Rencontre avec Christophe Batut, photographe auto – moto

Christophe Batut est un amateur de photographie qui a su trouver sa voie et se faire une place en tant que photographe attitré de plusieurs événements majeurs dans le monde de l’auto et de la moto.

Très présent sur les réseaux sociaux, il propose des images inédites d’un domaine qui m’est proche, il ne m’en fallait pas plus pour aller à sa rencontre.

Christophe Batut rejoint Gregory Dolivet et Cedric Emeran interviewés précédemment, pour vous montrer qu’avec un peu de travail et d’envie vous pouvez vous-aussi devenir photographe expert ou pro.

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Christophe Batut – Photo (C) Olivier Scala

Voir les photos de Christophe …

Christophe Batut, l’interview

NP : En quelques mots peux-tu nous dire qui tu es, ce que tu fais au quotidien et dans quel monde tu évolues ?

CB : Je suis Christophe Batut, je viens d’avoir 45 ans (décembre 2016). Je suis photographe amateur depuis … au moins 1991.

Mes domaines de prédilection sont l’auto et la moto. Mais quand l’occasion se présente, je m’essaye à la photo de concert, aux scènes de vie, aux paysages.

Je suis passé par la case « photographe auteur », mais j’avoue m’être plus que perdu dans les démarches. Je manquais aussi de confiance en mon projet, alors j’ai repris mon job de dessinateur DAO.

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Norton Commando – Photo (C) Christophe Batut

NP : Parle nous un peu de ton parcours en photo, comment es-tu venu à t’y intéresser ?

CB: Je suis né dans une famille sensible à l’image : mon père était artiste peintre et ma mère était la reine de la photo souvenir de famille. Il existe un album photo par an depuis ma naissance ! J’ai donc baigné dans la photographie depuis ma tendre enfance et je suis sensible à l’art en général.

Je n’ai pas de souvenir particulier d’une photo que j’ai prise étant enfant. Le véritable «déclic» – sans faire de mauvais jeu de mot – s’est produit quand j’empruntais le compact de ma mère pour immortaliser les maquettes de voitures que je montais, adolescent.

Puis j’ai ressenti le besoin d’aller plus loin dans la démarche : photographier les détails de vraies voitures pour pouvoir les reproduire au plus juste en maquette.

En 1990 – ou 1991 ? – je me suis offert mon premier boîtier, avec mon premier salaire. C’était un Nikon F401S trouvé par l’intermédiaire de mon cousin, nikoniste, qui à l’époque était photographe de mariage pour le compte d’un magasin de Seine et Marne.

Je me suis vite mis à faire des photos moins conventionnelles de voitures en gros plan quitte à en oublier de prendre l’auto en entier et de ne plus savoir de quel modèle il s’agissait !

Je me suis formé en lisant des tonnes de magazines photos (Chasseur d’images, puis Réponses Photos). J’ai investi ensuite dans un Nikon F90x, j’ai énormément shooté en argentique quand j’étais en région parisienne.

Mon premier reflex numérique a été un Nikon D70 acheté d’occasion en septembre 2009. Je me suis fait la main en numérique dessus mais paradoxalement, je n’arrivais pas à retrouver mes sensations avec ce boitier. Mes photos numériques ne me convenaient pas. En 2011, j’ai pu m’offrir un Nikon D700 toujours d’occasion. Et là je me suis retrouvé !

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Chrysler GS-1 Spécial Coupe – Photo (C) Christophe Batut

NP : Qu’est-ce qui te motive aujourd’hui et t’incite à penser photo au quotidien, à pratiquer aussi régulièrement ?

CB: J’avoue ne pas être aussi régulier que je le voudrais. J’ai très souvent mon sac photo à portée de main, à la maison, en balade, en vacances, chez mes amis … aussi souvent que possible en fait. Dès qu’une situation m’interpelle, je déclenche.

Je suis toujours à l’affût de nouveaux lieux pour d’éventuels shootings. Souvent quand je vois une belle lumière, une scène inattendue, je me dis «tiens j’aurais pu faire telle ou telle image». Je m’exerce à faire des photos dans ma tête. Et j’essaie toujours de trouver le petit quelque chose en plus qui me permettra de me démarquer.

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Photo (C) Christophe Batut

NP : Quelles sont tes références, tes artistes et créatifs préférés ?

CB: J’ai un gros problème : j’ai une mémoire de poisson rouge pour les noms d’artistes quels qu’ils soient ! Je peux en citer quelques-uns tout de même, mais il y en a tellement qui m’influencent.

J’ai toujours adoré Robert Doisneau et Willy Ronis avec qui j’ai eu la chance d’échanger lors d’une dédicace. Quand je lui ai cité mon nom de famille, il a vite fait le rapprochement avec Arthur Batut (inventeur de la photographie aérienne automatique par cerf-volant).

Je suis un grand fan de Laurent Nivalle qui m’inspire beaucoup. Je m’intéresse aussi à de nombreux photographes sur les réseaux sociaux.

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Elmer Food Beat – Photo (C) Christophe Batut

NP : Comment diffuses-tu tes photos, auprès de qui ?

CB: J’ai diffusé ma première série sur Facebook en décembre 2013, poussé par mon entourage. C’était une série URBEX (exploration urbaine de lieux construits par l’homme et en général difficiles d’accès). Un hangar qui avait brûlé.

Lors d’une balade dans le vieux Lille, un jour de décembre 2014, je passe devant une boutique au bon vert anglais, avec, garée sur le trottoir, une magnifique moto Laverda orange. Je demande au maître des lieux si je peux faire quelques clichés et me voilà parti à mitrailler la machine.

Post-traitement fait, je me prends de culot et j’envoie les photos en message privé sur la page Facebook du magasin. J’ai alors le plaisir de voir mes photos publiées sur la page « Legend Motors Lille » avec un petit texte sympa. Depuis, je suis l’un des photographes du rassemblement mensuel « Un Pneu dans la tombe » de la rue Saint André à Lille.

Les portes s’ouvrent souvent quand tu ne t’y attends pas. Lors d’un de ces rassemblements, je rencontre Stéphane, le boss de l’association Virage8, qui me propose d’exposer quelques images lors de « Motors and Soul », un événement qu’il organise en région parisienne en septembre 2015. C’est ma première expo !

En 2016, me voici promu photographe officiel de la manifestation. Depuis, ma page Facebook voit arriver de nombreux nouveaux fans chaque jour avec des pics lors de chaque rassemblement lillois. C’est autant de gagné en visibilité.

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Photo (C) Christophe Batut

NP : Tu as une belle présence sur les réseaux sociaux, peux-tu nous dire comment tu procèdes pour développer ton audience ?

CB: C’est vrai que ça progresse bien sur mes comptes Facebook et Instagram. Je n’ai pas vraiment de stratégie quant à la publication. Au début, quand les gens « likaient » une de mes photos, je n’osais pas les inviter à aimer ma page. Je me disais qu’ils aimaient simplement la photo et puis c’est tout. Du coup le nombre de fans ne grimpait pas forcément ! Désormais dès que quelqu’un aime une photo, je l’invite à aimer la page aussi – je force un peu le clic – et c’est la personne qui décide.

Sur Facebook j’ai tendance à tout poster d’un coup, la publication est ensuite relayée sur Twitter. Sur Instagram je ne mets que quelques photos tout en invitant les abonnés à venir voir la suite sur ma page Facebook. Je poste selon mes envies, j’essaie de faire de mon mieux pour satisfaire les gens qui me suivent.

Avec le recul, le conseil que je pourrais donner est d’être régulier dans les publications, pas comme moi (!) sinon vous prenez le risque que les gens ne s’intéressent plus à votre travail. Mais n’oublions pas que les réseaux sociaux ne sont qu’un outil pour avancer et évoluer. Ils sont néanmoins très importants pour se faire connaitre et reconnaître.

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Moto Guzzi 250 Albatros Ex-Usine 1939 – Photo (C) Christophe Batut

NP : Parle nous un peu de tes projets, comment vois-tu l’avenir en tant que photographe ?

CB: Les projets ! Vaste question. Réussir à faire de la photographie mon métier principal serait un vrai bonheur. Continuer à progresser, persister à faire ce que j’aime en photo, trouver de nouvelles manières de présenter mon travail … les idées ne manquent pas mais les réaliser est un poil plus difficile. Si j’arrivais déjà à financer le renouvellement de mon matériel, ce serait bien !

Je profite de cette occasion pour remercier Nikon Passion de me mettre ainsi à l’honneur. Je remercie aussi ma femme et mes enfants pour leur patience, parce que vivre avec une personne qui a un boitier greffé dans la main n’est pas toujours facile !

En savoir plus sur Christophe Batut photographe

Vous pouvez retrouver Christophe Batut sur les réseaux sociaux en suivant les liens ci-dessous :

Sur Facebook : facebook.com/christophebatutphotos/
Sur Instagram : @christophe_batut_photos

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About the Author

Jean-Christophe Dichant
J'ai créé Nikon Passion en 2004 pour vous aider à faire les bons choix, bien utiliser votre appareil photo et apprendre la photo.

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