Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S : petit, mais il a tout d’un grand !

A la lecture de ce test Nikon Z 24-70 mm f/4 S, le « zoom de base » du système hybride 24 x 36 mm Nikon Z, vous allez voir pourquoi Nikon a opté pour une plage focale classique et bien connue (le transtandard 24 à 70 mm) combinée à une ouverture fixe raisonnable de f/4, un peu moins prestigieuse que f/2,8. Raisonnable mais constante puisqu’après tout, Nikon aurait pu faire le choix d’un zoom à ouverture glissante.

« L’avantage des hybrides par rapport au reflex, c’est leur compacité. » Voilà l’une des idées reçues les plus communes. « Du coup, quitte à avoir un boîtier compact, autant que l’objectif le soit aussi. » Dont acte.

La question du jour est donc : entre le compromis ouverture, compacité, efficacité, performances optiques, le Nikon Z 24-70 mm f/4 S a-t-il ce qu’il faut pour devenir l’incontournable de votre besace malgré son statut de « zoom de base » ?

Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S

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Test Nikon Z 24-70 mm f/4, Présentation et contexte

Tout système à objectifs interchangeables, qu’il soit reflex ou hybride, mérite son zoom de base. Ce zoom se doit d’être pratique, relativement peu onéreux, couvrir une plage d’utilisation suffisamment large pour couvrir le maximum de situations communes, mais pas trop polyvalent non plus afin de laisser de la place pour d’autres objectifs plus spécialisés.

Ce zoom de base doit être suffisamment bon pour rendre le système attractif et ne pas décevoir les utilisateurs, mais pas non plus trop bon, pour laisser de la place pour un zoom plus ambitieux destiné à des photographes plus exigeants. Enfin, ce zoom de base doit servir de colonne vertébrale saine et stable à un système optique complet que les photographes (et le constructeur) compléteront au fil du temps et au gré des besoins. Bref, une véritable quadrature du cercle et un exercice technique, du point de vue de l’opticien, plus subtil que cela en a l’air.

Chez Nikon, le Nikon Z 24-70 mm f/4 S fait figure de véritable première, au-delà du fait qu’il s’agisse du premier transtandard pour leur système hybride 24 x 36 mm. En effet, pour les reflex Nikon FX (à capteurs 24 x 36 mm), vous n’aviez le choix qu’entre le Nikon AF-S 24-85 mm f/3,5-4,5 G ED VR à ouverture glissante et le classique (mais onéreux) Nikon AF-S 24-70 mm f/2,8 G ED VR.

En cherchant un peu plus loin dans le catalogue, vous trouverez bien un zoom transtandard à ouverture f/4 constante, le Nikon AF-S 24-120 mm f/4 G ED VR mais son encombrement et son ancienneté en font un mauvais candidat à une adaptation « hybride ».

Parallèlement, en ce qui concerne les reflex à capteurs DX, il n’existe purement et simplement pas de zoom transtandard à ouverture constante et le modèle le plus ambitieux est le Nikon AF-S DX 16-80 mm f/2,8-4 E ED VR. Il fallait donc repartir d’une page blanche… et regarder un peu ce qu’il se fait ailleurs.

Lorsque Nikon a lancé son système hybride 24 x 36 mm à l’été 2018, il n’y avait pas encore foule sur ce marché et seuls Sony et Leica répondaient présent.

Leica propose un Vario-Elmarit-SL 24-80 mm f/2,8-4 ASPH qui a l’avantage de la polyvalence mais les inconvénients d’une ouverture glissante et, surtout, d’un encombrement démentiel.

Sony, de son côté, dispose d’une panoplie de transtandards bien plus variée en termes de plage focale (du 24-70 mm au 24-240 mm en passant par du 28-70 mm), en termes d’ouvertures (f/2,8 constant, f/4 constant, f/3,5-5,6 et f/3,5-6,3 glissants) et en termes de gamme (la gamme standard, le haut de gamme G Master et le très haut de gamme Zeiss).

Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S

test Nikon Z 24-70 mm f/4 S : ISO 200 – 46 mm – 1/320ème de sec. – f/5.6

Bref, pour s’inspirer, Nikon avait l’embarras du choix ! Et c’est clairement sur le très populaire Zeiss Vario-Tessar T* FE 24 – 70 mm F4 ZA OSS que Nikon a décidé de s’aligner puisqu’il coche tous les critères : encombrement contenu, polyvalence, performances optiques honorables, tarif attractif. Ne restait qu’à créer le sien ! Dont acte.

Tant que nous y sommes à évoquer la concurrence hybride 24 x 36 mm, un petit mot des stratégies adoptées par Canon et Panasonic, qui divergent complètement de celle de Nikon.

Pour son transtandard « de base », Canon a voulu marquer les esprits en proposant, justement, un transtandard qui n’a rien de base, avec le Canon RF 28-70 mm f/2 L. Il s’agit du zoom transtandard destiné à un système 24 x 36 mm le plus lumineux jamais sorti (à date) puisqu’il s’agit d’un f/2 constant. Une prouesse technique qui a un double coût : son poids délirant de 1430 grammes et son tarif astronomique (pour un «simple » transtandard) puisqu’il est affiché à 3440 euros… Trois fois plus lourd, 1000 euros plus cher que le boîtier auquel il est destiné : à n’en point douter, un pari osé si vous êtes neutre, une posture audacieuse si vous êtes optimiste ou une jolie absurdité si vous êtes taquin.

De son côté, le Lumix S 24-105 mm f/4 MACRO O.I.S. de Panasonic, avec ses 680 grammes, passerait presque pour un poids plume malgré son encombrement conséquent. Optant pour une ouverture constante de f/4, il a au moins l’avantage d’une plus grande polyvalence. Bref, ce n’est ni parce que nous sommes sur Nikon Passion, ni pour vous brosser dans le sens du poil, mais il faut bien reconnaître que Nikon (et Sony) proposent le transtandard qui se rapproche le plus de l’image que l’on se fait d’un zoom de base. Mais trêve de bavardage, il serait peut-être temps d’entrer dans le vif du sujet.

Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S

test Nikon Z 24-70 mm f/4 S : ISO 100 – 47 mm – 1/500ème de sec. – f/4

À qui se destine ce zoom 24-70 mm ?

À toutes celles et ceux, nikonistes confirmés ou nouveaux venus chez le constructeur, qui décideraient de se lancer dans l’aventure hybride 24 x 36 mm et ont besoin d’un zoom polyvalent à tout faire. Mais là, nous nous répétons.

S’il est possible de l’acquérir individuellement contre 1 079 euros, il est bien plus intéressant de l’acheter en kit avec un Z 6 (2 899 EUR l’ensemble alors que le boîtier seul coûte 2 199 EUR), un peu moins avec le Z 7 (4 299 EUR l’ensemble alors que le boîtier seul coûte 3 390 EUR). De toutes manières, au moment d’écrire ces lignes, il s’agit du seul zoom transtandard en monture Z native disponible, en attendant l’imminent Nikon Z 24-70 mm f/2,8 S qui devrait sortir à 2 499 EUR.

Qualité de construction

Malgré son statut de zoom de base, le Nikon Z 24-70 mm f/4 S jouit d’une jolie qualité de fabrication, digne de ce que l’on peut attendre de n’importe quel objectif Nikon haut de gamme. Sa robe noire mate n’est interrompue que par les inscriptions blanches, un look sobre et efficace qui lui va à ravir, concordant avec le design des boîtiers Nikon Z. Contrairement aux objectifs reflex, point de liseré ni de petits badges dorés.

Zoom Nikon Z 24-70mm f/4 S pour Nikon hybride

Il s’agit d’un objectif rétractable… comme le Nikon AF-P DX Nikkor 18-55 mm f/3,5-5,6 G VR que vous pouvez trouver en kit avec le D5600, une similitude qui peut sembler étonnante vue la différence de gamme ! Mais c’est à peu près le seul point commun entre les deux zooms, puisqu’en main le Nikon Z 24-70 mm f/4 S est bien plus flatteur et n’a pas besoin d’un bouton complémentaire pour être déverrouillé/verrouillé : la mécanique retenue est suffisamment solide pour cela.

Mais pourquoi un objectif rétractable ? Tout simplement parce que cela permet de prendre moins de place dans votre sac lorsque vous ne l’utilisez pas. Malin !

Prise en main et autofocus

Nous avons déjà évoqué l’aspect téléscopique de l’objectif, mais revenons-y. Pour pouvoir photographier, il faut donc tourner la bague de zoom en position 24 mm (ou n’importe quelle autre focale). Sans cela, impossible de prendre des photos, de toutes manières, un message sur l’écran de votre boîtier viendra vous le rappeler.

Le clic est très marqué, impossible de se tromper ! Un tout petit regret ergonomique cependant. Il aurait été intéressant que le verrouillage de l’objectif soit associé à une mise en veille du boîtier, histoire de grappiller un peu en autonomie, quand il aurait été à l’inverse intéressant que le déverrouillage de l’objectif sorte le boîtier de veille. C’était par exemple le cas sur les Nikon 1, il n’a donc pas fallu aller chercher très loin cette suggestion.

Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S

test Nikon Z 24-70 mm f/4 S : ISO 200 – 70 mm – 1/50ème de sec. – f/4

Le maniement de l’objectif est réduit à l’essentiel : une bague de zoom (large et agréablement cannelée), une bague de mise au point (fine, toute aussi agréablement cannelée mais sans butée), un commutateur AF/MF, et basta. Pas de graduation de distance de mise au point, pas de bague de diaphragme (il n’y en a presque jamais sur les zooms Nikon, et très rarement sur les zooms d’une manière générale), et pas de commutateur dédié à la stabilisation… pour la simple raison que cet objectif n’est pas stabilisé.

Cela pour deux bonnes raisons. D’une part les boîtiers Nikon Z disposent de capteurs stabilisés, d’autre part la suppression d’un tel mécanisme de stabilisation dans l’objectif permet de gagner en encombrement et simplicité de conception. Légèreté, efficacité !

La mise au point, aussi bien manuelle qu’automatique, est totalement silencieuse. Précise et rapide sur notre Z 6 de test, nous n’avons pas grand chose à lui reprocher. Des fois, le silence, c’est bien.

Stabilisation

Du coup, vous l’aurez compris, il n’y a pas de de stabilisation intégrée à l’objectif. Mais au boîtier si. Nous pouvons donc quand même en parler. Et nous confirmons ce que nous racontions dans les tests des Z 6 et Z 7, cette stabilisation mécanique fonctionne bien, très très bien même.

Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S

test Nikon Z 24-70 mm f/4 S : ISO 100 – 70 mm – 1/40ème de sec. – f/4

Même à fond de zoom au 70 mm, vous pouvez tenter des prises de vue à main levée jusqu’à 0,5 s sans mauvaise arrière pensée, pour peu que vous ayez un minimum de concentration. Qui peut le plus pouvant le moins, cette demi-seconde sera évidemment accessible au grand angle.

Performances optiques : vignettage

Par défaut, dans le boîtier, le contrôle du vignetage est activé en position normale. Laissez-le tel quel mais évitez de le désactiver, surtout si vous ne photographiez qu’en JPEG. En effet, quelle que soit la focale, le Nikon Z 24-70 mm f/4 S vignette beaucoup entre f/4 et f/8, et cela est d’autant plus marqué entre 24 et 35 mm.

Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S

test Nikon Z 24-70 mm f/4 S : ISO 200 – 70 mm – 1/1250ème de sec. – f/5.6

Si vous photographiez en RAW, il sera aisé de corriger cela en post-traitement. Forcément très visible si vous photographiez un sujet sur fond uniforme, le vignettage demeure perceptible même avec des arrières plans plus complexes, mais cela n’a rien de désagréable.

Dans l’ensemble, le comportement du zoom Nikon rappelle beaucoup le  Zeiss Vario-Tessar T* FE 24 – 70 mm F4 ZA OSS destiné aux hybrides Sony Alpha 7/9, en toutefois un petit peu mieux.

Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S

test Nikon Z 24-70 mm f/4 S : ISO 200 – 41 mm – 1/250ème de sec. – f/4

Performances optiques : déformation et distorsion

Ne cherchez pas à activer la fonction « Contrôle automatique de la distorsion » sur votre boîtier Nikon Z : l’option est grisée par défaut, donc inaccessible. Rassurez-vous, c’est normal avec tous les objectifs pour lesquels cette correction est gérée de manière automatique, comprendre « les objectifs Nikon en monture Z native ».

Quelque part, du point de vue de l’utilisateur, c’est plutôt pratique. Mais du point de vue du testeur, cela empêche de correctement discerner si les déformations et distorsions résiduelles sont dues à la conception de l’objectif ou à la correction algorithmique trop (ou pas assez) modérée. Il est un peu dommage, donc, de ne pas vouloir activer ou désactiver cette correction à volonté (comme c’est le cas pour la correction de la diffraction, d’en graduer l’intensité (faible, normal, élevé) comme cela est pourtant possible avec la correction du vignettage et de la réduction du bruit.

Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S

test Nikon Z 24-70 mm f/4 S : ISO 200 – 53 mm – 1/800ème de sec. – f/4

Mais tout cela ne nous dit pas si le Nikon Z 24-70 mm f/4 S souffre de déformation ou de distorsion ! Réponses : oui, et oui. En barillet. De manière légère, certes, mais malgré tout perceptible et cela à toutes les focales.

Autant un peu de déformation aux 24 et 28 mm n’a rien de surprenant, autant à 50 et 70 mm le défaut est un peu plus décevant. Rien de rédhibitoire toutefois, mais si vous aimez les cadrages au cordeau et les lignes parfaitement droites (au hasard, dans le cadre de photographies d’architecture), il faudra travailler un peu plus en post-traitement… ou laisser de côté ce zoom.

Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S

test Nikon Z 24-70 mm f/4 S : ISO 100 – 47 mm – 1/500ème de sec. – f/4

Performances optiques : piqué et homogénéité

L’un des intérêts des zooms à ouverture constante f/4 est que leur relative faible luminosité à pleine ouverture leur permet d’atteindre très rapidement leur plein potentiel en termes de piqué et d’homogénéité. Ça c’est la théorie…. que le Nikon Z 24-70 mm f/4 S confirme en pratique.

À toutes les focales, ce zoom se montre sans peur et sans reproche dès f/4 tout en autorisant au passage de jouer avec des profondeurs de champ suffisamment faibles si le cœur vous en dit (merci le capteur 24 x 36 mm).

Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S

test Nikon Z 24-70 mm f/4 S : ISO 200 – 24 mm – 1/800ème de sec. – f/4

Sur un Nikon Z 6, ce 24-70 mm de base se montre donc tout à fait redoutable et saura parfaitement nourrir chaque pixel de votre image, du centre aux bords. Les ingénieurs opticiens de la maison ont vraiment bien travaillé et un tel niveau d’homogénéité et de piqué surprendrait presque pour un zoom de ce type.

Cela vous garantit un rendu constant quelles que soient la focale et l’ouverture utilisées et une tranquillité certaine sur le terrain puisque vous n’aurez plus à vous torturer l’esprit à vous demander quelle est la meilleure combinaison focale/ouverture pour avoir le meilleur piqué possible. Vous n’aurez alors plus qu’à vous concentrer sur le cadrage et la gestion de la profondeur de champ. Ce qui peut presque sonner comme une évidence, mais cela ne fait pas de mal de le rappeler.

Performances optiques : rendu des couleurs et aberrations chromatiques

Avec ce Nikon Z 24-70 mm f/4 S, Nikon demeure fidèle à sa réputation et son excellente maîtrise de la colorimétrie : c’est neutre, totalement neutre, chirurgicalement neutre.

Les mauvaises langues diront que, du coup, il manque un peu de caractère, mais d’un autre côté cela signifie que vous pourrez faire à peu près ce que vous voulez en post-traitement sans craindre les dérives colorimétriques.

Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S

test Nikon Z 24-70 mm f/4 S : ISO 200 – 24 mm – 1/1000ème de sec. – f/4

Cerise sur le gâteau : cet objectif ne souffre pas d’aberrations chromatiques. Forcément, si vous cherchez la petite bête en le confrontant à des situations très compliquées (comme des très forts contrastes avec des détails fins, par exemple des branches en contre-jour) vous créerez de l’aberration chromatique, mais ce sera aussi le cas avec n’importe quel objectif, même ceux très, très haut de gamme.

Rendu optique : profondeur de champ

Avec son ouverture maximale de f/4, vous ne parviendrez pas à obtenir des profondeurs de champ aussi faibles qu’avec un zoom ouvrant à f/2,8 et, à plus forte raison, une focale fixe ouvrant à f/1,4. C’est plutôt logique. Pourtant, grâce à la magie du capteur 24 x 36 mm, vous parviendrez malgré tout à agréablement isoler votre sujet de l’arrière plan, surtout en position 70 mm. De quoi réaliser de jolis portraits avec un arrière plan flou juste ce qu’il faut.

Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S

test Nikon Z 24-70 mm f/4 S : ISO 200 – 47 mm – 1/1600ème de sec. – f/4

Le bokeh est un peu dur (le diaphragme circulaire ne compte que 7 lamelles), moins velouté que sur des focales fixes dédiées, mais toutefois agréable.

Au final

Le Nikon Z 24-70 mm f/4 S peut vous intéresser si :

  • vous passez à l’hybride 24 x 36 mm chez Nikon : profitez-en pour acquérir ce zoom en kit !
  • vous désirez un premier objectif polyvalent, léger et efficace,
  • vous désirez un seul zoom pour tout faire,
  • vous désirez un équipement à l’encombrement réduit,
  • vous n’avez pas le besoin (et/ou le budget) d’un zoom f/2,8 constant.

Le Nikon Z 24-70 mm f/4 S va moins vous intéresser si :

  • vous pratiquez majoritairement la photographie en faible luminosité et avez besoin du surcroît de luminosité d’un f/2,8,
  • vous n’êtes pas prêt à faire quelques concessions quant au vignettage et la déformation.

Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S

test Nikon Z 24-70 mm f/4 S : ISO 200 – 35 mm – 1/160ème de sec. – f/8

Les photos réalisées lors de ce test Nikon Z 24-70 mm f/4 S sont disponibles en pleine définition sur Flickr :

Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S

Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S : ma conclusion

« Il est tout petit mais il a tout d’un grand ! » La conclusion de ce test pourrait tenir dans ce seul slogan un peu aguicheur sur lequel le service marketing ne cracherait. Pourtant, il faut bien reconnaître de manière objective que cela est vrai.

Pour son premier zoom transtandard à destination de ses hybrides Z à capteurs 24 x 36 mm, Nikon a réussi la quadrature du cercle : proposer un zoom léger, polyvalent, efficace, silencieux, avec un excellent niveau de performances optiques, tout cela sans tomber dans les écueils habituels d’une construction, d’un moteur AF ou d’une prise en main au rabais.

Bien sûr, il est perfectible, notamment avec son vignettage et ses déformations perceptibles, mais rien de dramatique. Vous pouvez l’adopter les yeux fermés !

Quant à ceux qui penseraient que « f/4 , ce n’est pas assez », qu’ils se détrompent : c’est bien suffisant dans la majorité des cas, même en faible luminosité, tant la stabilisation du boîtier et les excellentes performances en haute sensibilité des boîtiers Nikon Z permettent de compenser cette relative «faible » ouverture qui après tout n’est que d’un diaphragme de moins que les plus prestigieux f/2,8. Après, si vraiment il s’agit d’une barrière psychologique infranchissable, le Nikon Z 24-70 mm f/2,8 S arrive. Mais ce n’est ni le même encombrement, ni le même budget…

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About the Author

Bruno Labarbère
Tombé dans la photographie un peu par hasard en 2008, j'ai fait mes classes chez Leica puis chez Les Numériques. Désormais indépendant, je sème mes élucubrations sur Mizuwari.fr avec un seul mantra : "La photographie c'est bon. Mangez-en."

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27 Commentaires sur "Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S : petit, mais il a tout d’un grand !"

  1. Bonjour, j’ai le Z7 depuis peu et en Manuel en mode AF-C je déplore que ce n’est pas possible de voir quand la mise au point est bonne. En effet, je ne retrouve pas de rond blanc , en bas à gauche dans le viseur et la couleur du ou des collimateurs reste rouge. Ou alors ai-je raté un épisode ?

  2. Nikon,… mon cher Nikon. J’ai l’impression qu’ils ont de plus en plus de ratés chez Nikon et qu’ils font vraiment tout pour dégouter le client.
    Nikon sort un 24-70 f/4, tandis que la concurrence directe sort un Canon RF 28-70mm F2L USM. Après ils se demandent pourquoi le client part! La passion et la fidélité c’est bien joli, mais au bout d’un moment il faut se poser les bonnes questions.

    • Canon ne dégoûte pas ses clients, c’est vrai. Avec un 28-70 f/2 à près de 3000 euros. Canon, mon (pas) cher Canon.

      • En même temps, tout dépend de tes besoins. Si tu as les moyens d’investir 3000€ dans un objectif, que tu vas amortir rapidement, pourquoi pas. Mais tu as un objectif lumineux.

        • Si tu as les moyens de dépenser 3000€ pour un objectif, tu ne vas pas acheter un Canon EOS R ou RP car ils ont manqué d’ambition avec ces deux boitiers. Et le 24-70 f/2.8 ne va pas tarder à être en vitrine. Certainement moins cher.

  3. « Parallèlement, en ce qui concerne les reflex à capteurs DX, il n’existe purement et simplement pas de zoom transtandard à ouverture constante »… Je suis toujours surpris que l’objectif AF-S DX Zoom-Nikkor 17-55mm f/2.8G IF-ED soit si méconnue des boutiques et/ou site de photo. Et pourtant c’est un excellent objectif ! Donc oui il existe un transtandard pour reflex APS-C 🙂

  4. Pascal PAYENNEVILLE | 5 mai 2019 à 15 h 25 min | Répondre

    Bonjour Jean-Christophe,
    Merci pour ce test que j’attendais avec impatience, après celui du Z6, avant de franchir le pas.
    Cordialement

  5. Bonjour,
    Très bon compte rendu comme d’habitude mais rien sur les performances de l’AF. Pas eu l’occasion de le tester?

  6. bonjour jean christophe je possède un boitier D 7500 j ai un grand angle 10/20 et un 18/140 EN NIKON et 70/300 que me conseillez vous entre le 10/20 et le 70/300 en plus grande ouverture que le 18/140 merci

  7. Marre de trimbaler trop de matériel, j’ai fait l’acquisition du zoom Nikkor 28-300 f/4,5 -5,6 pour monter en quasi permanence sur mon Z6 (mon 300 f4, 70-200, 24-80, 50 f1,4, … restent à la maison !
    A quand un objectif équivalent en monture Z ?
    (Mais Nikon préféré peut être vendre plusieurs objectifs qu’un seul « universel » ?)

    • Disons qu’avoir une telle monture Z aussi grande et lumineuse pour monter un objectif passe-partout qui n’ouvre pas beaucoup, je pense que c’est dommage. Cette monture favorise les grandes ouvertures, la qualité d’image, les faibles aberrations, ce qui n’est pas le fait d’un 28-300 qui est à peu près tout le contraire de cet esprit. Mais avec le temps il est fort possible que Nikon finisse par compléter la gamme Z avec de telles optiques polyvalentes.

  8. Merci pour ce test 🙂 Perso, j’attends le f:2,8 qui vient de sortir ! Il me manque les moyens financiers pour pouvoir l’acquérir maintenant. Mais je suis entièrement comblée avec mon Z7 et la qualité avec les autres objectifs de la gamme FX avec adaptateur est encore plus élevée ! Je vais attendre que peut-être son prix baisse un peu….

  9. Il me semble qu’il existe un 17-55 2.8 en format DX mais je ne suis pas un très grand connaisseur ; -)

  10. Un grand merci pour ce test du 24-70 monture Z
    J’en suis personnellement très content, je possède encore mon 24-70mm 2.8, mais honnêtement je ne le monte plus sur mon Z7

    • Question que je me posais. Lorsque l’on a déja le 24 70 f2,8 en monture F, si l’on fait abstraction du poids et de l’encombrement, quel est l’intérêt d’aller vers le 24 70 f4 en monture Z ?

      • Bonsoir, ce qui a motivé mon choix c’était le fait que, à la sortie du boîtier en octobre il n’y avait que le kit avec le 24-70 et la bague d’adaptation et ce, pour un prix intéressant. Je ne regrette pas ce choix, je pense personnellement que faire le choix des optiques Z est plus judicieux avec le temps. Je viens de me procurer le 14-30mm Z. C’est un autre débat mais pour le coup je me suis débarrassé de mon 14-24mm et je ne le regrette pas. Je n’ai jamais obtenu un tel piqué qu’avec mon Z7, et je viens du D4s. C’est un long débat, il y a du pour et du contre sur les forums, je parlerai d’évolution logique. J’espère avoir répondu à ta question .

        • Merci pour vos réponses. C’est bien dans la ligne de ce que je pense. D’autant que le tarif du 24-70 f2.8 monture Z est assez dissuasif, perte de l’avantage sur le poids et l’encombrement. Reste l’aspect un peu psy de passer d’une optique f2,8 à une optique f4.
          Sur un autre plan, venant du D4S vous n’avez plus le même prise en mains ni tout à fait la même ergonomie. Cela vous a-t-il gêné? tout au moins si vous avez de « grandes mains »? Une remarque aussi avec l’autonomie de la batterie ?

          • Bonjour,
            Il est vrai que le D4s est une grosse bête face au Z7, j’ai personnellement des petites mains, et donc cela ne m’a pas dérangé. Côté batterie, je suis assez surpris de l’autonomie, j’ai fait un shooting toute une journée, et j’ai seulement du changer de batterie en fin de journée après 800 photos… Le seul bémol pour moi est la proximité du capteur, il y a pas mal de poussières qui pénètre dans le boitier, comme je fait pas mal de pose longue, il faut être très vigilant avec celui-ci.
            Je suis convaincu par ce Z7 et je ne retournerai plus vers le réflex. Bonne journée.

      • Le poids, l’encombrement … et les performances supérieures du modèle Z sur une monture Z.

  11. Bonjour , concernant les zoom Dx, vous dites qu’il n’en existe pas en ouverture constante, je pense que vous avez oublié le très bon AFS-DX 17-55mm f 2.8
    Cordialement .
    Philippe

  12. Le 24-70 2.8 s line est disponible depuis 2 semaines