages concrets du RAW HE

Jusqu’ici, vous vous dites que ce RAW HE semble attirant. Moins d’espace de stockage sans perte de qualité, il faut le dire, c’est tentant. Et pas qu’un peu.

Gain de place : Un fichier HE★ est 20 à 40 % plus léger qu’un RAW compressé classique, et le format HE réduit la taille de manière plus importante.

Par exemple, sur une carte CFexpress de 128 Go, vous pouvez stocker environ :

  • 1 425 fichiers NEF compressés sans perte : environ 87–90 Mo par fichier de 45 Mp
  • 3 338 fichiers en HE★ : environ 38–40 Mo par fichier de 45 Mp
  • 4 688 fichiers en HE : environ 27 Mo par fichier de 45 Mp

Ces valeurs peuvent varier légèrement selon le contenu de l’image, mais elles correspondent bien à un capteur de 45 MP comme celui des Nikon Z8 et Z9.

Performance : Idéal pour les photographes de terrain (reportage, animalier, sport) qui enchaînent les rafales et doivent optimiser leur stockage.

Qualité d’image : Les tests, y compris dans des situations extrêmes (hauts ISO, récupération des ombres), ne montrent pas de différence visible ou mesurable entre NEF compressé, HE★ et HE.

Le RAW HE, en pratique

Imaginez : vous partez faire un safari photo en Afrique, où la capacité de stockage est cruciale. Pour autant, vous n’allez pas acheter plusieurs cartes onéreuses pour ce voyage alors que vous n’en avez pas besoin le restant de l’année.

En utilisant le format RAW HE, vous pouvez stocker trois fois plus d’images sur la même carte mémoire, ce qui vous évite de multiplier les supports de sauvegarde coûteux et encombrants. Même après traitement dans un logiciel photo compatible RAW HE, la qualité reste inchangée à l’œil nu.

Limites et points de vigilance

Les limites, car il y en a, sont à chercher du côté de votre logiciel photo. Rappelez-vous, j’ai précisé que le RAW HE intègre une compression TicoRAW. Cette compression suppose une décompression par le logiciel photo, qui doit donc intégrer le module TicoRAW, et la licence qui va avec.

C’est là que ça coince : tous les éditeurs de logiciels ne veulent pas payer cette licence. S’ils ne le font pas, oubliez le RAW HE. Vous ne pourrez pas le lire.

Nikon NX Studio, Lightroom Classic et Photoshop sont compatibles, mais d’autres comme Capture One, DxO PhotoLab, Darktable ou Luminar NEO posent encore problème ou n’offrent qu’un support partiel.

Mais ce n’est pas tout.

Le format RAW HE/HE★, bien que techniquement « RAW », n’est pas aussi universellement reconnu que le NEF classique. Attention donc à l’archivage à long terme ou la relecture des fichiers dans le futur. Car, par définition, les technologies du futur ne sont pas encore connues.

Pour vous sortir de ce bourbier, vous pouvez utiliser le logiciel du constructeur (Nikon NX Studio), ou convertir les fichiers avant traitement. Mais vous l’avez compris, cela complique votre flux de travail.

Enfin, si vous utilisez le RAW HE/HE★ à la prise de vue, il permet d’éviter le remplissage rapide du buffer, mais la vitesse d’écriture reste limitée par le type de carte utilisé.

Tout n’est donc pas si rose.

Fichiers invisibles, images perdues ? Ce que cache le RAW HE

Si votre logiciel photo n’est pas compatible avec le format RAW HE, vous vous en rendrez compte immédiatement :

  • les fichiers ne s’ouvrent pas du tout,
  • ou bien s’affichent avec une erreur, une image noire, un rendu corrompu
  • ou un simple message indiquant que le format n’est pas reconnu.

Dans certains cas, l’image peut sembler s’afficher, mais les curseurs de développement ne fonctionnent pas, ou les réglages sont désactivés.

C’est le signe que le moteur de décompression TicoRAW n’est pas intégré. Pour vous en sortir, il y a deux solutions :

  • Installer un logiciel compatible, comme Nikon NX Studio (gratuit), Lightroom Classic ou Photoshop.
  • Convertir vos fichiers HE en TIFF standard via Nikon NX Studio ou un convertisseur compatible.

J’attire toutefois votre attention : cette conversion peut être chronophage et alourdir votre flux de travail, surtout si vous traitez un grand volume de photos.

Pour éviter les mauvaises surprises, testez toujours quelques fichiers HE avec votre logiciel habituel avant d’adopter ce format sur le terrain.

Bonne nouvelle : la qualité est préservée, la preuve par les chiffres

Loin de moi l’idée de noircir le tableau : des tests indépendants, comme ceux de Steven Kersting, ont montré qu’il n’y a pas de différence significative en termes de rapport signal/bruit si vous utilisez le RAW HE.

La restitution des détails entre les fichiers NEF compressés sans perte, HE★ et HE est aussi bonne. Même en zoomant à 100 % sur des images traitées, il vous sera difficile de distinguer les fichiers, la compression TicoRAW assure.

Ma recommandation

Si vous me lisez au quotidien, vous savez que j’apprécie les choses simples, car ce qui est simple fonctionne toujours mieux.

Aussi, j’ai fait le choix de privilégier la simplicité, la compatibilité universelle et la sécurité à long terme pour mes photos. J’en reste au format NEF compressé sans perte car c’est la solution la plus sûre.

Ce RAW me garantit une lecture et un traitement fiables, aujourd’hui comme à long terme, quel que soit le logiciel utilisé.

En résumé : le RAW Haute efficacité Nikon, on fait quoi ?

Le format RAW Haute Efficacité de Nikon offre des avantages indéniables en termes de stockage et de rapidité, sans sacrifier la qualité d’image. C’est indéniable. Si vous avez besoin de stocker plus d’images sur une carte alors que vous n’en avez pas d’autre sous la main, c’est une excellente solution.

Dans les autres cas, je vous recommande de privilégier le format NEF compressé sans perte. Vous gagnerez en facilité, liberté, compatibilité et simplicité d’archivage.

Je ne prétends toutefois pas avoir raison pour tout, aussi si vous avez testé le RAW HE sur votre Nikon, témoignez : avez-vous rencontré des problèmes de compatibilité ou modifié vos habitudes de prise de vue ?

Toutes les cartes CFexpress/XQD chez Miss Numerique


Le portrait d’art avec Pauline Petit

J’ai rencontré Pauline Petit pour la première fois au Salon de la Photo. La couverture de son livre « Le Portrait d’Art » m’avait attiré et j’avais envie de connaître la personne qui se cachait derrière. Lorsque j’ai reçu ce livre quelques semaines plus tard, je n’ai pas été déçu. « Un univers photographique », c’est bien vrai. Vous allez comprendre pourquoi.

Le portrait d'art avec Pauline Petit

Ce livre chez Amazon

Ce livre à la FNAC

 

 

Le portrait d’art avec Pauline Petit, présentation

Regardez bien la photo de couverture ci-dessus. Du noir, du blanc, des accessoires incroyables, un traitement d’image particulier tout en contraste. Bienvenue dans l’univers photographique de Pauline Petit. Quand vous réalisez que Pauline Petit a débuté la photo à 18 ans, qu’elle a commencé en 2004 et qu’elle est depuis publiée dans les magazines spécialisés et exposée dans les festivals photo, vous vous demandez ce qui se cache derrière tout ça.

La réponse est simple : du travail, encore du travail, beaucoup de travail. Et une bonne dose d’imagination couplée à quelques choix drastiques, dont celui qui l’a poussée à opter pour le noir et blanc en 2019, au détriment de la couleur.

Allez visiter son site, vous comprendrez très vite ce qui fait l’univers de Pauline, collectionneuse d’hommes (je vous laisse découvrir pourquoi !).

Maintenant que les présentations sont faites, parlons du livre.

Qu’allez-vous découvrir dans « Le Portrait d’art » de Pauline Petit ?

Tout ce que vous devez savoir pour partir d’une idée (à vous de la trouver, quand même), pour transformer cette idée en projet, puis en prise de vue, avant de traiter vos images, de les publier et de les vendre.

J’ai déjà eu l’occasion de chroniquer des livres sur le portrait photo, mais c’est la première fois que j’en découvre un qui traite de tous ces sujets. DE A à Z. Car ce que je n’ai pas dit plus haut, c’est que la photographe a plus d’un tour dans son sac. Elle maîtrise non seulement la photographie, mais aussi les codes et pratiques du web actuel. Décidément, cette jeune génération a bien du talent.

Au fil des pages de ce livre dédié au portrait d’art, vous plongerez dans l’univers complexe et néanmoins fascinant de la photographie artistique. Vous l’avez compris en voyant la couverture du livre, Pauline Petit n’y va pas par quatre chemins, son style est unique et identifiable immédiatement.

Vous commencerez par découvrir les secrets d’une création réussie, depuis l’idée originale jusqu’à la diffusion publique de la photo finale.

Le premier chapitre pose les bases en explorant le processus créatif avant même la prise de vue, soulignant l’importance de la conceptualisation et d’une préparation méticuleuse.

Le second chapitre vous emmène dans les coulisses d’une prise de vue en studio. Vous verrez que la maîtrise technique et la connaissance du matériel sont aussi cruciales que l’espace de travail lui-même.

Le troisième chapitre est une immersion dans le travail de post-traitement, Pauline Petit ayant une méthode bien à elle pour transformer les fichiers RAW en portraits noir et blanc (pour la plupart) très contrastés.

Le quatrième chapitre détaille l’art du tirage, un élément souvent sous-estimé mais essentiel dans la présentation finale d’une photographie.

Enfin, le livre présente des stratégies concrètes pour gagner en visibilité et en notoriété, un aspect indispensable pour tout artiste souhaitant vivre de son art.

Vous êtes photographe portraitiste aspirant ? Pour 25 euros, vous disposez de toutes les étapes pour mener à bien votre apprentissage.

Vous êtes portraitiste confirmé ou professionnel ? Venez chercher une bonne dose d’inspiration avant de travailler sur votre style, car si copier, c’est tricher, chercher des idées neuves reste indispensable.

Ce livre chez Amazon

Ce livre à la FNAC

 

 


Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 : compacte, grande ouverture, poids plume & prix doux

Nikon annonce le nouveau NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 dédié à ses hybrides APS-C. Ce premier objectif Nikon à focale fixe au format DX et à grande ouverture f/1.7 va ravir les amateurs d’objectifs compacts et légers, sachant se faire oublier même au moment de passer à la caisse.

Voici les caractéristiques techniques du NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 qui va donc cadrer comme un 36 mm plein format, son tarif et à qui il s’adresse.

Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7

Ce 24 mm Nikon pour hybrides APS-C chez Miss Numerique

Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 : présentation

Lorsque j’ai appris l’arrivée de ce nouveau NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7, ma première question a été « mais pourquoi f/1.7 et pas f/1.8 ? », sachant que ce serait la première que je recevrais aussi (rappelez-vous que le NIKKOR Z 24 mm pour plein format est un f/1.8).

La réponse, bien qu’évasive de la part d’une marque qui n’aime pas trop trahir ses secrets, tient en la capacité de la monture Z. Avec son grand diamètre elle autorise de plus grandes ouvertures sans perte de qualité. Alors si les opticiens pouvaient faire f/1.7 sans rien perdre, pourquoi faire f/1.8 ?

Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7

Cette logique toute japonaise a du bon dans le cas présent. Une focale fixe à grande ouverture c’est bien, surtout greffée sur un capteur NIKKOR Z APS-C dont la montée en sensibilité est excellente. Mes tests des Nikon Z 50 et Nikon Z fc montraient une belle qualité d’image jusqu’à 12.800 ISO, ce qui est une belle limite. Avec une ouverture maximale de f/1.7, vous allez pouvoir déclencher avec des temps de pose très courts, perspective alléchante !

Mais Nikon ne s’est pas contenté de ça.

Vous avez peut-être remarqué que lorsqu’on parle de focale fixe, on parle aussi souvent de « petites focales fixes ». Les amateurs de photo de rue me comprendront, plus c’est compact et léger, mieux c’est. Nikon nous gate sur ce plan puisque le NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 ne pèse que 135 gr. pour une longueur de 70 mm et un diamètre de 40 mm.

Ces caractéristiques s’accompagnent de deux autres valeurs qui pourraient bien vous plaire aussi : la distance minimale de mise au point est de 18 cm pour une distance minimale de netteté de 12,4 cm. Oui, vous avez bien lu, il y a deux valeurs.

La distance minimale de mise au point se mesure par rapport au plan du capteur tandis que la distance minimale de netteté se mesure par rapport à la lentille frontale.  Inutile en effet d’avoir une distance minimale de mise au point courte si vous ne pouvez approcher suffisamment du sujet. Avec le NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 vous allez donc pouvoir vous approcher à 12,4 cm de vos sujets tout en faisant des photos nettes. Merci la monture Z et la position du capteur à nouveau.

Nikon précise que l’objectif est conçu pour résister à la poussière et aux intempéries (mais pas tous temps), il embarque son lot de joints toriques qui assurent cette étanchéité. La construction en polycarbonate reprend les standards des NIKKOR Z « à prix doux » récents, leur monture étant elle-aussi en polycarbonate. Je vois de là les « pourquoi c’est pas du métal ??? » … parce que le métal est plus lourd et plus cher à construire.

Je suis comme vous, j’aime les montures métalliques, mais je dois avouer que pour trimballer mon NIKKOR Z 40 mm f/2 partout sans toujours en prendre le plus grand soin, je n’ai jamais rencontré le moindre problème avec sa monture en polycarbonate.

Nikon précise que le diamètre du filtre est de 46 mm tandis que ce NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 est livré avec un pare-soleil Nikon HN-42 qui vient se visser en bout d’objectif, se faisant ainsi très discret.

Bien que proposé à prix doux, ce NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 ne fait pas l’impasse sur une belle motorisation AF STM (moteurs pas à pas) qui garantit une mise au point rapide (pas très difficile avec un 24 mm de cette taille, mais j’en connais qui sont lents chez … chut …). Ce 24 mm DX minimise le focus breathing et s’avère silencieux, ce qui devrait plaire aux vidéastes au passage.

Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7

Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 sur Nikon Z 30

Fiche technique NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7

  • Format : DX / APS-C
  • Focale : 24 mm fixe
  • Ouverture max. : f/1.7
  • Ouverture mini : f/11
  • Formule optique : 9 éléments en 8 groupes (dont 2 lentilles asphériques)
  • Angle de vue : 61°
  • Distance minimale de mise au point : 0,18m
  • Ratio de reproduction : 0,19x
  • Diaphragme : 7 lames
  • Filtre : diamètre 46 mm
  • Dimensions : 70 mm x 40 mm
  • Poids : 135 gr

Tarif et disponibilité

Le NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 est vendu au tarif public de 319 euros TTC. Il sera disponible dès le 15 juin 2023 chez les revendeurs.

Premier avis et exemples de photos

Pour être transparent avec vous, je ne l’ai pas eu en mains et je ne l’ai donc pas testé encore. Je ne peux donc me baser que sur sa fiche technique et l’échange que j’ai pu avoir avec la marque. Quoi qu’il en soit, j’apprécie que Nikon développe (enfin ) un début de gamme NIKKOR Z DX pertinent.

La grande ouverture et la compacité font de ce NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 une proposition alléchante, le ratio x 1.5 du capteur APS-C vous permettant de cadrer comme avec un 35 mm en plein format.

Je ne vous cache pas non plus que le tarif est intéressant, à la concurrence on s’approche plutôt des 450 euros pour une offre proche (mais en monture métallique, je vous l’accorde) chez Fujifilm par exemple comme chez Sigma en monture Z d’ailleurs puisque le récent Sigma 30 mm f/1.4 DC DN | Contemporary (le plus proche du 24 mm) vaut 399 euros et pèse deux fois plus lourd.

Les possibilités créatives qu’offre une petite focale fixe à grande ouverture sont nombreuses : dans la rue, en reportage, en soirée, en intérieur, vous allez en profiter tout le temps, surtout avec un hybride Nikon Z APS-C de petite taille. Le design très sobre de ce NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 s’accordera aussi très bien avec votre Nikon Z fc hybride Vintage.

Ce 24 mm Nikon pour hybrides APS-C chez Miss Numerique

Voici quelques photos diffusées par la marque pour vous donner une idée des possibilités créatives du Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7.

Exemple de photo faites avec le Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7

Exemple de photo faites avec le Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7

Exemple de photo faites avec le Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7

Exemple de photo faites avec le Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7

Exemple de photo faites avec le Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7

Exemple de photo faites avec le Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7

Exemple de photo faites avec le Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7

Exemple de photo faites avec le Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7

Ce 24 mm Nikon pour hybrides APS-C chez Miss Numerique


Photo urbaine et architecture avec Eric Forey, photographe professionnel

La première fois que j’ai rencontré Eric Forey, c’était au salon de la photo. Déjà une interview sur le stand Nikon Passion, à l’occasion de la sortie de son livre sur les séries photo (Serial Photographer). J’avoue avoir été séduit par le personnage (si si Eric !!), sa générosité, sa sincérité, son franc parler aussi.

Nous avons des pratiques proches en photographie, intéressés tous les deux par la ville. J’échange régulièrement avec Eric, étudie ses photos (et lui pique des idées, ben oui …), il reste une de mes sources d’inspiration (flatterie quand tu nous tiens …). Alors quand est venue l’idée de publier une série d’interviews de photographes pros et passionnés, son nom est apparu très vite dans ma liste. Quelques jours plus tard je recevais ces mots et ces photos que je vous partage bien volontiers. 

Photo urbaine et architecture avec Eric Forey, photographe professionnel

Les secrets du City Trip Photo, chez vous via Amazon

Pour commencer, peux-tu te présenter : quelle est ton activité en photographie et à qui tu t’adresses ?

J’ai 55 ans je fais de la photo depuis 45 ans, je suis professionnel dans ce domaine depuis 2007.

Mon activité aujourd’hui tourne autour du partage de ma passion pour la photo en milieu urbain. Souvent les photographes sont effrayés par ce milieu alors que nous y passons tous plus ou moins de temps un jour ou l’autre, je me suis donc fixé pour mission (ahaha quelle prétention…) de faire partager ce plaisir pour ce type de photo, par :

  • le partage de ma production photographique sur les réseaux sociaux ou en exposition,
  • l’écriture de livres aux éditions Eyrolles,
  • l’animation de conférences auprès de clubs photo par exemple
  • mais aussi et surtout par l’animation d’ateliers, de stages et de voyages centrés sur la photographie urbaine.

En 2023 il y au programme La Grande Motte, Le Havre, Lyon (ma ville), Paris, Berlin, Londres, Bordeaux, Rennes…

J’ai la chance aussi d’avoir écrit l’un des très rares livres sur les séries photographiques (pas seulement de photos urbaines), et j’anime donc des ateliers sur cette problématique.

Comment t’es venu cet intérêt pour la photo urbaine et l’architecture (mais pas que, je sais …) ?

Mon père était un fou de photographie et m’a offert pour mes 10 ans mon premier appareil reflex et comme nous habitions en ville, et bien ce fut forcément mon premier terrain de jeu. Et il se trouve, coup de bol, que j’adore la ville, j’ai donc continué.

J’aime les villes comme certains aiment les humains, j’aime leurs personnalités multiples, leurs lumières, leurs sons, leurs bons et leurs mauvais côtés. J’aime les mettre en valeur. J’aime essayer de montrer qu’avec un œil un peu différent on peut rendre beau le moche.

Pour moi un bâtiment n’est jamais qu’un simple amas de béton, c’est toujours le résultat du travail de nombreuses personnes, de l’architecte au peintre, du gars qui bosse dans l’usine de fenêtres à celui qui a planté l’arbre dont est issue la porte d’entrée.

Photographier l’architecture c’est parler de tous ces gens-là (tout au moins pour moi).

Eric Forey

photo (C) Eric Forey

Quelle différence fais-tu entre photo urbaine et photo de rue ? C’est confus pour beaucoup de photographes amateurs.

Pour moi, la classification serait plutôt comme ça :

La photo d’architecture est celle qui se concentre quasi exclusivement sur les constructions . Ce qui sous-entend que la campagne peut aussi être un terrain de jeu pour ce type de photo.

Un pont, un hangar, ou un château d’eau ne sont pas forcément en ville, même si bien sûr la ville reste le domaine privilégié.

La photo de rue, c’est capturer un instant de vie avec des êtres vivants, couper un petit morceau d’histoire pour lui offrir un temps de vie long. On peut chercher le moment drôle, l’esthétique d’un lieu magnifié par l’humain, les interactions entre humains et animaux etc etc.

La photo urbaine, c’est tout ce qui peut être pris dans une ville. Cela regroupe bien sûr la street et l’archi, mais aussi le paysage urbain, l’abstrait, le graphisme (j’anime d’ailleurs deux formations sur cette thématique à l’automne 2023), l’animalier, le conceptuel etc. Le point commun est le territoire urbain.

Comment prépares-tu une sortie photo ? Est-ce que tu sors avec une idée ?

Ce que j’explique dans mon dernier bouquin chez Eyrolles « les secrets du city trip photo » est valable que ce soit pour une sortie de courte durée ou pour un séjour un peu plus long dans une ville. Il faut un mélange des deux.

Il faut sortir avec une envie (la photo sans intention ce n’est pas terrible) mais rester ouvert à l’imprévu.

Trop cadré, on risque de s’ennuyer, trop libre on risque de se disperser.

L’intention, quelle qu’elle soit, reste le déclencheur. Ça peut être l’envie de découvrir un nouveau lieu ou d’aller épuiser les ressources d’un endroit bien connu, un sentiment particulier, des conditions météo spéciales, à chacun son intention.

Pour la préparation c’est très variable, sur un week-end dans une ville inconnue, oui je prépare pour ne pas perdre de temps, dans des endroits connus je peux partir sans vraiment préparer, juste mené par une envie ou un état d’âme.

Quand je travaille sur une série, l’idée peut être très très précise de temps en temps.

Comment se déroule une sortie photo ? Il n’y a rien de véritablement écrit, c’est selon le lieu, l’humeur, la fatigue. Pas de schéma vraiment établi.

Eric Forey

photo (C) Eric Forey

Comment trouves-tu l’inspiration ?

L’inspiration peut venir du lieu en lui-même, mais aussi du travail en série.

Je m’inspire beaucoup de littérature, de peinture, j’ai de nombreux points d’intérêts non forcément liés à la photo mais qui me nourrissent en permanence.

Parfois quand je n’arrive plus à me nourrir de tout ceci par manque de temps, je stoppe quelque temps les prises de vues pour retrouver de la matière pour m’exprimer.

Qu’est-ce qui est important pour toi dans le rendu final de tes photos ? Une impression ? Un style ? Une ambiance ?

Que ça corresponde à ce que j’ai vu lors de la prise de vue.

Mais aussi essayer de traduire ce que je ressentais à ce moment-là. Je sais que ce discours peut paraître bizarre pour un photographe qui fait de l’archi, mais je me sers de l’archi pour parler de moi. Et parfois cela parle à d’autres ou cela peut leur parler d’eux aussi.

Eric Forey

photo (C) Eric Forey

As-tu déjà utilisé ta pratique de la photo urbaine à la campagne ? Si oui, est-ce que cela a été facile ? En quoi était-ce différent (dans l’exercice même) ?

Ce n’est pas vraiment différent, c’est juste la quantité de choses à photographier qui est différente.

Alors soyons clairs, en rase campagne je pratique plutôt le paysage, mais dès qu’une construction pointe le bout de son nez on peut se lâcher…

Les villages sont une source forte aussi. La photo urbaine n’est pas obligée de s’intéresser seulement au moderne. J’ai par exemple ma série sur les anciennes boutiques qui est composée aussi bien de photos prises en ville que dans des villages.

As-tu une anecdote croustillante/drôle de photographe à citer ?

Pas d’anecdote particulière mais je prends toujours beaucoup de plaisir, lorsque je prends des choses inhabituelles ou dans une position un peu extravagante, à regarder trébucher les gens qui essayent de regarder et comprendre ce que je prends en photo.

C’était un grand plaisir de mes enfants quand ils étaient petits d’observer ce spectacle et je dois avouer m’être quelques fois organisé pour que cela arrive presque à coup sûr.

Parle-nous de tes projets personnels et de ton actualité, quels sont-ils ? Comment tu y travailles ? Un projet de livre je crois savoir …

Je commence déjà à réfléchir à mon programme d’ateliers et formations de 2024.

J’aimerais pouvoir proposer la formation sur les séries photos ailleurs qu’à Lyon ou Arles.

Pour la photographie urbaine j’aimerais aussi aborder de nouvelles villes telles que Strasbourg ou Toulouse. Il faut que je trouve un peu de temps pour me rendre sur place et préparer ça.

Pour les voyages, je renouvellerai Berlin (qui est déjà complet), sûrement Londres. Je voudrais aussi imaginer d’autres villes, Barcelone, Valence, Bilbao, Rotterdam… Là aussi, il va me falloir trouver un peu de temps pour préparer cela. Tout ne sera pas mis en place tout de suite mais je vais m’y atteler.

Je suis aussi et surtout en train de travailler sur un nouveau livre chez Eyrolles qui devrait sortir avant le prochain salon de la photo de Paris. Ce ne sera pas un livre sur la photo animalière, il devrait plutôt parler de choses construites…

Eric Forey

photo (C) Eric Forey

Pour finir, où peut-on te trouver pour en savoir plus sur toi ? Site web ? Réseau social ? Lieu ?

Mon site pour mes formations et ateliers : https://www.formations-photo.fr/
Mon site d’auteur photographe : https://ericforey.com/
Mon Instagram : https://www.instagram.com/eric_forey/
Mon Facebook : https://www.facebook.com/ef.kalaphoto

Merci à Eric Forey pour cet échange, vous aimerez aussi l’interview de Denis Dubesset, photographe naturaliste, de Gildas Lepetit-castel et de Christophe Audebert.


Comment faire de meilleures photos en ville

Vous aimeriez faire de meilleures photos en ville ? Documenter votre quotidien lorsque vous parcourez les rues de votre commune ? Les gens, les transports, l’architecture ? C’est ce que je fais chaque jour, je partage ma pratique et quelques conseils avec vous.

Comment faire de meilleures photos en ville

Faire de meilleures photos en ville, votre environnement quotidien

La meilleure façon d’apprendre à faire de meilleures photos en ville c’est … de faire des photos ! Cela peut vous paraître trivial mais plus vous pratiquez, plus vous progressez.

Les occasions de photographier en ville ne manquent pas, mais souvent vous éprouvez de la retenue à le faire. Peur d’être vu, interpellé, peur d’enfreindre le droit à l’image, … Les obstacles sont plus à chercher en vous qu’ailleurs.

Pourtant photographier la ville, sa commune, c’est l’occasion de faire des photos tous les jours, surtout lorsque vous ne pouvez pas voyager. Les sujets ne manquent pas, vous pouvez vous intéresser aux gens, aux transports, à l’architecture, au Street Art, à la nature urbaine, aux évènements locaux …

La ville est un formidable terrain de jeu pour le photographe, d’autant plus intéressant que cela vous permet de développer une pratique que vous pourrez mettre en œuvre lors d’un prochain voyage, tel que le présente Eric Forey dans City Trip par exemple.

Je vous livre une série de conseils dans la vidéo ci-dessous, retrouvez-en le détail plus bas :

Cadrez serré

Un des principaux problèmes que vous rencontrez en ville, c’est le « bruit » qui entre dans votre composition : les voitures, les camions, les poubelles … ne sont pas du meilleur effet et nuisent à la qualité de vos photos.

Cherchez des sujets intéressants et approchez vous. Cadrez plus serré. Inutile de disposer d’un téléobjectif pour cela, bougez autour du sujet pour isoler un élément particulier du décor.

En utilisant un 50 mm vous pourrez cadrer sans que les perturbations visuelles autour de votre sujet n’envahissent vos photos.

Changez d’angle

Vous avez pris l’habitude de déclencher toujours à la même hauteur ? Faites le test : changez de position, baissez-vous, levez les bras, allongez-vous par terre. L’écran inclinable de votre appareil photo est un atout, utilisez-le !

Vous allez très vite découvrir des cadrages intéressants et faire des photos que vous n’imaginiez pas. Pourquoi pas utiliser une focale très large si certains lieux s’y prêtent ?

Jouez le graphisme urbain

Cherchez les éléments graphiques dans votre environnement urbain. Quelle que soit la taille de la ville dans laquelle vous habitez, il y a forcément des droites, des courbes, des pylônes, des grilles, des éléments de contraste (les passages piétons par exemple) qui méritent votre attention.

Concentrez-vous sur ces éléments et oubliez le reste. Vous allez pouvoir créer des photos originales, qui montreront ce que d’autres ne voient pas. Parce que vous avez pris le temps de chercher, d’ouvrir les yeux. Je vous invite à découvrir le grand livre de la photo urbaine pour trouver des idées.

Et maintenant … action, la photo en ville vous attend !

En appliquant les conseils ci-dessus vous allez très vite faire de meilleures photos en ville. Vous prendrez plus de plaisir à sortir avec votre matériel souvent, sans avoir à partir à l’autre bout du monde.

Pour en savoir plus sur cette pratique, je vous invite à lire ma Lettre photo chaque semaine. J’y partage des pratiques, des conseils, une vision qui peut vous aider à passer un cap en photo. Vous pouvez vous inscrire ici :

La Lettre photo de Jean-Christophe


Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie

La fin de l’année a été riche en annonces chez les éditeurs de logiciels photos. Toutes ont en commun d’avoir été plus ou moins discrètement taguées « Intelligence Artificielle », à mi-chemin entre l’univers dystopique de la série Black Mirror et la promesse de nous libérer du temps pour plus de créativité.

Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie, qu’en est-il vraiment, menons l’enquête.

Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie

Le livre de Jacques Croizer via Amazon

Le livre de Jacques Croizer via la FNAC

Cet article vous est proposé par Jacques Croizer. Déjà à l’origine de plusieurs articles sur Nikon Passion dont un sur l’IA pour les photographes, Jacques Croizer est surtout l’auteur d’un guide qui simplifie la technique photo au profit du plaisir de photographier, « Tous photographes, 58 leçons pour réussir vos photos« .

Intelligence artificielle et traitement de l’image (IA)

En poussant un peu loin le bouchon (de l’objectif), nous pourrions dire que le rêve de Leibniz est l’acte fondateur de l’intelligence artificielle : toute idée complexe peut être décomposée en idées plus simples, jusqu’à aboutir à une combinaison d’idées axiomatiques. (De Arte combinatoria – Leibniz 1666).

C’est plus sérieusement dans les années 50 qu’émerge l’idée qu’une machine puisse être capable de réaliser une tâche relevant jusqu’ici de l’intelligence humaine, par exemple tenir une conversation (test de Turing). Mais le chemin est long du projet à la chose.

Si une intelligence artificielle sait traduire d’une manière plus ou moins compréhensible la plupart des écrits de l’humanité, elle est encore très loin de pouvoir les résumer correctement, sans parler d’y ajouter la moindre page. L’intelligence humaine reste le carburant dont elle ne peut se passer. C’est sans doute pourquoi certains experts préfèrent parler d’intelligence augmentée que d’intelligence artificielle, remettant ainsi l’humain au cœur du processus de création.

Intelligence artificielle et création d’image

Qu’en est-il de l’image ? Un logiciel peut très facilement produire en quelques clics une illustration abstraite, mais imaginez-vous votre ordinateur capable de dessiner, ex nihilo, ne serait-ce que l’ébauche d’un portrait ?

Vraisemblablement oui, à en croire celui présenté à droite dans l’illustration ci-dessous… mais à vrai dire, ce visage n’est pas sorti de nulle part : le collectif Obvious, à l’origine de ce travail, a entraîné un algorithme à peindre, en utilisant pour base de connaissances une collection de portraits classiques, réalisés entre le XIVème et le XIXème siècle.

Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie

Edmond De Belamy (C) Obvious Art

L’algorithme se compose de deux réseaux de neurones artificiels : un générateur (le peintre) et un discriminateur (le critique d’art).

A mesure qu’il s’entraine, le générateur crée des images de plus en plus réalistes. Le discriminateur sélectionne parmi les œuvres ainsi produites celles qu’on ne saurait attribuer ni à un humain, ni à une machine. Dans cette présélection, les auteurs du logiciel (de vrais humains !) ont finalement choisi onze tableaux, constituant la généalogie imaginaire de la famille Bellamy.

La technologie (DCGAN) à la base de cet exploit est l’un des développements les plus récents de ce qu’il est convenu d’appeler « l’apprentissage profond » ou « deep learning » (à la base de la réduction de bruit DeepPRIME de DxO Photolab 4, voir plus bas).

Dans la phase d’apprentissage, le générateur est présumé pouvoir extraire de l’ensemble des œuvres qu’on lui a données à digérer une grammaire suffisante pour qu’il puisse à son tour créer de manière autonome de nouvelles toiles.

Le photographe passionné que vous êtes s’étonnera sans doute que cette grammaire ait pu si délibérément ignorer les règles basiques de composition : le personnage est placé très haut dans le cadre ! Peut-être est-ce lié au fait que les réseaux de neurones convolutifs du générateur analysent l’image en la découpant en fragments qui se chevauchent, donc sans jamais en avoir une vision globale ?

On préfèrera retenir que l’algorithme aurait pu tout aussi bien dessiner un mouton, une chaise ou une locomotive, ou tout simplement n’imprimer qu’une grosse tache multicolore. Il a pourtant bel et bien réalisé le portrait d’une personne qui n’existe pas ! C’est là l’exceptionnelle performance du procédé.

Pour la petite histoire, sachez que cette œuvre a été adjugée pour la modique somme de 432.500 $ ! Une question en passant : qui est l’auteur du tableau ? Le collectif qui a créé l’algorithme ou l’algorithme lui-même ? Ce dernier est-il seulement capable d’intention ?

IA et développement du fichier RAW

Exceptée la précédente expérimentation, la création d’image reste encore l’apanage des peintres et photographes. Les premiers interprètent à leur guise la réalité, tandis que les seconds, du moins dans leur rôle de témoin de notre temps, essaient de la retranscrire aussi fidèlement que possible.

Nos boîtiers ne fournissent malheureusement souvent que des images imparfaites. L’étape de développement du fichier RAW, à l’aide d’un logiciel spécialisé, est incontournable à qui veut magnifier sa production.

Bien qu’utilisant au maximum les Picture control (chez Nikon) à la prise de vue afin d’optimiser le développement de leurs fichiers RAW, beaucoup de photographes trouvent encore cette phase de travail trop chronophage. Où est le temps où ils se contentaient de prendre la photo, le tireur se chargeant ensuite de la retranscrire au mieux sur le papier ?

Si au moins leur logiciel de développement préféré était capable de restituer en un seul clic la réalité, libre à eux de tirer ensuite sur les curseurs pour aboutir à une version plus personnelle. Les photographes ne demandent pas à l’IA de créer une image, mais seulement de l’améliorer … automatiquement ! Facile ?

L’apprentissage profond (deep learning) sait se rendre utile sur des créneaux bien délimités : le service de généalogie myheritage propose par exemple un utilitaire de colorisation automatique de vos anciennes photos. D’après les indications du site « le modèle a été formé à l’aide de millions de vraies photos et a développé une compréhension de notre monde et de ses couleurs ». Le résultat, proche des cartes postales aux couleurs fanées de l’ancien temps, est impressionnant.

La piste est prometteuse, mais pour développer n’importe quel fichier RAW, une telle intelligence devrait au préalable être entraînée sur une très grande variété d’images parfaitement traitées, en se référant à une réalité qui n’est tout simplement pas mesurable. En l’absence de données d’apprentissage, il est clair que le deep learning ne nous sera d’aucun secours.

Les logiciels de post traitement utilisent donc des techniques d’intelligence artificielle qui ont fait leurs preuves depuis bien des années : comparez les résultats des corrections automatiques (tonalité, contraste et couleur) de la version actuelle de Photoshop CC avec ceux d’une version vieille de 10 ans : les différences sont marginales.

Ces traitements sont basés sur les statistiques élémentaires de l’image, en particulier sur les histogrammes de ses différentes couches. Les améliorations apportées à la plage tonale de l’image se font sans aucune contextualisation. C’est sans doute parce que le jeu n’en vaut plus la chandelle : les résultats obtenus sont suffisamment convaincants, en témoigne l’avant/après présenté ci-dessous.

Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie

Yéyette (f/5.6 à 1/250 s) photo (C) Philou

Mission accomplie aurions-nous tendance à penser… seulement voilà, la justesse de la correction dépend beaucoup des spécificités de la photo d’origine. En particulier, le traitement automatique des couleurs relève encore trop aujourd’hui de la loterie, lorsque la prise de vue s’éloigne un peu des standards.

Quoiqu’il en soit, il n’y a pas de quoi fouetter un chat, comme le disait Yéyette, ni bien sûr de quoi faire apparaitre si soudainement le tag « intelligence artificielle » dans les arguments de vente de ces logiciels. Alors ?

IA et post traitement spécifique

Nous avons vu que les réseaux de neurones convolutifs ont encore un peu de mal à générer une image complexe. Ils sont par contre passés maîtres dans l’art de les classer.

L’exemple du Challenge ILSVRC est parlant. Les logiciels participants au challenge sont entraînés en mode supervisé sur une base d’apprentissage de 1.200.000 illustrations labellisées : parmi 1.000 références possibles, on indique pour chaque image le sujet qu’elle contient, avion, voiture, personne, etc. Les logiciels doivent ensuite reconnaitre ces objets dans 50.000 images qu’ils n’ont jamais vues auparavant.

En 2010, le taux d’erreur était de 28 % : une image sur 4 était mal reconnue. Les progrès du deep learning ont été si rapides qu’en 2015, le taux d’erreur de l’algorithme avait chuté en dessous de celui obtenu par des humains (< 5%). Relativisons toutefois la performance : nous sommes capables de reconnaitre bien plus que 1.000 catégories d’objets !

Une fois encore, il suffit de réduire le périmètre d’apprentissage à un contexte particulier pour obtenir des performances pour le moins bluffantes. L’application Plantnet est ainsi capable de reconnaitre une plante parmi près de 30.000 espèces, après que vous l’ayez simplement photographiée avec votre smartphone. Qui dit mieux ?

Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie

Cyclamen (f/3.5 à 1/320 s – 105 mm Nikon) photo (C) J. Croizer

Luminar AI (Artificial Intelligence) s’auto décrit comme étant « le premier logiciel de retouche photo entièrement optimisé par intelligence artificielle ». Il utilise cette faculté de classification automatique pour proposer des traitements adaptés à chaque sujet.

Par exemple, le logiciel identifie automatiquement la photo ci-dessous comme étant celle d’un paysage. A partir de son fichier RAW un peu tristounet, il suggère plusieurs développements. Le module « correction rapide » délivre une image très réaliste. Le module « coucher de soleil » éclaircit l’image et en renforce les teintes chaudes. Le module « chutes de neige » fait ressortir la texture de la neige et la blanchit.

Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie

Jura (f/5.6 à 1/40 s) photo (C) J. Croizer
de 
gauche à droite et de haut en bas :
photo originale – correction rapide – coucher de soleil – chutes de neige

Ces modules agissent comme des modèles (effets prédéfinis) spécialisés. Certains donnent parfois des résultats un peu ésotériques, mais l’utilitaire d’édition permet de revenir finement sur les réglages en agissant sur les curseurs habituels (température de couleur, exposition, contraste, …) ou en jouant sur des notions plus contextuelles (brume, heure dorée, …). Lorsque le logiciel détecte que la photo est un portrait, il modifie ses propositions : Fashionista, Sublime, Rembrand… les styles prédéfinis (aux noms français parfois folkloriques…) ne manquent pas.

Plus intéressant, le module FaceAI détecte automatiquement le visage, en isole les yeux, les dents, les lèvres, la peau, et propose pour chaque partie des traitements adaptés. C’est sur ces aspects que le logiciel fera gagner le plus de temps, puisqu’il évite d’avoir à faire de fastidieuses sélections de zones. Notons qu’une fois classée l’image ou isolés certains de ces éléments, on retrouve dans l’utilitaire d’édition les techniques implémentées depuis déjà longtemps dans ce type de logiciel, ce qui n’enlève rien à ses qualités.

Pour aller plus loin dans l’analyse, il faudrait connaitre plus précisément les algorithmes de machine learning utilisés. Les éditeurs en gardent jalousement les secrets en ne communiquant que sur les résultats… et c’est bien naturel ! La mécanique mise en œuvre par l’étonnant outil « remplissage d’après le contenu » de Photoshop CC risque d’attiser longtemps la curiosité des développeurs.

Un bruit qui court

L’intelligence artificielle était donc finalement déjà présente depuis longtemps dans nos logiciels de post traitement, mais elle ne disait pas son nom. Ses derniers développements ont permis de proposer de nouvelles fonctionnalités spectaculaires, sans pour autant vraiment optimiser le temps de traitement des fichiers RAW. La quête de l’outil idéal risque d’être encore longue, mais ne boudons pas notre plaisir : si l’assistance à la conduite n’est pas la conduite autonome, elle procure néanmoins un confort d’utilisation très appréciable. A nous de débusquer dans toutes ses innovations celles qui nous seront vraiment utiles.

Prenons l’exemple d’un photographe qui travaillerait beaucoup avec des sensibilités élevées. Il ne pourra qu’être séduit par la dernière version du logiciel DxO Photolab 4. Depuis 2003, cette société teste des boitiers en photographiant dans son laboratoire des mires calibrées. Ces clichés, réalisés pas à pas sur toute la gamme de sensibilités du boitier, ont été conservés depuis l’origine, constituant un remarquable corpus d’apprentissage. Il a été mis à profit pour entrainer un module capable de réaliser simultanément le dématriçage et le débruitage des fichiers RAW pris en charge.

Les étonnantes capacités des réseaux de neurones convolutifs ont permis d’atteindre des résultats exceptionnels. Rappelons toutefois que ces puissants outils n’ont rien de la baguette magique d’Harry Potter. Mal entraînés, ils peuvent rapidement faire fausse route. L’erreur la plus fréquente est le surapprentissage : l’algorithme fonctionne parfaitement sur les images qui lui ont permis d’apprendre (c’est la moindre des choses !) mais il disjoncte dès qu’on lui présente une nouvelle image.

S’il est vrai que le fonctionnement des réseaux de neurones est comparable à celui de notre cerveau, il ne faut y voir qu’une mécanique en attente de l’artiste qui saura en agencer les couches et en régler les hyperparamètres, sous peine d’obtenir des résultats très aléatoires. Coup de chapeau donc aux analystes de données qui ont travaillé sur Photolab 4 pour nous proposer un résultat aussi abouti.

Plus que des mots, un exemple d’utilisation de la technologie DeepPrime de Photolab 4 devrait vous convaincre de ses capacités. La photo ci-dessous a été prise en 2006 au format RAW avec un Nikon D70, premier reflex numérique grand public de Nikon. Son logiciel de dématriçage était à l’époque « Capture NX2 ». Pour les besoins du test comparatif, le fichier a successivement été traité avec NX2 V2, puis Photolab 4. 12 années séparent ces deux logiciels.

Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie

Les 7 péchés capitaux (f/2.8 à 1/80 s) photo (C) J. Croizer

Dans la version Photolab, les teintes sont plus nuancées. Elles sont aussi plus détaillées dans les zones les plus saturées. Le bruit est très fortement atténué, sans pour autant lisser l’image. Voilà de quoi repousser les limites de nos appareils.

L’Intelligence artificielle en traitement d’image et photographie : en conclusion

Si l’intelligence artificielle est encore beaucoup utilisée comme un argument commercial, il apparait néanmoins que les avancées sont réelles dans les logiciels de post traitement.

Vous doutiez encore de l’utilité des fichiers RAW ? Souvenez-vous qu’on y enregistre une seule donnée : la vérité, autrement dit la lumière renvoyée par la scène originale.

Nul doute que dans quelques années, vos logiciels préférés auront encore fait des progrès très impressionnants dans l’exploitation de cette information et qu’ils seront capables de magnifier vos archives. Alors surtout… gardez précieusement vos vieux RAW !

Le livre de Jacques Croizer via Amazon

Le livre de Jacques Croizer via la FNAC


Le grand livre de la photo urbaine, Tim Cornbill

Encore un livre sur la photo urbaine ? Oui. À la différence qu’il s’agit ici de découvrir quelles sont les différentes pratiques photo en ville, qu’il n’est pas question « que » de photo de rue et que Tim Cornbill, l’auteur, vous invite à découvrir la ville comme vous ne l’avez peut-être jamais vue.

Le grand livre de la photo urbaine, Tim Cornbill

Ce livre chez vous via Amazon

Ce livre chez vous via la FNAC

Le grand livre de la photo urbaine : motivation et inspiration avant tout

Vous vous dites peut-être que faire de la photo urbaine, c’est faire de la photo de rue. Photographier les gens, la vie, ce qu’il se passe sur le trottoir devant vous. C’est faux.

La photographie urbaine, c’est bien plus que cela. C’est la photo de rue, bien sûr, mais aussi le portrait urbain, le paysage urbain, l’architecture ou la photo de nuit.

« Un même lieu offre de multiples possibilités en fonction du regard que vous portez dessus, du cadrage que vous choisissez, de l’heure de la journée ou encore des conditions météorologiques. »

Plus que de ville, je préfère d’ailleurs parler de territoire urbain. Pour être moi-même photographe urbain, je définis ce territoire comme un terrain de jeux pour le photographe, dans lequel tout vous est permis.

Le grand livre de la photo urbaine, Tim Cornbill

Vous n’êtes pas à l’aise pour aborder les gens dans la rue, les photographier, tout ce qui fait la Street photographie ? Pourquoi ne pas vous intéresser alors au paysage urbain ? L’architecture, le graphisme, les lumières, les décors. Autant de sujets que la pratique de la photo urbaine vous offre, qui vont vous aider à développer votre regard et votre démarche créative, sans jamais devoir aborder les gens.

Comme l’explique Tim Cornbill, un photographe anglais, la photo urbaine peut aussi être l’occasion de photographier la ville pour ce qu’elle est. Berlin, Barcelone, New York, mais aussi Paris, Lyon ou Marseille plus proches de nous sont autant de villes qui méritent que vous les parcouriez pour les immortaliser à votre façon. Vous allez découvrir page 46 et suivantes comment l’auteur a photographié chacune de ces villes. Ces projets sont tous différents bien que tous soient des projets de photo urbaine. J’avoue que j’aurais apprécié de voir plus de photos de chacune des villes citées. J’ai un faible pour la démonstration par l’exemple, surtout en photos urbaine.

La nuit tombe ? Tant mieux ! « c’est beau une ville la nuit » ! C’est le moment que je préfère, et que vous aimerez aussi lorsque vous aurez découvert ce que vous pouvez photographier quand la ville change d’aspect. Découvrez alors cette autre facette de la photographie urbaine.

Qu’allez-vous apprendre avec ce livre ?

Dans le grand livre de la photo urbaine, Tim Cornbill vous invite à profiter du territoire urbain pour développer votre démarche créative : la ville et ses décors vous offrent une infinie possibilité de projets, de l’architecture et ses compositions aux « citoyens de la ville » en passant par le paysage urbain et la ville à la nuit tombée. Comment faire ? C’est l’objet de chacun des chapitres.

Dans le premier, vous apprendrez à choisir votre équipement, et à le régler en fonction de la situation. Le chapitre suivant vous permettra de bien vous préparer pour vos séances de photo urbaine. C’est important car lorsque vous êtes en action, il est trop tard pour changer d’horaire ou aller chercher ce que vous avez oublié.

Le grand livre de la photo urbaine, Tim Cornbill

Posez vous donc avant les bonnes questions : quelles sont les conditions idéales ? Quelle est la météo ? Quelles autorisations obtenir le cas échéant ?

Vous êtes plus attiré par l’architecture et le graphisme ? Lisez la page 64 et suivantes pour comprendre comment photographier les bâtiments, les jardins, les parcs, les quartiers, quelle vision avoir. Vous vous mettrez dans la peau de l’architecte.

Si c’est la photo de rue qui vous intéresse, allez page 86 pour découvrir le « kit de rue idéal », les bons réglages et comment saisir l’instant. Vous suivrez ainsi les pas d’Henri Cartier-Bresson comme de Martin Parr dans un style très différent (plusieurs encarts « photographes » complètent les propos de l’auteur tout au long du livre).

Je parle souvent de paysage urbain lorsque je publie mes photos, c’est ce que vous découvrirez page 108 et suivantes : comment profiter d’un point de vue élevé pour faire des photos urbaines, comment jouer avec des horizons dramatiques quand la météo s’y prête.

Les amoureux de photographie nocturne se plairont à étudier la page 128 et suivantes. Il sera alors question de lumières, de traînées, d’astrophotographie même.

Enfin, parce que la photo urbaine ne s’arrête pas à la prise de vue, vous apprendrez à traiter vos fichiers RAW pour donner à vos photos le rendu qu’elles méritent, vous découvrirez quelles sont les retouches fines à appliquer.

Dans le dernier chapitre, l’auteur vous invite à partager vos photos. Découvrez comment le faire sur les réseaux sociaux ou sur votre site Web, comment participer à des concours. Vous retiendrez de ces quelques pages qu’il est plus important de partager vos photos urbaines pour apprendre et progresser que pour attirer à vous des milliers de fans. Inutile de vous dire que je partage cet avis.

Le grand livre de la photo urbaine, Tim Cornbill

Mon avis sur le grand livre de la photo urbaine

J’avoue avoir un penchant pour les livres traitants de la photo urbaine parce que c’est ma pratique favorite. Qu’il s’agisse d’un guide pratique comme de beaux livres de photographie, je les étudie tous avec attention.

Ce grand livre de la photo urbaine se situe à mi-chemin : à la fois guide pratique (comme City Trip Photo d’Eric Forey) parce qu’il vous livre de nombreux conseils et vous permet de découvrir des pratiques spécifiques, il est aussi un beau livre de photographie richement illustré des photos de l’auteur comme de plusieurs photographes célèbres (découvrez aussi Maldicidade de Miguel Rio Branco dans un autre style).

Ces photos sont autant de source d’inspiration pour vous permettre de découvrir ce qu’il vous est possible de photographier en ville, quelles sont les bonnes pratiques, comment exprimer votre créativité, comment progresser.

Je reste toutefois sur ma faim. J’aurais aimé voir traités certains sujets plus en détail, avec de plus nombreuses informations pratiques. Inspiration et motivation oui, mais n’oublions pas la méthode lorsqu’il s’agit de présenter un domaine photographique aussi riche.

Ce livre s’adresse aux passionnés de photo urbaine qui pratiquent déjà, ils y découvriront de nouveaux horizons qu’ils prendront soin d’approfondir avec d’autres ouvrages et d’autres ressources, certaines sont citées page 182.

Ce livre s’adresse aussi aux plus novices qui souhaitent découvrir ce que le terme « photo urbaine » désigne et quels en sont les déclinaisons.

Proposé au tarif public de 29 euros, ce livre est un ouvrage d’initiation et de découverte, joliment illustré,  avec une maquette et une présentation de belle qualité, une adaptation française bien réalisée, mais un peu trop disparate dans son organisation et manquant d’informations selon les sujets.

Ce livre chez vous via Amazon

Ce livre chez vous via la FNAC


Joel Meyerowitz, une vision de la photographie : votre livre de chevet

Parmi les nombreux livres sur la photographie que je lis et commente, certains ont plus d’importance que d’autres pour développer votre pratique de la photographie. « Une vision de la photographie », l’adaptation française de l’ouvrage de Joel Meyerowitz qui accompagne sa Master Class, est devenu en quelques jours mon nouveau livre de chevet.

Voici pourquoi et ce qu’il peut vous apporter à vous aussi.

Une vision de la photographie, votre livre de chevet par Joel Meyerowitz

Ce livre chez Amazon

Ce livre à la FNAC

Une vision de la photographie, ou les principes fondateurs de la pratique photo

L’initiative Masters of Photography consiste en une plateforme de formation en anglais via laquelle vous pouvez suivre en ligne les enseignements des grands noms de la photographie.

Parmi eux, un des photographes de rue les plus connus, dont les photos ont fait l’objet de plus de 350 expositions dans les musées et galeries du monde entier, reconnu par ses pairs comme un des pionniers de la photographie en couleur, vous aurez reconnu Joel Meyerowitz (voir son site).

Afin de compléter l’offre de formation en ligne, l’équipe fondatrice de Masters Of Photography décline des ouvrages tirés des Master Class, des condensés de ce que chaque photographe présente dans sa Master Class.

Une vision de la photographie, votre livre de chevet par Joel Meyerowitz

La version originale du livre de Joel Meyerowitz accompagnant sa Master Class a été adaptée en français récemment par les éditions Eyrolles, et pour avoir eu vent du projet avant qu’il ne soit finalisé, je dois dire que j’étais emballé.

Une fois le livre sur mon bureau, il ne m’a fallu que quelques dizaines de minutes pour me l’approprier, en faire mon nouveau livre de chevet, que je traîne partout avec moi depuis.

Le titre original du livre, « How I make photographs » annonce la couleur (sans mauvais jeu de mot), c’est le léger regret que j’ai face à la version française dont le titre « Une vision de la photographie » est moins pertinent.

Plus qu’une vision, le terme cher à Michael Freeman, il s’agit bien ici de découvrir comment Joel Meyerowitz pense sa pratique photographique, comment il met en perspective les vingt principes qu’il présente dans la Master Class. Autant de notions très concrètes.

Si le contenu du livre est forcément moins complet que celui de la Master Class comptant elle cinq heures de leçons vidéo, il n’en reste pas moins que ce condensé d’informations est d’une pertinence rare.

Chaque principe fondateur de la démarche de Joel Meyerowitz fait l’objet d’un chapitre dédié, le livre comporte en outre 95 photos parmi les plus influentes extraites de l’auteur. Vous compléterez ce livre de « Rétrospection » pour découvrir l’oeuvre complète de l’auteur.

Une vision de la photographie, votre livre de chevet par Joel Meyerowitz

J’ai beaucoup apprécié la présentation de ces vingt principes : c’est simple, lisible par tout le monde, concret, et applicable immédiatement. Le livre ne coûte que 15,90 euros, autant dire rien pour ce que vous pouvez en retirer.

Joel Meyerowitz vous livre des conseils essentiels pour :

  • faire des photos au quotidien,
  • savoir comment mettre vos sujets à l’aise,
  • savoir choisir la focale qui convient à ce que vous voulez faire,
  • comment observer le monde qui vous entoure pour trouver l’inspiration nécessaire,
  • comment composer vos photos.

« Lorsque vous tenez un appareil photo, vous disposez d’un permis de voir. »

Joel Meyerowitz

Ce livre chez Amazon

Ce livre à la FNAC

Comment profiter de ce livre ?

Attention : ne pensez pas qu’il vous suffit d’acheter le livre, de le lire à la va-vite et de retenir deux ou trois petites choses pour faire de meilleures photos. Vous seriez déçu et je m’en voudrais de vous avoir laissé penser que c’était aussi simple.

Prenez ce livre comme un cadeau que vous fait Meyerowitz qui partage de si belle façon sa démarche. Prenez le comme un carnet de bord que vous allez consulter souvent, sur lequel vous allez peut-être prendre des notes. Lisez une première fois chaque chapitre, c’est rapide. Revenez sur ceux qui vous parlent le plus. Approfondissez, prenez du recul pour comprendre ce que veut vraiment dire l’auteur, ne vous contentez pas de la surface, grattez.

Etudiez votre pratique, regardez vos photos, ressortez vos archives. Grâce au livre, vous allez trouver des réponses petit à petit. Joel Meyerowitz a mis 60 ans pour en arriver là où il en est, ne pensez pas que vous ferez le même parcours en 60 jours !

Une vision de la photographie, votre livre de chevet par Joel Meyerowitz

À qui s’adresse ce livre de Joel Meyerowitz ?

« Une vision de la photographie » s’adresse au photographe débutant qui pense que le choix du matériel prime sur la démarche personnelle. Il verra pourquoi ce n’est pas le cas.

Il s’adresse aussi à l’amateur de photographie qui veut aller plus loin, passer un cap dans sa pratique.

Il s’adresse à l’expert qui veut découvrir les secrets d’un pro, comprendre ce qui peut faire la différence.

Il s’adresse au professionnel qui souhaite comparer sa démarche à celle d’un des plus grands photographes, et réfléchir à sa pratique.

Il s’adresse enfin à … vous qui pourrez profiter de la passion et de l’enthousiasme communicatif de Meyerowitz, et ça, ça n’a pas de prix !

Ce livre chez Amazon

Ce livre à la FNAC


Recevez ma Lettre Photo quotidienne avec des conseils pour faire de meilleures photos :
www.nikonpassion.com/newsletter

Copyright 2004-2026 – Editions MELODI / Nikon Passion – Tous Droits Réservés