Comparatif Nikon 24-70 mm f/2.8 : Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

C’est une question qui se pose inévitablement lorsque vous envisagez la bascule du reflex vers un système hybride : que faire de vos anciens objectifs reflex ? Avec deux modèles f/2.8 au catalogue, un comparatif Nikon 24-70  s’impose.

Comparatif Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

Les Nikon 24-70 chez Miss Numerique

Afin de vous aider dans vos réflexions, nous nous sommes dits que ce comparatif des deux Nikon 24-70 mm f/2.8, montés sur le très exigeant boîtier Nikon Z 7, vous permettrait d’évaluer quelle option était la plus rentable et bénéfique.

Faut-il les revendre pour acquérir des modèles en monture hybride native, ou prolonger leur vie en les adaptant via la bague adéquate ? 

La première option offre l’avantage de la sérénité, avec l’assurance d’une parfaite compatibilité et optimisation mécanique, électronique, optique.

La seconde option offre l’avantage de la pérennité, en vous épargnant de mettre à la retraite de manière anticipée un objectif qui, après tout, vous a rendu de fiers services jusque là. En plus, il est bien moins onéreux de n’acheter qu’une bague d’adaptation plutôt qu’un objectif complet et flambant neuf.

Dans le cas de nos deux compétiteurs du jour, la question du prix va avoir son importance toute particulière. En effet, au tarif officiel, l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR pour les reflex Nikon coûte aujourd’hui 2199 euros (2499 euros lors de sa sortie en 2016) alors que son homologue pour les hybrides Nikon Z, le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S, s’affiche à 2499 euros.

Parallèlement, la bague FTZ, qui permet de monter des objectifs en monture F sur des boîtiers en monture Z, est vendue 299 euros… dans le cas où vous comptez l’acheter hors kit. En grossissant les traits, cela fait un rapport du simple à l’octuple entre l’achat de cette bague et le remplacement de votre AF-S Nikkor 24-70 mm f/2.8E ED VR pour son équivalent en monture Z. De quoi y réfléchir à deux fois !

À qui se destine ce comparatif Nikon 24-70 mm f/2.8 ?

Ces dernières années, en matière de transtandard 24-70 mm f/2,8, Nikon n’a pas fait grand chose pour vous faciliter la vie (ni celle de votre portefeuille).

En 2016, en monture F, l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR est venu remplacer (en fait seconder) l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8G ED en apportant la stabilisation (voir le test et comparatif).

Problème : cela s’est soldé par un objectif plus gros, plus lourd, plus cher, certes stabilisé mais pas forcément meilleur. Fallait-il alors remplacer votre précieux 24-70 f/2,8, ou temporiser ?

Comparatif Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

comparatif Nikon 24-70 mm f/2.8
à gauche Nikon D850 + AF-S Nikkor 24-70 mm f/2.8 E ED VR

à droite Nikon Z 7 + Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Cette année, rebelote, mais en changeant carrément de monture : pour accompagner ses hybrides 24 x 36 mm en monture Z, Nikon a déployé toute sa science pour concevoir le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S.

Très bon, voire excellent, il est cependant dépourvu de stabilisation optique, puisque celle-ci est assurée par le capteur. Vous qui avez déjà investi plusieurs milliers d’euros pour l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR, vous vous sentez forcément un peu trahi, d’autant plus que le nouveau venu, certes plus cher aujourd’hui (mais finalement au même prix que l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR  lors de sa sortie), est plus compact, plus léger et résolument plus moderne. Que faire, que faire ?

Dans un monde où l’argent coulerait de manière illimitée, conserver votre équipement en monture F tout en investissant dans un équipement en monture Z serait la solution la plus simple. Mais loin d’être accessible à tous.

Si vous êtes déjà équipé en reflex F et désirez vous essayer à l’hybride en monture Z sans pour autant abandonner complètement le reflex, la question ne se pose pas : dans tous les cas, vous allez garder votre AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR (ou votre AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8G ED), puis l’utiliser sur votre hybride via la bague FTZ. Et éventuellement considérer l’achat d’un Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S ultérieurement.

Troisième cas de figure : si vous êtes dans la situation du photographe qui compte faire le grand saut du reflex à l’hybride et désirez ne plus photographier qu’à l’hybride, vous aurez le choix entre revendre votre AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR (si vous en possédez un) afin d’acquérir un Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S, ou le conserver et l’utiliser via une bague d’adaptation.

Enfin, dernier cas de figure : vous êtes tout nouveau chez Nikon, ne possédez aucun objectif, vous lancez directement avec les hybrides Z, mais comme les 2499 euros requis pour le 24-70 mm f/2,8 en monture Z ont tendance à vous refroidir, vous vous demandez s’il ne serait pas plus judicieux de vous tourner vers l’équivalent en monture F, certes plus gros, mais plus cher, et l’utiliser avec une bague FTZ.

Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

Nikon Z 7 + Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S – ISO 100 – 24 mm – 1/1250 ème – f/5.6

Dans ce qui suit, vous l’aurez compris, nous n’allons donc comparer que l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR et le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S. Pour des raisons logistiques, nous n’avons pas prolongé la comparaison à l’AF-S 24-70 mm f/2,8G ED, ni aux 24-70 mm f/2,8 de Tamron ni de Sigma. La plupart de nos remarques, toutefois, pourront aisément être extrapolées afin de vous aider à trancher.

Enfin, pour des raisons pratiques et rendre la lecture du comparatif plus digeste, nous allons utiliser des abréviations pour faire référence aux deux zooms :

  • Z-2470 désignera le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S (en monture Z pour hybride),
  • F-2470 désignera l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR (en monture F pour reflex).

D’un point de vue financier, quelle est l’opération la plus rentable ?

2499 euros, tel est le prix du Z-2470. Vous n’y couperez pas, à moins de profiter de promotions locales. L’objectif, sorti au printemps 2019, n’est, au moment d’écrire ces lignes, pas encore disponible en occasion (à, peut-être, de très rares occasions près). Ne comptez donc pas faire des économies par ce biais là.

En face, le F-2470 coûte 2199 euros au catalogue Nikon mais en boutique vous le trouverez plutôt aux environs de 2000 euros.

En cherchant bien, vous croiserez des offres en ligne aux environs de 1550 euros pour des objectifs neufs : fuyez ! Il s’agit de boutiques du marché gris, qui frôlent l’illégalité puisque les revendeurs proposent ces tarifs attractifs en ne payant pas leur TVA intracommunautaire ni leurs taxes douanières. Ce sera alors à vous de vous en acquitter, et pourrez être sanctionné en cas de contrôle. En plus, ces objectifs venant de Hong-Kong, leur garantie n’est pas valable en France (ni en Europe). Bref, de fausses économies.

Comparatif Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

comparatif Nikon 24-70 mm f/2.8
à gauche Nikon D850 + AF-S Nikkor 24-70 mm f/2.8 E ED VR

à droite Nikon Z 7 + Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Le F-2470 est, malgré toutes les critiques, un objectif bien né et qui apporte satisfaction. La preuve : il demeure rare sur le marché de l’occasion, avec une côte soutenue. Les quelques exemplaires disponibles dans les annonces photos sur les forums et sur les plateformes dédiées à l’occasion se négocient aux environs de 1600-1700 euros : c’est quasiment le prix d’un objectif neuf… hors taxe (2199 euros – 20% de TVA = 1759,20 euros).

Il peut donc être intéressant de revendre d’ores et déjà votre F-2470 pour 1700 euros. Vous n’aurez alors plus « que » à ajouter 800 euros pour obtenir le Z-2470. En gardant à l’esprit que si vous préférez conserver votre F-2470, la bague FTZ vous coûtera 299 euros (hors achat d’un kit boîtier + bague). Ce qui ramène, au fond, à 500 euros le coût de l’investissement dans un Z-2470 flambant neuf. Moins cher qu’un Nikkor Z 24-70 mm f/4 S, même en kit ! Le jeu peut en valoir la chandelle.

Si vous possédez un AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8G ED, la version non stabilisée, l’opération est un peu moins intéressante puisqu’actuellement la côte de ce zoom se situe plutôt entre 900 et 1000 euros. Le surcoût de la bascule complète vers le Z-2470 sera de 1500 euros si vous parvenez à revendre votre objectif. Là, il peut être plus judicieux de vous contenter d’une adaptation via la bague FTZ et, éventuellement, consacrer l’argent qu’il vous reste à un autre objectif en monture Z, par exemple l’excellent Nikkor Z 14-30 mm f/4, et reporter votre acquisition d’un Z-2470 à plus tard, lorsque son tarif aura baissé.

En conservant votre 24-70 mm f/2,8 en monture F, vous serez de toutes manières confronté aux mêmes « soucis » de prise en main qu’avec le F-2470 stabilisé. Oui, il y a de quoi en perdre son latin.

Prise en main : Avantage Z

Une photo valant mieux qu’un long discours, voici côte à côte le Nikon Z 7 affublé du Z-2470 aux côté du F-2470 associé à la bague FTZ :

Comparatif Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

comparatif Nikon 24-70 mm f/2.8
à gauche Nikon Z 7 + 
Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S
à droite AF-S Nikkor 24-70 mm f/2.8 E ED VR + bague FTZ

L’ensemble 100 % hybride, batterie et carte XQD comprises, pèse 1537 grammes. Avec l’objectif reflex (et la bague), le poids de l’attelage grimpe à 1967 grammes. Une différence de 430 grammes qui fait frôler les 2 kilos !

Cela vient du fait que l’objectif Z-2470 pèse 805 grammes alors que le F-2470 dépasse 1 kilo (1070 grammes pour être précis), auxquels s’ajoutent les 135 grammes de la bague FTZ. À titre de comparaison, le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S pèse 485 grammes : à l’épaule, un kit avec un seul objectif transtandard pèsera autant qu’un double kit avec zoom grand angle et transtandard.

À l’usage, le Z-2470 creuse l’écart. Plus récent, il profite d’une ergonomie bien plus moderne que le F-2470. Bien sûr, le commutateur de stabilisation disparaît mais à la place, vous gagnez un écran OLED, une touche fonction et une bague programmable. La qualité de construction est du même niveau même si, du fait de son poids, l’objectif reflex a un petit côté tank supplémentaire.

L’objectif hybride, lui, peut se targuer de son paresoleil doublé de velours – nous avons déjà longuement évoqué les bénéfices de ce détail esthétique qui n’en est pas qu’un. Enfin, rappelons que les deux objectifs utilisent des filtres de 82 mm de diamètre : si vous en possédez déjà, il ne sera pas nécessaire d’en racheter (à la limite, un deuxième filtre UV si vous décidez de faire cohabiter les deux objectifs dans votre parc).

Comparatif Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

comparatif Nikon 24-70 mm f/2.8
à gauche 
AF-S Nikkor 24-70 mm f/2.8 E ED VR
à droite Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

La présence de l’écran OLED peut sembler très accessoire mais, dans la pratique, l’indication de la focale exacte sur le Z-2470 est un plus indéniable. Par exemple, si vous êtes du genre maniaque et souhaitez travailler au 50 mm pile poil, il vous suffit de vous référer au petit écran pour trouver d’un coup d’œil la bonne position.

Avec le F-2470, il va falloir tâtonner : les graduations sur la bague de focale n’étant pas exactes, si vous vous positionnez à 50 mm, vous serez en fait quelque part entre 48 mm et 52 mm. En fait, plutôt vers 48 mm. Il faudra alors passer par le menu lecture et consulter les données EXIF pour vérifier la focale à laquelle vous travaillez réellement. Dans les travaux demandant de la précision, ce gain de temps se révèle rapidement appréciable puis devient indispensable. L’essayer, c’est l’adopter.

Comparatif Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

comparatif Nikon 24-70 mm f/2.8
à gauche Nikon Z 7 + 
Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S
à droite AF-S Nikkor 24-70 mm f/2.8 E ED VR + bague FTZ

En termes de prise en main pure, il y a trois différences fondamentales dans l’utilisation de l’un ou l’autre objectif.

La première est que le zooming avec le Z-2470 se fait via un allongement du fut. Avec le F-2470, le fut ne change pas de taille : les déplacements du bloc avant sont masqués par le paresoleil.

La deuxième différence est l’équilibrage de l’ensemble lors de photographies à main levée. Plus longue, plus lourde, la solution F-2470 + FTZ rend plus compliquée la photographie à une seule main. L’ensemble aura tendance à piquer du nez et, sur de longues sessions de prise de vue, votre poignet se fatiguera plus vite.

Conséquence directe du point précédent : le montage sur un trépied ne se fera pas de la même manière avec l’une ou l’autre solution. Dans la configuration 100 % hybride, c’est le pas de vis du boîtier qu’il faudra utiliser. Dans la configuration mixte, c’est le pas de vis de la bague FTZ qu’il faudra utiliser.

Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

Nikon Z 7 + Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S – ISO 100 – 70 mm – 1/640 ème – f/5.6

Qui plus est, ce pas de vis ajoute une épaisseur supplémentaire. Si vous montez votre hybride Nikon Z sur un plateau long (type Manfrotto) de trépied, il faudra obligatoirement le dévisser, puis le revisser via la bague : cette manipulation est valable pour n’importe quel objectif en monture F combiné à la bague FTZ. Enfin, notez que si vous utilisez un trépied utilisant un plateau court ou une rotule, l’ensemble aura tendance à piquer du nez : le boîtier est trop léger par rapport à l’objectif et il faudra redoubler d’attention.

Autofocus : Avantage Z

Nikon a bien fait son travail et, parce qu’on n’est jamais mieux servi que par soi même, la bague FTZ permet de préserver au maximum les qualités des objectifs Nikkor en monture F une fois montés sur des hybrides en monture Z.

Dans la plupart des situations, le F-2470 et le Z-2470 font jeu quasiment égal montés sur notre Z 7 lors de ce comparatif Nikon 24-70. Lorsque la lumière faiblit, le Z-2470 prend un léger ascendant, mais l’écart est trop subtil pour être vraiment handicapant.

Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

Nikon Z 7 + Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S – ISO 100 – 70 mm – 1/1250 ème – f/4

Par contre, à l’allumage du boîtier, la bague FTZ induit une latence supplémentaire : déjà que les boîtiers Nikon Z ne sont pas les hybrides 24 x 36 mm les plus rapides lorsqu’il s’agit de se mettre en branle, les quelques dixièmes de secondes perdus à l’allumage peuvent faire la différence entre l’instant décisif ou un rendez-vous manqué avec l’histoire de la photographie (si telle est votre ambition).

Stabilisation : Avantage Z

Le F-2470 est un objectif stabilisé et, en le combinant sur un Z 7 lui-même stabilisé, que se passe-t-il ?

Vous pourriez désactiver la stabilisation de l’objectif pour ne la confier qu’au boîtier, ou l’inverse, mais les ingénieurs ont prévu ce cas de figure (objectif F-VR sur boîtier Z). Les tâches sont alors partagées : l’objectif prend en charge le lacet et le roulis (mouvements de rotation autour de l’axe gauche/droite et de l’axe haut/bas), le boîtier gère le tangage (mouvements de rotation autour de l’axe avant/arrière).

Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

Nikon Z 7 + AF-S Nikkor 24-70 mm f/2.8 E ED VR + bague FTZ – ISO 100 – 70 mm – 1/250 ème – f/2.8

Si vous désactivez la stabilisation de l’objectif, ou utilisez un AF-S 24-70 mm f/2,8G ED, l’appareil photo prend en charge la correction sur ces trois axes. Enfin, si vous décidez de désactiver la stabilisation du boîtier pour ne conserver que celle de l’objectif, vous ne conservez qu’une correction autour de deux axes (gauche/droite, haut/bas) et retombez sur la situation que vous connaissez déjà sur un reflex classique.

Avec un objectif en monture Z, donc le Z-2470, c’est l’appareil photo qui prend en charge la correction autour des trois axes évoqués, ainsi que la correction des vibrations latérales et verticales, ce qui porte donc le nombre d’axes corrigés à cinq. Bien sûr, il n’y a pas de sixième axe, qui correspondrait à un déplacement d’avant en arrière, puisque cette correction là… c’est le système de mise au point, en l’occurrence l’autofocus, qui s’en charge.

Bien. Voilà pour la théorie. Pour la pratique, il sera possible, avec un minimum d’entraînement, de descendre à 1/2 seconde au 24 mm avec le Z-2470 et 1/4 de seconde, toujours au 24 mm, avec le F-2470. La différence ne semble pas flagrante dit comme cela mais cela représente tout de même un diaphragme.

Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

comparatif Nikon 24-70 mm f/2.8
Nikon Z 7 + AF-S Nikkor 24-70 mm f/2.8 E ED VR + bague FTZ – ISO 1000 – 24 mm – 0,5 sec – f/5.6

Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

comparatif Nikon 24-70 mm f/2.8
Nikon Z 7 + Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S – ISO 1000 – 24 mm – 0,5 sec – f/5.6

La différence se confirme à la focale maximale, 70 mm, où votre taux de déchet sera bien plus élevé avec le F-2470 : nous vous déconseillons de passer sous la barre du dixième de seconde, alors que vous pourrez descendre au ¼ de seconde avec le Z-2470.

Toutefois, et c’est l’un des avantages surprenants de l’encombrement supérieur du F-2470 : en éloignant un peu plus votre main soutenant l’objectif de celle tenant le boîtier, vous gagnerez un peu en stabilité en prise de vue à main levée. Néanmoins, le supplément de poids vous fatiguera plus vite. 435 grammes, ce n’est pas grand chose, mais à la fin d’une journée (ou d’une soirée), la différence finit par se faire sentir et avec elle l’endurance de vos avant-bras.

Performances optiques : Avantage Z

Toutes ces considérations sont bien jolies mais, dans l’image finale, puisque c’est ce qui importe, le Z-2470 vous permettra-t-il de vraiment faire de meilleures photos que le F-2470 ?

C’est bien simple : les deux objectifs se tiennent dans un mouchoir de poche mais le Z-2470 fait tout légèrement mieux que son demi-frère : meilleure homogénéité, meilleur piqué dès la pleine ouverture, meilleure correction des aberrations chromatiques. Il n’y a guère que du côté du vignettage et de la correction de la déformation que les deux font jeu égal.

Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

Nikon Z 7 + AF-S Nikkor 24-70 mm f/2.8 E ED VR + bague FTZ – ISO 100 – 70 mm – 1/2.500 ème – f/2.8

D’une manière générale, le Z-2470 se montre plus précis dès la pleine ouverture, à toutes les focales, et marque l’écart dès f/4. Dans les deux cas, à f/11, la diffraction intervient, du moins sur un Z 7. Entre 24 mm et 35 mm, le Z-2470 domine le débat, l’écart se réduit à 50 mm et 70 mm.

Notez toutefois que si avec le Z-2470 les JPEG restent relativement similaires aux NEF, plus de corrections sont apportées dans le traitement interne lorsqu’il s’agit des clichés capturés avec le F-2470. Un niveau d’accentuation plus  vigoureux permet de compenser le retard par rapport à l’homologue hybride, sans que cela ne paraisse trop criard.

Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

Nikon Z 7 + AF-S Nikkor 24-70 mm f/2.8 E ED VR + bague FTZ – ISO 100 – 70 mm – 1/1.000 ème – f/2.8

Côté « criard », le rendu des couleurs entre les deux objectifs, à profil « Picture Control » constant (en l’occurrence, nous l’avons laissé en mode automatique), est légèrement différent. Le F-2470 fournit des couleurs un peu plus claquantes, moins naturelles et chaleureuses. La distinction est perceptible dès que l’œil est porté au viseur et se confirme à la longue. Mais cela, si vous photographiez en NEF, vous pourrez aisément l’ajuster à votre convenance en post-traitement.

Bokeh : Egalité

Même plage focale, même ouverture maximale. Dans les deux cas, les diaphragmes sont circulaires, comptent neuf lamelles et sont à commande électro-magnétique. Vous pourrez donc aussi bien avec l’un ou l’autre jouer avec les faibles profondeurs de champ.

Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

Nikon Z 7 + Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S – ISO 100 – 70 mm – 1/1.000 ème – f/4

Le bokeh, quant à lui, se juge de manière très subjective, mais il nous a semblé un peu moins agressif et plus harmonieux sur le Z-2470. Cela est notamment dû au fait que le contraste est plus poussé sur les JPEG issus du F-2470. Cependant, il ne faut pas prendre ce constat pour parole d’évangile et il s’agit plus d’une affaire de goût qu’autre chose.

Comparatif Nikon 24-70 mm f/2.8 pour Nikon hybrides : ma conclusion

À n’en pas douter le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S est un objectif impressionnant, nous l’avons déjà longuement expliqué dans le test qui lui est consacré. Pour autant, et parce qu’il s’agit de notre question initiale, mérite-t-il que vous y investissiez 2499 euros et abandonniez au passage votre AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR (ou AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8G ED) ?

Comparatif Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

comparatif Nikon 24-70 mm f/2.8
à gauche Nikon D850 + AF-S Nikkor 24-70 mm f/2.8 E ED VR

à droite Nikon Z 7 + Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Vous vous en doutez, il n’y a pas de réponse absolue et catégorique. Même si dans toutes les sous-parties du comparatif, sauf pour le bokeh, le Z-2470 prend l’ascendant, cela n’est souvent que d’une courte tête. Mais à chaque fois, c’est pour la même raison fondamentale : l’agrément d’utilisation.

Au chapitre prise en main, le Z-2470 est préférable car plus léger, plus compact, plus moderne dans son utilisation et forme un duo plus équilibré avec votre hybride Z.

Au chapitre de l’autofocus, le temps de démarrage est allongé en utilisant la bague FTZ et un objectif en monture F.

Au chapitre de la stabilisation, l’utilisation d’une optique Z dédiée permet de pleinement exploiter la stabilisation 5 axes alors qu’avec un objectif F (stabilisé ou non) seuls 3 axes sont corrigés. En résulte un gain d’un diaphragme dans les vitesses basses (ou en montant en sensibilité).

Au chapitre des performances optiques, le Z-2470 fait tout mieux que son aîné (piqué, homogénéité, correction des aberrations et des reflets parasites) lorsqu’il y avait des points à corriger et maintient le statut quo lorsqu’il n’y avait pas de problème à signaler (déformation).

Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

Nikon Z 7 + AF-S Nikkor 24-70 mm f/2.8 E ED VR + bague FTZ – ISO 100 – 70 mm – 1/2.500 ème – f/2.8

Ce n’est donc pas un K.O. technique mais, à l’épreuve de la comparaison, tous les feux sont au vert et favorables pour vous inciter à adopter le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S. Et quelque part, c’est plutôt rassurant que l’objectif le plus récent domine son prédécesseur ! L’inverse aurait fait jaser et mis dans l’embarras pas mal de monde, dont vous, photographe, et Nikon, dont la fierté est en jeu (en dramatisant à peine).

Malgré l’investissement conséquent que cela représente, le passage au Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S semble le prolongement tout naturel de la bascule vers les hybrides. Revendre votre 24-70 mm f/2,8 en monture F pour alléger la facture ? Pourquoi pas. Mais attention, toutefois, à ne pas faire chuter la côte en occasion de l’objectif. C’est toute la difficulté et le paradoxe de la pirouette.

Si vous êtes tout nouveau chez Nikon et démarrez directement avec les hybrides Z, épargnez-vous les économies de bouts de chandelles : optez directement pour le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S et sautez la case « objectif reflex + adaptateur » (du moins dans ce cas de figure).

Si vous voulez réellement économiser de l’argent, vous pouvez toujours opter pour les alternatives Tamron ou Sigma en 24-70 mm f/2,8 en monture F, mais de toutes manières, vous n’échapperez pas aux inconvénients que cela implique en termes de prise en main, d’encombrement et d’efficacité d’utilisation.

Merci à Nikon France pour le prêt des objectifs ayant servi à ce comparatif Nikon 24-70 mm f/2.8

Les Nikon 24-70 chez Miss Numerique

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About the Author

Bruno Labarbère
Tombé dans la photographie un peu par hasard en 2008, j'ai fait mes classes chez Leica puis chez Les Numériques. Désormais indépendant, je sème mes élucubrations sur Mizuwari.fr avec un seul mantra : "La photographie c'est bon. Mangez-en."

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18 Commentaires sur "Comparatif Nikon 24-70 mm f/2.8 : Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR"

  1. Bonjour,

    J’ai un nikon D700 14/24 70/200 2.8 VR2 28/300 10.5 50 1.8 et j’envisage son remplaçant d750 vs Z6 je fais beaucoup de photos de sport en intérieur, photo animaliere photos de rue sport exterieur aussi. mais là j’avoue un D750 me parait pas mal mais pourquoi pas le Z6 (même fouchette de prix) si vous avez une idée d’avance merci

    • Hello Julien !
      je ne suis pas christophe Dichant, mais si tu es un photographe de sport, de photos animalières, je te conseille moi d’acheter un reflex encore. Question AF , tu risquerais de te mordre les doigts, J’ai des potes qui ont testé Le z6, ( il n’est pas catastrophique en Af) mais pas au niveau du D750 ou 850. Surtout en basse lumière. je te mets le lien de Quentin Decaillet qui est très objectif!
      https://www.youtube.com/watch?v=lLZzTPk9LSU&t=876s
      A + , c’est un avis d’un amateur ! mais qui a beaucoup écouté autour de lui! Amicalement.

      • Bonjour,
        Cette remarque est pertinente si on veut rester chez Nikon.
        Les 2 grands, Canon et Nikon, soit parce qu’ils ne possèdent pas encore la technologie, soit parce qu’ils veulent protéger leur haut de gamme, n’ont pas fait de boitier mirorless avec un autofocus très performant comme celui d’un D5. Donc, si l’on veut rester chez Nikon et faire du sport ou de l’animalier, il faudra taper dans le D500 ou D5.
        Par contre, si l’on accepte de changer de marque, vous pourrez trouver des AF très performant chez Sony avec leur Alpha 9 ou un cran en-dessous mais beaucoup moins cher chez Fuji avec le X-T3 avec en prime un silence totale en obturation électronique ce qui est toujours appréciable pour la photo animalière.
        Bien cordialement

        • On ne peut pas comparer directement l’autofocus des reflex et celui des hybrides, quelle que soit la marque. La technologie diffère, les hybrides n’ont pas de capteur AF dédié.
          Les Nikon Z n’ont pas de problème de rapidité, il n’y a que ceux qui ne les ont pas essayés qui le pensent encore. Par contre, comme les hybrides des autres marques, Sony et Fuji compris, ils ne peuvent encore assurer le même type de suivi dans toutes les conditions d’éclairage.
          Ceci dit les performances actuelles conviennent dans la majorité des cas, seules les scènes d’actions très rapides conviennent encore mieux aux reflex. Cherchez les photographes pros de sport équipés en Sony d’ailleurs …
          C’est donc vrai chez Sony de la même façon.
          Quant à Fuji n’oublions pas que l’autofocus des séries X était décrié par tout le monde il y a trois ans encore.
          Je ne peux qu’inciter ceux qui doutent à aller tester un Nikon Z et à se faire leur propre avis plutôt que de lire les commentaires sur le web.

          • Les photographes pro du sport ont des contraintes qui leur sont propres. D’abord, ils ont un parc d’optique extrêmement coûteux qu’ils ne vont pas changer du jour au lendemain, ils utilisent des 400 2,8 ou 200-400 4 qui n’existent pas encore chez Sony (sauf le 400 qui vient de sortir) et l’Alpha 9 n’est peut-être pas aussi robuste qu’un D5 et surtout, il n’est pas vendu comme tout temps. Ceci explique pourquoi les pro ne sont pas équipés en Sony. Mais pour un amateur qui veut pouvoir faire des photos de sport techniquement de même niveau, il pourra très bien s’en sortir avec un Alpha 9 ou s’il est peut fortuné avec un X-T3. Nikon reste probablement la meilleure marque pour la photographie sportive professionnelle (avec un D5) mais il faut avoir les reins solides dans tous les sens du terme.

  2. Très bon éclairage sur la transition vers le Z quand on possède des optiques F. Pour ma part c’est précieux de savoir que si je m’offre un Z6 ou un Z7, avec la bague FTZ je ne perdrai pas guère en qualité d’usage de mes quelques trente optiques en monture F. Inutile de dire que je n’achèterai aucune optique Z avec un tel parc.
    Ce comparatif serait le bienvenu pour ceux qui ne possèdent que de quelques objectifs en F mais qui hésitent à les basarder en passant à l’hybride.

  3. Il y aura il le même genre d’article pour les autres objectifs déjà sortis?

    Je passe du D5000 au Z6 à la fin du mois, j’ai déjà un 35DX 1.8G, et le 50mm 1.8G.

    le 50mm est celui que j’utilise le plus, je compte donc prendre le Z 85mm quand il sortira. et comptais garder le 50mm avec la bague FTZ.

    Du coup un comparatif de 50mm 1.8G+FTZ et 50mmZ serait intéressant, surtout que ça doit concerner plus de personnes que le 24-70 f2.8!

  4. Bonjour,
    Très bon article comme d’habitude, gros gros boulot.
    Coté migration vers l’hybride, il ne faut se voiler la face c’est l’avenir (bien pas bien c’est pas le sujet). Mais il y a un mais le gain de poids c’est top (mon dos n’arrête pas de me le répéter) mais faut il encore pouvoir y mettre la main, mon D700 j’ai tous les doigts sur le grip un z comment dire c’est pas agréable…. et ensuite plus c’est petit plus c’est dur à lire. vous m’avez démasqué le quadragénaire presbite 😉 encore bravo pour l’article

  5. Je pense un peu (beaucoup !) comme Alain Simon…
    Pour le moment je garde mon D800E qui me convient encore, mais avec le temps je trouve ce matériel de plus en plus lourd…
    Quant à ma Sinar et mes GF Nikkor (75, 120, 180 et 360/720mm) cela fait bien longtemps qu’ils ne quittent plus leur placard… Et je considère avec intérêt ces petits 4/3 qui me permettraient de faire de bons 40X50cm sur des sujets « mobiles » et d’excellents paysages en 60X80cm avec mon Gitzo carbon, bien plus commode à transporter que mon énorme Cullman CT400…
    Pour mémoire, je suis né en 1942, et je commence à fatiguer un peu; je regrette le temps où je courrais sur le Canigou avec ma 4″X 5″ et une grosse vingtaine de chassis doubles ;-))
    Bien amicalement : Gerard

  6. ???
    Il y a sûrement quelque chose qui m’échappe.

  7. Quand je pense qu’il y a des maniaques du 50 mm qui refusent d’utiliser un 48 ou un 52 mm !!! Les pauvres ne pourront pas utiliser le futur 52mm 0,9 ni le 35 mm dx qui est un équivalent 52mm et pourtant je suis certain qu’ils ne pourraient pas voir la différence de perspective. Henri Cartier Bresson, lui, n’était pas un maniaque du 50. Quand le Leica CL est sorti avec son 40mm, il l’a tout de suite utilisé pour son voyage en URSS.

  8. Bonjour Jean- Christophe!
    Les explications techniques sont comme d’habitude d’une précision et d’une clarté remarquable! C’est époustouflant de concision et de maîtrise du sujet. Je ne vois vraiment pas , comment on aurait pu écrire mieux.
    Il y a juste ( mais nous en avons déjà discuté) , le point de vue de l’écrivain qui présente les choses un peu , comme si tout devait basculer vers l’hybride)
    Cela n’est vraiment pas mon cas. Possédant un d5 et le 24-70mm VR , je ne vais pas de si tôt basculer dans le monde du viseur électronique. La faculté d’observer un animal se déplaçant en vrai ( vision optique) plutôt que sur un écran est un privilège ( on bosse déjà toute la journée sur des ordi!!) .
    Mais celui qui veut réfléchir au problème en lisant ton article ne peut être mieux servi!! Merci encore !

    • C’est Bruno qu’il faut féliciter 🙂 Quant au passage à l’hybride, je pense qu’il faut quand même réaliser que nous y allons à toute vitesse. Le reflex est en fin de développement, aucune innovation n’est à attendre, et le marché demande des appareils plus légers et plus efficaces.

      • Bonsoir Jean -Christophe!
        Le réflex n’est pas si en fin de développement que cela!
        1. Le D6 ne va pas tarder à sortir. Le D760 ou D860 aussi.
        2. Tant que les photographes autour de Roland Garros ne sont pas munis d’hybrides, il n’y a pas le feu.
        3.Quand tu parles du marché qui cherche des appareils moins encombrants et plus performants. Tu parles en fait surtout de la volonté du marché d’imposer maintenant une nouvelle norme: le moins encombrant Et beaucoup suivent cette norme: Ah oui c’est vrai !!c’est top lourd Comme ensorcelés par la volonté du marketing !
        Il y en a d’autres comme moi et comme d’autres ci-dessus qui disent : quel pied avec les reflex on a la place de mettre bien tous ses doigts, tant pis pour le poids!!
        4. Et encore une fois , voir un gymnaste faire des flics flac ou un animal se déplacer en visée optique , C’est quand même beaucoup mieux que sur une télé quelque soit sa qualité. On bosse toute la journée sur des écrans :encore un écran pour photographier! !!pfffffff!
        5.Et que dire des photographes qui parfois comme Vincent Munnier prennent le Moyen Format!!!! Ils sont malades alors !! Ils ne pensent pas du tout à L’encombrement !! 2.5 x le grand format! !!!
        Phase one : le top de la photographie : visée optique! !!
        Je crois décidément que ce n’est pas encore tout à fait la fin des reflex !!!
        Merci encore pour cet article formidable

  9. Et bien vive Olympus avec le 12-100 f4 (24-70 FF) double stabilisation.
    Je ne suis pas prêt de changer pour du Canonikon.