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comment devenir photographe professionnel indépendant : droits d’auteur, statut, tarifs, devis, factures …

Vous souhaitez devenir photographe professionnel indépendant et, en tant que professionnel, établir des devis, des factures, gérer vos droits d’auteur et autres formalités. Mais vous ne savez pas comment vous y prendre ni où trouver des informations fiables ?

Eric Delamarre, photographe et expert français du sujet, a regroupé dans la 7ème édition de son guide pratique tout ce qu’il vous faut savoir. Ce livre, actualisé en 2023, est la référence de tous les photographes pros.

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Comment devenir photographe professionnel indépendant : présentation

Eric Delamarre est un photographe français qui a affronté, comme tous, les problèmes administratifs bien connus que sont l’établissement d’un devis, de factures, la recherche de barèmes, la gestion des tâches administratives, le choix d’un statut professionnel …

A force de faire des recherches sur le sujet, il a fini par acquérir une compétence reconnue qu’il partage lors de sessions de conseils comme dans son guide désormais bien connu « Profession photographe indépendant ».

Ce livre est régulièrement mis à jour pour tenir compte des modifications de la législation comme de l’évolution de la profession. La sixième édition présentée ici date de fin 2021.

Au fil du temps cet ouvrage est devenu la référence en la matière, et Eric Delamarre est quasi incollable, j’ai pu pu le vérifier sur le stand Nikon Passion lors de plusieurs de ses interventions au Salon de la Photo. Eric n’a jamais grand-chose à dire si je l’écoute avant son intervention mais arrive toujours à tenir son auditoire en haleine pendant près de 90 minutes !

Les statuts possibles du photographe professionnel indépendant

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La première partie du guide adresse les problématiques associées au statut de photographe indépendant. Vous découvrirez quels sont les statuts possibles, comment déclarer vos bénéfices et comment fonctionne la TVA.

Le droit d’auteur et les barèmes officiels

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La seconde partie aborde les questions relatives au droit d’auteur. Vous y trouverez les barèmes officiels des œuvres de commande de même que tout ce qui concerne le code de la propriété industrielle.

La commercialisation et la gestion de votre activité

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La troisième et dernière partie traite des aspects relatifs à la vente de vos photos et prestations, de même que ce qui concerne la gestion de votre activité.

Comme le cite l’auteur en préambule, ce guide est un outil qui va vous servir au quotidien et dans lequel vous irez piocher les renseignements recherchés.

Mon avis sur Profession Photographe Professionnel Indépendant

Si vous envisagez de devenir photographe professionnel et de vendre vos photos, ou si vous l’êtes déjà, je ne peux que vous inciter à dépenser les 28,90 euros nécessaires pour vous procurer ce guide.

Non seulement vous y trouverez la réponse à de nombreuses questions, mais vous découvrirez aussi des notions qui vous sont probablement inconnues. Vous gagnerez un temps fou en ayant à disposition l’essentiel de ce qu’il faut savoir pour bien gérer votre activité, et lorsqu’on est indépendant, le temps n’a pas de prix !

La lecture du guide ne saurait remplacer un échange direct et personnalisé avec l’auteur (c’est possible ici), c’est toutefois un excellent moyen de faire le tour des différentes problématiques relatives au métier de photographe professionnel. Sachez qu’Eric Delamarre a publié un autre ouvrage qui peut vous aider, intitulé « Combien vendre ses photos »

Si vous possédez déjà une précédente édition, sachez que cette nouvelle version du guide est entièrement mise à jour avec les chiffres, seuils et textes de lois actuels.

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16 règles à connaître sur le droit à l’image en photographie

Vous cherchez des renseignements fiables sur le droit à l’image et le respect de vos droits d’auteur ? Vous ne savez pas si vous pouvez publier ou non une photographie sur votre site ? Vous voulez faire valoir vos droits de photographe et on vous les refuse ?

Voici une série de règles données par une juriste spécialisée, Manuela Dournes, pour vous aider à voir plus clair.

Comment réussir vos photos, mon guide de bienvenue

16 règles à connaître sur le droit à l'image en photographie

Le droit à l’image et le respect du droit d’auteur sont deux sujets souvent débattus chez les photographes amateurs comme professionnels. La législation étant complexe, il est difficile d’y voir clair et de trouver les informations les plus pertinentes.

Manuela Dournes est juriste spécialisée en droit de l’édition. Elle a donné récemment une conférence en petit comité. J’en ai profité pour prendre des notes que je retranscris ici.

J’ai complété ces informations en m’appuyant sur le contenu de son livre intitulé « Les photographes et le droit« . Je vous engage à le parcourir pour en savoir plus si le sujet vous intéresse, et en particulier à parcourir les diverses jurisprudences relatives à la photographie et aux usages qui en découlent.

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1. Principe de base : le contexte du droit à l’image

Il est important d’analyser le contexte de prise de vue : que photographie-t-on ? En quel lieu ? Quel est le sujet ?

C’est ce qui se passe avant, pendant et après une prise de vue qui conditionne l’analyse juridique. Si vous voulez défendre une position, pensez à documenter le contexte de la prise de vue que vous soyez le photographe ou la personne photographiée.

2. Faut-il déposer ses photos pour les protéger ?

La loi n’exige aucune formalité, ni dépôt ni enregistrement pour garantir la protection des photos.

Les œuvres sont protégées dès leur création, vous n’avez donc aucune démarche particulière à faire. Par contre l’idée qui a donné naissance à la prise de vue n’est pas protégeable car les idées sont libres. Un photographe a tout à fait le droit de s’inspirer d’un concept existant.

3. Qui est l’auteur d’une photographie ?

Des photographies non originales, n’exprimant pas la personnalité du photographe, qui s’est par exemple borné à exécuter des instructions précises et détaillées, ne sont pas protégeables et ne confèrent pas au photographe les droits découlant de la protection par le droit d’auteur.

En clair, si vous réalisez des photographies qui ne montrent aucun investissement personnel, sont des clichés déjà réalisés par d’autres sans aucun apport créatif de votre part, alors vous ne pouvez pas prétendre au droit d’auteur.

4. Faut-il une autorisation pour reproduire une photographie ?

Toute reproduction ou représentation d’une photographie par quelque moyen que ce soit, imprimé ou numérique, à titre gratuit ou payant, est subordonnée à l’autorisation du photographe ou de ses ayants droits. Le non respect de cette règle constitue un délit de contrefaçon.

Toute photo publiée sur tout support ne peut l’être sans l’autorisation expresse de son auteur. Si vous êtes l’auteur de la photo, vous êtes en droit de faire respecter cette règle et de demander le retrait de la publication.

5. DR ou pas DR ?

Il convient de rappeler que les mentions « DR » ou « Tous droits réservés », dépourvues de valeur juridique, ne sauraient remplacer le nom de l’auteur.

De nombreux éditeurs utilisent la mention DR pour s’affranchir du devoir de citer le nom de l’auteur de la photographie. Cette pratique est considérée comme abusive et vous êtes en droit de réagir si l’une de vos photos est ainsi publiée dans la presse ou sur Internet.

6. Qui détient les droits sur les photographies ?

Les photographes non journalistes professionnels qui  fournissent des reportages à une entreprise de presse ne sont pas concernés par la cession de plein droit et restent à priori maîtres de la réutilisation de leurs œuvres sur d’autres supports que le support initial.

Attention à ne pas confondre cession des droits et autorisation de publication. Vous gardez le droit de publier vos images comme bon vous semble si vous n’êtes pas journaliste professionnel.

7. Photos libres de droits : c’est faux

L’expression « Libre de droit » est dépourvue de valeur juridique. Il n’existe pas d’images véritablement libres de droits et dire qu’une image ne donne pas lieu à rémunération ne signifie pas pour autant qu’elle ne soit pas protégée par le droit d’auteur.

Les agences et les banques d’images proposent de nombreuses photographies soi-disant libres de droits. C’est à l’origine une erreur de traduction de l’expression anglo-saxonne Royalty Free (libre de redevance). Le photographe conserve toujours son droit d’auteur même si la photographie ne donne pas lieu à rémunération.

8. Photographier un monument n’est pas interdit

Si un bien ou une œuvre architecturale photographiée n’apparaît que de manière accessoire sur le cliché, s’il n’est qu’un élément d’une vue d’ensemble, ni le propriétaire du bien, ni l’auteur (architecte), ne peuvent revendiquer de droit sur l’image.

Vous pouvez tout à fait photographier la Tour Eiffel si elle apparaît comme un des éléments constitutifs de votre image. Si toutefois elle est le sujet principal de l’image, la règle ne s’applique pas.

9. Réseaux sociaux : attention aux rumeurs

Sur les réseaux sociaux, en aucun cas les conditions générales ne sauraient couvrir une utilisation non expressément autorisée par le photographe et en particulier une récupération de ses images pour des utilisations commerciales ou publicitaires.

Il est faux d’affirmer que toute photo postée sur Facebook ou Instagram ne vous appartient plus et que le réseau peut en faire ce qu’il veut. En revanche, les règles imposées par les réseaux permettent les partages par d’autres membres du même réseau.

10. Un droit de reproduction n’est pas une cession de droits

Une cession de droits a pour conséquence le transfert de propriété des droits patrimoniaux – droit de reproduction et droit de représentation – d’un auteur à l’utilisateur. Au contraire une autorisation de reproduction ne s’assimile pas à une cession de droits.

Vous pouvez tout à fait donner une autorisation de reproduction à un magazine ou un site web. Cela ne vous prive pas pour autant de votre droit d’auteur et du fait de pouvoir réclamer ultérieurement si la photo est utilisée dans un autre contexte.

11. Mettez votre site photo à jour !

L’exploitant d’un site Internet diffusant des images de personnes doit non seulement veiller à recueillir l’autorisation des intéressés dans le cadre du droit à l’image mais également le déclarer à la CNIL car le site est considéré comme un moyen de communication au public.

Dès lors que vous postez une photo sur votre site ou votre blog, vous devez mentionner sur cet espace les mentions légales permettant à toute personne concernée d’exercer auprès de vous son droit à l’image. La déclaration de votre site à la CNIL est une étape obligée (c’est gratuit et fait en quelques clics en ligne).

12. Un contrat de cession de droits doit être précis

Lorsqu’un photographe réalise des photographies inédites pour illustrer un livre publié par une maison d’édition, un contrat doit encadrer la cession des droits patrimoniaux du photographe à l’éditeur. La cession porte sur les droits attachés aux clichés visés par le contrat. Il est donc important de dresser la liste des photographies concernées.

Si vous êtes amené à réaliser une série de photos pour illustrer un livre, vous devez être vigilant et faire compléter le contrat pour qu’il mentionne toutes les images concernées sans quoi vous n’aurez pas de recours possible.

13. Droit à l’image, peut-on tout photographier sans autorisation ?

Des poursuites ne peuvent être engagées que s’il y a diffusion ou publication effectives. La prise de vue n’est pas en soi illicite, tant que les images ne circulent pas aucune poursuite ne peut être engagée. Les personnes qui s’estiment lésées doivent démontrer l’intention coupable de celui qui diffuse les images sauf en matière de diffamation où la charge de la preuve est renversée.

Vous avez donc tout à fait le droit de tout photographier dans un lieu public tant que vous ne faites rien de particulier des photos. Soyez par contre vigilants si vous changez d’avis après la prise de vue ! Quant à la diffamation par le biais de photos non autorisées, elle n’est bien évidemment pas permise.

14. Droit à l’image, faut-il toujours une autorisation écrite pour photographier une personne ?

En l’absence d’autorisation écrite, la preuve du consentement de la personne photographiée peut être apportée par tout moyen (témoignages, aveu, comportement de l’intéressé …) … Une autorisation antérieurement accordée pour un support donné ne vaut pas pour une autre utilisation.

Inutile de stresser si vous n’avez pas le formulaire papier sous la main au moment de la prise de vue. Il vous suffit de rassembler les éléments permettant de montrer que la personne a donné son consentement. Il peut toutefois être plus simple de faire signer le papier que de chercher après coup des éléments de preuve.

15. Droit à l’image, publier une photo sans autorisation ?

La publication de photographies sans autorisation est possible dès lors que l’image ne porte pas atteinte à la vie privée, ne constitue pas une atteinte à la dignité de la personne, a été réalisée sans fraude, illustre avec une parfaite adéquation l’article publié.

Vous avez tout à fait le droit de publier une photo si la personne représentée n’a aucune raison apparente de souffrir de cette publication. Il n’en reste pas moins que la politesse de base consiste à échanger avec la personne au préalable, ça passe toujours mieux après.

16. Droit à l’image, vous pouvez photographier une propriété privée !

Le propriétaire d’une chose ne dispose pas d’un droit exclusif sur l’image de celle-ci, il peut toutefois s’opposer à l’utilisation de cette image par un tiers lorsqu’elle lui cause un trouble anormal. La règle vaut pour tous les biens immobiliers et mobiliers.

Ne vous laissez pas intimider par un propriétaire qui vous interdit de photographier sa maison depuis la route, il n’en a pas le droit. Attention par contre à ne pas être dans un lieu privé sans autorisation car la situation est alors différente.

Pour en savoir plus sur le droit à l’image

En matière de droit à l’image et de droit d’auteur la législation est complexe et seuls les professionnels dont c’est le métier, confrontés à de nombreuses affaires, peuvent vous aider à voir clair. Vous trouverez d’autres informations dans cet article réalisé avec Maître Baur.

Si vous avez des questions plus précises, des points à éclaircir, si vous pensez diffuser vos photographies tout en souhaitant vous couvrir au maximum, je ne peux que vous engager à vous rapprocher d’un juriste qui saura vous aider.

Vous pouvez également vous procurer le livre de Manuela Dournes Les photographes et le droit qui recense tous les textes et règles en vigueur actuellement.

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Les photographes et le droit d’auteur et droit à l’image, Manuela Dournes

Pouvez-vous tout photographier ? Comment protéger vos photos ? Quels risques courez-vous en postant vos photos sur le web ? Comment protéger vos photos ? Si vous vous êtes déjà posé au moins une de ces questions une fois, alors ce guide pratique écrit par Manuela Dournes va vous être d’un grand secours.

Les photographes, droit d'auteur, droit à l'image - Manuela Dournes

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Les photographes et le droit, droit d’auteur et droit à l’image : présentation du livre de Manuela Dournes

Prendre une photo et la publier sous une quelconque forme n’est plus un acte aussi anodin qu’il a pu l’être. Qui n’a jamais trouvé une de ses photos volée sur un autre site ? Ou, ne pensant pas mal faire, a été interpellé par une personne photographiée demandant la suppression d’une photo publiée ?

Avec la généralisation de l’usage du web et des réseaux sociaux, et la montée en puissance de l’image en tant que support de communication, il est devenu critique de gérer correctement vos droits mais aussi ceux des personnes et biens photographiés.

Mais il faut bien avouer que c’est de plus en plus difficile. Les lois changent (ou pas …), les usages se multiplient et vous finissez par ne plus savoir ni quoi faire ni qui contacter pour avoir des informations fiables.

Manuela Dournes est juriste spécialisée dans le droit en édition (en savoir plus). Nous avons eu le plaisir de l’accueillir sur notre stand lors du Salon de la photo et son exposé a été un des plus suivis car le sujet touche tout le monde, amateur comme professionnel.

Au travers de ce guide qui est une refonte complète du précédent ‘L’image et le droit‘ paru en 2010, Manuela Dournes traite le sujet du droit en général mais du droit à l’image et du droit d’auteur aussi. La présentation de chaque thème se veut la plus simple et claire possible pour que l’ouvrage soit à la portée de tous.

Les photographes et le droit, droit d'auteur et droit à l'image - Manuela Dournes

Vous trouverez de nombreux exemples et modèles de contrats à utiliser sans plus attendre. Vous cherchez des renseignements fiables sur la possibilité d’utiliser une photo ? De la vendre ? De faire respecter vos droits ? La réponse est très probablement dans l’ouvrage qui s’avère un peu sévère d’aspect mais contient, en 320 pages bien denses, la plupart des réponses à vos questions.

Vous allez par exemple découvrir :

  • les principes de base de la photographie et ce que vous avez le droit de photographier ou pas
  • comment protéger vos photographies
  • qui est (vraiment) l’auteur d’une photographie
  • quels sont les droits patrimoniaux que vous détenez sur vos images
  • quels sont les droits moraux que vous avez en tant que photographe
  • qui détient les droits sur une photographie
  • comment défendre vos droits
  • comment négocier, autoriser la diffusion et céder vos droits
  • comment (bien) diffuser vos photos sur le web
  • ce qu’est le droit à l’image et les responsabilités associées
  • les limites du droit à l’image

Au-delà d’une simple présentation des sujets, ce qui est déjà beaucoup, vous allez disposer des références officielles comme les renvois vers les textes de lois pour en savoir plus.

J’ai apprécié la possibilité d’utiliser les modèles fournis, une aide très concrète quand il s’agit de faire signer une autorisation de photographier ou de vendre des images.

Les photographes et le droit, droit d'auteur et droit à l'image - Manuela Dournes

Savez-vous par exemple que pour diffuser des photos sur votre site web, vous devez respecter un ensemble de mentions légales et que très peu de photographes le font, se mettant en situation potentielle d’irrégularité ?

Le problème du droit à l’image et du droit d’auteur est complexe. Sans un support pertinent émanant de quelqu’un dont c’est le métier, vous ne disposez pas nécessairement des bonnes informations. Et cela peut s’avérer critique dans certaines situations.

Proposé à un tarif assez attractif eu égard à la quantité d’informations qu’il contient, ce guide pratique vous livre de précieux conseils, vous évite les erreurs les plus flagrantes et vous permet de faire respecter vos droits. Il est en bonne place sur mon bureau et je ne peux que vous engager à faire de même si vous diffusez d’une façon ou d’une autre vos photos !

Pour en savoir plus sur le sujet, lisez aussi 16 règles à connaître en matière de droit à l’image.

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Test Fuji X-E2 : 15 jours sur le terrain avec l'hybride Fujifilm qui cache bien son jeu

Le Fuji X-E2 est un boîtier compact à objectifs interchangeables, doté d’un capteur APS-C Fuji X-Trans II de 16.3Mp et d’un viseur électronique EVF. La particularité du Fujifilm X-E2 est d’offrir une définition d’image et une montée en ISO au niveau des meilleurs reflex tout en restant compact et léger. Nous l’avons utilisé pendant plus de 15 jours dans différentes situations, revue de détail !

Test Fuji X-E2

Présentation du Fuji X-E2

Le Fuji X-E2 a succédé fin 2013 au Fuji X-E1 précédemment testé. Fuji a pris le soin de garder ce qui fait l’intérêt de la série X, un capteur APS-C Fuji X-Trans offrant une qualité d’image au niveau des meilleurs reflex.

Le Fuji X-E2 s’est vu doté d’un nouveau module autofocus hybride déjà vu sur le X100S. La réactivité de l’autofocus était un vrai inconvénient sur le X-E1, le problème est réglé sur le X-E2. Le processeur de traitement d’image de seconde génération, le module wifi intégré, l’écran arrière plus grand et quelques autres améliorations font de ce X-E2 un vrai nouveau modèle malgré une apparence inchangée.

Test Fuji X-E2

Le boîtier est construit en alliage de magnésium et s’avère très léger même si le X-E2 ne fasse pas partie des petits hybrides (comme le Nikon One V3). Il tient bien en main et se révèle bien plus agréable à porter qu’un reflex lors des longues sorties. En voyage, c’est un compagnon idéal quand le reflex et son zoom plus imposants constituent un ensemble plus conséquent.

Equipé du zoom standard 18-55mm f/2.8-4.0 l’ensemble reste très discret, particulièrement dans sa livrée noire, sans aucune comparaison avec un reflex (Nikon Df par exemple) équipé d’un zoom Nikkor 24-70mm (l’équivalent ou presque en focales).

Test Fuji X-E2 Photos tests Sample Images

N’ayez pas peur de sortir sous la pluie !

Si le Fuji X-E2 résiste à une pluie modérée il n’est pas aussi résistant aux intempéries que peut l’être le XT-1. La faible épaisseur du boîtier fait que le capteur est proche de l’extérieur lors d’un changement d’optique, quelques précautions s’imposent pour minimiser l’apparition de poussières.

Ergonomie et accès aux principales fonctions

Le Fuji X-E2 dispose d’un flash intégré que l’on fait sortir de son logement à l’aide de la touche arrière dédiée. Ce petit flash a une portée limitée, il conviendra de l’utiliser en lumière d’appoint uniquement. Il peut par contre être facilement orienté vers le haut pour éviter les effets d’ombres portées. La griffe porte-flash adjacente permet elle d’utiliser un flash externe. Le X-E2 est compatible avec de nombreux flashs dont les modèles Nikon SB, vous perdrez le mode TTL uniquement.

Test Fuji X-E2 flash intégré

Le X-E2 est doté de deux molettes supérieures, une pour le réglage de la vitesse en mode S et une seconde pour la correction d’exposition. Celle-ci est variable de -3 à +3 IL (-2 à +2 sur le X-E1). Notons également l’apparition d’une position 1/180 sur la couronne de vitesse pour désigner la vitesse limite de synchro flash.

Test Fuji X-E2 molettes de commandes vues de dessus

En face arrière, la différence majeure avec le X-E1 est la disparition de la touche View Mode qui permettait de basculer entre les différents modes de fonctionnement du couple viseur/écran arrière. Ce réglage est désormais accessible via le menu ou paramétrable sur une des touches personnalisables depuis le firmware 2.0.

Test Fuji X-E2 ecran arrière et quick menu

A la place de cette touche, on trouve la touche Q pour Quick Menu : c’est l’accès direct à l’ensemble des fonctions essentielles de prise de vue qui évite de passer par les menus moins rapides à l’usage. Les boutons AF-L et AE-L ont été séparés, il est possible de figer la mise au point tout en faisant varier l’exposition ou l’inverse (le blocage AE-L/AF-L reste possible).

Le contrôleur à 4 touches à droite donne accès à ce que Fuji considère comme les commandes principales. Si c’est bien le cas pour la touche inférieure et l’accès au choix du collimateur AF, nous sommes plus dubitatifs pour la touche supérieure et le mode Macro plus rarement utilisé. Nous aurions préféré voir cette touche attribuée au réglage du collimateur, ce qui éviterait de devoir appuyer d’abord sur la touche inférieure pour accéder au réglage puis sur les autres touches pour faire son choix.

Test Fuji X-E2 écran arrière visée

Fuji a doté son X-E2 de deux touches personnalisables : la première est située sur le dessus du boîtier à côté du déclencheur, la seconde sur le panneau arrière. Il est de même possible de choisir une personnalisation pour la touche AE arrière et la touche AF du pad de droite.

Enfin signalons un accès au logement batterie et carte mémoire sous le boîtier qui impose de retirer le boîtier du trépied, rien de critique mais à garder en mémoire si vous êtes un adepte des pieds ou du tournage vidéo.

Le Fuji X-E2 conserve le contrôle de l’ouverture via la bague de diaphragme de l’optique comme sur les autres boîtiers Fuji-X, les amateurs apprécieront. Il vous suffit de glisser le sélecteur sur l’objectif sur la position A(uto) et la couronne de vitesse sur A(uto) aussi pour être en mode P. Tournez la couronne de vitesse et vous êtes en S. Basculez le sélecteur d’objectif et vous êtes en A. Changez les deux en même temps et vous êtes en M. Simple et efficace.

Test Fuji X-E2 trappe batterie et carte mémoire

Le menu Fuji est conforme aux classiques du moment : 5 ensembles de réglages pour la prise de vue, 3 pour le paramétrage du boîtier. Notons toutefois une limitation en matière de réglage ISO puisque les sensibilités maximales 100, 12.800 et 25.600 ISO ne sont accessibles qu’en mode JPG. Le réglage Auto-ISO permet de choisir la sensibilité et la vitesse minimale.

Le Fuji X-E2 dispose d’une fonction LMO (Lens Modulation Optimizer) qui permet de réduire les effets de diffraction et les aberrations chromatiques de l’objectif en JPG.

L’écran arrière de 3 pouces dispose de 1.2 millions de points comme sur le X-Pro1. Sa définition permet de visionner confortablement les images, même si la visibilité en plein jour est parfois réduite selon l’intensité du soleil.

Le viseur EVF (Electronic View Finder) a fait de gros progrès par rapport au X-E1. Il est toujours doté d’un correcteur dioptrique (les porteurs de lunettes apprécieront) et s’avère bien plus réactif. Le firmware 2.0 a porté le taux de rafraîchissement de l’EVF au niveau de celui du XT-1, un modèle du genre. Ce viseur électronique diffère de celui des X100s et X-Pro1 qui sont hybrides (optique et électronique), mais s’avère très satisfaisant à l’usage même si l’on peut relever un léger effet d’éblouissement lors du passage basse lumière – haute lumière l’espace d’une seconde.

Le Fuji X-E2 à l’usage

Le X-E2 dispose de la version 2 du capteur Fuji X-Trans tout comme le XT-1 ou le X100S. La définition est inchangée par rapport au modèle précédent avec 16.3 Mp mais ce capteur dispose de pixels à détection de phase qui viennent booster les performances de l’autofocus. L’autre particularité de ce capteur Fuji est de ne pas comporter de matrice de Bayer mais un réseau de filtres à la répartition (presque) aléatoire qui évite l’apparition de moiré. Nul besoin de filtre passe-bas et nul risque de voir apparaitre du moiré comme sur un reflex sans filtre.

Test Fuji X-E2 Photos tests Sample Images

Le Fuji X-E2 est particulièrement à l’aise lorsqu’il s’agit de photographier sur le vif avec précision
cliquer sur la photo pour la voir en plus grand avec les données EXIF

Nos tests en conditions réelles ne sont l’équivalent de passages au banc tel que peut le faire DxO Labs mais les résultats sont tout à fait à la hauteur de la réputation du capteur Fuji. La qualité d’image obtenue, le niveau de détail et le couplage avec des optiques Fujinon dont certaines frôlent l’exceptionnel (voir le test du Fujinon 23mm f/1.4 à venir …) font de ce X-E2 un boîtier plus que convaincant qui rivalise sans aucune difficulté avec les meilleurs reflex du moment (par exemple Nikon Df).

En matière d’autofocus, le Fuji X-E2 prend une réelle longueur d’avance sur son prédécesseur. Nous avions relevé une vraie lenteur sur le X-E1. Sur le X-E2 la mise au point est rapide et fiable, le suivi du sujet (si activé) détecte automatiquement une zone de l’image perçue comme un élément en mouvement (par exemple un enfant) et règle la mise au point en temps réel tout en suivant le déplacement.

Seul le suivi droite-gauche et avant-arrière simultané d’un sujet reste en retrait par rapport aux AF reflex disposant d’un mode Suivi 3D. Le X-E2 n’est pas dédié à la photo de sport et d’action même s’il dispose d’un mode AF Continu qui se comporte bien mieux que sur le X-E1 avec une couverture intégrale du champ cadré.

Test Fuji X-E2 Photos tests Sample Images

Test Fuji X-E2 Photos tests Sample Images

Le capteur APS-C du Fuji X-E2 vous permet aussi de jouer avec le flou d’arrière-plan
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En mode de mise au point manuel, il vous faudra tourner la bague de MAP sur l’objectif et juger du point dans le viseur. Pour vous aider, Fuji a intégré un mode Focus Peaking qui met en évidence les zones de transition dans l’image sur lesquelles vous pouvez faire la mise au point. Ce mode ne nous a pas complètement convaincus malgré la possibilité de zoomer dans l’image du fait du viseur électronique. Le mode stigmomètre est plus intéressant. L’absence de butée sur la bague de MAP reste déconcertante tout comme avec les autres boîtiers Fuji X.

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Le système de mesure ne s’est pas fait piéger ici alors que les contrastes sont extrêmes

Le système de mesure de lumière du X-E2 s’est avéré efficace tout au long de notre test. Il est rarement pris en défaut, l’affichage d’une échelle intégrée au viseur rend la correction aisée si vous êtes un adepte du correcteur d’exposition.

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Le Fuji X-E2 se joue aisément des contrastes élevés, utiliser le format RAW permettra néanmoins de récupérer un peu plus les hautes lumières

La cadence de prise de vue en mode rafale est fixée à 7 images par seconde (6 pour le X-E1). Si le X-E2 tient cette cadence, ce n’est pas son terrain de jeu favori. Il perd en effet la possibilité de suivre le point en rafale et demande plusieurs secondes de traitement pour enregistrer les photos une fois la rafale terminée, d’où un certain manque de réactivité si vous souhaitez faire rapidement un autre cliché. Le X-E2 montre ses limites d’usage dans ces situations pour lesquelles il n’est pas vraiment fait non plus.

Les performances aux différentes sensibilités sont toujours délicates à relater dans un tel test car nous ne nous appuyons volontairement pas sur des mesures scientifiques. Nous préférons évaluer la capacité du boîtier à fournir des images JPG de qualité sans besoin de post-traitement lourd et des fichiers RAW qui permettent d’optimiser le niveau de bruit et le rendu final si le besoin s’en fait sentir.

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Aux sensibilités peu élevées, ici 1250 ISO, le niveau de bruit est nul et les images exploitables directement

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Aux sensibilités moyennes, ici 2500 ISO le X-E2 reste très convaincant sans nécessiter de traitement particulier pour réduire le bruit

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A 3200 ISO le Fuji X-E2 reste parfaitement à l’aise, les vitesses lentes ne sont jamais un problème (ici 1/20ème de sec.)

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A 5000 ISO les JPG natifs sont suffisamment bien traités par le boîtier pour être utilisés sans post-traitement, une réduction de bruit appliquée au fichier RAW permettra de gagner un peu néanmoins

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A 6400 ISO le résultat reste très intéressant si vous n’êtes pas adepte du post-traitement, et si c’est le cas vous aurez de quoi profiter d’un RAW vous permettant de tirer le meilleur du X-E2

Le Fuji X-E2 s’en est très bien sorti entre 200 et 800 ISO,aucun bruit n’est visible à l’écran. A 1600 et 3200 ISO une très légère granulation apparaît qui ne se mesure que difficilement à l’œil. A 6400 ISO le X-E2 donne des images exploitables sans post-traitement mais l’utilisation du format RAW permet de gagner en rendu. Au-delà le X-E2 arrive aux limites et les sensibilités extrêmes sont à envisager en dernier recours.

Les fichiers RAW générés sont un peu plus imposants qu’avec le X-E1 du fait d’un enregistrement en 14 bits (12 sur le X-E1). Comptez environ 32Mo par fichier RAF (le RAW Fuji).

En mode vidéo le X-E2 s’avère également plus performant que le X-E1 avec un mode Full HD à 60fps (24 sur le X-E1). La prise micro externe au format jack 2.5mm permet l’utilisation d’un micro externe, la vitesse d’obturation et le réglage ISO sont par contre figés et ne peuvent être changés en cours d’enregistrement. Notons l’absence d’un déclencheur vidéo dédié qui impose le recours à la touche Drive arrière et la navigation dans ce menu.

Notre avis sur le Fuji X-E2

Fuji a mis à niveau son X-E1 pour proposer un X-E2 en net progrès sur de nombreux points, dont l’autofocus et le viseur. La marque est de plus très à l’écoute des utilisateurs et propose des mises à jour firmware régulières y compris pour les modèles n’étant plus commercialisés.

Le Fuji X-E2 s’avère un des deux meilleurs choix du moment avec le XT-1 au sein d’une gamme Fuji qui se renforce de mois en mois. Arrivé sur le marché en tant qu’outsider face aux concurents Micro 4/3, Fuji s’est imposé comme un des leaders en particulier grâce à un capteur APS-C aux performances réelles et une gamme optique de niveau professionnel au tarif contenu.

Combinant qualité d’image, montée en sensibilité, réactivité et ergonomie, le X-E2 mérite une place sur le podium « Hybrides ». Son orientation diffère de celle du XT-1 qui cherche à se rapprocher des reflex mais ils ont les mêmes caractéristiques, les mêmes performances et le même intérêt. Le X-E2 l’emporte sur le plan du tarif puisqu’il s’avère environ 400 euros moins cher en kit avec le Fujinon 18-55mm f/2.8-4.0 que son frère de gamme.

Au moment du choix, il conviendra de bien avoir conscience des limites du X-E2 : il n’est pas taillé pour l’action et le sport ni les aventures ultimes mais dans tous les autres cas de figure il répond présent. Face à un concurrent Micro 4/3 comme l’Olympus OM-D EM-1, il a pour lui une montée en ISO bien supérieure. Face à une concurrence reflex comme le Nikon Df, il l’emporte très largement sur le plan du tarif (plus de 1000 euros d’écart boîtier nu, 2000 au moins selon optique) sans marquer le pas en terme de prestations.

Le Fuji X-E2 est un boîtier à considérer si vous cherchez un complément idéal à votre reflex comme un modèle léger et très performant en remplacement d’un système reflex plus encombrant.

Merci à Fujifilm France pour le prêt du matériel.

Vous pouvez vous procurer le Fuji X-E2 + 18-55mm f/2.8-4.0 chez les revendeurs spécialisés dont :

Miss Numerique : Fuji X-E2 + 18-55mm f/2.8-4.0

Amazon : Fujifilm X-E2 + Objectif Fujinon XF 18-55mm


100 photos de l'agence VII pour la Liberté de la Presse – RSF

Reporters sans Frontières publie son tout dernier livre photos intitulé 100 photos de l’agence VII pour la liberté de la presse. Ce livre présente des images des photographes de l’agence américaine VII qui s’est spécialisée dans les reportages de guerre.

100 photos de l'agence VII pour la Liberté de la Presse

Après Steve Mc Curry, voici donc le nouveau livre de photographies de RSF dédié à l’agence VII. L’agence VII est une agence américaine fondée en 2001 par sept photographes déjà spécialisés dans le reportage de guerre. James Nachtwey est bien connu du grand public, tout comme Gary Knight ou John Stanmeyer, lauréat du World Press Photo 2013.

Depuis l’agence est devenue un acteur incontournable dans le monde de la photographie, ses 22 membres couvrant les principaux conflits dans le monde. Ce ne sont pas moins de 60.000 pièces d’archives qui composent les fonds de l’agence et lui permettent de collaborer avec les plus grands titres de la presse mondiale dont The New York Times Magazine, The New Yorker, National Geographic, Stern, The Sunday Times Magazine, GEO Germany ou Paris Match.

Les récompenses ont bien évidemment suivies pour ces photographes dont un prix Pulitzer, 38 récompenses du World Press Photo, la Médaille d’or Robert Capa et des prix Picture of the Year.

100 photos de l'agence VII pour la liberté de la presse - Darfour

Darfour – Photo (C) Agence VII tous droits réservés

L’album de RSF fait la part belle aux images d’Afghanistan, de Corée du Nord, de Russie. Vous y trouverez également des textes de Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, de l’écrivain Philippe Labro et de Seymour Hersh, journaliste spécialisé dans le travail d’investigation.

Les fonds récoltés à l’occasion de la vente de ce livre (9,90 euros), comme pour tous les autres ouvrages de RSF, servent à financer dans leur intégralité le travail de Reporters Sans Frontières.

Vous pouvez vous procurer 100 photos de l’agence VII pour la liberté de la presse chez Amazon.


Profession Photographe numéro 6 est disponible : Eric Bouvet, la photo culinaire et l'auto-édition

Profession Photographe, c’est le magazine qui informe et défend les photographes professionnels ainsi que tous ceux qui s’intéresse à la photographie et veulent en faire leur métier. Profession Photographe vient de sortir son numéro 6 et vous propose une rencontre avec Eric Bouvet ainsi qu’un dossier sur l’auto-édition de livres photo.

Profession Photographe numéro 6 est disponible

La sympathique équipe de PP – Profession Photographe – se démène pour mener à bien son projet : vous informer sur la profession de photographe, l’évolution de ce métier, les enjeux juridiques comme économiques ou administratifs.

Profession Photographe est le seul magazine actuellement traitant de sujets professionnels après la disparition des titres spécialisés ces dernières années. Destiné avant tout aux photographes professionnels qui y trouvent conseils et informations sur ce qui fait leur quotidien, le magazine n’en est pas moins intéressant pour l’amateur éclairé. Vous êtes nombreux à vous poser la question des règles en matière de droit d’auteur, des règles juridiques, des bonnes pratiques sans être pour autant photographe professionnel.

Dans chaque numéro de Profession Photographe, vous pouvez trouver un dossier thématique complet. Le numéro 6 traite de la photographie culinaire, un domaine peu connu du plus grand nombre et qui réserve pourtant quelques belles possibilités.

Vous avez envie d’en savoir plus sur le parcours de certains photographes ? Eric Bouvet se présente dans ce dernier numéro et vous verrez que le reporter photographe a bien d’autres cordes à son arc que le reportage de guerre, malgré les apparences.

Profession Photographe, ce sont également des dossiers pratiques pour vous aider à développer votre activité. Ainsi le dossier du moment sur l’auto-édition vous livre-t-il les clés pour concevoir et produire par vous-même un livre photo. Mettez votre travail en valeur et faites vous connaître en proposant vos images sous une autre forme que leur version numérique !

Profession Photographe est disponible sur abonnement et en vente au numéro auprès de l’éditeur.


Les Photographies de l’année 2013 : Pierre Gleizes et Jane Evelyn Atwood à l'honneur

Le trophée « Les Photographies de l’Année 2013 » a été remporté par Pierre Gleizes, un prix qui récompense une photo réalisée sur les côtes africaines lors d’un reportage pour Greenpeace. La photographe Jane Evelyn Atwood a elle été récompensée par le trophée d’honneur de la SAIF pour l’ensemble de son travail photographique.

Les Photographies de l’année 2013 : Pierre Gleizes et Jane Evelyn Atwood à l'honneur

Photo (C) Pierre Gleizes

Pour sa 5ème édition, le Prix de la Photographie de l’Année 2013 va donc au photographe Pierre Gleizes qui remporte également au passage la première place dans la catégorie « Nature et Environnement ».

Les Photographies de l’Année, c’est un concours photo ouvert à tous les photographes professionnels, qui comporte de nombreuses catégories permettant de mettre en valeur le meilleur de la production photographique de l’année. L’appel à candidature de l’hiver dernier a donné lieu cette année à une très belle édition.

Cette année, le gagnant a également remporté près de 10.000 euros de matériel offert par Nikon, partenaire de l’opération.

Pour cette édition 2013, c’est l’Abbaye de l’Épau dans la Sarthe qui accueillait la cérémonie de remise des prix. Par ailleurs, nouveauté 2013, les photographes ayant participé au concours étaient conviés l’après-midi du samedi à participer à des ateliers photographiques à proximité du circuit du Mans ainsi qu’au Musée des 24 heures du Mans. L’un des ateliers se déroulait sur le circuit même, au bout de la ligne droite des stands !

Découvrez les lauréats de l’édition 2013 des Photographies de l’Année.

Finalistes des Photographies de l'Année 2013

Découvrez les finalistes de l’édition 2013 des Photographies de l’Année.

Pour en savoir plus sur le Prix des Photographies de l’Année et soutenir l’équipe d’organisation, procurez-vous le Hors Série 2013 :

Hos Série Photographies de l'Année Profession Photographe 2013

L’exposition des quinze lauréats 2013 sera visible à Tours les 7, 8 et 9 avril prochains, à l’occasion des 1res Rencontres de la Photographie Professionnelle organisées par le GNPP.


Test du téléobjectif Rollei 8x pour l'iPhone

Rollei propose un petit téléobjectif 8x pour équiper l’iPhone. Nous avons présenté ce téléobjectif récemment (voir Téléobjectif Rollei pour iPhone) et n’avons pu résister au plaisir de le soumettre à un test terrain pour savoir ce que l’on peut réellement obtenir. C’est Bernard Jolivalt, photographe, journaliste, auteur et grand habitué de la photo sur le vif, qui s’est prêté au jeu. Nous lui laissons la parole.

par Bernard Jolivalt pour Nikon Passion

Pour avoir crapahuté en Afrique et en Asie avec un Rollei 35 dans les années 1970 – un véritable compact argentique que j’avais en permanence sur moi –, je garde une certaine affection pour cette marque qui est entrée dans la légende avec le Rolleiflex.

Mais aujourd’hui, c’est avec l’intriguant « Télé 8x pour iPhone 4 » que je renoue avec la marque. Intriguant parce qu’un téléobjectif qui grossit de 8x, il fallait oser, surtout quand on sait combien il est difficile de stabiliser l’iPhone parce qu’il n’a pas été conçu pour être tenu de la même manière qu’un appareil photo.

vue du teleobjectif Rollei 8x pour iPhone avec son trepied

photo 1 : L’iPhone et son objectif montés sur le mini-trépied

Rollei n’a pas chipoté sur les petits accessoires : en plus de l’objectif, la boîte contient un trépied de table, une pince pour maintenir l’iPhone 4 fixé sur le trépied, un petit sac de transport en tissu, une petite lingette pour l’entretien des lentilles et surtout, une coque pour l’iPhone qui sert à maintenir le téléobjectif exactement dans l’axe de l’objectif. Il est livré avec des bouchons avant et arrière. La coque est estampillée Rollei ; du coup, l’iPhone fait un peu moins téléphone et un peu plus appareil photo.

Le téléobjectif Rollei iPhone

Le téléobjectif est en plastique. Ce n’est pas un matériau noble, mais au prix où l’ensemble est vendu (45 euros environ selon les vendeurs avec le trépied, la pince et tout le reste), il ne fallait pas s’attendre à une construction « tout métal » à l’ancienne. Le choix du plastique apporte un autre avantage : la légèreté. Avec ses 45 grammes, le téléobjectif ne déséquilibre pas l’iPhone (qui pèse une centaine de grammes environ). La bague de mise au point est « à l’ancienne », en caoutchouc bosselé, et le réglage est ferme. Une petite fenêtre indique la plage de mise au point : 3, 10, 30, 40 m et l’infini, mais le repère est assez peu visible.

La formule optique est originale : des lentilles à chaque extrémité et, au milieu, un petit prisme de Porro en verre semblable à celui que l’on trouve dans les jumelles ; il sert à redresser l’image qui, sans ce prisme, apparaîtrait à l’envers sur l’écran de l’iPhone. Pourquoi ne pas avoir tout simplement basculé l’écran de manière logicielle ? Parce que l’utilisateur aurait été obligé télécharger une application spécifique et que Rollei n’y tenait sans doute pas.

le prisme de Porro utilisé dans le téléobjectif 8x Rollei pour iPhone

photo 2 : Le prisme de Porro sert à inverser l’image

Le téléobjectif vissé sur la coque, il apparaît qu’il ne s’enfonce pas entièrement dans le logement, comme si la vis de fixation était trop longue de 2 millimètres, ce qui n’est pas rien pour un aussi petit objet. De même, la bague de mise au point tourne loin, très loin au-delà de l’infini, à plus de 1/2 tour au lieu de 45 degrés. Or c’est uniquement dans cette position extrême que l’iPhone parvient à effectuer la mise au point à l’infini. En plaçant le repère à 3 m, qui est censé être la distance de mise au point minimale, c’est à 0,80 cm environ que se trouve le point.

Rollei annonce un grossissement de 8x. Sachant que la focale de l’iPhone est un équivalent 29 mm, avec le téléobjectif Rollei, nous devrions obtenir un équivalent 232 mm. Enfin, ça, c’est de la théorie. Rollei annonce un angle de vue de 16° ; pour un objectif 24×36, cela correspond à un objectif de 145 mm environ. Le chiffre colle à peu près avec la focale indiquée par Rollei, soit 18 mm. Le coefficient de capteur de 7,64 de l’iPhone donne une équivalence de 138 mm. On ne chipotera donc pas sur les millimètres d’écart.

La perte de luminosité provoquée par l’ajout du complément optique est négligeable car son ouverture n’est que de f/1.1.

Sur le terrain

C’est évidemment sur le terrain que l’on attend le téléobjectif Rollei. Etant donné la difficulté à stabiliser l’iPhone en temps normal, sans accessoire, Rollei a eu l’excellente idée de le livrer avec un trépied de table en aluminium et une pince astucieusement conçue. Comme elle est dotée d’un pas de vis standard, on peut la fixer sur d’autres types de supports (ventouse, pinces, gorillapod…) En calant bien l’iPhone contre la paume de la main, et si la main et sûre, et si la luminosité permet de travailler à une vitesse d’obturation élevée, la photographie à main levée est possible. C’est que j’ai fait lors d’un petit reportage assez amusant réalisé à Belleville et Ménilmontant, visible sur mon blog consacré à la photo de rue. Sur les dix photos de ce sujet, huit ont été prises avec le téléobjectif Rollei.

Mais auparavant, je me suis livré à quelques essais conventionnels, à savoir la photographie d’une grue. Pourquoi une grue ? Parce que ses entretoises et sa cabine sont un bon test pour évaluer le piqué (les bancs, chartes, mires et autres appareillages de mesure m’ont toujours mortellement ennuyé). La photo 3 montre la grue dans son environnement, photographiée avec l’iPhone « nu », sans zoom numérique ni le téléobjectif Rollei.

exemple de photo faite avec le teleobjectif Rollei pour iPhone

photo 3 : La photo d’origine (équivalent 29 mm)
lien vers le fichier d’origine en pleine définition

La photo 4 montre à gauche la grue prise avec le zoom numérique de l’iPhone calé au maximum. Son grossissement est de 5x (équivalent 145 mm). Le piqué est exécrable car ce grossissement est obtenu par un recadrage de l’image à même le capteur, suivi de son agrandissement pour la mettre aux bonnes dimensions. Quel que soit l’appareil photo utilisé, je désactive systématiquement le zoom numérique car c’est une horreur. Celui de l’iPhone ne fait pas exception à la règle.

exemple de gros plan fait avec le teleobjectif Rollei 8x pour iphone

photo 4 : L’intégralité de la photo prise avec le zoom numérique
lien vers le fichier d’origine en pleine définition

Flou artistique…

La photo 5 montre la différence entre une photo prise avec le zoom numérique et avec le téléobjectif Rollei 8x. Le piqué et le rendu sont nettement en faveur du téléobjectif Rollei mais… Car il y a un mais.

comparaison de photos faites avec le teleobjectif Rollei pour iPhone et le zoom numerique de l'iPhone

photo 5 : Un détail de la photo prise avec le zoom numérique (à gauche) et avec le téléobjectif Rollei (à droite)
cliquer sur l’image pour la voir en plus grand

Dès que l’on s’éloigne du milieu de l’image, comme le révèle la photo 6, la netteté disparaît rapidement, remplacée par un flou important. De plus, un vignettage provoqué par le fût de l’objectif qui empiète dans le champ est nettement visible. C’est un résultat directe de l’obligation de mettre au point très loin au delà de l’infini. Au fur et à mesure que l’on tourne la bague de mise au point, le bloc optique s’enfonce de plus en plus profondément dans le tube.

Ces deux défauts, incompréhensibles sur un matériel estampillé Rollei, compromettent tout usage un tant soit peu exigeant de cet accessoire.

exemple d'une photo faite avec le teleobjectif Rollei pour iPhone

photo 6 : L’intégralité de la photo prise avec le téléobjectif Rollei 8x
cliquer sur l’image pour la voir en plus grand

Ma spécialité étant la photo de rue, j’ai essayé de voir ce que l’on pouvait attendre du téléobjectif Rollei en parcourant le quartier de Ménilmontant. Soit dit en passant, cette partie de Paris est un terrain de chasse photographique absolument fabuleux, d’une richesse insoupçonnée. Le reportage publié sur mon blog a été réalisé en un seul passage en fin d’après-midi, en quelques dizaines de minutes.

L’endroit est foisonnant de vie et d’opportunités photographiques. Mais à cause de la protubérance formée par le téléobjectif, je n’étais pas passé inaperçu comme avec un iPhone « tout nu » qui donne l’impression de téléphoner et non d’être à l’affût. Là bien au contraire, je donnais véritablement l’impression de prendre des photos.

La photo 7 est celle d’un personnage qui téléphonait assis par terre en gesticulant. Le visage est net, de même que sa main tendue, mais c’est tout. Son genou est flou, comme l’ensemble du pourtour de la photo. Avec quelque indulgence, on pourrait trouver un charme « lomographique » à cette ambiance enveloppée. Certes, mais cette photo appelle deux remarques : la première est que si j’ai envie de simuler le rendu approximatif d’un Lomo ou d’un Holga, je préfère partir d’un original correct et appliquer moi-même ces effets. La seconde remarque est plus frustrante : le personnage principal téléphone – ce n’est pas évident, je vous l’accorde, sur d’autres photos prises en contre-champ cela se voit mieux – , mais à gauche, un autre personnage en fait autant. Mettre sa présence en valeur aurait pu ajouter quelque chose à l’image. Encore eut-il fallu que la netteté soit acceptable sur l’ensemble de la photo. La profondeur de champ réduite d’un téléobjectif aurait rendu le personnage de gauche un peu flou, mais pas aussi exagérément que le téléobjectif Rollei.

exemple de photo faite avec le teleobjectif Rollei pour iphone

photo 7 : Le visage et la main sont nets, car centrés. Le reste de l’image est flou
lien vers la photo d’origine en pleine définition

Pour des photos où de la netteté est requise, comme une rue ou un immeuble, le téléobjectif Rollei échoue complètement. La photo d’un immeuble net au milieu et flou de tous côtés est évidemment inexploitable. Il en va de même pour des affiches, une thématique très prisée des photographes de rue. Le flou périphérique est alors redoutable car dans ce genre de photographie, la lisibilité du texte et la précision du graphisme sont primordiaux. La photo 8, dans laquelle aucun des éléments primordiaux de la photo n’est net, illustre ce problème de flou circulaire. Un autre défaut est visible sur des photos présentant des lignes droites : une déformation semblable à celle engendrée par un polissage approximatif des lentilles.

exemple de photo faite avec le teleobjectif Rollei pour iPhone

photo 8 : Le bas de l’échelle, le poteau, l’avant-bras du personnage et le premier étage sont flous,
les moulures ne sont plus rectilignes et un fort vignettage apparaît sur trois des quatre coins
lien vers la photo d’origine en pleine définition

Ce téléobjectif a suscité un gros bruit médiatique – un « buzz », dirait Maya l’abeille – sur le Web. Il peut permettre quelques photos amusantes ou surprenantes, mais avec presque inévitablement la frustration provoquée par le flou intempestif et les déformations. Pour le prix – quelque dizaines d’euros avec en prime le trépied, la pince et autres accessoires -, on ne saurait attendre d’un complément optique aussi modeste les performances d’un objectif professionnel, mais le minimum aurait quand même été d’obtenir un piqué à peu près homogène sur l’ensemble de l’image et des droites rectilignes.

On ne peut s’empêcher, au vu de ces résultats décevants, de penser à un matériel défectueux. Un premier exemplaire, qui présentait en plus des franges bleues phénoménales, a été remplacé par un second exemplaire sans les franges, mais toujours flou en périphérie. Sur d’autres sites Web montrant des photos de test, en France et ailleurs, le problème est le même. Le décalage de la mise au point laisse à penser qu’une erreur de fabrication a été commise. Sur un exemplaire, nous avons réduit la longueur de la vis de fixation – Nikon Passion ne recule devant rien – mais le gain au niveau de la rotation est minime. Même lorsque l’objectif est bien calé contre la coque de l’iPhone, il faut dépasser notablement la mise au point à l’infini pour effectuer la mise au point au loin. Tout au plus évite-t-on le vignettage, c’est déjà ça… Mais cela ne règle en rien le problème du flou périphérique et les déformations, qui dépendent sans doute d’une malfaçon des lentilles. Un comble quand on sait que Rollei avait tenu à utiliser du verre pour les lentilles et le prisme de Porro afin de garantir la qualité optique de son objectif.

Il paraît impensable que personne chez Rollei ne se soit rendu compte de tous ces défauts, que personne à l’usine n’ait songé à vérifier le produit en le montant sur un iPhone et en prenant quelques photos. A moins que, ce qui serait pire, personne n’ait voulu assumer les erreurs, décidant de commercialiser le produit « en l’état ».

Bernard J.

Le téléobjectif 8x Rollei pour iPhone est en vente chez Amazon (tarif fluctuant). Il est aussi disponible chez Miss Numerique pour un tarif plus intéressant (29.90 euros au jour de l’article).

Découvrez également le livre de Bernard Jolivalt « La photo sur le vif » chez le même vendeur.


Les secrets de la photo de paysage – 3e édition : le guide ultime pour des photos attirantes

Vous aimez photographier les paysages, mais vos images manquent de force et d’émotion ? Le livre « Les secrets de la photo de paysage » va vous aider à révéler tout le potentiel de vos photos.

Cette troisième édition, identique à la précédente, fait partie de la mise à jour de la collection Les secrets de… des éditions Eyrolles. Avec de nouvelles couvertures et une maquette retravaillée, elle permet de rendre à nouveau disponibles plusieurs titres. Comme toujours, l’objectif est de proposer aux photographes un contenu accessible, enrichissant et intemporel.

Les secrets de la photo de paysage – 3e édition : le guide ultime pour des photos attirantes

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La photo de paysage : trouver son sujet et composer des images fortes

Qui n’a jamais été déçu en regardant ses photos d’un magnifique panorama devenu une image fade et sans intérêt sur l’écran ? Photographier les paysages est l’une des disciplines les plus exigeantes : il est délicat de transcrire en deux dimensions les émotions qui nous saisissent devant le spectacle de la nature, d’un monument ou d’une ville.

Fabrice Milochau est un photographe spécialisé dans les paysages, publiant ses images dans Géo, National Geographic, Terre Sauvage et d’autres grands magazines. Passionné par la lumière et la nature, il partage son expertise à travers des ouvrages pédagogiques et inspirants.

Dès les premières pages, il vous invite à réfléchir à votre manière de voir et de composer vos images. La photographie de paysage ne se limite pas au bon endroit et au bon moment. L’auteur présente donc deux approches complémentaires :

  • l’approche académique, qui consiste à anticiper la scène et à construire une image idéale,
  • l’approche intuitive, où l’instant présent, l’observation et l’émotion guident la composition.

Être face à un paysage spectaculaire ne garantit pas une photo réussie. Trouver son sujet, appréhender un lieu afin de lui rendre justice par l’image, lire la lumière et choisir l’heure, le jour ou la saison, construire la scène avant de cadrer… Autant d’étapes clés pour capter l’âme d’un lieu et en sublimer la beauté.

Ce premier chapitre, à lui seul, mérite d’être lu et relu. Il met en lumière un principe fondamental :

ce ne sont ni les paysages lointains ni l’équipement dernier cri qui feront la différence, mais votre capacité à ressentir, observer et traduire une émotion à travers vos images.

Un guide pratique pour des photos captivantes, loin des recettes toutes faites

Fabrice Milochau vous accompagne ensuite dans une exploration plus technique, mais toujours accessible. Vous découvrirez :

  • comment choisir son matériel sans tomber dans le piège de l’accumulation.
  • pourquoi l’exposition et la lumière sont les piliers d’une image réussie.
  • l’importance du cadrage et de la composition, en jouant sur les lignes, les formes et les contrastes.

L’auteur ne se contente pas d’énumérer des règles : il les illustre avec ses propres images, la plupart ont été publiées dans la presse. Chaque conseil s’appuie sur une approche pragmatique et du bon sens. Il s’adapte aussi bien aux paysages grandioses qu’à ceux du quotidien.

Capturer l’essence d’un paysage : au-delà de la technique

La photographie de paysage ne se limite pas à capturer des panoramas grandioses. C’est une démarche artistique et émotionnelle. L’auteur nous rappelle qu’une bonne photo commence souvent par une recherche documentaire, un choix assumé du sujet et une mise en scène réfléchie. Il explique comment dépasser l’évidence pour trouver des angles originaux et transformer une scène banale en une image forte.

Le dernier chapitre est consacré à l’analyse détaillée de plusieurs de ses photos. Il y explique :

  • le déclic initial, ce qui l’a poussé à photographier.
  • la gestion de la lumière et des conditions de prise de vue (voir aussi Comment maîtriser la lumière diffuse en photographie de paysage)
  • les choix de cadrage et de composition pour renforcer l’impact visuel.
  • les points-clés qui font qu’une image fonctionne (ou pas).

Les secrets de la photo de paysage, un guide incontournable à lire et à relire

Plus qu’un simple guide technique, ce livre est une invitation à adopter une vision plus personnelle et aboutie de la photographie de paysage. Débutants et photographes plus expérimentés y trouveront des conseils concrets et une véritable source d’inspiration.

Pour progresser en photo de paysage avec un guide clair et inspirant, ce livre est un choix évident. Fidèle à la qualité des éditions Eyrolles, il bénéficie d’une impression soignée et d’une mise en page agréable. Proposé à 25 euros, il offre un excellent rapport qualité/prix pour tous les passionnés d’image, qu’ils pratiquent en numérique ou en argentique. Une référence pour tous les amoureux de paysages.

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Le regard cinéma en photographie : découvrez comment vos films préférés peuvent inspirer vos photos

« Le regard cinéma en photographie » est un livre de Gildas Lepetit-Castel dans lequel il développe une approche intéressante de la pratique photographique en la comparant à la pratique cinématographique.

Préparez-vous à fouiller dans vos souvenirs : ils pourraient bien vous aider à développer une pratique photographique plus personnelle.

Le regard cinéma en photographie

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Le regard cinéma en photographie, présentation du livre

Gildas Lepetit-Castel n’en est pas à son premier essai en matière de livres. Après deux ouvrages de la collection Les Secrets de … (Les secrets de la photo de rue et Les secrets de la photo argentique), puis une de mes références sous le titre L’inspiration en photographie, il nous revient avec un ouvrage très original.

Le principe en est simple : Gildas vous invite à en appeler à vos souvenirs cinématographiques pour trouver l’inspiration en fonction de ce qui vous touche.

Ce qui peut paraître abstrait dit ainsi est pourtant très concret : vous aimez le cinéma ? Des films vous ont marqué(e) ? Qu’en avez-vous retenu ? Qu’est-ce qui vous a touché et que vous pouvez apporter à vos photographies ?

Pourquoi un parallèle entre cinéma et photographie ?

Vous n’avez pas besoin d’un livre pour savoir que le cinéma utilise des images animées, alors que la photographie se limite aux images fixes. Mais vous aurez besoin du livre pour réaliser et comprendre pourquoi l’image fixe possède aussi la capacité d’animer les pensées de ceux qui regardent vos photos.

Le regard cinéma en photographie

En effet, cinéma comme photographie mettent en scène et en lumière des instants, des détails, des mouvements que vous avez vus et que d’autres n’auraient pas vus au même moment et au même endroit.

Dans le monde du cinéma, d’ailleurs, de nombreux chefs opérateurs sont également photographes. D’autres, à l’instar du réalisateur Alain Resnais, utilisent la photographie comme outil de repérage avant de tourner.

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Comment utiliser ce livre ?

Les films et les images qui ont marqué votre enfance, si vous prenez la peine d’y repenser et de les noter, reviendront à votre esprit lorsque vous cadrerez ou composerez vos photos.

En termes de narration, le cinéma peut aussi vous venir en aide. Les histoires que vous aimez, la façon de les raconter, l’enchaînement des séquences, … en photographie comme au cinéma, c’est l’histoire qui compte.

Le message de Gildas Lepetit-Castel est alors clair : repensez à tout ce qui vous attire dans vos films préférés, et appliquez tout ce que vous identifiez ainsi à votre pratique photo.

Le regard cinéma en photographie

Vous voulez un exemple ? J’aime toujours autant les films d’Audiard, en noir et blanc, ce langage de la rue, ces répliques mythiques. Que puis-je en tirer pour ma photographie ? Je peux (et je le fais) photographier en noir et blanc des scènes du quotidien, tout en y intégrant cette petite touche d’humour capable de vous faire sourire, même si la scène que j’observe n’est pas nécessairement comique.

Vous trouverez dans le livre de nombreux exemples de photographes tirant leur inspiration du cinéma, parmi lesquels Bernard Plossu, Gregory Crewdson, Raymond Depardon, Robert Frank, Todd Hido, Gueorgui Pinkhassov …

Qu’allez-vous apprendre ?

Parce que réaliser est une chose mais apprendre et mettre en œuvre en est une autre, sachez que Gildas Lepetit-Castel est aussi enseignant en photographie à l’École Supérieure des Métiers d’Art d’Arras. Il est bien placé pour traduire en notions concrètes ce que vous devez retenir.

Le regard cinéma en photographie

Voici quelques chapitres du livre qui vous aideront à adapter votre pratique photographique en intégrant une pensée cinématographique :

  • comment choisir le ratio des images dans un projet photo, surtout s’il y a deux ratios
  • comment jouer avec le champ et le hors champ
  • quels angles de vue choisir selon l’émotion attendue
  • comment utiliser la prise de vue en plongée pour renforcer l’aspect dramatique de l’image
  • quelle narration pour quels sujets
  • comment organiser votre prise de vue pour raconter en images (« du fragment au récit »)

Vous découvrirez par exemple comment associer deux images d’un même sujet, composées de points de vue différents, pour créer un effet de zoom qui peut bien fonctionner.

Enfin, la dernière partie du livre propose plusieurs interviews d’auteurs, vous permettant de comprendre comment ces experts du cinéma mettent en pratique les enseignements du livre dans leur travail photographique.

Le regard cinéma en photographie

Mon avis sur « Le regard cinéma en photographie »

Je ne vous cache pas que j’apprécie les idées de Gildas Lepetit-Castel, surtout lorsqu’il s’agit de penser inspiration plutôt que technique pure. J’ai donc parcouru ce livre avec plaisir, d’autant plus qu’il est unique, je ne connais pas d’autre ouvrage traitant du même sujet.

Bien qu’il ne s’agisse en rien d’un guide pratique de photographie, Gildas a choisi un enchaînement logique des chapitres qui vous permet de considérer votre matériel et votre pratique dans leur ensemble. De l’équipement au post-traitement, en passant par le cadrage, la composition, la lumière et la forme de l’image, tout est là pour vous aider à établir un lien entre cinéma et photographie.

Le chapitre 2 (l’équipement au service du regard) initie ce déroulé, les notions que vous connaissez peut-être par ailleurs y sont replacées dans le contexte « image » plus que « technique ». J’aurais apprécié plus d’encarts jaunes, ces blocs visuels qui relient matériel, vision et récit. Mais je chipote.

Le regard cinéma en photographie

Sachez que pour vous procurer un exemplaire du livre, il vous en coûtera 26 euros, soit guère plus que le tarif de deux places de cinéma dans le multiplex du coin. Soyez rassuré(e) : ce sera un investissement judicieux si vous appréciez le septième art et la photographie.

Les éditions Eyrolles ont opté pour un papier de qualité, une maquette très lisible enrichie de photos et d’illustrations, et une belle couverture, le tout imprimé en Europe, ce qui est une excellente initiative.

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