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Comment réussir un effet de filé en photo

Vous avez déjà entendu parler de l’effet de filé en photo. Vous avez vu des exemples impressionnants. Mais vous ne savez pas comment faire ? Ce tutoriel, illustré en vidéo, vous explique pas à pas comment obtenir cet effet et vous invite à passer à l’action.

Comment faire un effet de filé photo ? Tutoriel photo

Qu’est-ce que l’effet de filé en photo

Vous avez déjà vu ces photos où un cycliste ou une voiture semble surgir dans un décor flou, étiré par la vitesse ? C’est l’effet de filé.

Un rendu spectaculaire qui ne demande ni trépied, ni formule magique, juste une compréhension simple de ce qui rend une photo vivante.

Voici comment faire, même si vous débutez, même si vous n’avez pas le dernier boîtier.

Comment faire un effet de filé photo ?

Réglez votre appareil en priorité vitesse, choisissez une vitesse lente (autour de 1/125 s), suivez le sujet dans le viseur, déclenchez lorsqu’il est perpendiculaire à vous, et poursuivez le mouvement après le déclenchement.

Visionnez la vidéo ci-dessous pour en savoir plus sur l’effet de filé photo. Les explications détaillées se trouvent sous la vidéo.

Pourquoi utiliser l’effet de filé en photo ?

L’effet de filé photo est une technique qui permet de photographier un sujet en mouvement, notamment en sport mécanique, en gardant ce sujet bien net et en disposant d’un arrière-plan flou ou « filé ».

Le résultat permet de donner du dynamisme ainsi qu’une sensation de déplacement du sujet dans l’image. D’autres diront également que cette technique permet de rendre la sensation de vitesse du sujet.

Il est important de rappeler que la photographie sportive, plus particulièrement pour les sports mécaniques, demande des temps de pose adaptés pour toutes les photos d’action, sans qu’il s’agisse pour autant d’un « filé ».

Une image totalement figée (et donc les roues aussi) ne donne pas l’impression ni la sensation de déplacement alors qu’avec les roues au minimum « filées », la même image permettra de mieux comprendre que le véhicule n’est pas garé sur la piste mais bien en pleine action.

Avec le filé, l’effet est plus esthétique, le dynamisme mieux rendu, l’intérêt de l’image est plus grand.

Les avantages de l’effet de filé

L’effet de filé photo, on parle aussi de panoramique de mouvement, permet :

  • d’isoler le sujet de l’arrière plan,
  • de noyer un arrière-plan et/ou un avant-plan par le fait qu’il sera « filé »,
  • de donner une sensation de dynamisme et de mouvement du sujet par rapport au reste de l’image.

Les inconvénients de l’effet de filé

La technique de l’effet de filé photo n’a pas que des avantages. Il n’est pas forcément toujours facile de la réaliser et encore moins de réussir une belle image. Beaucoup d’images dites « filées » ne le sont pas réellement, partant du principe que le sujet lui-même doit être net et ce n’est pas toujours le cas.

Voici quelques contraintes importantes à prendre en compte :

  • l’objectif utilisé et le couple ouverture/focale (le filé est plus facile avec une longue focale)
  • la focale utilisée et la distance entre le sujet et vous
  • un dégagement suffisant permettant d’utiliser la bonne focale
  • un champ de vision important (c’est toujours mieux de voir arriver le sujet)

En conclusion, on peut admettre la règle suivante :

Pour qu’un effet de filé photo soit réussi, il faut que le nombre qui désigne le temps de pose soit inférieur à celui qui désigne la focale.

Par exemple, si vous utilisez un 200 mm, le nombre qui désigne le temps de pose doit être inférieur à 200, par exemple 1/125 ème de seconde.

Les étapes pour réussir l’effet de filé

Les réglages photo essentiels

Commencez par vous placer dans un lieu où le sujet se déplace latéralement par rapport à vous, comme une route ou une piste.

Réglez votre boîtier sur le mode S (priorité vitesse). Choisissez un temps de pose adapté : commencez à 1/200 s, puis descendez progressivement à 1/125 s, 1/80 s, voire 1/30 s selon la vitesse du sujet.

Utilisez une focale suffisante (de 70 mm à 300 mm en général).

Travaillez si possible à main levée pour plus de souplesse. Un trépied ou monopode peut aider, mais n’est pas indispensable. Et surtout, suivez le mouvement du sujet avant, pendant et après le déclenchement.up sûr.

Effet filé et position du photographe

La technique est assez simple : tout d’abord il vous faut chercher un spot (un lieu de prise de vue) qui va vous permettre d’utiliser l’optique avec laquelle vous comptez faire du filé.

Rien ne sert de se mettre à 20 m de la piste si vous avez un grand-angle, l’inverse est par conséquent valable : éloignez-vous pour utiliser une longue focale.

Ensuite, cherchez la focale (si vous avez un zoom) ou la distance (si vous avez une optique fixe) qui va vous permettre d’intégrer le sujet dans l’image de façon adéquate. L’idée étant ici de ne pas avoir un sujet qui remplit seulement 15% de l’image mais bien une bonne partie du champ de l’image.

Pour terminer, le spot doit permettre une vision importante de l’action, idéalement 180°. Vous serez ainsi plus à l’aise pour préparer la prise de vue, vous pourrez voir venir le sujet, le voir s’éloigner, le suivre plus facilement. En fonction de votre expérience vous pourrez vous permettre de réduire le champ, cela viendra avec le temps.

Effet filé et réglages

Maintenant, il faut le faire ce filé et c’est là que tout se complique : quels réglages utiliser, quel temps de pose choisir, quel trépied, quel monopode, etc.

Une solution simple est de n’utiliser ni trépied ni monopode. En travaillant à main levée, vous garderez une plus grande flexibilité dans vos mouvements et vos déplacements.

Réglez votre boîtier sur le mode S, priorité vitesse. Comme on cherche à faire du « filé » et que par conséquent il faudra jouer sur le temps de pose, privilégiez ce mode. Ensuite commencez avec des temps de pose assez courts, histoire de régler un peu le cadrage, la position (ex : assis, debout, couché).

Exemples de réglages pour un effet de filé réussi

  • Cycliste : 1/125 s à 85 mm
  • Voiture rapide : 1/250 s à 200 mm
  • Piéton : 1/30 s à 50 mm

Comment faire un effet de filé photo ? Tutoriel photo

Photos (C) Jean-Christophe DICHANT

EXIF : 1/200 ème de sec. focale 140 mm (APS-C équiv. 210 mm) f/2.8, le nombre désignant le temps de pose est proche de celui qui désigne la focale et l’effet filé léger, le fond n’est pas très flou

Maintenant commencez à augmenter le temps de pose en faisant diminuer le nombre qui le désigne (par exemple 1/125 au lieu de 1/200). Vous êtes en mode priorité vitesse, vous pouvez régler ce temps comme vous le voulez.

Effet filé et cadrage

L’angle de 180° mentionné plus haut doit vous permettre de viser/cadrer votre sujet à distance, de le suivre dans votre viseur et lorsque ce sujet est perpendiculaire à vous (en face de vous), vous déclenchez.

Le plus important dans le « filé » est d’initier le mouvement avant le déclenchement, de le poursuivre pendant mais aussi après le déclenchement. C’est la raison pour laquelle il est important d’avoir un champ de vision important sur la droite et la gauche de votre cadre. Le fait de poursuivre votre mouvement, conjugué au temps de pose, vous permettra d’obtenir le filé. Simple non ?

Comment déclencher au bon moment ?

C’est souvent au moment où le sujet est perpendiculaire à vous que l’effet de filé est le plus fort. Vous devez donc l’anticiper, le suivre dans le viseur, et déclencher tout en poursuivant le mouvement de suivi.

N’interrompez surtout pas ce mouvement au déclenchement : c’est la continuité du geste qui génère le flou d’arrière-plan. Avec l’habitude, ce geste devient naturel.

Exemples concrets de photos avec effet de filé

guide pratique comment réaliser un filé photo

Photo (C) Olivier Comment

Premier exemple : le sujet est net, on distingue un peu le mouvement dans les roues du véhicule. L’arrière plan est visible, flou mais pas « filé ». Dès lors, cette image ne peut pas être considérée comme un filé.

Voici les exifs qui démontrent que la règle n’est pas respectée : 1/500 ème sec., objectif Nikon AFS VR 200-400 à 400 mm, ISO 200, f/5.6. Le nombre « 500 » du temps de pose est supérieur au nombre « 400 » de la focale.

Un temps de pose plus long (donc un nombre inférieur) aurait permis d’obtenir l’effet de filé désiré (par exemple 1/250 ème de sec.).

guide pratique comment réaliser un filé photo

Photo (C) Olivier Comment

Deuxième exemple : un temps de pose plus long a permis d’accentuer le filé de l’arrière plan et des roues tout en gardant le sujet net.

Les données EXIF donnent : 1/320 ème de sec., objectif Nikon AFS VR 200-400 à 400 mm, ISO 200, f/8

Vous suivez ? Le temps de pose a varié par rapport à la focale donc l’effet de filé commence à apparaître.

L’effet filé est là mais pas forcément suffisant encore pour donner toute la dimension de vitesse au véhicule.

Si vous êtes dans ce cas, faites quelques vues supplémentaires en augmentant encore le temps de pose et comparez les résultats. Le mieux étant parfois l’ennemi du bien, vous choisirez peut-être la photo pour laquelle le temps de pose n’est pas le plus long mais qui au final donne le meilleur rendu.

Il vous reste maintenant à multiplier les tests.

guide pratique comment réaliser un filé photo

Photo (C) Olivier Comment

Troisième exemple avec une focale de 190 mm. Les rayons des roues sont parfaitement invisibles et les pneus parfaitement en mouvement. L’arrière plan est parfaitement filé. On a l’impression que les feuilles des arbres et les troncs ont été déformés. Cette sensation est typique du filé.

Les EXIF donnent 1/125 ème de sec., objectif Nikon AFS VR 70-200 à 190 mm, ISO 100, f/5

Le temps de pose plus long permet de garder le sujet net et de donner la sensation de filé sur l’arrière plan. CQFD.

Ce type d’optique est idéal pour commencer à réaliser des filés. Peu encombrant et pas forcément très lourd non plus, la flexibilité du zoom 70-200 mm et la réactivité de son autofocus lui confèrent une grande utilité pour ce style d’image. Une focale 70-300 mm convient aussi pour s’entraîner au filé.

guide pratique comment réaliser un filé photo

Photo (C) Olivier Comment

Quatrième et dernier exemple de ce tutoriel filé en photo, une image réalisée sur les bords d’une piste d’aviation en fin de journée.

Données EXIF 1/80 s, objectif Nikon AFS VR 200 mm, ISO 500, f/2

Le temps de pose utilisé est volontairement très lent par rapport à la focale (« 80 » vs. « 200 »). On peut constater néanmoins que ce temps de pose a permis de noyer l’arrière plan à tel point qu’il est difficile de déterminer de quoi il s’agit.

Il y a une part de chance dans ce type d’images, surtout avec des temps de pose longs. Toutefois la conjugaison entre la stabilité, la régularité de la vitesse du mouvement de droite à gauche et surtout la continuité du mouvement après le déclenchement sont les facteurs de réussite de cette image.

Quel matériel pour s’y mettre ?

Un zoom 70-200 mm ou 70-300 mm est idéal : flexible, relativement léger, avec un autofocus rapide.

Le stabilisateur (VR chez Nikon) vous aidera à compenser les petits mouvements parasites.

Un boîtier APS-C ou plein format, peu importe. Ce qui compte, c’est votre capacité à suivre le mouvement et à choisir le bon moment.

Où s’entraîner facilement à faire des filés ?

Pas besoin d’aller sur un circuit de F1. Une voie rapide, une rue passante, un rond-point, un coureur à pied, un cycliste… Tout sujet mobile est un prétexte pour s’exercer.

Observez. Suivez. Déclenchez. Et recommencez. Encore. Et encore.

FAQ – Questions fréquentes sur l’effet de filé photo

Qu’est-ce qu’un effet de filé en photo ?
C’est une technique qui permet de montrer le mouvement d’un sujet en le suivant avec votre appareil photo pendant la prise de vue. Le sujet reste net, mais le fond devient flou, créant une impression de vitesse très visuelle.

Quel mode faut-il utiliser pour faire un effet de filé ?
Le mode priorité vitesse (S sur les Nikon, Tv sur Canon) est le plus simple. Il vous permet de choisir précisément la vitesse d’obturation tout en laissant l’appareil gérer l’ouverture.

Quelle vitesse choisir pour réussir un filé ?
Il n’y a pas une seule bonne valeur. Pour une voiture ou un vélo, commencez avec 1/125 s. Si le sujet est plus lent, descendez à 1/60 ou 1/30 s. L’essentiel, c’est d’ajuster la vitesse en fonction du mouvement et de ta stabilité.

Est-ce que je dois utiliser un trépied ?
Pas forcément. Beaucoup de filés réussis se font à main levée. Mais si vous avez du mal à suivre votre sujet de façon fluide, un monopode ou un trépied peut aider, à condition d’avoir une rotule souple.

Quel objectif utiliser pour un bon filé ?
Un zoom de type 70–200 mm est idéal pour isoler un sujet en mouvement. Mais vous pouvez très bien réussir un filé avec un 35 mm ou un 85 mm si vous êtes plus proche du sujet.

A vous de jouer

Le filé, ce n’est pas qu’une technique : c’est une manière de rendre le mouvement visible, de raconter l’action. Entraînez-vous, osez rater, cherchez votre style. Et souvenez-vous : un bon filé, ce n’est pas une photo parfaite, c’est une image qui fait ressentir la vitesse.

Question: quel est le problème principal que vous rencontrez avec le filé photo ?


Comment réussir les photos de sport en intérieur

Vous devez faire des photos de sport en intérieur dans une salle ou un gymnase et vous ne savez pas comment régler votre appareil photo ? Comment vous préparer ? Voici une série de conseils simples pour faire de meilleures photos dès votre prochaine séance.

Comment réussir les photos de sport en intérieur

Les photos de sport en intérieur : le contexte

Si vous êtes comme moi vous avez régulièrement des photos de sport à faire dans un gymnase ou une salle peu éclairée parce que vous photographiez vos enfants, petit-enfants ou proches. Vous êtes peut-être aussi le photographe attitré de la section sportive, ou celui que l’on appelle quand il faut quelqu’un « pour faire le boulot ».

Chaque fois vous vous posez les mêmes questions : quel objectif utiliser, quels réglages choisir car la lumière manque terriblement, l’espace aussi, et ça bouge beaucoup. Si vous choisissez les mauvais réglages, vous obtenez des photos sombres, floues, ternes, voire tout à la fois. Vous êtes déçu(e).

Je photographie des épreuves sportives en intérieur depuis plusieurs années avec les mêmes problèmes à résoudre :

  • la lumière : pas ou peu d’éclairage dans des salles et gymnases sombres, des contre-jours violents avec les grandes baies vitrées, etc.
  • l’espace : des salles parfois petites sans dégagement suffisant pour des photos de sport sympas
  • le temps : des séances longues lors desquelles je ne peux pas photographier pendant toute la séance, il faut faire vite et bien pendant le temps imparti
  • l’unicité : des séances toutes différentes avec des moments uniques à capturer et pas de possibilité de refaire une seconde fois

Voici les techniques et réglages que j’ai utilisés pour m’en sortir et comment vous pouvez faire vous aussi.

Trouvez une place dans la salle avec un dégagement suffisant

conseils pour faire des photos de sport

Avant de démarrer la séance photos de sport, prenez le temps de faire le tour de la salle pour trouver le meilleur emplacement. Prenez votre boîtier et l’objectif que vous allez utiliser pour voir quels cadrages vous obtenez selon les positions.

Faites attention aux détails en arrière-plan, ils ne se voient souvent qu’une fois la séance terminée et c’est trop tard.

Trouvez un emplacement qui vous permet de vous déplacer sans déranger, ou à minima de tourner sur vous-même pour changer de cadrage au besoin.

Pensez à vous baisser pour vous mettre à la hauteur de vos sujets, vous serez dans l’axe et vos photos seront bien meilleures que si vous restez debout (même s’il s’agit d’adultes).

Si vous n’êtes pas le photographe attitré, n’hésitez pas expliquer votre démarche aux responsables, la plupart du temps ils vous autorisent à vous placer là où vous le souhaitez si vous avez demandé auparavant.

Faites des tests en condition avant le début de la séance

conseils pour faire des photos de sport

Une fois votre emplacement trouvé, faites des tests avant que la séance ne commence. Choisissez un ensemble de réglages, faites quelques photos et regardez sur l’écran arrière si le résultat vous satisfait. Cet écran est souvent flatteur en matière de rendu, n’hésitez pas à modifier les réglages et à regarder lesquels vous conviennent le mieux.

Pensez à vérifier la balance des blancs, les éclairages de salles et gymnases sont souvent complexes, faits de plusieurs sources différentes. Le mode Balance des blancs Auto donne souvent un bon résultat. Si les conditions vous paraissent trop changeantes, utilisez le format RAW qui vous permettra d’ajuster la balance des blancs en post-traitement (en savoir plus sur la balance des blancs).

Vérifiez l’exposition et surexposez au besoin

conseils pour faire des photos de sport

Le choix des paramètres d’exposition (ouverture, temps de pose, ISO) est particulièrement critique pour les photos de sport en intérieur. Une fois que vous tenez le réglage qui vous convient, ne changez plus pour la séance. Vous pouvez par exemple passer en mode manuel et fixer l’ouverture et le temps de pose. Ou utiliser le mode A pour fixer l’ouverture et laisser le boîtier adapter la vitesse (en savoir plus sur les modes d’exposition).

Dans ce cas attention à ne pas utiliser des temps de pose trop longs, selon le type d’action vous risquez d’avoir des photos floues. Mieux vaut rattraper le bruit numérique en post-traitement que d’avoir trop de photos floues (c’est le même problème qu’en photos de soirée par exemple).

Utilisez une grande ouverture pour masquer l’arrière plan

conseils pour faire des photos de sport

Si l’arrière-plan n’est pas flatteur, et si vous voulez isoler vos sujets pour les mettre en valeur, utilisez une grande ouverture. La profondeur de champ réduite plongera l’arrière-plan dans un flou plus ou moins important et les détails gênants disparaîtront.

Utilisez votre objectif au mieux de ses possibilités. S’il ouvre à f/2.8 et qu’il faut ouvrir, utilisez-le à f/2.8. Si vous pouvez fermer d’un cran ou deux c’est mieux mais faites des tests préalables.

Le vignettage de certains objectifs à pleine ouverture se rattrape facilement en post-traitement, et il vaut mieux un peu de vignettage qu’une photo floue.

Attention par contre à bien régler votre autofocus car plus l’ouverture est grande, plus la mise au point doit être précise sur le sujet. Un léger décalage et les photos sont floues (en savoir plus sur les modes Autofocus).

Utilisez une plage focale compatible avec les photos de sport en intérieur

conseils pour faire des photos de sport

Vous devez déterminer la plage focale en fonction de la taille de la salle, de votre position, de la taille du sujet et du type de photos que vous voulez faire.

Un zoom trans-standard 24-70 mm convient la plupart du temps (équivalent 16-50 mm ou proche en DX). Un zoom 24-120 mm vous apporte de la souplesse dans les longues focales. Un zoom téléobjectif 70-200 mm ou 70-300 mm vous permet des plans plus serrés.

Evitez de n’avoir avec vous qu’une focale fixe, si cette focale ne s’avère pas adaptée pour une raison non prévue, vous ne pourrez rien changer au dernier moment. Par contre avoir un objectif qui ouvre à f/1.8 en complément d’un zoom moins généreux est une bonne idée pour varier les images (en savoir plus sur le choix des objectifs).

Utilisez l’auto ISO

conseils pour faire des photos de sport

Si vous avez un objectif à l’ouverture maximale insuffisante, ou si le temps de pose doit être court pour figer de actions, vous risquez d’avoir des photos floues. Passez en mode ISO-Auto.

Le mode ISO Auto autorise le boîtier à changer la sensibilité dans des limites que vous fixez. Ajustez ces réglages dans les menus de votre appareil : une limite minimale pour le temps de pose (par exemple 1/400ème) et une limite maximale pour la sensibilité (par exemple 3.200 ISO). Ainsi vous serez certain que les valeurs à ne pas dépasser seront respectées.

La limite ISO est fonction du boîtier, ne fixez pas une valeur trop importante « parce que la fiche technique le dit« . Mieux vaut baisser d’un cran ou deux la valeur maximale : si le boîtier est donné pour 12.800 ISO, restez à 6.400 en RAW et 3.200 en JPG. Vous éviterez la montée du bruit et la qualité d’image sera meilleure (en savoir plus sur le mode ISO-Auto).

Si vous devez vraiment monter en ISO, utilisez le format RAW qui vous permettra de travailler les images en post-traitement pour réduire le bruit et jouer sur l’accentuation et la netteté.

Utilisez un monopode

conseils pour faire des photos de sport

Le monopode est un accessoire pratique car il vous laisse toute liberté de mouvement tout en vous offrant un point d’appui pour réduire le risque de flou de bougé. De plus si vous utilisez un lourd téléobjectif, ce pied à une seule jambe vous permet de ne pas devoir supporter le poids de l’ensemble boîtier-objectif, c’est plus confortable.

Laissez le mode VR enclenché sur l’objectif si vous utilisez des temps de pose important (par exemple 1/250ème ou plus selon la focale). Le monopode n’est pas aussi stable qu’un trépied, le VR permet de réduire le flou dû aux mouvements inévitables.

L’avantage du monopode sur le trépied est qu’il vous permet de bouger très vite pour cadrer différemment tout en conservant l’appui. Si vous disposez d’un objectif avec support de trépied, fixez le monopode sur l’objectif plutôt que sur le boîtier, l’ensemble sera plus équilibré.

Cliquez ici pour voir les meilleurs prix des monopodes …

Utilisez le mode rafale (mais pas trop !)

conseils pour faire des photos de sport

Déclenchez en mode rafale si les mouvements de vos sujets sont rapides. C’est souvent le cas pour les photos de sport, une rafale vous permet de figer des actions alors que le déclenchement vue par vue est plus aléatoire.

N’abusez toutefois pas du mode rafale : il est bruyant et votre entourage risque de ne pas apprécier (ou utilisez un hybride en mode d’obturation électronique silencieux), mais il remplit les cartes très vite. Et de retour chez vous il faut trier !

Utilisez le suivi AF

conseils pour faire des photos de sport

Votre système autofocus dispose d’un mode de suivi AF-C qu’il faut utiliser pour que le boîtier assure la mise au point en continu. Choisissez une zone de détection correspondant à la taille du sujet, 21 points est une bonne base pour les photos de sport individuels, 51 pour les sports d’équipe si vous êtes un peu loin.

Si le déplacement du sujet est prévisible le mode AF-C à zone de détection réduite est le plus rapide. Si vos sujets se déplacent de façon totalement imprévisible, passez en mode de suivi 3D. L’autofocus pourra alors suivre le sujet quel que soit son déplacement.

Photos de sport en intérieur, mais aussi …

Faire des photos de sport en intérieur est une chose, les trier en est une autre. Lors des séances vous êtes amené à faire beaucoup d’images car vous ne voulez pas prendre le risque de manquer un instant important et vous déclenchez plus que nécessaire très souvent.

De retour chez vous faites un tri dans vos images. Soyez sévère : inutile de conserver 150 photos d’une compétition sportive, gardez 20 à 30 images fortes, c’est suffisant.

Si toutefois vous devez fournir des images aux différents participants, assurez-vous de garder au moins une photo de chaque sportif , cela leur fera plaisir d’être dans votre sélection.

Vous avez un problème avec les photos de sport en intérieur ? Laissez vos questions via les commentaires et parlons-en !


Comment choisir le bon emplacement en photo de sport et en extérieur ?

Pour réussir une séance de photo de sport en extérieur, il est indispensable de vous placer au bon endroit. Selon les sports cela peut être difficile, vous pouvez ne pas avoir les bons accès. Mais parfois un peu d’organisation personnelle suffit.

C’est ce que vous explique Olivier Comment, un lecteur amateur passionné dont plusieurs photos ont été publiées dans la presse dont le magazine Nikon Pro.

Comment choisir le bon emplacement en photo de sport ?

Photo (C) Olivier Comment

Comment photographier tous les sports, le guide

Comment choisir le bon emplacement en photo de sport et en extérieur ?

Je suis très heureux de compter parmi mes lecteurs quelques photographes de très bon niveau et parmi eux Olivier Comment qui a fait de la photo de sport et de la photo animalière sa spécialité.

Afin de vous aider à réussir vos photos en extérieur, Olivier vous présente ses méthodes de travail et les images qu’il fait.

Dans ce premier tutoriel, il vous indique comment il choisit son emplacement lorsqu’il prépare une séance de shooting sportive ou animalière. Ces deux domaines ont chacun leurs particularités et vous ne vous placerez pas de la même façon pour photographier un avion de chasse que pour faire des images du brame du cerf  !

Si c’est la photo de sport en intérieur qui vous passionne, lisez ce sujet dédié, sinon la suite va vous intéresser !

Le travail en amont : la préparation indispensable

Vous pourriez penser que cette première étape n’est pas si importante. C’est tout le contraire !

Les premières analyses doivent permettre de faciliter grandement la problématique du jour J en vous évitant les mauvaises surprises. En effet, ces premières recherches doivent notamment vous permettre d’étudier le terrain et les conditions naturelles pour avoir une vision claire des réglages à adopter sur votre boîtier, des pièges à éviter, des spots à privilégier, etc.

Il vous faut donc commencer à rechercher des informations précises sur Internet à l’aide de mots clés comme :

  • « technique photo rallye »,
  • « photographier le sport »,
  • « réglage photo + sport »,
  • etc.

Ces critères de recherche ne sont pas exhaustifs et vous permettront de compiler une quantité importante d’informations utiles pour la suite. Faites-en un joli dossier qui pourra vous resservir lors d’une prochaine séance.

En photo de sport, il y a des situations types que vous pouvez adopter systématiquement comme prévoir de photographier en début de course plutôt qu’à la fin car les machines seront plus propres et les sportifs plus affûtés.

Il n’en demeure pas moins intéressant de varier les prises de vues et d’essayer de compléter votre reportage avec des images du début et de la fin de l’épreuve comme du « pendant ».

Le travail de recherche en amont vous permet de trouver et de choisir un spot en adéquation avec le sujet : en fonction du lieu dans lequel vous vous trouvez, différents choix s’offrent à vous et vous devez prendre les bonnes décisions très vite.

Toutes ces informations sont accessibles via internet et doivent vous donner une vision globale de la séance à venir.

préparation d'une séance photo de sport

Le travail sur le terrain : au cœur de l’action

Le jour J  la première partie du travail est terminée et convenablement réalisée. Si ce n’est pas le cas, relisez le paragraphe précédent !

Il vous faut maintenant mettre en pratique ce que vous avez relevé et noté et intégrer les conditions du jour. Si vous n’avez pu le faire précédemment intéressez-vous par exemple aux conditions météo :

  • il se met à pleuvoir,
  • il neige,
  • il y a foule,
  • la place prévue n’est pas dispo,
  • etc.

L’élément essentiel c’est la lumière et plus particulièrement la direction des rayons du soleil. Inutile de courir autour d’un circuit pour finalement travailler à contre-jour toute la journée, autant tourner dans le bon sens tout de suite !

Pour vous aider à savoir comment sera orienté le soleil à l’avance, utilisez des services web comme ceux présentés ici.

L’orientation de la lumière naturelle déterminera vos possibilités et vos positionnements possibles. Notez qu’il vous faudra bouger pour suivre le soleil si c’est votre envie, cela doit s’anticiper car ce n’est pas toujours possible.

Il vous faut aussi imaginer l’action en temps réel et les cadrages possibles :

  • paysage,
  • portrait,
  • les deux.

Cette étape est la plus importante. Elle permet d’identifier, au travers de l’image, les éléments parasites.

Parmi ceux-ci, faites attention aux arrières plans disgracieux :

  • le parasol du sponsor (sauf si c’est une commande de ce sponsor là !),
  • la chaise de camping,
  • l’ambulance parquée,
  • la banderole publicitaire,
  • un éventuel bâtiment,
  • etc.

Dans certains cas, il suffit parfois de changer votre position de quelques mètres ou de choisir un cadrage différent pour vous débarrasser des éléments dérangeants.

La position à genoux, contrairement à la position debout, permet parfois d’éviter ces problèmes. Si toutefois ils persistent, il vous sera nécessaire de trouver un emplacement plus approprié, toujours en tenant compte du positionnement du soleil.

Autre point critique, selon votre technicité, c’est le travail des contrastes : sujet photographié et arrière-plan doivent s’accorder au mieux pour donner des images attirantes qui mettent bien en valeur le sujet principal.

Les photos ci-dessous sont extraites d’une série de photos de karting et illustrent ces principes : la première photo avec les camping-car et les véhicules en arrière plan et la seconde photo avec un fond neutre donnant de la substance à l’image et permettant de renforcer l’action sur le sujet.

Notez que les pneus (de sécurité, au fond) permettent de faire un rappel couleur avec le casque du pilote.

Comment choisir le bon emplacement en photo de sport ?

photo (C) Olivier Comment

Comment choisir le bon emplacement en photo de sport ?

photo (C) Olivier Comment

La deuxième série de photos ci-dessous est extraite d’une séance de shooting d’avions de chasse lors d’un meeting Axalp Air suisse.

Ces deux photos sont prises à quelques secondes d’intervalles. La première est plutôt ton sur ton (gris de l’avion avec gris de la montagne) alors que la seconde apporte plus d’informations visuelles au spectateur : la montagne donne un repère dans l’image et permet de situer le FA-18 Hornet dans l’image et dans l’action.

Comment choisir le bon emplacement en photo de sport ?

photo (C) Olivier Comment

Comment choisir le bon emplacement en photo de sport ?

photo (C) Olivier Comment

Ce ne sont que deux exemples, mais bien d’autres pourraient illustrer cette problématique et toute l’importance de bien choisir votre emplacement.

En conclusion

Une bonne préparation est essentielle pour éviter les pièges. Ne passez pas à côté sous peine de vous déplacer pour rien et de rentrer déçu par vos images.

Il est parfois difficile de mettre systématiquement en pratique les différents aspects pratiques présentés ici. Par contre, dans la mesure où vous intégrez de façon systématique ces questionnements dans votre approche, il est certain que cela vous permettra d’améliorer vos images en évitant les erreurs les plus grossières !

Olivier Comment photographe

Photos (C) Olivier Comment

Comment photographier tous les sports, le guide


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