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Rencontre avec Bertrand ‘Enzo’ Ansel – Photographe

Nous poursuivons cette semaine nos entretiens photos avec Bertrand ‘Enzo’ Ansel, un photographe professionnel qui a bien voulu se prêter au jeu de l’interview et nous présenter son parcours personnel. Bertrand prend donc la suite de Julien Gérard, reporter photographe, voici sa vision du petit monde de la photo qui fait son quotidien.

Rencontre avec Bertrand 'Enzo' Ansel - Photographe

A la rencontre de Bertrand ‘Enzo’ Ansel

NP: en quelques mots peux-tu nous dire qui tu es, ce que tu fais, dans quel monde tu évolues ?

BA: Passionné d’images depuis toujours, je me lance dans la photographie professionnelle tardivement, à 37 ans. Pourquoi si tard ? Etant aussi un grand fan d’autos, je me suis orienté plus jeune vers une carrière d’ingénieur dans l’automobile. J’avais gardé la photo comme passion, pour moi, pour ma famille et mes amis… Et ce sont des amis très proches qui m’auront mis le pied à l’étrier, en me faisant confiance pour leur reportage de mariage il y a quelques années.

Petit à petit, j’ai ressenti l’envie d’aller plus loin, au point de me déclarer photographe auto-entrepreneur il y a quelques mois, en complément de mon travail devenu plus « alimentaire ». On ne change pas d’orientation très brutalement quand on a une famille à nourrir, une maison à payer… C’est aussi un cheminement personnel, avec l’âge : l’envie de se réaliser plus pleinement, en apportant ma petite part de création à ce monde, en me donnant les moyens de faire ce que je qualifiais encore récemment de « méritant » : apporter quelque chose à ceux que je croise… par exemple en témoignant de leurs bonheurs, de leurs « grands moments » !

Rencontre avec Bertrand 'Enzo' Ansel - Photographe

NP: Parle nous un peu de ton parcours photo, comment es-tu venu à t’y intéresser, qu’est-ce qui te motive, te pousse à aller toujours plus loin ?

BA: Mon 1 er appareil photo (à 7 ans, un Kodak Instamatic !) était déjà pour moi une sorte de concrétisation… J’ai toujours eu un œil qui traîne : sur le bord d’un chemin pour immortaliser ce joli papillon, au cours des grands évènements de la vie, pour témoigner de l’émotion d’un copain qui fête son anniversaire, ou pour rendre éternel les 1ers regards de mes enfants sur le monde…

Rencontre avec Bertrand 'Enzo' Ansel - Photographe

Et puis, comme je l’ai dit, un beau jour de 2008, de grands amis m’ont investi de cette mission : faire (toutes) leurs photos de mariage, tout seul… glups, me dis-je alors. Mais ce fut une révélation : j’ai pris un plaisir immense à être leur reporter, leur témoin en images… et puis ce furent un, deux, quelques autres amis qui ont fait appel à moi et qui ont apprécié mon travail. Tout cela m’a décidé à me professionnaliser, en quelque sorte à me réaliser. Aujourd’hui, je viens de faire le reportage d’un « salon » du livre original, puisqu’il propose aux lecteurs de rencontrer leurs auteurs préférés à la terrasse de cafés, à Vendôme. Encore une fois, derrière la réalisation de photos, il y a la rencontre, les émotions… Voilà ce qui me motive et me pousse à aller toujours plus loin.

Rencontre avec Bertrand 'Enzo' Ansel - Photographe

NP: Quelles sont tes références en photographie, tes photographes préférés ?

BA: Si j’ai pu être marqué par de grands « saisisseurs de lumière » comme Philip Plisson, ma préférence va nettement aux photographes de reportage, et parmi eux aux humanistes, comme Willy Ronis, Robert Doisneau ou Ara Güler. Sans pouvoir nommer chaque photographe, les galeries de la WPJA et le blog photo « Lens » du New York Times sont aussi des rendez-vous incontournables pour moi.

Rencontre avec Bertrand 'Enzo' Ansel - Photographe

NP: Tu réponds aux commandes de tes clients, arrives-tu à développer en parallèle une démarche personnelle, à la publier ?

BA: J’ai commencé par une démarche personnelle, entretenue depuis plus de 3 ans sur mon photoblog. Il est certain qu’aujourd’hui, entre ma vie de famille, mon métier alimentaire et mes nouvelles commandes, il me reste moins de temps pour « flâner »… mais il y a toujours autour de nous une occasion, une image, à saisir. L’œil est né comme ça, et il reste ouvert, attentif et curieux en permanence.

Rencontre avec Bertrand 'Enzo' Ansel - Photographe

NP: Parle nous un peu de tes projets professionnels, comment vois-tu l’avenir en tant que photographe professionnel ?

BA: Depuis quelques années, avec l’intention de me lancer, je lis beaucoup, j’écoute beaucoup et participe à des rencontres, débats (comme par exemple ceux organisés lors du Salon de la Photo à Paris)… et je vois bien que le métier change beaucoup, dans un contexte plutôt difficile et, bien que l’on parle d’art, concurrentiel. Aujourd’hui, je me lance dans la profession avec, d’une certaine manière, la facilité de le faire exclusivement pour le plaisir. Je reste prudent et ne peut que difficilement parier sur l’avenir, mais je crois qu’il y a une place pour chacun. Et je ne souhaite que développer mes projets de portraits, de reportage humaniste, proche de ceux que je croise, petit à petit… Avec bien sûr l’espoir secret d’un jour, trouver l’équilibre (financier) suffisant pour devenir photographe à plein temps !

Merci à Bertrand pour ce témoignage qui illustre comment, avec un peu de volonté et (beaucoup de) courage, il est possible de valoriser sa passion pour la photo.

Vous pouvez poser des questions à Betrand en laissant un commentaire ou lui rendre visite, voici de quoi en savoir plus :

Photos (C) Bertrand ‘Enzo’ Ansel


Graziella Antonini lauréate du 5ème Prix photographique Photo d’Hôtel, Photo d’auteur

Le jury du Prix photographique « Photo d’hôtel, photo d’auteur » est heureux d’annoncer le lauréat 2011 : Graziella Antonini l’emporte avec « L’absence ».

Graziella Antonini lauréate du Prix photographique Photo d’Hôtel, Photo d’auteur

L’absence – (C) 2011 Graziella Antonini

Dans son « Voyage autour de ma chambre », Xavier de Maistre dit :« Le plaisir qu’on trouve à voyager dans sa chambre est à l’abri de la jalousie inquiète des hommes ; il est indépendant de la fortune.— aucun obstacle ne pourra nous arrêter ; et, nous livrant gaîment à notre imagination, nous la suivrons partout où il lui plaira de nous conduire. »

Dans son travail Graziella Antonini essaie de mettre en relief le sentiment d’un ailleurs, où le vrai ne se différencie plus du faux et où les apparences trompeuses éveillent notre désir d’imaginaire. Le temps semble avoir pris corps dans des paysages figés et enchantés dont se dégage une atmosphère à la fois irréelle et mélancolique … Pour elle, la photographie c’est « être de corps quelque part et ailleurs par la pensée ». Ce questionnement autour de la notion d’image mentale est récurent dans son travail. Un regard sur le quotidien qui devient un ailleurs.

Découvrez les photos de Graziella Antonini sur le site www.graziellaantonini.com


Robert Landsberg meurt en protégeant ses photos d’une éruption volcanique

Certaines histoires sont bien tristes à citer tout en méritant néanmoins le respect. Celle de Robert Landsberg en fait partie.

Le photographe est en effet décédé des suites de l’éruption du Mont St Hélène en 1980, et son dernier réflexe fût de protéger son matériel de prise de vue et les photos déjà faites alors qu’il comprend qu’il ne va pas pouvoir survivre à l’éruption.

Robert Landsberg meurt en protégeant ses photos d'une éruption volcanique

Robert Landsberg et l’éruption du Mont Saint-Hélène

Au moment où l’éruption du Mont St Hélène se produit, le 18 Mai 1980, le photographe Robert Landsberg est en train de faire des photos pour documenter la vie du volcan et son évolution dans le temps.

Il est à quelques kilomètres du volcan mais l’éruption, soudaine et violente, touche très rapidement toute la région. Le photographe comprend alors qu’il est condamné, il n’a aucune possibilité matérielle de s’éloigner au plus vite.

Face à cette situation on ne peut plus exceptionnelle, le réflexe de Robert Landsberg l’est tout autant.

Mount St. Helens erupting blue

Photo U.S. government / Public domain

Le photographe continue en effet à photographier aussi longtemps qu’il le peut afin de garder trace de l’éruption. Sachant que ces photos, si elles peuvent être sauvées de la catastrophe, auront une valeur inestimable pour les scientifiques et volcanologues, il termine sa pellicule, la rembobine et la range dans sa boîte. Il place ensuite l’appareil et le film dans son sac à dos, met ce dernier sur son ventre et se couche dessus pour tenter de le protéger au mieux.

Le corps du photographe est retrouvé dix-sept jours plus tard. Noyé dans la cendre qui a envahi le paysage, le corps a néanmoins, et c’est exceptionnel, protégé le contenu du sac à dos. Le film est récupéré et développé. Les images apparaissent, révélant des détails de l’éruption qui s’avèrent très utiles aux géologues pour comprendre l’éruption.

National geographic janvier 1981 éruption mont st-hélène robert landsberg

Les photos de Robert Landsberg ont été publiées dans l’édition de janvier 1981 du National Geographic. Pour lire d’autres chroniques photo, suivez ce lien.

Source : Petapixel


Rencontre avec Julien Gérard, Reporter photographe

Julien Gérard est Reporter Photographe. Nous l’avions déjà rencontré il y a un an environ pour qu’il nous parle de ses projets, depuis il nous a proposé des conférences au Salon de la photo de Paris comme lors de nos Rencontres Photo Nikon Passion. Il rentre d’un long voyage de deux mois en Indonésie, nous avons souhaité faire le point sur son parcours, celui d’un amateur de longue date aujourd’hui devenu photographe professionnel.

Rencontre avec Julien Gérard, Reporter photographe

Rencontre avec … Julien Gérard

NP:  Julien, en quelques mots peux-tu nous dire qui tu es, ce que tu fais, dans quel monde tu évolues ?

JG: Je suis photographe indépendant basé à Strasbourg, j’effectue des reportages en France et à l’étranger. Mes clients principaux sont des collectivités ou des agences de publicité. Après des années de pratique de la photo en amateur, je suis passé du côté pro il y a 4 ans. Autodidacte exigeant, je me lance sans cesse de nouveaux défis, ce qui me permet de faire vivre ma passion intensément.

Dans mon parcours, la photo est étroitement liée aux voyages car un de mes clients m’envoie régulièrement en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient. Lors de ces déplacements, une fois terminées les prises de vues commandées, j’en profite pour faire des reportages très différents, comme une rencontre avec les habitants de la décharge de Mbeubeuss au Sénégal ou les porteurs de soufre du Kawah Ijen en Indonésie.

NP: Parle nous un peu de ton parcours photo, comment es-tu venu à t’y intéresser, qu’est-ce qui te motive, te pousse à aller toujours plus loin ?

JG: J’ai toujours été attiré par l’image et par l’aspect technologie. Dès l’âge de 12 ans, j’étais accroc. Initié par mon oncle au développement et aux techniques de prises de vues, j’ai appris le reste par moi même dans les livres, sur le net, par les essais, l’expérience et il faut le dire, par Nikon Passion et son forum qui a réponse à tout ! Professionnellement, j’ai eu une première vie d’ambulancier, au SAMU et en entreprises privées. J’avais déjà quelques commandes rémunérées en photo et qui ont commencé à prendre de plus en plus d’importance. Il m’a fallu choisir. J’ai suivi mon instinct et choisi de me consacrer entièrement à la photo. Même si le statut d’indépendant est parfois incertain, je n’ai jamais regretté ce choix. C’est un luxe de pouvoir travailler sans jamais se lasser.

Je partage énormément mon travail via mon site web et le blog qui y est rattaché. On me trouve aussi sur Facebook et Twitter. C’est véritablement un travail que je conçois dans le partage et l’échange, à toutes les étapes, de la prise de vue à la diffusion. C’est aussi pour cela que je développe une activité de conférencier. Vous me retrouverez d’ailleurs début octobre au Salon de la Photo à Paris pour 2 interventions sur le stand de Nikon Passion et l’Agora du Net.

Pour la suite logique et surtout idéale de mon parcours, je souhaite travailler sur des projets d’édition et de publications.

Rencontre avec Julien Gérard, Reporter photographe à Mbeubeuss

Photo (C) Julien Gérard

NP: Quelles sont tes références en photographie, tes photographes préférés ?

JG: Les photos de Vincent Munier me fascinent. Il a su créer et entretenir un univers créatif qui lui est propre. La poésie de la brume, la force de la faune sauvage, la noirceur des ciels orageux sont autant de signes particuliers que j’aime reconnaître au détour de ses travaux. Nous ne traitons pas les mêmes sujets mais son travail m’inspire beaucoup.

J’admire Joey Lawrence ; ce très jeune photographe voyage beaucoup et surtout, il a magnifiquement photographié la tribu des Mentawai en Indonésie. Ses travaux les plus « exposés » au grand public, mais de loin pas mes préférés, sont les affiches des films Twilight.

Enfin, je citerai Steeve McCurry pour ses portraits dont celui bien connu de la jeune afghane, et Leila Gandhi, pour ses photos de voyages dont je me sens proche.

NP: Ton séjour récent de deux mois en Indonésie a été un moment particulier cette année, peux-tu nous en parler ?

JG: Mes déplacements, d’une à deux semaines en général, me laissent souvent sur ma faim. J’avais réellement l’envie et le besoin de prendre le temps de découvrir un pays et ses habitants. N’ayant jamais eu jusqu’alors l’occasion de partir en Asie, j’ai ciblé l’Indonésie pour son étendue, sa richesse culturelle et naturelle. Entre population accueillante, volcans, jungles luxuriantes, îles désertes bordées d’eau turquoise et fonds marins regorgeant de couleurs, je n’ai pas été déçu. Des dizaines de galères, des centaines de rencontres et des milliers de photos auront jalonné mon parcours.

Mon meilleur souvenir ? L’ascension du Kawah Ijen avec les porteurs de soufre. Des paysages à couper le souffle, des rencontres chaleureuses, il ne m’en fallait pas plus pour tomber amoureux de cet endroit. Non seulement, ce volcan abrite le plus grand lac acide du monde mais il compte un gisement de soufre où travaillent chaque jour des dizaines de porteurs. Ces hommes portent des charges de 80 kg en moyenne sur leurs épaules et ce, dans la bonne humeur. Entre les portraits des porteurs, le turquoise du lac, le jaune du soufre, et les fumées des émanations, le lieu est très marquant.

J’ai terminé mon périple indonésien en séjournant plusieurs jours sur les paradisiaques îles Togian. J’ai eu la chance de pouvoir aller à la rencontre des bajaus, ces nomades qui vivent dans des maisons sur pilotis, en pleine mer. Encore une fois, les rencontres ont été fortes en émotion. Les enfants m’ont particulièrement touché. Heureux de voir des étrangers, de pouvoir scander des « hello » à tue-tête, ils n’ont pas hésité à se jeter à l’eau en criant « photo, photo ! » pour attirer mon attention. Au delà des nombreuses séances photo improvisées m’ayant permis de faire un reportage bien fourni, je me suis vraiment attaché à la population et à la vie sur les Togian.

Rencontre avec Julien Gérard, Reporter photographe volcan Kawah Ijen

Photo (C) Julien Gérard

NP: En tant que photographe, tu as également envie de publier un livre de photos, non ?

Ce serait pour moi la consécration, l’aboutissement logique de mes voyages et de mon travail. Cela fait 4 ans que je me déplace fréquemment à l’étranger et je pense que mon regard photographique s’est enrichi de ces différentes expériences. Certains pays comme le Bénin ou le Sénégal me touchent particulièrement. Je pense d’ailleurs approfondir mon travail sur un village extraordinaire au Bénin qui n’a pas encore été traité en édition. Or pour moi, l’intérêt du partage sur ce sujet est clairement évident. Espérons qu’un éditeur partagera mon avis !

En parallèle, je réfléchis également à la création d’ebooks sur des thèmes davantage liés à la pratique de la photo.

NP: Parle nous un peu de tes projets professionnels, comment vois-tu l’avenir en tant que photographe professionnel ?

JG: Hormis mes aspirations en terme d’édition, je compte continuer à voyager comme aujourd’hui et développer le partage par le biais des conférences. J’ai toujours des projets plein la tête mais je dois faire le tri et prioriser tout ça ! Le monde de la photo m’inspire énormément. Le métier est un peu malmené par la vulgarisation du numérique. Pour se démarquer, avoir un œil, c’est bien, maîtriser la technique, c’est important, mais il faut aussi savoir se vendre et cela n’est pas toujours évident. Surtout quand on vit à Strasbourg comme moi (même si je me déplace beaucoup). C’est sans doute un avantage car il y a moins de concurrence qu’à Paris mais cela freine – peut-être – l’accès à des opportunités de plus grande envergure…

Rencontre avec Julien Gérard, Reporter photographe

NP: Une dernière question : comment arrives-tu à tout gérer alors que tu es en déplacement à l’étranger la plupart du temps ?

JG: Effectivement, c’est parfois un peu compliqué. Je fais en sorte d’avoir un accès internet à l’étranger pour travailler le soir après mes prises de vues. J’avoue, j’ai aussi une aide précieuse à Strasbourg qui m’aide à gérer agenda et appels d’offres. Par ailleurs, je rentre quelques jours entre chaque déplacement et là je ne chôme pas. En général, je profite de mes passages sur Strasbourg pour effectuer les prises de vues commandées par mes clients alsaciens. J’ai fait le choix de ne plus faire les photos de mariage car non seulement je n’en avais plus le temps mais cela ne me correspond pas, ou plus. Pour pouvoir avancer sur mes envies d’édition, je me suis bloqué plusieurs jours à Paris après le Salon de la Photo pour aller rencontrer des éditeurs.

Il m’arrive, en prenant en photo les maisons à colombages de la Petite France à Strasbourg, de me rappeler que la veille j’étais au Bénin à une cérémonie traditionnelle vaudou ou encore à Petra en Jordanie… Et là, l’ancien ambulancier que j’étais, ne se croit pas lui-même !

Merci à Julien Gérard de s’être prêté à l’exercice. Si vous souhaitez échanger avec Julien, profitez de ses ateliers lors du prochain salon de la photo, il sera présent tous les jours sur le stand avec nous. Et pour en savoir plus sur son travail, voici tous les liens utiles :

Julien Gérard, photographe :  www.juliengerard.com
La page Facebook de Julien Gérard : https://www.facebook.com/JulienGERARDphotographe

 


L'APPPF lance la 4e édition du concours les Photographies de l’année

L’Agence pour la Promotion de la Photographie Professionnelle en France (l’APPPF ou A3PF), lance la 4e édition du concours les Photographies de l’année.

L'APPPF lance la 4e édition du concours les Photographies de l’année

La dynamique équipe de l’APPPF (que vous pouvez rencontrer sur le Salon de la photo) s’est remise au travail pour vous proposer la 4ème édition de son désormais fameux concours annuel. Réservé aux photographes professionnels  domiciliés en Europe et dans les Dom Tom, ce concours est une belle occasion de mettre votre travail en valeur et de gagner en visibilité.

De nombreux lauréats

17 trophées seront remis au mois de mars 2012, lors d’une cérémonie qui réunira les 45 finalistes (trois par thème) des quinze catégories récompensées, auxquelles s’ajouteront la photographie de l’année et un trophée d’honneur ! Les Photographies de l’année 2012 seront aussi réunies dans un livre comme les années passées. Aux 45 photos primées s’ajoute un portfolio de quelques pages sur le ou la photographe honoré lors de cette soirée.

Des nouveautés pour cette 4ème édition

Cette année, l’A3PF fait quelques ajustements parmi lesquels :

  • fusion de la catégorie jeune talent avec la catégorie étudiante,
  • participation possible à autant de catégories que vous le souhaitez (1 à 3 photographies par catégorie),
  • tous les participants au concours recevront un livre des Photographies de l’année 2012,
  • une fois le palmarès connu, les photographies primées seront réunies dans une exposition itinérante. cette exposition sillonnera la France, dans un premier temps chez les partenaires, et ensuite dans les plus grands festivals de photos français.

Une exposition itinérante

L’exposition des Photographies de l’année 2011 sera du 10 au 18 septembre prochains aux Rencontres de la photographie de Chabeuil, au Salon de la Photo à Paris du 6 au 10 octobre, au Scoop, festival européen de journalisme à Lille, du 2 au 10 décembre 2011.

Des récompenses de qualité

Le lauréat de la Photographie de l’année recevra 10 000 € de matériel Nikon. D’autres partenaires offriront des prix en matériel ou prestations.

Les lauréats du concours les Photographies de l’année sont élus par un jury composé de photographes professionnels expérimentés, directeurs de festivals et journalistes spécialisés. Uniquement des professionnels reconnus. La photographie de l’année dans chaque catégorie porte sur l’activité des photographes professionnels dans le cadre de l’année civile. Les photographies devront obligatoirement être prises entre le 1er janvier et le 31 décembre 2011.

Les photographies doivent être envoyées au plus tard le 15 janvier 2012.

Pour en savoir plus et participer

Pour tout renseignement et le téléchargement du règlement complet du  concours : http://www.photographiesdelannee.com


Rencontre avec Jérôme Geoffroy, photographe et auteur de guides photo

Jérôme Geoffroy est photographe et auteur de guides pratiques sur la photo. Souvent cité dans nos colonnes pour ses guides pratiques sur le matériel Nikon, nous avons eu envie d’en savoir plus sur son parcours. Entretien avec un photographe multicartes !

Jérôme Geoffroy, photographe et auteur de guides photo

Rencontre avec … Jérôme Geoffroy

Jérôme Geoffroy est l’auteur de plusieurs guides pratiques sur le matériel Nikon : Obtenez le meilleur du Nikon D7000 ou l’Art de photographier avec un bridge numérique. Il a initié cette collection chez Dunod avec des ouvrages sur les Nikon D300 et D90. Mais l’homme a d’autres cordes à son arc. Photographe, formateur, vendeur de matériel photo et surtout passionné, voici quelques mots sur son parcours et ses projets à venir.

NP: Jérôme, en quelques mots peux-tu nous dire qui tu es, ce que tu fais, dans quel monde tu évolues ?

JG: Vous me connaissez en tant qu’auteur de livres techniques chez Dunod, mais mon métier actuel est adjoint responsable dans un magasin photo. J’exerce dans la vente « Photo » depuis 1993. Mon poste est assez varié , j’y exerce plusieurs activités outre la vente : formation, réalisation de tirages grand format entre autres. Mais cette année est une année charnière pour moi car je deviens indépendant et je quitte ce poste pour me consacrer à plusieurs activités. Le grand jour ? Le 30 septembre pour la saint Jérôme !

NP: Parle nous un peu de ton parcours photo, comment es-tu venu à t’y intéresser, qu’est-ce qui te motive, te pousse à aller toujours plus loin ?

JG: Je ne rêvais pas de devenir photographe, mais plutôt peintre, plus exactement dessinateur. J’ai eu pendant des années comme compagnon un carnet à dessin et mon crayon Hb. Ado mes modèles de l’époque comme dessinateur étaient André Barbe , Moebius, Gotlib, Hugo Pratt, etc.
Quand on me demandait ce que je voulais faire plus tard j’avais toujours des idées : dessinateur, fleuriste, apiculteur, mais jamais photographe !
Je suis venu à la photographie car je suis un curieux « obsessionnel » et c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour assouvir cette curiosité ! Si je suis intéressé par les fleurs, je photographie les fleurs. Si je suis intéressé par les voitures … etc.

Je suis sorti du système scolaire assez tôt car les études classiques m’ennuyaient. Après mon service militaire, j’ai suivi une formation pour adulte dans la vente et j’ai commencé ainsi de vivre de la « photo ». Pour la pratique de la photographie mon métier de vendeur m’a aidé car j’ai pu tester des centaines d’appareils photo et d’optiques en suivant l’évolution des technologies ; ça m’a permis aussi d’être proche des consommateurs en cernant bien leurs besoins, j’ai ainsi créé mon premier livre en pensant à mes clients.

Je me suis donc intéressé à la photo très tôt, cet univers ne m’était pas inconnu. A la maison mon père lisait des magazines comme « Photo » ou « Zoom » que je feuilletais aussi. Mon père a été pendant un certain temps photographe pro et ses appareils photo faisaient parti du décor. J’ai donc appris la photo sur le tas en lisant magazines et livres (René Bouillot a été en quelque sorte mon prof ! ). Mais ce qui m’a permis d’apprendre c’est surtout l’expérimentation : chaque week-end (je me souviens quand j’étais jeune vendeur), je prenais un sac avec plusieurs appareils et objectifs du magasin et je les essayais, cela a été vraiment formateur.

En parallèle, je faisais des articles pour Avosmac et j’avais commencé à vendre des photos grâce à une agence, mais quand j’ai commencé à écrire, j’ai du faire un choix, le temps n’est pas extensible.

Mon défaut principal est de me disperser… là, par exemple, je replonge dans ma collection de plaques de verre photographiques pour ensuite les reproduire en impression sur mon Epson 4900. Je suis tout simplement un passionné de photographie, j’ai une collection d’appareils photo et même de pellicules… et bien sûr je photographie ! Mes sujets de prédilection sont la nature et tout particulièrement la macrophotographie, c’est un univers réellement fascinant et un simple bout de jardin suffit pour partir à l’aventure ! Mais j’adore aussi faire des portraits, un univers vraiment différent de la macrophoto !

NP: Quelles sont tes références en photographie, tes photographes préférés ?

JG: Ma photographe préférée est sans aucun doute Gisèle Freund avec son livre « Photograhs » édition Schirmer Art Book, sa façon de composer, d’être proche de ses modèles fait d’elle une des meilleures portraitistes – j’adore par exemple son portrait de Léonard Woolf, c’est une photo en noir et blanc avec une composition somptueuse – et grâce à elle j’ai pu aussi découvrir d’autres horizons en m’intéressant aux personnalités qu’elle avait photographiées: James Joyce, Virginia Woolf, François Mitterrand, Pierre Bonnard (qui est devenu mon peintre préféré ). Son livre « Photographie et société » est toujours d’une grande modernité.

Couverture de Photographs de Gisèle Freund

NP: Ta série « commerçants nantais » est atypique par rapport à tes photos de nature, tu peux nous en parler ?

JG: Elle est atypique en effet mais pas tant que ça ! Mes premiers projets photographiques ont toujours été tournés vers le portrait, j’avais il y a une dizaine d’années commencé à faire une série sur les écrivains nantais, puis mon activité principale m’a tellement pris de temps que je n’ai pas continué.

Pour revenir à mes portraits de commerçants, j’ai eu l’idée à Toulouse. J’avais l’impression, en regardant le centre-ville, de trouver exactement les mêmes enseignes qu’à Nantes. Je me suis demandé si les commerçants indépendants survivraient à ces marques bulldozer qui envahissent les centres-villes. Je me suis souvenu de ma grand mère qui travaillait dans une droguerie … Commerce qui a disparu … à qui le tour ? Internet et les grandes enseignes font disparaitre petit à petit les boutiques indépendantes, aseptisant progressivement nos centres-villes.

Commerçants nantais par Jérôme Geoffroy

J’ai franchi le pas en photographiant une quinzaine de commerçants avec leur produit fétiche à coté d’eux sous forme de diptyque et j’ai proposé cette série à « Presse Océan  » qui à diffusé cette série chaque vendredi de septembre à décembre 2010. D’ailleurs, je recommence une nouvelle série de portraits en partenariat avec Presse Océan.

NP: Tu es également auteur de guides pratiques sur la photo. On ne devient auteur par hasard, comment en es-tu arrivé là ?

JG: S’il y a bien un rêve que j’ai réalisé c’est d’être publié par une maison d’édition. J’ai toujours créé des projets de livres chez moi, je me souviens avoir envoyé des tas de manuscrits à plusieurs éditeurs sans résultat. Internet a changé la donne. Cela va faire au moins dix ans que je suis présent sur Internet, j’ai commencé par des sites perso pour montrer mes photos, ensuite j’ai réalisé un blog mêlant photographie et tests d’appareils. C’est grâce à ce blog et surtout à Jean Christophe Courte qui m’a permis d’être en relation avec Dunod que j’ai publié mon premier livre.

Couverture du livre Obtenez le meilleur du nikon D300S de Jérôme Geoffroy

J’ai commencé avec « Obtenez le meilleur du NikonD300 », véritable aventure car j’ai été le premier de cette collection , mon éditeur Jean-Baptiste Guges me donna carte blanche pour le réaliser. Le succès fut au rendez vous et j’ai continué avec « Obtenez le meilleur du Nikon D90 » puis « Obtenez le meilleur du Nikon D300s« . Le quatrième « L’art de photographier un bridge numérique » est un projet que j’ai soumis à mon éditeur contrairement aux autres qui étaient des commandes. Je m’étais aperçu de l’intérêt pour le grand public de ces boîtiers et il n’y avait aucun livre sur le sujet. J’ai eu raison car le livre se vend très bien !

Mon cinquième livre est « Obtenez le meilleur du Nikon D7000« , le sixième sortira en 2012 avec le même format que « L’art de photographier avec un bridge numérique », il s’agit d’un livre sur la macrophotographie, et le septième sortira peu de temps après.

NP: En tant que photographe, tu as également envie de publier un livre de photos, non ?

JG: Oui bien sûr , j’aimerais réaliser deux types de projet, faire un livre avec mes portraits de commerçants et faire un livre sur les jardins ou un jardin en particulier.

NP: Parle nous un peu de tes projets professionnels, ce tournant qui se dessine fin Septembre.

JG: En tant que photographe mon premier projet est de mettre en place mon activité de portraitiste. L’idée c’est de réaliser des portraits à domicile, en entreprise ou dans un autre lieu mais exclusivement en noir et blanc. Je réalise tout, de la prise de vue à l’impression.

NP: Parmi tes projets, il y a ce site Galerie Photo, de quoi s’agit-il ?

JG: Ca c’est un grand projet ! Comme je suis passionné de photographie (vous l’aurez compris !) j’ai créé une galerie d’art photo permettant de vendre mes photographies mais aussi celles d’autres photographes. Je fonctionne au coup de cœur , j’ai donc appelé plusieurs photographes que j’admirais et tous m’ont suivi dans ce projet fou ! Parallèlement à la galerie je propose aussi mon savoir faire en réalisant des tirages sur mesure, pour des expos notamment , j’en prépare une pour un autre photographe actuellement.

NP: Une dernière question : comment  arrives-tu à tout gérer en même temps ??

JG: Et bien justement en quittant mon poste actuel et en me lançant dans des tas d’aventures différentes et toutes passionnantes !! D’ailleurs je fais aussi de la formation photo ! Je ne m’ennuie jamais !

Merci à Jérôme Geoffroy de s’être prêté à l’exercice. Vous pouvez retrouver Jérôme sur son site personnel www.jeromegeoffroy.com sur lequel il présente ses différentes activités.

Interview réalisée en Août 2011 pour Nikon Passion.


Des exemples de sites Tumblr de photographes

Le service de partage et micro-blogging Tumblr permet de créer un site de photographe rapidement et sans coût. Voici plusieurs exemples créés par des photographes professionnels, des Tumblr de qualité chacun sur un thème différent.

Des exemples de sites de photographes créés avec Tumblr

Des exemples de sites Tumblr de photographes

J’ai présenté ce que permet Tumblr quand on est photographe dans un récent dossier. Il y était question de blogs de lecteurs, tous aussi intéressants les uns que les autres.

Voici d’autres exemples, il s’agit là de photographes professionnels qui ont fait le choix de Tumblr pour poster facilement leurs images et les partager. Pas tout à fait des sites officiels, pas tout à fait des galeries en ligne, mais des espaces conviviaux sur lesquels il est possible de commenter.

Michael Donovan Rulezzzz!!!!!

photoblog Tumblr Michael Donovan

Michael Donovan utilise Tumblr en complément de son site officiel. Il y poste des photos qui ne sont pas nécessairement sur le site, afin d’alimenter les échanges avec ses fans, clients, modèles.

Amo Passicos aka Melle Amo

Amo Passicos aka Melle Amo

Mlle Amo a laissé le lien vers son Tumblr dans les commentaires, c’est une belle découverte que je vous invite à parcourir. Réflexions personnelles sur la photographie, hésitations, le quotidien d’une photographe qui pourrait être … vous …

the impossible cool

Impossible Cool Tumblr Photoblog

Sur impossible cool vous trouverez des stars, encore des stars et beaucoup de stars. Du noir et blanc, plutôt bien fait, quelques images couleurs, et une grande sobriété dans la présentation.

Vous alimentez vous-aussi un site de photographe avec Tumblr ? Laissez un commentaire avec votre lien ou les liens des Tumblr qui vous ont marqué et parlons-en !


Les Zooms 2011, votez pour votre photographe préféré

Le Salon de la Photo de Paris 2011 propose la deuxième édition des Zooms, qui vise à attribuer à un photographe professionnel émergent un prix décerné tant par la presse photo que par le public.

Affiche du Prix photo Les Zooms 2011 Salon de la Photo

Le Zoom de la profession

Pour ce qui est de la presse photo, ce sont douze rédacteurs en chef ou directeurs de rédaction de la presse photo qui vont désigner chacun leur lauréat. Ils se réuniront le 13 septembre prochain en un jury présidé par l’académicien Lucien CLERGUE pour désigner le lauréat de la Presse Photo :

  • Dimitri BECK – POLKA MAGAZINE
  • Sophie BERNARD – IMAGES MAGAZINE
  • Guy BOYER – CONNAISSANCE DES ARTS
  • Stéphane BRASCA – DE L’AIR
  • Guy-Michel COGNE – NAT’IMAGE
  • Didier de FAYS – PHOTOGRAPHIE.COM
  • Agnès GREGOIRE – PHOTO
  • Sylvie HUGUES – REPONSES PHOTO
  • Ronan LOAEC – CHASSEUR D’IMAGES
  • Nicolas MERIAU – IMAGE ET NATURE
  • Vincent TRUJILLO – LE MONDE DE LA PHOTO
  • Bruno WARASCHITZ – DECLIC PHOTO

Le ZOOM du public

Vous êtes invités à voter pour votre photographe préféré dans la liste des 12 photographes nominés. La clôture des votes aura lieu le 13 septembre pour laisser le temps de procéder, avec les 2 photographes, au tirage des photos qui constitueront l’exposition des ZOOMS 2011 au Salon de la Photo.

Exposition

Les lauréats seront exposés dans le cadre du Salon de la Photo 2011, un salon pour lequel nous vous offrons des invitations gratuites et sur lequel nous serons heureux de vous rencontrer à nouveau cette année.

Découvrez les photographes nominés pour les Zooms 2011


Eric Kim, 10 mns de la vie d’un Street Photographer et de son Leica M9

Eric Kim est un Street Photographer, ou photographe de rue qui officie aux Etats-Unis et à Los Angeles en particulier. J’apprécie son travail car Eric s’inscrit dans la lignée des photographes de rue de renom (comme Cartier-Bresson ou Doisneau en France) tout en proposant une approche moderne de ce style photographique, comme le fait également Yanidel.

Eric Kim, 10 mns de la vie d'un Street Photographer

Découvrir Eric Kim en action, 10 mns dans la vie d’un Street Photographer

Eric Kim vous propose de le suivre pendant 10 mns de sa vie de photographe, sur Santa Monica Avenue, en regardant à travers le viseur de son Leica M9 et du 35mm f/1.4 Summilux, mais rappelons que la visée du Leica est télémétrique.

Une initiative intéressante qui permet de découvrir comment travaille le photographe, et comment il sait établir une relation brève mais efficace avec ses sujets qui acceptent facilement d’être photographiés.

L’auteur précise que pour tourner cette vidéo, il a utilisé un smartphone appuyé contre le viseur de son appareil photo tout en se dépalçant et en déclenchant au feeling.

Les photos prises pendant cette séance n’apparaissent pas dans la vidéo car la plupart étaient floues en raison du viseur occulté et de l’impossibilité d’assurer la mise au point avec un Leica dans ces conditions.

La vidéo reste cependant intéressante pour voir la démarche du photographe de rue, comment il aborde ses sujets, comment il se comporte pour faire ses photos.

Pour en savoir plus sur la photo de rue, ou Street Photography :

Envie de vous mettre à la photo de rue ?

Source: le blog du photographe


Rencontre avec Eva Davier, American States of Mind et la Route 66

Eva Davier, les Etats-Unis et la Route 66, c’est une histoire très personnelle qui se traduit par une belle série photo. Littéralement tombé sous le charme de ce road-movie photographique, il ne m’en fallait pas plus pour faire plus ample connaissance avec son auteur.

Eva Davier a accepté de répondre à mes questions dans le cadre de la série « Rencontre avec …« , et c’est avec grand plaisir que je publie la magnifique animation composée pour présenter ses photos. Un reportage de trois semaines au cœur des Etats-Unis, sur la Route 66, et 6 mn de pur plaisir.

Rencontre avec Eva Davier, American States of Mind et la Route 66

Rencontre avec Eva Davier

NP: Eva, pourquoi ce reportage sur la Route 66 et cet attrait pour les Etats-Unis ?

ED: Depuis mon premier voyage coast-to-coast (New York / Los Angeles) à 15 ans, je nourris une véritable obsession pour les Etats-Unis.

Dès que l’occasion se présente d’y retourner, je fais mes valises en un clin d’œil : voyages en famille, seule, en tant que jeune fille au pair et plus récemment, en tant que photographe.

Alors quand un collègue et ami (Nicolas Brunet) m’a proposé de l’accompagner le long de la Route 66, j’ai immédiatement saisi l’opportunité. Nous avons passé trois semaines entre Chicago et Santa Monica, trois semaines de road trip ponctué de stations services désertées et de Jack-in-the-Box (chaîne de restauration rapide).

NP: Comment avez-vous préparé ce voyage, ce reportage photo ?

ED: Je n’avais rien prévu de spécial en matière de photo, je voulais juste essayer de retranscrire cette mélancolie qui suinte de tous ces bâtiments abandonnés, délabrés, de ces routes vides, de ces motels à usage unique.

J’ai pris énormément de photos, près de 2.000 si mes souvenirs sont bons, mais pas de manière continue. Certaines portions de la Route 66 m’ont inspirée plus que d’autres, tout d’abord. Mais j’éprouve aussi parfois le besoin de poser mon boîtier pour profiter de l’instant, des bruits, des odeurs, des gens autour de moi, tout ce qui peut parfois littéralement disparaître lorsque je suis concentrée sur le choix de l’angle de prise de vue, sur mes réglages, sur mon sujet !

C’est d’ailleurs pour retrouver une certaine spontanéité dans mes reportages photos que j’aimerais troquer mes zooms contre plusieurs focales fixes.

NP: Justement, quel type de matériel photo avez-vous utilisé pendant ce voyage ?

ED: J’utilise depuis quelques années maintenant un Nikon D700, ainsi qu’un 70-200 mm à 2,8 constant, et un 24-70 mm, également à 2,8. Deux zooms, tous deux hérités de mes débuts comme photographe de concert. J’ai acheté depuis une focale fixe, qui m’offre des possibilités de profondeur de champ vraiment excitantes : un 50 mm à 1,4. Le tout Nikkor.

A l’avenir, j’aimerais également acquérir un 35 mm, à 1,4, pour me rapprocher d’une utilisation plus ‘instinctive’ de mon boitier. Ces zooms se révèlent extrêmement pratiques quand les contraintes matérielles de prise de vue sont grandes, comme lors des concerts sur lesquels j’ai débuté, mais ils ont aussi tendance à nous distraire d’un travail sur le cadrage, sans parler du poids et de l’encombrement lorsque l’on voyage.

Une focale fixe oblige à mieux se positionner vis-à-vis de son sujet, à prendre parti, en quelque sorte. Et donc à faire des choix. C’est une démarche vers la maturité qui n’est pas évidente, qui demande quelques sacrifices, mais je crois que l’idée que toutes les photos que nous avons en tête ne sont possibles me plait assez… J’ai lu quelque part que les meilleures photos sont celles qu’on ne fait pas…

Vous pouvez retrouver les photos d’Eva Davier sur sa page Facebook.


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