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Comment réussir un portrait en extérieur par Pierre Cimburek

Comment réussir un portrait en extérieur à l’aide d’un éclairage artificiel et comment finaliser ensuite la photo en post-traitement. Ce tutoriel vous livre les conseils de Pierre Cimburek, photographe professionnel.

Comment réussir un portrait en extérieur par Pierre Cimburek

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Pierre Cimburek mêle lumière naturelle et lumière artificielle pour faire ressortir de l’émotion et du ressenti au travers de ses images. Il travaille essentiellement avec des artistes (comédiens, groupes, …) et est assisté de JC Reynders sur chacune de ses séances.

Pour ses images plus personnelles, Pierre Cimburek s’intéresse aux gens de la rue et aux enfants. Découvrez son travail sur le site http://www.pierrecimburek.com

A partir d’ici, je laisse la parole à Pierre Cimburek.

Comment réussir un portrait en extérieur

Q-bizz, photo copyright Pierre Cimburek

Cette photo est issue d’une série réalisée pour le groupe Q-Bizz (Pays-Bas). Le but de la séance était de produire des images destinées à la promotion des différents membres.

Préparation de la séance

Je prête une attention particulière à la préparation de mes séances. L’utilisation d’un éclairage artificiel en extérieur impose une certaine rigueur. Afin de favoriser la prise de vue, chaque paramètre doit être pensé et prédéfini lors du processus de création initial.

Pour réussir un portrait, mon processus tourne autour de 5 axes majeurs :

  • le sujet
  • le lieu
  • la focale et son ouverture
  • la source
  • la composition

Le sujet

Mon sujet du jour est Sinzhere, music producer du Q-Bizz. Il désirait des photos pour son groupe et lui dans lesquelles je devais favoriser un rendu Street/Hip-Hop. Pour ce qui est de l’attitude, je savais que je pouvais leur faire confiance, tout comme pour le style vestimentaire. Il ne me restait plus qu’à travailler sur les autres points afin que le tout forme un ensemble cohérent qui mettrait les membres du groupe en valeur.

Le lieu

Le shooting a eu lieu sur un site métallurgique aux bâtiments imposants repéré il y a déjà longtemps. Ce lieu se prête parfaitement au rendu désiré. Lorsque je l’ai découvert, j’ai su tout de suite qu’il serait adapté à un shooting pour un groupe de rap.

La focale et son ouverture

J’ai opté pour le 24 mm afin d’inclure le bâtiment dans mon cadrage mais aussi pour profiter du dynamisme qu’offre la déformation propre à cette focale.

Concernant l’ouverture, je voulais que l’arrière plan soit visible tout en conservant un peu de profondeur de champ sans pour autant négliger le fait que je voulais que le sujet se détache de l’image. J’ai donc choisi de travailler à f/4 ou f/5,6 un bon compromis à cette focale.

La source

J’ai choisi d’utiliser une seule source de lumière avec un rendu claquant et des ombres bien marquées, tout comme la lumière, afin que celle-ci vienne se marquer directement sur les traits du visages pour les faire ressortir. Un peu comme de la peinture, en exagérant. J’ai aussi fait ce choix parce que le lieu, lui, est plutôt grisouille… L’utilisation d’une tête de flash nue me semblait être un bon choix.

La composition

J’ai placé le sujet devant le bâtiment avec une coupe de tête en mode paysage afin d’y inclure le décor, le tout en légère contre plongée pour accentuer le dynamisme de l’image. Sur mon croquis, je n’ai pas travaillé sur la pose mais uniquement sur le placement (sujet/lumière) et sur la direction du regard (représenté par les barres placées dans les yeux) sachant que les poses viendraient naturellement.

Voici le croquis fait en préparation à la séance (cliquez pour le voir en plus grand) :

tutoriel photo de portrait avec croquis de préparation

Concernant la coupe de tête, je la pratique en général systématiquement lorsque je décide d’inclure une bonne partie du décor dans la composition. Le but est simplement de forcer le regard sur le sujet et de proposer une lecture en 2 temps sujet/décor. Ceci évite que l’œil ne se perde trop facilement dans l’image et qu’il soit trop rapidement distrait par l’arrière plan.

La prise de vue

Les éléments qui constituent la préparation me permettent d’avoir une idée précise de ce que sera l’image une fois réalisée.

Arrivé sur le lieu, je connais donc :

  • le cadrage et le placement de mon sujet ainsi que de la source
  • les paramètres boitier qui sont déjà réglés, excepté la vitesse d’obturation qui me sert à exposer ma scène. Les ISO sont toujours au minimum afin que le fichier soit le plus propre possible.

Puisque nous travaillions sans diffuseur, il était primordial que le spray de lumière soit parfaitement orienté et que je vérifie continuellement les ombres via l’écran au dos de l’appareil. La session, dans cette configuration, a duré une dizaine de minutes avant que je ne passe à un autre membre du groupe.

Encore une fois, pour réussir un portrait c’est tout le travail réalisé avant la séance qui permet que les choses se déroulent de manière précise et que ce soit rapide. J’insiste sur ce point, car lorsque votre première image est directement de bonne qualité, cela met le sujet en confiance.

Le traitement de l’image

Lorsque je traite une photo, je garde toujours à l’esprit que je veux pouvoir en faire un agrandissement sans que l’image ne soit dégradée par les retouches que je pourrais y apporter. Il est vrai que sur un écran et avec une résolution pour le web, la plupart des dégradations que l’image peut subir lors du développement ne se voient que très peu. Mais lorsque vous triplez la taille de l’image pour la tirer en grand sur papier, les choses sont toutes autres.

Je préfère donc prévenir que la technique présentée dans ce tutoriel est bonne à condition de ne pas en abuser. Je garde toujours à l’esprit que moins je touche à l’image, plus la qualité du fichier finale sera bonne.

Lors de l’importation dans Lightroom je tague les images avec le nom de la séance ainsi que le lieu. Je ne traite jamais mes photos professionnelles directement dans Lightroom, je passe toujours par Photoshop pour l’édition de mes fichiers RAW. C’est un choix personnel qui me permet de développer l’image dans ses moindres détails.

L’avantage des clichés réalisés à la lumière artificielle, c’est qu’ils ne nécessitent que rarement de longues et fastidieuses heures de développement si l’image est bonne à la base.

Voici un aperçu du RAW avant son développement :

Q-bizz, photo copyright Pierre Cimburek

photo (C) Pierre Cimburek

Et voici la même image après développement selon procédure décrite ci-après :

Q-bizz, photo copyright Pierre Cimburek

(C) Pierre Cimburek

Import dans Photoshop

Je commence par importer l’image dans Photoshop.

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

Je corrige l’exposition si nécessaire à l’aide de l’outil courbe comme c’est le cas sur cette photo.

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

Dès que l’image me semble exposée correctement, je lui ajoute du contraste. Pour les portraits ayant besoin de dureté, j’utilise une technique passant par le filtre Passe-Haut :

  • je duplique mes calques (le calque d’arrière plan et la courbe réalisée)
  • je fais un cmd+e ou ctrl+e pour aplatir les calques
  • je vais dans le filtre Passe-Haut et déplace le curseur aux alentours de 90px
  • je passe ensuite le calque en mode lumière tamisée avec une opacité de plus ou moins 30%

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

  • j’accentue ensuite l’image en passant une nouvelle fois par le Passe-Haut mais cette fois je place le curseur aux alentours de 5 px
  • je repasse ce calque en mode lumière tamisée et descend l’opacité à 40% en vérifiant que l’image ne pixelise pas à un aperçu de 100%

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

Cette étape a juste pour but de légèrement renforcer l’image. La vrai accentuation doit se faire en fonction de la sortie envisagée (écran, papier).

L’ajout de contraste a pour effet de saturer certaines teintes de l’image, je désature donc si nécessaire et masque les parties que je désire garder intactes, comme la chemise sur ce cliché.

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

Luminosité – Contraste

A ce stade l’image est en générale finalisée mais dans cet exemple je trouve que la veste attire encore trop l’œil : je crée donc un calque de luminosité/contraste. Pour effectuer le réglage, je ne me concentre que sur la partie que je désire corriger :

  • ici je diminue la luminosité de 10 pt et augmente le contraste de 5 pt
  • j’inverse ensuite le masque du calque afin de faire disparaitre l’effet pour ensuite le faire réapparaitre en peignant de blanc sur la zone qui m’intéresse (le masque doit être sélectionné)

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

Pour terminer, je duplique l’ensemble des calques et les aplatis. Ce calque me servira d’image de comparaison au cas où je reviendrais faire quelques modifications sur la photo.

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

Une fois terminé je sauvegarde une version aplatie en TIFF ainsi que le .psd. D’autres exports du fichier tiff seront effectués pour les différentes sorties ultérieures.

tutoriel traitement d'image dans Photoshop par Pierre Cimburek

Conclusion

Mon choix s’est porté sur cette photo parce qu’elle ne nécessite que très peu de matériel pour être réalisée. Il n’y a pas besoin d’un éclairage surpuissant ni d’une tonne de diffuseurs comme les parapluies, softbox ou autres… Un simple flash cobra déporté suffit pour accomplir ce type de photo.

Je l’ai aussi choisie parce qu’elle démontre qu’une prise de vue bien réalisée permet d’éviter de longues heures de développement et de retouches pouvant nuire à la qualité finale de l’image.

Réussir un portrait, vous en voulez plus ?

Parce que rien ne remplace une explication de vive voix, Pierre nous a concocté une vidéo qui reprend tout le processus de traitement de sa photo dans Photoshop :

Merci à Pierre Cimburek pour nous avoir expliquer comment réussir un portrait, retrouvez-le sur le site: www.pierrecimburek.com

Découvrez cet autre article sur le portrait en studio cette fois.

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Test du téléobjectif Rollei 8x pour l'iPhone

Rollei propose un petit téléobjectif 8x pour équiper l’iPhone. Nous avons présenté ce téléobjectif récemment (voir Téléobjectif Rollei pour iPhone) et n’avons pu résister au plaisir de le soumettre à un test terrain pour savoir ce que l’on peut réellement obtenir. C’est Bernard Jolivalt, photographe, journaliste, auteur et grand habitué de la photo sur le vif, qui s’est prêté au jeu. Nous lui laissons la parole.

par Bernard Jolivalt pour Nikon Passion

Pour avoir crapahuté en Afrique et en Asie avec un Rollei 35 dans les années 1970 – un véritable compact argentique que j’avais en permanence sur moi –, je garde une certaine affection pour cette marque qui est entrée dans la légende avec le Rolleiflex.

Mais aujourd’hui, c’est avec l’intriguant « Télé 8x pour iPhone 4 » que je renoue avec la marque. Intriguant parce qu’un téléobjectif qui grossit de 8x, il fallait oser, surtout quand on sait combien il est difficile de stabiliser l’iPhone parce qu’il n’a pas été conçu pour être tenu de la même manière qu’un appareil photo.

vue du teleobjectif Rollei 8x pour iPhone avec son trepied

photo 1 : L’iPhone et son objectif montés sur le mini-trépied

Rollei n’a pas chipoté sur les petits accessoires : en plus de l’objectif, la boîte contient un trépied de table, une pince pour maintenir l’iPhone 4 fixé sur le trépied, un petit sac de transport en tissu, une petite lingette pour l’entretien des lentilles et surtout, une coque pour l’iPhone qui sert à maintenir le téléobjectif exactement dans l’axe de l’objectif. Il est livré avec des bouchons avant et arrière. La coque est estampillée Rollei ; du coup, l’iPhone fait un peu moins téléphone et un peu plus appareil photo.

Le téléobjectif Rollei iPhone

Le téléobjectif est en plastique. Ce n’est pas un matériau noble, mais au prix où l’ensemble est vendu (45 euros environ selon les vendeurs avec le trépied, la pince et tout le reste), il ne fallait pas s’attendre à une construction « tout métal » à l’ancienne. Le choix du plastique apporte un autre avantage : la légèreté. Avec ses 45 grammes, le téléobjectif ne déséquilibre pas l’iPhone (qui pèse une centaine de grammes environ). La bague de mise au point est « à l’ancienne », en caoutchouc bosselé, et le réglage est ferme. Une petite fenêtre indique la plage de mise au point : 3, 10, 30, 40 m et l’infini, mais le repère est assez peu visible.

La formule optique est originale : des lentilles à chaque extrémité et, au milieu, un petit prisme de Porro en verre semblable à celui que l’on trouve dans les jumelles ; il sert à redresser l’image qui, sans ce prisme, apparaîtrait à l’envers sur l’écran de l’iPhone. Pourquoi ne pas avoir tout simplement basculé l’écran de manière logicielle ? Parce que l’utilisateur aurait été obligé télécharger une application spécifique et que Rollei n’y tenait sans doute pas.

le prisme de Porro utilisé dans le téléobjectif 8x Rollei pour iPhone

photo 2 : Le prisme de Porro sert à inverser l’image

Le téléobjectif vissé sur la coque, il apparaît qu’il ne s’enfonce pas entièrement dans le logement, comme si la vis de fixation était trop longue de 2 millimètres, ce qui n’est pas rien pour un aussi petit objet. De même, la bague de mise au point tourne loin, très loin au-delà de l’infini, à plus de 1/2 tour au lieu de 45 degrés. Or c’est uniquement dans cette position extrême que l’iPhone parvient à effectuer la mise au point à l’infini. En plaçant le repère à 3 m, qui est censé être la distance de mise au point minimale, c’est à 0,80 cm environ que se trouve le point.

Rollei annonce un grossissement de 8x. Sachant que la focale de l’iPhone est un équivalent 29 mm, avec le téléobjectif Rollei, nous devrions obtenir un équivalent 232 mm. Enfin, ça, c’est de la théorie. Rollei annonce un angle de vue de 16° ; pour un objectif 24×36, cela correspond à un objectif de 145 mm environ. Le chiffre colle à peu près avec la focale indiquée par Rollei, soit 18 mm. Le coefficient de capteur de 7,64 de l’iPhone donne une équivalence de 138 mm. On ne chipotera donc pas sur les millimètres d’écart.

La perte de luminosité provoquée par l’ajout du complément optique est négligeable car son ouverture n’est que de f/1.1.

Sur le terrain

C’est évidemment sur le terrain que l’on attend le téléobjectif Rollei. Etant donné la difficulté à stabiliser l’iPhone en temps normal, sans accessoire, Rollei a eu l’excellente idée de le livrer avec un trépied de table en aluminium et une pince astucieusement conçue. Comme elle est dotée d’un pas de vis standard, on peut la fixer sur d’autres types de supports (ventouse, pinces, gorillapod…) En calant bien l’iPhone contre la paume de la main, et si la main et sûre, et si la luminosité permet de travailler à une vitesse d’obturation élevée, la photographie à main levée est possible. C’est que j’ai fait lors d’un petit reportage assez amusant réalisé à Belleville et Ménilmontant, visible sur mon blog consacré à la photo de rue. Sur les dix photos de ce sujet, huit ont été prises avec le téléobjectif Rollei.

Mais auparavant, je me suis livré à quelques essais conventionnels, à savoir la photographie d’une grue. Pourquoi une grue ? Parce que ses entretoises et sa cabine sont un bon test pour évaluer le piqué (les bancs, chartes, mires et autres appareillages de mesure m’ont toujours mortellement ennuyé). La photo 3 montre la grue dans son environnement, photographiée avec l’iPhone « nu », sans zoom numérique ni le téléobjectif Rollei.

exemple de photo faite avec le teleobjectif Rollei pour iPhone

photo 3 : La photo d’origine (équivalent 29 mm)
lien vers le fichier d’origine en pleine définition

La photo 4 montre à gauche la grue prise avec le zoom numérique de l’iPhone calé au maximum. Son grossissement est de 5x (équivalent 145 mm). Le piqué est exécrable car ce grossissement est obtenu par un recadrage de l’image à même le capteur, suivi de son agrandissement pour la mettre aux bonnes dimensions. Quel que soit l’appareil photo utilisé, je désactive systématiquement le zoom numérique car c’est une horreur. Celui de l’iPhone ne fait pas exception à la règle.

exemple de gros plan fait avec le teleobjectif Rollei 8x pour iphone

photo 4 : L’intégralité de la photo prise avec le zoom numérique
lien vers le fichier d’origine en pleine définition

Flou artistique…

La photo 5 montre la différence entre une photo prise avec le zoom numérique et avec le téléobjectif Rollei 8x. Le piqué et le rendu sont nettement en faveur du téléobjectif Rollei mais… Car il y a un mais.

comparaison de photos faites avec le teleobjectif Rollei pour iPhone et le zoom numerique de l'iPhone

photo 5 : Un détail de la photo prise avec le zoom numérique (à gauche) et avec le téléobjectif Rollei (à droite)
cliquer sur l’image pour la voir en plus grand

Dès que l’on s’éloigne du milieu de l’image, comme le révèle la photo 6, la netteté disparaît rapidement, remplacée par un flou important. De plus, un vignettage provoqué par le fût de l’objectif qui empiète dans le champ est nettement visible. C’est un résultat directe de l’obligation de mettre au point très loin au delà de l’infini. Au fur et à mesure que l’on tourne la bague de mise au point, le bloc optique s’enfonce de plus en plus profondément dans le tube.

Ces deux défauts, incompréhensibles sur un matériel estampillé Rollei, compromettent tout usage un tant soit peu exigeant de cet accessoire.

exemple d'une photo faite avec le teleobjectif Rollei pour iPhone

photo 6 : L’intégralité de la photo prise avec le téléobjectif Rollei 8x
cliquer sur l’image pour la voir en plus grand

Ma spécialité étant la photo de rue, j’ai essayé de voir ce que l’on pouvait attendre du téléobjectif Rollei en parcourant le quartier de Ménilmontant. Soit dit en passant, cette partie de Paris est un terrain de chasse photographique absolument fabuleux, d’une richesse insoupçonnée. Le reportage publié sur mon blog a été réalisé en un seul passage en fin d’après-midi, en quelques dizaines de minutes.

L’endroit est foisonnant de vie et d’opportunités photographiques. Mais à cause de la protubérance formée par le téléobjectif, je n’étais pas passé inaperçu comme avec un iPhone « tout nu » qui donne l’impression de téléphoner et non d’être à l’affût. Là bien au contraire, je donnais véritablement l’impression de prendre des photos.

La photo 7 est celle d’un personnage qui téléphonait assis par terre en gesticulant. Le visage est net, de même que sa main tendue, mais c’est tout. Son genou est flou, comme l’ensemble du pourtour de la photo. Avec quelque indulgence, on pourrait trouver un charme « lomographique » à cette ambiance enveloppée. Certes, mais cette photo appelle deux remarques : la première est que si j’ai envie de simuler le rendu approximatif d’un Lomo ou d’un Holga, je préfère partir d’un original correct et appliquer moi-même ces effets. La seconde remarque est plus frustrante : le personnage principal téléphone – ce n’est pas évident, je vous l’accorde, sur d’autres photos prises en contre-champ cela se voit mieux – , mais à gauche, un autre personnage en fait autant. Mettre sa présence en valeur aurait pu ajouter quelque chose à l’image. Encore eut-il fallu que la netteté soit acceptable sur l’ensemble de la photo. La profondeur de champ réduite d’un téléobjectif aurait rendu le personnage de gauche un peu flou, mais pas aussi exagérément que le téléobjectif Rollei.

exemple de photo faite avec le teleobjectif Rollei pour iphone

photo 7 : Le visage et la main sont nets, car centrés. Le reste de l’image est flou
lien vers la photo d’origine en pleine définition

Pour des photos où de la netteté est requise, comme une rue ou un immeuble, le téléobjectif Rollei échoue complètement. La photo d’un immeuble net au milieu et flou de tous côtés est évidemment inexploitable. Il en va de même pour des affiches, une thématique très prisée des photographes de rue. Le flou périphérique est alors redoutable car dans ce genre de photographie, la lisibilité du texte et la précision du graphisme sont primordiaux. La photo 8, dans laquelle aucun des éléments primordiaux de la photo n’est net, illustre ce problème de flou circulaire. Un autre défaut est visible sur des photos présentant des lignes droites : une déformation semblable à celle engendrée par un polissage approximatif des lentilles.

exemple de photo faite avec le teleobjectif Rollei pour iPhone

photo 8 : Le bas de l’échelle, le poteau, l’avant-bras du personnage et le premier étage sont flous,
les moulures ne sont plus rectilignes et un fort vignettage apparaît sur trois des quatre coins
lien vers la photo d’origine en pleine définition

Ce téléobjectif a suscité un gros bruit médiatique – un « buzz », dirait Maya l’abeille – sur le Web. Il peut permettre quelques photos amusantes ou surprenantes, mais avec presque inévitablement la frustration provoquée par le flou intempestif et les déformations. Pour le prix – quelque dizaines d’euros avec en prime le trépied, la pince et autres accessoires -, on ne saurait attendre d’un complément optique aussi modeste les performances d’un objectif professionnel, mais le minimum aurait quand même été d’obtenir un piqué à peu près homogène sur l’ensemble de l’image et des droites rectilignes.

On ne peut s’empêcher, au vu de ces résultats décevants, de penser à un matériel défectueux. Un premier exemplaire, qui présentait en plus des franges bleues phénoménales, a été remplacé par un second exemplaire sans les franges, mais toujours flou en périphérie. Sur d’autres sites Web montrant des photos de test, en France et ailleurs, le problème est le même. Le décalage de la mise au point laisse à penser qu’une erreur de fabrication a été commise. Sur un exemplaire, nous avons réduit la longueur de la vis de fixation – Nikon Passion ne recule devant rien – mais le gain au niveau de la rotation est minime. Même lorsque l’objectif est bien calé contre la coque de l’iPhone, il faut dépasser notablement la mise au point à l’infini pour effectuer la mise au point au loin. Tout au plus évite-t-on le vignettage, c’est déjà ça… Mais cela ne règle en rien le problème du flou périphérique et les déformations, qui dépendent sans doute d’une malfaçon des lentilles. Un comble quand on sait que Rollei avait tenu à utiliser du verre pour les lentilles et le prisme de Porro afin de garantir la qualité optique de son objectif.

Il paraît impensable que personne chez Rollei ne se soit rendu compte de tous ces défauts, que personne à l’usine n’ait songé à vérifier le produit en le montant sur un iPhone et en prenant quelques photos. A moins que, ce qui serait pire, personne n’ait voulu assumer les erreurs, décidant de commercialiser le produit « en l’état ».

Bernard J.

Le téléobjectif 8x Rollei pour iPhone est en vente chez Amazon (tarif fluctuant). Il est aussi disponible chez Miss Numerique pour un tarif plus intéressant (29.90 euros au jour de l’article).

Découvrez également le livre de Bernard Jolivalt « La photo sur le vif » chez le même vendeur.


Comment fabriquer un Spider Trax Dolly pour tourner en vidéo reflex – DIY

Voici un tutoriel pour apprendre à fabriquer par vous-même un Spider Trax Dolly, petit chariot mobile sur lequel vous pourrez fixer votre reflex et tourner des séquences vidéos comme un pro. Cet article nous est proposé par un de nos lecteurs, ChillG, qui est déjà l’auteur du tutoriel pour construire un support à ventouses pour reflex.

Le coût de réalisation de cet accessoire vidéo est de l’ordre de 15 à 40 euros (hors rotule et vis BSW). Le filetage type trépied en 1/4″ et 3/8″ se trouve facilement sur les sites de ventes et enchères, dans toutes les longueurs et en version Allen.

tutoriel comment fabriquer un Spider Trax Dolly

Liste du matériel nécessaire pour construire le Spider Trax Dolly

Il faut vous procurer :

  • un plateau perforé ou une planche de contreplaqué à percer – vous pouvez trouver des plateaux prêts à l’emploi en grandes surfaces, notre bricoleur a lui acheté dans une grande surface de bricolage une plaque perforée de charpentier.
  • une plaque format 200*60mm (coût 2 euros) qui ressemble à celle présentée ci-dessous (avec plus de trous) – elle a l’avantage d’être fine, très rigide, facile à travailler et surtout symétrique. Il n’y a qu’à agrandir les trous que l’on veut utiliser et tout sera aligné.

 

tutoriel comment fabriquer un Spider Trax Dolly

  • des roues de skateboard (ou longboard, mieux mais plus cher) en gomme tendre de préférence (ça absorbe les vibrations) de taille minimum 52mm de diamètre. ChillG a acheté 4 roues complètes (roues + roulements + cales entre les roulements afin de ne pas les écraser en serrant) dans une grande surface de sport pour 13 euros environ.

tutoriel comment fabriquer un Spider Trax Dolly

  • des trucks de skateboard –  notre lecteur les a trouvé gratuitement auprès d’un jeune skateur qui ne s’en servait plus. La largeur de125mm convient parfaitement (dimension notée ‘hanger width’ sur la photo ci-dessous). Vous pouvez également vous procurer cet accessoire en grande surface de sport aux alentours de 12 euros (soit 24 euros le lot de deux).

Vous pouvez également fabriquer un axe avec un filetage de 8mm de chaque coté (en faisant des axes larges de 20cm pour assurer la stabilité) et utiliser les roues de skate board avec des vis 8mm de bricolage car c’est le diamètre interne des roulements de skateboard. On peut aussi envisager une tige filetée de 8mm, de longueur 20cm mais il faut réussir à fixer plaque et tige pour permettre la rotation des roues.

Notez que plus l’écartement des roues est important, plus stable sera votre dolly (il sera aussi plus encombrant !).

La base plate ne sera pas utilisée, il faut seulement recycler ou utiliser les caoutchoucs (bushings) et le truck (si on utilisait la base plate, le dolly ne pourrait pas touner).

tutoriel comment fabriquer un Spider Trax Dolly

  • une perceuse avec forêt métal ou dans une perceuse à colonne
  • de la petite quincaillerie : vis de 8mm de taille 50mm au minimum, idéalement 70mm, des écrous freinés de 8mm, des rondelles de 8mm de différentes largeurs, un joint de plomberie au diamètre 8mm)
  • une rotule et sa vis BSW
  • une lime, une règle, un marqueur
  • cette fameuse huile de coude si onéreuse
  • et 30 minutes de votre précieux temps.

Construction du Spider Trax Dolly

Etape 1: préparer la plaque

Prendre la plaque, cibler les trous à agrandir (diamètre original 5mm vers 10mm au final).
L’écartement des trous pour fixer les axes des trucks est de 16 cm, l’axe pour fixer la rotule se trouvera au milieu soit à 8cm.

tutoriel comment fabriquer un Spider Trax Dolly

A savoir : avant de récupérer les trucks de skate usés, notre lecteur a utilisé des mini trucks d’un petit skate d’enfant à l’écartement de roues plus faible. Cela l’a obligé à biseauter la plaque aux extrémités afin de permettre un plus grand angle de rotation des roues.

Etape 2: préparer les trucks

Assembler les roues et les trucks, emboiter les roues, visser les écrous.

Entre les roulements on distingue la cale qui permet de serrer sans écraser les roulements et assurer une bonne fluidité du dolly.

tutoriel comment fabriquer un Spider Trax Dolly

Préparer les bushing (caoutchoucs) avec l’ordre des rondelles et de la vis. Les rondelles ont pour rôle d’aider à l’alignement des bushings et donc du niveau du plateau.

tutoriel comment fabriquer un Spider Trax Dolly

tutoriel comment fabriquer un Spider Trax Dolly

Etape 3: Assembler le châssis

Visser chaque truck sur le plateau avec une rondelle par-dessous chaque écrou freiné, cela permettra de faire bouger les trucks sur le plateau sans qu’ils ne se dévissent.

tutoriel comment fabriquer un Spider Trax Dolly

tutoriel comment fabriquer un Spider Trax Dolly

tutoriel comment fabriquer un Spider Trax Dolly

Etape 4: Fixer la rotule

Prendre la Vis BSW avec une rondelle de chaque coté de la plaque et un joint en caoutchouc afin d’éviter que la vis ne se dévisse en manipulant la rotule sur le plateau.

tutoriel comment fabriquer un Spider Trax Dolly

tutoriel comment fabriquer un Spider Trax Dolly

Etape 5: … c’est fini !

tutoriel comment fabriquer un Spider Trax Dolly

Et voilà le résultat en images, une vidéo de démonstration tournée avec le Spider Trax Dolly réalisé selon ce tutoriel et un reflex numérique :

Un grand merci à ChillG pour la réalisation de ce tutoriel et des photos, venez partager vos réalisations et poser vos questions à l’auteur sur le forum.


Pentax Q, objectifs interchangeables et petit boîtier compact

La mode est aux compacts experts à objectifs interchangeables. Pentax suit la demande du marché et lance le Pentax Q, un compact à objectifs interchangeables doté d’un capteur de … compact.

vue de face du Pentax Q

Un capteur de compact ?

Le Pentax Q surfe sur la vague des modèles aux capacités étendues, se différenciant en cela des compacts traditionnels. Le Pentax Q a un corps de rêve : petit, léger, avec une monture qui permet de changer d’objectifs. Si Pentax a probablement envie de marcher sur les platebandes du talentueux Fuji X100, la fiche technique de son nouveau Pentax Q laisse pourtant apparaître un capteur de compact, de taille 1/2,3 pouces et riche de 12,4 Mp. Ni APS-C, ni plein format, ni Micro-4/3 mais un bon vieux capteur de compact équipe donc ce Q au nom tendancieux dans le monde francophone.

vue du capteur du pentax Q

Ce choix laisse douter des capacités réelles du Q (!) à produire des images exemptes de bruit en basses lumières. Annoncé pour 6400 ISO nous sommes curieux de voir les premières images issues de ce petit boîtier pour en vérifier la qualité. La technique de rétro-éclairage du capteur utilisée devrait néanmoins permettre, si l’on en croît Pentax, de proposer un niveau de bruit réduit en hautes sensibilités « grâce à une zone de réception de la lumière plus grande« .

Le Pentax Q propose une vitesse d’obturation au 1/8000ème de seconde ainsi que les modes d’exposition tout auto P, AV pour une priorité à l’ouverture, TV pour une priorité à la vitesse et le mode M pour un contrôle total des paramètres.

toute la famille Pentax Q avec le boîtier et les objectifs pour Pentax Q

Stabilisation et optiques

Le Pentax Q dispose d’un stabilisateur intégré qui provoque un déplacement du capteur pour pallier aux flous de bougé. Pentax affirme pouvoir ainsi diminuer les vibrations et donc améliorer la netteté des images lors de l’emploi des basses vitesses ou d’optiques à longues focales.

Pentax a annoncé cinq optiques pour équiper son Pentax Q, et répondre aux demandes des photographes les plus exigeants :

Standard PRIME 8.5mm f/1.9 AL [IF]

  • 47 mm équivalent en 35mm
  • Ouverture maximum de f/1.9

Standard ZOOM 5-15mm f/2.8-4.5

  • 27,5 à 83 mm équivalent en 35mm
  • distance minimale de mise au point de 30 cm

Fish-Eye 3.2mm f/5.6

  • Focale équivalente à 17,5mm en 35mm
  • Angle de vue de 160°

Toy Lens Wide 6.3mm f/7.1

  • Equivalent à 35mm en 35mm
  • Ouverture fixe de f/7,1

Toy Lens Telephoto 18mm f/8

  • Equivalent 100mm en 35mm
  • Ouverture fixe de f/8

Un boîtier personnalisable

Le Pentax Q dispose d’une molette d’accès rapide pour modifier les principaux réglages de prise de vue. Vous pouvez également mémoriser vos réglages favoris grâce à la fonction Smart Effect : personnalisation de l’image, filtres numériques, mode AF, mesure d’exposition, etc. Cette molette possède 4 positions pour un maximum de souplesse à l’utilisation. Le mode HDR intégré satisfera les fans inconditionnels de ce type d’images.

L’écran arrière est un LCD de 3 pouces et de 460.000 pixels, une définition qui devrait s’avérer suffisante mais reste loin des meilleures du moment.

écran arrière LCD du Pentax Q

Mode vidéo Full HD

Conforme aux standard du moment, le Pentax Q dispose d’un mode vidéo Full HD avec codec H.264 et définition de 1920×1080 en 30 images par seconde. La sortie vidéo est de type HDMI-mini et permet de disposer d’une sortie son.

le Pentax Q en blanc

Premières impressions sur le Pentax Q

Avec une commercialisation prévue en septembre et un tarif public annoncé de 699 euros pour l’ensemble boîtier et objectif 8,5mm, il y a fort à parier que Pentax va jeter le trouble. Le Pentax Q est en effet positionné très en dessous du tarif d’un Fuji X100 (environ 1000 euros), et guère plus onéreux qu’un compact (à peu près) expert comme les Nikon P7000 ou Canon G12 aux viseurs optiques calamiteux. Son système d’optiques interchangeables fait la différence. Pentax a eu l’intelligence d’annoncer une gamme complète d’optiques en même temps que le boîtier, un vrai différenciateur par rapport au X100 par exemple ou aux zooms moins qualitatifs des compacts experts. L’arrivée prochaine de ce nouveau modèle est donc une bonne nouvelle, alors que les ténors du secteurs que sont Nikon et Canon n’ont toujours pas annoncé leur modèle hybride. Pentax en profite, tout comme Fuji, et c’est une bonne chose.

Reste à voir quelle sera la qualité des images issues de ce boîtier. On peut s’attendre à un résultat au moins à la hauteur de ce que proposent les compacts experts à optique fixe ou zoom. Et l’argument prix risque alors bien de faire la différence. Une vraie belle offre de la part de Pentax qui sait rester innovant dans un marché de la photo en pleine mutation. Dites, Mr. Pentax, vous nous faites le même avec un capteur APS-C ??

Voir la fiche technique complète du Pentax Q

Source : Pentax


Mise à jour Firmware 1.10 pour le Fuji X100

Fuji met à jour le Fuji X100, son modèle vedette qui fait tourner les têtes depuis plusieurs mois. Si quelques reproches de conception sont faits à ce compact qui a tout d’un expert, ce qui est piloté par l’électronique interne est facilement corrigeable.

vue du boîtier Fuji X100

Quelques semaines après une première mise à niveau, Fuji propose donc un firmware 1.10 qui apporte 23 modifications : des améliorations de fonctions, des fonctions plus intuitives, un affichage amélioré dans le viseur, des paramètres de réglage diversifiés et complétés, des corrections de dysfonctionnements, la liste est longue.

Téléchargez la mise à jour du firmware 1.10 pour le Fuji X100

Pendant ce temps, nous attendons toujours le Nikon Evil, le compact à objectifs interchangeables annoncé en 2010 …


Un Nikon 2000mm f/11 pour … 66.000 euros

Vous avez toujours rêvé de posséder une très longue focale Nikon ? Voici un modèle qui devrait vous satisfaire puisqu’il s’agit d’un Nikon 2000 mm à ouverture f/11. Cependant ne rêvez pas trop, ce 2000mm n’est plus à vendre, il a été cédé lors d’une vente aux enchères dont une partie des revenus a été versée à la Croix-Rouge japonaise.

vue de l'objectif Nikon 2000mm f/11 prototype

Si le record atteint par le Leica série O n’est pas battu par cette optique Nikon, il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’une pièce rare dont le tarif final est à la hauteur du matériel et de l’événement.

Il s’agit de la plus longue focale jamais construite par Nikon, lancée en octobre 1968 et déclinée en trois versions successives.

vue de l'objectif Nikon 2000mm f/11 prototype

La première version prototype a été présentée lors de la Photokina 1968. Son grossissement relatif est de 40x. Ce 2000 mm pèse 17,5 kg et la distance minimale de mise au point est de 20m.Ce tout premier modèle est équipé d’un filtre de diamètre 62mm. Le prototype présenté à la Kina disposait d’une bague décorative noire.

La version de production est arrivée pour la Photokina 1970, sa couleur est grise. Cette version dispose de quatre filtres de 39mm. La stabilité de l’optique est accrue grâce à l’usage d’une monture en U de type AY-1 et qui rajoute 7,5 kg à l’ensemble. La mise au point se fait à l’aide d’une bague externe latérale qui ne demande rien moins que trois tours complets pour passer de l’infini à la distance minimale de 20m.

vue de l'objectif Nikon 2000mm f/11 prototype vu à la Photokina 1968

La troisième et dernière version de cette optique est apparue en 1975. Équipée d’un filtre L37C, sa distance de mise au moint minimale est ramenée à 18m et elle comporte des éléments optiques revétus de type « C ».

Source : Popphoto et The Nikon Handbook

 

 


Comment fabriquer un support à ventouse pour appareil photo reflex – DIY

Pouvoir disposer d’un support d’appareil photo numérique simple à fixer au mur ou sur toute surface lisse s’avère parfois pratique pour obtenir des images inédites. Les accessoiristes proposent toutes sortes d’accessoires et supports pour appareils photo. Il est également possible de fabriquer soi-même au moindre coût un tel support qui vous permettra de fixer votre reflex en bonne position sans faire courir de risque à votre matériel. Voici comme un de nos lecteurs a conçu le sien.

support à ventouses DIY pour reflex numérique

Par ChillG pour Nikon Passion

Caractéristiques du support à ventouse pour appareil photo numérique

Coût global des pièces, hors rotule : 20 euros environ

Temps de fabrication : 30 minutes

Utilisations : pour video et photo sur vitre, carrosserie, et toutes surfaces plane et propre

Poids : poignée avec rotule 1,5kg

Matériel nécessaire

Pour réaliser ce support, il vous faut les accessoires suivants, disponibles dans tout bon magasin de bricolage :

ventouse pour support de reflex

– une ventouse de vitrier (poids de charge approximatif 70kg) – coût 8€

fixation antenne pour support à ventouse de reflex

– 2 fixations pour antenne parabolique – coût 10 euros

– une plaque en alu ou acier, ici plaque de récupération en acier d’épaisseur 2mm

– un peu de tube en caoutchouc (environ 6cm)

– une perceuse avec forêt pour métal

– une lime

– quelques boulons et rondelles en plus (3 euros en vrac)

rotule pour support à ventouse de reflex numérique

– une rotule et la vis qui va avec pour la fixer (voir les rotules proposées par Miss Numerique)

– de l’huile de coude !

Construction du support

Pour commencer, il faut assembler les fixations d’antenne et la poignée de vitrier ensemble.

Insérer les tubes de caoutchouc ouverts sur leur longueur pour envelopper les barres de fixations et d’atténuer les contraintes (et éviter de casser la poignée avec son boitier dessus !).

fabrication d'un support à ventouses pour reflex numérique DIY

Prenez garde à ne pas trop serrer les écrous afin de ne pas écraser la poignée, mais serrez tout de même correctement. Il ne faut pas qu’il y ait de jeu ni que vous puissiez bouger la poignée en la forçant manuellement.

fabrication d'un support à ventouses pour reflex numérique DIY

Créez l’espacement nécessaire pour supporter la plaque afin de pouvoir serrer la rotule sur la vis.

Ensuite prenez la plaque de métal, ajustez-la aux proportions du plateau, marquez les trous à effectuer, percez la plaque quatre fois pour les filetages. Prenez ensuite une règle pour tirer les diagonales et positionner le trou central pour la vis de la rotule.

fabrication d'un support à ventouses pour reflex numérique DIY

fabrication d'un support à ventouses pour reflex numérique DIY

Une fois ces étapes réalisées, placez des rondelles de chaque coté de la plaque, vissez la plaque avec des écrous freinés – avec petit bout de caoutchouc à l’intérieur, ça évite qu’ils ne se dévissent seuls. vous pouvez serrer fortement car les écrous d’espacement ne bougeront pas donc il n’y a pas de risque d’écraser la poignée.

fabrication d'un support à ventouses pour reflex numérique DIY

Fixez ensuite la vis withworth pour la rotule.

fabrication d'un support à ventouses pour reflex numérique DIY

Fixez la rotule et … c’est terminé !

fabrication d'un support à ventouses pour reflex numérique DIY

fabrication d'un support à ventouses pour reflex numérique DIY

Utilisation du support à ventouse

fabrication d'un support à ventouses pour reflex numérique DIY

Les fixations d’antenne satellite possèdent des crans qui permettent d’être à niveau en débordant sur l’extérieur de la poignée : les 2 plaques de fixations étant plus longues que la poignée, cela dépasse un peu mais c’est parfaitement plat. La stabilité des plaques offerte par ces crans est un avantage. Les fixations ne peuvent pas tourner autour de la poignée.

Une fois ce réglage effectué, le support à ventouses est prêt à être utiliser : sur un bureau en bois (photo), une vitre, une carrosserie, toute surface plane et propre pour que la succion se fasse correctement.

fabrication d'un support à ventouses pour reflex numérique DIY

Exemple d’utilisation sur une vitre avec boîtier reflex Nikon D7000 et objectif AF 10,5mm Fisheye Nikkor 2.8 G ED

Petit conseil : pour utiliser ce support en extérieur sur un véhicule ou autre surface, pensez à avoir un chiffon propre et un petit flacon d’alcool à 90° à disposition afin de nettoyer les ventouses et le support. Effectuez un test sans l’appareil, en tirant sur la poignée pour tenter de l’enlever, ou en roulant un peu avec la voiture afin de vous assurer de la bonne tenue de la ventouse.

S’agissant d’un montage « maison », il vous faut prendre vos précautions à l’utilisation, Nikon Passion ne saurait être responsable si votre appareil photo finit dans un talus !!

Attention également au démontage. La succion est forte avec ce genre de poignée, il est possible que vous n’arriviez pas à décrocher la poignée une fois mise en place sur une vitre. Prenez soin de la détacher délicatement pour ne pas partir avec le carreau …

fabrication d'un support à ventouses pour reflex numérique DIY

Ce support est réalisable en version simple ventouse avec Tracking Dolly pour tourner vos séquences vidéos. La ventouse peut se décrocher sous le poids d’un bridge (expérience vécue !), vous pouvez alors coller une plaque de vinyle autocollante pour assurer une bonne force de succion. Il est néanmoins préférable de privilégier le support à double ventouse pour sa capacité de maintien d’un boitier avec un objectif de poids moyen, soit environ 1,5kg au total.

Bonne séance de bricolage et surtout … bonnes photos !!

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Scoop ! Nouveau Nikon AF-S 70-200mm … Thermos

Parmi les nouveautés de l’année dans la gamme d’optiques Nikon pro, il y a un modèle qui devrait satisfaire vos besoins de photographes pros. Si vous passez de longues heures à attendre que votre sujet se présente, si vous travaillez souvent en extérieur dans des conditions difficiles, si vous devez faire des trajets pour vous rendre sur votre lieu de prise de vue, si vous avez du mal à assurer du matin au soir des conditions de travail de plus en plus difficiles, alors ce nouveau Nikkor 70-200mm Thermos est fait pour vous !

gadget Nikon objectif 70-200mm thermos

Cette optique pro type bouteille thermos NIKON AF-S 70-200 mm reprend en tous points les lignes, le design et les dimensions dul NIKON AF-S 70-200 mm f/2.8G ED VR II. Elle est réalisée en acier inoxydable et PVC (pour l’intérieur). Le capuchon arrière se dévisse pour servir de tasse et dispose d’une anse qui facilite la prise en main.

gadget Nikon objectif 70-200mm thermos

S’agissant d’une optique pro, le bouchon à vis dispose d’un joint d’étanchéité en silicone pour éviter les poussières (et les fuites de café !). L’optique est bien sûr compatible avec la monture Nikon (ca)F(é) et dispose d’un système d’ouverture/fermeture rapide.

gadget Nikon objectif 70-200mm thermos

Fiche Technique du Nikkor 70-200mm Thermos

Thermos en forme d’objectif NIKON AF-S 70-200 mm
Capacité : 500 mL
Isotherme grâce à double paroi
Revêtement intérieur : acier inoxydable
Revêtement extérieur : pvc
Etanche (joint en silicone)
Bouchon avec fermeture à vis et système ouverture/fermeture rapide

Vous pouvez vous procurer ce nouveau Nikon 70-200mm Thermos chez Miss Numerique.

Si toutefois c’est le Nikon Nikkor 70-200m f/2.8 VRII qui vous intéresse, alors il est dispo aussi.

 


Retouches et photomontages avec Photoshop CS5 – Martin Evening

« Retouches et photomontages avec Photoshop CS5 » est un ouvrage de Martin Evening et Jeff Schewe paru aux éditions Eyrolles. Ce livre présente les techniques avancées de traitement d’image, de développement des fichiers RAW et de retouches à l’aide du logiciel Adobe Photoshop CS5.

Couverture du livre Retouches et Photomontages avec Photoshop CS5Martin Evening est un des auteurs les plus connus dès lors qu’il s’agit de parler de Photoshop ou Lightroom pour les photographes. Il nous livre ici un volume entièrement consacré aux techniques avancées avec Photoshop CS5, un complément de son précédent ouvrage Photoshop CS5 pour les photographes.

Pourquoi un deuxième livre ?

A voir l’épaisseur et le contenu du premier volume Photoshop CS5 pour les photographes, on est en droit de se demander pourquoi ce deuxième tome voit le jour. Le premier est en effet très complet et nous pensions que l’auteur avait fait le tour de la question. Ce n’est pas le cas et Martin Evening semble inépuisable sur le sujet. Aussi dans ce livre complémentaire, il nous livre quelques secrets supplémentaires pour traiter et retoucher les images. Son complice Jeff Schewe (à l’origine de l’idée de Photoshop pour les photographes) apporte lui-aussi son savoir et ses recettes pour compléter ce que présente Martin Evening.

Flux de production dans Camera Raw

La première partie du livre est entièrement dédiée au traitement des fichiers RAW dans Camera RAW. Les utilisateurs de Photoshop CS5 qui souhaitent tout savoir du plugin RAW de Photoshop seront servis. Tous les curseurs et réglages sont présentés en détail. Une photo type sert  à illustrer ce que chaque réglage provoque comme effet. Les auteurs nous proposent leur interprétation de l’image, en n’omettant pas de détailler chacune des fonctions de développement du logiciel. Au passage, les utilisateurs de Lightroom qui utilisent forcément Camera RAW pour leurs fichiers y trouveront plein de notions qui leur serviront aussi.

Réparation, fusion, masques, montages

La seconde partie du livre va très loin dans la présentation des possibilités de retouche avancées de Photoshop. Sont abordés de façon très détaillée la fusion d’images, la réparation (par exemple de photos anciennes), l’usage des masques, les possibilité de montage (comme le format panoramique).

Avec une présentation très visuelle, proche du pas à pas, les deux auteurs nous livrent tous leurs secrets que chaque lecteur utilisera ensuite selon ses besoins. Différentes notions connexes sont également abordées, comme la gestion des couleurs ou la gestion des objets dynamiques.

Automatisation

Photoshop ne serait pas ce qu’il est sans ses scripts. C’est un sujet longuement développé dans ce livre et vous saurez tout sur la création, l’enregistrement, l’utilisation des fonctions d’automatisation.

Mais encore …

Parce qu’il y a toujours à dire sur Photoshop, la dernière partie du livre présente une foule de fonctions très avancées. Au programme le traitement croisé, les virages, le flou artistique, le flou progressif, l’impression, les épreuves CMJN, le flux de production d’un tirage d’art, etc.

Extrait chapitre 7 : Masques et montage
(3.9 Mo)

Extrait chapitre 10 : Toujours plus loin avec Photoshop
(6.1 Mo)

Sur le DVD

Fourni en complément au livre, le DVD d’accompagnement comprend :

  • 3 heures de tutoriels vidéo (en anglais) qui détaillent les exemples de l’ouvrage,
  • 300 images de démonstration pour refaire par vous-mêmes les exercices proposés dans le livre,
  • 7 chapitres bonus au format électronique (en anglais),
  • des démos de plugins Photoshop comme Photokit.

Conclusion

Voici un ouvrage qui complète le livre « Photoshop pour les photographes« . Réservé à un public averti, qui maîtrise déjà les fondamentaux de Photoshop CS5, ce livre s’adresse à ceux qui sont désireux d’aller (beaucoup) plus loin dans leur pratique de la retouche et du traitement d’images.

Nous conseillons cet ouvrage à tous les photographes et graphistes qui doivent traiter des images de façon avancée, et qui disposent des bases sur Photoshop CS5.Si vous êtes dans ce cas, vous pourrez faire l’économie du premier volume et vous contenter de celui-ci.

Si vous avez déjà le premier et souhaitez en savoir plus, ce deuxième livre est idéal.

Et si vous avez fait le tour du premier livre et pensez que c’est déjà bien comme ça pour vous, passez votre chemin car ici il est – vraiment – question de traitement pointu.

Enfin, si vous utilisez Lightroom pour traiter vos photos et souhaitez aller plus loin dans le traitement avec Photoshop CS5 utilisé en éditeur externe, le livre vous aidera dans votre démarche.

Titre : Retouches et photomontages avec Photoshop CS5
Sous-titre : Techniques avancées pour les professionnels de l’image – Avec DVD-Rom Mac, PC
Éditeur : Eyrolles
Support : DVD
Nb de pages : 478
Format : 19 x 24,5
Poids : 1370 g (!)
Prix public : 36 euros

Retrouvez « Retouches et photomontages avec Photoshop CS5 » chez Amazon.


Test Nikon D5100 : un reflex qui assure sur le terrain

Nikon France m’a prêté un des tous premiers Nikon D5100 pendant quelques jours et j’ai ainsi pu tester le nouveau reflex de la gamme. Voici un test terrain comme j’en ai l’habitude, mais un peu plus complet cette fois car le boîtier a beaucoup de choses à montrer … et moi à dire.

quel materiel photo pour 1500 euros

Nikon D5100 + objectif Nikon AFS 18-55 G ED VR

chez Miss Numerique chez Amazon

Le Nikon D5100 est un reflex numérique qui vient rejoindre le D3100 et le D7000 dans la gamme des reflex à capteur APS-C, donc au format DX. Ce reflex numérique à tout faire possède bien des atouts, et il s’adresse à un large public qui souhaite disposer d’un appareil plus performant qu’un compact et moins onéreux qu’un modèle expert.

Conditions du test : toutes les images présentées ici ont été faites avec un D5100 + AF-S Nikkor 18-55mm f/3.5-5.6 G VR en JPG natif, ouvertes dans Nikon ViewNX2 et exportées avec réduction de taille (pour affichage web). Nous n’avons appliqué aucune correction. Le mode image sélectionné est le mode SD qui donne un rendu neutre, sans accentuation particulière des couleurs. Ce test illustre ce que vous êtes en droit d’attendre de ce boîtier sans autre traitement d’image. Cliquez sur les images pour les voir en plus grand.

photo test Nikon D5100 par Nikon Passion

Test Nikon D5100 – ISO 400

Nikon D5100 : fabrication

Le D5100 ne renie en rien ses origines. Le boîtier présente bien, il propose une qualité de fabrication conforme à nos attentes. La différence reste sensible par rapport à la gamme supérieure, D300/D700, mais le D5100 ne joue pas non plus dans cette cour là. La conception du D5100 est plutôt bien pensée, nous avons globalement apprécié la présentation, même si nous avons identifié quelques légers défauts.

Le boîtier est compact et reste assez lourd et encombrant pour un reflex, surtout muni du zoom 18-55 livré en kit. Ceux qui viennent du compact numérique devront tenir compte de la taille et du poids au moment du choix. Pour autant nous sommes loin du poids d’un modèle expert, le D700 à côté fait figure de mastodonte. Notez que le 18-55 est proéminent, particulièrement en position 18mm où l’extrémité de l’objectif reste sortie du corps principal. L’avis féminin de la rédaction est clair : ça fait curieux et ça paraît fragile.

Le D5100 comporte deux attaches métalliques pour la sangle de cou, c’est rassurant et c’est du solide. La poignée permet de bien tenir le boîtier en main, particulièrement si vous avez des mains de bonne taille. Les plus petits gabarits trouveront à redire mais le gainage employé, de très bonne facture, compense et permet de bien sentir le boîtier, un bon point.

La trappe batterie est un peu ferme au verrouillage, par contre la batterie est protégée des chutes accidentelles par un loquet, une bonne idée. La fixation de pied, sous le boîtier, correspond à ce que l’on attend d’un tel accessoire, du métal qui doit tenir le choc.

photo test Nikon D5100 par Nikon Passion

Test Nikon D5100 – ISO 100 – utilisation de l’écran orientable au ras du sol

L’écran orientable est une vraie bonne idée, d’autant plus que sa conception change par rapport au modèle précédent, le D5000, et qu’il est fixé latéralement sur toute sa hauteur. C’est du costaud, et nous n’avons pas hésité à balancer généreusement le boîtier tenu par l’écran, aucune crainte à avoir en matière de robustesse. A l’usage, c’est très bon signe, nous avons été surpris par la facilité d’emploi de cet écran qui permet d’oser des cadrages inédits. Autre avantage, orienter l’écran permet de ne pas avoir à jouer les contorsionnistes et c’est bien pratique.

photo test Nikon D5100 par Nikon Passion

Test Nikon D5100 – ISO 100 – utilisation de l’écran orientable au ras du sol

Nous avons un reproche à faire par contre à cet écran qui se salit très vite à l’usage : traces de doigts, traînées, la visibilité s’en trouve diminuée particulièrement en pleine lumière. Il serait bien que Nikon réfléchisse à un traitement de surface qui évite les reflets, gardez près de vous un chiffon doux pour nettoyer l’écran si nécessaire. Le D5100 est livré sans capot de protection pour l’écran, mais il est très facile de faire pivoter ce dernier et de le positionner contre le boîtier, c’est alors le dos de l’écran qui est tourné vers l’extérieur et fait office de protection.

Du côté de la face arrière, la présentation est sobre, les boutons et touches sont repoussés du côté droit du fait de la position de l’écran à gauche. Rien à dire sur l’aspect général, on reprochera par contre un manque de fermeté du sélecteur – pad – dont les clics ne sont pas très francs. Il manque cruellement un système de verrouillage qui serait bien utile pour ne pas voir changer seule la position du collimateur du système autofocus, ça arrive facilement en manipulant l’appareil. Il faudra surveiller d’un discret coup d’oeil, à la prise de vue, que le collimateur actif est bien celui qui vous intéresse.

Dernier point important, le viseur. Celui-ci est agréable à utiliser, même si la couverture n’est que de 95%, la visibilité est excellente. Là-aussi pas de comparaison possible avec la gamme expert-pro mais pour avoir utilisé le D5100 pendant plusieurs heures à la suite, nous n’avons pas souffert de la taille du viseur. Les ex-utilisateurs de compacts vont sentir la différence très vite.

Dernière remarque toute féminine concernant la présentation de ce D5100, “il est noir et ça fait pas rêver”. Certains concurrents proposent des déclinaisons en couleur de leurs reflex, il serait bon que Nikon étudie la question pour séduire un public féminin qui ne regarde pas que les seules capacités techniques du boîtier (on en connaît !!).

photo test Nikon D5100 par Nikon Passion

Test Nikon D5100 – ISO 100

Nikon D5100 : ergonomie

Le D5100 s’adresse à un public varié qui veut un boîtier simple à utiliser, performant et polyvalent. En cela l’objectif est atteint. Nous avons eu l’occasion de prêter le boîtier à des photographes novices qui ont immédiatement pu faire des photos (réussies) sans mise en main préalable. Bien évidemment il conviendra de chercher à comprendre à quoi servent les différents réglages pour optimiser les résultats (l’autofocus particulièrement) mais le D5100 est assez souple pour aider les débutants à démarrer sans appréhension.

Les menus sont toujours aussi complets, la touche réservée aux réglages de prise de vue, dissociée de celle qui donne accès aux menus, permet d’accéder à l’essentiel. On aimerait néanmoins que Nikon fasse un effort en matière d’ergonomie dans sa gestion des menus, c’est touffu et on cherche toujours après le bon réglage (ceci est valable pour l’ensemble de la gamme).

Afin d’aider les utilisateurs néophytes, chacun des menus de prise de vue est accompagné de vignettes illustrant le type de photo que l’on peut attendre de chacun des réglages. Là-aussi, à prendre avec du recul mais les débutants apprécieront.

La navigation dans les réglages de prise de vue est facilitée par l’utilisation du pad arrière. Le sélecteur central permet de valider les choix tandis que les touches latérales permettent de naviguer dans les options. La personnalisation permet de choisir le type d’affichage sur l’écran arrière : soit les réglages classiques, soit une vue du diaphragme correspondant au réglage choisi. Ce dernier choix peut s’avérer pratique pour certains, nous ne sommes pas convaincus de sa pertinence pour des utilisateurs novices qui préfèreraient sans aucun doute voir affichés des messages plus conviviaux.

La touche Fonction – Fn – présente en façade avant permet de choisir le réglage utilisé le plus fréquemment. Nous lui avons attribué le choix de la sensibilité, ce qui nous a permis de ne pas avoir à recourir à l’usage trop fréquent des menus en cours de prise de vue quand la lumière changeait. Cette touche ne permet par contre pas de choisir le mode de mesure de lumière (‘spot’ par exemple), un manque qui serait facilement corrigé avec une mise à jour du firmware tant cette option peut rendre des services dans certaines situations (au moins autant que le changement de mode AF qui lui est disponible).

Le mode Live-View est très facilement accessible en faisant pivoter d’un geste le levier qui entoure la molette de sélection. Autant nous n’avions pas été convaincu par ce mode sur d’autres modèles, autant le couplage avec l’écran orientable devient intéressant. C’est en effet bien plus confortable de regarder sur l’écran que de se coucher par terre, et cela autorise des cadrages différents. Ce même levier donne accès au mode vidéo, il suffit de presser le bouton rouge proche du déclencheur pour commencer à filmer. L’écran devient alors un moniteur de contrôle très pratique. la mise au point en Live-View est rapide, pas autant qu’en visée traditionnelle mais elle est précise, ce qui est important. Le sélecteur arrière permet de choisir la zone de mise au point avec précision.

photo test Nikon D5100 par Nikon Passion

Test Nikon D5100 – ISO 100

On regrette un affichage simplifié dans le viseur qui n’autorise pas la multiplicité des informations. Selon les choix faits dans les options, ce sera ‘nombre de vues restantes’ ou ‘sensibilité ISO’ par exemple. Les plus novices apprécieront par contre la facilité d’usage de ce D5100. Nos utilisateurs test ont tout de suite trouvé leurs marques avec les principales fonctions : déclencher, voir la photo, zoomer, mettre à la poubelle (ou pas !!), c’est intuitif. Ces derniers apprécieront un mode automatique qui gère tout seul les réglages primordiaux (ouverture, vitesse). Le déclenchement du flash est lui aussi automatique, il suffit de passer en mode P pour ne plus voir le flash sortir tout seul et retrouver ses marques quand on vient d’un modèle argentique par exemple (modes P,S,A et M disponibles en sus des modes résultats et effets spéciaux).

Nikon D5100 : exposition

Le Nikon D5100 dispose d’un module de mesure de lumière qui lui permet de faire face à la plupart des situations. La mesure matricielle donne des résultats satisfaisants dans la majeure partie des cas, il faudra rester vigilant en cas de forts contrastes où traditionnellement les reflex ont du mal à encaisser hautes et basses lumières. On utilisera dans ce cas le réglage de D-Lighting (compensation des forts écarts de contraste) pour ne pas brûler les hautes lumières (les zones très claires) et récupérer du contraste et du détail dans les basses lumières ( les zones sombres).

photo test Nikon D5100 par Nikon Passion

Test Nikon D5100 – ISO 100 – D-Lighting normal avec fort contraste

La mesure spot permet de se sortir des cas difficiles en effectuant une mesure très précise sur le visage d’un enfant plongé dans le noir lors d’une fête d’anniversaire, par exemple. Ainsi vous aurez une image correctement exposée pour le visage et plus sombre autour sans avoir besoin de recourir au flash intégré à l’effet disgracieux. Ce dernier permet de prendre des photos lorsque le D5100 ne peut plus assurer sans avoir recours à un éclairage complémentaire, il est très bien géré par le système de mesure de lumière mais reste un éclairage d’appoint peu puissant. L’utilisation d’un flash externe de plus forte puissance est conseillée si vous êtes en extérieur et souhaitez éclairer un plan assez large avec de la profondeur.

Nikon D5100 : qualité d’image

Le D5100 propose des performances de très bon niveau, proches de celles que nous sommes en droit d’attendre avec un modèle expert. Dans la mesure où le capteur est celui du grand frère D7000, que le processeur d’image est le même, que l’autofocus est celui du D3100, nous nous attendions à ce que les résultats soient corrects mais le D5100 va faire changer d’avis les plus irréductibles qui persistent à penser que les hautes sensibilités “ça ne marchera jamais”.

photo test Nikon D5100 par Nikon Passion

Test Nikon D5100 – ISO 3200

Ce D5100 fournit des images très équilibrées et exemptes de bruit de 100 ISO (valeur basse standard) jusqu’à 1600 ISO. A 3200 ISO les résultats restent de très bon niveau, même si l’on commence à sentir que le bruit numérique n’est pas très loin. Les moins exigeants ne remarqueront pas le léger moutonnement tandis que les plus difficiles utiliseront le mode RAW pour traiter leurs images et les optimiser.

photo test Nikon D5100 par Nikon Passion

Test Nikon D5100 – ISO 6400 – JPG natif

photo test Nikon D5100 par Nikon Passion

Test Nikon D5100 – ISO 12800 – JPG natif

Test Nikon D5100 - ISO 12800 - JPG natif

Test Nikon D5100 – ISO 12800 – JPG natif

Test Nikon D5100 - ISO 25600 - JPG natif

Test Nikon D5100 – ISO 25600 – JPG natif

Passé le cap des 3200 ISO, c’est la (très) bonne surprise. Les images faites en JPG natif ne souffrent d’aucun défaut irrémédiable. La montée en bruit est progressive mais reste discrète, le JPG est vraiment exploitable et le RAW devrait donner d’excellents résultats une fois passé à la moulinette du derawtiseur.

Passé le cap des 6400 ISO, on tombe dans des valeurs disponibles mais pas standard : Nikon ne recommande pas d’utiliser HI1 (12800 ISO) ou HI2 (25600 ISO) mais nous avons forcément essayé : là-aussi bonne surprise. A 12800 ISO vous sortirez des JPG natifs dont le rendu pourra être correct selon les sujets (voir ci-dessus), vous permettant de faire des tirages tant que vous restez dans des formats album. Vos 10×15 et 13×19 d’images faites à 12800 ISO auront leur place dans l’album de famille.

Il n’en est pas de même de la sensibilité extrême – 25600 ISO – qui peut dépanner mais ne permet pas de récupérer des images satisfaisantes. Avec l’utilisation du format RAW et un bon traitement d’image, il y a par contre possibilité de produire des photos plus que regardables, mais ce cas d’usage dépasse généralement les capacités des utilisateurs novices auquel ce D5100 est censé s’adresser.

Nikon D5100 : autofocus

Le module autofocus hérité du Nikon D3100 ne démérite pas sur le D5100. les collimateurs, dont seul le central est en croix, font leur boulot et nous n’avons pas constaté d’erreur évidente de mise au point en situation réelle. Si vous prenez la précaution de choisir le mode AF-A, vous laissez au boîtier le soin de choisir lui-même s’il doit fonctionner en AF-S (mise au point vue par vue et déclenchement si la mise au point est bonne) ou en AF-C ( mise au point en continue et déclenchement direct).

photo test Nikon D5100 par Nikon Passion

Test Nikon D5100 – ISO 400 – Mode AF-A

Soucieux de vérifier la pertinence de cet automatisme, nous avons soumis le D5100 à une séance de photo sur le vif qui nous a montré que l’AF assure ! Que le sujet soit fixe ou en mouvement, nous n’avons quasiment pas fait de photos à la mise au point défaillante, tout au plus le choix du sujet principal laissé à la libre appréciation du boîtier peut ne pas vous satisfaire mais il suffit pour cela de jouer avec le pad arrière pour imposer vos choix, rien de plus simple. Avec un peu d’habitude vous oublierez toute contrainte de mise au point pour vous concentrer sur d’autres réglages créatifs comme l’ouverture pour la profondeur de champ.

Nikon D5100 : mode vidéo

Nous avons pu faire quelques prises de vue en vidéo Full HD avec le micro intégré. N’étant pas experts en matière de vidéo, nous nous garderons bien de donner des conclusions hâtives mais si vous comptez utiliser ce D5100 pour filmer en lieu et place de votre caméscope, sachez que vous ne serez pas déçu. La mise au point AF en continu, l’écran orientable qui fait office de moniteur, la bonne prise en main du boîtier vous permettront d’enregistrer des séquences dont la seule limite sera là vôtre. Tout le monde ne s’improvise pas vidéaste et le travail de montage sur l’ordinateur pour couper les séquences trop longues ou inintéressantes s’impose. Le D5100 propose néanmoins quelques possibilités de montage intégrées, à étudier si vous êtes fan de vidéo.

photo test Nikon D5100 par Nikon Passion

Test Nikon D5100 – ISO 100

Conclusion

Nikon propose, avec ce nouveau D5100, un condensé de ce qui se fait de mieux dans sa gamme APS : un capteur 16Mp capable de gérer les hautes sensibilités, un module autofocus performant, une ergonomie satisfaisante, une qualité d’image de très bon niveau, un mode vidéo Full HD à mise au point continue.

Ce D5100 est un excellent choix pour celui qui vient du monde du compact numérique et souhaite passer à autre chose : plus de possibilités créatives, des objectifs plus performants (particulièrement les téléobjectifs), des images en basse lumière de meilleure qualité, une mise au point performante, une excellente réactivité.

Le choix du D5100 permet de disposer d’un capteur plus performant que celui du D3100, d’un écran orientable très utile, d’un mode vidéo plus élaboré. Pour un tarif supérieur de 200 euros environ boîtier nu, la différence est sensible.

Le D5100 reste un cran en-dessous du D7000, même s’il embarque le même capteur et le même processeur d’image. Le module Autofocus à 9 points est moins performant, les possibilités de réglages directs sont plus nombreuses sur le D7000, la compatibilité avec les objectifs AF Nikon plus importante, le D5100 impose en effet l’usage d’optiques AF-S à motorisation interne. Les photographes experts choisiront plutôt le D7000 pour ces raisons, les vidéastes préféreront le D5100 pour ses qualités vidéo supérieures.

Au final, le Nikon D5100 vient occuper une place de choix dans la gamme Nikon, et devrait s’imposer rapidement face à une concurrence qui ne démérite pas mais qui est parfois proposée à un tarif supérieur (+ 100 euros pour le Canon 600D par exemple).

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Annexe : Nikon D5100, test terrain de montée en ISO

Séquence d’images illustrant la différence de rendu en fonction de la sensibilité choisie.

Cliquez sur les images pour les voir en grand.

test Nikon D5100 400 ISO

test Nikon D5100 – ISO 400

test Nikon D5100 800 ISO

test Nikon D5100 ISO 800

test Nikon D5100 1600 ISO

test Nikon D5100 ISO 1600

test Nikon D5100 3200 ISO

test Nikon D5100 ISO 3200

test Nikon D5100 6400 ISO

test Nikon D5100 ISO 6400

test Nikon D5100 12800 ISO

test Nikon D5100 ISO 12800

test Nikon D5100 25600 ISO

test Nikon D5100 ISO 25600


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