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Nikon One J1 et V1 : pour qui, pour quoi ?

S’il y a un lancement qui fait parler de lui, c’est bien celui des nouveaux Nikon One J1 et V1. Nombreux sont ceux qui ne comprennent pas le positionnement de ces nouveaux boîtiers, ceux qui pensent que Nikon fait fausse route, ceux qui trouvent ces modèles séduisants, ceux qui ne savent plus quoi penser. Nous avons passé un peu de temps à analyser cette nouvelle offre, voici quelques pistes de réflexion pour animer le débat.

Premières impressions sur les Nikon One J1 et V1

Précisons au préalable que cette analyse n’engage que nous, que nous avons pu avoir les Nikon One J1 et V1 en main pendant un temps suffisant pour les juger sans toutefois avoir pu faire des photos avec, et que nous allons bien sûr aller plus loin dans notre démarche d’analyse dès que les premiers exemplaires seront disponibles pour un test plus complet, ce qui devrait être le cas dans les jours qui viennent.

Plutôt que de nous livrer à une analyse détaillée de la fiche technique, nous avons choisi de définir des profils d’utilisateurs potentiels des Nikon One et de voir comment ce nouvel hybride répond à leurs attentes – ou pas. Là-aussi la différenciation est très arbitraire et ne demande qu’à être complétée et critiquée. De même nous avons laissé de côté l’analyse de la concurrence, sans l’oublier pour autant, ce n’est pas l’objet de cet article.

Le Nikon One pour le Grand Public (et la ménagère de moins de 50 ans)

Le grand public est la cible principale des nouveaux Nikon One. Le Nikon J1 est le modèle qui devrait répondre à la demande d’utilisateurs insatisfaits par leur compact et qui ne veulent pas pour autant investir dans un modèle reflex plus volumineux, plus lourd, plus moche, plus complexe à utiliser.

Nikon 1 J1

Le J1 est utilisable par toute personne capable d’appuyer sur un bouton (même un nouveau né comme le prétend Nikon, nous n’irons pas jusque là) et ne nécessite pas de connaissances particulières en photo.

Le J1 est plus rapide que n’importe quel compact actuel. C’est un reproche fait aux compacts par l’utilisateur grand public : latence au déclenchement, temps d’allumage, enregistrement des images. Avec le Nikon J1 il sera satisfait, c’est extrêmement rapide.

Le J1 embarque des fonctions photo évoluées : son mode inédit de prise de vue avant et après le déclenchement, s’il fait bondir certains, garantira au grand public des photos réussies. Pour ces utilisateurs en effet, un appareil photo ne sert pas à faire des photos mais à obtenir les photos attendues, la différence est énorme. Dites à l’un de vos proches qui ne connaît rien à la photo qu’il lui suffit d’enchaîner les vues et de trier ensuite, il s’en moque. Il veut avoir ‘la bonne’ tout de suite. Le J1 répond à cette attente, et pour le grand public peu importe les moyens seul le résultat compte.

Argument suprême, à la différence du compact le J1 peut évoluer, il suffit de changer l’optique de base – le Nikkor 10-30mm – pour disposer d’un appareil photo plus performant. Le téléobjectif sera globalement meilleur que celui des compacts, le flash externe sera plus puissant, des atouts qui peuvent compter.

Le J1 ne coute pas beaucoup plus cher qu’un bon compact, il en offre plus pour la différence de prix, reste sous la barre symbolique des 550 euros, les vendeurs spécialisés sauront argumenter en sa faveur. La concurrence aura son mot à dire en insistant sur le rendu en basses lumières, beaucoup de photos de famille sont faites en intérieur. Le look et la compacité du Nikon J1 joueront en sa faveur.

Le Nikon One pour le photographe passionné débutant

Quand on débute se pose très vite la question du choix d’un système : bridge ou reflex bien souvent, hybride de plus en plus. Tous ceux qui se mettent à la photo ne souhaitent pas nécessairement investir dans un système reflex : quelques kilos de matériel, un sac à dos adapté et un système globalement volumineux et couteux.

Présentation du Nikon 1 J1 et V1 par Nikon France

Le Nikon One répond à certains des critères du photographe débutant : il est riche en fonctionnalités, évolutif – on peut changer le boîtier sans changer les objectifs et les accessoires – et devrait s’avérer performant (attendons les premiers tests sérieux pour insister sur ce point). Nous ne sommes pas loin de penser que l’hybride peut faire disparaître le bridge à terme, ce dernier est aussi volumineux, plus limité et pas loin d’être aussi onéreux.

Si vous avez une passion naissante pour la photo, mais pas débordante pour autant, le système Nikon One peut s’avérer un bon choix. Attention quand même à peser le pour et le contre avec le reflex selon votre sensibilité et votre pratique. Si les photos de concert, de nuit, de sport, d’action sont votre tasse de thé, il sera probablement plus judicieux d’opter pour un reflex d’entrée de gamme plus apte à répondre à vos attentes. Ou pour un hybride concurrent au capteur plus grand et au rendu en basses lumières plus intéressant (par exemple le Sony NEX-5 en APS-C ou l’Olympus Pen E-P3 en Micro 4/3).

Si vous aimez le paysage, la photo sur le vif, les gros plans, le Nikon One est probablement le bon choix. Son facteur de correction de focale de x2,7 vous permettra de disposer de longues focales (équivalent 24×36) qui coutent relativement cher avec les reflex et sont plus volumineuses et lourdes. Si vous pratiquez la vidéo, le Nikon One est là-aussi le meilleur choix du moment, il surpasse les reflex sur bien des points (sauf probablement celui de la sensibilité en basses lumières).

Le viseur électronique du Nikon V1 vous permettra de développer un regard, d’apprendre le cadrage, à la différence de la visée sur écran arrière des compacts et du Nikon J1. Le viseur du V1 peut se révéler aussi agréable que celui des reflex d’entrée de gamme si vous n’êtes pas réfractaire à la visée électronique. Certains aiment, d’autres non. A tester avant l’achat.

Positionné dans la même fourchette de prix qu’un système reflex d’entrée de gamme, le Nikon V1 peut donc être un bon choix pour le débutant passionné. Le combat sera rude avec la concurrence, les récents Sony NEX-5N et NEX-7 (ce dernier est plus onéreux) ont des atouts indéniables.

Le Nikon One pour le photographe expert

Le photographe expert est particulièrement attentif à la fiche technique du matériel qu’il achète. Capable de dépenser plus pour photographier plus (pas nécessairement mieux), l’expert attend de son boîtier qu’il réponde aux critères en vigueur au moment de l’achat : un vrai viseur, un vrai capteur, une vraie prise en main. Si l’on s’en tient à ces critères, le Nikon V1 – le J1 est hors course immédiatement – ne répond qu’en partie voire pas du tout.

 

Présentation du Nikon 1 J1 et V1 par Nikon France

Le capteur du Nikon J1 n’est pas au format APS-C, il n’est même pas au format Micro 4/3 mais encore plus petit. Si l’on peut penser que Nikon n’est pas du style à se tirer une balle dans le pied en sortant un produit peu qualitatif, il y a fort à parier quand même que ce capteur va avoir du mal à concurrencer les modèles APS-C (c’est moins vrai pour les Micro 4/3). Par ailleurs, au-delà des performances intrinsèques du capteur Nikon One, le simple fait qu’il ne soit pas APS-C déplait. Rappelons que si Nikon a fait ce choix, c’est pour garantir la meilleure compacité possible à ses One, et permettre la compatibilité avec la monture F via une bague d’adaptation. Un capteur plus grand, ce sont des optiques plus volumineuses et une perte de compacité.

Le viseur du Nikon One V1 est électronique, mais moins riche en informations que celui du Fuji X100 qui fait référence actuellement. Pour l’avoir testé, il est tout à fait honorable. Rien ne remplace un viseur optique 100%, et ce viseur V1 est forcément moins agréable. Il est par contre bien plus intéressant que le pseudo-viseur du Nikon P7100 qui n’a de viseur optique que le nom.

Ce Nikon V1 aura du mal à séduire les experts, aux yeux desquels seul le meilleur peut l’emporter. Le Nikon One V1 n’adresse pas ces utilisateurs là, c’est notre perception, et très sincèrement, si vous rêvez d’un modèle expert qui possède toutes les qualités d’un reflex, achetez un reflex. Un D3100 répondra mieux à vos attentes qu’un V1, ne sera pas trop volumineux ni lourd et vous pourrez réutiliser vos optiques (la plupart). Si c’est vraiment le format hybride qui vous tente, jetez un oeil du côté du Sony NEX-7, ou du NEX-5N pour un budget plus serré. Ces deux modèles avec leur capteur APS-C nous semblent les meilleures offres du moment pour l’expert.

Le Nikon One pour le photographe professionnel (ou assimilé)

Le photographe professionnel ou assimilé – celui qui répond à des engagements en terme de photos – pourra se satisfaire d’un Nikon V1 plus facilement qu’un photographe expert. Non pas qu’il soit plus intelligent ou plus doué, mais il rencontre des situations plus variées, répond à des besoins plus diversifiés, doit pouvoir livrer les photos commandées quelles que soient les conditions de prise de vue. Un Nikon V1 est suffisamment performant pour fournir des images de bonne qualité si les conditions de prises de vue ne sont pas trop drastiques, et il sera bien plus discret dans beaucoup de situations. Combien de pros ont rêvé un jour de prendre des photos en toute discrétion ? L’obturateur du Nikon V1 peut fonctionner en mode électronique ou mécanique. En mode électronique, le boîtier ne fait aucun bruit. C’est mieux que le mode Quiet des reflex, mieux qu’un Leica M (sacrilège !).

Le boîtier tient dans la paume de la main, se glisse aisément dans une poche, il ne fait pas ‘pro’. Des atouts dans certains pays ou certaines régions du globe. Sur ce plan, les Sony déjà cités pêchent par une taille plus importante. Les modèles à capteur micro 4/3 d’Olympus et de Panasonic sont des concurrents affirmés.

Le Nikon V1 possède un mode vidéo parmi les meilleurs du moment. Et le pro doit fournir de plus en plus de vidéos. Si ce mode hérisse le poil des experts, il rend bien des services aux pros pour répondre aux nouvelles attentes des agences qui demandent séquences filmées, web-documentaires et autres médias audio-vidéo. De plus le Nikon V1 peut prendre une photo pendant qu’il filme, rien d’exceptionnel par rapport à certains concurrents mais au moins il le fait.

Utilisé en complément d’un système reflex professionnel, le Nikon V1 peut devenir le second boîtier du pro et lui rendre quelques services pour un tarif encore abordable. Les plus pointilleux testeront néanmoins la réponse du capteur en basses lumières, et la qualité des optiques pour être garants de livrer des images suffisamment qualitatives.

Le Nikon One pour les soirées branchées

Parce que nous avons tous des usages bien personnels de notre matériel photo, il aurait été malvenu d’oublier ceux d’entre vous qui travaillent leur look ! Sur ce plan le Nikon One J1 est au top.

Dans sa livrée blanche, il est très classe en complément d’une chemise de soirée. Les filles l’apprécieront en rouge et les plus jeunes en rose. Si c’est le smoking qui est de rigueur, alors le modèle noir fera l’affaire. Et comble du luxe, quelle que soit la couleur, vous pourrez revenir avec des photos et des vidéos souvenir, que demander de plus ?

Et vous, vous en pensez quoi ?

Vous avez votre avis sur les Nikon One ? Vous décelez des profils d’utilisateurs différents, complémentaires ? Laissez un commentaire pour alimenter le débat …


Rencontre avec Julien Gérard, Reporter photographe

Julien Gérard est Reporter Photographe. Nous l’avions déjà rencontré il y a un an environ pour qu’il nous parle de ses projets, depuis il nous a proposé des conférences au Salon de la photo de Paris comme lors de nos Rencontres Photo Nikon Passion. Il rentre d’un long voyage de deux mois en Indonésie, nous avons souhaité faire le point sur son parcours, celui d’un amateur de longue date aujourd’hui devenu photographe professionnel.

Rencontre avec Julien Gérard, Reporter photographe

Rencontre avec … Julien Gérard

NP:  Julien, en quelques mots peux-tu nous dire qui tu es, ce que tu fais, dans quel monde tu évolues ?

JG: Je suis photographe indépendant basé à Strasbourg, j’effectue des reportages en France et à l’étranger. Mes clients principaux sont des collectivités ou des agences de publicité. Après des années de pratique de la photo en amateur, je suis passé du côté pro il y a 4 ans. Autodidacte exigeant, je me lance sans cesse de nouveaux défis, ce qui me permet de faire vivre ma passion intensément.

Dans mon parcours, la photo est étroitement liée aux voyages car un de mes clients m’envoie régulièrement en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient. Lors de ces déplacements, une fois terminées les prises de vues commandées, j’en profite pour faire des reportages très différents, comme une rencontre avec les habitants de la décharge de Mbeubeuss au Sénégal ou les porteurs de soufre du Kawah Ijen en Indonésie.

NP: Parle nous un peu de ton parcours photo, comment es-tu venu à t’y intéresser, qu’est-ce qui te motive, te pousse à aller toujours plus loin ?

JG: J’ai toujours été attiré par l’image et par l’aspect technologie. Dès l’âge de 12 ans, j’étais accroc. Initié par mon oncle au développement et aux techniques de prises de vues, j’ai appris le reste par moi même dans les livres, sur le net, par les essais, l’expérience et il faut le dire, par Nikon Passion et son forum qui a réponse à tout ! Professionnellement, j’ai eu une première vie d’ambulancier, au SAMU et en entreprises privées. J’avais déjà quelques commandes rémunérées en photo et qui ont commencé à prendre de plus en plus d’importance. Il m’a fallu choisir. J’ai suivi mon instinct et choisi de me consacrer entièrement à la photo. Même si le statut d’indépendant est parfois incertain, je n’ai jamais regretté ce choix. C’est un luxe de pouvoir travailler sans jamais se lasser.

Je partage énormément mon travail via mon site web et le blog qui y est rattaché. On me trouve aussi sur Facebook et Twitter. C’est véritablement un travail que je conçois dans le partage et l’échange, à toutes les étapes, de la prise de vue à la diffusion. C’est aussi pour cela que je développe une activité de conférencier. Vous me retrouverez d’ailleurs début octobre au Salon de la Photo à Paris pour 2 interventions sur le stand de Nikon Passion et l’Agora du Net.

Pour la suite logique et surtout idéale de mon parcours, je souhaite travailler sur des projets d’édition et de publications.

Rencontre avec Julien Gérard, Reporter photographe à Mbeubeuss

Photo (C) Julien Gérard

NP: Quelles sont tes références en photographie, tes photographes préférés ?

JG: Les photos de Vincent Munier me fascinent. Il a su créer et entretenir un univers créatif qui lui est propre. La poésie de la brume, la force de la faune sauvage, la noirceur des ciels orageux sont autant de signes particuliers que j’aime reconnaître au détour de ses travaux. Nous ne traitons pas les mêmes sujets mais son travail m’inspire beaucoup.

J’admire Joey Lawrence ; ce très jeune photographe voyage beaucoup et surtout, il a magnifiquement photographié la tribu des Mentawai en Indonésie. Ses travaux les plus « exposés » au grand public, mais de loin pas mes préférés, sont les affiches des films Twilight.

Enfin, je citerai Steeve McCurry pour ses portraits dont celui bien connu de la jeune afghane, et Leila Gandhi, pour ses photos de voyages dont je me sens proche.

NP: Ton séjour récent de deux mois en Indonésie a été un moment particulier cette année, peux-tu nous en parler ?

JG: Mes déplacements, d’une à deux semaines en général, me laissent souvent sur ma faim. J’avais réellement l’envie et le besoin de prendre le temps de découvrir un pays et ses habitants. N’ayant jamais eu jusqu’alors l’occasion de partir en Asie, j’ai ciblé l’Indonésie pour son étendue, sa richesse culturelle et naturelle. Entre population accueillante, volcans, jungles luxuriantes, îles désertes bordées d’eau turquoise et fonds marins regorgeant de couleurs, je n’ai pas été déçu. Des dizaines de galères, des centaines de rencontres et des milliers de photos auront jalonné mon parcours.

Mon meilleur souvenir ? L’ascension du Kawah Ijen avec les porteurs de soufre. Des paysages à couper le souffle, des rencontres chaleureuses, il ne m’en fallait pas plus pour tomber amoureux de cet endroit. Non seulement, ce volcan abrite le plus grand lac acide du monde mais il compte un gisement de soufre où travaillent chaque jour des dizaines de porteurs. Ces hommes portent des charges de 80 kg en moyenne sur leurs épaules et ce, dans la bonne humeur. Entre les portraits des porteurs, le turquoise du lac, le jaune du soufre, et les fumées des émanations, le lieu est très marquant.

J’ai terminé mon périple indonésien en séjournant plusieurs jours sur les paradisiaques îles Togian. J’ai eu la chance de pouvoir aller à la rencontre des bajaus, ces nomades qui vivent dans des maisons sur pilotis, en pleine mer. Encore une fois, les rencontres ont été fortes en émotion. Les enfants m’ont particulièrement touché. Heureux de voir des étrangers, de pouvoir scander des « hello » à tue-tête, ils n’ont pas hésité à se jeter à l’eau en criant « photo, photo ! » pour attirer mon attention. Au delà des nombreuses séances photo improvisées m’ayant permis de faire un reportage bien fourni, je me suis vraiment attaché à la population et à la vie sur les Togian.

Rencontre avec Julien Gérard, Reporter photographe volcan Kawah Ijen

Photo (C) Julien Gérard

NP: En tant que photographe, tu as également envie de publier un livre de photos, non ?

Ce serait pour moi la consécration, l’aboutissement logique de mes voyages et de mon travail. Cela fait 4 ans que je me déplace fréquemment à l’étranger et je pense que mon regard photographique s’est enrichi de ces différentes expériences. Certains pays comme le Bénin ou le Sénégal me touchent particulièrement. Je pense d’ailleurs approfondir mon travail sur un village extraordinaire au Bénin qui n’a pas encore été traité en édition. Or pour moi, l’intérêt du partage sur ce sujet est clairement évident. Espérons qu’un éditeur partagera mon avis !

En parallèle, je réfléchis également à la création d’ebooks sur des thèmes davantage liés à la pratique de la photo.

NP: Parle nous un peu de tes projets professionnels, comment vois-tu l’avenir en tant que photographe professionnel ?

JG: Hormis mes aspirations en terme d’édition, je compte continuer à voyager comme aujourd’hui et développer le partage par le biais des conférences. J’ai toujours des projets plein la tête mais je dois faire le tri et prioriser tout ça ! Le monde de la photo m’inspire énormément. Le métier est un peu malmené par la vulgarisation du numérique. Pour se démarquer, avoir un œil, c’est bien, maîtriser la technique, c’est important, mais il faut aussi savoir se vendre et cela n’est pas toujours évident. Surtout quand on vit à Strasbourg comme moi (même si je me déplace beaucoup). C’est sans doute un avantage car il y a moins de concurrence qu’à Paris mais cela freine – peut-être – l’accès à des opportunités de plus grande envergure…

Rencontre avec Julien Gérard, Reporter photographe

NP: Une dernière question : comment arrives-tu à tout gérer alors que tu es en déplacement à l’étranger la plupart du temps ?

JG: Effectivement, c’est parfois un peu compliqué. Je fais en sorte d’avoir un accès internet à l’étranger pour travailler le soir après mes prises de vues. J’avoue, j’ai aussi une aide précieuse à Strasbourg qui m’aide à gérer agenda et appels d’offres. Par ailleurs, je rentre quelques jours entre chaque déplacement et là je ne chôme pas. En général, je profite de mes passages sur Strasbourg pour effectuer les prises de vues commandées par mes clients alsaciens. J’ai fait le choix de ne plus faire les photos de mariage car non seulement je n’en avais plus le temps mais cela ne me correspond pas, ou plus. Pour pouvoir avancer sur mes envies d’édition, je me suis bloqué plusieurs jours à Paris après le Salon de la Photo pour aller rencontrer des éditeurs.

Il m’arrive, en prenant en photo les maisons à colombages de la Petite France à Strasbourg, de me rappeler que la veille j’étais au Bénin à une cérémonie traditionnelle vaudou ou encore à Petra en Jordanie… Et là, l’ancien ambulancier que j’étais, ne se croit pas lui-même !

Merci à Julien Gérard de s’être prêté à l’exercice. Si vous souhaitez échanger avec Julien, profitez de ses ateliers lors du prochain salon de la photo, il sera présent tous les jours sur le stand avec nous. Et pour en savoir plus sur son travail, voici tous les liens utiles :

Julien Gérard, photographe :  www.juliengerard.com
La page Facebook de Julien Gérard : https://www.facebook.com/JulienGERARDphotographe

 


Nikon AF-S DX Micro-NIKKOR 40 mm f/2.8G : la macro à petit prix pour les reflex APS-C Nikon

Nikon a annoncé son nouvel objectif macro dédié au format DX (ou APS-C), le Nikon AF-S DX Micro-NIKKOR 40 mm f/2.8G. Conçu pour la macrophotographie, cet objectif à focale fixe de 40 mm propose une ouverture constante f/2,8 pour un tarif attractif.

Nikon AF-S DX Micro-NIKKOR 40 mm f/2.8G : la macro à petit prix pour les reflex APS-C Nikon

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Nikon AF-S DX Micro-NIKKOR 40 mm f/2.8G : présentation

Le Nikon AF-S DX Micro-NIKKOR 40 mm f/2.8G est conçu pour restituer les plus fins détails, qu’il s’agisse de macro photographie comme de portraits ou d’autres types de sujets en plan rapproché ou serrés.

Compact, il s’avère ultra léger et permet le rapport 1:1 en macro. Il est équipé d’un moteur autofocus de type SWM (Silent Wave Motor), ce 40 mm est donc compatible avec les reflex Nikon dépourvus de motorisation intégrée des gammes D3xxx et D5xxx. Il est dépourvu de bague de diaphragme (type G), l’ouverture est contrôlée via la molette du boîtier. Il est compatible avec les hybrides Nikon Z APS-C à l’aide de la bague Nikon FTZ.

Bien que classé dans la gamme macro, cet objectif est suffisamment polyvalent pour ne pas se limiter à cette pratique, une bonne raison de le glisser dans votre sac photo où il ne tiendra guère de place.

Nikon AF-S DX Micro-NIKKOR 40 mm f/2.8G

le Nikon AF-S DX Micro-NIKKOR 40 mm f/2.8G pour reflex Nikon APS-C

Avec une mise au point minimale à 16,3 cm, cet objectif vous permet des prises de vue au plus près du sujet. La mise au point SWM est débrayable et autorise la retouche manuelle du point fréquente en macro. Une fenêtre permet de visualiser l’échelle des distances et le rapport de reproduction.

Le Nikon AF-S DX Micro-NIKKOR 40 mm f/2.8G dispose d’une monture en métal et d’un joint en caoutchouc pour garantir l’étanchéité. Le fût de l’objectif est en polycarbonate, de bonne finition pour une optique qui ne revendique par pour autant le statut d’optique pro. La stabilisation est par contre absente, contrairement au modèle Micro Nikkor 85 mm f/3.5 G ED VR (au tarif supérieur).

Au vu de la fiche technique, et avant d’avoir testé sur le terrain cette optique, le moins que l’on puisse dire est que Nikon propose un objectif bien construit au tarif modéré en comparaison de certaines autres optiques de la gamme.

L’apparition d’une nouvelle optique au format DX est une bonne nouvelle pour les utilisateurs de reflex APS-C, c’est le signe que la marque ne néglige pas ce format qui reste pérenne, particulièrement avec l’arrivée du Nikon D300s, remplaçant du Nikon D300s dans les prochains mois. Ce nouveau 40 mm macro vient également compléter une gamme macro Nikon qui se voit ainsi renforcée d’un deuxième modèle spécifique au format DX.

Nouveau Nikon AF-S DX Micro Nikkor 40mm f/2.8G

Points forts du Nikon AF-S DX Micro-NIKKOR 40 mm f/2.8G

  • équivalent 60 mm en 24×36, focale idéale en macro et en portrait
  • ouverture max. à f/2,8 pour des flous d’arrière-plan bien maîtrisés
  • motorisation SWM pour une mise au point rapide, précise et silencieuse
  • grossissement 1:1 pour être au coeur du monde macro
  • mise au point débrayable (M/A) avec retouche manuelle
  • monture métal avec joint d’étanchéité

Fiche technique du Nikon AF-S DX Micro-NIKKOR 40 mm f/2.8G

  • Type : Objectif NIKKOR à monture F au format DX
  • Focale : 40 mm (équivalent à un 60 mm sur un reflex plein format)
  • Ouverture : maximale f/2.8 – minimale f/22
  • Construction optique : 9 éléments en 7 groupes – diaphragme circulaire à 7 lamelles
  • Champ angulaire : 38°50’ au format DX
  • Distance de mise au point minimale : 0.163 m
  • Rapport de reproduction maximal :1:1
  • Mise au point : AF-S (Silent Wave Motor) modes M, M/A. CRC (Close-Range Correction system)
  • Dimensions (Diamètre x longueur) : 68.5 mm x 64.5 mm – Fixation du filtre : diam. 52mm
  • Poids : 235 g
  • Accessoires : Parasoleil HB-61 (fourni) et étui souple CL-0915 (fourni)

Nouveau Nikon AF-S DX Micro Nikkor 40mm f/2.8G

étui souple CL-0915 fourni

Nouveau Nikon AF-S DX Micro Nikkor 40mm f/2.8G

parasoleil HB-61 fourni

Exemples de photos

Voici quelques images réalisées avec ce nouveau 40 mm macro :

Exemple de photo faite avec le Nikon AF-S DX Micro-NIKKOR 40 mm f/2.8G

Exemple de photo faite avec le Nikon AF-S DX Micro-NIKKOR 40 mm f/2.8G

Exemple de photo faite avec le Nikon AF-S DX Micro-NIKKOR 40 mm f/2.8G

Exemple de photo faite avec le Nikon AF-S DX Micro-NIKKOR 40 mm f/2.8G

 

Le nouveau Nikon AF-S DX Micro-NIKKOR 40 mm f/2.8G sera disponible à partir de fin août au prix recommandé de 299.99 € TTC.

Source : Nikon

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Adaptateur Nikon et Canon pour iPhone, où s'arrèteront-ils ?

La photophonie, ou photo avec un smartphone et un iPhone en particulier, a le vent en poupe. Certains accessoiristes en profitent pour annoncer des produits permettant d’étendre les capacités des smartphones, c’est le cas avec Photojojo qui propose un adaptateur pour monter les optiques Nikon et Canon sur votre iPhone.
Adaptateur iPhone pour objectifs Nikon et Canon

L’intérêt des smartphones est évident en matière de photo, ils disposent en effet de capacités limitées mais pas inintéressantes pour la photo sur le vif, pour capturer des moments intimes. Ils sont toujours dans notre poche et correspondent tout à fait au concept de « celui que j’ai toujours sur moi« . Les exemples de photographes talentueux utilisant ces outils sont nombreux, il suffit de regarder ce qui est posté sur le réseau Instagram ou dans les groupes Flickr Photo iPhone (voir le groupe iPhone 365 ou iPhone 4 Photo Challenge).

Pour autant, tout n’est pas bon à prendre et à utiliser. Nous avons récemment mis en avant le fait que certains accessoires censés être intéressants ne le sont pas nécessairement, c’est le cas du téléobjectif 8x Rollei pour iPhone testé par Bernard Jolivalt, une presque bonne idée mal réalisée. Ces jours-ci, c’est le site Photojojo qui propose un adaptateur permettant de monter une optique Nikon ou Canon sur l’iPhone.

Adaptateur iPhone pour objectifs Nikon et Canon

Alors oui, mécaniquement ça fonctionne. Et ça donne des images. Mais quel intérêt si ce n’est de devoir investir 250 dollars (quand même) dans un accessoire qui impose de devoir trimballer avec soi une optique de reflex. Ou plusieurs, tant qu’à faire. Nous nous sommes prêtés à une analyse rapide.

Adaptateur iPhone pour objectifs Nikon et Canon

Avantages de l’adaptateur iPhone pour Nikon et Canon

Cet adaptateur permet de réutiliser ses optiques. Il étend les capacités photographiques de l’iPhone. Il permet de prendre des images différentes. C’est une nouvelle approche en matière de photophonie (voir notre espace de discussion sur la photophonie).

Adaptateur iPhone pour objectifs Nikon et Canon

Inconvénients de l’adaptateur iPhone pour Nikon et Canon

Contrairement aux avantages, la liste est longue :

  • le coût est prohibitif pour un simple adaptateur,
  • l’adaptation ne permet pas de s’affranchir de la lentille de l’iPhone et donc ne permet pas de tirer la quintessence des optiques reflex d’autant plus que le capteur de l’iPhone est plus limité que celui des reflex,
  • le montage est très précaire, le poids d’une optique reflex est calculée pour une monture de … reflex et non un adaptateur plastique comme celui-ci,
  • l’ensemble est à peu près aussi imposant que les mêmes optiques montées sur un reflex d’entrée de gamme,
  • la qualité finale des images obtenues est sans comparaison aucune avec celles que vous obtiendrez avec les mêmes optiques sur un petit reflex, voire avec un bon compact expert ou un hybride (pas beaucoup plus onéreux et bien plus pratiques à l’usage).

Adaptateur iPhone pour objectifs Nikon et Canon

Alors, pourquoi en parler ?

Si nous avons pris la peine d’en parler, c’est pour mettre en évidence les dérives qui sont en train de se produire en matière de photophonie. Le sujet est d’actualité, la photo évolue et les smartphones y contribuent. Pour autant tout n’est pas bon à prendre. Si certains accessoires peuvent avoir de l’intérêt, celui-ci n’en a aucun à notre sens, surtout au tarif proposé. Au delà de l’effet gadget, il n’y a aucun avantage à utiliser cet adaptateur qui dans le meilleur des cas produira une image ne sortant pas de l’ordinaire et dans le pire des cas mettra en danger votre optique de qualité. Imaginez un peu la résistance de l’adaptateur qui devra supporter un téléobjectif de près d’un kilo en le couplant à une mini-monture en plastique. Vous oseriez vous ? Nous non.

Faites des photos avec votre smartphone, il y a plein d’applications intéressantes et de possibilités créatives, mais ne vous laissez pas attirer par certains accessoires qui n’apportent vraiment rien. Cet adaptateur en est un. Et si vous vous intéressez au sujet, nous vous recommandons de ne pas manquer le prochain Salon de la Photo (nous vous offrons des invitations gratuites) lors duquel Bernard Jolivalt viendra animer des ateliers sur le sujet.

Source : Photojojo


Test du stylet Wacom Bamboo Stylus pour iPad

Le stylet Wacom Bamboo Stylus est à l’iPad ce que le stylo est au bloc-notes papier. Ce stylet vous permet en effet de prendre des notes, de modifier une photo, d’utiliser les différentes applications qui font appel à des tracés de précision, autant d’utilisations bien plus difficiles avec le doigt.

Test du stylet Wacom Bamboo Stylus avec la tablette Apple iPad

Présentation du stylet Wacom Bamboo Stylus

Le stylet Bamboo Stylus se présente sous la forme d’un stylo de 12 cm de longueur. La construction du corps en métal est de bonne facture, rappelant un peu la sensation que l’on a quand on prend en main un stylo plume de marque, métallique. Le poids est suffisant pour permettre une bonne tenue en main. Seule la pointe diffère de votre stylo habituel puisqu’il s’agit d’une zone caoutchoutée, sphérique, qui assure le contact avec l’écran de l’iPad. Cette partie du stylet est probablement celle qui subira le plus vite les outrages du temps et d’une utilisation intensive, mais Wacom a fait en sorte qu’elle soit démontable et interchangeable. Il sera possible de se procurer ces embouts de rechange sous peu sur le site du fabricant.

Test du stylet Wacom Bamboo Stylus avec la tablette Apple iPad

Le stylet est également pourvu d’une agrafe, comme un stylo, qui permet de le fixer à votre étui iPad (selon les modèles), une façon simple de le garder à l’abri car sa taille somme toute réduite impose de prendre soin de l’accessoire. Il se confond aisément avec un vrai stylo et pourra de ce fait disparaître bien vite si vous ne faites attention à le garder en lieu sûr.

Utilisation du stylet Wacom Bamboo Stylus

Le stylet Wacom Bamboo s’utilise de la même façon qu’un stylo : il vous suffit de le prendre en main et de le faire glisser sur l’écran de la tablette. La plupart des applications sont compatibles, nous n’avons pas rencontré de dysfonctionnement particulier en la matière. Plus précis que le doigt, ce stylet permet d’utiliser les applications graphiques avec plus de confort que votre index. Tracés, détourages, coloriages deviennent simples à réaliser.

Test du stylet Wacom Bamboo Stylus avec la tablette Apple iPad

Le stylet Wacom Bamboo Stylus utilisé avec l’application Bamboo Paper

A l’usage, il s’avère que ce stylet fonctionne particulièrement bien avec l’application Bamboo Paper proposée par Wacom. Alors que la surface de l’écran est identique, nous avons constaté un bien meilleur tracé et une plus grande régularité dans la prise de notes manuscrites avec cette application qu’avec d’autres. Wacom a probablement optimisé son application, c’est une bonne chose même si l’on regrette que cette application ne puisse être utilisée que pour la prise de notes et les croquis (et qu’elle devienne payante sous peu !). Si les applications doivent tenir compte du fait qu’elles sont utilisées – ou pas – avec un stylet, alors il faut que Wacom se penche sur les applications iPad pour photographes. En effet ce stylet est particulièrement pratique pour le traitement d’images simple comme il est possible de le faire sur l’iPad.

Test du stylet Wacom Bamboo Stylus avec la tablette Apple iPad

Le stylet Wacom Bamboo Stylus utilisé avec l’application Photoshop Express pour iPad

Nous avons noté une certaine imprécision du tracé lorsque l’écran de l’iPad n’est pas vierge de traces de doigts. S’il est difficile de ne pas avoir de telles traces sur son écran – l’iPad dispose d’un écran tactile – il faudra penser à nettoyer la surface à l’aide d’un tissu doux avant de vous lancer dans des prises de notes ou tracés demandant une bonne précision.

Test du stylet Wacom Bamboo Stylus avec la tablette Apple iPad

Conclusion

Ce stylet Wacom Bamboo Stylus s’avère très vite indispensable à l’usage si vous utilisez votre iPad pour prendre des notes, faire des tracés, des croquis. Si la tablette vous permet de préparer vos séances photos, par exemple, alors ce stylet vous sera d’un grand secours pour noter avec précision la disposition de votre scène.

Si vous êtes un fervent partisan de la prise de notes, pour garder trace des observations qui vous sont faites pendant une séance photo par exemple, alors ce stylet vous rendra également de fiers services.

Le stylet Wacom Bamboo Stylus est proposé au tarif couramment constaté de 30 euros, c’est un tarif un peu élevé à notre goût, sachant que le stylet n’est fourni avec aucun accessoire comme une pointe de rechange ou un étui de protection. De plus l’application Bamboo Paper ne devrait pas rester gratuite et Wacom n’a semble-t-il pas prévu de la fournir avec le stylet. Une faute de goût qu’il est encore temps de corriger. Ce stylet reste néanmoins efficace, et s’avère un des meilleurs produits du moment en matière d’accessoires pour iPad.

Vous pouvez vous procurer le stylet Wacom Bamboo Stylus chez Amazon.


Comment réussir un portrait en extérieur par Pierre Cimburek

Comment réussir un portrait en extérieur à l’aide d’un éclairage artificiel et comment finaliser ensuite la photo en post-traitement. Ce tutoriel vous livre les conseils de Pierre Cimburek, photographe professionnel.

Comment réussir un portrait en extérieur par Pierre Cimburek

1 modèle, 50 portraits, le guide via Amazon

Pierre Cimburek mêle lumière naturelle et lumière artificielle pour faire ressortir de l’émotion et du ressenti au travers de ses images. Il travaille essentiellement avec des artistes (comédiens, groupes, …) et est assisté de JC Reynders sur chacune de ses séances.

Pour ses images plus personnelles, Pierre Cimburek s’intéresse aux gens de la rue et aux enfants. Découvrez son travail sur le site http://www.pierrecimburek.com

A partir d’ici, je laisse la parole à Pierre Cimburek.

Comment réussir un portrait en extérieur

Q-bizz, photo copyright Pierre Cimburek

Cette photo est issue d’une série réalisée pour le groupe Q-Bizz (Pays-Bas). Le but de la séance était de produire des images destinées à la promotion des différents membres.

Préparation de la séance

Je prête une attention particulière à la préparation de mes séances. L’utilisation d’un éclairage artificiel en extérieur impose une certaine rigueur. Afin de favoriser la prise de vue, chaque paramètre doit être pensé et prédéfini lors du processus de création initial.

Pour réussir un portrait, mon processus tourne autour de 5 axes majeurs :

  • le sujet
  • le lieu
  • la focale et son ouverture
  • la source
  • la composition

Le sujet

Mon sujet du jour est Sinzhere, music producer du Q-Bizz. Il désirait des photos pour son groupe et lui dans lesquelles je devais favoriser un rendu Street/Hip-Hop. Pour ce qui est de l’attitude, je savais que je pouvais leur faire confiance, tout comme pour le style vestimentaire. Il ne me restait plus qu’à travailler sur les autres points afin que le tout forme un ensemble cohérent qui mettrait les membres du groupe en valeur.

Le lieu

Le shooting a eu lieu sur un site métallurgique aux bâtiments imposants repéré il y a déjà longtemps. Ce lieu se prête parfaitement au rendu désiré. Lorsque je l’ai découvert, j’ai su tout de suite qu’il serait adapté à un shooting pour un groupe de rap.

La focale et son ouverture

J’ai opté pour le 24 mm afin d’inclure le bâtiment dans mon cadrage mais aussi pour profiter du dynamisme qu’offre la déformation propre à cette focale.

Concernant l’ouverture, je voulais que l’arrière plan soit visible tout en conservant un peu de profondeur de champ sans pour autant négliger le fait que je voulais que le sujet se détache de l’image. J’ai donc choisi de travailler à f/4 ou f/5,6 un bon compromis à cette focale.

La source

J’ai choisi d’utiliser une seule source de lumière avec un rendu claquant et des ombres bien marquées, tout comme la lumière, afin que celle-ci vienne se marquer directement sur les traits du visages pour les faire ressortir. Un peu comme de la peinture, en exagérant. J’ai aussi fait ce choix parce que le lieu, lui, est plutôt grisouille… L’utilisation d’une tête de flash nue me semblait être un bon choix.

La composition

J’ai placé le sujet devant le bâtiment avec une coupe de tête en mode paysage afin d’y inclure le décor, le tout en légère contre plongée pour accentuer le dynamisme de l’image. Sur mon croquis, je n’ai pas travaillé sur la pose mais uniquement sur le placement (sujet/lumière) et sur la direction du regard (représenté par les barres placées dans les yeux) sachant que les poses viendraient naturellement.

Voici le croquis fait en préparation à la séance (cliquez pour le voir en plus grand) :

tutoriel photo de portrait avec croquis de préparation

Concernant la coupe de tête, je la pratique en général systématiquement lorsque je décide d’inclure une bonne partie du décor dans la composition. Le but est simplement de forcer le regard sur le sujet et de proposer une lecture en 2 temps sujet/décor. Ceci évite que l’œil ne se perde trop facilement dans l’image et qu’il soit trop rapidement distrait par l’arrière plan.

La prise de vue

Les éléments qui constituent la préparation me permettent d’avoir une idée précise de ce que sera l’image une fois réalisée.

Arrivé sur le lieu, je connais donc :

  • le cadrage et le placement de mon sujet ainsi que de la source
  • les paramètres boitier qui sont déjà réglés, excepté la vitesse d’obturation qui me sert à exposer ma scène. Les ISO sont toujours au minimum afin que le fichier soit le plus propre possible.

Puisque nous travaillions sans diffuseur, il était primordial que le spray de lumière soit parfaitement orienté et que je vérifie continuellement les ombres via l’écran au dos de l’appareil. La session, dans cette configuration, a duré une dizaine de minutes avant que je ne passe à un autre membre du groupe.

Encore une fois, pour réussir un portrait c’est tout le travail réalisé avant la séance qui permet que les choses se déroulent de manière précise et que ce soit rapide. J’insiste sur ce point, car lorsque votre première image est directement de bonne qualité, cela met le sujet en confiance.

Le traitement de l’image

Lorsque je traite une photo, je garde toujours à l’esprit que je veux pouvoir en faire un agrandissement sans que l’image ne soit dégradée par les retouches que je pourrais y apporter. Il est vrai que sur un écran et avec une résolution pour le web, la plupart des dégradations que l’image peut subir lors du développement ne se voient que très peu. Mais lorsque vous triplez la taille de l’image pour la tirer en grand sur papier, les choses sont toutes autres.

Je préfère donc prévenir que la technique présentée dans ce tutoriel est bonne à condition de ne pas en abuser. Je garde toujours à l’esprit que moins je touche à l’image, plus la qualité du fichier finale sera bonne.

Lors de l’importation dans Lightroom je tague les images avec le nom de la séance ainsi que le lieu. Je ne traite jamais mes photos professionnelles directement dans Lightroom, je passe toujours par Photoshop pour l’édition de mes fichiers RAW. C’est un choix personnel qui me permet de développer l’image dans ses moindres détails.

L’avantage des clichés réalisés à la lumière artificielle, c’est qu’ils ne nécessitent que rarement de longues et fastidieuses heures de développement si l’image est bonne à la base.

Voici un aperçu du RAW avant son développement :

Q-bizz, photo copyright Pierre Cimburek

photo (C) Pierre Cimburek

Et voici la même image après développement selon procédure décrite ci-après :

Q-bizz, photo copyright Pierre Cimburek

(C) Pierre Cimburek

Import dans Photoshop

Je commence par importer l’image dans Photoshop.

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

Je corrige l’exposition si nécessaire à l’aide de l’outil courbe comme c’est le cas sur cette photo.

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

Dès que l’image me semble exposée correctement, je lui ajoute du contraste. Pour les portraits ayant besoin de dureté, j’utilise une technique passant par le filtre Passe-Haut :

  • je duplique mes calques (le calque d’arrière plan et la courbe réalisée)
  • je fais un cmd+e ou ctrl+e pour aplatir les calques
  • je vais dans le filtre Passe-Haut et déplace le curseur aux alentours de 90px
  • je passe ensuite le calque en mode lumière tamisée avec une opacité de plus ou moins 30%

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

  • j’accentue ensuite l’image en passant une nouvelle fois par le Passe-Haut mais cette fois je place le curseur aux alentours de 5 px
  • je repasse ce calque en mode lumière tamisée et descend l’opacité à 40% en vérifiant que l’image ne pixelise pas à un aperçu de 100%

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

Cette étape a juste pour but de légèrement renforcer l’image. La vrai accentuation doit se faire en fonction de la sortie envisagée (écran, papier).

L’ajout de contraste a pour effet de saturer certaines teintes de l’image, je désature donc si nécessaire et masque les parties que je désire garder intactes, comme la chemise sur ce cliché.

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

Luminosité – Contraste

A ce stade l’image est en générale finalisée mais dans cet exemple je trouve que la veste attire encore trop l’œil : je crée donc un calque de luminosité/contraste. Pour effectuer le réglage, je ne me concentre que sur la partie que je désire corriger :

  • ici je diminue la luminosité de 10 pt et augmente le contraste de 5 pt
  • j’inverse ensuite le masque du calque afin de faire disparaitre l’effet pour ensuite le faire réapparaitre en peignant de blanc sur la zone qui m’intéresse (le masque doit être sélectionné)

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

Pour terminer, je duplique l’ensemble des calques et les aplatis. Ce calque me servira d’image de comparaison au cas où je reviendrais faire quelques modifications sur la photo.

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

Une fois terminé je sauvegarde une version aplatie en TIFF ainsi que le .psd. D’autres exports du fichier tiff seront effectués pour les différentes sorties ultérieures.

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

Conclusion

Mon choix s’est porté sur cette photo parce qu’elle ne nécessite que très peu de matériel pour être réalisée. Il n’y a pas besoin d’un éclairage surpuissant ni d’une tonne de diffuseurs comme les parapluies, softbox ou autres… Un simple flash cobra déporté suffit pour accomplir ce type de photo.

Je l’ai aussi choisie parce qu’elle démontre qu’une prise de vue bien réalisée permet d’éviter de longues heures de développement et de retouches pouvant nuire à la qualité finale de l’image.

Réussir un portrait, vous en voulez plus ?

Parce que rien ne remplace une explication de vive voix, Pierre nous a concocté une vidéo qui reprend tout le processus de traitement de sa photo dans Photoshop :

Merci à Pierre Cimburek pour nous avoir expliquer comment réussir un portrait, retrouvez-le sur le site: www.pierrecimburek.com

Découvrez cet autre article sur le portrait en studio cette fois.

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Test du téléobjectif Rollei 8x pour l'iPhone

Rollei propose un petit téléobjectif 8x pour équiper l’iPhone. Nous avons présenté ce téléobjectif récemment (voir Téléobjectif Rollei pour iPhone) et n’avons pu résister au plaisir de le soumettre à un test terrain pour savoir ce que l’on peut réellement obtenir. C’est Bernard Jolivalt, photographe, journaliste, auteur et grand habitué de la photo sur le vif, qui s’est prêté au jeu. Nous lui laissons la parole.

par Bernard Jolivalt pour Nikon Passion

Pour avoir crapahuté en Afrique et en Asie avec un Rollei 35 dans les années 1970 – un véritable compact argentique que j’avais en permanence sur moi –, je garde une certaine affection pour cette marque qui est entrée dans la légende avec le Rolleiflex.

Mais aujourd’hui, c’est avec l’intriguant « Télé 8x pour iPhone 4 » que je renoue avec la marque. Intriguant parce qu’un téléobjectif qui grossit de 8x, il fallait oser, surtout quand on sait combien il est difficile de stabiliser l’iPhone parce qu’il n’a pas été conçu pour être tenu de la même manière qu’un appareil photo.

vue du teleobjectif Rollei 8x pour iPhone avec son trepied

photo 1 : L’iPhone et son objectif montés sur le mini-trépied

Rollei n’a pas chipoté sur les petits accessoires : en plus de l’objectif, la boîte contient un trépied de table, une pince pour maintenir l’iPhone 4 fixé sur le trépied, un petit sac de transport en tissu, une petite lingette pour l’entretien des lentilles et surtout, une coque pour l’iPhone qui sert à maintenir le téléobjectif exactement dans l’axe de l’objectif. Il est livré avec des bouchons avant et arrière. La coque est estampillée Rollei ; du coup, l’iPhone fait un peu moins téléphone et un peu plus appareil photo.

Le téléobjectif Rollei iPhone

Le téléobjectif est en plastique. Ce n’est pas un matériau noble, mais au prix où l’ensemble est vendu (45 euros environ selon les vendeurs avec le trépied, la pince et tout le reste), il ne fallait pas s’attendre à une construction « tout métal » à l’ancienne. Le choix du plastique apporte un autre avantage : la légèreté. Avec ses 45 grammes, le téléobjectif ne déséquilibre pas l’iPhone (qui pèse une centaine de grammes environ). La bague de mise au point est « à l’ancienne », en caoutchouc bosselé, et le réglage est ferme. Une petite fenêtre indique la plage de mise au point : 3, 10, 30, 40 m et l’infini, mais le repère est assez peu visible.

La formule optique est originale : des lentilles à chaque extrémité et, au milieu, un petit prisme de Porro en verre semblable à celui que l’on trouve dans les jumelles ; il sert à redresser l’image qui, sans ce prisme, apparaîtrait à l’envers sur l’écran de l’iPhone. Pourquoi ne pas avoir tout simplement basculé l’écran de manière logicielle ? Parce que l’utilisateur aurait été obligé télécharger une application spécifique et que Rollei n’y tenait sans doute pas.

le prisme de Porro utilisé dans le téléobjectif 8x Rollei pour iPhone

photo 2 : Le prisme de Porro sert à inverser l’image

Le téléobjectif vissé sur la coque, il apparaît qu’il ne s’enfonce pas entièrement dans le logement, comme si la vis de fixation était trop longue de 2 millimètres, ce qui n’est pas rien pour un aussi petit objet. De même, la bague de mise au point tourne loin, très loin au-delà de l’infini, à plus de 1/2 tour au lieu de 45 degrés. Or c’est uniquement dans cette position extrême que l’iPhone parvient à effectuer la mise au point à l’infini. En plaçant le repère à 3 m, qui est censé être la distance de mise au point minimale, c’est à 0,80 cm environ que se trouve le point.

Rollei annonce un grossissement de 8x. Sachant que la focale de l’iPhone est un équivalent 29 mm, avec le téléobjectif Rollei, nous devrions obtenir un équivalent 232 mm. Enfin, ça, c’est de la théorie. Rollei annonce un angle de vue de 16° ; pour un objectif 24×36, cela correspond à un objectif de 145 mm environ. Le chiffre colle à peu près avec la focale indiquée par Rollei, soit 18 mm. Le coefficient de capteur de 7,64 de l’iPhone donne une équivalence de 138 mm. On ne chipotera donc pas sur les millimètres d’écart.

La perte de luminosité provoquée par l’ajout du complément optique est négligeable car son ouverture n’est que de f/1.1.

Sur le terrain

C’est évidemment sur le terrain que l’on attend le téléobjectif Rollei. Etant donné la difficulté à stabiliser l’iPhone en temps normal, sans accessoire, Rollei a eu l’excellente idée de le livrer avec un trépied de table en aluminium et une pince astucieusement conçue. Comme elle est dotée d’un pas de vis standard, on peut la fixer sur d’autres types de supports (ventouse, pinces, gorillapod…) En calant bien l’iPhone contre la paume de la main, et si la main et sûre, et si la luminosité permet de travailler à une vitesse d’obturation élevée, la photographie à main levée est possible. C’est que j’ai fait lors d’un petit reportage assez amusant réalisé à Belleville et Ménilmontant, visible sur mon blog consacré à la photo de rue. Sur les dix photos de ce sujet, huit ont été prises avec le téléobjectif Rollei.

Mais auparavant, je me suis livré à quelques essais conventionnels, à savoir la photographie d’une grue. Pourquoi une grue ? Parce que ses entretoises et sa cabine sont un bon test pour évaluer le piqué (les bancs, chartes, mires et autres appareillages de mesure m’ont toujours mortellement ennuyé). La photo 3 montre la grue dans son environnement, photographiée avec l’iPhone « nu », sans zoom numérique ni le téléobjectif Rollei.

exemple de photo faite avec le teleobjectif Rollei pour iPhone

photo 3 : La photo d’origine (équivalent 29 mm)
lien vers le fichier d’origine en pleine définition

La photo 4 montre à gauche la grue prise avec le zoom numérique de l’iPhone calé au maximum. Son grossissement est de 5x (équivalent 145 mm). Le piqué est exécrable car ce grossissement est obtenu par un recadrage de l’image à même le capteur, suivi de son agrandissement pour la mettre aux bonnes dimensions. Quel que soit l’appareil photo utilisé, je désactive systématiquement le zoom numérique car c’est une horreur. Celui de l’iPhone ne fait pas exception à la règle.

exemple de gros plan fait avec le teleobjectif Rollei 8x pour iphone

photo 4 : L’intégralité de la photo prise avec le zoom numérique
lien vers le fichier d’origine en pleine définition

Flou artistique…

La photo 5 montre la différence entre une photo prise avec le zoom numérique et avec le téléobjectif Rollei 8x. Le piqué et le rendu sont nettement en faveur du téléobjectif Rollei mais… Car il y a un mais.

comparaison de photos faites avec le teleobjectif Rollei pour iPhone et le zoom numerique de l'iPhone

photo 5 : Un détail de la photo prise avec le zoom numérique (à gauche) et avec le téléobjectif Rollei (à droite)
cliquer sur l’image pour la voir en plus grand

Dès que l’on s’éloigne du milieu de l’image, comme le révèle la photo 6, la netteté disparaît rapidement, remplacée par un flou important. De plus, un vignettage provoqué par le fût de l’objectif qui empiète dans le champ est nettement visible. C’est un résultat directe de l’obligation de mettre au point très loin au delà de l’infini. Au fur et à mesure que l’on tourne la bague de mise au point, le bloc optique s’enfonce de plus en plus profondément dans le tube.

Ces deux défauts, incompréhensibles sur un matériel estampillé Rollei, compromettent tout usage un tant soit peu exigeant de cet accessoire.

exemple d'une photo faite avec le teleobjectif Rollei pour iPhone

photo 6 : L’intégralité de la photo prise avec le téléobjectif Rollei 8x
cliquer sur l’image pour la voir en plus grand

Ma spécialité étant la photo de rue, j’ai essayé de voir ce que l’on pouvait attendre du téléobjectif Rollei en parcourant le quartier de Ménilmontant. Soit dit en passant, cette partie de Paris est un terrain de chasse photographique absolument fabuleux, d’une richesse insoupçonnée. Le reportage publié sur mon blog a été réalisé en un seul passage en fin d’après-midi, en quelques dizaines de minutes.

L’endroit est foisonnant de vie et d’opportunités photographiques. Mais à cause de la protubérance formée par le téléobjectif, je n’étais pas passé inaperçu comme avec un iPhone « tout nu » qui donne l’impression de téléphoner et non d’être à l’affût. Là bien au contraire, je donnais véritablement l’impression de prendre des photos.

La photo 7 est celle d’un personnage qui téléphonait assis par terre en gesticulant. Le visage est net, de même que sa main tendue, mais c’est tout. Son genou est flou, comme l’ensemble du pourtour de la photo. Avec quelque indulgence, on pourrait trouver un charme « lomographique » à cette ambiance enveloppée. Certes, mais cette photo appelle deux remarques : la première est que si j’ai envie de simuler le rendu approximatif d’un Lomo ou d’un Holga, je préfère partir d’un original correct et appliquer moi-même ces effets. La seconde remarque est plus frustrante : le personnage principal téléphone – ce n’est pas évident, je vous l’accorde, sur d’autres photos prises en contre-champ cela se voit mieux – , mais à gauche, un autre personnage en fait autant. Mettre sa présence en valeur aurait pu ajouter quelque chose à l’image. Encore eut-il fallu que la netteté soit acceptable sur l’ensemble de la photo. La profondeur de champ réduite d’un téléobjectif aurait rendu le personnage de gauche un peu flou, mais pas aussi exagérément que le téléobjectif Rollei.

exemple de photo faite avec le teleobjectif Rollei pour iphone

photo 7 : Le visage et la main sont nets, car centrés. Le reste de l’image est flou
lien vers la photo d’origine en pleine définition

Pour des photos où de la netteté est requise, comme une rue ou un immeuble, le téléobjectif Rollei échoue complètement. La photo d’un immeuble net au milieu et flou de tous côtés est évidemment inexploitable. Il en va de même pour des affiches, une thématique très prisée des photographes de rue. Le flou périphérique est alors redoutable car dans ce genre de photographie, la lisibilité du texte et la précision du graphisme sont primordiaux. La photo 8, dans laquelle aucun des éléments primordiaux de la photo n’est net, illustre ce problème de flou circulaire. Un autre défaut est visible sur des photos présentant des lignes droites : une déformation semblable à celle engendrée par un polissage approximatif des lentilles.

exemple de photo faite avec le teleobjectif Rollei pour iPhone

photo 8 : Le bas de l’échelle, le poteau, l’avant-bras du personnage et le premier étage sont flous,
les moulures ne sont plus rectilignes et un fort vignettage apparaît sur trois des quatre coins
lien vers la photo d’origine en pleine définition

Ce téléobjectif a suscité un gros bruit médiatique – un « buzz », dirait Maya l’abeille – sur le Web. Il peut permettre quelques photos amusantes ou surprenantes, mais avec presque inévitablement la frustration provoquée par le flou intempestif et les déformations. Pour le prix – quelque dizaines d’euros avec en prime le trépied, la pince et autres accessoires -, on ne saurait attendre d’un complément optique aussi modeste les performances d’un objectif professionnel, mais le minimum aurait quand même été d’obtenir un piqué à peu près homogène sur l’ensemble de l’image et des droites rectilignes.

On ne peut s’empêcher, au vu de ces résultats décevants, de penser à un matériel défectueux. Un premier exemplaire, qui présentait en plus des franges bleues phénoménales, a été remplacé par un second exemplaire sans les franges, mais toujours flou en périphérie. Sur d’autres sites Web montrant des photos de test, en France et ailleurs, le problème est le même. Le décalage de la mise au point laisse à penser qu’une erreur de fabrication a été commise. Sur un exemplaire, nous avons réduit la longueur de la vis de fixation – Nikon Passion ne recule devant rien – mais le gain au niveau de la rotation est minime. Même lorsque l’objectif est bien calé contre la coque de l’iPhone, il faut dépasser notablement la mise au point à l’infini pour effectuer la mise au point au loin. Tout au plus évite-t-on le vignettage, c’est déjà ça… Mais cela ne règle en rien le problème du flou périphérique et les déformations, qui dépendent sans doute d’une malfaçon des lentilles. Un comble quand on sait que Rollei avait tenu à utiliser du verre pour les lentilles et le prisme de Porro afin de garantir la qualité optique de son objectif.

Il paraît impensable que personne chez Rollei ne se soit rendu compte de tous ces défauts, que personne à l’usine n’ait songé à vérifier le produit en le montant sur un iPhone et en prenant quelques photos. A moins que, ce qui serait pire, personne n’ait voulu assumer les erreurs, décidant de commercialiser le produit « en l’état ».

Bernard J.

Le téléobjectif 8x Rollei pour iPhone est en vente chez Amazon (tarif fluctuant). Il est aussi disponible chez Miss Numerique pour un tarif plus intéressant (29.90 euros au jour de l’article).

Découvrez également le livre de Bernard Jolivalt « La photo sur le vif » chez le même vendeur.


Comment fabriquer un Spider Trax Dolly pour tourner en vidéo reflex – DIY

Voici un tutoriel pour apprendre à fabriquer par vous-même un Spider Trax Dolly, petit chariot mobile sur lequel vous pourrez fixer votre reflex et tourner des séquences vidéos comme un pro. Cet article nous est proposé par un de nos lecteurs, ChillG, qui est déjà l’auteur du tutoriel pour construire un support à ventouses pour reflex.

Le coût de réalisation de cet accessoire vidéo est de l’ordre de 15 à 40 euros (hors rotule et vis BSW). Le filetage type trépied en 1/4″ et 3/8″ se trouve facilement sur les sites de ventes et enchères, dans toutes les longueurs et en version Allen.

tutoriel comment fabriquer un Spider Trax Dolly

Liste du matériel nécessaire pour construire le Spider Trax Dolly

Il faut vous procurer :

  • un plateau perforé ou une planche de contreplaqué à percer – vous pouvez trouver des plateaux prêts à l’emploi en grandes surfaces, notre bricoleur a lui acheté dans une grande surface de bricolage une plaque perforée de charpentier.
  • une plaque format 200*60mm (coût 2 euros) qui ressemble à celle présentée ci-dessous (avec plus de trous) – elle a l’avantage d’être fine, très rigide, facile à travailler et surtout symétrique. Il n’y a qu’à agrandir les trous que l’on veut utiliser et tout sera aligné.

 

tutoriel comment fabriquer un Spider Trax Dolly

  • des roues de skateboard (ou longboard, mieux mais plus cher) en gomme tendre de préférence (ça absorbe les vibrations) de taille minimum 52mm de diamètre. ChillG a acheté 4 roues complètes (roues + roulements + cales entre les roulements afin de ne pas les écraser en serrant) dans une grande surface de sport pour 13 euros environ.

tutoriel comment fabriquer un Spider Trax Dolly

  • des trucks de skateboard –  notre lecteur les a trouvé gratuitement auprès d’un jeune skateur qui ne s’en servait plus. La largeur de125mm convient parfaitement (dimension notée ‘hanger width’ sur la photo ci-dessous). Vous pouvez également vous procurer cet accessoire en grande surface de sport aux alentours de 12 euros (soit 24 euros le lot de deux).

Vous pouvez également fabriquer un axe avec un filetage de 8mm de chaque coté (en faisant des axes larges de 20cm pour assurer la stabilité) et utiliser les roues de skate board avec des vis 8mm de bricolage car c’est le diamètre interne des roulements de skateboard. On peut aussi envisager une tige filetée de 8mm, de longueur 20cm mais il faut réussir à fixer plaque et tige pour permettre la rotation des roues.

Notez que plus l’écartement des roues est important, plus stable sera votre dolly (il sera aussi plus encombrant !).

La base plate ne sera pas utilisée, il faut seulement recycler ou utiliser les caoutchoucs (bushings) et le truck (si on utilisait la base plate, le dolly ne pourrait pas touner).

tutoriel comment fabriquer un Spider Trax Dolly

  • une perceuse avec forêt métal ou dans une perceuse à colonne
  • de la petite quincaillerie : vis de 8mm de taille 50mm au minimum, idéalement 70mm, des écrous freinés de 8mm, des rondelles de 8mm de différentes largeurs, un joint de plomberie au diamètre 8mm)
  • une rotule et sa vis BSW
  • une lime, une règle, un marqueur
  • cette fameuse huile de coude si onéreuse
  • et 30 minutes de votre précieux temps.

Construction du Spider Trax Dolly

Etape 1: préparer la plaque

Prendre la plaque, cibler les trous à agrandir (diamètre original 5mm vers 10mm au final).
L’écartement des trous pour fixer les axes des trucks est de 16 cm, l’axe pour fixer la rotule se trouvera au milieu soit à 8cm.

tutoriel comment fabriquer un Spider Trax Dolly

A savoir : avant de récupérer les trucks de skate usés, notre lecteur a utilisé des mini trucks d’un petit skate d’enfant à l’écartement de roues plus faible. Cela l’a obligé à biseauter la plaque aux extrémités afin de permettre un plus grand angle de rotation des roues.

Etape 2: préparer les trucks

Assembler les roues et les trucks, emboiter les roues, visser les écrous.

Entre les roulements on distingue la cale qui permet de serrer sans écraser les roulements et assurer une bonne fluidité du dolly.

tutoriel comment fabriquer un Spider Trax Dolly

Préparer les bushing (caoutchoucs) avec l’ordre des rondelles et de la vis. Les rondelles ont pour rôle d’aider à l’alignement des bushings et donc du niveau du plateau.

tutoriel comment fabriquer un Spider Trax Dolly

tutoriel comment fabriquer un Spider Trax Dolly

Etape 3: Assembler le châssis

Visser chaque truck sur le plateau avec une rondelle par-dessous chaque écrou freiné, cela permettra de faire bouger les trucks sur le plateau sans qu’ils ne se dévissent.

tutoriel comment fabriquer un Spider Trax Dolly

tutoriel comment fabriquer un Spider Trax Dolly

tutoriel comment fabriquer un Spider Trax Dolly

Etape 4: Fixer la rotule

Prendre la Vis BSW avec une rondelle de chaque coté de la plaque et un joint en caoutchouc afin d’éviter que la vis ne se dévisse en manipulant la rotule sur le plateau.

tutoriel comment fabriquer un Spider Trax Dolly

tutoriel comment fabriquer un Spider Trax Dolly

Etape 5: … c’est fini !

tutoriel comment fabriquer un Spider Trax Dolly

Et voilà le résultat en images, une vidéo de démonstration tournée avec le Spider Trax Dolly réalisé selon ce tutoriel et un reflex numérique :

Un grand merci à ChillG pour la réalisation de ce tutoriel et des photos, venez partager vos réalisations et poser vos questions à l’auteur sur le forum.


Pentax Q, objectifs interchangeables et petit boîtier compact

La mode est aux compacts experts à objectifs interchangeables. Pentax suit la demande du marché et lance le Pentax Q, un compact à objectifs interchangeables doté d’un capteur de … compact.

vue de face du Pentax Q

Un capteur de compact ?

Le Pentax Q surfe sur la vague des modèles aux capacités étendues, se différenciant en cela des compacts traditionnels. Le Pentax Q a un corps de rêve : petit, léger, avec une monture qui permet de changer d’objectifs. Si Pentax a probablement envie de marcher sur les platebandes du talentueux Fuji X100, la fiche technique de son nouveau Pentax Q laisse pourtant apparaître un capteur de compact, de taille 1/2,3 pouces et riche de 12,4 Mp. Ni APS-C, ni plein format, ni Micro-4/3 mais un bon vieux capteur de compact équipe donc ce Q au nom tendancieux dans le monde francophone.

vue du capteur du pentax Q

Ce choix laisse douter des capacités réelles du Q (!) à produire des images exemptes de bruit en basses lumières. Annoncé pour 6400 ISO nous sommes curieux de voir les premières images issues de ce petit boîtier pour en vérifier la qualité. La technique de rétro-éclairage du capteur utilisée devrait néanmoins permettre, si l’on en croît Pentax, de proposer un niveau de bruit réduit en hautes sensibilités « grâce à une zone de réception de la lumière plus grande« .

Le Pentax Q propose une vitesse d’obturation au 1/8000ème de seconde ainsi que les modes d’exposition tout auto P, AV pour une priorité à l’ouverture, TV pour une priorité à la vitesse et le mode M pour un contrôle total des paramètres.

toute la famille Pentax Q avec le boîtier et les objectifs pour Pentax Q

Stabilisation et optiques

Le Pentax Q dispose d’un stabilisateur intégré qui provoque un déplacement du capteur pour pallier aux flous de bougé. Pentax affirme pouvoir ainsi diminuer les vibrations et donc améliorer la netteté des images lors de l’emploi des basses vitesses ou d’optiques à longues focales.

Pentax a annoncé cinq optiques pour équiper son Pentax Q, et répondre aux demandes des photographes les plus exigeants :

Standard PRIME 8.5mm f/1.9 AL [IF]

  • 47 mm équivalent en 35mm
  • Ouverture maximum de f/1.9

Standard ZOOM 5-15mm f/2.8-4.5

  • 27,5 à 83 mm équivalent en 35mm
  • distance minimale de mise au point de 30 cm

Fish-Eye 3.2mm f/5.6

  • Focale équivalente à 17,5mm en 35mm
  • Angle de vue de 160°

Toy Lens Wide 6.3mm f/7.1

  • Equivalent à 35mm en 35mm
  • Ouverture fixe de f/7,1

Toy Lens Telephoto 18mm f/8

  • Equivalent 100mm en 35mm
  • Ouverture fixe de f/8

Un boîtier personnalisable

Le Pentax Q dispose d’une molette d’accès rapide pour modifier les principaux réglages de prise de vue. Vous pouvez également mémoriser vos réglages favoris grâce à la fonction Smart Effect : personnalisation de l’image, filtres numériques, mode AF, mesure d’exposition, etc. Cette molette possède 4 positions pour un maximum de souplesse à l’utilisation. Le mode HDR intégré satisfera les fans inconditionnels de ce type d’images.

L’écran arrière est un LCD de 3 pouces et de 460.000 pixels, une définition qui devrait s’avérer suffisante mais reste loin des meilleures du moment.

écran arrière LCD du Pentax Q

Mode vidéo Full HD

Conforme aux standard du moment, le Pentax Q dispose d’un mode vidéo Full HD avec codec H.264 et définition de 1920×1080 en 30 images par seconde. La sortie vidéo est de type HDMI-mini et permet de disposer d’une sortie son.

le Pentax Q en blanc

Premières impressions sur le Pentax Q

Avec une commercialisation prévue en septembre et un tarif public annoncé de 699 euros pour l’ensemble boîtier et objectif 8,5mm, il y a fort à parier que Pentax va jeter le trouble. Le Pentax Q est en effet positionné très en dessous du tarif d’un Fuji X100 (environ 1000 euros), et guère plus onéreux qu’un compact (à peu près) expert comme les Nikon P7000 ou Canon G12 aux viseurs optiques calamiteux. Son système d’optiques interchangeables fait la différence. Pentax a eu l’intelligence d’annoncer une gamme complète d’optiques en même temps que le boîtier, un vrai différenciateur par rapport au X100 par exemple ou aux zooms moins qualitatifs des compacts experts. L’arrivée prochaine de ce nouveau modèle est donc une bonne nouvelle, alors que les ténors du secteurs que sont Nikon et Canon n’ont toujours pas annoncé leur modèle hybride. Pentax en profite, tout comme Fuji, et c’est une bonne chose.

Reste à voir quelle sera la qualité des images issues de ce boîtier. On peut s’attendre à un résultat au moins à la hauteur de ce que proposent les compacts experts à optique fixe ou zoom. Et l’argument prix risque alors bien de faire la différence. Une vraie belle offre de la part de Pentax qui sait rester innovant dans un marché de la photo en pleine mutation. Dites, Mr. Pentax, vous nous faites le même avec un capteur APS-C ??

Voir la fiche technique complète du Pentax Q

Source : Pentax


Mise à jour Firmware 1.10 pour le Fuji X100

Fuji met à jour le Fuji X100, son modèle vedette qui fait tourner les têtes depuis plusieurs mois. Si quelques reproches de conception sont faits à ce compact qui a tout d’un expert, ce qui est piloté par l’électronique interne est facilement corrigeable.

vue du boîtier Fuji X100

Quelques semaines après une première mise à niveau, Fuji propose donc un firmware 1.10 qui apporte 23 modifications : des améliorations de fonctions, des fonctions plus intuitives, un affichage amélioré dans le viseur, des paramètres de réglage diversifiés et complétés, des corrections de dysfonctionnements, la liste est longue.

Téléchargez la mise à jour du firmware 1.10 pour le Fuji X100

Pendant ce temps, nous attendons toujours le Nikon Evil, le compact à objectifs interchangeables annoncé en 2010 …


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