Où va le monde de la photo en 2021 ?

Le monde de la photo change très vite depuis quelques années, et la crise actuelle amplifie le phénomène. Plus profonde qu’elle n’y paraît, cette transformation touche Nikon comme les autres marques. Où va le monde de la photo en 2021 ? Je partage mon avis et vous invite à laisser le vôtre en commentaire.

Où va le monde de la photo  ?

Où va le monde la photo : l’électronique

L’électronique a pris le pas sur la mécanique dans les hybrides, transformant les appareils photo en appareils d’électronique grand public vendus à la façon d’un marché d’électronique grand public.

Cela induit de nouveaux comportements de la part des constructeurs, comme les mises à jour firmware régulières, la photographie computationnelle ou des mises à niveau plus fréquente des gammes. Produire un nouveau modèle d’appareil électronique avec quelques évolutions tout aussi électroniques est en effet moins couteux que produire un nouvel appareil reposant sur une majorité de composants mécaniques spécifiques.

De nouveaux entrants investissent un secteur autrefois réservé aux marques photo historiques. Les électroniciens prennent petit à petit le pouvoir. Sony et Panasonic sont précurseurs, les fabricants de smartphones aussi.

Les marques traditionnelles doivent s’adapter pour relever ce défi.

Où va le monde la photo : l’informatique

L’ordinateur est au centre du labo numérique qui a pris la place du labo argentique. L’ordinateur s’impose tout au long de la chaîne de production de l’image, depuis les appareils mobiles avec des applications dédiées jusqu’aux ordinateurs de post-traitement. Cela  nécessite des coûts non négligeables (matériel, logiciels, licences, abonnements) et des savoirs que tout le monde n’a pas.

Cela provoque aussi de la frustration chez beaucoup d’amateurs dont les machines comme les compétences ne sont pas au niveau. Se pose en outre le problème de la gestion des fichiers que peu d’utilisateurs maîtrisent.

Les photographes doivent s’adapter pour suivre un mouvement qui ne s’arrêtera plus.

Où va le monde de la photo : la facilité

Les reflex et hybrides sont devenus des boîtiers très évolués, avec des centaines d’options qui les rendent complexes à utiliser.

Les nouveaux entrants, comme le smartphone, proposent une expérience bien plus simple, tout en un, de la prise de vue à la sauvegarde.

Cette facilité apparente prendra-t-elle le pas sur nos pratiques historiques ?

La  perte du bon sens

Certains photographes, débutants et amateurs, pensent qu’il faut toujours investir dans le dernier modèle, le meilleur objectif, les accessoires les plus récents. « Si une photo n’est pas assez bonne, c’est que l’appareil photo n’est pas assez performant » serait la nouvelle donne.

Le matériel photo devient un marqueur social au même titre que le smartphone. Posséder la dernière version d’un hybride ou d’un reflex, même sans le maîtriser, est valorisant.

Ce ne sont plus les repères historiques de la photo. L’image finale n’est plus la préoccupation première de ces utilisateurs-là.

Ce n’est pas nouveau mais le phénomène s’amplifie.

Le plaisir

Nombreux sont les photographes à penser que l’on perd trop souvent le plaisir de photographier au détriment de la technique, de la qualité d’image, des évolutions soi-disant nécessaires.

D’où le regain d’intérêt pour les optiques à la marge ou l’argentique, ces niches consolident leur position ces derniers mois.

Que va-t-il se passer en 2021 ?

Le marché de la photo se restructure, quelques consolidations ont lieu (Olympus et JIP par exemple), des alliances se renforcent (comme la L-Mount alliance). Au sein de ces mouvements, certains en sortiront gagnants quand d’autres disparaîtront.

Les marques photo historiques vont continuer à se restructurer pour relever ces nouveaux challenges, avec des ressources réduites dans un marché incertain. 2021 devrait être au mieux une année de relance. Les constructeurs dont les activités sont diversifiées vont tirer profit des secteurs plus solides (Canon avec les services, Nikon avec le médical et l’industrie par exemple) quand les autres vont souffrir ou finir de s’effondrer.

Dans ce marasme socio-économique, nous vivons pourtant une belle époque car le marché de la photo n’a jamais été aussi diversifié :

  • trois gammes d’appareils photo cohabitent, reflex, hybride et moyen-format,
  • les gammes d’objectifs se spécialisent, polyvalentes chez les indépendants ou hauts de gamme chez les constructeurs historiques,
  • les éditeurs de logiciels n’en finissent plus de moderniser leurs offres pour vous simplifier le post-traitement,
  • les smartphones et leurs applications photo dédiées simplifient le partage et la consommation des images,
  • le développement de réseaux informatiques à haut débit vient en support, autorisant l’usage du Cloud, le téléchargement rapide de logiciels et firmwares, les usages mobiles.

Reste une inconnue : le photographe. Vous. Vos usages. Vos envies.

Je vous invite à réagir, comment pensez-vous vous positionner en 2021 ? Quelles sont vos envies ? Vos aspirations ?

Télécharger cet article en PDF

Télécharger l'article en PDF

Vous recevrez par mail des conseils photo, des sujets inédits, des offres réservées aux abonnés et des réductions sur mes formations. Vous pourrez aussi échanger avec moi directement.

Partager cet article sur les réseaux sociaux

SHARE TWEET PIN
comment utiliser le catalogue Lightroom - tutoriels vidéos

About the Author

Jean-Christophe Dichant
J'ai créé Nikon Passion en 2004 pour partager ma passion. REJOIGNEZ MA LISTE DE CONTACTS PERSOS et recevez des conseils pratiques et motivants.

Merci de remplir les champs ci-dessous pour laisser un commentaire.

Votre commentaire

Votre adresse email ne sera pas publique.


*


53 Commentaires sur "Où va le monde de la photo en 2021 ?"

  1. Bonjour,
    Non la photo de demain ne changera pas : elle restera à montrer le monde tel le photographe l’a vue ; pas forcément comme elle est est, comme JE la vois , comme TU la vois.
    Le reste est une affaire de moyens, que ce soit avec une boite percée d’un trou et un bout de film, par plan contact ou un mirorless, ou un reflex pour laisser un résultat travaillé et pensé un minimum.
    Pourquoi pas un smartphone ? Parce que même avec 10M pixels, la plupart des gens PRENNENT des photos (sans des fois savoir ce que c’est, comme je lisais d’un reporter photo) pour des résultats…à fuir en majorité ; ça semble beau sur un écran de 3″ mais seule une infime partie est exploitable, malgré les efforts LR mobile…
    L’IA ? Avoir Luminar IA pour rajouter la lune en arrière plan,comme ça semble être « l’exemple », il faut de « l’intelligence » pour faire ça entre autres ? Et payer plus cher 2 licences alors que la plupart des logiciels photos le permettent…
    Non l’électronique des boitiers évolue et c’est tant mieux, je ne compare pas mon 5DIV à mon 5DII ni à mon 50D, ni mon 24-105 II à son prédécesseur (Zut c’est vrai que je suis chez Nikon ici, mais ça doit être pareil…). Et idem pour le logiciels, j’ai LR depuis le V5 et DXO depuis la V2 !
    Alors le couple matériel/logiciel a encore de belles évolutions et ce n’est pas l’IA qui va préparer vos sorties, en fonction du temps, du soleil, du moment et…Du hasard ! (Enfin j’espère…). Ni introduire au final cette petite retouche personnelle qui fait ma photo à moi !
    Au final la photo de demain ça sera toujours pour ceux qui le veulent vraiment, une aventure à se documenter, essayer, préparer, composer, déclencher, traiter et sortir un résultat…
    Quelle aventure !

  2. Bonjour,
    Assurément la photographie de demain ne ressemblera pas à ce que nous avons connu.
    Aujourd’hui, le marché s’écroule après avoir connu ses meilleures heures jusqu’en 2010.
    Pas plus tard qu’hier, on apprenait la disparition de la Photokina, vénérable institution de 70 ans, en raison des difficultés économiques des industries du secteur.
    La division photo d’Olympus est revendue à JIP pour cause de sa rentabilité insuffisante.
    Nikon en pleine tourmente financière peine à commercialiser ses mirrorless.
    De plus, jusque là assise sur ses activités industrielles annexes et protégée par l’ombrelle d’un grand groupe, la marque est maintenant abandonnée par son principal client, Intel, qui vient de lui retirer la sous-traitance historique de ses machines de fabrication de puces.
    Cependant ni Canon, ni Panasonic ne sont épargnés par les conséquences de la contraction du marché et de ses retombées économiques. Ainsi, Canon, malgré sa diversification, déploie une stratégie brouillonne qui atteste de sa fébrilité. Panasonic lutte pour garder son avance dans la vidéo mais ses choix technologiques en matière d’autofocus lui permettront-ils de la conserver longtemps ?
    Et Sony qui s’en tire bien pour l’instant grâce à son activité de fabricant de capteurs et à son avance sur les mirrorless, souffre pourtant de handicaps qui ressurgiront bientôt.

    Toutes ces turbulences sont aussi la contrepartie de la vulgarisation d’outils performants qui permettent aux entreprises de confier les tâches de prises de vues à des opérateurs sans qualification. Les décideurs ne considèrent plus la photographie comme un savoir faire.
    De plus la vulgarisation de la photo au smartphone prive les fabricants traditionnels de leur lucrative clientèle amateur. Même certains professionnels travaillent aujourd’hui au smarpthone notamment pour la vidéo. Pour preuve, Profoto vient de commercialiser le magnifique A10 qui vise entre autres cette cible d’utilisateurs grâce à l’appairage bluetooth. On pourrait ajouter à celà des facteurs culturels qui ont conduit à la disparition de la photo sociale.

    Mais l’avenir se dessine avec un tout nouveau visage.
    Nikon qui déploie sa magnifique gamme mirrorless au pas de charge et cible ostensiblement les professionnels et les amateurs avertis, prévoit un retour des bénéfices pour 2021.
    Elle annonce également qu’elle va proposer ses SDK pour l’industrie comme le fait déjà Canon. Ces fonctionnalités répondent aux besoins des équipement utilisés pour le commerce en ligne.
    Nul doute que la crise passée, l’image connaitra un nouvel essor sur bases financières assainies et ce grâce à l’intelligence artificielle qui envahit autant nos appareils que les logiciels de post production.
    Il appartiendra aux photographes professionnels de mettre en œuvre cette nouvelle offre technologique pour proposer des services toujours plus créatifs, plus innovants et plus productifs car les besoins en matière d’image ne cesseront de croître.
    Quant à l’amateur, ses images seront de plus en plus belles avec un taux de réussite amélioré.

    Soyons optimistes car après la pluie vient le beau temps.

  3. La Photo 2021 ? Elle sera la plus simple et légère possible. J’ai un petit GX9 de chez Lumix et un objectif 12 / 32, je crois. Avec ça, je shoote lors de me ballades, mes voyages, mes déplacements divers. Bien sûr, si besoin, le Nikon D750 et ses objectifs à focales fixes m’accompagnent mais uniquement pour des usages plus exclusifs tels que les photos de Sport et celle des portraits de famille. Important, la famille. Le tout traité avec le DXO Lab3 et on est content.

  4. Jean Pierre CRESPEL | 29 novembre 2020 à 18 h 52 min | Répondre

    Je vous remercie pour tous les conseils que vous donnez au plan technique et commercial .
    Je suis Nikon et pense le rester .
    J’adhère à un club de Cagnes sur mer qui a obtenu la coupe de France de la Fédé en 2019 et j’y apprend beaucoup . Continuez en 2021 . Que du bon sens . JP

  5. Bonjour Jean Christophe, Nous avons cotoyé le même monde, celui de l’informatique, et en sommes sortis vous par la photo et moi avec la retraite. L’expérience que j’en ai tiré et même si la situation s’est fortement amélioré car les produits sont de plus en plus intuitif c’est qu’il faut faire un effort pour apprendre a se servir des produits et ensuite mettre en place une chaine de production sans faille. Ce n’est pas encore tout a fait possible pour le premier venu et la ce n’est pas qu’une question d’argent. Je crois que nous allons continuer a voir évoluer deux mondes le premier et il est de loin majoritaire c’est celui de la photo presse bouton qui la balance dès que produite a travers le monde et finira par saturer les data center. C’est peut être d’ailleurs une bonne chose. le second le vrai amateur de photos professionnel ou non qui lui est prêt a sacrifier temps et argent pour arriver a ses fins. Les nouveaux produits facilite la pratique y compris pour l’impression sujet souvent un peu négligé mais combien important car je le pense toujours rien ne vaut une magnifique photo imprimé en grand format. Ces deux mondes continueront a coexister voir a s’ignorer. Je formule juste l’espoir que les seconds parce qu’ils sont minoritaires n’intéressent plus les fabricants et que le raz de marée des fournisseurs de smartphones avec AI remplacent les fabricants historiques qui ont peut être un peu tardé a moderniser l’architecture matériel et logiciel de leur produit. Pour la petite histoire j’ai travaillé chez Alcatel et il y a 20 ans lorsque je disais a mes patrons lorsque vous aurez rajoutés les fonctionnalités de mon assistant personnel HP (a l’époque) a mon téléphone portable vous pourriez faire une produit extraordinaire; on me répondait pourquoi s’embêter a développer une usine a gaz lorsqu’on a le meilleur téléphone du monde. On voit ce qu’ils sont devenus. Cordialement

  6. Bonjour J-C.
    Grand sujet que l’avenir de l’industrie photo.
    Les constructeurs à ce jour ne survivent que s’ils produisent des nouveautés et avec de la qualité à plus ou moins court terme.
    Le monde de la photo avec ses nouvelles technologies évolue bien trop vite pour les utilisateurs lambda.
    Il faut vendre, vendre pour garder des tarifs compétitifs pour vivre. Encore que !
    Le moyen actuel le plus attractif est par les réseaux sociaux et autres blogs de toutes sortes, avec les ‘’influenceurs ‘’ = vendeurs = VRP de la marque ou en détaché. « Je n’ai pas d’a priori pour ces personnes. » J’ai été VRP…
    Le but des grandes industries est atteint quand les nouveaux acheteurs arrivent à consommer sans comprendre leurs frénésies boulimiques d’être satisfaits qu’avec le matériel dernier criii.

    Principalement les jeunes ou moins jeunes venant à la photo sont friands de nouveautés.
    Ils sont nés avec et très « «influençables» donc CQFD
    Où est la volonté personnelle dans cela ?, j’achète ou je n’achète pas !
    Est ce je ferai de meilleures images avec !
    Qu’est ce que cela m’apportera de plus par rapport à mon ancien matériel !!!
    Où cela va t’il me compliquer un peu plus mon apprentissage photographique.

    Mais revenons à l’essentiel, la facilité de faire une image est plus un besoin de parader avec le dernier appareil, et que l’on est dans la même mouvance en s’identifiant à nos congénères.
    C’est décevant !
    Plutôt que d’essayer faire mieux qu’eux … en termes de qualité.
    Cela n’apportera rien au développement de leur créativité bien sûr.
    Ils seront toujours soumis aux instances dominantes, de la surconsommation.
    Sauf si le bon raisonnement leur vient.

    Les faiseurs d’images par smartphone et d’autres dérivés, ne sont pas l’avenir des fabricants de reflex et autres, ils s’en inspireront tout au plus…cela étant dits ils n’ont pas non plus le même but.

    En finalité le photographe amateur, ou pro restera un consommateur averti car seul celui-là sait que le fruit de leurs images vient uniquement de ‘’ses intentions’’ Photographiques pour transmettre l’émotion dû à leurs prises de vues.

    L’avenir de la photo je pense restera aux seuls photographes qui auront en eux cet esprit de ‘’vision’’ photographique, et bien sûr le budget qui va avec.
    En espérant que les grandes ou petites marques auront saisi là où sont leurs intérêts.

    RaF

  7. merci pour votre approche et votre ouverture d’esprit personnellement je reste fidèle à nikon et au D7200et D700 sachant qu’ un appareil photo est fait pour faire des photos je n’utilise pas la vidéo mais j’ ai un camescope l’électronique devient à mon avis un peu trop envahissante et les photos perdent leur qualité qu’elles avaient avec l’argentique : elles sont plus détaillées mais elles ont un caractère chirurgicale , on ne parle que de pixels , la photo argentique était plus romantique , avait plus de charme….

  8. Maurice Léon De Potter | 29 novembre 2020 à 16 h 14 min | Répondre

    En effet, nous vivons une très belle époque technologique.
    Pour 2021, j’ai commandé un Nikon Z 7 II qui doit remplacer mon Nikon D 800 est ses deux merveilleuses optiques fixes 35 et 85 mm 1.4.
    J’espère que la gamme des objectifs natifs pour cette série s’étoffera rapidement.
    Je souhaite que les optiques Zeiss, Milvus et Otus finissent pas être nanties d’un autofocus . Mais, même avec mise au point manuelle, je suis tenté par une focale fixe de 50 mm. Pour l’instant ce n’est qu’un rêve mais ….
    En particulier je ne vois pas ce qui justifie la différence de prix entre les deux 50 mm
    natifs pour la série Z.
    Mais je suppose qu’un article analytique et comparatif de ces deux objectifs viendra rapidement faire le point dans la lettre hebdomadaire.
    Je fais de la photo depuis longtemps.
    J’ai eu un box Kodak à une vitesse, un Rétina, un Pentax et plusieurs Nikon D …
    J’ai connu le labo argentique.
    Les lampes rouges ou jaunes orthochromatiques.
    Les cuvettes de développement en émail à bordure bleue dans lesquelles on voyait apparaître, très lentement l’image trouble dans le liquide révélateur.
    Magique !!!

    Les papiers Gevaert, Ilford et autres dans toutes les gradations.
    Les films Kodak Tri X Pan.
    L’hydroquinone, l’acide acétique et l’hyposulfite de sodium.
    Le tank de développement des films 24×36 avec thermomètre.
    Les glaceuses plates ou rotatives.
    Maintenant le numérique, une autre galaxie pleine de promesses.
    J’aime la lumière des tableaux de Vermeer: c’est superbe.
    J’aime les suites pour violoncelle de Bach: c’est fascinant.
    J’aime la photo : c’est magique !!!

  9. Le monde de la photo va continuer de s’articuler entre ceux qui s’intéressent au processus et ceux qui veulent un résultat. Les premiers, amateurs ou professionnels, font de la photo pour le plaisir d’élaborer une création, comme ils feraient de la peinture à l’huile ou une bonne recette de cuisine. Les seconds veulent une belle photo à partager instantanément. Les premiers prennent leur temps, s’attachent à garder un équipement et des logiciels qu’ils connaissent parfaitement. Les seconds seront enthousiastes des performances accrues que les logiciels et de plus en plus l’intelligence artificielle leur permettent pour réaliser automatiquement la photo qui leur plait et de la partager sur les réseaux sociaux dont les “like” viendront alimenter leur AI. Le premier marché devient une niche, le second sera maîtrisé par les GAFA, gestionnaire des bases de données nécessaires. Les conseils photo, tels que Nikon Passion devront à la fois répondre aux attentes artisanales des premiers et aux demandes de comparaisons logiciels des seconds.

  10. J’entrevois un avenir en demi-teinte.
    Les reflex et hybrides subsisteront, mais probablement pas tous.

    Je vois beaucoup de jeunes et moins jeunes qui se contentent du smartphone ou de la tablette : bienvenue au tout-en-un ! C’est « facile », pas encombrant et globalement moins cher. Il est vrai qu’un reflex ou un hybride prend de la place et est plus lourd. Mais les petits capteurs des smartphones resteront petits et limités.

    On voit beaucoup de personnes avec un boîtier reflex, mais ils l’utilisent qu’occasionnellement, ils ne le maîtrisent pas car trop complexe : ils finissent par abandonner le boîtier.
    C’est vrai que les boîtiers d’aujourd’hui sont très puissants, mais plus compliqués à l’usage.
    En guise de comparaison, il y a plus de chance de terminer les épreuves du Rallye de Monte Carlo sans sortie de route au volant d’une 2 CV qu’au volant d’une Porsche 911. On conduit une 2 CV, on pilote une Porsche !
    Vous l’aurez compris, la Porsche, c’est le reflex qui est très performant.
    Un reflex, ça se pratique, il faut l’utiliser régulièrement pour retenir les modes opératoires etc. C’est là que le bât blesse : beaucoup on acheté un reflex à cause de la visée directe, mais il n’ont qu’une optique et sélectionnent le mode « P » qui est juste bon pour les photos de vacances.

    Les reflex et les hybrides subsisteront :
    – Pour la qualité et les performances des capteurs
    – Pour la qualité optique et la variété d’objectifs
    – Pour la polyvalence
    – Si une formation de base est prévue et/ou proposée pour les néophytes

    Il existe des formations, mais il faut encourager à les suivre : c’est au niveau de la vente des boîtiers que ce travail devrait se faire.

    Pour ma part, je fais des photos avec :
    – un Canon A1 (un argentique des années 70-80 que je ne l’utilise plus depuis quelques temps)
    – mon smartphone (le moins possible, car qualité pas idéale, mais ça dépanne)
    – un compact Sony HX90V (pratique et idéal pour des photos de chantier)
    – un Lumix FZ300 : je le sors quand je crains d’abîmer le reflex, mais petit capteur et bridge limité même si large plage focale
    – un D5300 avec 5 objectifs Sigma (FX et DX) : ma préférence
    – je réfléchi à l’achat d’un 2ème : D780, D500, Z5 ou Z6II ?

  11. Où va le monde de la photo en 2021 ?
    –> Il va vers 2022 (et je ne pense pas qu’il s’arrête la 😉)

    Je vais juste donner mon avis personnel sur les différents items de l’articles :

    -Electronique :
    L’électronique a vraiment pris le pas sur la mécanique dans beaucoup de domaine technique et plus particulièrement en photo depuis une vingtaine d’année (les premiers appareil digitaux grand public). Cela ne date pas des hybrides. Et cela vas certainement continuer à évoluer.
    Dire que cela coute moins chère de faire de la mécanique que de l’électronique …je ne suis pas bien sûr de comprendre le sujet. Pour moi, l’électronique fait des choses que la mécanique (et le film) est totalement incapable de faire (essayer de faire de la photo à main levée en pleine nuit avec un appareil argentique par exemple)
    Informatique :
    Depuis l’avènement des appareils digitaux, ce que vous appeler un appareil photo est en fait un ordinateur spécialisé dans la prise de vue. Il contient un microprocesseur de traitement, de la mémoire vive, un capteur d’entrée, de la mémoire non volatile (cartes), un programme plus un écran. Exactement comme votre PC ou votre smartphone.
    Le traitement des fichiers sur PC permet de tout faire à domicile. Sans envoyer une pellicule, attendre le traitement du labo, maugréer par ce que le traitement ne correspond pas à nos attentes, etc …. A moins d’avoir un labo argentique chez soi et les connaissances pour l’utiliser.
    Les photographes peuvent gérer COMPLETEMENT tout le processus photo : Prise de vue, développement et impression. (Aller voir la chaine (en anglais) de Matt Irwin sur YouTube, c’est un photographe d’art professionnel qui maitrise tout son process et en plus il aime bien Nikon 😁)

    -La facilité.
    Il est clair que les modes photos des smartphones sont beaucoup plus simple à utiliser que ceux de nos appareil photos. Si les constructeurs de boitiers veulent que le grand public revienne vers eux, ils vont falloir se bouger le c…
    J’ai un smartphone (huawei) qui me sert beaucoup professionnellement pour prendre des instantanés (l’équivalent du polaroid mais avec une qualité +++) et personnellement pour la même utilisation avec en plus des selfies ou des photos de groupes, toujours en mode « instantané ».
    Mon appareil photo (actuellement un Z6) me sert à faire des photos plaisir. Je prend le temps de me poser et j’essai 🤞 de réaliser l’image que j’ai dans la tête ou de capturer l’instant qui moi me semble pertinent à ce moment la .Si j’ai pas de plaisir , aucun intérêt , c’est un de mes loisirs , pas mon boulot !

    -La perte du bon sens.
    « Ce n’est pas nouveau »
    –>Là je suis complétement d’accord
    « Mais le phénomène s’amplifie »
    –> Là je n’ai pas cette impression, d’autant plus que la sortie des appareils sans miroir a permis l’émergence d’une nouvelle génération de boitier et d’objectifs plus onéreux. Donc, pour moins ceux qui ont ce genre de comportement on les moyens de l’assumer et d’acheter ce qui vas avec (la montre, la voiture, etc. …)
    –>Le plaisir
    Si votre outil (appareil photos) vous semble trop compliqué, deux solutions :
    1 / changer pour une technique qui vous correspond mieux (argentique , smartphone , polaroid , etc..)
    2 / Pratiquer ………là-dessus, ça ne change pas tellement de d’habitude (depuis l’arrivé des modes de priorité dans les reflex argentique je dirais ?)

    Que va-t-il se passer en 2021
    Je suis plutôt d’accord avec le contenue.
    J’ajouterai que l’on a plutôt 4 gammes d’appareil photo : les smartphones sont et resteront présent et je suis TRES curieux de voir ce que les nouvelles générations de photographes en feront dans le futur .

    Mes envies : continuer à faire des photos plaisirs avec mon appareil dédié et prendre des instantanées avec mon smartphone.
    Vive la photo et portez-vous bien (désolé j’ai jamais su faire court)

    Gil (Hobby-Photo grapheur de 52 ans 😊)

  12. J’ai presque envie de dire qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse !
    Ancient Nikoniste de toujours, l’important à mes yeux, c’est justement de les utiliser (les yeux) pour regarder et voir notre monde. Du plus petit au plus grand sujet, si la personne fait une photo et réussi à faire passer une émotion, l’affaire est gagnée ! Qu’importe si la prise de vue à été effectuée avec un super boîtier ou un smartphone. Je parle ici de prise de vue spontanée.
    Le photographe amateur ou Pro a une démarche lors de ses sorties Shooting. Il va choisir le matériel qu’il emporte en fonction de ses objectifs du jour…Paysage, macro, portrait, etc…
    Ensuite lors de la prise de vue, nous allons faire appel à nos connaissances pour essayer de réaliser le cliché qui nous tient à cœur.
    Je suis un bonhomme de 67 ans. J’ai appris la photo avec mon père qui a su me passer ses propres connaissances. La lumière, la vitesse d’obturation, la sensibilité des films, le choix du papier en fonction des sujets, et tout pleins de petits trucs. Tout cela était empirique, sans vocabulaire et autres abréviations techniques incompréhensible pour les non-initiés.
    La technologie actuelle nous apporte naturellement des avantages énormes comme par exemple l’autofocus. Le danger en revanche c’est de se faire piéger par les programmes des boîter qui définissent quel est la meilleure solution à utiliser lors de la prise de vue. Je me suis aussi fait prendre par facilité. Bien entendu la plupart des clichés étaient technique ment correct. Mais ce n’était que rarement ce que je cherchais.
    Oui à l’électronique, mais de grâce, trouvez-vous un vieux boîtier quelques peloches noir-blanc et couleur. Faites quelques shootings sans aucune aide électronique, passez en chambre noire développer vos tirages noir-blanc et faites-en quelques tirages.
    Vous verrez, c’est un vrai bonheur, et surtout vous maitriserez votre boîtier et c’est non pas votre boîtier qui vous dominera ! L’électronique (boîtier, ordi, logiciels) deviendra un vrai outil au service de votre créativité, mais il faudra avant tout prendre le temps de déchiffrer les modes d’emploi et les menus pléthorique de tous ces outils à notre disposition.
    Je terminerai sur le matériel que nous utilisons. Beaucoup d’entre-nous sont super équipé. Mais rappelons-nous que si nous shootons des oiseaux avec notre super boîtier et notre 600mm avec doubleur de focale. Celui qui vient avec un boîtier tout pourri et un bête 50mm fera peut-être un meilleur cliché simplement parce qu’il aura su mettre en avant la lumière, l’environnement ou autre de l’endroit ou nous n’avons vu qu’un oiseau avec de belles plumes ; sans tenir compte justement du cadre de vie de cet oiseau. Notre photo sera techniquement correct, mais celle de l’autre photographe aura une âme…et cela ce n’est pas l’électronique qui y changera quelque chose !!!

    • bonjour
      j’ai utilisé Luminar après Aperture logiciel d’apple. C’est un très bon logiciel qui met l’accent sur l’AI et donc sur la possibilité d’améliorer ses photos en faisant confiance au logiciel, ce qui ne plait pas toujours à certains photographes. La fonction Catalogue est un peu faible et un instable sur Luminar 4. Pensez à sauvegarder régulièrement vos photos après modifications

    • Oui, l’âme. Je me souviens d’une amie qui avait un petit compact avec un défaut, il y avait à chaque fois des taches de flou mais elle arrivait à en tirer partie et ses photos avaient toujours le truc qui sortait de l’ordinaire et c’était génial. La technique c’est bien mais quand le cliché communique un sentiment, une atmosphère, une sensation, c’est une autre dimension.

  13. Bonjour à tous,
    En tant qu’amateur, ou plutôt éternelle débutante, je n’ai pas l’argent pour acheter du matériel de rêve. Le plaisir de déclencher et prendre une photo reste pourtant le même avec n’importe quel matériel (smartphone, reflex, bridge, compact), les frustrations aussi, quand je ne peux pas prendre un animal en photo car pas le matériel qui zoome assez.
    J’ai souvent le sentiment que les marques changent très vite leurs modèles fantastiques (appareils, logiciels et ordinateurs ou tablettes), c’est énervant et ça laisse un sentiment de frustration, de ne pas pouvoir suivre, d’être dépassé, et alors ? Comment faisait-on avant sans tout ça ? Ça laisse aussi un sentiment de vouloir nous gaver de force avec tout, et ceci n’est pas que dans le domaine de la photo, ce sentiment est partout. Mais je ne suis pas un canard. Donc je continue à essayer de ne pas trop craquer devant toutes les nouveautés.
    Cette course technologique c’est bien certes, mais on vivait et on savait faire aussi sans. Cette course c’est la même chose que l’adiction au sucre ou à la cigarette, on veut toujours plus et toujours mieux et au final quand on a le nouveau jouet ou le nouveau gadget, donc le nouveau jouet ou la sucrerie de plus, on est heureux mais ça ne dure que le temps qu’arrive sur le marché un nouveau gadget ou un nouveau paquet de confiserie sur la table.
    C’est difficile de résister, très difficile, j’avoue hier, j’ai craqué aussi, je vous ai posé, Jean Christophe une question sur Instagram, je n’ai pas attendu la réponse, j’ai pré-commandé Luminar AI, j’ai hâte de faire joujou avec.
    Pour en revenir à cette course à l’armement, non cette course au matériel, c’est certainement très intéressant pour les professionnels, mais aussi très frustrant et surtout stressant car il faut sans cesse s’adapter avec le sentiment d’être toujours dans la course. C’est aussi toujours cher.
    Avant on changeait l’outil lorsqu’il était usé ou cassé, pas parce qu’il n’était plus à la mode.
    Le vrai artiste a-t-il besoin de s’obstiner à rester dans cette course ou se contenter de créer avec le matériel qu’il a à sa disposition ? Un peu comme le peintre ?
    Je ne peux répondre, je ne suis ni l’un ni l’autre, juste un amateur qui essaye de regarder tout cela avec du recul.
    Comme à chaque balade que je fais quand je peux, et aujourd’hui le temps est glacial, j’aurai avec moi, la petite boîte noire, qui gardera toujours son côté magique pour rendre des instants de bonheur éternels, même lors d’une promenade quotidienne.
    Je me suis surpassée, j’ai pour habitude d’écrire 5 lignes maximum.
    Bon dimanche à tous.
    Amk639

  14. Il est indéniable que nous sommes entrés dans la culture irraisonnée du « matos » au détriment de l’image qui est pourtant omniprésente. Sur un forum généraliste un des participants nous étalait sa science du flash et ne parlait qu’en termes de joules. Car c’est bien là le problème, une désensibilisation du public à l’image, aux messages, à l’esthétique, aux effets, à la recherche, à l’évènement… De ce point de vue, la photo est mal barrée et d’une certaine façon le « matos » également. En cause l’invasion des ordiphones, la mode des selfies et couillonnades analogues. De même la sempiternelle quête à l’innovation met à mal les trésoreries (pas la mienne car je ne cède pas à la mode, faute de moyens ) sans aucun rapport avec les images. Mais du côté des collimateurs c’est mieux. Mieux en quoi, on ne sait plus trop dans la mesure où l’obsolescence frise le comique. Dans un fil, un amateur évoquait son D90 – prix Tipa 2009 – et combien lui sont tombés dessus même gentiment ( car ici on est gentil en général) pour dénoncer cette anachronisme d’utiliser encore un D90.
    A force, les amateurs vont se détourner de la photo et les potentiels nouveaux passeront leur chemin. J’ai quelques amis qui ont acheté un appareil photo et qui devant la complexité des réglages et de l’interface avec l’ordinateur ne s’en servent plus.

  15. Bonjour,
    Effectivement OÙ sera la photo dans un avenir proche ?
    Il est certain que l’évolution des Smartphones est très importante.
    De même que les petits objectifs qui s’y rapportent. (sorte de loupe).
    – J’ai essayé sur mon vieux « Samsung S7 », j’avoue que c’est surprenant !
    Certes je lorgne sur le D780 ou bien le Z6ll…
    Je pense que ce sera un de mes derniers investissement.
    Ensuite pour l’avenir mon regard se portera sur les objectifs.(ouverture).
    Les APN Hybrides ont le vent en poupe, mais pour le photographe lambda c’est encore onéreux. Il me semble.
    Heureusement il y aura toujours des pationnés pour la photo, un hobby, un moyen d’évasion, un moyen de saisir l’instant.
    Avec des moyens évoluant au gré des progrès techniques, l’évolution de ce « sport » va perdurer inexorablement c’est évident !!
    Bonne journée et merci pour votre action.
    cordialement.
    Jean-Marie POTIER.

  16. Ah le fameux syndrome du « c’était mieux avant ! » Je crois que tu as listé ces différents points pour piéger tes lecteurs atteints de ce préjugé.
    L’électronique
    Oui, clairement c’est au cœur des appareils actuels et il est facile pour les constructeurs de produire de nouveaux modèles avec juste une modification peu coûteuse de la partie électronique.
    Il est vrai que le cycle de renouvellement de tous les produits manufacturés tend à être de plus en plus court, mais comme j’entends ça depuis plus de 50 ans, je me dis que ce phénomène n’est peut-être pas aussi fort qu’on l’imagine.
    Pour les appareils photos, il me semble que le rythme des nouveautés et la profusion des marques étaient plus forts dans les années 60-80, et quand on visite un musée de la photo on est étourdi par la quantité de nouveaux appareils que Kodak et les autres marques pouvaient sortir presque chaque année il y a cent ans, avant le début de la guerre de 14.
    Je crois qu’en fait il y a eu un ralentissement des nouveautés dans les années 90 quand le grand public s’est détourné des reflex et que ce marché s’est fortement réduit, d’où la fausse impression que les gens de ta génération peuvent avoir.
    L’informatique
    Aujourd’hui l’amateur passionné doit être informaticien, alors qu’au siècle passé il devait être chimiste. Développer et tirer correctement un film noir et blanc demandait beaucoup de temps et beaucoup de rigueur, quant à la couleur avec le procédé cibachrome, ceux qui l’ont pratiqué en font encore des cauchemars !
    Clairement les amateurs ont beaucoup gagné en passant de la chimie à l’informatique, mais dans les deux cas cela demande de longs apprentissages et beaucoup de pratique.
    La facilité
    On reprochait déjà cela à Nicéphore Niepce.
    C’était le slogan de Kodak en 1900.
    J’étais méprisé par les anciens du Photo-club en 1968 parce que j’utilisais un appareil à cellule photométrique intégré.
    Même mépris des vieux schnocks a l’apparition de l’auto-focus.
    Pour moi clairement depuis qu’on vend des appareils photo on vente la facilité de réalisation et les vieux schnocks râlent parce qu’ils trouvent qu’en aplanissant les difficultés techniques l’acte photographique est moins valorisant tandis que les vieux réacs déclarent sentencieusement que sans contraintes il n’y a pas d’art.
    Comme si le plaisir ne pouvait s’épanouir que dans la souffrance !
    La perte du bon sens
    Personne ne s’est jamais imaginé qu’on faisait de meilleures photos avec un appareil plus récent, plus cher ou plus compliqué.
    En revanche beaucoup de photographes prennent du plaisir à manipuler un appareil plus confortable, plus cher ou plus sophistiqué, comme le font certains avec une belle montre, un beau piano, une belle guitare ou une belle voiture.
    Réduire un appareil photo à sa fonction utilitaire c’est faire preuve d’un bel aveuglement.
    Le plaisir
    Chaque photographe prend son plaisir là où il veut.
    Pour certains c’est avec des appareils anciens de collection, pour d’autres c’est avec des chambres à plaques photographiques, des sténopés, des polaroids, des télémétriques, ou d’autres systèmes auxquels je ne pense même pas.
    Pour d’autres la passion photographique ne s’exprime qu’exclusivement à travers un sujet : les voitures de course, les nymphettes (majeures) en studio, les petits oiseaux, les coléoptères, les églises, les cascades…
    Ceux-là acquièrent en quelques années le matériel et les accessoires adéquats pour la photographie de leur thème favori voire obsessionnel et se fichent complètement des sorties de nouveaux matériels.
    Que va-t-il se passer en 2021 ?
    Les choses vont continuer sur la lancée de 2019 quand la parenthèse Covid sera refermée.
    Le marché a fortement baissé en 2020 mais cela n’a fait qu’accélérer une tendance lourde déjà amorcée.
    On a atteint en 2020 un bas niveau de vente que les analystes prévoyaient plutôt pour 2022 ou 2024 sans la pandémie.
    L’an prochain il y aura peut-être un très léger rebond puis le marché continuera à se réduire les années suivantes.
    Les constructeurs d’appareils à objectifs interchangeables vont essayer d’occuper toutes les niches encore rentables sur ce marché en déclin tout en concentrant tous leurs efforts de R&D sur le seul marché des sans-miroir qui permettra à une majorité d’entre eux de survivre, mais pas tous.

    • Bonjour Bruno
      Merci pour ce magnifique commentaire auquel j’adhère à 300% !
      La photo doit rester un plaisir de faire partager des instants « figés »
      Chacun doit trouver les moyens d’y arriver… de progresser avec le matériel qu’ils peuvent se procurer (y compris en le louant) . C est d’abord l’oeil et la sensibilité qui doit compter et le matériel n’est là que pour aider à arriver à son objectif (sans jeu de mots). Ce n’est pas (que) le matériel qui fait la photo, c’est surtout le photographe et sa perception. On peut faire de très belle photo avec un smartphone, une boite à chaussures percée, etc.. peu importe, comme vous le souligner justement. Le professionnel a des besoins que l’amateur n’a pas (et ne doit pas s’imposer). A mon humble avis, deux pratiques vont donc s’intensifier dans les années futures : 1/ l’éphémère avec le partage instantané (toujours le pro : pour des évènements, reportages…, amateur pour les réseaux sociaux & cloud), la photo devient du consommable et l’appareil de prises de vues doit être un simple moyen facile à utiliser, 2/ le « durable » avec une approche artistique ( le pro et l’amateur peuvent se confondrent…), pour cette pratique tous les coups sont bons ! y compris de vieux outils (plaques etc…) Voila mon modeste éclairage (jeu de mot cette fois ci)

  17. Bonjour
    je ne suis pas très optimiste. Le marché des appareils photos réflex et hybrides va devenir un marché de niche réservé à un public averti ; les autres vont disparaitre.
    Les appareils d’aujourd’hui sont de plus en plus complexes face à des smartphones très simples en comparaison Ils sont aussi de plus en plus chers.
    L’évolution vers les hybrides ne me semblent pas convaincante : visée de moindre qualité, autonomie réduite, poids et volume similaires si on prend en compte les objectifs, gamme d’objectifs à renouveler.
    Ne dit-on pas que le meilleur appareil est celui que l’on a dans sa poche : les hybrides ont donc du souci à se faire face à des smartphones qui ont fait et continueront à faire d’énormes progrès

    • Je suis tout à fait d’accord sur  » le meilleur appareil est celui que l’on a dans sa poche  » mais pas du tout avec  » les hybrides ont donc du souci à se faire face à des smartphones qui ont fait et continueront à faire d’énormes progrès »: j’utilise depuis 4 ans un petit Olympus 4/3, et bien je l’ai presque toujours avec moi, et grâce à lui, je réalise des images que je ne ferais effectivement jamais avec un reflex… mais pas non plus avec un smartphone !

  18. Bonjour,
    Je crois qu’il faut vivre avec son temps. L’évolution des matériels et logiciels a toujours existé et c’est bien. On a su passer de l’argentique au numérique; on avait, il y a une dizaine d’années des boitiers qui ne dépassaient pas 400 ou 800 ISO sans générer un bruit excessif. Les hybrides sont désormais tous stabilisés, plus légers que les reflex et on voit instantanément ce que donnent nos réglages sans avoir à interpréter l’histogramme. On peut déclencher sans bruit (très utile en animalier)
    En réalité, cela permet de rater moins de photos et de se concentrer sur la composition.
    Même à l’époque des réflex, la maitrise de tous les réglages des boitiers a toujours été un problème pour les néophytes (les guides techniques faisaient déjà 300 pages).
    Faut-il maitriser l’intégralité des réglages d’un boîtier pour prendre de bonnes photos. Je ne le pense pas. Il faut des bases et on découvre progressivement le reste.
    Maîtriser totalement son boîtier demande du temps; c’est pourquoi il ne faut pas en changer chaque année.
    Je suis plus réservé sur l’AI qui a tendance à se substituer aux choix du photographe; Que restera-t-il du style du photographe?

  19. Ma zone d’activité photo est la Sologne. Cette activité concerne, les oiseaux, les mammifères, les demeures et les paysages.
    J’ai 72 ans et possède un D5 et un D850. Quant aux objectifs, toute la série 2.8, dont toutes les longues focales. Je possède aussi le dernier 600 f4.
    Donc l’avenir pour moi est de ne rien changer quant à mon matériel sauf accident ou usure.
    Beaucoup de photographes amateurs comme moi remplacé leur matériel sans en avoir tiré toutes les possibilités.
    Donc mon avenir de photographe consistera à connaître à fond toutes ces possibilités.
    Je fais des images, pas des photos, donc une parfaite maîtrise du matériel est incontournable.
    Je conserverais mes reflex qui sont parfaitement adaptés à mes sujets.
    La Sologne est sans limite quant aux différents sujets qui m’intéressent, je sais déjà que je n’aurais pas le temps d’en faire le tour complet.
    J’estime être privilégié, heureux photographiquement, donc je ne changerais plus rien.
    L’informatique, les moniteurs, j’ai fait l’investissement, déjà ancien, dans un matériel performant. Les logiciels, qui sont affaire d’habitudes, j’utilise les mêmes depuis plusieurs années, je fais toutes les mises à jour au fur et à mesure de leur sortie.
    Donc ce n’est pas avec un utilisateur comme moi que les constructeurs amélioreront leurs activités.

  20. Bonjour,
    Il n’y a pas de changement fondamental dans la perception des appareils photographiques ces dernières décennies. En effet, il existait déjà des appareils argentiques préréglés (ne demandant qu’une pression sur le déclencheur pour toute action à l’utilisateur) à l’époque où l’outil standard des professionnels était la chambre optique.
    Les petits capteurs des smartphones sont déjà très près de leur limite physique. En 2015, les capteurs détectaient déjà 65 % des photons. Même lorsqu’ils arriveront à 100 % de captures, il restera impossible à un photosite qui n’a pas reçu de photon d’enregistrer un signal. Donc, un très petit capteur découpés en très nombreux photosites (pour avoir de nombreux pixels) ne pourra jamais travailler correctement en haute vitesse dans des endroits peu éclairés.
    Les photographes de sport et d’animalier restent majoritairement fidèles au reflex. Pour certaines applications, des professionnels en restent à la chambre photographique (on en produit toujours).
    Les progrès de l’informatique, dont on fait si grand cas de nos jours, ne permettront pas de se libérer des lois de la physique. D’autre part, jamais l’intelligence artificielle embarquée dans un smartphone n’indiquera à son possesseur qu’il a sous les yeux un cadre où il pourra saisir une scène intéressante la seconde suivante.

  21. Bonjour,
    En lisant vos commentaires une semaine après le mien, je me pose beaucoup de questions.. Pourquoi personne ne se plaint du basculement de l’argentique au numérique ? La prise de vue, ainsi que le tirage devenait trop simple et à la portée de tout le monde. La qualité des photos allait forcément empirer..
    Pourquoi tous les commentaires réagissant à l’article remarquent leur âge ou le temps consacré à la photo? Est-il réellement important?
    Pourquoi y a t-il tellement de réponses pesimistes? Personne n’est optimiste par rapport aux possibilités donnés par les nouvelles technologies? À l’époque, la révolution du numerique nous en a donné plein..
    Je suis d’accord avec JC, l’essentiel est toujours se retouver dans ce monde qui tourne trop vite, d’accepter qu’il y a des choses qui changent, et de retrouver le plaisir de faire des photos, mais peut-être autrement..
    Alberto.

  22. Ou vas la photo en 2021
    Je fait de la photo depuis l’âge de 12ans et j’en ai 66 et la photo évolue d’une manière extraordinaire mais il reste que les prix du matos a aussi évolué et pas à son avantage. Avant on se contentait d’un boîtier et de deux ou trois objectifs maintenant beaucoup recherche des moyen pour améliorer leur technique mais hélas cela ne fera pas d’eux de meilleurs photographes au contraire se laisser mener par la technologie nous rends de plus en plus incapable de faire quelques choses de bien par nous-mêmes si on n’a pas la technologie je trouve dommage que les jeunes ne s’intéressent plus qu’à cela et non à ce qu’il voient le résultat est important mais il n’y a pas que cela qui compte le plaisir de faire la photo est plus important pour moi ce n’est que mon avis mais je suis certain de ne pas être le seul à le pensé la photo continuera mais à quel prix et avec quel objectif cela n’augure pas que le plaisir soit toujours le maître mots dans ce domaine bien à toi g. Duchêne

  23. Bonjour à tous !

    L’ article est très interessant. J’ai étudié l’argentique mais je fut dépassé et découragé par l’argentique. Le premier était l’investissement concernant la qualité prix mais dorénavant la photographie s’est améliorée. Je viens d’investir dans un boitier D850 avec un zoom et un objectif de base. Pas la peine d’investir tant que je n’aurai pas construis un portfolio solide. J’ai aussi investis dans les logiciels tel que Affinity et Luminar pour trois fois rien. C’est la première fois que je ne regrette pas mon investissement en photographie bien que l’hybride est interessant. Au début que j’utilisais mon D850, mes photos n’étaient pas terribles. Alors, j’ai réglé mon appareil en mode manuel. C’est ce que je conseille. Un vrai régale. Par contre, j’ai demandé à un vendeur de régler mon appareil pour la détection des visages avec les points autofocus. J’aurais des AIS, je ne l’aurais pas fait.

    Cordialement

    PS : j’arrive à insérer mes copyrights sur la photo avec Affinity mais avec Luminar 4

  24. Merci pour cet article que j’ai lu avec intérêt. Mais mon constat final est : c’est bien triste.
    Je suis dirigeant d’une petite agence de communication, nous aimons le travail bien fait et la qualité d’exécution. Je vois malheureusement tous les jours des « petits jeunes » (j’ai 40 ans, aussi, cette formule n’est pas péjorative mais descriptive ;-)) qui achètent des boitiers hybrides et se vendent comme pro. Il suffit de leur demander deux à trois renseignements sur les réglages de leur boitier pour se rendre compte qu’ils ne maitrisent rien.
    Je ne me qualifierai jamais de pro en photo, je suis simplement un pratiquant averti. j’ai mis des années à maîtriser des fondamentaux, à dompter la lumière, etc.
    Je rejoins le commentaire du président de club photo, avec les AI et les filtres, l’expertise est de plus en plus difficile à cerner par le « consommateur final » qui regarde et juge en 1/4 de seconde… bref, votre article est juste mais déprimant…
    Merci quand même 😉

    • Je suis plus réservé quant à cet avis.
      Si ces « petits jeunes » sont capables de livrer des photos qui répondent joliment à la demande, leur connaissance des réglages importe peu.
      Si leur livraison n’est pas pertinente, ce n’est pas peut-être pas non plus une question de réglages mais de créativité.

      • Si la qualité est générée par un mode automatique grâce à ses boîtiers hybrides hors de prix… tant mieux pour ces utilisateurs mais encore une fois, c’est triste. La technique permet de se sauver de bien des situations. La limite est là. Et bien souvent, en mode reportage pro type salon, on débusque très vite les absences de maîtrise de la lumière, du cadrage, etc.
        La créativité vs. la maîtrise …? Je ne les opposerais pas personnellement. Merci quand même pour l’article.

  25. Le passé
    Après avoir démarré la photo en argentique avec un Nikon F-501, j’ai attendu longtemps que la que la révolution numérique nous permette enfin de composer et de voir en noir et blanc l’image que l’on shoote en noir et blanc !
    Je suis tombé amoureux de mon premier petit hybride, le GM5 de Panasonic qui m’a donné envie de refaire de la photo à tel point que j’essaie d’en faire un métier…
    Je suis revenu à Nikon en achetant un D500 sur internet, pensant bêtement qu’en 2017 tous les appareils de ce niveau devaient forcément être hybrides… mais Nikon avait un peu raté le train de Sony déjà en marche. J’ai rattrapé ma bévue plus tard avec un Z6 pour le travail.
    Le futur
    La mort ou presque pour les acteurs traditionnels comme Nikon qui n’a pas vraiment su anticiper et qui continue à sortir des objectifs à 10 000€ que personne n’achètera jamais.
    Tout se passera désormais, ou presque, au niveau logiciel.
    Quand on voit l’évolution des performances des smartphones, l’appareil du futur pour moi est plat et dispose de toutes les focales fixes traditionnelles, avec un gros capteur et un cropping numérique pour les focales intermédiaires. Il permettra en plus, grâce à toutes ses focales de pouvoir corriger la profondeur de champ et le bokeh après coup.
    Et à part ça ?
    Le plaisir simple, pour toujours, de faire de la photo dans la rue avec mon petit Pana.

    • Je suis d’accord sur plusieurs points, mais pas sur le fait de dire que tout n’est plus qu’une question de logiciel.
      Il faut faire la distinction entre l’électronique, ce qui fait fonctionner un hybride, et le logiciel, qui traite l’image.
      Si l’optique, le boîtier, l’autofocus, la mesure de lumière ne savent pas générer un bon fichier, aucun logiciel n’en fera une belle photo.
      Même Apple qui excelle avec ses iPhone doit utiliser des capteurs et des modules électroniques performants.

  26. Je m’applique à mon art depuis des lunes. Suite à ma graduation du New York Institute of Photography , j’ai trempé un certain temps dans la photo dite “commerciale” pour en arriver aujourd’hui à me consacrer entièrement à la création d’ images de collection.

    L’intérêt de mes photographies réside d’abord dans le contenu sans toutefois négliger les qualités autant esthétiques que techniques du matériau exploité. Le noir et blanc exerce toujours sa fascination sur mes élans créatifs. Ses alternances et ses variations de tonalité conjurent la routine du quotidien pour faire place à une capture de la lumière dépouillée de ses artifices, en quelque sorte contemplative. Depuis quelque temps déjà, la couleur s’est présentée en émule et cohabite admirablement avec les monochromes dans des rendus passionnants.

    De nos jours, au grand dam des nostalgiques, la photographie dite argentique a cédé sa place, à toute fin pratique, au numérique. À retenir de cette état de fait que l’essentiel réside dans le résultat. À chacun d’entre nous d’en apprécier son caractère.

    Fixer dans un espace intemporel les vibrations d’un instant d’éternité, y déposer son regard, vue sur la connaissance. Voilà ma photographie.

    Henri Cartier-Bresson disait « Photographier, c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur ».

  27. Président d’une association qui fait à la fois de l’argentique et du numérique mais également de la formation je vérifie presque tous les jours la véracité des affirmations de cet article. Et à ce titre on se pose beaucoup de questions sur la pérennité d’une association d’amateurs telle que la notre. Avec l’IA et le « reste » à quoi on sert ? Car l’objectif n’est pas de former des bêtes à concours mais de donner du plaisir à photographier !

  28. Bonjour et merci pour tous vos éclairages, conseils qui sont toujours utiles.
    Je pratique l’argentique (pour le plaisir et le travail personnel) et le numérique pour la communication des images plus rapide.
    Est ce que vous avez une idée sur la volonté d’une marque (ou plusieurs) de ressortir des boîtiers argentiques ?? Nous n’avons plus que le choix de l’occasion lorsque nous voulons renouveler ou remplacer un boîtier et cela va devenir de plus en plus difficile dans le temps. Si vous avez quelque influence sur les marques, dites-leur qu’il y a une attente de la part des amateurs pour retrouver des boîtiers argentiques de qualité.
    Merci encore. JM Colombel

  29. Bonjour à tous,
    J’ai fait l’école de l’argentique, j’ai travaillé 30ans avec, mon hasselblad m’a accompagné plus de deux décennies, en 2003 le bouleversent est apparu avec l’image numérique, à ce jour je ne compte plus le nombre de boîtiers que j’ai eu entre les mains, mais cet inconvénient non négligeable passe en arrière plan compte tenu des progrès technologiques apportés , pour mémoire la sensibilité maxi d’un film couleur était de 400 isos et le grain devenait visible sur un 50×70 cm d’après un négatif 6×6 et le grain d’un 24×36 à partir d’un tirage 20×30 cm,l’informatique à facilité le tirage , en effet on a laissé nos vieux Durst et nos machines hopp ou colenta, celles ci sont arrêtées depuis bien des années, aujourd’hui le labo est plein jour, mais la créativité n’a pas changé soit on a des idées soit on en a pas, soit on est motivé, concentré sur le résultat dés la prise de vues, les logiciels ne sont là que pour corrigés d’éventuels défauts, ou par contre d’autres personnes se servent de logiciels pour être plus inventifs, créatifs , à chacun de choisir sa méthode pour transmettre le meilleur de soi même .
    L’ intelligence artificielle prend de plus en plus de place et à mon avis les smartphones de nouvelle génération vont peu à peu apporter beaucoup d’ombre aux APN classiques, moi même bluffé par un tirage A3 d’un portrait représentant 4 personnes avec un éclairage minimum en intérieur, je n’aurais sans doute pas fait mieux avec mon Z7, pour ces téléphones aujourd hui le format de tirage reste limité ainsi que les différentes focales mais pour combien de temps?
    Oui les constructeurs doivent se faire des cheveux blanc ,la photo évolue à une vitesse vertigineuse grâce à l’informatique, mais il y aura toujours les passionnés d’images d’appareils photos ou smartphones peu importe! Il y aura ceux qui communiques par écrans et les autres fidèles au papier et dirigés vers la déco .
    J’étais photographe pro pendant 45 ans aujourd hui photographe passionné et attentif à toutes ces nouvelles technologies.

  30. Bonjour,je pratique la photo depuis environ 50 ans et je pense que le numérique a été une vraie révolution dans ce domaine. On peut prendre autant de photos que l on veut et plus besoin de chambre noire pour faire des tirages. On peut ajuster la sensibilité pour chaque photo et l autofocus a été aussi un net progrés. Mais il faut quand meme un minimum de matériel pour pratiquer la photo et à part les reflex et les hybrides,vous pourrez faire de belles photos avec les autres appareils mais leurs fonctions sont limitées. Reste la créativité,car il ne suffit pas d appuyer sur un bouton pour faire une bonne photo

  31. François Cambillard | 22 novembre 2020 à 17 h 28 min | Répondre

    Après plus de 20 ans de numérique un peu de réflexion n’est pas inutile en effet. A l’époque de l’argentique je suis resté bloqué dans ma progression en raison du coût pellicule/développement. Ceux qui ont surmonté cet obstacle ont toute mon admiration. Ce recul permet de mieux identifier nos besoins. Auxquels je ne suis pas certain que les fabricants soit pressés de répondre le temps de rentabiliser leurs investissements. Un réflex pro c’est bien mais on le sort comme on sort sa bagnole. Or, combien de photos restées dans notre tête faute d’avoir son boitier, lourd comme une enclume, sous la main ? La miniaturisation est l’avenir et on voit toute la créativité qu’elle permet. Tant que la lumière est favorable. Il reste une grande attente qui concerne la dynamique des capteurs. Elle ne progresse guère et je ne suis pas certain que l’on s’y soit vraiment attelé (en se contentant des moyens et grands formats mais à quel prix ?) Le dernier point qui est loin d’être réglé concerne la durée des mémoires. J’ai des photos d’ancêtres datant de 160 ans. Leur valeur est devenue inestimable. Le facteur temps est donc central dans la photo.

  32. Bonjour,
    Oui, « ça bouge » dans le monde de la photo , et il n’est pas toujours facile de s’y retrouver: c’est tout l’intérêt de ton blog ! On peut regretter ces changements trop rapides, et le gâchis des ressources qui l’accompagne. On peut aussi se dire que chacun a moyen de trouver chaussure à son pied dans cette offre pléthorique. J’ai pratiqué 10 ans avec un réflex argentique, puis 10 avec un réflex numérique (un D300s que j’ai toujours) et depuis 4 ans maintenant avec un hybride: j’aime conserver mon matériel le plus longtemps possible, comme ça on le maîtrise et on ne pense « que photo » !

  33. Bonjour,
    Lorsque j’étais petit, le monde du cinéma était bien différent. Deux où trois films sortaient par mois et il fallait attendre « l’exclusivité parisienne » avant de voir les films en province. On parlait alors du dernier Gabin, du dernier Belmondo et on se délectait d’avoir la chance d’aller les voir.
    Maintenant dix ou quinze films sortent par semaine et il y a 80% de navets. Le numérique et la facilité ont fait oublier la qualité nécessaire de réalisation quand il y a une bobine dans la caméra. On voit tout et n’importe quoi même s’il existe encore de très grands réalisateurs archi exigeants sur la qualité de réalisation.
    .
    La photo a suivi un peu le même chemin. Perso j’ai commencé à faire des photos à 12 ans, en 1966, avec un Kodak Instamatic en plastique qui permettait douze poses en N&B format carré (photos de 8×8). Je me sentais être le roi du pétrole. Plus tard j’ai eu un Zénith 50mm avec des vitesses de 30/1000é à 400/1000é disponibles. Là je me suis vu empereur de la photo. Je progressais. En 1984 j’ai eu mon premier Nikon, un FG420 avec, alleluia ! un zoom à pompe 35×105. Là je touchais le divin !
    Je vous passe la suite, cette énumération servant juste à dire que maintenant on ne sait plus où donner de la tête et du portefeuille avec tout ce qu’on nous propose comme matériel, avec des nouveautés chaque mois. Y’a du Z, y’a du F, y’a de l’hybride, y’a du capteur comme ci et du comme ça. Bref, je me demande parfois comment Doisneau, Lartigues, Nadar et tous les autres ont pu avoir du talent sans toute cette quincaillerie.
    Un jour chez Kodak en formation quelqu’un m’a dit « Ce n’est jamais le matériel qui fait la photo, c’est la personne qui est derrière ». Je garde ce précepte comme pensée unique dans ma pratique au quotidien de la photo.
    .
    Bons shoots à tous.

  34. Le plaisir de la photo et le goût du travail bien fait : oui ;
    La course à l’armement et l’adhésion aux codes sociaux : non.
    Je reste donc avec mon D500, DXO 2 sous Windows 7 et la recherche du cadrage, de la composition et de la bonne lumière.

  35. Bonjour
    Très petit photographe amateur (de 85 ans !), j’utilise Lightroom grâce à tes cours TPCM que j’ai suivi en leur temps, et auxquels je me reporte couramment, il me sert pour le catalogage et le traitement de mes photos, avec plus ou moins de bonheur. J’ai un hybride Panasonic DMC-GX80 dont je ne me sers presque plus : Trop compliqué, (Moins on s’en sert moins on le connait !) encore trop encombrant malgré son petit format. difficile de l’avoir toujours sous la main, alors que mon smartphone Samsung Galaxy S20, je l’ai constamment à la ceinture ! Et les photos ou vidéos sont très acceptables pour l’usage que j’en ai. Où que je me trouve, je vois beaucoup de personnes avec ce genre de « téléphone », mais peu de téléphones traditionnels. Tout le monde prends de photos, mais peu les cataloguent, les trient et les « améliorent » sur ordinateur !
    Les compacts ont disparu des rayons, et celui des réflex se rétrécis de plus en plus !
    Ainsi va la vie ! . . .
    Bon courage te continue à nous éclairer de tes bons conseils.
    Très amicalement
    Paul Fazende
    P.S. Je partage tout à fait le point de vue de Jean-Luc MOREAU

  36. Oui, le monde de la photo me déçoit depuis quelques temps, cela va trop vite et pas dans le bon sens pour moi, tout le monde est devenu expert sans rien y connaitre, ils ont un diplôme option FB car la tata est fière quand le photographe « moderne » lui montre quelques photos de vacances, ils ont le plus gros et surtout le plus cher des appareils sans rien y connaitre « parce qu’il faut se la péter devant les autres », … bref, ce monde là n’est pas le mien, plus le mien, je refuse de suivre.

  37. Bonjour,
    J’ai décidé d’apporter un commentaire pour la première fois parce que je partage les mêmes ressentis que vous depuis longtemps…
    Cela dit, je voudrais mettre une nuance sur la perte du bon sens et du bon goût. L’objectif de la photo ne semble être plus le côté artistique, mais la technologie electronique.. pour le 99% des gens qui font des photos. En effet, il existe de plus en plus du « bruit », des informations qui ne nous apportent rien du tout, et qui nous mènent à privilégier l’achat d’un boîtier très cher au lieu de se preocuper de faire des photos transmettant des sentiments ou reveillant des réflexions intelectuelles. Ça n’empêchent qu’il existe toujours un 1% du monde de la photo qui a toujours du sens pour le photograph amateur. Les reseaux sociaux, les clubs, les concours, les expositions ou le marché des constructeurs en font preuve.
    Il faut tout simplement chercher davantage ce qui nous motive, et rester isolé en quelque sort du bruit qui nous entoure.

    J’espère avoir donné un avis un plus optimiste sur l’évolution du monde de la photo que l’on vit de nous jours.

    Alberto

  38. Bonjour,
    Pour l’argentique, j’ai connu peu dans mon adolescence. Je n’étais pas passionné car trop jeune et de toute façon je ne l’aurais pas été avant l’ère du numérique.
    La possibilité d’avoir la photo immédiatement sur son appareil pour savoir si il faut la refaire en cas de raté et aussi disponible sur son pc.
    Je n’ai jamais été papier donc sauver sur disque m’arrange tant pour la recherche du passé que de ne pas devoir parcourir un album papier. Parcourir des albums numériques sur une grande tv et partager avec toute la famille c’est aussi plus profitable que d’être à 2 ou 3 autour d’un album.
    Ne pas oublier qu’une photo numérique ne s’use pas par rapport au papier.
    Mon père avait quelques dias que l’on a projetées et re-photographiées. 80 max car à l’époque on ne faisait pas bcq. 80 pour toute sa vie de c’est 30 ans à 60 ans argentique.
    Moi, je peux faire de 5 à 500 photos en 1 évènement.
    Pour le stockage, comme m moreau, 1 répertoire par année, 1 sous-rep. par anne-mois, 1 sous-rep par année, mois, jour, titre événement, lieu. Synchro sur 3 disques non connectés 😇 je suis dans l’informatique.
    Je pense qu’aujourd’hui la photo vidéo ponctuelle est suffisante pour des évènements type journalistique ou social. On capture qqc de non prévu, à diffuser sur un média de simple voir mauvaise qualité comme une tv, fb, … et pour ne pas revivre. On regarde un journal tv 1x par exemple un événement comme un accident de camion. Pas besoin de haute qualité.
    Quand on veut de la qualité pour moi, c’est un événement préparé comme un mariage, anniversaire des enfants, une voyage. On veut avoir de belles photos à montrer plus tard à nos enfants voir petits enfants.
    L’informatique est là pour le post traitement mais pour moi je ne corrige que ce qui n’est pas le rendu de la réalité. Les photos exagérées en contrastes, couleurs, … non.
    Vivement les objectifs (super tel de 400 ou 600 en Z 🙄 ) bientôt 2 ans que j’attends.
    Yves

  39. Bonjour,
    Je pratique la photo depuis plus de 50 ans, et le passage argentique/numérique m’a fortement perturbé pendant plusieurs années, où j’avais pratiquement cessé de prendre des photos.
    Mais le numérique est incontournable, et permet d’aller plus loin e tplus facilement qu’avec l’argentique.
    Mais il n’y a pas que la prise de photos, il y a tout ce que l’on en fait après : comment stocker (lorsque l’on a des milliers de photos), qu’éditer, comment ?
    Pour le stockage, je vous communique ma solution :
    -stockage de toutes les photos sur disque dur, dans un répertoire photos_par_date, avec des sous-répertoires par mois ex 202011
    Bien évidemment, je fais un tri, j’élimine, recadre, corrige la luminosité – mais je ne retouche pas, où la photo est bien, ou elle ne l’est pas.
    -de là, je transfrère les photos qui me semblent dignes d’intérêt, dans un autre répertoire photos_par_thèmes, avec autant de sous répertoires, que de thèmes que je souhaite.
    Ensuite, il ne reste plus qu’à piocher dans ces thèmes pour faire éditer sur papier (j’ai abandonné), en grand format (papier, toile ou autre support), et surtout pour faire des albums, qui se complètent un peu les uns les autres.
    Et je pense qu’il faudrait faire un article sur les albums : on arrive réellement à personnaliser selon son souhait le plus total, et à faire des albums faciles et agréables à consulter. On peut créer une histoire, un fil conducteur. Et il est facile d’en éditer plusieurs, et de distribuer à sa famille.
    Et là, on en arrive à doubler le plaisir de la photo, depuis la création jusqu’à l’édition et la mise en valeur.
    Et il n’y a aucune commune mesure entre le vieil album où l’on stocke les photos à la queue-leu-leu, qui prennent beaucoup de place, et qu’on ne regarde jamais, et ce type d’albums.
    On peut même repiocher, avec un peu de temps et de patience, dans les photos prises il y a des années, voire beaucoup plus (à condition de les transférer d’abord en numérique, ce que j’ai fait pour mes quantitiés de diapos).
    Restant à votre disposition, notamment sur ce dernier point,
    Cordialement,
    JMMOREAU

  40. Bonjour,
    Je suis tout à fait d’accord avec cet article. En particulier la perte du bon sens.
    On fait passer avant le reste la qualité technique de la photo, avant l’émotion et l’histoire qu’elle raconte.
    Dans le même ordre d’idée certains chefs cuisiniers ont décidé de privilégier le goût de leur plat à la présentation qu’il néglige volontairement.
    Sur les forums on a souvent comme commentaire, c’est flou, çà manque de ceci ou de cela, la règle des tiers n’est pas respectée( alors que les plus grands photographes ne la respecte pratiquement jamais). Rarement on parle de l’émotion ou de ce que la photo raconte. Il y a donc bel et bien une perte du bon sens.
    Merci pour ce que vous apportez au monde de la photo.