Vous souhaitez devenir photographe professionnel indépendant et, en tant que professionnel, établir des devis, des factures, gérer vos droits d’auteur et autres formalités. Mais vous ne savez pas comment vous y prendre ni où trouver des informations fiables ?
Eric Delamarre, photographe et expert français du sujet, a regroupé dans la 7ème édition de son guide pratique tout ce qu’il vous faut savoir. Ce livre, actualisé en 2023, est la référence de tous les photographes pros.
Eric Delamarre est un photographe français qui a affronté, comme tous, les problèmes administratifs bien connus que sont l’établissement d’un devis, de factures, la recherche de barèmes, la gestion des tâches administratives, le choix d’un statut professionnel …
A force de faire des recherches sur le sujet, il a fini par acquérir une compétence reconnue qu’il partage lors de sessions de conseils comme dans son guide désormais bien connu « Profession photographe indépendant ».
Ce livre est régulièrement mis à jour pour tenir compte des modifications de la législation comme de l’évolution de la profession. La sixième édition présentée ici date de fin 2021.
Au fil du temps cet ouvrage est devenu la référence en la matière, et Eric Delamarre est quasi incollable, j’ai pu pu le vérifier sur le stand Nikon Passion lors de plusieurs de ses interventions au Salon de la Photo. Eric n’a jamais grand-chose à dire si je l’écoute avant son intervention mais arrive toujours à tenir son auditoire en haleine pendant près de 90 minutes !
Les statuts possibles du photographe professionnel indépendant
La première partie du guide adresse les problématiques associées au statut de photographe indépendant. Vous découvrirez quels sont les statuts possibles, comment déclarer vos bénéfices et comment fonctionne la TVA.
Le droit d’auteur et les barèmes officiels
La seconde partie aborde les questions relatives au droit d’auteur. Vous y trouverez les barèmes officiels des œuvres de commande de même que tout ce qui concerne le code de la propriété industrielle.
La commercialisation et la gestion de votre activité
La troisième et dernière partie traite des aspects relatifs à la vente de vos photos et prestations, de même que ce qui concerne la gestion de votre activité.
Comme le cite l’auteur en préambule, ce guide est un outil qui va vous servir au quotidien et dans lequel vous irez piocher les renseignements recherchés.
Mon avis sur Profession Photographe Professionnel Indépendant
Si vous envisagez de devenir photographe professionnel et de vendre vos photos, ou si vous l’êtes déjà, je ne peux que vous inciter à dépenser les 28,90 euros nécessaires pour vous procurer ce guide.
Non seulement vous y trouverez la réponse à de nombreuses questions, mais vous découvrirez aussi des notions qui vous sont probablement inconnues. Vous gagnerez un temps fou en ayant à disposition l’essentiel de ce qu’il faut savoir pour bien gérer votre activité, et lorsqu’on est indépendant, le temps n’a pas de prix !
La lecture du guide ne saurait remplacer un échange direct et personnalisé avec l’auteur (c’est possible ici), c’est toutefois un excellent moyen de faire le tour des différentes problématiques relatives au métier de photographe professionnel. Sachez qu’Eric Delamarre a publié un autre ouvrage qui peut vous aider, intitulé « Combien vendre ses photos »
Si vous possédez déjà une précédente édition, sachez que cette nouvelle version du guide est entièrement mise à jour avec les chiffres, seuils et textes de lois actuels.
16 règles à connaître sur le droit à l’image en photographie
Vous cherchez des renseignements fiables sur le droit à l’image et le respect de vos droits d’auteur ? Vous ne savez pas si vous pouvez publier ou non une photographie sur votre site ? Vous voulez faire valoir vos droits de photographe et on vous les refuse ?
Voici une série de règles données par une juriste spécialisée, Manuela Dournes, pour vous aider à voir plus clair.
Le droit à l’image et le respect du droit d’auteur sont deux sujets souvent débattus chez les photographes amateurs comme professionnels. La législation étant complexe, il est difficile d’y voir clair et de trouver les informations les plus pertinentes.
Manuela Dournes est juriste spécialisée en droit de l’édition. Elle a donné récemment une conférence en petit comité. J’en ai profité pour prendre des notes que je retranscris ici.
J’ai complété ces informations en m’appuyant sur le contenu de son livre intitulé « Les photographes et le droit« . Je vous engage à le parcourir pour en savoir plus si le sujet vous intéresse, et en particulier à parcourir les diverses jurisprudences relatives à la photographie et aux usages qui en découlent.
1. Principe de base : le contexte du droit à l’image
Il est important d’analyser le contexte de prise de vue : que photographie-t-on ? En quel lieu ? Quel est le sujet ?
C’est ce qui se passe avant, pendant et après une prise de vue qui conditionne l’analyse juridique. Si vous voulez défendre une position, pensez à documenter le contexte de la prise de vue que vous soyez le photographe ou la personne photographiée.
2. Faut-il déposer ses photos pour les protéger ?
La loi n’exige aucune formalité, ni dépôt ni enregistrement pour garantir la protection des photos.
Les œuvres sont protégées dès leur création, vous n’avez donc aucune démarche particulière à faire. Par contre l’idée qui a donné naissance à la prise de vue n’est pas protégeable car les idées sont libres. Un photographe a tout à fait le droit de s’inspirer d’un concept existant.
3. Qui est l’auteur d’une photographie ?
Des photographies non originales, n’exprimant pas la personnalité du photographe, qui s’est par exemple borné à exécuter des instructions précises et détaillées, ne sont pas protégeables et ne confèrent pas au photographe les droits découlant de la protection par le droit d’auteur.
En clair, si vous réalisez des photographies qui ne montrent aucun investissement personnel, sont des clichés déjà réalisés par d’autres sans aucun apport créatif de votre part, alors vous ne pouvez pas prétendre au droit d’auteur.
4. Faut-il une autorisation pour reproduire une photographie ?
Toute reproduction ou représentation d’une photographie par quelque moyen que ce soit, imprimé ou numérique, à titre gratuit ou payant, est subordonnée à l’autorisation du photographe ou de ses ayants droits. Le non respect de cette règle constitue un délit de contrefaçon.
Toute photo publiée sur tout support ne peut l’être sans l’autorisation expresse de son auteur. Si vous êtes l’auteur de la photo, vous êtes en droit de faire respecter cette règle et de demander le retrait de la publication.
5. DR ou pas DR ?
Il convient de rappeler que les mentions « DR » ou « Tous droits réservés », dépourvues de valeur juridique, ne sauraient remplacer le nom de l’auteur.
De nombreux éditeurs utilisent la mention DR pour s’affranchir du devoir de citer le nom de l’auteur de la photographie. Cette pratique est considérée comme abusive et vous êtes en droit de réagir si l’une de vos photos est ainsi publiée dans la presse ou sur Internet.
6. Qui détient les droits sur les photographies ?
Les photographes non journalistes professionnels qui fournissent des reportages à une entreprise de presse ne sont pas concernés par la cession de plein droit et restent à priori maîtres de la réutilisation de leurs œuvres sur d’autres supports que le support initial.
Attention à ne pas confondre cession des droits et autorisation de publication. Vous gardez le droit de publier vos images comme bon vous semble si vous n’êtes pas journaliste professionnel.
7. Photos libres de droits : c’est faux
L’expression « Libre de droit » est dépourvue de valeur juridique. Il n’existe pas d’images véritablement libres de droits et dire qu’une image ne donne pas lieu à rémunération ne signifie pas pour autant qu’elle ne soit pas protégée par le droit d’auteur.
Les agences et les banques d’images proposent de nombreuses photographies soi-disant libres de droits. C’est à l’origine une erreur de traduction de l’expression anglo-saxonne Royalty Free (libre de redevance). Le photographe conserve toujours son droit d’auteur même si la photographie ne donne pas lieu à rémunération.
8. Photographier un monument n’est pas interdit
Si un bien ou une œuvre architecturale photographiée n’apparaît que de manière accessoire sur le cliché, s’il n’est qu’un élément d’une vue d’ensemble, ni le propriétaire du bien, ni l’auteur (architecte), ne peuvent revendiquer de droit sur l’image.
Vous pouvez tout à fait photographier la Tour Eiffel si elle apparaît comme un des éléments constitutifs de votre image. Si toutefois elle est le sujet principal de l’image, la règle ne s’applique pas.
9. Réseaux sociaux : attention aux rumeurs
Sur les réseaux sociaux, en aucun cas les conditions générales ne sauraient couvrir une utilisation non expressément autorisée par le photographe et en particulier une récupération de ses images pour des utilisations commerciales ou publicitaires.
Il est faux d’affirmer que toute photo postée sur Facebook ou Instagram ne vous appartient plus et que le réseau peut en faire ce qu’il veut. En revanche, les règles imposées par les réseaux permettent les partages par d’autres membres du même réseau.
10. Un droit de reproduction n’est pas une cession de droits
Une cession de droits a pour conséquence le transfert de propriété des droits patrimoniaux – droit de reproduction et droit de représentation – d’un auteur à l’utilisateur. Au contraire une autorisation de reproduction ne s’assimile pas à une cession de droits.
Vous pouvez tout à fait donner une autorisation de reproduction à un magazine ou un site web. Cela ne vous prive pas pour autant de votre droit d’auteur et du fait de pouvoir réclamer ultérieurement si la photo est utilisée dans un autre contexte.
11. Mettez votre site photo à jour !
L’exploitant d’un site Internet diffusant des images de personnes doit non seulement veiller à recueillir l’autorisation des intéressés dans le cadre du droit à l’image mais également le déclarer à la CNIL car le site est considéré comme un moyen de communication au public.
Dès lors que vous postez une photo sur votre site ou votre blog, vous devez mentionner sur cet espace les mentions légales permettant à toute personne concernée d’exercer auprès de vous son droit à l’image. La déclaration de votre site à la CNIL est une étape obligée (c’est gratuit et fait en quelques clics en ligne).
12. Un contrat de cession de droits doit être précis
Lorsqu’un photographe réalise des photographies inédites pour illustrer un livre publié par une maison d’édition, un contrat doit encadrer la cession des droits patrimoniaux du photographe à l’éditeur. La cession porte sur les droits attachés aux clichés visés par le contrat. Il est donc important de dresser la liste des photographies concernées.
Si vous êtes amené à réaliser une série de photos pour illustrer un livre, vous devez être vigilant et faire compléter le contrat pour qu’il mentionne toutes les images concernées sans quoi vous n’aurez pas de recours possible.
13. Droit à l’image, peut-on tout photographier sans autorisation ?
Des poursuites ne peuvent être engagées que s’il y a diffusion ou publication effectives. La prise de vue n’est pas en soi illicite, tant que les images ne circulent pas aucune poursuite ne peut être engagée. Les personnes qui s’estiment lésées doivent démontrer l’intention coupable de celui qui diffuse les images sauf en matière de diffamation où la charge de la preuve est renversée.
Vous avez donc tout à fait le droit de tout photographier dans un lieu public tant que vous ne faites rien de particulier des photos. Soyez par contre vigilants si vous changez d’avis après la prise de vue ! Quant à la diffamation par le biais de photos non autorisées, elle n’est bien évidemment pas permise.
14. Droit à l’image, faut-il toujours une autorisation écrite pour photographier une personne ?
En l’absence d’autorisation écrite, la preuve du consentement de la personne photographiée peut être apportée par tout moyen (témoignages, aveu, comportement de l’intéressé …) … Une autorisation antérieurement accordée pour un support donné ne vaut pas pour une autre utilisation.
Inutile de stresser si vous n’avez pas le formulaire papier sous la main au moment de la prise de vue. Il vous suffit de rassembler les éléments permettant de montrer que la personne a donné son consentement. Il peut toutefois être plus simple de faire signer le papier que de chercher après coup des éléments de preuve.
15. Droit à l’image, publier une photo sans autorisation ?
La publication de photographies sans autorisation est possible dès lors que l’image ne porte pas atteinte à la vie privée, ne constitue pas une atteinte à la dignité de la personne, a été réalisée sans fraude, illustre avec une parfaite adéquation l’article publié.
Vous avez tout à fait le droit de publier une photo si la personne représentée n’a aucune raison apparente de souffrir de cette publication. Il n’en reste pas moins que la politesse de base consiste à échanger avec la personne au préalable, ça passe toujours mieux après.
16. Droit à l’image, vous pouvez photographier une propriété privée !
Le propriétaire d’une chose ne dispose pas d’un droit exclusif sur l’image de celle-ci, il peut toutefois s’opposer à l’utilisation de cette image par un tiers lorsqu’elle lui cause un trouble anormal. La règle vaut pour tous les biens immobiliers et mobiliers.
Ne vous laissez pas intimider par un propriétaire qui vous interdit de photographier sa maison depuis la route, il n’en a pas le droit. Attention par contre à ne pas être dans un lieu privé sans autorisation car la situation est alors différente.
Pour en savoir plus sur le droit à l’image
En matière de droit à l’image et de droit d’auteur la législation est complexe et seuls les professionnels dont c’est le métier, confrontés à de nombreuses affaires, peuvent vous aider à voir clair. Vous trouverez d’autres informations dans cet article réalisé avec Maître Baur.
Si vous avez des questions plus précises, des points à éclaircir, si vous pensez diffuser vos photographies tout en souhaitant vous couvrir au maximum, je ne peux que vous engager à vous rapprocher d’un juriste qui saura vous aider.
Vous pouvez également vous procurer le livre de Manuela DournesLes photographes et le droit qui recense tous les textes et règles en vigueur actuellement.
Les photographes et le droit d’auteur et droit à l’image, Manuela Dournes
Pouvez-vous tout photographier ? Comment protéger vos photos ? Quels risques courez-vous en postant vos photos sur le web ? Comment protéger vos photos ? Si vous vous êtes déjà posé au moins une de ces questions une fois, alors ce guide pratique écrit par Manuela Dournes va vous être d’un grand secours.
Les photographes et le droit, droit d’auteur et droit à l’image : présentation du livre de Manuela Dournes
Prendre une photo et la publier sous une quelconque forme n’est plus un acte aussi anodin qu’il a pu l’être. Qui n’a jamais trouvé une de ses photos volée sur un autre site ? Ou, ne pensant pas mal faire, a été interpellé par une personne photographiée demandant la suppression d’une photo publiée ?
Avec la généralisation de l’usage du web et des réseaux sociaux, et la montée en puissance de l’image en tant que support de communication, il est devenu critique de gérer correctement vos droits mais aussi ceux des personnes et biens photographiés.
[su_frame][/su_frame]Mais il faut bien avouer que c’est de plus en plus difficile. Les lois changent (ou pas …), les usages se multiplient et vous finissez par ne plus savoir ni quoi faire ni qui contacter pour avoir des informations fiables.
Manuela Dournes est juriste spécialisée dans le droit en édition (en savoir plus). Nous avons eu le plaisir de l’accueillir sur notre stand lors du Salon de la photo et son exposé a été un des plus suivis car le sujet touche tout le monde, amateur comme professionnel.
Au travers de ce guide qui est une refonte complète du précédent ‘L’image et le droit‘ paru en 2010, Manuela Dournes traite le sujet du droit en général mais du droit à l’image et du droit d’auteur aussi. La présentation de chaque thème se veut la plus simple et claire possible pour que l’ouvrage soit à la portée de tous.
Vous trouverez de nombreux exemples et modèles de contrats à utiliser sans plus attendre. Vous cherchez des renseignements fiables sur la possibilité d’utiliser une photo ? De la vendre ? De faire respecter vos droits ? La réponse est très probablement dans l’ouvrage qui s’avère un peu sévère d’aspect mais contient, en 320 pages bien denses, la plupart des réponses à vos questions.
Vous allez par exemple découvrir :
les principes de base de la photographie et ce que vous avez le droit de photographier ou pas
comment protéger vos photographies
qui est (vraiment) l’auteur d’une photographie
quels sont les droits patrimoniaux que vous détenez sur vos images
quels sont les droits moraux que vous avez en tant que photographe
qui détient les droits sur une photographie
comment défendre vos droits
comment négocier, autoriser la diffusion et céder vos droits
comment (bien) diffuser vos photos sur le web
ce qu’est le droit à l’image et les responsabilités associées
les limites du droit à l’image
Au-delà d’une simple présentation des sujets, ce qui est déjà beaucoup, vous allez disposer des références officielles comme les renvois vers les textes de lois pour en savoir plus.
J’ai apprécié la possibilité d’utiliser les modèles fournis, une aide très concrète quand il s’agit de faire signer une autorisation de photographier ou de vendre des images.
Savez-vous par exemple que pour diffuser des photos sur votre site web, vous devez respecter un ensemble de mentions légales et que très peu de photographes le font, se mettant en situation potentielle d’irrégularité ?
Le problème du droit à l’image et du droit d’auteur est complexe. Sans un support pertinent émanant de quelqu’un dont c’est le métier, vous ne disposez pas nécessairement des bonnes informations. Et cela peut s’avérer critique dans certaines situations.
Proposé à un tarif assez attractif eu égard à la quantité d’informations qu’il contient, ce guide pratique vous livre de précieux conseils, vous évite les erreurs les plus flagrantes et vous permet de faire respecter vos droits. Il est en bonne place sur mon bureau et je ne peux que vous engager à faire de même si vous diffusez d’une façon ou d’une autre vos photos !
Test Fuji X-E2 : 15 jours sur le terrain avec l'hybride Fujifilm qui cache bien son jeu
Le Fuji X-E2 est un boîtier compact à objectifs interchangeables, doté d’un capteur APS-C Fuji X-Trans II de 16.3Mp et d’un viseur électronique EVF. La particularité du Fujifilm X-E2 est d’offrir une définition d’image et une montée en ISO au niveau des meilleurs reflex tout en restant compact et léger. Nous l’avons utilisé pendant plus de 15 jours dans différentes situations, revue de détail !
Présentation du Fuji X-E2
Le Fuji X-E2 a succédé fin 2013 au Fuji X-E1 précédemment testé. Fuji a pris le soin de garder ce qui fait l’intérêt de la série X, un capteur APS-C Fuji X-Trans offrant une qualité d’image au niveau des meilleurs reflex.
Le Fuji X-E2 s’est vu doté d’un nouveau module autofocus hybride déjà vu sur le X100S. La réactivité de l’autofocus était un vrai inconvénient sur le X-E1, le problème est réglé sur le X-E2. Le processeur de traitement d’image de seconde génération, le module wifi intégré, l’écran arrière plus grand et quelques autres améliorations font de ce X-E2 un vrai nouveau modèle malgré une apparence inchangée.
Le boîtier est construit en alliage de magnésium et s’avère très léger même si le X-E2 ne fasse pas partie des petits hybrides (comme le Nikon One V3). Il tient bien en main et se révèle bien plus agréable à porter qu’un reflex lors des longues sorties. En voyage, c’est un compagnon idéal quand le reflex et son zoom plus imposants constituent un ensemble plus conséquent.
Equipé du zoom standard 18-55mm f/2.8-4.0 l’ensemble reste très discret, particulièrement dans sa livrée noire, sans aucune comparaison avec un reflex (Nikon Df par exemple) équipé d’un zoom Nikkor 24-70mm (l’équivalent ou presque en focales).
N’ayez pas peur de sortir sous la pluie !
Si le Fuji X-E2 résiste à une pluie modérée il n’est pas aussi résistant aux intempéries que peut l’être le XT-1. La faible épaisseur du boîtier fait que le capteur est proche de l’extérieur lors d’un changement d’optique, quelques précautions s’imposent pour minimiser l’apparition de poussières.
Ergonomie et accès aux principales fonctions
Le Fuji X-E2 dispose d’un flash intégré que l’on fait sortir de son logement à l’aide de la touche arrière dédiée. Ce petit flash a une portée limitée, il conviendra de l’utiliser en lumière d’appoint uniquement. Il peut par contre être facilement orienté vers le haut pour éviter les effets d’ombres portées. La griffe porte-flash adjacente permet elle d’utiliser un flash externe. Le X-E2 est compatible avec de nombreux flashs dont les modèles Nikon SB, vous perdrez le mode TTL uniquement.
Le X-E2 est doté de deux molettes supérieures, une pour le réglage de la vitesse en mode S et une seconde pour la correction d’exposition. Celle-ci est variable de -3 à +3 IL (-2 à +2 sur le X-E1). Notons également l’apparition d’une position 1/180 sur la couronne de vitesse pour désigner la vitesse limite de synchro flash.
En face arrière, la différence majeure avec le X-E1 est la disparition de la touche View Mode qui permettait de basculer entre les différents modes de fonctionnement du couple viseur/écran arrière. Ce réglage est désormais accessible via le menu ou paramétrable sur une des touches personnalisables depuis le firmware 2.0.
A la place de cette touche, on trouve la touche Q pour Quick Menu : c’est l’accès direct à l’ensemble des fonctions essentielles de prise de vue qui évite de passer par les menus moins rapides à l’usage. Les boutons AF-L et AE-L ont été séparés, il est possible de figer la mise au point tout en faisant varier l’exposition ou l’inverse (le blocage AE-L/AF-L reste possible).
Le contrôleur à 4 touches à droite donne accès à ce que Fuji considère comme les commandes principales. Si c’est bien le cas pour la touche inférieure et l’accès au choix du collimateur AF, nous sommes plus dubitatifs pour la touche supérieure et le mode Macro plus rarement utilisé. Nous aurions préféré voir cette touche attribuée au réglage du collimateur, ce qui éviterait de devoir appuyer d’abord sur la touche inférieure pour accéder au réglage puis sur les autres touches pour faire son choix.
Fuji a doté son X-E2 de deux touches personnalisables : la première est située sur le dessus du boîtier à côté du déclencheur, la seconde sur le panneau arrière. Il est de même possible de choisir une personnalisation pour la touche AE arrière et la touche AF du pad de droite.
Enfin signalons un accès au logement batterie et carte mémoire sous le boîtier qui impose de retirer le boîtier du trépied, rien de critique mais à garder en mémoire si vous êtes un adepte des pieds ou du tournage vidéo.
Le Fuji X-E2 conserve le contrôle de l’ouverture via la bague de diaphragme de l’optique comme sur les autres boîtiers Fuji-X, les amateurs apprécieront. Il vous suffit de glisser le sélecteur sur l’objectif sur la position A(uto) et la couronne de vitesse sur A(uto) aussi pour être en mode P. Tournez la couronne de vitesse et vous êtes en S. Basculez le sélecteur d’objectif et vous êtes en A. Changez les deux en même temps et vous êtes en M. Simple et efficace.
Le menu Fuji est conforme aux classiques du moment : 5 ensembles de réglages pour la prise de vue, 3 pour le paramétrage du boîtier. Notons toutefois une limitation en matière de réglage ISO puisque les sensibilités maximales 100, 12.800 et 25.600 ISO ne sont accessibles qu’en mode JPG. Le réglage Auto-ISO permet de choisir la sensibilité et la vitesse minimale.
Le Fuji X-E2 dispose d’une fonction LMO (Lens Modulation Optimizer) qui permet de réduire les effets de diffraction et les aberrations chromatiques de l’objectif en JPG.
L’écran arrière de 3 pouces dispose de 1.2 millions de points comme sur le X-Pro1. Sa définition permet de visionner confortablement les images, même si la visibilité en plein jour est parfois réduite selon l’intensité du soleil.
Le viseur EVF (Electronic View Finder) a fait de gros progrès par rapport au X-E1. Il est toujours doté d’un correcteur dioptrique (les porteurs de lunettes apprécieront) et s’avère bien plus réactif. Le firmware 2.0 a porté le taux de rafraîchissement de l’EVF au niveau de celui du XT-1, un modèle du genre. Ce viseur électronique diffère de celui des X100s et X-Pro1 qui sont hybrides (optique et électronique), mais s’avère très satisfaisant à l’usage même si l’on peut relever un léger effet d’éblouissement lors du passage basse lumière – haute lumière l’espace d’une seconde.
Le Fuji X-E2 à l’usage
Le X-E2 dispose de la version 2 du capteur Fuji X-Trans tout comme le XT-1 ou le X100S. La définition est inchangée par rapport au modèle précédent avec 16.3 Mp mais ce capteur dispose de pixels à détection de phase qui viennent booster les performances de l’autofocus. L’autre particularité de ce capteur Fuji est de ne pas comporter de matrice de Bayer mais un réseau de filtres à la répartition (presque) aléatoire qui évite l’apparition de moiré. Nul besoin de filtre passe-bas et nul risque de voir apparaitre du moiré comme sur un reflex sans filtre.
Le Fuji X-E2 est particulièrement à l’aise lorsqu’il s’agit de photographier sur le vif avec précision
cliquer sur la photo pour la voir en plus grand avec les données EXIF
Nos tests en conditions réelles ne sont l’équivalent de passages au banc tel que peut le faire DxO Labs mais les résultats sont tout à fait à la hauteur de la réputation du capteur Fuji. La qualité d’image obtenue, le niveau de détail et le couplage avec des optiques Fujinon dont certaines frôlent l’exceptionnel (voir le test du Fujinon 23mm f/1.4 à venir …) font de ce X-E2 un boîtier plus que convaincant qui rivalise sans aucune difficulté avec les meilleurs reflex du moment (par exemple Nikon Df).
En matière d’autofocus, le Fuji X-E2 prend une réelle longueur d’avance sur son prédécesseur. Nous avions relevé une vraie lenteur sur le X-E1. Sur le X-E2 la mise au point est rapide et fiable, le suivi du sujet (si activé) détecte automatiquement une zone de l’image perçue comme un élément en mouvement (par exemple un enfant) et règle la mise au point en temps réel tout en suivant le déplacement.
Seul le suivi droite-gauche et avant-arrière simultané d’un sujet reste en retrait par rapport aux AF reflex disposant d’un mode Suivi 3D. Le X-E2 n’est pas dédié à la photo de sport et d’action même s’il dispose d’un mode AF Continu qui se comporte bien mieux que sur le X-E1 avec une couverture intégrale du champ cadré.
Le capteur APS-C du Fuji X-E2 vous permet aussi de jouer avec le flou d’arrière-plan cliquer sur la photo pour la voir en plus grand avec les données EXIF
En mode de mise au point manuel, il vous faudra tourner la bague de MAP sur l’objectif et juger du point dans le viseur. Pour vous aider, Fuji a intégré un mode Focus Peaking qui met en évidence les zones de transition dans l’image sur lesquelles vous pouvez faire la mise au point. Ce mode ne nous a pas complètement convaincus malgré la possibilité de zoomer dans l’image du fait du viseur électronique. Le mode stigmomètre est plus intéressant. L’absence de butée sur la bague de MAP reste déconcertante tout comme avec les autres boîtiers Fuji X.
Le système de mesure ne s’est pas fait piéger ici alors que les contrastes sont extrêmes
Le système de mesure de lumière du X-E2 s’est avéré efficace tout au long de notre test. Il est rarement pris en défaut, l’affichage d’une échelle intégrée au viseur rend la correction aisée si vous êtes un adepte du correcteur d’exposition.
Le Fuji X-E2 se joue aisément des contrastes élevés, utiliser le format RAW permettra néanmoins de récupérer un peu plus les hautes lumières
La cadence de prise de vue en mode rafale est fixée à 7 images par seconde (6 pour le X-E1). Si le X-E2 tient cette cadence, ce n’est pas son terrain de jeu favori. Il perd en effet la possibilité de suivre le point en rafale et demande plusieurs secondes de traitement pour enregistrer les photos une fois la rafale terminée, d’où un certain manque de réactivité si vous souhaitez faire rapidement un autre cliché. Le X-E2 montre ses limites d’usage dans ces situations pour lesquelles il n’est pas vraiment fait non plus.
Les performances aux différentes sensibilités sont toujours délicates à relater dans un tel test car nous ne nous appuyons volontairement pas sur des mesures scientifiques. Nous préférons évaluer la capacité du boîtier à fournir des images JPG de qualité sans besoin de post-traitement lourd et des fichiers RAW qui permettent d’optimiser le niveau de bruit et le rendu final si le besoin s’en fait sentir.
Aux sensibilités peu élevées, ici 1250 ISO, le niveau de bruit est nul et les images exploitables directement
Aux sensibilités moyennes, ici 2500 ISO le X-E2 reste très convaincant sans nécessiter de traitement particulier pour réduire le bruit
A 3200 ISO le Fuji X-E2 reste parfaitement à l’aise, les vitesses lentes ne sont jamais un problème (ici 1/20ème de sec.)
A 5000 ISO les JPG natifs sont suffisamment bien traités par le boîtier pour être utilisés sans post-traitement, une réduction de bruit appliquée au fichier RAW permettra de gagner un peu néanmoins
A 6400 ISO le résultat reste très intéressant si vous n’êtes pas adepte du post-traitement, et si c’est le cas vous aurez de quoi profiter d’un RAW vous permettant de tirer le meilleur du X-E2
Le Fuji X-E2 s’en est très bien sorti entre 200 et 800 ISO,aucun bruit n’est visible à l’écran. A 1600 et 3200 ISO une très légère granulation apparaît qui ne se mesure que difficilement à l’œil. A 6400 ISO le X-E2 donne des images exploitables sans post-traitement mais l’utilisation du format RAW permet de gagner en rendu. Au-delà le X-E2 arrive aux limites et les sensibilités extrêmes sont à envisager en dernier recours.
Les fichiers RAW générés sont un peu plus imposants qu’avec le X-E1 du fait d’un enregistrement en 14 bits (12 sur le X-E1). Comptez environ 32Mo par fichier RAF (le RAW Fuji).
En mode vidéo le X-E2 s’avère également plus performant que le X-E1 avec un mode Full HD à 60fps (24 sur le X-E1). La prise micro externe au format jack 2.5mm permet l’utilisation d’un micro externe, la vitesse d’obturation et le réglage ISO sont par contre figés et ne peuvent être changés en cours d’enregistrement. Notons l’absence d’un déclencheur vidéo dédié qui impose le recours à la touche Drive arrière et la navigation dans ce menu.
Notre avis sur le Fuji X-E2
Fuji a mis à niveau son X-E1 pour proposer un X-E2 en net progrès sur de nombreux points, dont l’autofocus et le viseur. La marque est de plus très à l’écoute des utilisateurs et propose des mises à jour firmware régulières y compris pour les modèles n’étant plus commercialisés.
Le Fuji X-E2 s’avère un des deux meilleurs choix du moment avec le XT-1 au sein d’une gamme Fuji qui se renforce de mois en mois. Arrivé sur le marché en tant qu’outsider face aux concurents Micro 4/3, Fuji s’est imposé comme un des leaders en particulier grâce à un capteur APS-C aux performances réelles et une gamme optique de niveau professionnel au tarif contenu.
Combinant qualité d’image, montée en sensibilité, réactivité et ergonomie, le X-E2 mérite une place sur le podium « Hybrides ». Son orientation diffère de celle du XT-1 qui cherche à se rapprocher des reflex mais ils ont les mêmes caractéristiques, les mêmes performances et le même intérêt. Le X-E2 l’emporte sur le plan du tarif puisqu’il s’avère environ 400 euros moins cher en kit avec le Fujinon 18-55mm f/2.8-4.0 que son frère de gamme.
Au moment du choix, il conviendra de bien avoir conscience des limites du X-E2 : il n’est pas taillé pour l’action et le sport ni les aventures ultimes mais dans tous les autres cas de figure il répond présent. Face à un concurrent Micro 4/3 comme l’Olympus OM-D EM-1, il a pour lui une montée en ISO bien supérieure. Face à une concurrence reflex comme le Nikon Df, il l’emporte très largement sur le plan du tarif (plus de 1000 euros d’écart boîtier nu, 2000 au moins selon optique) sans marquer le pas en terme de prestations.
Le Fuji X-E2 est un boîtier à considérer si vous cherchez un complément idéal à votre reflex comme un modèle léger et très performant en remplacement d’un système reflex plus encombrant.
Merci à Fujifilm France pour le prêt du matériel.
Vous pouvez vous procurer le Fuji X-E2 + 18-55mm f/2.8-4.0 chez les revendeurs spécialisés dont :
100 photos de l'agence VII pour la Liberté de la Presse – RSF
Reporters sans Frontières publie son tout dernier livre photos intitulé 100 photos de l’agence VII pour la liberté de la presse. Ce livre présente des images des photographes de l’agence américaine VII qui s’est spécialisée dans les reportages de guerre.
Après Steve Mc Curry, voici donc le nouveau livre de photographies de RSF dédié à l’agence VII. L’agence VII est une agence américaine fondée en 2001 par sept photographes déjà spécialisés dans le reportage de guerre. James Nachtwey est bien connu du grand public, tout comme Gary Knight ou John Stanmeyer, lauréat du World Press Photo 2013.
Depuis l’agence est devenue un acteur incontournable dans le monde de la photographie, ses 22 membres couvrant les principaux conflits dans le monde. Ce ne sont pas moins de 60.000 pièces d’archives qui composent les fonds de l’agence et lui permettent de collaborer avec les plus grands titres de la presse mondiale dont The New York Times Magazine, The New Yorker, National Geographic, Stern, The Sunday Times Magazine, GEO Germany ou Paris Match.
Les récompenses ont bien évidemment suivies pour ces photographes dont un prix Pulitzer, 38 récompenses du World Press Photo, la Médaille d’or Robert Capa et des prix Picture of the Year.
Darfour – Photo (C) Agence VII tous droits réservés
L’album de RSF fait la part belle aux images d’Afghanistan, de Corée du Nord, de Russie. Vous y trouverez également des textes de Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, de l’écrivain Philippe Labro et de Seymour Hersh, journaliste spécialisé dans le travail d’investigation.
Les fonds récoltés à l’occasion de la vente de ce livre (9,90 euros), comme pour tous les autres ouvrages de RSF, servent à financer dans leur intégralité le travail de Reporters Sans Frontières.
Profession Photographe numéro 6 est disponible : Eric Bouvet, la photo culinaire et l'auto-édition
Profession Photographe, c’est le magazine qui informe et défend les photographes professionnels ainsi que tous ceux qui s’intéresse à la photographie et veulent en faire leur métier. Profession Photographe vient de sortir son numéro 6 et vous propose une rencontre avec Eric Bouvet ainsi qu’un dossier sur l’auto-édition de livres photo.
La sympathique équipe de PP – Profession Photographe – se démène pour mener à bien son projet : vous informer sur la profession de photographe, l’évolution de ce métier, les enjeux juridiques comme économiques ou administratifs.
Profession Photographe est le seul magazine actuellement traitant de sujets professionnels après la disparition des titres spécialisés ces dernières années. Destiné avant tout aux photographes professionnels qui y trouvent conseils et informations sur ce qui fait leur quotidien, le magazine n’en est pas moins intéressant pour l’amateur éclairé. Vous êtes nombreux à vous poser la question des règles en matière de droit d’auteur, des règles juridiques, des bonnes pratiques sans être pour autant photographe professionnel.
Dans chaque numéro de Profession Photographe, vous pouvez trouver un dossier thématique complet. Le numéro 6 traite de la photographie culinaire, un domaine peu connu du plus grand nombre et qui réserve pourtant quelques belles possibilités.
Vous avez envie d’en savoir plus sur le parcours de certains photographes ? Eric Bouvet se présente dans ce dernier numéro et vous verrez que le reporter photographe a bien d’autres cordes à son arc que le reportage de guerre, malgré les apparences.
Profession Photographe, ce sont également des dossiers pratiques pour vous aider à développer votre activité. Ainsi le dossier du moment sur l’auto-édition vous livre-t-il les clés pour concevoir et produire par vous-même un livre photo. Mettez votre travail en valeur et faites vous connaître en proposant vos images sous une autre forme que leur version numérique !
Les Photographies de l’année 2013 : Pierre Gleizes et Jane Evelyn Atwood à l'honneur
Le trophée « Les Photographies de l’Année 2013 » a été remporté par Pierre Gleizes, un prix qui récompense une photo réalisée sur les côtes africaines lors d’un reportage pour Greenpeace. La photographe Jane Evelyn Atwood a elle été récompensée par le trophée d’honneur de la SAIF pour l’ensemble de son travail photographique.
Photo (C) Pierre Gleizes
Pour sa 5ème édition, le Prix de la Photographie de l’Année 2013 va donc au photographe Pierre Gleizes qui remporte également au passage la première place dans la catégorie « Nature et Environnement ».
Les Photographies de l’Année, c’est un concours photo ouvert à tous les photographes professionnels, qui comporte de nombreuses catégories permettant de mettre en valeur le meilleur de la production photographique de l’année. L’appel à candidature de l’hiver dernier a donné lieu cette année à une très belle édition.
Cette année, le gagnant a également remporté près de 10.000 euros de matériel offert par Nikon, partenaire de l’opération.
Pour cette édition 2013, c’est l’Abbaye de l’Épau dans la Sarthe qui accueillait la cérémonie de remise des prix. Par ailleurs, nouveauté 2013, les photographes ayant participé au concours étaient conviés l’après-midi du samedi à participer à des ateliers photographiques à proximité du circuit du Mans ainsi qu’au Musée des 24 heures du Mans. L’un des ateliers se déroulait sur le circuit même, au bout de la ligne droite des stands !
Pour en savoir plus sur le Prix des Photographies de l’Année et soutenir l’équipe d’organisation, procurez-vous le Hors Série 2013 :
L’exposition des quinze lauréats 2013 sera visible à Tours les 7, 8 et 9 avril prochains, à l’occasion des 1res Rencontres de la Photographie Professionnelle organisées par le GNPP.
Test du téléobjectif Rollei 8x pour l'iPhone
Rollei propose un petit téléobjectif 8x pour équiper l’iPhone. Nous avons présenté ce téléobjectif récemment (voir Téléobjectif Rollei pour iPhone) et n’avons pu résister au plaisir de le soumettre à un test terrain pour savoir ce que l’on peut réellement obtenir. C’est Bernard Jolivalt, photographe, journaliste, auteur et grand habitué de la photo sur le vif, qui s’est prêté au jeu. Nous lui laissons la parole.
par Bernard Jolivalt pour Nikon Passion
Pour avoir crapahuté en Afrique et en Asie avec un Rollei 35 dans les années 1970 – un véritable compact argentique que j’avais en permanence sur moi –, je garde une certaine affection pour cette marque qui est entrée dans la légende avec le Rolleiflex.
Mais aujourd’hui, c’est avec l’intriguant « Télé 8x pour iPhone 4 » que je renoue avec la marque. Intriguant parce qu’un téléobjectif qui grossit de 8x, il fallait oser, surtout quand on sait combien il est difficile de stabiliser l’iPhone parce qu’il n’a pas été conçu pour être tenu de la même manière qu’un appareil photo.
photo 1 : L’iPhone et son objectif montés sur le mini-trépied
Rollei n’a pas chipoté sur les petits accessoires : en plus de l’objectif, la boîte contient un trépied de table, une pince pour maintenir l’iPhone 4 fixé sur le trépied, un petit sac de transport en tissu, une petite lingette pour l’entretien des lentilles et surtout, une coque pour l’iPhone qui sert à maintenir le téléobjectif exactement dans l’axe de l’objectif. Il est livré avec des bouchons avant et arrière. La coque est estampillée Rollei ; du coup, l’iPhone fait un peu moins téléphone et un peu plus appareil photo.
Le téléobjectif Rollei iPhone
Le téléobjectif est en plastique. Ce n’est pas un matériau noble, mais au prix où l’ensemble est vendu (45 euros environ selon les vendeurs avec le trépied, la pince et tout le reste), il ne fallait pas s’attendre à une construction « tout métal » à l’ancienne. Le choix du plastique apporte un autre avantage : la légèreté. Avec ses 45 grammes, le téléobjectif ne déséquilibre pas l’iPhone (qui pèse une centaine de grammes environ). La bague de mise au point est « à l’ancienne », en caoutchouc bosselé, et le réglage est ferme. Une petite fenêtre indique la plage de mise au point : 3, 10, 30, 40 m et l’infini, mais le repère est assez peu visible.
La formule optique est originale : des lentilles à chaque extrémité et, au milieu, un petit prisme de Porro en verre semblable à celui que l’on trouve dans les jumelles ; il sert à redresser l’image qui, sans ce prisme, apparaîtrait à l’envers sur l’écran de l’iPhone. Pourquoi ne pas avoir tout simplement basculé l’écran de manière logicielle ? Parce que l’utilisateur aurait été obligé télécharger une application spécifique et que Rollei n’y tenait sans doute pas.
photo 2 : Le prisme de Porro sert à inverser l’image
Le téléobjectif vissé sur la coque, il apparaît qu’il ne s’enfonce pas entièrement dans le logement, comme si la vis de fixation était trop longue de 2 millimètres, ce qui n’est pas rien pour un aussi petit objet. De même, la bague de mise au point tourne loin, très loin au-delà de l’infini, à plus de 1/2 tour au lieu de 45 degrés. Or c’est uniquement dans cette position extrême que l’iPhone parvient à effectuer la mise au point à l’infini. En plaçant le repère à 3 m, qui est censé être la distance de mise au point minimale, c’est à 0,80 cm environ que se trouve le point.
Rollei annonce un grossissement de 8x. Sachant que la focale de l’iPhone est un équivalent 29 mm, avec le téléobjectif Rollei, nous devrions obtenir un équivalent 232 mm. Enfin, ça, c’est de la théorie. Rollei annonce un angle de vue de 16° ; pour un objectif 24×36, cela correspond à un objectif de 145 mm environ. Le chiffre colle à peu près avec la focale indiquée par Rollei, soit 18 mm. Le coefficient de capteur de 7,64 de l’iPhone donne une équivalence de 138 mm. On ne chipotera donc pas sur les millimètres d’écart.
La perte de luminosité provoquée par l’ajout du complément optique est négligeable car son ouverture n’est que de f/1.1.
Sur le terrain
C’est évidemment sur le terrain que l’on attend le téléobjectif Rollei. Etant donné la difficulté à stabiliser l’iPhone en temps normal, sans accessoire, Rollei a eu l’excellente idée de le livrer avec un trépied de table en aluminium et une pince astucieusement conçue. Comme elle est dotée d’un pas de vis standard, on peut la fixer sur d’autres types de supports (ventouse, pinces, gorillapod…) En calant bien l’iPhone contre la paume de la main, et si la main et sûre, et si la luminosité permet de travailler à une vitesse d’obturation élevée, la photographie à main levée est possible. C’est que j’ai fait lors d’un petit reportage assez amusant réalisé à Belleville et Ménilmontant, visible sur mon blog consacré à la photo de rue. Sur les dix photos de ce sujet, huit ont été prises avec le téléobjectif Rollei.
Mais auparavant, je me suis livré à quelques essais conventionnels, à savoir la photographie d’une grue. Pourquoi une grue ? Parce que ses entretoises et sa cabine sont un bon test pour évaluer le piqué (les bancs, chartes, mires et autres appareillages de mesure m’ont toujours mortellement ennuyé). La photo 3 montre la grue dans son environnement, photographiée avec l’iPhone « nu », sans zoom numérique ni le téléobjectif Rollei.
La photo 4 montre à gauche la grue prise avec le zoom numérique de l’iPhone calé au maximum. Son grossissement est de 5x (équivalent 145 mm). Le piqué est exécrable car ce grossissement est obtenu par un recadrage de l’image à même le capteur, suivi de son agrandissement pour la mettre aux bonnes dimensions. Quel que soit l’appareil photo utilisé, je désactive systématiquement le zoom numérique car c’est une horreur. Celui de l’iPhone ne fait pas exception à la règle.
La photo 5 montre la différence entre une photo prise avec le zoom numérique et avec le téléobjectif Rollei 8x. Le piqué et le rendu sont nettement en faveur du téléobjectif Rollei mais… Car il y a un mais.
photo 5 : Un détail de la photo prise avec le zoom numérique (à gauche) et avec le téléobjectif Rollei (à droite)
cliquer sur l’image pour la voir en plus grand
Dès que l’on s’éloigne du milieu de l’image, comme le révèle la photo 6, la netteté disparaît rapidement, remplacée par un flou important. De plus, un vignettage provoqué par le fût de l’objectif qui empiète dans le champ est nettement visible. C’est un résultat directe de l’obligation de mettre au point très loin au delà de l’infini. Au fur et à mesure que l’on tourne la bague de mise au point, le bloc optique s’enfonce de plus en plus profondément dans le tube.
Ces deux défauts, incompréhensibles sur un matériel estampillé Rollei, compromettent tout usage un tant soit peu exigeant de cet accessoire.
photo 6 : L’intégralité de la photo prise avec le téléobjectif Rollei 8x
cliquer sur l’image pour la voir en plus grand
Ma spécialité étant la photo de rue, j’ai essayé de voir ce que l’on pouvait attendre du téléobjectif Rollei en parcourant le quartier de Ménilmontant. Soit dit en passant, cette partie de Paris est un terrain de chasse photographique absolument fabuleux, d’une richesse insoupçonnée. Le reportage publié sur mon blog a été réalisé en un seul passage en fin d’après-midi, en quelques dizaines de minutes.
L’endroit est foisonnant de vie et d’opportunités photographiques. Mais à cause de la protubérance formée par le téléobjectif, je n’étais pas passé inaperçu comme avec un iPhone « tout nu » qui donne l’impression de téléphoner et non d’être à l’affût. Là bien au contraire, je donnais véritablement l’impression de prendre des photos.
La photo 7 est celle d’un personnage qui téléphonait assis par terre en gesticulant. Le visage est net, de même que sa main tendue, mais c’est tout. Son genou est flou, comme l’ensemble du pourtour de la photo. Avec quelque indulgence, on pourrait trouver un charme « lomographique » à cette ambiance enveloppée. Certes, mais cette photo appelle deux remarques : la première est que si j’ai envie de simuler le rendu approximatif d’un Lomo ou d’un Holga, je préfère partir d’un original correct et appliquer moi-même ces effets. La seconde remarque est plus frustrante : le personnage principal téléphone – ce n’est pas évident, je vous l’accorde, sur d’autres photos prises en contre-champ cela se voit mieux – , mais à gauche, un autre personnage en fait autant. Mettre sa présence en valeur aurait pu ajouter quelque chose à l’image. Encore eut-il fallu que la netteté soit acceptable sur l’ensemble de la photo. La profondeur de champ réduite d’un téléobjectif aurait rendu le personnage de gauche un peu flou, mais pas aussi exagérément que le téléobjectif Rollei.
Pour des photos où de la netteté est requise, comme une rue ou un immeuble, le téléobjectif Rollei échoue complètement. La photo d’un immeuble net au milieu et flou de tous côtés est évidemment inexploitable. Il en va de même pour des affiches, une thématique très prisée des photographes de rue. Le flou périphérique est alors redoutable car dans ce genre de photographie, la lisibilité du texte et la précision du graphisme sont primordiaux. La photo 8, dans laquelle aucun des éléments primordiaux de la photo n’est net, illustre ce problème de flou circulaire. Un autre défaut est visible sur des photos présentant des lignes droites : une déformation semblable à celle engendrée par un polissage approximatif des lentilles.
photo 8 : Le bas de l’échelle, le poteau, l’avant-bras du personnage et le premier étage sont flous,
les moulures ne sont plus rectilignes et un fort vignettage apparaît sur trois des quatre coins lien vers la photo d’origine en pleine définition
Ce téléobjectif a suscité un gros bruit médiatique – un « buzz », dirait Maya l’abeille – sur le Web. Il peut permettre quelques photos amusantes ou surprenantes, mais avec presque inévitablement la frustration provoquée par le flou intempestif et les déformations. Pour le prix – quelque dizaines d’euros avec en prime le trépied, la pince et autres accessoires -, on ne saurait attendre d’un complément optique aussi modeste les performances d’un objectif professionnel, mais le minimum aurait quand même été d’obtenir un piqué à peu près homogène sur l’ensemble de l’image et des droites rectilignes.
On ne peut s’empêcher, au vu de ces résultats décevants, de penser à un matériel défectueux. Un premier exemplaire, qui présentait en plus des franges bleues phénoménales, a été remplacé par un second exemplaire sans les franges, mais toujours flou en périphérie. Sur d’autres sites Web montrant des photos de test, en France et ailleurs, le problème est le même. Le décalage de la mise au point laisse à penser qu’une erreur de fabrication a été commise. Sur un exemplaire, nous avons réduit la longueur de la vis de fixation – Nikon Passion ne recule devant rien – mais le gain au niveau de la rotation est minime. Même lorsque l’objectif est bien calé contre la coque de l’iPhone, il faut dépasser notablement la mise au point à l’infini pour effectuer la mise au point au loin. Tout au plus évite-t-on le vignettage, c’est déjà ça… Mais cela ne règle en rien le problème du flou périphérique et les déformations, qui dépendent sans doute d’une malfaçon des lentilles. Un comble quand on sait que Rollei avait tenu à utiliser du verre pour les lentilles et le prisme de Porro afin de garantir la qualité optique de son objectif.
Il paraît impensable que personne chez Rollei ne se soit rendu compte de tous ces défauts, que personne à l’usine n’ait songé à vérifier le produit en le montant sur un iPhone et en prenant quelques photos. A moins que, ce qui serait pire, personne n’ait voulu assumer les erreurs, décidant de commercialiser le produit « en l’état ».
Bernard J.
Le téléobjectif 8x Rollei pour iPhone est en vente chez Amazon (tarif fluctuant). Il est aussi disponible chez Miss Numerique pour un tarif plus intéressant (29.90 euros au jour de l’article).
Découvrez également le livre de Bernard Jolivalt « La photo sur le vif » chez le même vendeur.
Où acheter son matériel photo : le guide pour ne pas se faire avoir
Acheter votre matériel photo au meilleur prix en 2026, avec la meilleure garantie de service et de support, neuf ou d’occasion … vous vous posez la question ? Voici le guide d’achat matériel photo et des conseils pour vous aider à faire le bon choix selon vos besoins et votre budget.
En résumé : pour un achat neuf sans risque, les sites spécialisés photo (LBPN, Digit Photo, MN Photo Video, Digixo) sont le meilleur compromis entre prix et garantie du circuit officiel. Pour l’occasion, un revendeur spécialisé ou MPB offrent le meilleur niveau de sécurité. Amazon et les places de marché généralistes demandent une vigilance accrue sur l’origine du produit.
Les sites de vente en ligne et les places de marché généralistes (comme Amazon) ont bouleversé un marché de la photo reposant il y a quelques années encore sur les revendeurs spécialisés et les grandes surfaces.
L’argument du prix de vente le plus bas cache des réalités qu’il faut connaître avant de dépenser quelques centaines ou milliers d’euros.
Le tarif du matériel n’est pas le seul critère à prendre en compte. Vous devez évaluer les conditions de garantie, le service après-vente, le support et la compétence du vendeur. Il faut savoir parfois dépenser un peu plus pour avoir le service attendu.
Avant de vous précipiter sur le premier appareil photo d’occasion venu, prenez le temps d’en vérifier l’état et le fonctionnement. Voici comment faire en quelques minutes.
Plutôt que de vous donner une liste d’enseignes recommandables ou non (voir les avis lecteurs ici), voici quelques conseils pour vous aider à finaliser votre achat matériel photo.
Sites de vente en ligne spécialisés photo
Achat matériel photo : les sites de vente en ligne spécialisés
Les sites de vente en ligne spécialisés sont des enseignes dont l’univers tourne autour de la photo et de la vidéo. Les plus connus sontMN Photo Vidéo, Digit Photo, Digixo, Phox, Camara, etc. qui vous assurent un support personnalisé, la garantie constructeur à minima et vous livrent le matériel dans les meilleures conditions (manuel en français, cordons secteurs européens, certificats de garantie, etc.).
Avantages
tarifs intéressants et offres spécifiques
anciens modèles proposés à des prix attractifs
comparaison facile car les prix sont affichés
prise en compte SAV par la marque car importation par le circuit officiel
catalogue conséquent
site ouvert 24/24 et 7/7
Inconvénients
impossibilité de prendre le matériel en main
délai de transport imposé (même réduit à 24 ou 48 h, il vous faut patienter)
pas ou peu de conseil possible lors de l’achat
pas ou peu de services et conseils une fois l’achat matériel photo finalisé
Places de marché généralistes
Achat matériel photo : les sites de vente en ligne généralistes
Il s’agit des plateformes de ventes adressant tous les domaines dont la photo et la vidéo. Ces places de marché vendent par elles-mêmes certains produits ou mettent en relation vendeur et acheteur (exemple Amazon, Fnac, …).
Dans le premier cas c’est une garantie supplémentaire car vous savez à qui vous adresser en cas de problème. Dans le second cas, soyez très prudent car la plateforme n’est pas responsable des litiges si le vendeur est en défaut. S’il est à l’autre bout du monde c’est compliqué.
Les places de marché n’affichent pas toujours de façon claire le type de vendeur (la plateforme ou un marchand indépendant).
Certains marchands sont de simples vitrines web sans existence réelle, ils se contentent d’importer du matériel en Europe sans respecter les obligations légales d’importation (matériel en configuration asiatique, « marché gris », TVA non acquittée, garantie locale mais pas internationale, etc.). Demandez au vendeur un document écrit avant achat si vous avez des doutes.
Avantages
on trouve tout ce qui peut exister dans le monde
grand nombre de vendeurs
site disponible 24/24 et 7/7
frais de port souvent offerts
offres promos souvent intéressantes
gestion des contentieux possible (selon la place de marché)
Inconvénients
tarifs variables d’un vendeur à l’autre et parfois affichés hors taxes
pas de prise en main possible
tous les vendeurs ne se valent pas
aucun conseil d’achat possible et commentaires utilisateurs parfois trompeurs
retour SAV souvent complexe (surtout s’il est en Asie …)
garantie internationale pas toujours disponible malgré ce que disent les vendeurs (vérifiez-bien !)
des cas de fraudes (articles non conformes) et tromperies (menus en anglais et japonais uniquement sur les boîtiers Nikon)
Le marché gris photo : ce que c’est et pourquoi c’est risqué
On parle de marché gris quand un appareil photo est importé en Europe en dehors des circuits de distribution officiels de la marque. Le produit est souvent en provenance d’Asie, vendu à un tarif sensiblement inférieur au prix officiel européen.
Ce n’est pas illégal. Mais c’est risqué pour plusieurs raisons.
La garantie constructeur est locale, pas internationale. Un boîtier Nikon acheté en configuration asiatique via un vendeur marketplace ne bénéficie pas du SAV Nikon France. En cas de panne, vous renvoyez le boîtier en Asie à vos frais ou vous payez la réparation de votre poche.
Les menus peuvent être en anglais ou en japonais uniquement, sans possibilité de francisation. Le chargeur, s’il est fourni, peut être en configuration américaine ou asiatique, sans adaptateur fourni.
La TVA est parfois non acquittée. Le produit peut être bloqué en douane ou faire l’objet d’un redressement fiscal.
Comment le détecter : un prix inférieur de 20 % ou plus au prix officiel constaté chez les revendeurs agréés est un signal d’alerte. Demandez systématiquement au vendeur si le produit bénéficie de la garantie constructeur française avant d’acheter.
Grandes surfaces spécialisées
Achat matériel photo : les grandes surfaces spécialisées
Les grandes enseignes multimédia sont présentes en périphérie des grandes villes comme au cœur de nombreuses capitales régionales (par exemple Boulanger, la FNAC, Darty, etc.). Ces magasins proposent un large choix de matériel photo, mais aussi des modèles d’anciennes générations vendus à des tarifs avantageux.
Avantages
point de vente physique
prise en main du matériel possible
tarifs affichés
dépôt pour le service après-vente au même endroit
Inconvénients
vendeurs souvent intéressés et peu qualifiés
catalogue limité aux modèles les plus connus
modèles experts et pros souvent absents des rayons
pas implantés partout
enseignes devenant de moins en moins spécialisées
Grandes surfaces généralistes
Les grandes surfaces (supermarchés) disposent souvent d’un rayon photo dans lequel vous pouvez trouver plusieurs marques et modèles. Ces derniers ne sont toutefois pas toujours les plus récents, ce canal de vente étant utilisé par les marques pour écouler les anciens produits encore en stock ou en fin de vie commerciale.
Avantages
présents partout
tarifs attractifs
une bonne façon de trouver un ancien modèle intéressant à prix cassé
Inconvénients
aucune expertise photo
vente des anciennes générations de boîtiers au détriment des plus récentes parfois
pas de service après-vente photo
aucun conseil à l’achat
catalogue produits limité
Magasins et revendeurs spécialisés photo
Achat matériel photo : les revendeurs spécialisés
Le point de vente historique, le revendeur photo, a beaucoup évolué ces dernières années. Fortement concurrencés par la vente en ligne, les revendeurs ont dû s’adapter pour proposer une autre approche à leurs clients. Ceux qui ne l’ont pas fait ont déjà bien souvent disparu.
Le revendeur photo spécialisé reste la référence en matière d’achat matériel photo. Il dispose la plupart du temps d’une expertise reconnue, sait vous conseiller et gérer la relation avec la marque en cas de problème. Il est votre point de contact SAV, certains revendeurs vous proposent des services additionnels comme le prêt et test de matériel, la location d’objectifs et boîtiers pros, le nettoyage du capteur, etc.
Avantages
prise en main possible du matériel
expertise du vendeur
conseil et services personnalisés
tests possibles
gestion du SAV en direct
prêt en cas de retour SAV (selon revendeur)
relation de personne à personne
Inconvénients
tarifs pas toujours disponibles sans entrer dans la boutique (y compris sur le site)
matériel pas toujours en stock
tarifs parfois plus élevés que sur Internet (attention aux sites qui affichent des prix HT sans le préciser toutefois)
catalogue moins fourni (mais commandes possibles)
de moins en moins de boutiques …
Acheter son matériel photo d’occasion – boutiques photo
Achat matériel photo : les boutiques de vente de matériel photo d’occasion – La Boutique Photo Nikon
Acheter d’occasion est une pratique courante et intéressante, le numérique ayant entraîné un renouvellement du matériel bien plus fréquent qu’au temps de l’argentique. Qu’il s’agisse du boîtier ou des objectifs, le choix est vaste et vous avez beaucoup à gagner en matière de budget. Mais un minimum de prudence s’impose.
Acheter du matériel photo d’occasion chez un revendeur spécialisé est la solution la plus sécurisante car vous faites affaire avec un professionnel qui se doit de vous donner le même niveau de service qu’il le fait déjà pour le matériel neuf. De nombreuses boutiques spécialisées ont un rayon occasion qui mérite le détour (voir le rayon occasion de LBPN).
MPB est une plateforme internationale spécialisée dans l’achat-revente de matériel photo d’occasion, disponible en France depuis 2021. Chaque produit est inspecté, classé selon son état (Bon état, Très bon état, Comme neuf) et livré avec une garantie de 6 mois. C’est l’une des références les plus fiables pour acheter un boîtier ou un objectif d’occasion sans se déplacer, avec un catalogue plus étoffé que la plupart des revendeurs physiques.
Avantages
tarifs attractifs pour du matériel souvent proche du neuf
garantie 3 ou 6 mois incluse (selon revendeurs)
service après-vente assuré
conseil et service à l’achat
l’assurance de trouver du matériel en état
une façon de se faire plaisir plus souvent en revendant votre matériel pour en acheter un autre
Inconvénients
choix limité selon les boutiques
tarifs plus élevés que sur les sites d’annonces
oblige à se déplacer
Acheter le matériel photo d’occasion – Sites d’annonces et d’enchères généralistes
Achat matériel photo : les sites d’annonces et enchères
Ces sites proposent des annonces pour de nombreux produits dont la photo, en achat direct ou aux enchères (par exemple eBay, Le Bon Coin, etc.). Il convient d’être très vigilant au moment de la transaction car certains vendeurs indélicats opèrent sans état d’âme.
Les arnaques sont fréquentes sans aucun recours possible. Plusieurs lecteurs ont déjà subi des préjudices importants.
Avantages
choix illimité ou presque
tarifs parfois sans concurrence
notation des vendeurs (selon les sites)
Inconvénients
de nombreuses fraudes et arnaques
aucune garantie sur le matériel
certains vendeurs sont peu scrupuleux …
… certains acheteurs aussi
pas ou peu de retour possible en cas d’erreur
frais de port parfois excessifs
pas de recours juridique via le site
Acheter le matériel photo d’occasion – Annonces photo sur sites dédiés
Achat matériel photo : les sites d’annonces photos spécialisés
Les sites et forums photo proposent souvent une section Annonces Photo (c’est le cas sur Nikon Passion : les annonces photo).
Il s’agit de sites fréquentés par des habitués actifs sur le forum correspondant, il est facile de trouver le matériel de votre choix auprès d’un photographe amateur la plupart du temps très soigneux. Néanmoins là-aussi quelques précautions s’imposent.
Avantages
choix important dans une même marque si c’est un site de marque
les vendeurs/acheteurs sont souvent connus des autres membres
d’autres lecteurs peuvent apporter des avis lors d’une transaction
les transactions entre personnes en main propre sont monnaie courante
le dépôt d’annonces et l’achat sont gratuits
Inconvénients
certains vendeurs sont peu scrupuleux
aucune garantie particulière sur le matériel
des cas de fraude mentionnés (mais vite mis en évidence par la communauté)
pas ou peu de retour possible en cas d’erreur
frais de port parfois excessifs
pas de recours juridique via le site
Acheter du matériel photo d’occasion, la belle affaire ?
Si vous prenez le temps de choisir sans vous précipiter, alors l’achat d’occasion peut vous permettre d’économiser beaucoup par rapport à l’achat neuf.
De nombreux amateurs revendent leur matériel sans qu’il ne soit vraiment usé, voire même à l’état neuf, à un tarif très inférieur au prix public neuf. Contrairement à ce que vous pourriez croire, acheter d’occasion n’enlève rien à la qualité du matériel ni à l’usage que vous allez en faire !
Si vous n’êtes pas à la recherche du tout dernier modèle sorti, que vous acceptez quelques petits défauts d’apparence possibles et que vous avez un peu de temps devant vous pour faire le bon choix, alors penchez-vous sur le marché de l’occasion, il y a de quoi remplir votre sac photo sans (trop) casser la tirelire !
Questions fréquentes sur l’achat de matériel photo
Quelle est la différence entre un site spécialisé photo et Amazon pour acheter un appareil ?
Un site spécialisé (Digit Photo, MN Photo Video, Digixo) vend exclusivement du matériel photo via le circuit de distribution officiel. La garantie constructeur française est assurée, le SAV est géré localement. Sur Amazon, si le produit est « vendu et expédié par Amazon » c’est comparable. Si le vendeur est un tiers sur la marketplace, vérifiez l’origine du produit et la garantie avant d’acheter.
C’est quoi le marché gris en photo et quels sont les risques ?
Le marché gris désigne les appareils importés hors circuit officiel, souvent en provenance d’Asie. Le prix est inférieur au tarif européen mais la garantie constructeur française ne s’applique pas. En cas de panne, le SAV Nikon ou Canon France refusera la prise en charge. Autre risque : menus en anglais/japonais, chargeur non conforme aux normes européennes.
Vaut-il mieux acheter neuf ou d’occasion ?
Pour un premier achat, l’occasion récente chez un revendeur spécialisé ou via MPB est souvent le meilleur rapport qualité/prix. Un hybride de deux ans avec 5 000 déclenchements coûte 30 à 40 % moins cher que le neuf pour des performances identiques. Pour le tout dernier modèle ou si vous n’avez pas de référence technique, le neuf via un revendeur agréé élimine toute incertitude.
MN Photo Video, Digit Photo, Digixo : quelle différence ?
Ces trois enseignes sont des sites spécialisés photo vendant exclusivement via le circuit officiel. Les prix sont proches et comparables. Les différences portent sur les services additionnels (reprise de matériel, SAV, promotions ponctuelles) et les délais de livraison. Consultez les avis récents sur les forums avant de choisir car les niveaux de service peuvent varier d’une période à l’autre.
Comment vérifier un appareil photo d’occasion avant de l’acheter ?
Vérifiez le nombre de déclenchements (shutter count) avec un logiciel ou un site dédié, l’état du capteur (photo sur fond blanc uniforme pour détecter les poussières), l’état de l’écran et du viseur, le fonctionnement de tous les modes de prise de vue et de l’autofocus. La fiche de vérification complète est disponible gratuitement via le bouton ci-dessous.
Accessoires photo : les indispensables, les utiles, ceux dont vous n’avez pas besoin
Quand on achète un appareil photo, la liste des accessoires « indispensables » peut vite doubler la facture. La réalité est plus simple : trois accessoires sont vraiment nécessaires dès le premier jour : une carte mémoire rapide, une batterie de rechange, un sac adapté. Le reste s’acquiert selon les besoins réels, pas selon les conseils des vendeurs.
Guide photo : pourquoi des accessoires complémentaires ?
Contrairement à ce que vous pourriez penser, les accessoires indispensables à une pratique courante de la photographie sont peu nombreux.
Privilégiez cette règle simple : n’achetez un accessoire photo que si, et uniquement si, il vous manque pour faire les photos que vous voulez vraiment faire ou pour vous faciliter la vie au quotidien.
Posez-vous ces questions avant un achat photo :
s’agit-il de photos que vous devez vraiment faire sans avoir le choix de faire autrement ?
existe-t-il une alternative pour faire autrement et éviter de remplir votre sac photo d’un nouvel accessoire ?
cet accessoire va-t-il vous permettre de gagner du temps pour arriver à vos fins ?
Voici la liste des accessoires photos les plus indispensables. Cette liste est subjective, elle varie selon le type de photos que vous souhaitez faire. Vous pouvez réagir via les commentaires pour dire ce que vous jugez indispensable vous-aussi.
Ce qu’il faut vraiment acheter : ma liste honnête
Indispensables dès le premier jour Une deuxième carte mémoire (même format que celle livrée avec le boîtier), une batterie de rechange de la marque, un sac adapté à votre usage principal.
Utiles selon votre pratique Un trépied léger si vous faites de la pose longue, du paysage ou de la macro. Un flash externe si vous photographiez en intérieur ou en soirée. Un pare-soleil, souvent livré avec l’objectif mais parfois vendu séparément.
Superflus pour la majorité des photographes Un kit de nettoyage capteur (mieux vaut confier cette opération à un technicien), une protection d’écran si vous êtes précautionneux, les accessoires de studio si vous n’avez pas de projet précis.
À éviter Les cartes MicroSD avec adaptateur, les batteries compatibles non vérifiées, les soufflettes et bombes d’air comprimé pour le capteur.
Guide photo : cartes mémoire
Quelle carte mémoire choisir ?
Les cartes mémoire sont indispensables pour enregistrer les photos. Il existe trois formats principaux de cartes :
les cartes SD,
les cartes XQD,
les cartes CFexpress.
Les cartes XQD sont désormais remplacées par les cartes CFexpress.
En 2026, le format de carte dépend directement du boîtier :
Nikon Z30, Z50II, Zfc : carte SD/SDHC/SDXC (UHS-I ou UHS-II selon les modèles)
Nikon Z8, Z9 : double emplacement CFexpress Type B + SD UHS-II
Vérifiez la fiche technique de votre boîtier avant d’acheter. Une carte CFexpress Type B dans un boîtier qui n’accepte que la SD : ça ne rentre tout simplement pas.
Vérifiez quel modèle de carte utilise votre boîtier avant de choisir le fabricant et le type de carte tant les modèles sont nombreux (SDXC et SDHC par exemple).
Je ne vous recommande pas d’utiliser une carte MicroSD dans un adaptateur SD, ce type de carte n’est pas toujours compatible avec les reflex et hybrides et peut entraîner des ralentissements, des dysfonctionnements et pertes de photos.
Privilégiez l’utilisation de cartes mémoire de qualité. Certaines cartes s’avèrent moins fiables que d’autres entraînant des pertes de photos, des problèmes de lecture ou des défauts sur les photos (en savoir plus sur l’utilisation des cartes mémoire).
Les marques les plus utilisées par les photographes experts et pros sont Lexar et Sandisk. Ces cartes sont garanties à vie et livrées avec un logiciel de récupération des photos effacées par erreur le cas échéant.
Le format XQD qui équipe certains appareils photo Nikon impose un choix plus limité. Les cartes CFexpress sont toutefois compatibles avec les emplacements pour cartes XQD et une mise à jour du firmware de votre boîtier, quand elle est disponible, peut le rendre compatible avec ces cartes.
Guide photo – carte SD 128 Go Sandisk rapide pour la vidéo et le mode rafale
Comment choisir une carte mémoire
Prenez l’habitude d’avoir au moins deux cartes mémoire de façon à ne pas formater une carte avant de vous assurer que les photos sont bien sauvegardées sur votre ordinateur et à prévenir les problèmes de fiabilité ou de perte qui peuvent toujours arriver.
Evitez les cartes de trop grande capacité si vous n’en avez pas besoin. Mieux vaut utiliser deux cartes de 32 Go qu’une seule de 64 Go : en cas de perte ou d’effacement accidentel, vous ne perdrez que la moitié des photos !
Une capacité de 32 Go convient pour la plupart des appareils photo jusqu’à 24 Mp. Au-delà, optez pour 64 Go. Si vous filmez en FullHD ou 4K, n’hésitez pas à choisir un modèle de 128 Go ou plus pour avoir suffisamment de stockage sans devoir multiplier les cartes.
Choisissez des cartes rapides, avec une vitesse d’écriture au moins égale à 150 Mb/s (idéalement 300 Mb/s), surtout si vous faites des prises de vue en rafale. La vitesse d’écriture sur la carte est souvent le maillon faible qui ralentit le boîtier (plus que la capacité du buffer).
Rangez toujours vos cartes dans leur étui en plastique, c’est une sécurité supplémentaire pour éviter de les détériorer ou de les perdre. Pensez à vérifier avant de photographier si la carte que vous venez d’insérer dans le boîtier ne contient pas déjà des photos non sauvegardées.
Formatez toujours une carte dans le boîtier (jamais avec l’ordinateur) avant de commencer à l’utiliser, cela facilitera l’utilisation éventuelle du logiciel de restauration.
Lecteur de carte mémoire
Guide photo Lecteur externe via port USB 3.0 à double format SD/CF
De nombreux boîtiers permettent le transfert des photos sur l’ordinateur via un câble USB. Evitez cette solution car elle est peu fiable : le transfert utilise la batterie du boîtier, les erreurs de transfert et les corruptions de fichiers sont courantes.
Préférez l’utilisation d’un lecteur de carte. La plupart des ordinateurs disposent d’un lecteur intégré (cartes SD sur les portables, plusieurs formats sur les tours).
Si votre ordinateur ne dispose pas d’un lecteur intégré, vous pouvez trouver dans le commerce des lecteurs externes pour quelques dizaines d’euros. C’est un investissement indispensable pour vous faciliter la vie et sécuriser le transfert depuis vos cartes.
Avec les cartes XQD et CFexpress le lecteur de cartes est obligatoire pour bénéficier des performances de la carte. Ces cartes ont une vitesse de lecture qu’un transfert par câble ne peut pas mettre en œuvre, le lecteur accélère la copie depuis la carte et offre toute garantie d’intégrité des fichiers.
Guide photo : batteries
Guide photo – batterie de marque (mention en est faite sur le dessus)
Quelle batterie pour appareil photo choisir ?
Utiliser plusieurs batteries permet de continuer à photographier sans devoir attendre que votre unique batterie soit rechargée.
Choisissez une batterie de marque qui correspond au modèle précis livré avec votre appareil photo.
EN-EL15c : Nikon Z5II, Z6III, Z7III, Z8, ainsi que les anciens reflex D750, D850 (autonomie 400 à 500 vues selon usage)
EN-EL18d : Nikon Z9 (autonomie >700 vues)
La EN-EL15c est compatible avec tous les boîtiers acceptant la EN-EL15, EN-EL15a ou EN-EL15b. C’est la batterie Nikon la plus répandue et la plus facile à trouver en occasion ou en double.
Certaines batteries compatibles sont vendues moins cher mais peuvent poser des problèmes de fiabilité ou de tenue dans le temps. D’autres ne sont pas acceptées par le boîtier qui sait reconnaître les types de batteries et le fabricant.
Si vous n’utilisez pas souvent votre matériel ou que vos séances photo sont courtes, ne multipliez pas les batteries. Une batterie qui ne sert pas se dégrade et c’est un investissement inutile. Quand vous achetez un nouveau boîtier, prenez le temps de mesurer l’autonomie de la batterie avant d’en acheter une seconde, certaines batteries permettent de faire plus de 1.500 photos sans recharge !
Du fait de l’interdiction faite désormais aux marques de livrer (en Europe) un chargeur par défaut, les appareils récents autorisent la recharge de la batterie via le port USB. C’est aussi un moyen de récupérer de l’autonomie si votre batterie est vide, le chargeur externe optionnel reste toutefois plus rapide pour effectuer une recharge complète.
Entretien
Faut-il stocker une batterie chargée ou déchargée ? Il est préférable de charger une batterie avant de la stocker, elle est ainsi prête à servir et c’est une mesure de protection pour l’accumulateur. Comme la logique du photographe est de toujours avoir une batterie prête à l’emploi, c’est idéal !
Evitez de stocker les batteries dans un lieu trop chaud (elles peuvent en souffrir) ou trop froid (elles se déchargent plus vite). Si vous êtes en voyage au Pôle Nord, glissez vos batteries additionnelles dans une poche intérieure de votre vêtement, elle souffriront moins du froid.
Certains appareils photo (compacts) utilisent des batteries non amovibles. Pensez à recharger régulièrement sans quoi vous serez forcé de patienter une ou deux heures (généralement au plus mauvais moment …) puisque vous ne pouvez pas changer la batterie par une autre.
Enfin retenez que les appareils hybrides à viseurs électroniques ou ceux que vous utilisez souvent avec l’écran arrière Live View consomment plus que les autres. Si vous êtes fan de la visée électronique, prévoyez vos batteries en conséquence.
Guide photo : paresoleil
pare-soleil pour objectif Nikon NIKKOR
Le pare-soleil vous permet de bloquer la lumière indésirable, de façon à ce qu’elle n’entre pas dans l’objectif et n’apparaisse pas sur vos photos. Une lumière indésirable est une lumière qui provoque un éblouissement, des traces ou des reflets non voulus sur les images (en savoir plus).
Chaque pare-soleil est spécifique à un objectif, sa forme autorise le passage de la lumière directe, selon l’angle de vue choisi. Le pare-soleil bloque les rayons lumineux parasites qui pourraient pénétrer dans l’objectif alors que vous n’avez pas inclus cette source de lumière indésirable dans votre angle de vue.
Guide photo Différents modèles de sacs pour différents usages
Le sac photo est LE complément indispensable de votre matériel photo. Il protège votre matériel des agressions du monde extérieur pendant le transport ou le stockage. Il vous permet d’avoir tout ce qu’il vous faut avec vous.
Il existe des centaines de modèles de sacs photo aussi prenez le temps d’en essayer quelques-uns avant de faire votre choix. Sachez qu’un seul sac ne suffit souvent pas : mieux vaut avoir deux ou trois sacs spécifiques à certains usages que de tenter à tout prix de trouver LE sac qui répond à tous vos besoins.
Vous pouvez trouver des tests de sacs photo sur Virus Photo (d’autres test d’accessoires aussi).
Guide photo – sac à dos avec ceinture ventrale
Sac à dos photo
Avantages
charge bien répartie
vous gardez les mains libres
vous pouvez ajouter des effets personnels
certains modèles permettent de transporter un trépied à l’extérieur du sac
Inconvénients
nécessite de poser le sac pour rentrer et sortir le boîtier
la sangle a souvent tendance à glisser et à faire mal à l’épaule
peut s’arracher facilement (vol et agressions)
souvent volumineux et peu discret
Guide photo – sac type Sling
Sac photo Sling
Avantages
bon compromis entre sac d’épaule et sac à dos
pivote facilement pour faciliter la manipulation du matériel sans poser le sac
port aisé avec bonne répartition de la charge
laisse les mains libres
Inconvénients
souvent moins logeable qu’un sac à dos
peu stable au sol
pas de possibilité de transporter un trépied à l’extérieur
espace réservé aux effets personnels très limité
présente un risque de chute lors des manipulations du matériel (par exemple changement d’objectif)
Comment choisir un sac photo
Choisissez un sac adapté à votre pratique : ne prenez pas un sac à dos si vous ne faites que de la photo en ville, l’accès ne sera pas aisé. De même ne prenez pas un gros sac d’épaule si vous marchez beaucoup, votre dos vous remerciera.
Prenez soin de choisir un sac le plus étanche possible ou possédant une housse étanche si vous envisagez de voyager dans des pays humides. Certaines pluies tropicales ont vite fait de venir mouiller votre matériel au fond du sac s’il n’est pas suffisamment protégé.
Pensez également à utiliser un sac discret quand vous photographiez en ville ou dans des zones sensibles. Votre boîtier est déjà suffisamment visible, inutile d’en rajouter !
Guide photo : accessoires de nettoyage
Kit de nettoyage capteur
Si vous observez des taches noires plus ou moins diffuses sur vos photos, toujours au même endroit, ne cherchez pas, ce sont des poussières collées sur le capteur.
Enclencher la fonction de nettoyage du capteur au démarrage et à l’arrêt du boîtier suffit à se débarrasser de la plupart des poussières sèches (cela n’use pas le capteur contrairement aux idées reçues).
kit de nettoyage de capteur pour appareil photo
Les taches grasses sont plus difficiles à retirer car il faut exercer une action mécanique sur le capteur à l’aide d’un accessoire spécifique.
Les kits de nettoyage de capteur NE SONT PAS une nécessité. Mieux vaut avoir quelques taches sur vos photos et les corriger à l’aide de votre logiciel de traitement de photos que de détériorer votre capteur.
Si vous vous sentez à l’aise avec cette opération, procurez-vous un kit de nettoyage et lisez bien la notice avant (attention, tous les kits ne se valent pas et peuvent être spécifiques à certains capteurs).
Dans le cas contraire, rendez visite à votre revendeur ou au centre technique de la marque le plus proche. Le nettoyage est souvent offert ou proposé à un tarif bien inférieur au remplacement d’un capteur rayé !
Evitez toute forme de poire, soufflette ou autre bombe d’air comprimé, cela ne fera que déplacer les poussières d’un endroit à l’autre du capteur et du boîtier.
Les capteurs des appareils photo hybrides sont plus en évidence que ceux des reflex cachés derrière le miroir. Ils peuvent attirer plus facilement les poussières mais sont bien plus simples à nettoyer car très simples d’accès.
Nettoyage des objectifs
Pour retirer les poussières collées sur les lentilles avant et arrière de vos objectifs, utilisez un chiffon spécifique (ou une feuille de papier adaptée) et faites toujours un mouvement de rotation.
Si vous n’avez rien sous la main, prenez un tissu bien propre et doux (mouchoir, laine polaire, coton) et ne frottez surtout pas. Le revêtement externe des lentilles est fragile et vous pouvez l’endommager sans vous en rendre compte.
Evitez les accessoires de nettoyage stockés au fond du sac sans précaution qui apportent plus de poussières qu’ils n’en retirent.
Pensez à mettre les couvercles sur vos objectifs quand vous ne les utilisez pas, y compris lors d’une séance photo si vous faites une pause. Attention à la pluie qui laisse des gouttes également.
Retenez enfin que quelques saletés sur la lentille frontale d’un objectif ne nuisent pas à la qualité des photos, elles seront invisibles sur l’image. C’est différent sur la lentille arrière qui est plus sensible.
Nettoyage du boîtier
Ayez toujours avec vous un chiffon microfibre pour nettoyer votre boîtier et le corps des objectifs. Les boîtiers ne sont pas très sensibles aux poussières mais moins il y en a, moins vous courez le risque qu’elles ne se déplacent sur le capteur lors du changement d’objectif (selon le type de boîtier).
N’utilisez jamais de solvant ou de produit type WD40 ! Si une tache résiste, humidifiez un chiffon propre et frottez en douceur sans ajouter de savon. Séchez rapidement si nécessaire.
Guide photo : protection d’écran
Guide photo Protection pour écran arrière (selon boîtier)
En matière de protection d’écran, les avis divergent. Si votre boîtier est pourvu d’une protection amovible d’origine, utilisez-la sans vous poser de question.
Si ce n’est pas le cas, faites attention aux films de protection auto-adhésifs et amovibles. Certains sont bien conçus, d’autres ont tendance à adhérer un peu trop et à ne pas se retirer aisément, faisant plus de mal que de bien au final.
Plusieurs lecteurs de Nikon Passion utilisent les films de protection Swido et en sont satisfaits. Vous pouvez les trouver sur Amazon.
Les écrans arrières sont de plus en plus résistants aux rayures : si vous êtes précautionneux, vous ne risquez pas grand-chose à utiliser votre boîtier sans protection. A l’inverse, ou si vous fréquentez des zones dangereuses pour la survie de votre matériel, procurez-vous à minima un bon film de protection ou un écran amovible, voire même une coque antichoc en néoprène.
Guide photo : Trépied photo
Guide photo – trépied avec rotule et fixation standard
Avec des capteurs très riches en pixels (par exemple 45 Mp), le recours au trépied est plus fréquent qu’on ne peut le penser. C’est la garantie d’avoir des photos sans flou de bougé (en savoir plus).
Selon le type de photo que vous faites (par exemple pose longue), le trépied peut même s’avérer indispensable (voir le test d’un trépied courant)
Choisissez toujours un modèle stable, doté d’un système de fixation le plus standard possible (les pas de vis sont normalisés). Les trépieds possédant une semelle intermédiaire permettent de fixer/retirer le boîtier très vite, la rotule facilite les mouvements et le cadrage.
Guide photo – monopode avec vis de fixation au pas standard
Si vous trouvez le trépied trop encombrant, sachez que les monopodes sont une bonne alternative. Ils vous permettent de gagner en stabilité tout en restant mobile.
Certains fabricants proposent des petits trépieds type GorillaPod. Ce sont des accessoires bien souvent futiles qui ne sauraient compenser l’usage d’un vrai trépied stable et capable de supporter sans risque votre cher boîtier.
Guide photo : flash externe
Guide photo – flash externe Nikon SB-5000 pour hybrides et reflex
A l’exception des appareils photo experts et pros, les boîtiers d’entrée de gamme disposent d’un flash intégré censé compenser le manque de lumière en intérieur ou en soirée.
Ce flash intégré reste limité : sa portée est réduite (2 à 3 mètres bien souvent) et son emplacement proche de l’axe optique du boîtier favorise le phénomène des yeux rouges sur vos photos.
Le complément idéal du flash intégré est le flash externe ou flash cobra. Il est plus puissant, peut être équipé de réflecteurs, déclenché à distance depuis le boîtier, il dispose souvent d’une tête orientable.
Guide photo – flash externe pour usages ponctuels
Le choix d’un flash externe doit se faire en fonction de vos besoins : le recours fréquent à une source de lumière additionnelle importante nécessite un modèle expert tandis que l’usage amateur et ponctuel sera couvert par un flash d’entrée de gamme moins onéreux et moins complexe à utiliser.
Maîtriser l’usage du flash demande du temps aussi prenez soin de découvrir votre matériel, de le tester dans différentes conditions de prise de vue et d’observer les résultats obtenus (voir l’ouvrage de référence sur l’utilisation des flashs pour Nikon).
Questions fréquentes sur les accessoires photo
Quelle carte mémoire acheter pour un Nikon hybride ?
Cela dépend du boîtier. Les modèles entrée de gamme (Z30, Z50II, Zfc) utilisent des cartes SD standard. Les modèles experts (Z6III, Z8, Z9) utilisent des cartes CFexpress Type B ou SD UHS-II. Vérifiez la fiche technique avant d’acheter. Pour la vitesse, visez au minimum 150 Mo/s en écriture, 300 Mo/s si vous filmez en 4K ou photographiez en rafale.
Faut-il acheter une batterie de rechange dès le départ ?
Oui, c’est mieux. Une seule batterie vous laissera sur le carreau au pire moment. Commencez par une batterie de marque Nikon. Les compatibles non certifiées peuvent poser des problèmes de reconnaissance par le boîtier ou de tenue dans le temps.
Vaut-il mieux un sac à dos ou un sac d’épaule ?
Cela dépend de l’usage. En ville pour de courtes sorties : le sac d’épaule permet un accès rapide. Pour la randonnée ou les longues sorties : le sac à dos répartit mieux le poids. Un sac de type sling est un bon compromis si vous alternez les deux situations.
Faut-il nettoyer soi-même son capteur ?
Seulement si vous avez déjà de l’expérience avec ce type de manipulation. Pour la majorité des photographes amateurs, mieux vaut confier le nettoyage au service après-vente ou à un revendeur spécialisé. Une maladresse coûte bien plus cher que le nettoyage lui-même.
Le pare-soleil est-il vraiment utile ou c’est du marketing ?
C’est vraiment utile. Il protège l’objectif des chocs légers, réduit les reflets parasites (flare) et améliore le contraste dans les scènes à contre-jour. La plupart des objectifs récents sont livrés avec leur pare-soleil. Si ce n’est pas le cas, c’est un achat à moins de 30 € qui change la qualité des photos dans les situations difficiles.