Test Nikon Z 6II : boosté à l’Expeed 6, l’hybride Nikon en progrès

Deux ans après avoir annoncé ses deux premiers hybrides plein format, Nikon les met à jour. Vous allez le lire dans ce test Nikon Z 6II, l’hybride Nikon profite d’un second processeur Expeed 6 chargé de piloter l’autofocus, d’un emplacement pour cartes SD et de la connectique pour poignée grip.

Ces apports sont-ils suffisants pour séduire ceux qui doutaient de l’intérêt de cet hybride polyvalent ? J’utilise le Nikon Z 6II au quotidien depuis plusieurs semaines, voici ce que j’en pense.

Test Nikon Z 6II : boosté à l'Expeed 6, l'hybride Nikon en progrès

Note : vous pouvez télécharger ce test au format PDF, voir le lien en fin d’article.

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Test Nikon Z 6II : contexte

Plusieurs différences existent entre les Nikon Z 6 série 1 et série 2, mais il faut bien avouer que l’attention se porte sur les performances autofocus de cette série 2. C’est là que tout le monde l’attend. Il se dit tellement de choses sur cet autofocus depuis son lancement qu’il est bien difficile de savoir ce qu’il en est vraiment : « ça ne marchera jamais » prétendent les uns, « il est sur le podium » annoncent les autres …

Quoi qu’il en soit, Nikon ne pouvait pas faire autrement que de faire évoluer ses hybrides, pour plusieurs raisons :

  • la concurrence avance, il faut suivre le rythme,
  • Il est toujours possible de mieux faire,
  • toute arrivée d’un nouveau modèle dynamise les ventes,
  • les mises à jour firmware ne peuvent pas tout régler,
  • il y avait des imperfections à régler sur les séries 1.

Après avoir utilisé le Nikon Z 6 pendant 18 mois dans différentes situations dont des spectacles de danse avant que Mr. Covid en décide autrement, je l’ai échangé pour le Z 6II. C’est le boîtier que j’utilise désormais au quotidien qui m’a servi pour ce test.

Le Z 6II étant très proche du Z 6 version 1 dont vous pouvez trouver le test ici, j’ai mis l’accent sur ce qui caractérise cette série 2 et choisi l’approche résultat pour répondre à cette question : face à une situation photographique précise, que permet le Nikon Z 6 II  :

  • avec quelle facilité ou pas, il me donne le résultat attendu ?
  • quel mode AF s’avère le plus judicieux pour arriver au résultat ?

Car au final, ce qui compte n’est pas tant le fait que l’AF soit plus rapide ou non mais bien que la photo que vous voulez faire soit nette.

Je conclus ce test par une série de recommandations en fonction de vos besoins, et de ce que vous utilisez déjà ou non.

Nikon Z 6II + Nikon AF-S 24-70 mm f/2.8 + FTZ

le Nikon Z 6II avec la bague FTZ et le Nikon AF-S NIKKOR 24-70 mm f/2.8

Note : ce test Nikon Z 6II s’est révélé plus complexe que prévu : pas un seul spectacle vivant à me mettre sous la dent, pas d’évènements sportifs en extérieur, pas de rassemblements sur circuits. Pas de photo nocturne non plus, ou si peu, pour cause de couvre-feu. Je me suis donc rabattu sur ce que j’avais sous la main, et comme j’ai le boîtier avec moi, je continuerai à publier des photos et mon avis tout au long de l’année, ça va bien finir par aller mieux.

test Nikon Z 6II de nuit

test Nikon Z 6II + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S – 32 mm – ISO 6.400 – 1/320 sec. – f/8

Test Nikon Z 6II : prise en main

Je ne vous apprendrai rien en vous disant que le Nikon Z 6II présente la même ergonomie que le Z 6. Taille, poids, présentation, tout est identique. La construction aussi, à la hauteur des modèles experts-pros de la marque.

Je déplacerais toujours volontiers un ou deux boutons de la face arrière, dont celui de visualisation des images (je précise que je suis gaucher) mais dans l’ensemble pas de mauvaise surprise, tout est efficace et – surtout – personnalisable. Si vous utilisez déjà un reflex Nikon, vous serez en confiance très vite.

Nikon a soigné la finition de son hybride, la prise en main est toujours aussi agréable, le poids contenu, les commandes douces et fermes à la fois. Je n’ai pu évaluer encore si la résistance du revêtement présentera la même faiblesse à l’arrière-droit que sur le Z 6, elle avait tendance à se détériorer en frottant dans mon sac. Si cela vous arrive, le support Nikon prend en charge la réparation.

Nikon Z 6II vu de dessus

test Nikon Z 6II : la molette de sélection des modes d’exposition et le sélecteur d’affichage viseur/écran

Ergonomie et commandes

La philosophie des Nikon expert-pros est respectée sur le Z 6II : une fonction = un contrôle, touche dédiée ou molette. C’est simple et efficace.

La personnalisation vous permet d’adapter le comportement de nombreux contrôles à vos envies, j’ai confié à la bague multifonctions des objectifs NIKKOR Z la correction d’exposition, c’est plus rapide et ergonomique que de passer par la combinaison bouton supérieur + molette arrière.

Nikon Z 6II touches de fonction

test Nikon Z 6II : les deux touches de fonction en face avant

La face avant présente toujours deux touches Fn personnalisables. J’attribue à la touche supérieure le contrôle des modes AF et à la touche inférieure l’obturation silencieuse.

Le viseur électronique et l’écran tactile

Le viseur électronique est le même que celui du Z 6 (OLED 3.690.000 points), je n’ai rien de plus à en dire que dans le test du Nikon Z 7. Ce n’est peut-être plus le meilleur désormais, mais si vous ne le trouvez pas agréable, vous êtes plus difficile que moi (je le suis pourtant pour utiliser des hybrides depuis plus de 5 ans).

Contrairement à ce que je peux ressentir avec le viseur de mon APS-C (qui n’est pas un Nikon), je n’éprouve aucune fatigue oculaire au bout d’une heure de spectacle dans le noir.

Vous vous interrogez toujours sur l’intérêt d’utiliser ce viseur électronique en lieu et place du viseur optique de votre reflex ? Retenez que vous gagnerez :

  • une visualisation de l’exposition et de la balance des blancs en temps réel,
  • le rendu final de l’image selon le Picture Control choisi dont le noir et blanc,
  • l’affichage de l’histogramme pour ajuster l’exposition en temps réel,
  • l’affichage des réglages dans le viseur,
  • un niveau électronique à la demande (plus discret sur le Z 6II),
  • une assistance à la mise au point manuelle avec focus peaking et loupe.

Les adeptes de la macro seront ravis de disposer du focus peaking pour ajuster avec précision la mise au point manuelle (l’autofocus n’a guère d’intérêt en macro).

Nikon Z 6II écran inclinable tactile

test Nikon Z 6II : le viseur et l’écran tactile inclinable arrière

L’écran tactile permet de visualiser les photos comme sur votre smartphone en les faisant glisser du doigt et en zoomant avec deux doigts. Comme sur les reflex Nikon il ne souffre d’aucun défaut de colorimétrie, c’est très agréable.

Cet écran gagne une amélioration intéressante : lorsqu’il est incliné et que le mode automatique est activé pour le choix viseur/écran, masquer le détecteur n’éteint plus l’écran. Bien vu, pensez à nettoyer la fenêtre du détecteur de temps en temps, il sera plus réactif si vous l’avez sali en transpirant l’été ou sous la pluie.

En mode visualisation, la molette avant vous permet de basculer d’une zone de détection Eye-AF à l’autre, pratique pour vérifier vite fait la netteté sur les visages détectés.

Ecran arrière Nikon Z 6II avec histogramme

test Nikon Z 6II : l’affichage des réglages et de l’histogramme sur l’écran arrière (le même affichage est possible dans le viseur)

RAS en matière de Live View, le Nikon Z 6II est aussi efficace que son prédécesseur. Le double processeur rend l’ensemble encore plus fluide lorsqu’il s’agit de contrôler la mise au point, en photo comme en vidéo.

Les vidéastes apprécieront de pouvoir faire le point en Live View sans latence, les photographes y verront, comme sur le Z 6,  un Live View enfin utilisable.

Petit bémol, l’écran du Nikon Z 6II ne pivote toujours pas vers l’avant. L’absence de rotule ne facilite pas le tournage vidéo face caméra, ce manque est toutefois comblé par l’application SnapBridge qui permet d’avoir un retour caméra avec contrôles de prise de vue temps réel.

test Nikon Z 6II + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S – 70 mm – ISO 1.000 – 1/125 sec. – f/8

Les menus

Le Nikon Z 6II reprend les menus du Z 6, avec une différence en matière d’autofocus. Exit l’activation indépendante de la détection Eye-AF humains et animaux, ce choix est regroupé avec les autres zones de détection dans le menu Prise de vue photo, Mode de zone AF.

Le menu Configuration autorise la mémorisation de la mise au point lorsque vous éteignez le boîtier.

L’autonomie

Afin d’économiser au mieux l’énergie, le Nikon Z 6II propose un mode « économie d’énergie » qui réduit la luminosité de l’écran et du viseur lorsqu’ils ne sont pas sollicités. Nikon n’en dit pas plus (ou bien je n’ai pas trouvé).

Le Nikon Z 6II utilise une batterie EN-EL15c de 2280 mAh (1900 mAh pour la EN-EL15b des séries 1), c’est la même capacité que celle des Sony Alpha 7 Mark III (clin d’œil aux oranges ?).

Nikon Z 6II autonomie batterie

test Nikon Z 6II : autonomie batterie EN-EL15c

Lors de ce test Nikon Z 6II effectué en plein hiver avec des températures frôlant souvent 0°C, difficile d’espérer tirer la plus grande autonomie de la batterie. Toutefois j’ai réussi à faire 1.375 photos en extérieur, sur plusieurs jours, en disposant encore de 10 % d’autonomie, tout en jouant sans cesse avec l’écran. Pas si mal pour un hybride et en progrès par rapport au premier Z 6.

Les versions précédentes des batteries Nikon EN-EL15 A et B restent compatibles. La charge est possible via le port USB-C boîtier allumé (éteint uniquement avec les séries 1) avec le modèle EN-EL15 C.

test Nikon Z 6II + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S – 32 mm – ISO 1.000 – 1/70 sec. – f/14

Nikon Z 6II sous la pluie

test Nikon Z 6II : vous céderez avant lui

Comme tous les Nikon experts-pros, la construction tous temps vous permet d’utiliser le Nikon Z 6II sous la pluie ou dans la neige, laissez-le simplement sécher au retour sans le poser sur une source de chaleur.

La connectique et les cartes mémoire

Mise à part la possibilité d’utiliser une poignée grip avec contrôles déportés, rien de neuf côté connectique entrées/sorties, et c’est bien logique puisque le Z 6 était déjà très complet. Sur le côté gauche, vous disposez des prises :

  • USB 3.0 Type C,
  • mini-HDMI,
  • télécommande,
  • micro,
  • casque.

connecteur pour poignée grip Nikon Z 6II

test Nikon Z 6II : les connecteurs pour la poignée grip

Le Nikon Z 6II propose le Wi-Fi IEEE 802.11b/g/n/a/ac et le Bluetooth 4.2. Il vous est ainsi possible de connecter le Z 6II à votre smartphone via l’application Snapbridge.

Double emplacement cartes Nikon Z 6II

test Nikon Z 6II : les deux emplacements cartes SD et XQD/CFexpress et les contrôles arrières

Un second emplacement pour cartes SD fait enfin son apparition. Cette erreur de jugement sur les Z première génération est réparée, à vous les cartes SD, XQD et CFexpress, et les modes copie et débordement. Les photographes de mariage apprécieront, les utilisateurs de SD aussi, les vidéastes s’en moquent mais au moins tout le monde est content.

Sachez toutefois que les performances en mode rafale de ce Nikon Z 6II étant ce qu’elles sont (14 im/sec., 124 RAW non compressés, 200 JPG) mieux vaut utiliser des cartes SD performantes sans quoi elles ralentiront le boîtier et ce ne sera pas de sa faute. Pensez à renouveler votre stock si vous avez encore des cartes de moins de 300 Mb/sec.

Lors du test Nikon Z 6II, avant que le buffer ne sature en mode rafale, j’ai pu enregistrer sur une XQD 440 Mb/s :

  • 124 photos en RAW 14 bits compressé sans perte,
  • 201 photos en JPG Fine large.

test Nikon Z 6II + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S – 30 mm – ISO 6.400 – 1/20 sec. – f/8

Test Nikon Z 6 : Autofocus

L’autofocus avec un hybride

L’une des différences entre hybride et reflex, c’est que sur l’hybride c’est le capteur image qui sert aussi de capteur autofocus alors que sur un reflex l’autofocus profite d’un capteur dédié, les modules Nikon Multi-CAM.

Sur le Z 6II, pas de Multi-CAM, mais 273 collimateurs couvrant 90 % du cadre. Cette couverture très large vous permet de faire le point sur un sujet situé au bord de l’image, par exemple, et de le suivre s’il traverse le champ jusqu’à l’autre bout du cadre.

Cela vous permet aussi de faire la mise au point à n’importe quel endroit sans vous soucier de savoir si l’autofocus pourra assurer. C’est un avantage sur trépied,  « cadrer, mémoriser la mise au point, recadrer » n’est plus obligatoire, il suffit de jouer avec le pad ou le joystick  AF.

test Nikon Z 6II + Nikon Z 24-70mm f/4 S – 52mm – ISO 6.400 – 1/160 sec. – f/4

Sur les premières générations d’hybrides Nikon, la fonction de mise au point automatique est assurée par l’unique processeur Expeed 6 en charge de toutes les opérations par ailleurs. Afin d’optimiser les performances de l’autofocus du Nikon Z 6II (et Z 7II), Nikon a ajouté un processeur Expeed 6 supplémentaire. Ceci permet de :

  • soulager le processeur principal,
  • accélérer le traitement des informations de mise au point en provenance du capteur image,
  • proposer de nouvelles évolutions firmware).

Nikon a ajouté deux zones de détection Eye-AF zone large, ce qui permet à l’AF d’être plus rapide lors de la détection et le suivi des yeux humains ou animaux. Auparavant l’unique Expeed 6 devait balayer l’intégralité du champ avec la zone AF automatique si vous activiez l’Eye-AF, désormais le processeur dédié peut ne contrôler qu’une zone réduite. Le menu Réglages perso. – Autofocus évolue pour refléter ces changements.

L’autofocus du Nikon Z 6II en pratique

Il est plus vif, sans aucun doute. Il a ses limites, aussi.

Avant de vous dire ce que je pense des performances de cet autofocus, il me faut faire quelques rappels indispensables :

  • l’autofocus d’un hybride (toutes marques) diffère de celui d’un reflex, les réglages ne sont pas les mêmes,
  • le champ couvert est plus important, les performances diffèrent,
  • il ne faut pas confondre mode de suivi AF et zones de détection AF,
  • le suivi 3D des reflex Nikon est remplacé par le suivi du sujet en mode AF-C zone AF automatique,
  • le meilleur autofocus du monde ne pourra pas assurer la mise au point sur le sujet si vous ne savez pas quel est votre sujet.

exemple de suivi du sujet en AF-C zone AF automatique, l’AF a accroché avant l’arbre depuis une dizaine de photos en rafale déjà …

… et retrouve le cycliste après qu’il soit passé derrière l’arbre, bien que la scène soit encombrée.

Je lis beaucoup d’incompréhensions et d’erreurs sur cet autofocus. Retenez que bien que Nikon cherche à vous faciliter la vie en proposant ces modes AF automatiques, rien ne peut remplacer votre œil et votre cerveau. Vous devez savoir sur quoi vous voulez faire le point pour choisir le bon mode autofocus et la bonne zone de détection. Sinon vous allez au devant des problèmes rencontrés par certains.

Ce n’est pas tout : il vous faut aussi prendre le temps de comprendre comment chaque mode fonctionne et les résultats qu’il peut vous donner. Autrement formulé, pour vous faciliter la vie il faut commencer par vous la complexifier. Ceux qui ont utilisé l’AF 153 collimateurs d’un D5/D6, D850 ou D500 savent de quoi je parle.

Cela nécessiterait un long développement que je ne ferai pas ici, je préfère vous donner les résultats obtenus lors du test.

test Nikon Z 6II + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S – 24 mm – ISO 100 – 1/400 sec. – f/8

Mode AF-S ponctuel

En zone AF automatique, l’autofocus du Nikon Z 6II se cale immédiatement sur la zone la plus proche, de préférence la plus lumineuse. Ce n’est pas systématique, mais c’est sa réaction la plus fréquente. Il le fait vite, sans aucune hésitation.

Dans ce mode peu exigeant, la différence avec le Nikon Z 6 série 1 n’est pas flagrante.

C’est le couple mode et zone de détection à privilégier pour tous les sujets statiques ou assimilés : paysage, urbain, nature.

test Nikon Z 6II + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S – 24 mm – ISO 6.400 – 1/80 sec. – f/5.6

En zone Eye-AF automatique, sur tout le champ donc, l’autofocus du Z 6II identifie très vite l’œil ou les yeux. Une fois qu’il a accroché, vous pouvez recadrer, le suivi est assuré, il reste calé sur l’œil. Si votre sujet vous tourne la tête définitivement, n’espérez pas suivre ses yeux (ça va toujours mieux en le disant). Si c’est un tour bref et qu’il vous regarde à nouveau, l’AF le récupère vite.

La zone Eye-AF zone large n’a guère d’intérêt dans ce mode, sauf à avoir plusieurs personnes dans le viseur et à vouloir en privilégier une.

test Nikon Z 6II + AF-S NIKKOR 70-200 mm f/2.8 VRII – 200 mm – ISO 3.200 – 1/4.000 sec. – f/2.8

Toutes les autres zones vous permettent de définir le sujet avec précision, de la plus petite zone à la plus large.  Utilisez-les si la zone automatique ne vous donne pas les résultats attendus.

Mode AF-C continu sans suivi du sujet

Dans ce mode, la mise au point est assurée en continu, selon la zone choisie, l’AF doit identifier le sujet, faire le point, et le suivre tout en ajustant la mise au point.

En zone AF automatique, l’autofocus du Nikon Z 6II se comporte comme en mode AF-S si ce n’est qu’il change la mise au point en fonction du déplacement du sujet.

Trois cas se présentent alors :

  • votre sujet reste au même endroit dans le cadre mais se déplace d’avant en arrière ou l’inverse :  l’AF le suit sans difficulté,
  • votre sujet ne reste pas au même endroit tout en se déplaçant d’avant en arrière ou l’inverse :  l’AF suit le sujet et ajuste sans mal la mise au point, il peut par contre perdre le sujet sur un déplacement latéral puisque celui-ci n’est pas défini par une zone précise,
  • votre sujet a un déplacement aléatoire, dans les trois dimensions (haut/bas, droite/gauche, avant/arrière) : ça se complique car l’AF ne sait plus quelle zone choisir.

Notez que sur les reflex cette situation ne peut exister puisqu’il n’existe pas de mode zone AF automatique et que le suivi 3D est limité à la zone centrale du viseur.

test Nikon Z 6II + AF-S NIKKOR 70-200 mm f/2.8 VRII – 200 mm – ISO 400 – 1/1.600 sec. – f/2.8
en zone AF automatique, le Z 6II suit l’oiseau qui se déplace lentement

Ce mode ne permet pas de détecter un petit sujet en mouvement puis de le suivre si le contraste dans l’image n’est pas suffisant. Visez un oiseau en vol sur ciel clair et ça fonctionne bien. Visez le même oiseau dans des arbres et ça fonctionne de façon plus aléatoire.

La notion de contraste est importante, mes essais montrent que plus le contraste entre le sujet et son environnement est important, meilleur est le résultat. Si le contraste est faible, le résultat n’est pas satisfaisant. Mieux vaut en revenir aux zones habituelles que vous déplacez d’un appui sur le joystick comme sur un reflex.

Mode AF-C continu avec suivi du sujet sur deux axes

Dans ce mode vous indiquez au boîtier quelle zone suivre en appuyant sur la touche Ok une fois la zone AF automatique activée. Le carré blanc s’affiche, vous le placez là où bon vous semble, vous validez en appuyant à nouveau sur Ok. Le carré devient jaune et le suivi est activé.

test Nikon Z 6II + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S – 70 mm – ISO 1.000 – 1/400 sec. – f/8
suivi AF activé sur la cabine depuis le fond du cadre, pendant tout le déplacement (extrait d’une rafale)
l’AF a récupéré son sujet après le passage des poteaux

test Nikon Z 6II + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S – 64 mm – ISO 400 – 1/800 sec. – f/5.6
suivi AF activé sur la cabine depuis le fond du cadre, pendant tout le déplacement (extrait d’une rafale)

Mes nombreux tests montrent que ce suivi est plutôt satisfaisant. Photographier un train, par exemple, donne de très bons résultats. Une fois la cabine désignée, l’AF la suit même si le déplacement du train se fait en latéral et de l’arrière vers l’avant. Le contraste joue moins que dans le cas précédent car la zone est réduite, l’AF sait sur quoi se concentrer.

Ce mode convient pour les photos de sport, d’action, les véhicules en déplacement tant que le sujet se déplace en latéral et/ou d’avant en arrière,  et que sa taille est suffisante pour occuper une bonne partie de la zone de détection jaune.

Si vous photographiez un humain ou un animal, les zones de détection AF automatique Eye-AF et Eye-AF zone large donnent elles-aussi de bons résultats. Votre modèle peut se déplacer en venant vers vous, une fois l’œil accroché le Z 6II ne le perd pas.

Mode AF-C continu avec suivi du sujet sur trois axes

C’est le mode le plus exigeant et celui qui fait parler de lui. Vous demandez à l’autofocus de :

  • suivre le sujet dans une zone précise,
  • assurer la mise au point en continu,
  • quels que soient le déplacement du sujet, sa vitesse de déplacement, les obstacles qui peuvent passer devant,  le recadrage que vous faites, les mouvements du boîtier, la différence de luminosité et de contraste, la focale.

Aucun boîtier ne peut vous garantir un résultat à 100 %  tant la situation est complexe à calculer. Le suivi 3D des reflex se trompe aussi parfois.

test Nikon Z 6II + AF-S NIKKOR 70-200 mm f/2.8 VRII – 200 mm – ISO 400 – 1/3.200 sec. – f/2.8
suivi du sujet calé sur l’oiseau du haut

Le Nikon Z 6II est plus réactif que le Nikon Z 6 mais la différence n’est pas flagrante. S’il ne perd pas le sujet lors de son premier mouvement, il le suit sans problème. S’il le perd, et ça arrive, il ne le retrouve pas. Il vous faut alors appuyer à nouveau sur la touche Ok,  déplacer le carré sur la nouvelle position du sujet, ré-appuyer pour enclencher à nouveau le suivi.

Il est dommage que cette zone de suivi (en jaune) ne puisse être ajustée d’un simple appui sur le joystick comme c’est le cas chez certains concurrents et sur les reflex en suivi 3D. Espérons qu’une mise à jour firmware puisse corriger ce comportement car cela règlerait bien des problèmes.

En pratique retenez que dans la plupart des situations courantes, le Nikon Z 6II fera le point sans hésiter et vos photos seront nettes. La rapidité de mise au point comme le suivi du sujet n’ont rien à voir avec celles d’un reflex comme le D750ou le D610 (en mode visée optique). C’est le jour et la nuit. Seuls les sujets les plus complexes pourront poser problème selon les conditions de luminosité et l’environnement. Le D850 et le D6 peuvent alors mieux s’en sortir, dans une zone limitée par construction au centre de leur viseur.

test Nikon Z 6II + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S – 70 mm – ISO 560 – 1/320 sec. – f/4
suivi AF-C zone AF automatique

Test Nikon Z 6II : Qualité d’image

Montée en sensibilité

Le Nikon Z 6II utilise le même capteur que le Nikon Z 6, les résultats sont identiques. Le niveau de bruit reste très limité jusqu’à 3.200 ISO, visible et agréable à 6.400 ISO, très acceptable à 12.800 ISO et gérable en post-traitement à 25.600 ISO.

Avec un peu de soin, vous pourrez travailler en JPG à 12.800 ISO sans même y penser. Une image infaisable autrement sera possible à 25.600 ISO en RAW avec un post-traitement approprié.

test Nikon Z 6II + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S – 70 mm – ISO 6.400 – 1/25 sec. – f/8

test Nikon Z 6II + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S – 64 mm – ISO 12.800 – 1/20 sec. – f/4

test Nikon Z 6II + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S – 70 mm – ISO 25.600 – 1/25 sec. – f/4

Au-delà, à 51.200 ou 102.800 ISO, les images ne sont pas exploitables en JPG (hors petit format web). Utilisez le RAW et la fonction DeepPRIME de DxO PhotoLab 4, c’est bluffant. Les images sont parfaitement exploitables sans présenter toutefois la qualité des sensibilités inférieures.

En faible lumière, la stabilisation du capteur évite de trop augmenter le temps de pose et permet de conserver une sensibilité ISO réduite. Couplé à une focale fixe ouvrant à f/1.8 ou f/1.2 (comme le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S),  à vous la photo de nuit sans trépied.

Je reprends l’argument donné lors du test du Z 6 : « Cette stabilisation Nikon est probablement l’un des plus grands bénéfices à passer à un hybride, que vous saurez très rapidement apprécier sur le terrain ».

test Nikon Z 6II + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S – 30 mm – ISO 6.400 – 1/8 sec. – f/4.5 (à main levée)

Test Nikon Z 6 : vidéo

N’étant pas vidéaste, je n’ai pas poussé ce test Nikon Z 6II en vidéo au-delà de quelques enregistrements simples. Vous trouverez ci-dessous les caractéristiques de la fonction vidéo.

L’enregistrement se fait en h.264 et le boîtier génère des fichiers en .mov ou .mp4. En UHD, trois cadences sont disponibles : 30p, 25p et 24p. Une prochaine mise à jour firmware autorisera la 4K UHD 60p (avec recadrage toutefois).

Deux types de Full HD coexistent :  la Full HD classique avec des cadences de 120p, 100p, 60p, 50p, 30p, 25p et 24p, et la Full HD ralentie en 30p 4x, 25p 4x et 24p 5x. Vous pouvez choisir entre deux qualités d’image : normale ou élevée.

Nikon ayant transposé son savoir faire en termes de D-Lighting et Picture Profile de la photo vers la vidéo, vous apprécierez la qualité d’image. La mise au point manuelle est ajustable à la volée, sans perdre pour autant la mise au point automatique, sans commune mesure avec celle des reflex. La vidéo dispose désormais de l’autofocus Eye-AF.

Ce qui caractérise ce Z 6, c’est aussi son silence de fonctionnement en vidéo. Avec les optiques NIKKOR Z pensées pour la photo et la vidéo, pas de bruit autofocus, une grande fluidité de la mise au point et des bagues de zoom, pas de cran sur la bague d’objectif.

test Nikon Z 6II + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S – 24 mm – ISO 2.800 – 1/250 sec. – f/4

Les photos de ce test sont disponibles en pleine définition sur Flickr.

Test Nikon Z 6II : pour qui et quels usages

Vous avez déjà un Nikon Z 6 série 1

Sauf à ne photographier que des oiseaux en vol et des sujets dont les mouvements sont rapides et aléatoires, vous ne gagnerez rien à passer au Nikon Z 6II. Le Z 6 a bien évolué avec les mises à jour successives et garde ses qualités en photo comme en vidéo.

Dans le cas contraire, le Z 6II sera plus réactif, plus rapide en suivi du sujet, ce qui ne l’empêchera pas de fauter parfois. Toutefois son second processeur ne demande qu’à être encore mieux exploité et pourra recevoir les probables mises à jour firmware à venir.

La seule raison qui pourrait vous décider serait l’envie d’utiliser une poignée grip avec commandes déportées, ou de délaisser vos cartes XQD pour favoriser les SD. Mais comme vous êtes déjà censé avoir des XQD avec le Z 6, cet argument ne tient pas longtemps.

test Nikon Z 6II + AF-S NIKKOR 70-200 mm f/2.8 VRII – 200 mm – ISO 400 – 1/250 sec. – f/6.3

Vous avez un reflex Nikon et souhaitez passer à l’hybride plein format

Le Nikon Z 6II est le plus polyvalent de la gamme Nikon Z, très proche dans l’esprit du Nikon D780 qui lui a emprunté son capteur, son électronique et son mode LiveView (mais pas son double processeur, il faut passer au D6 pour cela). 24 Mp sont suffisants pour la plupart des usages, le Z 6II vous accompagnera sans aucun problème pour le paysage, la nature, le portrait, l’animalier, le reportage.

Le coût des cartes SD et la réactivité d’ensemble sont des avantages en faveur du Z 6II. La bague FTZ vous permettra d’utiliser vos optiques Nikon F ou compatibles en attendant de passer, pourquoi pas, aux NIKKOR Z.

Si toutefois vous ne faites jamais de vidéo, et que vous acceptez de vous passer de l’écran supérieur, le Nikon Z 5 reste une alternative moins onéreuse.

test Nikon Z 6II + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S – 60 mm – ISO 100 – 1/1.250 sec. – f/4

Vous n’avez pas de matériel Nikon et le Z 6II vous fait de l’œil

Il vous faut un boîtier et des objectifs, le Z 6II pourrait bien être celui-là. Polyvalent, proposant une très belle qualité d’image en photo comme en vidéo, il répondra à la plupart de vos besoins.

Investissez de préférence dans des optiques NIKKOR Z puisque vous êtes censé ne pas avoir d’optiques. Le zoom NIKKOR 24-200 mm sera un très bon premier choix pour passer partout, les excellents zooms NIKKOR Z f/2.8 S combleront les plus exigeants.

test Nikon Z 6II + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S – 26 mm – ISO 800 – 1/320 sec. – f/14

Vous hésitez entre le Nikon Z 6II et le Nikon Z 7II

21 Mp et la 4K UHD sans recadrage séparent l’un de l’autre. Tout le reste est identique. Si le capteur du Nikon Z 6II  gagne une valeur de sensibilité face à celui du Z 7II, cela ne changera pas grand-chose dans la plupart des cas.

Reste à savoir si vous devez faire de très grands tirages, recadrer en DX (en gardant 20 Mp) pour l’animalier et si vous préférez mettre vos sous dans le boîtier plutôt que dans les optiques.

Plusieurs autres cas doivent exister, posez vos questions dans les commentaires, j’y répondrai au mieux.

Test Nikon Z 6II : conclusion

Le Nikon Z 6II est en progrès par rapport au Z 6.  Il est plus polyvalent grâce à son double emplacement pour cartes mémoire, la possibilité de lui adjoindre une poignée à commandes déportées et sa meilleure gestion de l’autonomie. Il est aussi plus réactif,  et son autofocus fonctionne plus vite.

L’ergonomie, la construction, la qualité d’image sont à la hauteur de ce que vous pouvez attendre d’un Nikon expert-pro. Ce test Nikon Z 6II le montre, le boîtier progresse en capacités : mode rafale, buffer d’images, batterie et recharge USB.

Pour autant cela n’en fait pas un nouveau Nikon hybride, le capteur et l’électronique restent les mêmes que sur le Z 6, l’autofocus montre ses limites en suivi continu des mouvements aléatoires.

Il n’en reste pas moins que pour l’utiliser au quotidien, après avoir usé plusieurs générations de reflex et un premier Nikon Z 6, je ne reviendrais pas en arrière. Le Z 6II passe partout, répond toujours présent, supporte (presque) tout, se loge aisément dans mon sac d’épaule, épargne mon dos , mes bras et mes cervicales.

Il me permet surtout de faire toutes les photos que je dois ou veux faire, de jour comme de nuit, dans le plus grand silence si le besoin s’en fait sentir. Ce qui est le critère déterminant lorsqu’il s’agit de choisir un appareil photo.

En savoir plus sur le site Nikon.

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Jean-Christophe Dichant
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53 Commentaires sur "Test Nikon Z 6II : boosté à l’Expeed 6, l’hybride Nikon en progrès"

  1. BRAVO NIKON qui vient d’intégrer le « Prores log Blackmagic ». Nikon va encore une fois se surpasser. Petit à petit il évolue certainement et bien. Voir les deux vidéos suivantes de Emmanuel Pampuri et Adelin.
    https://youtu.be/ryZfLRZobPs
    https://youtu.be/DWxLcy3eHcY

  2. Mille mercis pour cet article. Je possède un D850 avec très peu de déclenchements. J’ai parfois des photos avec une map moyenne. Je voulais passer au Z6 pour ne plus avoir ce problème…Vaut il mieux garder mon D850 et acheter un Z d’occasion ou vendre mon boitier actuel pour un Z6II ?
    Merci à toi.

  3. Chez Nikon l’AF toujours en retard sur ses concurrents, mais en progrès, c’est le principal. Pour l’AF je pense que Nikon devra faire de grands changements au niveau capteur. C’est pas avec les Expeed que ça changera la situation. Pour le moment j’attends, mon D850 me suffit largement et n’a rien à envier aux Z, sauf pour la vidéo.

    • Tellement d’accord, le D850 est pour moi le meilleur boitier que Nikon ait sorti. il possède le même module Af que le D5( que j’ai) mais bénéficie en plus du focus stacking, et a plus de dynamique dans les bas isos que le D5. Si j’avais le choix , j’achèreais le D850 maintenant. N’oublions pas qu’avec la visée reflex , c’est un des rares moment où on voit encore la nature se dérouler  » en vrai » sous nos yeux. C’est à dire où on ne la voit pas sur un de ces fichus écrans qui envahissent vraiment complètement notre quotidien. Maintenant quand les gens ne travaillent pas sur leurs ordis, ils ont sur leurs portables , ou quand ils ne sont pas sur des portables , ils sont sur l’écran électronique de leurs hybrides🙄🙄. Cela me laisse un peu songeur ! ( même si les écrans sont en 100K , ce n’est pas la nature en vrai !

  4. Bonjour,
    je viens d’écouter la vidéo de Matt Granger
    franchement ses raisons sont plutôt confuses, apparemment il veut faire de la vidéo.
    Il raconte tout le bonheur qu’il a eu avec le matériel Nikon et ne dit pas où il veut aller ! bizarre
    Il me donne l’impression d’un gars qui ne dit pas tout.

    • Oui, j’ai trouvé cela extrêmement bizarre aussi, en plus assez confus. On ne comprend effectivement pas vraiment ce qui s’est passé. Je me suis d’ailleurs à partir de ce moment désabonné de sa chaîne.
      Le problème c’est qu’il n’a pas été le seul à se plaindre des dernières évolutions négatives de Nikon. Mais bon, attendons la suite des événements.

  5. Merci Jean-Christophe de la réponse.
    Je réponds donc à la question. Non effectivement, cela ne va pas directement impacter nos photos. Mais comme je l’ai dit dans mon mail, un musicien un peu amoureux de son piano, est un peu triste si la marque Kawai sur laquelle il joue, fait faillite. Est-ce qu’il interprétera Beethoven un peu moins bien pour cela. Je ne cois pas. 😊😊
    Mais tant mieux si Nikon est soutenu par des gros.!! C’est rassurant. Merci pour la réponse.

    • Je ne m’inquiète pas pour Nikon, et au lieu d’écouter tous ces messages pessimistes de ceux que cela arrange, je préfère utiliser mon matériel qui me satisfait et pratiquer ma passion. Faire confiance à la marque c’est aussi l’aider, au lieu de l’enfoncer.

  6. J’ai acquis le z6 version 1 en septembre dernier pour l’AF et sa fonction eye AF. J’en suis très satisfait saut avec certains porteurs de lunettes, le boitier a parfois du mal à les reconnaître.

  7. Très bel article, merci :).

    Juste une question, si je cite « La rapidité de mise au point comme le suivi du sujet n’ont rien à voir avec celles d’un reflex comme le D750ou le D610 (en mode visée optique). C’est le jour et la nuit. »
    J’ai peur de faire un contresens. Qui est le jour et qui est la nuit ? 🙂

    Merci !

    • Bonjour Monsieur!
      Moi qui suis pour les reflex et leur rapidité de mise au point , j’eusse espéré que Jean- Christophe voulût dire : que la rapidité était du côté des reflex donc le jour, et la lenteur, lag dans la réactivité à l’allumage par ex du côté des hybrides donc , la nuit. Hélas je crains, que cela ne soit le contraire dans ce qu’a voulu dire Jean- christophe. En fait, on ne sait pas trop: car il ajoute un peu plus loin que le d850 , d500, d6 se débrouilleraient mieux. Ce n’est donc pas vraiment clair. Mais j’ai eu exactement le même problème de compréhension !

      • Il ne faut pas confondre les modèles.
        Les reflex D750, D610 et cette génération sont moins réactifs que les Z 6.
        Les reflex D500, D850 avec le module autofocus plus performant sont aussi réactifs que les Z 6, et plus performants en suivi du sujet mais dans une zone au centre du viseur bien plus restreinte, et bien moins confortable.

        • Bonsoir Jean Christophe!
          Merci beaucoup pour ta réponse.
          1.je ne peux pas dire si Nikon va mal depuis 5 ans,je n’ai là pas assez d’informations pour cela. En revanche, les derniers signes, 1.fermetures d’usine au japon,2. Licenciements de travailleurs par milliers, 3.abandon de modèles de base dans le reflex 4. Abandon total de la suprématie technique du tracking de l »AF au profit de Canon et Sony, Alors que Nikon était leader dans le domaine! Tout cela ne laisse pas quand-même présager d’une santé florissante, c’est le moins que lon puisse dire. Je ne suis pas le seul à en parler, steve Perry, Matt Granger qui était un Nikon guy a abandonné la marque!,! Comme pas mal d’autres. Mon vendeur photographe avait même mal pour Nikon d’après ses dires!,
          2.Heureusement que le tracking avec un sujet qui bouge est au centre du viseur, oiseau qui vole, joueur de tennis , cela laisse une marge de tous les côtés pour le suivre, alors que sil était au bord du cadre à droite et que l’oiseau sort du cadre, glups pas génial pour le suivre!,, ce n’est donc pas du tout inconfortable,c’est nécessaire!
          Bon pour un sujet fixe, la recomposition avec Af on back button, faut pas exagérer, c’est pas mortel! Il suffit de déplacer à peine le boîtier,puisque la Map est déjà faite.
          Quelques précisions, et merci encore pour ta réponse.

    • Ces reflex sont moins réactifs que le Z 6 Z 6II.

  8. Bonsoir Jean- Christophe !
    Déjà un énorme merci pour ce compte- rendu et cette analyse du Z6II fouillée, détaillée et très sérieuse !
    On sent que c’est objectif😊( sans vouloir faire un jeu de mots) et , on ne peut que saluer tout le boulot qu’il y a derrière.Maintenant je tenais quand même à te donner mon impression générale sur Nikon .
    Comme je l’avais pressenti lors de la sortie du D6, Nikon ne va clairement pas bien. Déjà, le fait d’avoir sorti un D6( même capteur que D5) qui à une certaine époque, pas si lointaine, aurait subi des critiques pour un D5s, montrait clairement que Nikon ,soit n’avait plus d’argent pour investir sérieusement dans un nouveau réflex , soit avait décidé de boucler la série D avec 1 chiffre et donc baclait un peu le dernier , soit peut-être les deux raisons à la fois . ( c’est un peu triste dans tous les cas!)
    L’impression hélas s’est confirmée récemment avec:
    1: la fermeture d’une usine du Japon , déplacée maintenant en tailande .
    2: l’abandon clairement de certains réflex de petite gamme qui pourtant avaient du succès.
    3.Le dernier article lu sur google ou Nikon avoue clairement avoir des difficultés financières ( montée du smartphone ) qui devient, il faut bien le concéder incroyable, et qui dépasse maintenant de loin les performances des reflex d’il y a 10ans . Le licenciement de milliers de travailleurs nikon soit disant reformés dans autre chose ( j’aimerais voir🤔)
    4. On pourrait tout de suite répliquer que les autres marques subissent le smartphone aussi, mais c’est là que je suis inquiet et que j’ai décidé de t’écrire à cause de cela:
    – Les autres marques Canon et Sony ont fait des pas de géant . Certes on sent que tu aimes terriblement ton Z6II , comme moi mon D5. mais non d’une pipe on est dans les choux, je me mets dedans, car je suis clairement un amoureux de Nikon également ( les couleurs et leurs nuances sont exeptionnelles )
    Les progrès du Z6II sont louables mais il faut le reconnaître, on est encore loin d’atteindre le niveau du canon eos R5 qui a presque résolu le problème du rolling shutter. Loin d’atteindre également le sony a1 qui paraît-il est incroyable au niveau de l’AF! Donc voila; comme tu l’as dit toi- même les articles techniques sont extrêmement fatiguants !. le dernier article ridiculise en permanance les performances du dernier appareil venant de sortir . C’est très fatiguant et un peu bête , disons le ! Donc avec mon D5 j’attends sagement la suite des évènements , car j’ai tellement de progrès à faire en photo que bon……
    Mais c’est la suite de Nikon qui m’inquiète !! Serons-nous dans un avenir proche obligés de passer à canon ou sony ?? est- ce que le smartphone va tuer tous les appareils photos? ils ont sorti un télescope qui permettrait à un smartphone de faire des photos de loin avec une qualité extraordinnaire. ! voilà , voilà quel est ton avis sur la question? en te remerciant d’avance, si tu prends le temps de répondre à la question . Très cordialement F.Petit

  9. Bonjour
    Je me suis offert le Z50 en remplacement ‘un 7100 je suis ravi
    Je possède un D750 et j’hésite beaucoup à changer, de plus quel choix entre le Z5 et le Z6 ?

    Merci Christian

  10. Bonjour et merci beaucoup JC pour vos articles toujours aussi pertinents et intéressants !
    Sur un Z7 II, si on crope en DX ou si on diminue la qualité d’image jusqu’à environ 24 MP, obtient-on le même piqué qu’avec un Z6 à la qualité maximale svp ?
    Merci par avance pour votre avis

    • Le piqué n’a pas à voir avec la taille du ficher et le nombre de pixels, mais plutôt avec l’optique.
      En DX ce sera très bien, réduire la définition du RAW ne sert pas à grand-chose selon mes mesures, sauf à réduire la taille occupée sur la carte. Et puis si vous avez 45 Mp c’est dommage de passer à 20 en cropant.

  11. Mercie , J`ai apprécier grandement votre test et vos commentaire sur le Z611
    n’étant pas professionnel et ayant que les commentaires de vendeur j`était
    extrêmement hésitante avant de me lancer , mes besoins étant un autofocus performant et un maximum de rafale étant donné que je voyage beaucoup
    dans des endroits isoler ( Kodiak )pour photographier les animaux et les paysages ,vous m’avez grandement aider

  12. bonjour, merci pour ces infos
    Je possède le Z50 léger et facile dans certaines circonstances, et plus facile que le 7100 que j’ai revendu. Je possède un D750 qui m’a donné beaucoup de belles images, j’hésite à m’en séparer au profit d’un Z5 ou d’un Z6II

    Hésitations, attente d’un conseil, merci

  13. Bonjour, mon commentaire porte sur la garantie d’une efficacité de stabilisation à 100 pour 100 entre la donnée du constructeur sur la stabilisation du capteur et les objectifs non Z utilisés via la bague de compatibilité.
    Est-on garantie d’avoir la même stabilisation entre un objectif série Z et les autres objectifs Nikon?

  14. Bonjour JC

    une fois de plus un article plein de bon sens et d’expérience.Je suis passé du D500 au Z6II avec bonheur, quel piqué ce petit zoom 24-70 f/4, j’attends de pouvoir me payer le 70-200 f2/8 AF-S E FL ED pour le monter sur mes 2 boitiers et tester l’AF en mode animalier, dès que le budget le permettra. J’ai un peu galéré avec l’AFC et le mode suivi des yeux, surtout en basse lumière et en photo studio, qui me parait perfectible, surtout par rapport à ceux de chez Canon et Sony, d’après certains testeurs de You Tube.Je trouve qu’il fait quand même le boulot, je découvre la compacité du boitier, son silence en mode silencieux que je débraye en mode portrait studio.Vos conseils sur les réglages perso sont top, cela fait gagner beaucoup de temps, surtout les touches fonctions Fn1 et Fn2 paramétrables. Les 2 slots pour les cartes sont un vrai plus, tropicalisation au top. le revêtement externe me parait néanmoins un peu tendre.

    Petit bémol l’écran arrière qui ne pivote pas, dommage pour les photos macro et les selfie, c’était bien pratique. 2eme bémol, snapbridge qui fonctionne quand il veut, peut être est ce du au fait que j’ai mis mes 2 boitiers dessus, on attend la prochaine MAJ.
    En tous les cas, avec la bague FTZ qui permet de récupérer ses anciens cailloux, l’investissement est vite rentabilisé.

    Suis vraiment très content d’être passé au plein format, même si j’adore mon D500. de plus, un test avec les cartes XQD ou CF ou SD, serait judicieux pour en tirer la quintessence en mode rafale.

    • Merci pour ce retour. Un test avec des cartes SD ou XQD ne servirait pas à grand-chose puisque tout réponse sur le buffer interne. Les cartes doivent suivre évidemment, inutile de penser utiliser des cartes dont les performances ne sont pas à la hauteur de celles du boîtier.

  15. Bonjour Jean-Christophe
    merci pour cet article très instructif.
    Si je passe au plein format le Z6II sera sans doute mon prochain boitier.
    J’ai encore une interrogation j’utilise surtout le 300 f4 PF et le 500 5.6 PF que je trouve excellents avec le D500 que je garderai, qu’en est il de la rapidité et la précision de l’autofocus du Z6 II avec la bague FTZ on entend beaucoup de choses contradictoires à ce sujet
    Encore merci pour tout ce travail

  16. Très intéressant votre article sur le Z6II, moi aussi j’ai un peu ramé avec les différents réglages de l’AF surtout en basse lumière et en photo de studio. En réglant les touches Fn1 et 2 comme vous le conseillez dans votre article et en utilisant la touche AF on pour la MAP, ça devient beaucoup plus facile. L’ appareil est efficace et le piqué du zoom 24-70 f4 en monture Z est remarquable avant de passer sur du 70-200 f2.8 à terme avec la bague FTZ, car mon budget n’est pas extensible et je souhaite pouvoir l’utiliser sur mon D500. J’ai aussi été bluffé par la montée en Iso du Z6II, le peu de bruit, surtout en cropant avec LR, le silence de fonctionnement, la compacité, par rapport au D500, le suivi des yeux en mode photo et vidéo, surtout après avoir lu et regardé les tests sur you tube, dénigrant l’AF par rapport aux Sony et autres Canon qui sont peut être plus réactifs, mais le Z6II, ne démérité pas et permet de s’clatet largement en photo studio, ou de sport ou animalière avec un AFC très performant pour les besoins que j’en ai. J’ai aussi constaté une amélioration non négligeable du piqué et de la qualité en passant du D500 au Z6II. En revanche snapbridge fonctionne de manière aléatoire malgré les dernières MAJ, sur mes 2 boîtiers, y a encore du boulot pour les prochains fimware

  17. Bonjour monsieur Dichant.
    J’ai lu avec beaucoup d’intérêt et de plaisir votre article sur le Z 6 II.
    J’ai un Nikon Z 7 II avec un 50 mm 1.8 natif et j’utilise aussi mes 35 mm et 85 mm 1.4 avec la bague FZ.
    Un article concernant ce boîtier m’intéresserait beaucoup. Et surtout une explication claire concernant la mise au point, l’autofocus et l’utilisation du joystick (ou pad ?). Je photographie surtout des personnages, en pied ou en portrait à l’extérieur ou l’intérieur.
    Je suis un peu perdu dans la lecture des différents menus qui n’ont pas fait l’objet d’un manuel papier comme c’était le cas pour le D 800.
    Un petit mot aussi sur la compatibilité des différentes batteries ( en-el 15 c ou b) ainsi que sur les accessoires et l’utilisation d’une télécommande.
    Et enfin, une petite comparaison entre les différentes cartes mémoires SDHC, SDXC et SDUC 300 mbs.
    Merci pour la clarté et le détail des explications de vos articles qui sont le point d’orgue des dimanches d’hiver.

  18. Bonjour,
    Il est regrettable que Nikon ait abandonné l’écran sur rotule (depuis le D5600) offrant plus de possibilités ainsi qu’un flash flash pop-up (D750) pouvant permettre de piloter des flashs distants dans le cas d’une réalisation aisée de studio.
    Si le Z6 II en avait été doté je n’aurai pas hésité pour l’adopter.
    Merci pour vos conseils et initiatives

    • Bonnes remarques, je n’y avais pas pensé à la commande des flashs esclaves et l’écran n’est pas sur rotule, je ne purrai jamais l’utiloser pour les macros. Je resterai donc fidèle à mon D700 et mes deux flashs SB600.

    • L’écran sur rotule n’a jamais équipé les modèles experts-pros, la construction ne permet pas d’assurer la même résistance que l’écran inclinable, or ces modèles supposent une construction plus aboutie que celle d’un D5600.

  19. Bonjour,
    Je vais acheter cet appareil dès qu’une offre groupée avec le zoom 24-200 mm sera disponible, mais je n’ai toujours pas compris si on peut mettre 2 cartes SD ou si on doit mettre une carte XQD en plus d’une carte SD pour le faire fonctionner (pour la commande au moment de l’achat)
    Merci de m’éclaiter sur sur ce point

  20. J’ai l’habitude de faire la majorité de mes photos en format portrait (macros de fleurs). Qu’en est-il de l’orientation de l’écran dans cette position sur trépied ? J’utilise également un viseur angulaire 90° comme cela le « sol est moins bas », qu’en est-il avec ce modèle Z6II et ce type d’accessoire ?

  21. Très intéressant et bien expliqué.

    • Merci pour ce test complet, je pensais prendre le Z6 en plus de mon D750 pour la photo animalière, juste pour le silence de déclenchement du boitier hybride. Je crois que je vais attendre….merci encore.

  22. Ancien possesseur d’un D610, j’ai senti une vraie différence en passant au Z6II: ergonomie réussie dans un volume contenu, rapidité et performance de l’autofocus, et qualité du viseur électronique valent vraiment le coup.
    Je réussis des photos que je ratais auparavant, notamment à cause d’un autofocus lent/capricieux (ou difficile à dompter: il est possible que cela vienne de moi!)
    Là plus d’excuse ou presque, je peux faire confiance au boitier qui répond toujours présent

  23. Très satisfait de mon Z6II même si il montre ses limite en matière d’autofocus auto détection des yeux etc. Mais après tous sur mon D7500 je n’ai pas ces automatismes et je ne m’en porte pas plus mal ,le seul reproche que l’on pourrait faire à Nikon c’est de mettre en avant ces fonctionnalités alors qu’elle ne sont pas réellement efficaces tout au moins pour l’instant.

  24. un essai plein de bons sens avec un seul leitmotiv pour cet appareil qui peut tout faire :faites des photos et faites vous plaisir.

  25. Merci beaucoup pour ce travail.
    Ceci me conforte dans mon idée de rester sur mon Z6 premier du nom que j’adore, encore un petit bout de temps. En tant qu’amateur passionné, je n’ai pas besoin d’un 2ème slot de carte mémoire, ni d’un grip vertical. Quant à l’autofocus, il est peut être « un petit peu » meilleur que celui du Z6, mais sans plus. Je crois qu’il ne va pas changer ma pratique de la photo (principalement urbaine, concerts, paysage, famille, portrait).
    A voir ce que Nikon livrera comme évolutions firmware futures… Qui sait, on aura peut être des surprises qui vont me faire changer d’avis 🙂