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Rencontre avec Christophe Batut, photographe auto – moto

Christophe Batut est un amateur de photographie qui a su trouver sa voie et se faire une place en tant que photographe attitré de plusieurs événements majeurs dans le monde de l’auto et de la moto.

Très présent sur les réseaux sociaux, il propose des images inédites d’un domaine qui m’est proche, il ne m’en fallait pas plus pour aller à sa rencontre.

Christophe Batut rejoint Gregory Dolivet et Cedric Emeran interviewés précédemment, pour vous montrer qu’avec un peu de travail et d’envie vous pouvez vous-aussi devenir photographe expert ou pro.

christophe batut

Christophe Batut – Photo (C) Olivier Scala

Voir les photos de Christophe …

Christophe Batut, l’interview

NP : En quelques mots peux-tu nous dire qui tu es, ce que tu fais au quotidien et dans quel monde tu évolues ?

CB : Je suis Christophe Batut, je viens d’avoir 45 ans (décembre 2016). Je suis photographe amateur depuis … au moins 1991.

Mes domaines de prédilection sont l’auto et la moto. Mais quand l’occasion se présente, je m’essaye à la photo de concert, aux scènes de vie, aux paysages.

Je suis passé par la case « photographe auteur », mais j’avoue m’être plus que perdu dans les démarches. Je manquais aussi de confiance en mon projet, alors j’ai repris mon job de dessinateur DAO.

christophe batut

Norton Commando – Photo (C) Christophe Batut

NP : Parle nous un peu de ton parcours en photo, comment es-tu venu à t’y intéresser ?

CB: Je suis né dans une famille sensible à l’image : mon père était artiste peintre et ma mère était la reine de la photo souvenir de famille. Il existe un album photo par an depuis ma naissance ! J’ai donc baigné dans la photographie depuis ma tendre enfance et je suis sensible à l’art en général.

Je n’ai pas de souvenir particulier d’une photo que j’ai prise étant enfant. Le véritable «déclic» – sans faire de mauvais jeu de mot – s’est produit quand j’empruntais le compact de ma mère pour immortaliser les maquettes de voitures que je montais, adolescent.

Puis j’ai ressenti le besoin d’aller plus loin dans la démarche : photographier les détails de vraies voitures pour pouvoir les reproduire au plus juste en maquette.

En 1990 – ou 1991 ? – je me suis offert mon premier boîtier, avec mon premier salaire. C’était un Nikon F401S trouvé par l’intermédiaire de mon cousin, nikoniste, qui à l’époque était photographe de mariage pour le compte d’un magasin de Seine et Marne.

Je me suis vite mis à faire des photos moins conventionnelles de voitures en gros plan quitte à en oublier de prendre l’auto en entier et de ne plus savoir de quel modèle il s’agissait !

Je me suis formé en lisant des tonnes de magazines photos (Chasseur d’images, puis Réponses Photos). J’ai investi ensuite dans un Nikon F90x, j’ai énormément shooté en argentique quand j’étais en région parisienne.

Mon premier reflex numérique a été un Nikon D70 acheté d’occasion en septembre 2009. Je me suis fait la main en numérique dessus mais paradoxalement, je n’arrivais pas à retrouver mes sensations avec ce boitier. Mes photos numériques ne me convenaient pas. En 2011, j’ai pu m’offrir un Nikon D700 toujours d’occasion. Et là je me suis retrouvé !

christophe batut

Chrysler GS-1 Spécial Coupe – Photo (C) Christophe Batut

NP : Qu’est-ce qui te motive aujourd’hui et t’incite à penser photo au quotidien, à pratiquer aussi régulièrement ?

CB: J’avoue ne pas être aussi régulier que je le voudrais. J’ai très souvent mon sac photo à portée de main, à la maison, en balade, en vacances, chez mes amis … aussi souvent que possible en fait. Dès qu’une situation m’interpelle, je déclenche.

Je suis toujours à l’affût de nouveaux lieux pour d’éventuels shootings. Souvent quand je vois une belle lumière, une scène inattendue, je me dis «tiens j’aurais pu faire telle ou telle image». Je m’exerce à faire des photos dans ma tête. Et j’essaie toujours de trouver le petit quelque chose en plus qui me permettra de me démarquer.

christophe batut

Photo (C) Christophe Batut

NP : Quelles sont tes références, tes artistes et créatifs préférés ?

CB: J’ai un gros problème : j’ai une mémoire de poisson rouge pour les noms d’artistes quels qu’ils soient ! Je peux en citer quelques-uns tout de même, mais il y en a tellement qui m’influencent.

J’ai toujours adoré Robert Doisneau et Willy Ronis avec qui j’ai eu la chance d’échanger lors d’une dédicace. Quand je lui ai cité mon nom de famille, il a vite fait le rapprochement avec Arthur Batut (inventeur de la photographie aérienne automatique par cerf-volant).

Je suis un grand fan de Laurent Nivalle qui m’inspire beaucoup. Je m’intéresse aussi à de nombreux photographes sur les réseaux sociaux.

christophe batut

Elmer Food Beat – Photo (C) Christophe Batut

NP : Comment diffuses-tu tes photos, auprès de qui ?

CB: J’ai diffusé ma première série sur Facebook en décembre 2013, poussé par mon entourage. C’était une série URBEX (exploration urbaine de lieux construits par l’homme et en général difficiles d’accès). Un hangar qui avait brûlé.

Lors d’une balade dans le vieux Lille, un jour de décembre 2014, je passe devant une boutique au bon vert anglais, avec, garée sur le trottoir, une magnifique moto Laverda orange. Je demande au maître des lieux si je peux faire quelques clichés et me voilà parti à mitrailler la machine.

Post-traitement fait, je me prends de culot et j’envoie les photos en message privé sur la page Facebook du magasin. J’ai alors le plaisir de voir mes photos publiées sur la page « Legend Motors Lille » avec un petit texte sympa. Depuis, je suis l’un des photographes du rassemblement mensuel « Un Pneu dans la tombe » de la rue Saint André à Lille.

Les portes s’ouvrent souvent quand tu ne t’y attends pas. Lors d’un de ces rassemblements, je rencontre Stéphane, le boss de l’association Virage8, qui me propose d’exposer quelques images lors de « Motors and Soul », un événement qu’il organise en région parisienne en septembre 2015. C’est ma première expo !

En 2016, me voici promu photographe officiel de la manifestation. Depuis, ma page Facebook voit arriver de nombreux nouveaux fans chaque jour avec des pics lors de chaque rassemblement lillois. C’est autant de gagné en visibilité.

christophe batut

Photo (C) Christophe Batut

NP : Tu as une belle présence sur les réseaux sociaux, peux-tu nous dire comment tu procèdes pour développer ton audience ?

CB: C’est vrai que ça progresse bien sur mes comptes Facebook et Instagram. Je n’ai pas vraiment de stratégie quant à la publication. Au début, quand les gens « likaient » une de mes photos, je n’osais pas les inviter à aimer ma page. Je me disais qu’ils aimaient simplement la photo et puis c’est tout. Du coup le nombre de fans ne grimpait pas forcément ! Désormais dès que quelqu’un aime une photo, je l’invite à aimer la page aussi – je force un peu le clic – et c’est la personne qui décide.

Sur Facebook j’ai tendance à tout poster d’un coup, la publication est ensuite relayée sur Twitter. Sur Instagram je ne mets que quelques photos tout en invitant les abonnés à venir voir la suite sur ma page Facebook. Je poste selon mes envies, j’essaie de faire de mon mieux pour satisfaire les gens qui me suivent.

Avec le recul, le conseil que je pourrais donner est d’être régulier dans les publications, pas comme moi (!) sinon vous prenez le risque que les gens ne s’intéressent plus à votre travail. Mais n’oublions pas que les réseaux sociaux ne sont qu’un outil pour avancer et évoluer. Ils sont néanmoins très importants pour se faire connaitre et reconnaître.

christophe batut

Moto Guzzi 250 Albatros Ex-Usine 1939 – Photo (C) Christophe Batut

NP : Parle nous un peu de tes projets, comment vois-tu l’avenir en tant que photographe ?

CB: Les projets ! Vaste question. Réussir à faire de la photographie mon métier principal serait un vrai bonheur. Continuer à progresser, persister à faire ce que j’aime en photo, trouver de nouvelles manières de présenter mon travail … les idées ne manquent pas mais les réaliser est un poil plus difficile. Si j’arrivais déjà à financer le renouvellement de mon matériel, ce serait bien !

Je profite de cette occasion pour remercier Nikon Passion de me mettre ainsi à l’honneur. Je remercie aussi ma femme et mes enfants pour leur patience, parce que vivre avec une personne qui a un boitier greffé dans la main n’est pas toujours facile !

En savoir plus sur Christophe Batut photographe

Vous pouvez retrouver Christophe Batut sur les réseaux sociaux en suivant les liens ci-dessous :

Sur Facebook : facebook.com/christophebatutphotos/
Sur Instagram : @christophe_batut_photos


Rencontre avec Grégory Dolivet, photographe – La Baule Photo

Grégory Dolivet est un passionné de photographie qui se plaît à montrer sa région via les réseaux sociaux et son identifiant Grégory Dolivet – La Baule Photo.

C’est sur Instagram que je l’ai découvert, ses images de nature hautes en couleur ont attiré mon attention. Il n’en fallait pas plus pour prendre contact et chercher à comprendre le parcours d’un amateur qui tend à devenir photographe professionnel.

Après la rencontre avec Cédric Emeran, voici donc le parcours de Grégory Dolivet ou comment faire de sa passion son activité principale.

Rencontre avec Grégory Dolivet, photographe - La Baule Photo

Photo (C) Frédérique Calloch

Voir le site de Grégory – La Baule Photo …

Grégory Dolivet – l’interview

NP: En quelques mots peux-tu nous dire qui tu es, ce que tu fais au quotidien et dans quel monde tu évolues ?

GD: Je m’appelle Grégory, j’ai 46 ans (décembre 2016), j’habite une région très photogénique, la Presqu’ile de Guérande.

Mes sujets sont variés, je pratique régulièrement le « seascape » mais je retourne inévitablement dans « mes » marais salants, véritable havre de paix avec ses lumières étonnantes. J’expérimente le plus de techniques possibles (macro, lightpainting, étoiles…) pour laisser libre cours à ma créativité.

J’ai été commercial pendant 16 ans. A la fin de mon contrat mon avenir n’était pas encore défini. Nouveau métier d’appoint durant 2 ans, ce qui m’a permis de prendre le recul nécessaire pour enfin trouver ma voie, et m’orienter de façon plus professionnelle vers la photographie (création du siret en cours).

Rencontre avec Grégory Dolivet, photographe - La Baule Photo

Sunset Penbe time stacking –  Photo (C) Grégory Dolivet – La Baule Photo

NP: Parle nous un peu de ton parcours en photo, comment es-tu venu à t’y intéresser ?

GD:  Je suis venu à la photo avec Instagram et un téléphone (pas encore smartphone) ! Voyant la possibilité de montrer une certaine capacité créative dans mes compositions et sujets, j’ai évolué vers le reflex (Nikon D750). Après deux années d’exercice au compteur, le meilleur reste à venir (rire).

J’aimerais compléter mon équipement avec un ultra grand-angle, des filtres Lee (packs) et surtout une connaissance approfondie du post-traitement. J’ai progressé rapidement par passion et curiosité: dès que j’ai abandonné le mode Auto tout s’est accéléré.

Casanier il y a quelques années, je voudrais maintenant faire de nombreux voyages et ramener des souvenirs à la hauteur des paysages, à suivre donc …

Rencontre avec Grégory Dolivet, photographe - La Baule Photo

Stargate of sun – Photo (C) Grégory Dolivet – La Baule Photo

NP: Qu’est-ce qui te motive aujourd’hui et t’incite à penser photo au quotidien, à pratiquer aussi régulièrement ?

GD: Sur Instagram, le fait de pratiquer régulièrement est primordial. Mes abonnés attendent mes images, une personne m’a dit un jour « une journée sans photos de toi est comme un bon repas sans un verre de vin« .

Je cherche jour après jour à construire un compte (« feed » ou « flux » Instagram) agréable à regarder sans qu’il ne lasse (thèmes différents).

Par exemple, le soir du 29 novembre 2016, je me suis dit qu’une photo faite à l’heure bleue sur un port pourrait créer une belle alternance (j’y ai pensé à peine une heure avant !). Une fois sur place et grâce à la météo du jour, j’ai réussi à capturer et partager ce que je cherchais.

J’improvise souvent, il m’arrive de changer d’endroits plusieurs fois afin de trouver la lumière adéquate et selon l’ambiance j’opte pour une composition relativement vite sans y penser vraiment.

Rencontre avec Grégory Dolivet, photographe - La Baule Photo

Selfie at lune rock – Photo (C) Grégory Dolivet – La Baule Photo

NP: Quelles sont tes références, tes artistes et créatifs préférés ?

GD: Je n’ai aucun artiste ou photographe qui m’inspire (je fais du Grégory Dolivet) … mais j’avoue que dans le flux de mes abonnements Instagram (et réseaux sociaux) certaines images retiennent mon attention plus que d’autres. Inconsciemment elles m’inspirent.

Pour le post-traitement en revanche et le rendu que je souhaite donner à mes photos j’ai des pistes. Sans copier ce qu’ils font j’aimerais aller dans le sens de gens comme Julien Grondin (bboy) ou Antonio Gaudencia.

Rencontre avec Grégory Dolivet, photographe - La Baule Photo

Redflection – Photo (C) Grégory Dolivet – La Baule Photo

NP: Comment diffuses-tu tes photos, auprès de qui ?

GD: J’utilise les réseaux sociaux pour montrer mes photos : Instagram, Facebook, Flickr, 500px et Twitter. J’ai aussi créé un site internet pour diffuser mes images : http://dolivet.zenfolio.com/

Rencontre avec Grégory Dolivet, photographe - La Baule Photo

Papillon gold – Photo (C) Grégory Dolivet – La Baule Photo

NP: Justement tu as une belle présence sur les réseaux sociaux, peux-tu nous dire comment tu procèdes pour développer ton audience ?

GD: Pour développer mon audience ma première préoccupation est d’être présent. Sur Instagram (je ne vais pas tout dévoiler !!), je visite régulièrement les comptes de mes abonnés, je sympathise en toute sincérité avec certain(e)s et je like en suivant des mots-clés (« hashtags » ou « tags ») précis comme #bretagne. J’utilise aussi la géo-localisation pour « Liker » des photos faites à proximité de mes propres images, leurs auteurs arrivent alors sur mon compte.

Rencontre avec Grégory Dolivet, photographe - La Baule Photo

Pink Hour on Le Pouliguen – Photo (C) Grégory Dolivet – La Baule Photo

NP: Parle nous un peu de tes projets, comment vois-tu l’avenir en tant que photographe ?

GD: J’ai fait une demande de numéro de siret afin de développer les ventes sur mon site web. Je vais ensuite pouvoir assurer la promotion de mes images par des opérations de marketing web via ma page Facebook par exemple.

Je veux arriver à produire des images plus qualitatives encore en travaillant le post-traitement (blending, filtres lee…). Je vise plutôt le haut de gamme que le tout venant.

J’envisage de faire des expos photos, mais les finances manquent encore un peu. J’ai également un projet de livre en cours de création avec deux collègues photographes exerçant eux-aussi sur la presqu’île.

En savoir plus sur Grégory Dolivet – La Baule Photo

Vous pouvez retrouver Grégory Dolivet sur son site photo et les réseaux sociaux en suivant les liens ci-dessous :

Son site : dolivet.zenfolio.com

Sur Facebook : facebook.com/gregory.dolivet.photography
Sur Instagram : @gregory_dolivet_la_baule_photo


Les secrets d’une vente de photos réussie : devis et tarifs du photographe

Savez-vous combien vendre une photo ? Quel tarif demander à un client ? Combien vendre vos photos de mariage ? Les devis et tarifs du photographe, pour ne pas vous faire avoir, c’est essentiel à maîtriser.

L’expert français du sujet s’appelle Eric Delamarre, photographe et consultant. Voici ses conseils.

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Combien vendre une photo : les tarifs du photographe

Quiconque a déjà essayé de vendre ses photos sait combien il est difficile de trouver des informations fiables sur le sujet. Chacun y va de sa théorie, les forums et blogs regorgent d’informations souvent contradictoires et les photographes pros sont peu partageurs quand il faut parler d’argent.

Eric Delamarre a fait le choix inverse : en se basant sur son expérience de photographe professionnel, et en regroupant l’ensemble des informations tant légales que comptables, il vous propose plusieurs guides pratiques qui font référence dans le monde francophone.

Déjà auteur de « Profession photographe indépendant« , Eric Delamarre nous revient avec un guide dédié aux tarifs et aux devis du photographe.

Pour vous aider à vous positionner, ce guide comporte 5 parties complémentaires :

  • comment vous organiser pour être efficace et limiter les coûts,
  • comment préciser la demande du client (et les questions à poser),
  • comment proposer le tarif le plus juste (en préservant votre marge),
  • comment négocier le tarif avec votre client,
  • quels modèles de documents et propositions utiliser ?

Ce guide s’adresse à quiconque souhaite vendre une photo ou, plutôt, une prestation, puisque c’est bien de cela dont il s’agit.

Vous êtes amateur et vous voulez « payer vos frais » ? Vous faites erreur : « ce qui fait le prix d’une photo n’est pas celui qui l’a réalisée mais sa destination ou son usage« .

Vous pensez que vos images ne sont pas d’un niveau professionnel et que vous ne pouvez pas les vendre plus de quelques euros ? Détrompez-vous, il y a là-aussi des règles à connaître. Et à pratiquer.

La méthode QQOQCCP

Les secrets d'une vente de photos réussie : devis et tarifs du photographe

[su_frame][/su_frame]Quand on connait Eric Delamarre on ne s’étonne guère de voir apparaître une telle formulation dans son guide (si vous avez suivi ses conférences lors du Salon de la Photo, vous voyez de quoi je veux parler).

Rassurez-vous, l’homme est tout ce qu’il y a de plus sérieux, surtout quand on l’interroge sur les bonnes pratiques du photographe.

La méthode QQOQCCP ? Il s’agit tout simplement de vous poser ces 7 questions :

  • qui ?
  • quoi ?
  • où ?
  • quand ?
  • comment ?
  • combien ?
  • pourquoi ?

Vous trouverez dans le guide des éléments de réflexion pour chacune de ces questions. Et de quoi construire votre offre tarifaire en vous basant sur des éléments concrets plutôt que sur les tarifs relevés de ci de là sur les sites des photographes sans trop savoir ce qui se cache derrière un simple tarif.

Sous un aspect austère ce guide est une mine d’or qui vous permet de disposer de toutes les infos indispensables pour vous positionner. Et de réaliser que vous ne vendez peut-être pas vos photos suffisamment chères sans même vous en rendre compte.

Les secrets d'une vente de photos réussie : devis et tarifs du photographe

Combien vendre un reportage photo : tarifs du photographe

Parmi les sujets traités dans le guide, vous allez apprendre combien – et surtout comment – vendre un reportage photo.

C’est le type même de prestation souvent demandée au photographe amateur qui se fait plaisir à faire des photos le week-end lors d’une manifestation quelconque et se retrouve ensuite en situation de pouvoir vendre des photos.

Combien ? comment ? Avec quelles précautions ? … Vous vous reconnaissez ?

Les secrets d'une vente de photos réussie : devis et tarifs du photographe

A qui s’adresse ce guide ?

Vous l’aurez compris une fois le guide parcouru, Eric Delamarre ne fait pas de différence entre un amateur et un professionnel : à partir du moment où vous décidez de vendre une photo, vous devenez un professionnel qui effectue une transaction. Et vous devez le faire dans le respect des règles.

Ce guide s’adresse à vous si vous êtes dans cette situation, quel que soit votre statut, qu’il s’agisse de vendre une photo ou des dizaines. N’oubliez pas que c’est souvent la première fois qui compte et que si vous n’adoptez pas très vite les bonnes pratiques, vous serez en situation délicate pour le restant de vos jours (de photographe …) !

Je ne peux que vous recommander ce guide qui détaille tout ce qu’il vous faut savoir, vous permet de ne plus facturer « au pif » mais sur des bases concrètes et fait de vous un photographe averti.

La bonne nouvelle c’est que la modique somme de 22 euros qu’il vous faudra dépenser pour profiter de ces informations peut être amortie dès votre première vente de photo si vous la facturez convenablement. Intéressant non ?

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Rencontre avec Cédric Emeran, photographe – Comme un Reflex

Cédric Emeran est photographe, vous le connaissez peut-être grâce à son pseudo sur les réseaux sociaux « Comme Un Reflex« .

C’est justement sur Twitter qu’il a fini par attirer mon attention avec ses images de La Défense, ce quartier d’affaires de Paris qu’il immortalise au quotidien.

J’ai vite souhaité en savoir plus et Cédric a accepté de jouer le jeu de l’interview et d’alimenter une rubrique que j’apprécie car elle permet de voir comment passer du statut de débutant-amateur à plus expert ou pro (voir par exemple l’interview de Pierre Boisseaux ou Bertrand ‘Enzo’ Ansel. Voici le parcours de Cédric et de quoi en savoir plus sur son activité photo.

Rencontre avec Cédric Emeran, photographe - Comme un Reflex

Cédric Emeran – Comme un Reflex – Photo (C) Xavier Emeran

Voir le site Comme Un Reflex

NP: En quelques mots peux-tu nous dire qui tu es, ce que tu fais au quotidien et dans quel monde tu évolues ?

CE: Je m’appelle Cédric EMERAN et j’ai 37 ans (en 2016). Je suis un « défensien« , appellation communément admise pour toutes les personnes résidant à La Défense et dans sa proche périphérie.

Je pratique la photo en grande partie urbaine depuis 2009. L’architecture, le paysage urbain, le portrait et la photo de rue sont les domaines dans lesquels je m’exprime le plus.

J’ai longtemps pratiqué ma passion en parallèle de mon métier dans l’assurance. Mais il y a un an j’ai décidé de quitter le milieu financier pour me consacrer à la photo à plein temps et de façon professionnelle. Un sacré défi en perspective n’est-ce pas ? 😉

Rencontre avec Cédric Emeran, photographe - Comme un Reflex

La Défense – Photo (C) Cédric Emeran – Comme un Reflex

NP: Parle nous un peu de ton parcours en photo, comment es-tu venu à t’y intéresser ?

CE: J’ai toujours accordé une grande attention au monde de l’image quelle soit fixe ou animée. Mais c’est à un moment précis que la photo est entrée sans prévenir dans ma vie.

En 2009, pour mes 30 ans, ma femme a eu l’excellente idée de faire participer mes proches à une collecte pour un cadeau en commun. Un reflex numérique Nikon D5000 !!! Wouah une révélation!!! Dès que je l’ai eu entre les mains j’ai senti que j’allais vivre des choses extraordinaires avec cette passion naissante.

Après, pas mal de choses ont stimulé mon intérêt comme le fait que mon beau frère pratique lui même la photo avec un monstre, le Nikon D3s. Le fait d’habiter à La Défense s’est avéré un véritable plus. Quoi de mieux qu’un tel espace de jeu pour mon apprentissage de la photo urbaine. Enfin, le lancement de mon blog fin 2010 « Comme Un Reflex » m’a permis de partager mon regard avec une exigence dans la qualité des photos proposées.

Je profite d’ailleurs de cette tribune pour remercier infiniment ma femme d’avoir eu cette idée lumineuse et mon frère pour l’avoir aidé à la réaliser. Sans eux je serais sans doute passé à côté de cette expérience incroyable.

Rencontre avec Cédric Emeran, photographe - Comme un Reflex

La Défense – Photo (C) Cédric Emeran – Comme un Reflex

NP: Qu’est-ce qui te motive aujourd’hui et t’incite à penser photo au quotidien, à pratiquer aussi régulièrement ?

CE: Ma principale source de motivation est le plaisir que me procure cette activité. Partir sur un événement ou une sortie photo, être à l’affût de la bonne image qui traduira l’ambiance ou ma vision personnelle est très excitant. Lorsque j’arrive à obtenir l’image souhaitée, j’ai un sentiment de satisfaction personnelle très plaisant voire grisant.

Quand je n’ai pas mon reflex sous la main, je continue à faire des photos mentales dans mon quotidien. C’est un bon exercice, cela permet de rester alerte, créatif et d’amorcer de nouvelles images régulièrement.

Enfin un autre élément qui me semble important est de se challenger le plus souvent possible. Se fixer des objectifs peut aussi améliorer sa productivité. Je prends pour exemple mon blog. Au début je ne publiais qu’une fois par semaine puis au fur et à mesure j’ai augmenté les publications. Aujourd’hui je poste une nouvelle photo trois fois par semaine.

Tous ces aspects ont clairement augmenté ma régularité et entretenu ma motivation.

Rencontre avec Cédric Emeran, photographe - Comme un Reflex

La Défense – Photo (C) Cédric Emeran – Comme un Reflex

NP: Quelles sont tes références, tes artistes et créatifs préférés ?

CE: Au début, je n’y connaissais pas grand chose donc j’ai du aller à la pêche aux infos pour mieux appréhender la photo et aussi savoir quelle spécialité me conviendrait le mieux. Tout au long de mes recherches, j’ai découvert beaucoup de talents dans plusieurs disciplines : mariages, urbains, mode, photojournalisme. Ces derniers m’ont donné le goût de réaliser de belles photos.

A présent, je m’intéresse de plus en plus aux photographes moins actuels mais qui ont marqué la photo. Grâce à ma fréquentation régulière de la MEP et du Jeu de Paume, j’ai eu le plaisir de découvrir les regards de Garry Winogrand, Harry Gruyaert, Marcel Gautherot, Jacques Henri Lartigue, Alice Springs, Jean Pierre Laffont.

Cette démarche me semble importante. En sachant un minimum ce qui a été fait avant, on sait ce que l’on peut apporter en plus avec nos atouts propres. Et ainsi redéfinir certains styles comme en créer de nouveaux.

La vidéo et la musique sont très importants dans mon processus créatif. Depuis peu j’utilise les deux sur mon compte Instagram et ma chaine Youtube pour mettre en valeur mon travail photo. Pouvoir assembler plusieurs sources permet de créer de nouveaux contenus et je trouve ça très cool.

Rencontre avec Cédric Emeran, photographe - Comme un Reflex

La Défense – Photo (C) Cédric Emeran – Comme un Reflex

NP: Comment diffuses-tu tes photos, auprès de qui ?

CE: Tout d’abord, j’ai créé mon blog photo en 2010 pour diffuser mes premières images. Cette action a été importante puisqu’elle m’a permis d’avoir mes premiers retours positifs et de prendre confiance.

Rapidement j’ai envoyé mes photos au journal de la ville de Courbevoie. Une fois publié, j’ai visé plus haut : la rubrique « à vos photos » de Libération. J’ai eu la chance d’y avoir trois publications.

En plus de cette action sur le web, j’ai participé à plusieurs expositions à Courbevoie, Neuilly sur Seine et Paris au Salon de la photographie contemporaine 2014 et dans une petite galerie parisienne.

Ayant un blog photo, j’ai participé à trois dernières éditions des Golden Blog Awards Paris et à deux reprises j’ai été nominé dans la catégorie Image et Design. En 2015 j’ai concouru à « Courbevoie a du talent » que j’ai remporté. Ces deux derniers événements ont été formidables en terme d’exposition et de diffusion.

Pour finir, cette année j’ai eu droit à un article sur mes photos à La Défense dans Le Parisien 92, dans un journal de quartier et une photo publiée dans l’Oeil de la Photographie.

En résumé j’ai utilisé tous les canaux à ma disposition, le blog, les parutions dans des journaux locaux, sur le web, la participation à des expositions et à des concours. Sans oublier les réseaux sociaux, nous allons y venir.

Rencontre avec Cédric Emeran, photographe - Comme un Reflex

La Défense – Photo (C) Cédric Emeran – Comme un Reflex

NP: Justement tu as une belle présence sur les réseaux sociaux, peux-tu nous dire comment tu procèdes pour développer ton audience ?

CE: Les réseaux sociaux sont devenus ces dernières années incontournables, en particulier pour les photographes. Parti de ce constat, je me suis lancé avec beaucoup d’enthousiasme. Aujourd’hui je suis présent de façon active sur trois réseaux sociaux : Twitter, Instagram et Facebook. Je rajouterai ma chaine Youtube qui n’est pas un véritable réseau social mais aide à diffuser mes productions.

Mon compte Twitter avec lequel je suis le plus à l’aise me permet de partager mes images mais aussi la découverte d’autres photographes et diverses infos autour de la photo. Je partage plusieurs valeurs avec Twitter : l’échange d’infos, la prise de contact direct avec d’autres membres, l’instantanéité. On engage plus facilement les gens en proposant des contenus.

Mon compte Instagram diffuse des photos différentes du blog, il est plus généraliste. Cela va de l’iPhoneography (note : la photo avec un iPhone) toujours très urbaine aux portraits et coulisses des évènements auquel je prends part. Je montre ainsi les dessous de mon activité. Après Twitter, Instagram est mon second réseau social préféré. Il m’apporte de plus en plus de followers (« abonnés »).

Mon compte Facebook est assez central car je l’alimente avec des photos du blog, quelques images d’Instagram, mes vidéos Youtube, d’autres infos me concernant. Mais je trouve que mon positionnement sur Facebook n’est pas encore assez efficace. Il me reste du travail avant de le maitriser.

Ma chaîne Youtube propose des interviews sur mon parcours et des montages vidéos reprenant mes propres images.

Je m’efforce de proposer un contenu différent selon les réseaux sociaux. J’essaye de ne pas dupliquer les mêmes contenus sur tous les supports pour ne pas lasser mes abonnés qui seraient abonnés à tous.

Rencontre avec Cédric Emeran, photographe - Comme un Reflex

La Défense – Photo (C) Cédric Emeran – Comme un Reflex

NP: Parle nous un peu de tes projets, comment vois-tu l’avenir en tant que photographe ?

CE: Le projet qui occupe mon esprit au quotidien est mon passage au statut de photographe professionnel. Cette reconversion prend du temps, demande beaucoup d’énergie et une sacrée dose de motivation. Pour l’instant ça avance plutôt bien, j’ai le soutien de mon entourage, je fais des rencontres importantes, je suis des formations.

Je vois mon avenir en tant que professionnel de façon optimiste surtout dans mes domaines de prédilection : l’architecture, l’urbanisme, la photo d’entreprise. La construction du Grand Paris et la demande croissante d’images des entreprises pour leur communication laisse envisager le métier avec encore de belles perspectives.

Dès que j’aurai plus de temps, je relancerai mon projet de livre sur La Défense. Pour la petite histoire … l’an dernier j’avais mené une campagne de crowdfunding pour sortir mon livre « Perspective verticale ». L’objectif fixé avait été plus qu’atteint mais malheureusement l’éditeur – Bibliocratie – a fait cession de paiement. Le projet a été stoppé. L’amener au bout serait une énorme satisfaction pour moi et surtout pour ceux qui l’attendent encore avec impatience.

Comme mot de la fin j’aimerais dire un grand merci à Jean-Christophe et à Nikon Passion pour m’avoir proposé cet interview et pour apprécier ainsi mon travail photographique.

En savoir plus sur Cédric Emeran – Comme Un Reflex

Vous pouvez retrouver Cédric sur son site photo et les réseaux sociaux en suivant les liens ci-dessous :

Son blog photo : www.commeunreflex.com

Sur Twitter : @CommeUnReflex
Sur Instagram : @CommeUnReflex
Sur Facebook : www.facebook.com/CommeUnReflex
Sur Youtube : www.youtube.com/user/CommeUnReflex


Rêves dansés – livre de photographie par Arnaud Vareille photographe

Le photographe Arnaud Vareille « travaille à la dissolution de la substance picturale » et vous propose un second ouvrage intitulé « Rêves dansés ». Il travaille ici la matière à travers la chair et le corps pour nous offrir une représentation inédite qui ne demande qu’à être découverte.

Rêves dansés - Arnaud Vareille photographe

Ce livre d’Arnaud Vareille chez Amazon …

Dans « Obsolescence programmée« , Arnaud Vareille traite de l’altération du paysage et invite le spectateur à s’éloigner de l’image documentaire pour s’interroger sur la matière, les émotions, les couleurs.

Rêves dansés, le flou intentionnel au service de l’expression corporelle

Avec « Rêves dansés« , c’est au travers des photos de Prêle Mainfroy, danseuse, que le photographe décline sa démarche créative. Le corps remplace ici le paysage, le cadre est immaculé, la question  posée : que regardons-nous ?

Arnaud Vareille, tout comme son modèle, danse avec son appareil et les mouvements combinés des deux personnages donnent naissance à ces images permettant de fondre le corps en mouvement avec le fond. La scène de danse fait alors place à une représentation à la limite de l’irréel, étonnante.

Rêves dansés - Arnaud Vareille photographe

Les photographies d’Arnaud Vareille ne se commentent guère, elles se regardent et s’apprécient. Je ne saurais que vous conseiller de découvrir le travail du photographe en parcourant ses livres, et d’apprécier à sa juste valeur cette démarche atypique.

Etant personnellement très sensible à l’univers de la danse, je ne me lasse pas de regarder ces images et de laisser libre cours à mon imagination …

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Obsolescence programmée – le flou selon Arnaud Vareille Photographe

Arnaud Vareille est venu à ma rencontre lors du Salon de la photo de Paris 2015. Nous avons pris le temps de faire un peu connaissance et il m’a présenté sa démarche.

Voici la présentation d’Obsolescence programmée, dans lequel Arnaud Vareille joue habilement avec le flou pour vous inviter à le suivre entre figuration et abstraction.

Obsolescence programmée - Arnaud Vareille Photographe

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Quand on découvre le travail d’un photographe, et d’Arnaud Vareille en particulier, il ne faut pas s’arrêter à ses premières impressions. Si vous faites cela alors vous allez vous dire que mis à part des photos floues, il n’y a pas matière à s’émerveiller bien longtemps face à ce livre.

Arnaud Vareille, à la recherche du flou intentionnel

La démarche d’Arnaud Vareille mérite que l’on s’y intéresse un peu. Vous savez qu’une photographie ne représente en rien une réalité, mais n’est que le reflet de la subjectivité du photographe. Pourquoi donc une photo de paysage devrait représenter fidèlement ce paysage ?

Pourquoi l’image concernée ne pourrait-elle au contraire traduire les émotions, le ressenti de celui qui l’a composée ?

Obsolescence programmée - Arnaud Vareille Photographe

Le travail d’Arnaud Vareille (soutenu par plusieurs acteurs du monde de la photo comme Sylvie Hugues et Jean-Christophe Béchet) oscille entre cette vision documentaliste – chère aux photographes illustrateurs – et une vision plus personnelle faite d’impressions, d’altération de la mémoire, d’accommodation du regard (voir la présentation du livre Rêves dansés).

Au-delà des images, ce livre est un très bel objet. La reliure à la suisse permet de profiter de chaque photographie en double-page sans que le centre de l’image ne soit marqué par la pliure habituelle. Le dos toilé et la qualité des matériaux utilisés pour l’impression de la couverture et des photos font de cet ouvrage un ensemble que l’on a plaisir à feuilleter, avec lequel on se sent bien.

Vous aimeriez voyager du Lavandin dans le Lubéron à la chaîne des Aravis, des cordons dunaires du Maroc aux bambous d’Anduze ? Prenez le temps d’aller découvrir Obsolescence programmée et faites-vous plaisir. Le tarif du livre est très raisonnable eu égard à la qualité de la fabrication et à la présentation des images et il sera en bonne place dans votre bibliothèque pour vous permettre d’éduquer votre regard et de construire vous-aussi votre démarche créative personnelle.

Notez également que tous les droits d’auteur sont reversés à Noé Conservation (qui conduit des projets pour la biodiversité).

Obsolescence programmée - Arnaud Vareille Photographe

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11 citations photo pour développer votre créativité

Certains photographes ont le don de résumer en une phrase une pensée qui leur est propre et les fait avancer dans leur démarche créative. J’ai regroupé ci-dessous quelques citations photo relevées au fil de mes lectures.

Je vous invite à découvrir et à partager sans modération chacune de ces citations. J’ai volontairement inclus des photographes connus comme d’autres moins connus. C’est le sens des mots qui m’importe plus que leur auteur.

Vous connaissez d’autres citations photo qui méritent d’être connues ? Faites-m’en part via les commentaires !

Citations photo inspirantes

David duChemin

« Un bon photographe est celui qui est capable non pas de représenter la réalité objective, mais de traduire les sensations et les émotions ressenties au moment de déclencher. »

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Citation photo photographie photographe

Anne-Laure Jacquart

« Pour être photographe, il faut non seulement regarder à travers son objectif, mais aussi et surtout avec son ‘subjectif’. »

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Citation photo photographie photographe

Raymond Cauchetier

« La photo ne s’apprend pas, elle se ressent. Les règles élémentaires peuvent être comprises en quelques instants, ensuite c’est une question de regard. »

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Citation photo photographie photographe

Robert Doisneau

« La technique, il est bon de la fréquenter pour la connaître intimement et attirer ses bonnes grâces, après quoi elle doit vous ficher royalement la paix. »

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Robert Doisneau la technique

Citations photo à apprendre par coeur : Willy Ronis

« L’appareil ne pense pas, c’est le cerveau du photographe qui pense. »

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Willy Ronis photographe

Gildas Lepetit-Castel

« Trouver son identité n’est pas chose simple. Et pourtant seule cette recherche personnelle vous permettra d’évoluer et de ne pas rester dans l’ombre de ce que vous aimez. »

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Citation photo photographie photographe

Citations photo à apprendre par coeur : Elliott Erwitt

« Une photographie ne se prépare pas, elle se fait cueillir ».

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Elliott Erwitt photographe

Gianni Berengo Gardin

« La bonne photo est quelque chose que tu n’as pas vu et que le photographe te dévoile ».

En savoir plus sur Gianni Berengo Gardin …

Citation photo photographie photographe

Michael Freeman

« Lisez, intégrez pour ensuite mieux oublier car, au final, la photographie est un acte qui vous unit, vous, l’appareil et le sujet que vous photographiez. »

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Michael Freeman photographe

Lisa Tichané

« Aussi sophistiqué que soit votre appareil, il ne pourra pas faire de belles photos à votre place. Votre appareil n’est qu’un outil, votre œil doit le guider. »

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Citation photo photographie photographe

Céline Jentzsch

« La photographie est une discipline qui demande de la patience, de l’entraînement et de l’assiduité tel un musicien qui répète des gammes. »

En savoir plus sur Céline Jentzsch …

Citation photo photographie photographe

Citations photo, à vous !

Vous connaissez d’autres citations inspirantes ? Quelques mots qui peuvent aider à comprendre ou à avoir le déclic ? Dites-nous ça via les commentaires !!


Livre de photographies : Blanc et Demilly – le nouveau monde

Apprendre la photographie à l’aide des livres, c’est aussi s’intéresser aux livres de photographies. Rien n’est plus formateur que de découvrir le travail des autres pour s’en inspirer et trouver son propre style.

Avec Le Nouveau Monde, nous découvrons l’univers des lyonnais Blanc et Demilly, deux artistes photographes des années 20 à 60.

Blanc et Demilly - Les Nouveaux Mondes

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Je parle peu des livres de photographies et c’est une erreur. Car si les guides pratiques et autres recueils techniques sont des lectures pertinentes, les livres de photographies sont des passages obligés pour tout photographe amateur ou plus expert.

Avec Le Nouveau Monde, nous faisons une incursion dans la pratique créatrice de deux photographes, Théodore Blanc et Antoine Demilly, installés à Lyon dès 1924 dans le studio de leur beau-père Antoine Bron.

Blanc et Demilly - Les Nouveaux Mondes

Jusqu’en 1962 les deux hommes vont pratiquer une activité commerciale assez traditionnelle, portraits et illustrations, comme le permettait encore cette époque.

Mais Blanc et Demilly vont surtout développer une pratique bien plus créative :  leur oeuvre est riche, pleine d’innovations. Les photographes sont attentifs à la modernité de leur époque, laissent transparaître les caractères les plus affirmés au travers d’une impressionnante collection de portraits, de scènes de la vie quotidienne comme de paysages.

Pour Xavier Fricaudet qui co-présente l’ouvrage ‘la volonté est partout présente d’exprimer le réel, de l’expérimenter, d’en révéler l’étrangeté, la beauté et l’insolite‘.

Blanc et Demilly - Les Nouveaux Mondes

Parmi les photos de l’ouvrage, nombres de souvenirs du Lyon des années 30 et 40. Et pourtant, le fond photographique de Blanc et Demilly a failli entièrement disparaître quand le studio a été vendu en 1963 et que tout ce qu’il contenait, archives comprises, a été entièrement jeté quelques années plus tard !

Ce livre est le fruit du travail de recherche de la fille d’Antoine Demilly, Julie Picault, qui a patiemment recherché et racheté les tirages au fil des ans chez les bouquinistes et antiquaires. C’est aussi celui de Céline Duval qui a pris le temps de parcourir ce fond de près de 5000 tirages pour composer la sélection de ce livre.

Alors que l’époque actuelle est à l’instantanéité, aux effets vintage, comme aux images hyper définies et piquées, les images de Blanc et Demilly nous ramènent quelques dizaines d’années en arrière. A cette époque le photographe devait composer avec les limites de son matériel et proposer un regard personnel. Cette démarche que nous avons un peu tendance à oublier de nos jours pour lui préférer un résultat technique plus que créatif.

En me plongeant dans Les Nouveaux Mondes, j’ai ressenti ce sentiment de puissance inconnue dont parle François Cheval en introduction à l’ouvrage. Comme si ce retour en arrière était une occasion de prendre le temps de la réflexion, de me poser pour profiter et enrichir ma propre culture photographique.

Blanc et Demilly - Les Nouveaux Mondes

Alors que nous sommes nombreux à chercher comment gagner en créativité, c’est une belle façon de procéder que de tourner les pages de ce livre en se laissant aller sans aucune arrière-pensée.

Je ne peux que vous conseiller de découvrir cet ouvrage si vous vous intéressez au portrait photographique, aux images de studio, aux instants de vie capturés pour l’éternité. Ce livre de photographies est de plus joliment présenté et imprimé, il est très abordable (27 euros) et restera une source d’inspiration indémodable sur laquelle vous pourrez revenir aussi souvent que nécessaire.

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Salon de la Photo 2015 : programme des conférences

Ne manquez pas les conférences lors du Salon de la Photo 2015 ! Voici le programme de toutes les présentations sur le stand Nikon Passion !

Salon de la Photo 2015 : programme des conférences et invitations gratuites

Comme les années précédentes, Nikon Passion est présent sur le Salon de la Photo de Paris du 5 au 9 novembre en compagnie des sites partenaires Photo Passion, Dans ta Cuve, Reportages Photos et La Chaîne Photo (Stand G87/88).

Vous pouvez recevoir vos invitations gratuites pour le Salon de la Photo en suivant le lien. Profitez-en et partagez !

Je vous invite à venir me rendre visite pour faire plus ample connaissance ou tout simplement parler photo ! Et profitez de l’occasion pour suivre les nombreuses conférences au programme, la liste ci-dessous vous montre l’étendue des sujets. Vous n’allez pas regretter votre passage !

Jeudi 5 novembre

  • 11h : Nikon Passion / Jean-Christophe Dichant : Gérer vos photos avec Lightroom c’est simple !
  • 12h : Invitée Pro / Manuela Dournes : Le droit d’auteur des photographes est-il en danger ?
  • 13h : Invité Pro / André Amyot : Photographes, soyez conscients de votre véritable valeur
  • 14h : Photo Passion : Comprendre le trio Ouverture / Vitesse / ISO
  • 15h : Dans Ta Cuve / Alexis : L’argentique tout de suite !
  • 16h : Invité Pro / Gilles Theophile : 30 minutes de trucs et astuces Lightroom
  • 17h : Photo Passion : La vidéo, quels réglages pour quelles utilisations ?

Vendredi 6 novembre

  • 10h : La Chaine Photo / Julien Gérard : Réussir une campagne de Crowdfunding
  • 11h : Photo Passion : Filmer avec un drone
  • 12h : Invitée Pro / Céline Jentzsch : Comment construire un petit reportage photo en voyage
  • 13h : Reportage Photo : Publier ses photos sur internet
  • 14h : Nikon Passion / Jean-Christophe Dichant : Maîtrisez l’exposition avec votre reflex Nikon
  • 15h : Dans Ta Cuve / Thomas Goupille : Comment filmer la photographie en 2015 ?
  • 16h : Invitée Pro / Florence AT : Les 365 lois de la photo que vous devez connaître
  • 17h : Invitée Pro / Lisa Tichané : Photographier les enfants, 5 clés pour des images naturelles

Samedi 7 novembre

  • 10h : Invité Pro / Jean-Marie Sepulchre : La haute définition, jusqu’où ?… Chronique d’un 250Mp annoncé
  • 11h : Photo Passion : L’utilisation des filtres en photos
  • 12h : Invité Pro / Gérard Michel-Duthel : 68 leçons pour bien débuter en photographie
  • 13h : Invité Pro / Gildas Lepetit-Castel : Être photographe de rue aujourd’hui
  • 14h : Dans Ta Cuve / Paul Allain : Le Laboratoire de l’an 2000
  • 15h : Photo Passion : comment stabiliser sa caméra vidéo
  • 16h : Nikon Passion / Jean-Christophe Dichant : Gérer vos photos avec Lightroom c’est simple
  • 17h : Invitée Pro / Fabienne Gay Jacob Vial : Entre presse et entreprise quelle place pour le photojournalisme ?

Dimanche 8 novembre

  • 10h : La Chaine Photo / Thomas Delahaye : La Photo animalière en pratique
  • 11h : Invité Pro / Philippe Chaudré : Comment utiliser Lightroom Mobile et Lightroom connecté
  • 12h : Photo Passion : La mise au point en vidéo
  • 13h : Nikon Passion / Jean-Christophe Dichant : Maîtrisez l’exposition avec votre reflex Nikon
  • 14h : Photo Passion : Réaliser un portrait
  • 15h : Dans Ta Cuve / Alain Levi et Romain Alary : Stenop.es, des sténopés dans des apparts
  • 16h : Invitée Pro / Rachel Nething : Le webmarketing pour les photographes : 5 erreurs à ne pas commettre
  • 17h : Invité Pro / Eric Delamarre : Combien vendre une photo ? Méthodes de calcul et raisonnement

Lundi 9 novembre

  • 11h : Invité Pro / Philippe Chaudré : Comment utiliser Lightroom Mobile et Lightroom connecté
  • 12h : Nikon Passion / Jean-Christophe Dichant : Gérer vos photos avec Lightroom c’est simple
  • 13h : Invité Pro / Christophe Flers : Reportage de Mariage : le paradoxe de la proximité
  • 14h : Invité Pro / Vincent Lambert : Perdus dans les réglages ? Simplifions notre appareil Nikon
  • 15h : Dans Ta Cuve / Vincent Montibus : Quels appareils pour votre pratique argentique ?
  • 16h : Reportage Photo : Comment raconter une histoire avec ses photos

Mais encore …

Vous pouvez poser vos questions aux intervenants, vous rencontrer entre passionnés, faire connaissance avec ceux que vous ne connaissez que par pseudos interposés, découvrir des domaines qui vous échappent, trouver des idées, …

QUESTION : Vous prévoyez de venir au Salon de la Photo ? Si oui, quel jour ?


16 règles à connaître sur le droit à l’image en photographie

Vous cherchez des renseignements fiables sur le droit à l’image et le respect de vos droits d’auteur ? Vous ne savez pas si vous pouvez publier ou non une photographie sur votre site ? Vous voulez faire valoir vos droits de photographe et on vous les refuse ?

Voici une série de règles données par une juriste spécialisée, Manuela Dournes, pour vous aider à voir plus clair.

 

16 règles à connaître sur le droit à l'image en photographie

Le droit à l’image et le respect du droit d’auteur sont deux sujets souvent débattus chez les photographes amateurs comme professionnels. La législation étant complexe, il est difficile d’y voir clair et de trouver les informations les plus pertinentes.

Manuela Dournes est juriste spécialisée en droit de l’édition. Elle a donné récemment une conférence en petit comité. J’en ai profité pour prendre des notes que je retranscris ici.

J’ai complété ces informations en m’appuyant sur le contenu de son livre intitulé « Les photographes et le droit« . Je vous engage à le parcourir pour en savoir plus si le sujet vous intéresse, et en particulier à parcourir les diverses jurisprudences relatives à la photographie et aux usages qui en découlent.

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1. Principe de base : le contexte du droit à l’image

Il est important d’analyser le contexte de prise de vue : que photographie-t-on ? En quel lieu ? Quel est le sujet ?

C’est ce qui se passe avant, pendant et après une prise de vue qui conditionne l’analyse juridique. Si vous voulez défendre une position, pensez à documenter le contexte de la prise de vue que vous soyez le photographe ou la personne photographiée.

2. Faut-il déposer ses photos pour les protéger ?

La loi n’exige aucune formalité, ni dépôt ni enregistrement pour garantir la protection des photos.

Les œuvres sont protégées dès leur création, vous n’avez donc aucune démarche particulière à faire. Par contre l’idée qui a donné naissance à la prise de vue n’est pas protégeable car les idées sont libres. Un photographe a tout à fait le droit de s’inspirer d’un concept existant.

3. Qui est l’auteur d’une photographie ?

Des photographies non originales, n’exprimant pas la personnalité du photographe, qui s’est par exemple borné à exécuter des instructions précises et détaillées, ne sont pas protégeables et ne confèrent pas au photographe les droits découlant de la protection par le droit d’auteur.

En clair, si vous réalisez des photographies qui ne montrent aucun investissement personnel, sont des clichés déjà réalisés par d’autres sans aucun apport créatif de votre part, alors vous ne pouvez pas prétendre au droit d’auteur.

4. Faut-il une autorisation pour reproduire une photographie ?

Toute reproduction ou représentation d’une photographie par quelque moyen que ce soit, imprimé ou numérique, à titre gratuit ou payant, est subordonnée à l’autorisation du photographe ou de ses ayants droits. Le non respect de cette règle constitue un délit de contrefaçon.

Toute photo publiée sur tout support ne peut l’être sans l’autorisation expresse de son auteur. Si vous êtes l’auteur de la photo, vous êtes en droit de faire respecter cette règle et de demander le retrait de la publication.

5. DR ou pas DR ?

Il convient de rappeler que les mentions « DR » ou « Tous droits réservés », dépourvues de valeur juridique, ne sauraient remplacer le nom de l’auteur.

De nombreux éditeurs utilisent la mention DR pour s’affranchir du devoir de citer le nom de l’auteur de la photographie. Cette pratique est considérée comme abusive et vous êtes en droit de réagir si l’une de vos photos est ainsi publiée dans la presse ou sur Internet.

6. Qui détient les droits sur les photographies ?

Les photographes non journalistes professionnels qui  fournissent des reportages à une entreprise de presse ne sont pas concernés par la cession de plein droit et restent à priori maîtres de la réutilisation de leurs œuvres sur d’autres supports que le support initial.

Attention à ne pas confondre cession des droits et autorisation de publication. Vous gardez le droit de publier vos images comme bon vous semble si vous n’êtes pas journaliste professionnel.

7. Photos libres de droits : c’est faux

L’expression « Libre de droit » est dépourvue de valeur juridique. Il n’existe pas d’images véritablement libres de droits et dire qu’une image ne donne pas lieu à rémunération ne signifie pas pour autant qu’elle ne soit pas protégée par le droit d’auteur.

Les agences et les banques d’images proposent de nombreuses photographies soi-disant libres de droits. C’est à l’origine une erreur de traduction de l’expression anglo-saxonne Royalty Free (libre de redevance). Le photographe conserve toujours son droit d’auteur même si la photographie ne donne pas lieu à rémunération.

8. Photographier un monument n’est pas interdit

Si un bien ou une œuvre architecturale photographiée n’apparaît que de manière accessoire sur le cliché, s’il n’est qu’un élément d’une vue d’ensemble, ni le propriétaire du bien, ni l’auteur (architecte), ne peuvent revendiquer de droit sur l’image.

Vous pouvez tout à fait photographier la Tour Eiffel si elle apparaît comme un des éléments constitutifs de votre image. Si toutefois elle est le sujet principal de l’image, la règle ne s’applique pas.

9. Réseaux sociaux : attention aux rumeurs

Sur les réseaux sociaux, en aucun cas les conditions générales ne sauraient couvrir une utilisation non expressément autorisée par le photographe et en particulier une récupération de ses images pour des utilisations commerciales ou publicitaires.

Il est faux d’affirmer que toute photo postée sur Facebook ou Instagram ne vous appartient plus et que le réseau peut en faire ce qu’il veut. En revanche, les règles imposées par les réseaux permettent les partages par d’autres membres du même réseau.

10. Un droit de reproduction n’est pas une cession de droits

Une cession de droits a pour conséquence le transfert de propriété des droits patrimoniaux – droit de reproduction et droit de représentation – d’un auteur à l’utilisateur. Au contraire une autorisation de reproduction ne s’assimile pas à une cession de droits.

Vous pouvez tout à fait donner une autorisation de reproduction à un magazine ou un site web. Cela ne vous prive pas pour autant de votre droit d’auteur et du fait de pouvoir réclamer ultérieurement si la photo est utilisée dans un autre contexte.

11. Mettez votre site photo à jour !

L’exploitant d’un site Internet diffusant des images de personnes doit non seulement veiller à recueillir l’autorisation des intéressés dans le cadre du droit à l’image mais également le déclarer à la CNIL car le site est considéré comme un moyen de communication au public.

Dès lors que vous postez une photo sur votre site ou votre blog, vous devez mentionner sur cet espace les mentions légales permettant à toute personne concernée d’exercer auprès de vous son droit à l’image. La déclaration de votre site à la CNIL est une étape obligée (c’est gratuit et fait en quelques clics en ligne).

12. Un contrat de cession de droits doit être précis

Lorsqu’un photographe réalise des photographies inédites pour illustrer un livre publié par une maison d’édition, un contrat doit encadrer la cession des droits patrimoniaux du photographe à l’éditeur. La cession porte sur les droits attachés aux clichés visés par le contrat. Il est donc important de dresser la liste des photographies concernées.

Si vous êtes amené à réaliser une série de photos pour illustrer un livre, vous devez être vigilant et faire compléter le contrat pour qu’il mentionne toutes les images concernées sans quoi vous n’aurez pas de recours possible.

13. Droit à l’image, peut-on tout photographier sans autorisation ?

Des poursuites ne peuvent être engagées que s’il y a diffusion ou publication effectives. La prise de vue n’est pas en soi illicite, tant que les images ne circulent pas aucune poursuite ne peut être engagée. Les personnes qui s’estiment lésées doivent démontrer l’intention coupable de celui qui diffuse les images sauf en matière de diffamation où la charge de la preuve est renversée.

Vous avez donc tout à fait le droit de tout photographier dans un lieu public tant que vous ne faites rien de particulier des photos. Soyez par contre vigilants si vous changez d’avis après la prise de vue ! Quant à la diffamation par le biais de photos non autorisées, elle n’est bien évidemment pas permise.

14. Droit à l’image, faut-il toujours une autorisation écrite pour photographier une personne ?

En l’absence d’autorisation écrite, la preuve du consentement de la personne photographiée peut être apportée par tout moyen (témoignages, aveu, comportement de l’intéressé …) … Une autorisation antérieurement accordée pour un support donné ne vaut pas pour une autre utilisation.

Inutile de stresser si vous n’avez pas le formulaire papier sous la main au moment de la prise de vue. Il vous suffit de rassembler les éléments permettant de montrer que la personne a donné son consentement. Il peut toutefois être plus simple de faire signer le papier que de chercher après coup des éléments de preuve.

15. Droit à l’image, publier une photo sans autorisation ?

La publication de photographies sans autorisation est possible dès lors que l’image ne porte pas atteinte à la vie privée, ne constitue pas une atteinte à la dignité de la personne, a été réalisée sans fraude, illustre avec une parfaite adéquation l’article publié.

Vous avez tout à fait le droit de publier une photo si la personne représentée n’a aucune raison apparente de souffrir de cette publication. Il n’en reste pas moins que la politesse de base consiste à échanger avec la personne au préalable, ça passe toujours mieux après.

16. Droit à l’image, vous pouvez photographier une propriété privée !

Le propriétaire d’une chose ne dispose pas d’un droit exclusif sur l’image de celle-ci, il peut toutefois s’opposer à l’utilisation de cette image par un tiers lorsqu’elle lui cause un trouble anormal. La règle vaut pour tous les biens immobiliers et mobiliers.

Ne vous laissez pas intimider par un propriétaire qui vous interdit de photographier sa maison depuis la route, il n’en a pas le droit. Attention par contre à ne pas être dans un lieu privé sans autorisation car la situation est alors différente.

Pour en savoir plus sur le droit à l’image

En matière de droit à l’image et de droit d’auteur la législation est complexe et seuls les professionnels dont c’est le métier, confrontés à de nombreuses affaires, peuvent vous aider à voir clair. Vous trouverez d’autres informations dans cet article réalisé avec Maître Baur.

Si vous avez des questions plus précises, des points à éclaircir, si vous pensez diffuser vos photographies tout en souhaitant vous couvrir au maximum, je ne peux que vous engager à vous rapprocher d’un juriste qui saura vous aider.

Vous pouvez également vous procurer le livre de Manuela Dournes Les photographes et le droit qui recense tous les textes et règles en vigueur actuellement.

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