La photo du jour.
Il m’arrive souvent de faire des photos à l’iPhone, comme celle-ci, pour exercer mon œil. De plus le smartphone ne choque pas dans le métro, ce qui n’est pas le cas d’un appareil photo.

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La photo du jour.
Il m’arrive souvent de faire des photos à l’iPhone, comme celle-ci, pour exercer mon œil. De plus le smartphone ne choque pas dans le métro, ce qui n’est pas le cas d’un appareil photo.

Lorsque je rédige mes articles sur l’utilisation d’un Nikon Z, il est fréquent que je doive illustrer le texte par une copie de l’écran arrière.
Plutôt que de faire une photo de l’écran, jamais très lisible, je capture le signal qui s’affiche à l’écran.
Pour cela je connecte une carte d’acquisition HDMI sur le port HDMI, côté boîtier, et sur le port USB de mon ordinateur. Ensuite je lance le logiciel OBS Studio et n’ai plus qu’à capturer l’écran. Simple et efficace.

Vous l’avez sans doute remarqué en sélectionnant le format de vos fichiers sur votre Nikon Z récent. Nikon a ajouté un format de fichier RAW, appelé RAW « Haute Efficacité » (noté HE et HE★), sur les Z5II, Z6III, Z8, Z9 et Zf. Certains appareils utilisent le terme « RAW Efficacité élevée ». Si vous voyez le symbole ★, c’est de cela dont il s’agit.
Ce format promet des fichiers plus légers, une qualité d’image préservée et un flux de travail accéléré. Pour autant, faut-il vraiment l’adopter ou rester fidèle au NEF compressé sans perte ?
Voici un tour d’horizon, avec des exemples concrets, et mes recommandations pour vous aider à choisir.

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Le RAW Haute Efficacité (HE) est une évolution du NEF traditionnel. Rappelons que le NEF est une déclinaison Nikon du format RAW, enrichie de métadonnées propres à la marque.
Ces données vont bien au-delà des simples réglages de prise de vue. Le fichier NEF intègre, par exemple, les paramètres Picture Control, les réglages de D-Lighting actif, les informations précises sur l’autofocus (collimateur utilisé, mode AF, suivi), ainsi que les données de stabilisation pour les boîtiers équipés du VR intégré.
Il contient aussi une prévisualisation JPEG, utilisée pour l’affichage rapide dans le boîtier ou certains logiciels.
Des métadonnées spécifiques permettent en outre de gérer la correction des optiques Nikon (distorsion, vignettage, aberrations chromatiques), ce que seuls les logiciels compatibles savent interpréter. Ce niveau de détail fait du NEF non seulement un fichier RAW, mais aussi une base de données complète sur chaque photo, pensée pour tirer pleinement parti de l’écosystème Nikon.
J’en reviens au RAW HE, qui utilise une compression avancée. Elle est basée sur la technologie TicoRAW de la société belge IntoPIX. Rien de très nouveau, on la retrouve dans les flux vidéo 8K et le broadcast professionnel.
Ce qui est nouveau, c’est l’intégration de cette technologie dans les hybrides Nikon Z. Cette compression permet de réduire la taille des fichiers par un facteur de 4 ou plus, sans compromettre la qualité d’image.

Deux variantes de RAW HE (ou Efficacité élevée) existent :
Jusqu’ici, vous vous dites que ce RAW HE semble attirant. Moins d’espace de stockage sans perte de qualité, il faut le dire, c’est tentant. Et pas qu’un peu.
Gain de place : Un fichier HE★ est 20 à 40 % plus léger qu’un RAW compressé classique, et le format HE réduit la taille de manière plus importante.
Par exemple, sur une carte CFexpress de 128 Go, vous pouvez stocker environ :
Ces valeurs peuvent varier légèrement selon le contenu de l’image, mais elles correspondent bien à un capteur de 45 MP comme celui des Nikon Z8 et Z9.
Performance : Idéal pour les photographes de terrain (reportage, animalier, sport) qui enchaînent les rafales et doivent optimiser leur stockage.
Qualité d’image : Les tests, y compris dans des situations extrêmes (hauts ISO, récupération des ombres), ne montrent pas de différence visible ou mesurable entre NEF compressé, HE★ et HE.
Imaginez : vous partez faire un safari photo en Afrique, où la capacité de stockage est cruciale. Pour autant, vous n’allez pas acheter plusieurs cartes onéreuses pour ce voyage alors que vous n’en avez pas besoin le restant de l’année.
En utilisant le format RAW HE, vous pouvez stocker trois fois plus d’images sur la même carte mémoire, ce qui vous évite de multiplier les supports de sauvegarde coûteux et encombrants. Même après traitement dans un logiciel photo compatible RAW HE, la qualité reste inchangée à l’œil nu.
Les limites, car il y en a, sont à chercher du côté de votre logiciel photo. Rappelez-vous, j’ai précisé que le RAW HE intègre une compression TicoRAW. Cette compression suppose une décompression par le logiciel photo, qui doit donc intégrer le module TicoRAW, et la licence qui va avec.
C’est là que ça coince : tous les éditeurs de logiciels ne veulent pas payer cette licence. S’ils ne le font pas, oubliez le RAW HE. Vous ne pourrez pas le lire.
Nikon NX Studio, Lightroom Classic et Photoshop sont compatibles, mais d’autres comme Capture One, DxO PhotoLab, Darktable ou Luminar NEO posent encore problème ou n’offrent qu’un support partiel.
Mais ce n’est pas tout.
Le format RAW HE/HE★, bien que techniquement « RAW », n’est pas aussi universellement reconnu que le NEF classique. Attention donc à l’archivage à long terme ou la relecture des fichiers dans le futur. Car, par définition, les technologies du futur ne sont pas encore connues.
Pour vous sortir de ce bourbier, vous pouvez utiliser le logiciel du constructeur (Nikon NX Studio), ou convertir les fichiers avant traitement. Mais vous l’avez compris, cela complique votre flux de travail.
Enfin, si vous utilisez le RAW HE/HE★ à la prise de vue, il permet d’éviter le remplissage rapide du buffer, mais la vitesse d’écriture reste limitée par le type de carte utilisé.
Tout n’est donc pas si rose.
Si votre logiciel photo n’est pas compatible avec le format RAW HE, vous vous en rendrez compte immédiatement :
Dans certains cas, l’image peut sembler s’afficher, mais les curseurs de développement ne fonctionnent pas, ou les réglages sont désactivés.
C’est le signe que le moteur de décompression TicoRAW n’est pas intégré. Pour vous en sortir, il y a deux solutions :
J’attire toutefois votre attention : cette conversion peut être chronophage et alourdir votre flux de travail, surtout si vous traitez un grand volume de photos.
Pour éviter les mauvaises surprises, testez toujours quelques fichiers HE avec votre logiciel habituel avant d’adopter ce format sur le terrain.
Loin de moi l’idée de noircir le tableau : des tests indépendants, comme ceux de Steven Kersting, ont montré qu’il n’y a pas de différence significative en termes de rapport signal/bruit si vous utilisez le RAW HE.
La restitution des détails entre les fichiers NEF compressés sans perte, HE★ et HE est aussi bonne. Même en zoomant à 100 % sur des images traitées, il vous sera difficile de distinguer les fichiers, la compression TicoRAW assure.
Si vous me lisez au quotidien, vous savez que j’apprécie les choses simples, car ce qui est simple fonctionne toujours mieux.
Aussi, j’ai fait le choix de privilégier la simplicité, la compatibilité universelle et la sécurité à long terme pour mes photos. J’en reste au format NEF compressé sans perte car c’est la solution la plus sûre.
Ce RAW me garantit une lecture et un traitement fiables, aujourd’hui comme à long terme, quel que soit le logiciel utilisé.
Le format RAW Haute Efficacité de Nikon offre des avantages indéniables en termes de stockage et de rapidité, sans sacrifier la qualité d’image. C’est indéniable. Si vous avez besoin de stocker plus d’images sur une carte alors que vous n’en avez pas d’autre sous la main, c’est une excellente solution.
Dans les autres cas, je vous recommande de privilégier le format NEF compressé sans perte. Vous gagnerez en facilité, liberté, compatibilité et simplicité d’archivage.
Je ne prétends toutefois pas avoir raison pour tout, aussi si vous avez testé le RAW HE sur votre Nikon, témoignez : avez-vous rencontré des problèmes de compatibilité ou modifié vos habitudes de prise de vue ?
Le Nikon Z6III était attendu pour corriger ce qui manquait au Z6II face aux récents Nikon Z8 et Zf. Mais faut-il pour autant franchir le pas et dépenser environ 1 000 € de plus alors que le Z6II reste un excellent boîtier ?
Posons-nous la bonne question : quelles différences concrètes allez-vous sentir sur le terrain, avec vos objectifs, votre pratique, vos conditions de lumière ? Dans ce comparatif Nikon Z6III vs Z6II, je m’appuie sur mes propres essais pour répondre point par point, sans langue de bois.
J’utilise le Nikon Z6III depuis sa sortie, après avoir eu un Z6II, et avant cela un Z6. Voici les différences concrètes que j’ai constatées sur le terrain avec différents objectifs, différents sujets et différentes conditions de lumière : performances, compatibilité, vidéo, sport.
Si vous êtes pressé(e) : Le Nikon Z6III apporte une meilleure réactivité, un autofocus plus fiable, un viseur plus confortable et une vraie avancée en vidéo.
Le Nikon Z6II reste un excellent choix polyvalent et économique. Le bon choix dépend surtout de votre pratique : faible lumière, action, vidéo ou photographie plus contemplative.
Note : mon test du Nikon Z6III est disponible ici.
Avant de plonger dans les spécifications techniques, prenons un instant pour poser le contexte : si vous êtes photographe exigeant(e), que vous avez déjà un parc d’optiques NIKKOR Z ou que vous passez du reflex à l’hybride, vos critères ne sont pas les mêmes que pour un YouTubeur ou un influenceur. Aussi, voyez ce comparatif comme un échange entre passionnés, un peu comme lors d’une balade moto mémorable : on veut du plaisir, de la performance, mais sans compromis inutile.
En clair, je ne vais pas couper les fiches techniques en quatre pour tout détailler, mais vous donner un avis d'utilisateur au quotidien.
La principale différence entre le Nikon Z6III et le Z6II, c’est le processeur Expeed 7 du Z6III (double Expeed 6 sur le Z6II, lire mon test). Ce processeur autorise des calculs plus rapides, ce qui offre :
Lire mon test du Nikon Z6III pour avoir tous les détails


| Caractéristique | Nikon Z6II | Nikon Z6III | Impact terrain (ce que change vraiment le Z6III) |
|---|---|---|---|
| Monture | Nikon Z | Nikon Z | Même compatibilité avec toute la gamme NIKKOR Z et les objectifs F via FTZ. |
| Format du capteur | Plein format FX 35,9×23,9 mm | Plein format FX 35,9×23,9 mm | Pas de différence : rendu, profondeur de champ et qualité globale identiques. |
| Pixels effectifs | 24,5 Mp | 24,5 Mp | Aucune différence : même définition, même équilibre bruit/détail. |
| Type de capteur | CMOS classique | Capteur partiellement empilé (stacked) | Autofocus plus rapide, blackout réduit, meilleure réactivité en faible lumière. |
| Processeur | Double EXPEED 6 | EXPEED 7 | Suivi AF plus fiable, vidéo plus avancée, processeur plus réactif. |
| Rafale | 14 i/s | 20 i/s (jusqu’à 60 i/s en JPEG crop) | Pour sport, animalier, spectacles : plus de chances d’avoir “LA” photo. |
| Mémoire tampon | Limité sur longues rafales | Beaucoup plus profonde | Les rafales longues ne saturent presque plus avec le Z6III. |
| Viseur électronique | 3,69 M points | 5,76 M points | Plus confortable : meilleur contraste, meilleure précision en mise au point manuelle, moins de fatigue visuelle. |
| Écran arrière | 3,2” inclinable | 3,2” orientable 4 axes | Meilleure ergonomie pour vidéo, contre-plongées et verticales |
| Sensibilité ISO native | 100–51 200 (50–204 800 étendu) | 100–64 000 (50–204 800 étendu) | Montée ISO du Z6III proche de celle du Z6II ; je trouve les RAW du Z6III plus rapides à exploiter en post-traitement. |
| Stabilisation IBIS | Environ 5 stops | Jusqu’à 8 stops (selon optique) | Vrai gain : plus de photos nettes en basse lumière, meilleure vidéo à main levée. |
| Autofocus – Détection | Visage/œil humain, animal basique | Détection améliorée : humains, animaux, véhicules ; algorithmes Z8/Z9 | Un des plus gros progrès : l’AF du Z6III “accroche” plus vite et lâche moins. |
| Autofocus – Sensibilité | Jusqu’à –4,5 EV | Jusqu’à –10 EV | Le Z6III continue d’accrocher presque dans le noir. Très utile en soirée ou intérieur. |
| Video – Définition | 4K jusqu’à 60p | 6K/60p RAW, 4K 120p | Gain majeur si vidéo : ralenti, récupération couleur, montage plus flexible. |
| Video – Formats | H.264 / ProRes RAW externe | N-RAW, ProRes RAW interne | Setup plus simple avec le Z6III, plus besoin d’enregistreur externe. |
| Obturateur électronique | Oui (rolling shutter marqué) | Oui (rolling shutter réduit) | Moins de déformation sur sujets rapides avec le Z6III. |
| Obturateur mécanique | Oui | Oui | Identique |
| Stabilisation vidéo (e-VR) | Disponible | e-VR améliorée | Vidéo plus stable à main levée. |
| Stockage | 1× CFexpress/XQD + 1× SD | 1× CFexpress/XQD + 1× SD UHS-II | Identique ; CFexpress recommandée pour les rafales rapides et vidéo 6K. |
| Batterie | EN-EL15c | EN-EL15c | Identique, recharge USB possible |
| Autonomie (norme CIPA) | environ 340 vues | environ 400 vues | Autonomie comparable, légère optimisation sur Z6III. |
| Connectique | HDMI type C | HDMI type A (pleine taille) | Plus fiable et pratique pour la vidéo. |
| Poids | 705 g | 750 g | Le Z6III est un peu plus robuste, mais on reste dans la même gamme. |
| Résistance climatique | Protection tous temps série Z | Protection tous temps renforcée | Meilleure tenue par temps froid/humide, sans que cela ne soit un vrai différentiateur. |
| Année de sortie | 2020 | 2024 | 4 ans d’écart = 2 générations d’AF et de vidéo de différence. |
Exemple terrain : lors d'un weekend de reportage, dont les soirées (éclairage faible, mouvement constant, scènes lumineuses), j’ai testé le Z6III avec un NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S.
Le Z6III est arrivé à ses limites vers ISO 10 000, l’AF ne montrant aucun signe de ralentissement en soirée et de nuit. Avec le Z6II, l'AF décrochait plus vite en basse lumière.
Avec le Z6III j’ai constaté que la mise au point se verrouille plus vite. Cela ne signifie pas que le Z6II ne fait pas le job — mais pour ce genre de contexte exigeant, le Z6III se sent plus à l’aise.
Le Nikon Z6III est un excellent choix pour les vidéastes, car :
Oui, de la même façon que le Z6II, le Nikon Z6III est compatible avec les objectifs Nikon NIKKOR F AF-S et AF-P pour reflex (ou autres marques compatibles) via l’adaptateur FTZ I ou II.
Cela vous permet de continuer à utiliser vos objectifs NIKKOR F tout en bénéficiant des fonctionnalités modernes des Z6III et Z6II, comme la stabilisation d’image intégrée et l’autofocus performant.
Le Nikon Z6III utilise la batterie EN-EL15c, similaire à celle de ses prédécesseurs. Cependant, grâce à une meilleure gestion de l’énergie, l’autonomie est légèrement améliorée.
Selon la norme CIPA, très défavorable aux hybrides, l’autonomie du Z6III est d’environ 400 vues contre 340 pour le Z6II.
En pratique, je fais régulièrement 700 photos par charge, avec l’un comme l’autre, dans des conditions normales d’utilisation. Sans utiliser l’écran arrière, en photo de spectacle par exemple, l’autonomie dépasse 900 photos.
De plus, le Z6III prend en charge la recharge via USB-C, ce qui est pratique lors de déplacements.

Le Nikon Z6III est un excellent choix pour la photographie de sport grâce à :

Le Nikon Z6III bénéficie d’une construction robuste et durable. Son boîtier en alliage de magnésium est à la fois léger, tous temps et étanche à la poussière et à l’humidité. C’est le même principe de construction que le Z6II, mais amélioré, selon Nikon. Je n’ai pas démonté mes boîtiers pour vérifier si c’était vrai. Je sais par contre que je peux utiliser les deux sous la pluie sans crainte.

Bien que le prix exact varie en fonction du marché, le Nikon Z6III est vendu entre 2 500 et 2 800 euros pour le boîtier seul, avec des kits incluant un objectif NIKKOR Z en option (je vous recommande le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S).
Le Z6III est-il compatible avec mes anciens objectifs NIKKOR F ?
Oui via l’adaptateur FTZ I/II : vous pouvez continuer à utiliser vos optiques AF-S ou AF-P, tout en bénéficiant de l’AF et de la stabilisation du Z6III. Cependant, n’oubliez pas que certaines fonctionnalités (comme le pré-déclenchement) peuvent dépendre de l’optique utilisée.
Puis-je utiliser le Z6II pour la vidéo ?
Oui, si vos besoins sont simples : interviews, scènes fixes, clips courts en 4K-30/60. Le Z6II n’offre pas la 6K, pas les ralentis 120p et pas les codecs avancés du Z6III, mais il reste pleinement utilisable pour des vidéos propres et faciles à monter.
Puis-je utiliser le Z6III pour le Vlog ou la création de contenu ?
Absolument : il offre le profil N-RAW, ProRes 4:2:2 HQ, et grâce à la stabilisation combinée (boîtier + optique), il s’impose comme une option sérieuse pour les créateurs et les passionnés de mobilité.
Le Nikon Z6II est-il encore une bonne option en 2026 ?
Oui. Le Nikon Z6II reste un boîtier très polyvalent, fiable et cohérent pour un budget raisonnable. Il convient parfaitement au paysage, au voyage et à la photo de famille. Il montre ses limites en faible lumière et sur les sujets rapides, mais son rapport qualité/prix reste excellent pour ceux qui ne recherchent pas les performances du Z6III.
Le Nikon Z6II sera-t-il encore suivi par Nikon ?
Oui. Nikon maintient un support firmware minimum et une compatibilité totale avec les optiques NIKKOR Z actuelles et futures. Le Z6III recevra davantage d’améliorations fonctionnelles, le Z6II, sans être délaissé, a peu de chances d’évoluer désormais.
Quel boîtier choisir si je viens d’un reflex comme le D750 ou le D610 ?
Le Z6II sera une transition douce, rassurante, et vous retrouverez rapidement vos marques. Le Z6III apporte une vraie accélération (AF, réactivité, viseur, stabilisation) qui change davantage l’expérience de prise de vue. La différence dépend de votre exigence, pas seulement du budget.
Le Nikon Z6III est-il une bonne alternative au Z8 ?
Oui, pour les photographes qui veulent une partie des performances du Nikon Z8 dans un boîtier plus compact et moins coûteux, le Z6III est une alternative crédible et bien moins onéreuse.
Le Nikon Z6III est-il compatible avec Lightroom, Luminar NEO et Capture One ?
Oui, les dernières versions de Lightroom Classic, Luminar NEO et Capture One prennent en charge les fichiers RAW du Nikon Z6III.
Lightroom Classic et les logiciels Adobe sont de plus compatibles avec le format RAW HE (Haute Efficacité) du Z6III, de même que le logiciel Nikon NX Studio (gratuit).
Faut-il attendre une version future ?
Si vous possédez déjà le Z6II et que 24 Mp + 4K-60 suffisent à votre pratique, vous pouvez patienter — la mise à jour n’est pas urgente. Si vous voulez « tout ce qu’il y a aujourd’hui » sans compromis, alors le Z6III s’impose.
Note : pour savoir quel objectif Nikon choisir pour le Nikon Z6III, découvrez le guide complet 2026 pour choisir un objectif NIKKOR Z adapté à votre hybride Nikon.

Si vous êtes amateur de paysage, de voyage ou de photo contemplative, le Z6II peut suffire largement. La dynamique est bonne, la stabilisation du boîtier vous aide à voyager léger et votre pratique ne demande pas forcément des rafales très rapides.
En revanche, si vous aimez photographier tôt le matin, tard le soir ou que vous travaillez souvent sans trépied, le Z6III offre une stabilisation et une tenue ISO plus confortables. C’est le genre de différence qui ne se voit pas sur la fiche technique mais qui se ressent immédiatement sur le terrain : viseur plus agréable, stabilisation plus efficace, meilleure visibilité en lumière basse.
Si vous êtes photographe de mariage, la différence la plus sensible sera l’autofocus. Le Z6III accroche mieux dans les scènes difficiles, les salles sombres et les moments rapides. Vous gagnerez des images nettes et du confort de prise de vue. Le Z6II reste capable, mais vous demandera plus de vigilance, surtout pendant la soirée ou sur les plans en mouvement.
Si vous avez déjà un Nikon Z5 ou un Nikon Z6 première génération, la vraie question est votre niveau d’exigence. Le Z6II sera un passage en douceur, cohérent, sans changement brutal dans vos habitudes. Le Z6III, lui, vous projette dans une génération plus moderne : autofocus plus sûr, viseur plus confortable, meilleure réactivité globale. Ce sont des améliorations qui changent la qualité de votre expérience lorsque vous travaillez depuis longtemps et que vous savez exactement ce que vous attendez de votre matériel.
Si vous venez d’un reflex Nikon D750 et que vous hésitez entre le Z6II et le Z6III, vous allez surtout sentir la différence dans la façon dont le boîtier réagit à vos gestes. Le Z6II reste dans la continuité du D750 : fiable, prévisible, très bon en basse lumière mais sans accélération spectaculaire.
Le Z6III, lui, change la sensation. L’autofocus colle mieux aux sujets, même quand vous photographiez vos petits-enfants en intérieur ou que vous travaillez à main levée par faible luminosité. C’est le type de moment où vous ne voulez pas réfléchir trop longtemps : vous cadrez, vous déclenchez, ça accroche.
Si vous êtes vidéaste itinérant ou que vous filmez régulièrement vos sorties, vos voyages ou vos démonstrations photo, le Z6III prend clairement les devants. La 6K, le ralenti 120p et la stabilisation plus efficace rendent vos vidéos propres et fluides sans devoir sortir tout un kit. Le Z6II suffit pour des clips simples, mais montre vite ses limites dès que vous cherchez un rendu plus soigné ou un montage plus flexible.
Le Nikon Z6III est un boîtier polyvalent, performant et bien conçu, adapté à de nombreuses pratiques photographiques. Que vous soyez vidéaste, photographe de sport, ou passionné de paysages, il offre tout ce qu’il vous faut pour vous accompagner dans vos projets photo.
Avec ses nombreuses améliorations par rapport au Z6II, c’est un choix cohérent pour les photographes exigeants qui cherchent un boîtier sans compromis. La mise à jour firmware 2.00 du Z6III a apporté des améliorations de plusieurs fonctions, dont la détection des oiseaux par l’autofocus.
Au final, le Z6III coche toutes les cases d’un boîtier moderne, évolutif et prêt à répondre aux exigences des experts et pros. Si vous cherchiez des réponses avant de sauter le pas, vous les avez. Ce Nikon n’est pas juste une mise à jour, c’est une montée en gamme maîtrisée.
Lors de ma sortie quotidienne, chaque fois que je passe sur les quais à Vitry-sur-Seine, je fais une photo de l’écluse.
La construction que l’on aperçoit sur la photo me permet de connaître le niveau de la Seine.
Faire ses photos n’a pas d’autre intérêt que d’exercer mon œil. C’est un exercice auquel je me prête de façon instinctive, sans même y penser.

Je viens de finir l’editing des images de trois mini-projets photo. Les images de chaque projet sont assemblées. J’imprime en qualité brouillon pour visualiser l’intérêt de chaque sélection. Quelques ajustements finaux viendront par la suite.

J’ai photographié samedi soir, la restitution des projets artistiques d’une école de danse contemporaine.
Après avoir sélectionné les photos, je suis en train de traiter celle qui seront publiées et livrées aux danseuses.
Comme souvent avec la photo de danse, des conditions difficiles : peu de lumière, des mouvements rapides, grande proximité avec le sujet.
Le temps à y passer dans Lightroom Classic est plus long que pour les photos de paysage ou de rue. Je dois jongler avec les hautes et basses lumières, la réduction du bruit, les masques…
Une fois que le résultat me convient, quel plaisir !

J’ai commencé à parcourir ce week-end un pavé de 400 pages : le livre « 50 ans de photographie française, de 1970 à nos jours ». Écrit par Michel Poivert.
Des textes, mais surtout beaucoup de photos.
Page 33, je tombe sur une photo d’Hervé Gloaguen, les bains suédois. Elle date de 1973. Elle m’a étrangement fait penser aux photos de Françoise Huguier.
Cela m’a aussi fait penser à mon approche du sujet : je ne rentre pas suffisamment dans son intimité, dans sa vie.
Je vais poursuivre ma lecture, avec quelques réflexions, comme celle-ci à venir. La chronique complète attendre à la fin, mais j’avais envie de vous partager mes découvertes au fil des pages.

Avec l’arrivée du NIKKOR Z 26 mm f/2.8, Nikon propose un objectif pancake ultra-compact destiné aux photographes souhaitant allier discrétion, légèreté et qualité d’image.
Ce 26 mm se positionne comme une alternative plus haut de gamme au NIKKOR Z 28 mm f/2.8, en offrant une construction plus soignée et des performances optiques supérieures, le tout dans un format encore plus réduit.
J’ai passé deux semaines au quotidien avec cet objectif, voici mon retour complet, avec ses avantages, ses inconvénients et ses limites.
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Le NIKKOR Z 26 mm f/2.8 présenté en février 2023 est actuellement (mai 2025) l’objectif autofocus plein format le plus fin et le plus léger de la gamme Z. Imaginez : 125 g et 23,5 mm de longueur, vous l’oubliez une fois monté sur le boîtier (voir la présentation initiale).
Pour ce test, je l’ai utilisé sur mon Nikon Z6III, l’ensemble est discret et tout léger. Si vous montez cet objectif sur un hybride Nikon Z APS-C comme le Z50II, il cadre comme un 39 mm. C’est l’équivalent du (pas aussi petit) NIKKOR Z 40 mm f/2.
En pratique, ce NIKKOR Z 26 mm f/2.8 s’avère idéal pour la photo de rue, le reportage, le paysage ou la photographie de voyage.
Ne vous fiez pas à la taille du NIKKOR Z 26 mm f/2.8. Il a des arguments à la hauteur de ses ambitions :
C’est convaincant, mais vendu autour de 509 euros (prix courant en mai 2025), cet objectif fait payer sa compacité. Face aux 239 euros du 28 mm f/2.8, la question se pose : les 2 mm et la finition justifient-ils ce surcoût ?
La compacité de cet objectif est frappante, surtout quand vous aurez compris que le pare-soleil est monté, et qu’en le retirant, l’objectif est encore plus court.
Monté sur mon Nikon Z6III, l’ensemble est extrêmement discret. J’ai apprécié cette compacité en photo de rue comme lors de mes sorties en famille. Alors que je délaisse parfois le plein format et le 28 mm f/2.8, pourtant déjà compact, j’ai moins hésité à emporter le couple Z6III + 26 mm f/2.8. Les 30 grammes d’écart peuvent vous sembler bien peu, mais cela n’a rien de rationnel : c’est petit, et ça fait la différence.
Autre différence avec le 28 mm f/2.8, parce qu’il faut bien dire que c’est le concurrent évident dans la gamme NIKKOR Z, la bague multifonction est plus fine sur le 26 mm. Comme avec tous les NIKKOR Z, elle offre une rotation fluide et précise.
J’ai apprécié la monture métallique, alors que le NIKKOR Z 28 mm f/2.8 a hérité d’une monture en polycarbonate. Nikon affirme que le polycarbonate est aussi robuste, ce qui s’est avéré vrai pour plusieurs lecteurs ayant tombé leur appareil photo objectif monté. Mais j’avoue que voir le métal a quelque chose de plus rassurant, un autre détail pas rationnel du tout. Cependant le plaisir d’utiliser un objectif passe aussi par là parfois.
Le pare-soleil, bien que minimaliste, permet l’utilisation de filtres de 52 mm, ça peut servir.
Utiliser un objectif pancake, c’est allier compacité et discrétion. Mais qu’en est-il de la qualité optique ? Les performances du NIKKOR Z 28 mm f/2.8 sont un cran en retrait de celles du 40 mm f/2, le 26 mm f/2.8 peut-il faire mieux ?
Avoir une grande ouverture f/2.8, c’est une chose. Encore faut-il que les images soient nettes du centre jusqu’en périphérie. Mes photos tests le montrent : le NIKKOR Z 26 mm f/2.8 donne des images parfaitement nettes au centre dès la pleine ouverture f/2.8.
Sur les bords, c’est un cran en dessous, comme sur la plupart des objectifs actuels. Mais la différence s’amenuise dès f/4 et à partir de f/5.6, les résultats sont très homogènes.
La focale 26 mm favorise les vues rapprochées. Dans ces conditions, j’ai pu constater que le comportement de cet objectif reste cohérent. L’ensemble du champ est homogène. Bien que moins critique en photo de rue, c’est une qualité appréciable en photo de paysage comme en photo d’architecture.
Les focales grand angle, et les formules pancakes en particulier, ont parfois tendance à créer de la distorsion en coussinet. C’est le cas avec ce NIKKOR Z 26 mm f/2.8, mais dans la pratique ce n’est en rien un problème :
Le vignettage est visible à f/2.8, l’assombrissement des coins se remarquant dès la visée. Ce vignettage s’atténue dès que l’on ferme l’ouverture, pour disparaître dès f/4.0.
Cela peut vous sembler contre nature, mais j’ai apprécié d’avoir un léger vignettage à pleine ouverture : cela renforce le sujet au centre, et m’évite d’ajouter du vignettage en post-production. Les photos sont typées, ce qui les met en valeur lorsque le sujet s’y prête.
Le NIKKOR Z 26 mm f/2.8 gère plutôt bien les aberrations chromatiques. Dans les scènes contrastées en contre-jour ou sur des branches d’arbre (c’est le test par excellence pour ces aberrations), les franges colorées sont visibles mais contenues.
Si vous en éprouvez le besoin, elles s’éliminent en un clic dans les logiciels photo experts.
Le traitement optique limite le flare, je vous recommande toutefois de laisser le pare-soleil monté en permanence car la lentille frontale est très exposée. C’est propre à la construction optique.
Cet objectif ne dispose pas du traitement de surface haut de gamme Nano Crystal mais cela ne pénalise pas le comportement global. La toute petite taille de la lentille frontale fait que celle-ci est peu sensible aux éléments extérieurs (comme la pluie). Toutefois, laisser le pare-soleil à demeure reste une pratique plus sage avec un grand-angle.
Sur le terrain, le NIKKOR Z 26 mm f/2.8 s’est montré très agréable à utiliser. Il convient toutefois de vous rappeler que vous utilisez une focale grand angle : prenez soin de bien gérer l’horizontalité de votre cadre, sans quoi il vous faudra redresser en post-traitement.
La compacité de ce pancake le rend pratiquement invisible une fois monté sur un hybride Z. En photo de rue, c’est un énorme avantage.
Sa légèreté est un autre atout : j’ai pu utiliser mon boitier avec la sangle poignet pendant plusieurs heures sans ressentir aucune gêne. C’est moins vrai avec un zoom comme mon NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S. Je ne dirais cependant pas que c’est très différent du NIKKOR Z 28 mm f/2.8, surtout si je prends en compte les 270 euros d’écart de prix.
La mise au point est rapide, silencieuse et fiable, même en basse lumière. Les vidéastes apprécieront.
La distance minimale de mise au point est de 20 cm et permet des photos en plan rapproché qui donnent un effet de profondeur plaisant. À f/2.8 c’est encore mieux.
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Nous y voilà. NIKKOR Z 26 mm f/2.8 ou NIKKOR Z 28 mm f/2.8 ?
Autant 2 mm d’écart ne font aucune différence entre 198 et 200 mm, autant cette différence est visible entre 26 et 28.
A 26 mm, avec des sujets proches, vous permettez au spectateur d’entrer dans la scène. Cette pratique de la photo immersive est très intéressante en reportage. En photo de rue, vous pouvez inclure dans votre cadre quiconque se trouve à proximité, sans que la personne ne s’en rende compte.
En photo de paysage, l’écart est moins sensible. Vous aurez en revanche plus de marge de manœuvre à 26 mm si vous avez besoin de recadrer ou de redresser l’horizon. Avec un hybride Nikon de 45 Mp, il vous restera toujours assez de pixels.
Face au NIKKOR Z 28 mm f/2.8, le 26 mm se distingue évidemment par sa compacité : plus fin, plus léger et plus discret. Sa construction est plus soignée, avec un barillet en métal contre le polycarbonate du 28 mm.
Sur le plan optique, les deux objectifs offrent des performances proches au centre. Le 26 mm montre une meilleure gestion des aberrations et un contraste légèrement plus marqué. En revanche, le 28 mm, avec son tarif bien plus accessible, reste un excellent choix. Il se rapproche davantage du 26 mm que des objectifs S comme le 35 mm f/1.8.
Si votre critère principal est le rapport qualité-prix, alors le 28 mm l’emporte.
Si vous privilégiez une meilleure qualité d’image et une plus grande compacité, le 26 mm sera le meilleur choix.
Q : Le NIKKOR Z 26 mm f/2.8 est-il compatible avec les hybrides Nikon DX comme le Z50II ?
R : Oui. Sur un Nikon Z APS-C comme le Z50II, le NIKKOR Z 26mm f/2.8 offre un angle de champ équivalent à un 39 mm. Il devient une focale standard, idéale pour le reportage ou la photo du quotidien.
Q : Le NIKKOR Z 26 mm f/2.8 est-il stabilisé ?
R : Non, cet objectif n’intègre pas de stabilisation optique. Il repose sur la stabilisation du capteur (IBIS) des boîtiers Nikon Z compatibles.
Q : Quelle est la différence entre le NIKKOR Z 26 mm f/2.8 et le NIKKOR Z 28 mm f/2.8 ?
R : Le 26 mm est plus compact, plus léger, construit en métal et plus performant optiquement. Le 28 mm est plus abordable, avec une finition en polycarbonate, mais reste un excellent choix en rapport qualité-prix.
Q : Peut-on utiliser des filtres sur le NIKKOR Z 26 mm f/2.8 ?
R : Oui. Le pare-soleil fourni intègre un filetage pour filtres de 52 mm. Je vous recommande de le laisser en place pour protéger la lentille frontale et limiter le flare.
Q : Le NIKKOR Z 26 mm f/2.8 est-il un bon choix pour la vidéo ?
R : Oui. Sa mise au point rapide et silencieuse, sa compacité, et son absence de pompage de mise au point (focus breathing) en font un excellent objectif pour la vidéo discrète ou embarquée.

| Caractéristique | NIKKOR Z 26mm f/2.8 | NIKKOR Z 28mm f/2.8 |
|---|---|---|
| Focale | 26 mm (39 mm en DX) | 28 mm (42 mm en DX) |
| Ouverture maximale | f/2.8 | f/2.8 |
| Construction optique | 8 éléments / 6 groupes (3 asphériques) |
9 éléments / 8 groupes (2 asphériques) |
| Distance minimale de mise au point | 20 cm | 19 cm |
| Rapport de reproduction | 0,19x | 0,2x |
| Poids | 125 g | 155 g (version SE : 160 g) |
| Dimensions | 70 x 23,5 mm | 70 x 43 mm |
| Monture et finition | Monture métallique | Monture polycarbonate |
| Prix indicatif (mai 2025) | 509 € | 239 € |
| Avantages | Ultra-compact, haut de gamme, discret | Excellent rapport qualité-prix, très léger |
| Inconvénients | Prix élevé, pas de stabilisation, pas de traitement Nano | Finition plus simple, légèrement plus encombrant |
Le NIKKOR Z 26 mm f/2.8 complète la gamme de petites focales fixes Nikon de belle façon. C’est la preuve qu’un objectif pancake peut encore exister à l’époque du piqué à outrance et des capteurs hyper définis.
Netteté au centre irréprochable, distorsion maîtrisée, vignettage et aberrations contrôlés, belle qualité de fabrication : ce NIKKOR Z 26 mm f/2.8 est l’objectif idéal pour les photographes en quête de discrétion et de réactivité.
Je retire toutefois des points à cet objectif en raison d’un tarif de vente élevé. Proposé à 509 euros (mai 2025), il a déjà perdu 80 euros depuis sa sortie (589 euros en février 2023). Il m’est toutefois difficile de le mettre sur un piédestal avec la formule pancake comme seul atout, face au bien moins onéreux NIKKOR Z 28 mm f/2.8 (239 euros) qui reste proche, à la qualité d’image près, dans son ensemble.
Pour savoir quel objectif Nikon choisir, découvrez le guide complet 2025 pour choisir un objectif NIKKOR Z adapté à votre hybride Nikon.
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Cet objectif chez Miss Numerique
La focale fixe 24 mm est trop souvent négligée. Vous pensez au 35 mm pour la rue, au 50 mm pour les situations générales, voire au 85 mm pour le portrait. Pourtant, choisir un objectif 24 mm a un intérêt particulier : il vous oblige à vous approcher et à composer avec précision. Il ne pardonne pas l’à peu près, il demande de l’intention. C’est ce qui en fait un objectif attirant.
Voici 7 raisons pour choisir un objectif 24 mm fixe ainsi que les différents modèles du moment pour votre boîtier Nikon.

A l’attention des utilisateurs de boîtiers Nikon APS-C : pour disposer d’une focale qui cadre comme un 24 mm avec un boîtier Nikon APS-C, prenez en compte le facteur de conversion x 1.5. L’équivalent 24 mm en APS-C est donc un objectif de focale 16 mm (16 x 1,5 = 24 mm).
Tous les 24 mm pour Nikon chez Miss Numerique
Choisir un objectif 24 mm, c’est choisir une focale grand-angle, plus courte que le 35 mm et bien plus immersive que le 50 mm dit ‘standard’.
Sur un boîtier plein format, le 24 mm offre un angle de champ d’environ 84°, ce qui en fait un objectif idéal pour capturer une scène dans son ensemble sans basculer dans les déformations extrêmes d’un 14 ou d’un 20 mm.

Historiquement, les photographes utilisaient le 50 mm comme objectif standard, parfois le 35 mm pour gagner en souplesse, ou le 28 mm pour le reportage. Le 24 mm, lui, était plus rare. Même lorsqu’il s’est démocratisé, il est resté réservé aux situations exigeant un champ très large : photo d’architecture, paysage, action rapprochée.
Avec l’arrivée de zooms performants démarrant souvent à 24 mm (24-70 mm, 24-120 mm, 24-200 mm), l’usage d’un 24 mm fixe est devenu moins courant.
Pourquoi choisir un 24 mm fixe aujourd’hui ? Parce qu’il oblige à penser l’image sans la facilité offerte par le zoom. Il offre un unique cadre très large, qui montre les éléments périphériques et révèle le contexte autour du sujet. Ce n’est pas un choix de facilité, c’est un choix de narration visuelle.
Vous pensez peut-être que le 24 mm est trop large pour être polyvalent. C’est une erreur. S’il est vrai qu’il impose une certaine rigueur dans la composition, il peut se révéler très souple à l’usage si vous prenez le temps de l’apprivoiser.

Le 24 mm permet de couvrir des sujets variés : paysage, architecture, reportage urbain, scène de vie, intérieur étroit, voire portrait contextuel si vous savez jouer avec la proximité.
Là où un 35 mm commence à isoler le sujet, le 24 mm raconte, met en perspective. Il ne resserre pas les plans comme un téléobjectif, mais il ne déforme pas autant qu’un ultra grand-angle (comme le 14 ou le 20 mm), ce qui le rend plus naturel qu’on ne le croit.

Si votre intention est de montrer un sujet dans son cadre de vie, dans sa rue, dans son décor naturel, en étant proche de ce sujet, alors le 24 mm est une focale à envisager sérieusement. Elle est judicieuse dès qu’il s’agit de contextualiser et de montrer une scène complète plutôt que d’isoler un détail.

Le 24 mm capte l’ensemble de la scène et donne au spectateur des repères : un arrière-plan lisible, des premiers plans intéressants, une dynamique avant-arrière qui donne envie d’explorer l’image.
Il y a toutefois un risque : noyer le sujet dans une scène à la composition mal maîtrisée. Le 24 mm exige une grande précision dans la composition : choix du point de fuite, hiérarchie des plans, jeu sur la profondeur et le graphisme.
Si vous l’utilisez sans intention, vous obtenez une image confuse. Mais si vous prenez le temps de composer avec soin, vous gagnez en impact, en narration, et le sujet devient évident.
Photographier au 24 mm, c’est utiliser une focale de proximité. Vous ne pouvez pas rester à distance. Si vous voulez que votre sujet ait de la présence, il faut vous en approcher. Beaucoup. C’est à ce prix que l’image devient vivante, que vous allez plonger le spectateur dans la scène.

Pour arriver à cette proximité, vous ne vous cachez pas, vous vous montrez. Cela change tout : dans la rue, vous allez au face-à-face. En reportage, vous partagez l’espace avec ceux que vous photographiez. Le 24 mm révèle autant le sujet que votre manière d’être là. Vous n’observez plus : vous participez.
Le 24 mm fixe, surtout s’il ouvre à f/1.8 ou f/1.4, est un outil précieux dès que la lumière baisse. Là où un zoom classique vous limite à f/4 ou f/2.8, un 24 mm lumineux vous ouvre de nouvelles possibilités. Vous pouvez continuer à photographier à main levée, sans trépied, sans flash, avec des temps de pose longs que vous n’oseriez pas tenter avec une focale plus longue.

C’est une question de physique : plus la focale est courte, moins les effets du bougé sont visibles. Avec un 24 mm, vous pouvez descendre facilement au 1/20 s, voire moins, si votre boîtier est stabilisé et que vous ne tremblez pas.
Ajoutez une grande ouverture et vous obtenez un objectif idéal pour les scènes de nuit, les ambiances de soirée en intérieur, les ruelles peu éclairées, les églises ou les musées. Vous captez l’atmosphère sans perturber la scène avec un flash.

Contrairement à ce que vous pensez peut-être, le 24 mm permet aussi de jouer avec la profondeur de champ. Certes, il isole moins qu’un 85 mm, mais à pleine ouverture et en vous approchant de votre sujet, vous obtiendrez un arrière-plan doux, progressif, qui fait ressortir le sujet tout en gardant le contexte visible.
Le 24 mm a aussi l’avantage de la discrétion. Dans sa version fixe, c’est un objectif bien plus compact et léger qu’un zoom expert. Il se glisse facilement dans votre sac photo, ne déséquilibre pas le boîtier, et le transforme en appareil de reportage discret et réactif.

Sur le terrain, c’est une vraie liberté. Pas besoin de trépied, pas besoin de sac énorme, pas besoin de vous faire remarquer avec un gros zoom qui ressemble à un téléobjectif.
Avec un 24 mm fixe, vous passez inaperçu. C’est un avantage quand il s’agit de photographier sans perturber la scène, ou simplement de voyager léger sans sacrifier la qualité.
Son format compact est idéal pour cadrer à hauteur de hanche ou travailler rapidement, sans viser. Moins de poids, moins de volume. C’est ce qu’il faut pour la photo de terrain, de rue ou de reportage.
Le 24 mm fixe a longtemps été considéré comme une optique spécialisée, donc coûteuse. C’est moins vrai. Les versions récentes ouvrant à f/1.8 sont accessibles et offrent une qualité optique remarquable pour un tarif encore abordable.

Sur monture Nikon Z, le NIKKOR Z 24 mm f/1.8 S s’adresse aux passionnés, mais il existe aussi des alternatives pour les budgets plus serrés.
Si vous utilisez un reflex à monture F, vous pouvez même trouver des 24 mm f/2.8 d’ancienne génération, petits, légers, très corrects dès f/4. Sur le terrain, vous l’utiliserez souvent à f/5.6 ou f/8, là où la netteté est optimale. Inutile de chercher une grande ouverture si votre priorité est la compacité et le budget. C’est une excellente manière de découvrir le grand-angle sans craquer pour un zoom pro ou des objectifs surdimensionnés.
Voici les principaux modèles disponibles à ce jour (mai 2025). Les objectifs en monture F peuvent s’utiliser sur les hybrides Nikon Z avec la bague FTZ.

Objectifs NIKKOR en monture Z (hybrides)
Objectifs NIKKOR en monture F (reflex)
Objectifs compatibles chez les opticiens indépendants
À noter : certains 24 mm très anciens ou manuels existent aussi chez Voigtländer, Zeiss ou Laowa, souvent en monture F avec mise au point manuelle. Ils s’utilisent cependant très facilement sur un Nikon Z avec une bague FTZ et l’assistance à la mise au point dans le viseur.
Le 24 mm est une optique qui bouscule vos habitudes et vous pousse à créer différemment. Autant de raisons de l’essayer, non ?
QUESTION : Vous utilisez un objectif 24 mm fixe, quel autre avantage lui trouvez-vous ?
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