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DxO Photolab 5 : outil Lignes de contrôle, IPTC et EXIF synchronisés, DeepPRIME plus rapide, support des RAW Fujifilm

Découvrez un article sur DxO plus récent ici : https://www.nikonpassion.com/dxo-photolab-6-3-epreuvage-installation-modules-optiques-automatique/

DxO, l’éditeur français de logiciels photo, annonce une mise à jour majeure de son logiciel phare de traitement des fichiers RAW, DxO Photolab 5. Cette évolution apporte un traitement de réduction du bruit DeepPRIME 4 fois plus rapide, une gestion des EXIF et IPTC optimisée, des U-Points revisités et le support des fichiers RAW Fujifilm issus des capteurs X-Trans.

DxO Photolab 5 : outil Lignes de contrôle, IPTC et EXIF synchronisés, DeepPRIME plus rapide, support des RAW Fujifilm

En savoir plus sur DxO Photolab 5 sur le site DxO

On n’arrête plus DxO …

Il fût un temps où l’éditeur français DxO se faisait fort discret. Après la mise sur le marché de plusieurs logiciels photo dignes d’intérêt à une époque où les américains étaient déjà omniprésents sur ce marché, DxO a connu ses heures sombres. Le logiciel historique DxO Optics Pro, lancé en 2004 et sacré meilleur logiciel photo TIPA 2006 et EISA 2007, n’était alors plus au mieux de sa forme. Le module de capture d’images au format RAW pour smartphone, DxO One, a quant à lui connu un intérêt à sa sortie, mais s’est retrouvé très vite dépassé par l’évolution du marché des smartphones. Et il faut bien le dire aussi, un tarif et des usages limitants. DxO montrait alors tous les signes d’une disparition annoncée.

C’était sans connaître l’opiniâtreté et le courage de cette petite équipe qui a su redresser la barre de fort belle façon depuis.

DxO Optics Pro a été entièrement revu et largement modernisé pour devenir DxO Photolab en 2017. En parallèle DxO a racheté la suite Nik Collection à Google qui ne la maintenait plus. Cette suite a retrouvé un second souffle depuis, la Nik Collection by DxO version 4 lancée en juin 2021 ne manque pas d’atouts.

La machine étant lancée à plein régime, DxO en a profité pour annoncer un étonnant module indépendant DxO PureRAW. Ce logiciel, si simple à utiliser qu’il ne demande que quelques minutes de prise en main, permet d’optimiser les fichiers RAW en réduisant le bruit numérique comme aucun autre ne sait le faire et en supprimant les aberrations chromatiques et optiques des couples boîtier-objectifs concernés. Basé sur le même réseau neuronal et la même technologie IA Deep Learning que DxO Photolab, DxO PureRAW fait des merveilles sur vos images faites en haute sensibilité en particulier.

DxO Photolab 5 : outil Lignes de contrôle, mots-clés synchronisés, DeepPRIME plus rapide, support des RAW Fujifilm

l’interface de DxO Photolab 5

DxO Photolab 5 : les nouveautés

Voici donc venir DxO Photolab 5 qui remplace Photolab 4 un an tout juste après sa sortie. Plus qu’une simple mise à jour, il s’agit d’une version enrichie de plusieurs outils fort pratiques, mais surtout de la capacité à dématricer les fichiers RAW issus des capteurs X-Trans Fujifilm, une fonction attendue par les utilisateurs d’hybrides série X. « Enfin ! » s’exclament-ils désormais, Capture One Pro n’a qu’à bien se tenir.

U-Points et Lignes de contrôle

DxO Photolab 5 : outil Lignes de contrôle, mots-clés synchronisés, DeepPRIME plus rapide, support des RAW Fujifilm

l’outil de correction locale Lignes de contrôle de DxO Photolab 5

Le principe de ce nouvel outil qui rejoint les U-Points (adorateurs de Nikon Capture NX2 c’est pour vous) est proche de la notion de filtre gradué de Lightroom ou autre Luminar AI. Dans sa mise en œuvre, DxO lui a ajouté des points de contrôle et un réglage fin de la sensibilité des curseurs. Une gestion plus intelligente de la chroma et de la luminosité est accessible via les deux curseurs dédiés si vous sélectionnez l’outil Lignes de contrôle.

Photothèque : EXIF et IPTC synchronisés avec les applications externes

DxO Photolab 5 : outil Lignes de contrôle, mots-clés synchronisés, DeepPRIME plus rapide, support des RAW Fujifilm

gestion des mots-clés, EXIF et données IPTC dans DxO Photolab 5

Vous savez peut-être que la plupart des logiciels experts vous permettent de stocker le contenu des mots-clés dans des fichiers annexes, ou sidecar, afin d’étendre la compatibilité entre votre logiciel et un autre. Il vous est alors possible d’ajouter des informations (métadonnées) à une photo et de les récupérer dans tout autre logiciel capable de lire les fichiers annexes XMP.

DxO Photolab 5 sait désormais assurer la synchronisation entre les informations EXIF et IPTC qu’il gère et ce que fait un autre logiciel pour la même photo. Ajoutez un mot clé à une photo dans DxO Photolab 5, vous le retrouvez dans Photoshop par exemple. Mettez-le alors à jour dans Photoshop et vous le retrouverez dans PL5.

Au passage l’arborescence de mots-clés est rendue hiérarchisable et interactive. Les outils de gestion de la bibliothèque d’images sont optimisés et réorganisés.

Un traitement DeepPRIME plus rapide

L’étonnant traitement du bruit numérique DxO (le même que dans DxO PureRAW) voit son algorithme optimisé dans Photolab 5, il est à la fois plus réactif et plus rapide pour une même configuration machine. Comptez un gain de 1.5 x sur plateformes Windows et un facteur 4 sur les Mac Apple Silicon.

Sachez aussi que PL5 supporte les configurations RTX et Windows 11 sur PC, les puces M1 sur Mac.

DxO Photolab 5 et les fichiers RAW Fujifilm X-Trans

Les capteurs Fujifilm X-Trans équipant les hybrides de la série X ont une particularité. Ils n’utilisent pas la matrice de Bayer commune à de nombreux autres capteurs, dont ceux équipant les reflex et hybrides Nikon. Leur conception diffère, et le dématriçage de ces fichiers RAW générés par les X-Trans suppose un traitement différent de celui appliqué aux fichiers issus des capteurs à matrice de Bayer.

Photolab ne supportait pas ces fichiers depuis son arrivée, une limitation frustrante pour les fujistes qui devaient se rabattre vers Capture One Pro s’ils ne voulaient pas entendre parler de Lightroom Classic.

DxO Photolab 5 (version Elite) est enfin capable de dérawtiser les fichiers RAF Fujifilm. Si vous utilisez un Nikon et un Fuji, par exemple, vous pourrez tout traiter dans DxO Photolab 5 ! Une avancée qui va vous faire gagner du temps et de l’argent puisque Capture One Pro (dans sa version complète) est 50% plus cher que Photolab 5.

DxO Photolab 5 : outil Lignes de contrôle, mots-clés synchronisés, DeepPRIME plus rapide, support des RAW Fujifilm

support des fichiers RAW Fujifilm X-Trans dans DxO Photolab 5

18 boîtiers Fujifilm sont déjà supportés :

  • Fujifilm X-E2, X-E2S, X-E3, X-E4,
  • X-H1,
  • X-Pro2, X-Pro3,
  • X-S10,
  • X-T1, X-T2, X-T20, X-T3, X-T30, X-T4,
  • X100F, X100T, X100V, X70.

605 modules optiques sont disponibles pour assurer la correction des défauts optiques, de la distorsion, des aberrations chromatiques, du vignettage et du manque de netteté.

L’initiative User Voice lancée par la même occasion permettra à DxO de tenir compte des retours utilisateurs pour compléter ce support X-Trans.

DxO précise que le support des fichiers X-Trans a été rendu possible grâce à l’utilisation du moteur DeepPRIME, ce n’était pas le cas avec le moteur précédent et ce support n’est donc pas implémentable sur les précédentes versions de Photolab.

Nouveaux boîtiers supportés

DxO Photolab 5 sait désormais traiter les fichiers issus des récents :

  • Nikon Z fc,
  • Canon EOS Ra,
  • DJI Air 2S & Mini 2,
  • Olympus PEN E-P7,
  • Panasonic GH5 II,
  • Pentax K-3 III,
  • Sony ZV-E10.

Tarif et disponibilité de DxO Photolab 5

DxO Photolab 5 est disponible dès maintenant aux tarifs suivants :

Version Essential

  • 139 euros (109,99 euros jusqu’au 14/11/2021),
  • 75 euros (54,99 euros jusqu’au 14/11/2021) pour la mise à jour.

Version Elite

  • 219 euros (164,99 euros jusqu’au 14/11/2021),
  • 99 euros (79,99 euros jusqu’au 14/11/2021) pour la mise à jour.

La licence DxO PhotoLab 5 ne nécessite pas d’abonnement et permet d’installer le logiciel sur deux
postes (DxO PhotoLab 5 ESSENTIAL Edition) ou sur 3 postes (DxO PhotoLab 5 ELITE Edition).

Les détenteurs de DxO PhotoLab 3 ou DxO PhotoLab 4 peuvent acquérir une mise à jour vers DxO PhotoLab 5 en se connectant à leur compte client sur le site DxO.

Les détenteurs d’une version antérieure à DxO PhotoLab 3 ne sont pas éligibles à une mise à jour et doivent acquérir une nouvelle licence.

En savoir plus sur DxO Photolab 5 sur le site DxO


Pola&Co, guide pratique de la photo instantanée par Jérôme Geoffroy

Trouver dans le même guide pratique de la photo instantanée les termes « J.K. Rowling », « Winnie l’Ourson » et « André Kertész » avouez que ça interpelle !

Et pourtant, connaissant bien Jérôme Geoffroy, l’auteur, je ne suis ni surpris, ni inquiet. Je serais même plutôt rassuré. Si vous n’avez jamais considéré la photographie comme une pratique récréative, je vous invite à filer vous procurer ce guide et à le lire d’une traite !

guide pratique de la photo instantanée

Ce guide au meilleur prix …

Pola&Co, le guide pratique de la photo instantanée

La photo instantanée ? C’est le Pola. Oui, mais pas que. C’est aussi Fujifilm et ses Instax, les films Impossible Project actuels et quelques techniques créatives qui vous permettent d’obtenir des clichés tellement différents de ce que propose la photo numérique que vous devriez vous y intéresser.

Si vous lisez Nikon Passion depuis quelques années vous avez forcément vu le nom de Jérôme Geoffroy dans plusieurs articles. Auteur de guides pratiques sur les boîtiers Nikon, de livres sur la macro, d’un excellent bouquin sur l’exposition en numérique, Jérôme est aussi venu animer quelques conférences sur le stand au Salon de la Photo.

Il y a un certain temps déjà que je le voyais préparer quelque chose en suivant ses publications sur Instagram. Moins de macro mais des images atypiques, des petits formats, des appareils photos un peu étranges, des expériences créatives, tiens tiens …

Et l’info officielle est tombée : « je prépare un livre sur la photo instantanée !« .

Quelques mois plus tard je reçois un petit bouquin pétillant ! La couverture, déjà, donne le ton : ne serait-ce pas ce format Pola dont j’ai usé quelques tonnes de films dans mes jeunes années ? Et cette jeune femme dont le regard captive et qui éclipserait presque le nom de l’auteur et le titre du livre. Une seule envie, en savoir plus.

A la découverte de la photo instantanée

guide pratique de la photo instantanée

le film instantané comment ça marche ?

Pola et Instax c’est bien joli mais ça ne parle pas à tous forcément. Alors retour aux sources pour une première partie dans laquelle Jérôme liste tout ce qu’il vous faut savoir (un peu à la façon du Grand livre du Polaroid mais en plus concentré et en allant droit au but).

Si vous pensiez que « instantané » ne rime qu’avec « Polaroid » vous allez vite comprendre que ce n’est pas le cas. Fujifilm occupe la place de leader bien qu’Impossible Project prenne la relève de la marque historique pour redorer son blason. Ce sont autant de bonnes nouvelles pour les adeptes de la technique instantanée, il y a du choix.

Cette première partie présente :

  • les principes de fonctionnement d’un appareil instantané,
  • tous les films actuels,
  • tous les appareils photo encore disponibles en occasion,
  • tous les boîtiers dispos en neuf.

La photo instantanée se porte bien et ce n’est pas Fujifilm qui vous dira le contraire puisque la marque japonaise occupe une place de choix dans cet univers avec sa série Instax : appareils photo, films et imprimante (voir le test de l’Instax Share SP-2).

Comment faire des photos instantanées

guide pratique de la photo instantanée
Seconde partie du guide et vous passez à l’action : placez le film, réglez la visée, la mise au point, cadrez et c’est parti. Instantané qu’on vous dit !

Bien que tout cela puisse vous paraître simple, sachez toutefois que Jérôme Geoffroy ne s’est pas contenté de vous proposer un résumé du mode d’emploi de votre appareil photo. Vous allez aussi apprendre à utiliser les films noir et blanc, les films créatifs (ronds comme duochromes) et à optimiser vos clichés en extérieur comme en intérieur.

Ce n’est pas parce que la photo est instantanée qu’il ne vous faut pas réfléchir avant de déclencher. C’est même le propre de la technique d’inspiration argentique qui se cache derrière tout ça que de vous forcer à penser la photo avant de la faire. Ce n’est pas pour me déplaire.

Le guide comporte de nombreuses photos qui sont autant d’exemples de ce que vous pouvez obtenir avec un appareil photo instantané. Je n’ai pas eu à tourner beaucoup de pages pour voir que Jérôme s’est bien amusé à réaliser toutes ces images, et comme il a le don de transmettre sa passion vous allez faire de même, je vous le promets !

Techniques créatives : on passe à la vitesse supérieure

guide pratique de la photo instantanée

guide pratique de la photo instantanée, les techniques créatives

Vous pensez toujours que la photo instantanée c’est facile ? Lisez la troisième partie du guide et vous allez changer d’avis :

  • photo de nuit,
  • light painting,
  • photo panoramique,
  • utilisation d’éclairages à LED,
  • filtres créatifs,
  • filtre gris.

J’ai beaucoup aimé la référence à André Kertész, « maître de la composition » et fervent utilisateur du Polaroid SX-70 en son temps (voir son livre Polaroids). Page 116 vous allez réaliser qu’il n’est plus question de jouer mais bien de travailler votre démarche créative. Avec un appareil instantané, oui.

Après la prise de vue

guide pratique de la photo instantanée

guide pratique de la photo instantanée, comment archiver les photos instantanées

Tout comme en photo numérique, c’est après la prise de vue que vous allez passer le plus de temps si vous voulez donner à vos tirages le rendu qu’ils méritent. Il est rare de trouver toutes ces infos si pratiques sur le sujet, et bien que le format du guide soit réduit vous allez apprendre à :

  • réutiliser vos photos ratées,
  • faire un transfert d’émulsion,
  • manipuler le négatif,
  • créer des objets de déco.

Mais aussi comment vous pouvez conserver et archiver vos photos instantanées, comment vous pouvez les scanner et les imprimer qu’il s’agisse de tirages instantanés ou de tirages classiques de photos scannées.

Mon avis sur Pola&Co, guide pratique de photo instantanée

Je connais Jérôme Geoffroy de trop longue date pour avoir un avis totalement objectif sur son dernier livre. Oui, il existe des guides plus complets sur le Polaroid (par exemple celui-ci), oui il existe aussi des ouvrages plus artistiques sur le Pola comme The Polaroid book.

Mais réussir à regrouper dans un petit guide très abordable (14,90 euros) l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur la photo instantanée, transmettre ainsi sa passion, vous livrer tous les tuyaux à connaître pour faire des clichés sympas, vous donner de quoi vous amuser vous-aussi, ce n’est pas donné à tout le monde. Pari réussi !

Ce guide au meilleur prix …


Test Fuji X-Pro2 : 10 jours sur le terrain avec un hybride expert, efficace et discret

Le Fuji X-Pro2 est un boîtier hybride au format APS-C (sans miroir mais avec objectifs interchangeables) qui propose les performances d’un reflex expert dans un gabarit plus réduit. Ce test Fuji X-Pro2 va vous permettre de vous faire une idée de ce que cet hybride compact peut vous apporter et pourquoi il se différencie d’un reflex.

Le Fuji X-Pro2 s’adresse aux amateurs de photographie qui cherchent un boîtier performant mais ne veulent pas subir les désagréments du poids et de l’encombrement d’un reflex et de ses zooms. J’ai emporté le Fujifilm X-Pro2 pendant 10 jours à New-York. Je vous dis ce que j’en pense en faisant le parallèle avec le reflex que j’utilise couramment.

Note : à la suite de la publication de ce test, j’ai acheté un X-Pro2 et plusieurs optiques Fujinon pour mes usages quotidiens.

Test Fujifilm X-Pro2 - Fuji X-Pro

Le Fujifilm X-Pro2 avec le Fujinon 56 mm f/1.2

Le Fuji X-Pro2 chez Amazon

Pourquoi un test Fuji X-Pro2 ?

Vous vous demandez pourquoi j’ai testé un boîtier d’une autre marque que Nikon sur Nikon Passion ? Il y a deux raisons :

  • vous êtes de plus en plus nombreux à utiliser un boîtier hybride en complément de votre reflex,
  • il n’existe pas d’équivalent dans la gamme Nikon, à la date à laquelle je publie ce test, proposant ce niveau de performance (la série Nikon One adresse d’autres besoins).

D’autres marques que Fujifilm proposent des modèles hybrides experts, Sony et Olympus en particulier. Mais j’ai déjà une expérience avec Fujifilm, j’utilise un X-E2 en complément de mon reflex Nikon (voir le test), et je voulais savoir ce que le X-Pro2 plus récent pouvait apporter. J’ai emporté pour l’occasion les Fujinon 16 mm f/1.4 et 56 mm f/1.2 (voir le test du 56 mm).

Test Fujifilm X-Pro2 - Fuji X-Pro

Face arrière du Fujifilm X-Pro2 avec l’ensemble des touches déportées à droite

Présentation du Fuji X-Pro2

Le Fuji X-Pro2 reprend tout ce qui fait le charme de la gamme Fuji X : un look classique, des performances de premier plan grâce à un capteur 24Mp spécifique (pas de matrice de Bayer donc de filtre passe-bas), des commandes simples et directes.

Si vous êtes habitué au reflex, la prise en main du X-Pro2 peut s’avérer déroutante, mais une fois le principe Fuji assimilé vous allez découvrir un monde d’efficacité et de plaisir que l’on ne retrouve pas avec certains reflex actuels.

Test terrain : 10 jours avec le Fujifilm X-Pro2, hybride expert, efficace et discret

Test Fuji X-Pro 2 : à moins de 50 cm de votre sujet vous passez inaperçu

Sur le X-Pro2, la philosophie est simple : vous réglez l’exposition avec les molettes dédiées et/ou la bague de diaphragme de l’objectif, vous visez, vous déclenchez. C’est simple, rapide et efficace.

Une touche Q vous donne un accès direct aux principaux réglages de prise de vue. Si de plus vous utilisez le viseur EVF (visée électronique sans délai de latence à l’affichage) alors vous voyez dans le viseur l’image telle qu’elle sera enregistrée. Quand l’exposition est délicate c’est un régal.

Ergonomie et accès aux fonctions principales

Le Fujiflm X-Pro2 est un boîtier expert pro : il propose de nombreux accès directs aux fonctions principales et 6 touches programmables. Vous pouvez adapter le comportement de chacune à vos envies.

Le nouveau joystick en face arrière limite le recours au trèfle à 4 touches qui ne sert plus qu’aux commandes avancées (par exemple mode flash ou mode macro). Ce joystick est un bonheur à utiliser puisqu’il fonctionne de la même façon que le pad arrière d’un reflex tout en étant mieux situé (sous le pouce) et plus rapide à manœuvrer.

La face avant du Fujifilm X-Pro2 abrite le commutateur du mode de mise au point (S, C et M), un contrôle de profondeur de champ, le bouton de déverrouillage de l’objectif et le levier de bascule entre visée optique et électronique. Une seconde molette de réglage a fait son apparition sur le X-Pro2 pour accélérer l’accès à plusieurs paramètres.

La forme de la poignée droite permet d’avoir l’appareil bien en main. Elle n’est pas aussi ergonomique que celle d’un reflex expert car le boîtier est plus compact, mais elle permet de porter le X-Pro2 d’une main sans courroie sans craindre qu’il ne vous échappe.
Test Fujifilm X-Pro2 - Fuji X-Pro

Le Fujifilm X-Pro2 vu de dessus avec ses 2 couronnes,
la molette avant et le levier de sélection du type de visée

Molettes supérieures et déclencheur

Les molettes supérieures sont les pièces maîtresses du système de contrôle du X-Pro2. La couronne principale, double, permet de changer le temps de pose et la sensibilité. Il faut la soulever légèrement pour changer les ISO, et la tourner pour passer d’un temps de pose à un autre. La sensibilité peut aussi être changée à l’aide d’une touche personnalisée si vous n’aimez pas tourner une couronne.

La molette de droite sert à corriger l’exposition. Son intérêt est majeur puisque c’est un contrôle dont on a souvent besoin et tourner une telle molette avec rappel de la correction dans le viseur s’avère bien plus ergonomique que de devoir presser un bouton puis tourner une molette comme sur un reflex. Un coup de pouce et c’est fait !

Cette molette est plus ferme que sur le X-E2 mais elle a toujours la mauvaise habitude de tourner de quelques crans quand vous glissez le boîtier dans votre sac si celui-ci est étroit. L’ajout d’une position de verrouillage limite toutefois les erreurs.

A droite du capot supérieur, le déclencheur intègre le commutateur marche-arrêt. Comme sur les reflex, le nettoyage du capteur est activable à la mise en route comme à l’arrêt du boîtier (ou les deux).
Test Fujifilm X-Pro2 - Fuji X-Pro

USB, HDMI et entrée micro, correcteur dioptrique

Viseur hybride : optique et électronique

Les défenseurs du viseur optique traditionnel s’offusqueront de lire « viseur hybride ». Et pourtant. Il faut avoir essayé ce type de viseur pour comprendre ce qu’il apporte au quotidien et l’intérêt de l’utiliser.

Ce viseur hybride offre un double système de visée : optique avec superposition d’informations de prise de vue, et électronique (EVF) via un écran intégré sans délai de latence. Chacun défendra sa version mais la visée EVF Fuji est désormais aussi claire et agréable que la visée optique. Et comme le X-Pro2 a les deux, vous avez le choix des armes.
Test terrain : 10 jours avec le Fujifilm X-Pro2, hybride expert, efficace et discret

Test Fuji X-Pro 2 : Un boîtier idéal pour la photo de rue et le reportage

Comme sur certains télémétriques, le viseur optique affiche des cadres de visée correspondant à chaque focale. Si vous utilisez un zoom alors ces cadres varient en fonction de la focale. L’intérêt de ce viseur optique hybride est d’être capable d’afficher des données en superposition à la visée optique. Par exemple ces cadres et des infos de mise au point (zone de détection AF).

Si vous préférez le viseur électronique, il suffit de basculer le levier avant pour pour passer en mode EVF. La visée devient alors 100% électronique et plein cadre et elle présente toutes les données de prise de vue que vous souhaitez voir affichées.

Je privilégie ce mode car j’y suis habitué sur le X-E2 et la visée EVF est très réactive. Elle est aussi agréable quand la lumière manque ou pour gérer la compensation d’exposition. L’image qui s’affiche dans le viseur intègre la correction et correspond à la photo que vous allez prendre.

Fuji X-Pro1 vs X-Pro2 : une évolution subtile mais réelle

Le Fujifilm X-Pro2 ne surprendra pas les utilisateurs de boîtiers Fuji. La présentation est classique, l’ensemble sobre et l’appareil a fière allure avec n’importe laquelle des optiques Fujinon.

L’évolution est sensible par rapport à la précédente génération (X-Pro1, X-E2), l’ergonomie en progrès. Le joystick fait la différence et justifie presque à lui seul le changement de modèle.

Test terrain : 10 jours avec le Fujifilm X-Pro2, hybride expert, efficace et discret

Test Fuji X-Pro 2 : Le 56 mm f/1.2 Fujinon en action

L’autofocus revu et encore amélioré est devenu très réactif. L’autofocus du XT-2 fait jeu égal avec celui du Nikon D750. Le X-Pro2 est lui aussi rapide mais ne dispose pas des modes AF avancés du XT-2. Sa vocation n’est pas la même et si c’est la photo d’action qui vous intéresse, optez plutôt pour le XT-2.

La prise en main du boîtier est comparable à celle du X-Pro1. Je l’ai trouvée plus agréable qu’avec le X-E2 car le X-Pro2 est un peu plus grand. Mieux proportionné, il est plus équilibré avec les optiques Fujinon f/1.4. Avec les nouveaux Fujinon WR 23 mm et 35 mm f/2, vous avez le boîtier idéal pour le reportage et la photo de rue (leur AF est encore plus rapide que celui des modèles f/1.4).

Ecran de contrôle LCD 7,6cm et 1.6Mp

Test Fujifilm X-Pro2 - Fuji X-Pro

Notez la touche Display de sélection des modes d’affichage,
la touche Q de réglage des paramètres de prise de vue,
le joystick en haut à droite de l’écran et le pad de contrôle et d’accès au menu

L’écran arrière LCD s’avère toujours très lisible, la personnalisation via la touche Display permet de disposer de plusieurs combinaisons d’affichage selon ce qui vous intéresse. Vous pouvez aussi choisir d’éteindre cet écran pour ne plus utiliser que le viseur électronique. C’est le mode que je préfère car il permet une grande discrétion : je peux régler, cadrer, déclencher et voir la photo sans quitter le viseur des yeux, c’est impossible à faire avec un reflex traditionnel.

Seul reproche à faire à cet écran, il n’est ni tactile ni orientable. Cette seconde fonction serait un plus pour favoriser les cadrages créatifs.

Menus et réglages avancés

La présentation des menus du X-Pro2 adopte le style commun aux boîtiers X de la marque et apparu avec la version 4 du firmware. Il faut préciser qu’un des atouts de Fuji est de proposer des évolutions régulières du firmware des boîtiers, ce qui permet de les mettre à niveau après achat.

L’apport principal du firmware 4 a consisté en la refonte complète du fonctionnement de l’autofocus. Sur le X-E2 et le X-T1 cette évolution a transfiguré les boîtiers et l’AF a fait un grand pas en avant en terme de réactivité (77 collimateurs, détection par zone, suivi du sujet).
Test Fujifilm X-Pro2 - Fuji X-Pro

Des menus très complets avec de nombreuses personnalisations

Ces mises à jour régulières du firmware sont propres à Fujifilm et c’est tout à l’honneur de la marque qui vous permet de disposer d’un boîtier évolutif. Je rêve de la même proposition de la part des autres constructeurs, dont Nikon. L’attachement à la marque n’en est que plus grand. Il permet de conserver un boîtier au niveau des plus récents deux à trois ans après sa sortie.

Cartes et batterie

Le Fujifilm X-Pro2 propose deux emplacements pour cartes mémoires au format SD permettant de sortir les cartes quand le boîtier est fixé sur trépied (à l’inverse des X-E1/2).

La batterie commune à tous les modèles X est logée sous le boîtier. Son autonomie souvent décriée avec les hybrides s’est avérée satisfaisante pendant le test malgré un recours fréquent à l’écran LCD pour vérifier les données de prises de vue et prendre des notes en vue de la réalisation de ce test.

Test Fujifilm X-Pro2 - Fuji X-Pro

La touche Q donne accès à tous les réglages utilisateurs personnalisables
à droite le logement des cartes mémoire

Si vous coupez l’écran et utilisez le viseur EVF, vous êtes tranquille pour une longue journée (au moins 400 photos) sans avoir besoin de prendre une batterie complémentaire. Avec la visée optique c’est encore mieux.

Première conclusion

L’ergonomie du Fujifilm X-Pro2 est une réussite, le boîtier est entièrement personnalisable, la prise en main agréable, chaque commande accessible facilement.

Seule la visée optique impose une période d’adaptation, il faut accepter une visée collimatée et une zone de prise de vue plus réduite que la surface du viseur. Notez que certaines optiques comme les f/1.4 de la marque apparaissent dans ce viseur, cela peut sembler déroutant au début. Le recours à la visée électronique est la solution si vous avez du mal avec l’optique.

Le Fuji X-Pro2 chez Amazon

Le Fuji X-Pro2 à l’usage

Test terrain : 10 jours avec le Fujifilm X-Pro2, hybride expert, efficace et discret

Test Fuji X-Pro 2 : Le capteur du Fujifilm X-Pro2 encaisse les fortes dynamiques
en préservant les détails dans les hautes et basses lumières

Rien de tel que de passer du temps avec un boîtier pour se faire une idée précise de son fonctionnement. C’est ainsi que je procède pour les tests « terrain » et j’ai pu utiliser le X-Pro2 pendant une bonne dizaine de jours, du matin au soir, en complément du X-E2 qui me servait de comparatif.

Le premier sentiment que l’on ressent en prenant ce boîtier en main c’est le plaisir de disposer d’un modèle performant et discret. En ville vous passez inaperçu, y compris avec un zoom 18-55mm f/2.8-4 équivalent d’un 24-70mm f/2.8 sur le D750. La relation au sujet change totalement et photographier à quelques dizaines de cm des gens n’est plus du tout un problème (avec un reflex + zoom il faut plus de talent).

Autofocus et mise au point

Le X-Pro2 est bien plus vif que ne le sont les générations précédentes. Le mode AF zone s’avère très efficace et au besoin un mouvement du pouce sur le joystick permet de changer de zone sans quitter le viseur des yeux. Une pression sur le bouton de visualisation et la photo à peine prise s’affiche dans le viseur : vous pouvez vérifier la netteté et l’exposition toujours sans quitter le viseur des yeux. J’adore !

Test terrain : 10 jours avec le Fujifilm X-Pro2, hybride expert, efficace et discret

Test Fuji X-Pro 2 : Rapidité de l’AF et choix de la zone avec le joystick facilitent la mise au point

Le mode Focus Peaking permet de fonctionner en mode de mise au point manuelle tout en ayant une information de mise au point dans le viseur. Choisissez la couleur qui vous convient (je préfère le rouge), faites la mise au point et dès que la bande colorée est bien visible la mise au point est faite.

Viseur

Grâce au viseur optique vous pouvez anticiper vos prises de vues : vous voyez le sujet arriver avant qu’il ne rentre dans le cadre relatif à la focale utilisée, a vous de déclencher à l’instant décisif.

La visée électronique facilite les cadrages dès que la lumière manque, dans les rues de New-York après la tombée du jour c’était un plaisir de continuer à voir clair.

Sensibilité et montée en ISO

J’attendais d’un tel boîtier qu’il me propose une montée en ISO au moins égale à mon reflex FX. Pouvoir grimper à 12 800 ISO s’avère parfois utile, c’est toutefois la limite du Nikon D750. J’ai été bluffé par les résultats obtenus avec le X-Pro2 qui délivre des images tout à fait exploitables en JPG brut de boîtier jusqu’à 25 600 ISO.

Il y a deux facteurs à considérer ici : la montée en ISO du capteur mais aussi l’absence de miroir. La montée en ISO est bien réelle et n’a rien à envier aux capteurs plein format. L’absence de miroir diminue les vibrations au déclenchement et permet de gagner 2 à 3 vitesses, donc autant de valeurs de sensibilité à exposition égale.

En clair : si vous devez utiliser 12 800 ISO sur un reflex pour avoir un temps de pose limitant le flou de bougé, vous pouvez faire la même photo avec le X-Pro2 à 3 200 ISO car le boîtier vibre beaucoup moins au déclenchement.

L’obturateur des Fuji X peut fonctionner en mode mécanique, traditionnel, jusqu’au 1/8 000ème, comme électronique. Dans ce dernier cas, outre une vitesse d’obturation grimpant au 1/32 000ème une discrétion absolue est assurée. Le déclenchement n’entraîne aucun bruit, c’est plus discret qu’un Leica M !

Test terrain : 10 jours avec le Fujifilm X-Pro2, hybride expert, efficace et discret

Voir cette image test en JPG brut de boîtier aux différentes sensibilités :

Le rendu Fuji

Les Fuji X génèrent des fichiers JPG dont le rendu est très apprécié des partisans de la marque. Si je persiste à préférer le RAW pour avoir plus de latitude en post-traitement, j’avoue que le JPG natif du X-Pro2 est plus que satisfaisant.

Pouvoir jouer avec les simulations de films Fuji est l’équivalent des réglages Picture Control Nikon. Les résultats paraissent toutefois plus équilibrés et harmonieux sur le X-Pro2 mais ceci est très subjectif.

https://www.nikonpassion.com/wp-content/uploads/2016/11/test-fujifilm-x-pro2-nikonpassion-40.jpg

Test Fuji X-Pro 2 : En mode monochrome le rendu natif est très bon,
le post-traitement permet d’aller encore plus loin

Les amateurs de noir et blanc seront ravis de pouvoir utiliser le rendu Fuji Acros avec ou sans filtre. Couplé aux rendus monochromes existants, cette nouvelle simulation de film s’avère très efficace en JPG direct.

Mon avis sur le Fuji X-Pro2

Avec le Fujifilm X-Pro2, Fujifilm propose un boîtier d’un très grand classicisme aussi performant que de nombreux reflex APS-C et Plein Format experts. La philosophie diffère totalement, plus proche du Nikon Df que des D750 ou D7200, un tel hybride ne remplace pas un reflex, il le complémente.

Ce test du Fuji X-Pro2 le montre, ce boîtier délivre des images de grande qualité, y compris en JPG direct. Son autofocus est suffisamment réactif pour tous types de reportages comme la photo de spectacles, le nouveau joystick facilite le choix de la zone de détection et la présence de 77 collimateurs AF (49 sur les modèles précédents) permet de couvrir la quasi totalité du champ cadré (40% par des collimateurs à détection de phase).

Prise en main et ergonomie sont idéales pour exposer, cadrer et déclencher très vite. Le système de stabilisation intégré aux optiques Fujinon OIS permet de limiter le flou de bougé et l’absence de visée reflex autorise des vitesses de déclenchement très lentes (1/10ème de sec. à 35mm par exemple).

Test terrain : 10 jours avec le Fujifilm X-Pro2, hybride expert, efficace et discret

Test Fuji X-Pro 2 : Mesure de lumière et AF dans les pires conditions (j’étais sous l’orage)

Le Fujifilm X-Pro2 adresse des besoins bien précis : il conviendra aux amateurs de photographie de rue, de reportages, de photo sociale. Le nouveau module autofocus autorise la photo d’action sans chercher à égaler les performances des reflex experts ou du plus récent Fujifilm XT-2.

Le X-Pro2 excelle lorsqu’il est couplé aux optiques Fujinon à grande ouverture f/1.4 ou f/1.2. Les nouvelles optiques Fujinon WR 23mm f/2 et WR 35mm f/2, traitées tous temps, lui conviennent également très bien et assurent une mise au point encore plus rapide. Le zoom Fujinon 18-55 mm f/2.8-4, entrée de gamme, est un excellent choix si vous cherchez à éviter les focales fixes. Les zooms plus imposants de la gamme comme le 16-55mm f/2.8, s’ils sont parfaitement compatibles, collent moins par contre à l’esprit de ce boîtier.

Le Fujifilm X-Pro2 est un complément idéal au reflex expert, il propose des résultats et une ergonomie pros. La qualité des images délivrées ne rougit pas de la comparaison avec un 24 Mp plein format pour ne pas dire qu’elle est supérieure en raison d’une conception de capteur différente (à comparer plutôt avec le capteur 36Mp Nikon).

Proposé au tarif public de 1800 euros TTC boîtier nu, le X-Pro2 est une alternative idéale pour voyager léger sans perdre en qualité ni performance. Moyennant l’acquisition d’une bague d’adaptation vous pourrez même utiliser vos optiques Nîkon (sans automatismes ni AF) pour limiter l’investissement dans un nouveau parc optique.

Vous avez des questions complémentaires sur ce test Fuji X-Pro2 ? Les commentaires sont là pour ça, d’autant plus qu’à la suite de ce test, j’ai acheté un X-Pro2 pour mes usages quotidiens.

Plus d’infos sur le site de Fujifilm : Présentation du Fuji X-Pro2

Le Fuji X-Pro2 chez Amazon


Test imprimante Fujifilm Instax Share SP-2, instantanée, portable et autonome

Vous aimeriez pouvoir offrir un tirage photo à tout instant ? Vous aimez le pêle-mêle photo pour décorer votre intérieur ? Vous appréciez le charme des petites photos au look vintage ? L’imprimante Fujifilm Instax Share SP-2 répond à tous ces besoins, je l’ai testée pour vous.

Test Fujifilm Instax Share SP-2, l'imprimante instantanée portable

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Pourquoi une imprimante Fujifilm Instax Share SP-2 instantanée ?

Test Fujifilm Instax Share SP-2, l'imprimante instantanée portable

Si vous êtes comme moi, vous appréciez de voir vos photos sous un autre format que le seul écran de votre ordinateur ou de votre smartphone. Et vous aimez partager des souvenirs avec vos proches en gardant trace des temps forts.

J’ai pour habitude de faire tirer des centaines de tirages papier de mes photos personnelles, plusieurs fois par an, afin de les voir et les classer sous forme d’albums. Mais cela me prend du temps et je ne suis pas toujours auprès des personnes intéressées quand je récupère les tirages si je veux leur en céder.

Je prends aussi des photos que je voudrais parfois pouvoir partager avec la personne photographiée, pour faire un cadeau, laisser un souvenir, remercier. C’est impossible avec les tirages web ou jet d’encre.

J’ai testé l’imprimante Fujifilm Instax Share SP-2 (voir l’annonce) car elle semblait répondre à mes besoins : elle imprime une photo en petit format en 10 secondes, elle est portable et sait se connecter en wifi à mon smartphone pour imprimer toutes mes photos. J’étais curieux de voir ce que cela donnait en matière de tirages.

L’argentique au service du numérique

Test Fujifilm Instax Share SP-2, l'imprimante instantanée portable

L’imprimante Fujifilm Instax Share SP-2 utilise la technologie argentique pour produire des tirages au format carte de visite. Ce principe d’exposition à la lumière d’une surface sensible permet de disposer de tirages qui ont le bel aspect des tirages argentiques et non celui des tirages jet d’encre (plus ou moins) bas de gamme.

L’imprimante utilise des packs de 10 photos incluant papier et cartouche de protection. Quand un pack est vide vous le remplacez par un nouveau au format Instax Mini (taille d’image 62x46mm). Vous pouvez également laisser dans l’imprimante un pack entamé sans limite de délai, c’est de l’argentique et ça ne sèche pas comme l’encre.

Fujifilm propose un papier couleur sur lesquel vous imprimez en noir et blanc aussi, et un papier noir et blanc plus adapté si vous privilégiez ce rendu.

La taille des tirages facilite le partage : chaque photo imprimée tient dans un portefeuille ou un porte-cartes, se glisse dans un livre pour servir de marque-page ou se colle aisément sur un mur.

L’aspect brillant du tirage est du plus bel effet et je vous avoue que voir apparaître votre photo en quelques dizaines de secondes sous vos yeux a quelque chose de magique, j’adore !

Une application smartphone Instax Share dédiée

Test Fujifilm Instax Share SP-2, l'imprimante instantanée portable

A l’inverse des appareils photo instantanés de la marque qui font directement la photo, l’imprimante Fujifilm Instax Share SP-2 nécessite l’utilisation d’une application smartphone dédiée (iOS et Android) pour régler le type d’impression : format rectangulaire ou carré de l’image, ajout possible d’une légende, utilisation d’un modèle de présentation (par exemple saisonnier comme les fêtes ou temps réel avec heure et infos locales à la prise de vue).

C’est ludique, vous pouvez personnaliser vos tirages et faire plusieurs exemplaires d’une même photo sans avoir à tout reprendre à zéro (fonction réimpression).

Vous pouvez également imprimer une photo directement depuis un appareil Fujifilm via le module wifi du boîtier. C’est le couple idéal sur le terrain car vous n’avez pas à transporter avec vous un second boîtier Instax. Et comme vous pouvez choisir quelles photos vous imprimez, vous évitez les tirages de photos peu intéressantes et le coût associé.

Tarif des tirages élevé mais qualité argentique

L’imprimante Fujifilm Instax Share SP-2 utilise les packs Instax Mini, chaque tirage vous revient à environ 85 centimes d’euros. Ce tarif est élevé si vous devez imprimer plusieurs dizaines de photos pendant un voyage ou une fête de famille, réfléchissez bien avant de lancer les impressions.

Le résultat est par contre à la hauteur. La version SP-2 de l’imprimante Instax Share, apparue à l’été 2016, est bien plus performante que la version précédente SP-1. La résolution d’impression est de 320 dpi en 256 niveaux par couleur (RVB).

La taille réduite des tirages fait que la qualité apparente est très largement suffisante, les dégradés sont doux, les hautes lumières ne sont pas brûlées et les basses lumières laissent apparaître un niveau de détail suffisant pour ne pas se transformer en aplats de noir peu agréables à l’œil (vous pouvez régler la luminosité, le contraste et la saturation avant tirage).

Le rendu de l’image imprimée est typé Vintage, c’est l’esprit de cette série Instax mais si c’est ce que vous souhaitez alors vous allez pouvoir constituer une collection de petites images très agréables à regarder. Mon entourage a été immédiatement séduit en voyant le résultat et les ados adorent !

Mise en page via l’application Instax Share

L’application Instax Share vous permet de mettre en page vos tirages : partez d’une photo faite avec votre smartphone ou transférée depuis votre appareil photo (toutes marques) sur le smartphone, choisissez le format de l’image, la légende (ou pas), l’illustration contextuelle, juxtaposez plusieurs images, découpez une photo en deux tirages, les possibilités sont multiples. Vous pouvez ainsi créer un montage à partir de 4 photos en quelques secondes.

Autonomie, ergonomie et compacitéTest Fujifilm Instax Share SP-2, l'imprimante instantanée portable

L’imprimante Fujifilm Instax Share SP-2 dispose d’une batterie qui assure plusieurs dizaines de tirages, c’est un progrès par rapport à la version SP-1 qui fonctionnait avec des piles. La recharge à l’aide d’un câble USB prend environ 90 mn et vous assure plusieurs jours d’autonomie si vous restez loin d’une prise de courant (ou alors utilisez une batterie portable comme la EC Technology Power Bank).

L’imprimante est suffisamment compacte pour être glissée dans un sac et utilisée à tout moment. Seuls les packs de papier de rechange tiendront un peu de place si vous en avez plusieurs, ils font sensiblement la taille d’un paquet de cigarettes.

L’imprimante affiche le nombre de tirages restants via la barre de leds supérieures, ce chiffre est rappelé par l’application lorsque vous faites un tirage. Une fois le pack vide, vous le retirez en ouvrant le dos de l’imprimante, vous glissez le nouveau pack à la place, le tout en quelques secondes.

Vos doigts restent propres puisque ce n’est pas de l’encre, il n’y a pas de déchets toxiques, seule la cartouche contenant les films finit à la poubelle.

Mon avis sur l’imprimante Fujifilm Instax Share SP-2

Cette imprimante instantanée Instax Share n’est pas pour tout le monde. Elle vous permet de disposer de petits tirages argentiques de vos photos reflex comme smartphone si vous aimez ce format et son rendu. Mais si c’est le cas alors c’est une solution très pratique pour visualiser vos photos, les légender et les tirer en quelques dizaines de secondes (dont 10 d’impression).

Le coût de chaque tirage ne fait pas de cette solution un système d’impression de masse, ce n’est pas sa philosophie. C’est une solution de partage, de création de lien social, de plaisir et rien que pour ça cette imprimante mérite d’être connue.

J’ai apprécié la possibilité de choisir les photos à imprimer, qu’elles viennent de mon smartphone comme de mes appareils reflex et hybrides, ce qui n’est pas le cas des appareils photo instantanés. Un vrai plus pour moi.

La portabilité et l’autonomie sont deux autres atouts, oubliez l’imprimante au fond de votre sac (photo ou à main) et ayez toujours avec vous de quoi laisser un souvenir, souvent ça n’a pas de prix. L’imprimante existe en deux versions, dorée et argent, vous pouvez voir le modèle doré sur les illustrations.

J’ai moins apprécié le format unique de l’imprimante, pouvoir utiliser le format Instax Wide (86 x 108mm) serait un vrai plus qui rendrait cette imprimante unique et très polyvalente. Proposé à 190 euros environ, cette imprimante reste un accessoire onéreux pour faire des petits tirages puisqu’il faut rajouter le prix des packs de films. Mais elle est unique en son genre.

Au final voici un accessoire photo qui trouve une vraie justification pour faire – et vous faire – plaisir si vous aimez partager, agrémenter vos carnets de voyage comme vos albums de famille. Et un petit plaisir … ça n’a pas de prix 🙂

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Fujifilm Instax Share SP-2, imprimante wifi pour smartphones et boîtiers Fuji

L’imprimante Fujifilm Instax Share SP-2 vous permet d’imprimer des photos à distance en mode wifi. Compatible avec la plupart des mobiles et tablettes, cette imprimante sait aussi imprimer directement les images prises avec les boîtiers Fuji dotés d’un module Wifi.

Fujifilm Instax Share SP-2

Présentation de l’imprimante Fujifilm Instax Share SP-2

Nous faisons tous de plus en plus de photos avec nos smartphones mais beaucoup sont perdues faute de n’avoir été ni sauvegardées ni tirées. Parfois nous éprouvons même l’envie de laisser un souvenir à la personne photographiée, tel que le propose les appareils à photographie instantanée.

Le système Instax Share de Fujifilm permet de disposer de petits tirages argentiques grâce à l’utilisation de films sensibles à la lumière et intégrant des pigments développés par réaction chimique une fois la photo tirée.

L’imprimante Fujifilm Instax Share SP-2 remplace la version précédente version SP-1 et propose :

  • une impression haute résolution de 800×600 pixels à 320 dpi (254 avec la version SP-1),
  • un temps moyen d’impression (y compris transfert de l’image en Wifi) de 10 secondes (16 avec la version SP-1),
  • un compteur de vues restantes et de niveau batterie à LED,
  • une fonction Reprint pour imprimer plusieurs fois la même photo sans la retransférer,
  • l’ajout possible de texte et d’une numérotation sur les images,
  • l’ajout possible de l’heure et des coordonnées de géolocalisation (lieu de prise de vue),
  • l’impression de pèle-mêles (plusieurs photos sur le même tirage),
  • une batterie rechargeable via port microUSB (piles CR2 avec la version SP-1).

L’impression est pilotée depuis l’application mobile compatible iOS et Android comme depuis les boîtiers Fuji disposant du module Wifi (par exemple le Fuji X-E2). Cette application permet de jouer avec les photos en appliquant (ou pas …) des filtres aux images à la façon d’Instagram ou d’autres applications mobiles.

L’impression se fait sur les films instantanés couleur fujifilm Instax Mini, chaque pack contient dix films au mini format 62 x 46 mm. Le coût reste par contre assez important encore, comptez 1 euro le tirage.

Proposée au tarif public de 199 euros, cette imprimante Fujifilm Instax Share SP2 s’avère intéressante si vous voulez obtenir très vite un petit tirage à partager. Je vous recommande plutôt d’envisager les labos web si vous comptez faire tirer plusieurs dizaines ou centaines de photos car le coût unitaire reste trop important encore pour un format réduit.

Les meilleurs tarifs pour l’imprimante Fujifilm Instax Share sur Amazon …


Test terrain Fujifilm Fujinon 56mm f/1.2 R : le portrait mais pas que …

Un petit téléobjectif pour boîtiers Fujifilm ouvrant à f/1.2 et capable de vous sortir des portraits dont le piqué n’a rien à envier aux meilleures optiques du moment ? C’est ce que Fuji vous propose avec le Fujinon 56mm f/1.2 R. Qu’en est-il des résultats ? Voici le résultat du test terrain avec le Fuji X-E2.

Test terrain Fujifilm Fujinon 56mm f/1.2 R : le portrait mais pas que ...

Un téléobjectif équivalent 85mm

Un téléobjectif équivalent 85mm en 24×36 (84mm très exactement) et ouvrant à f/1.2 ? Seul Canon fait jeu égal avec le Canon EF 85mm f/1.2 L USM II. Fuji complète donc sa gamme d’optiques à monture X avec une optique qui a de quoi séduire !

Ce Fujinon 56mm f/1.2 R a tout pour plaire sur le papier : une construction soigneuse, une mécanique de précision avec des bagues précises et larges, un encombrement réduit et surtout un tarif sans commune mesure avec les optiques pour reflex. En effet, pour moins de 1000 euros, vous disposez d’une optique à portrait très qualitative, c’est sans commune mesure avec les quelques 2400 euros qu’il vous faudra débourser pour le Canon 85mm f/1.2 ou les 1600 euros du Nikon 85mm f/1.4.

Certes, ces objectifs ne jouent pas tout à fait dans la même cour puisque le Fuji adresse les boîtiers à capteur APS-C de la marque quand les deux autres équipent les reflex plein format Canon et Nikon. Mais si l’envie de disposer d’un ensemble compact et complémentaire à votre équipement reflex vous tente, sachez que vous avez là l’arme idéale pour vos séances de portraits.

Test Fujifilm Fujinon 56mm f/1.2

Fiche technique du Fujinon 56mm f/1.2 R

Fuji propose une gamme Fujinon qui ne manque pas d’intérêt. Après avoir testé récemment le zoom grand-angle Fujinon 10-24mm f/4, je me suis donc intéressé au 56mm f/1.2 R. Voici quelques-unes de ses caractéristiques.

La formule optique du Fuji 56mm f/1.2 R intègre 11 éléments en 8 groupes. L’objectif est doté de deux lentilles à faible dispersion et d’une lentille double-asphérique, l’intérêt de ces verres étant de garder la maîtrise des aberrations sphériques et chromatiques.

Test Fujifilm Fujinon 56mm f/1.2

L’angle de champ est de 28,5°, le diaphragme compte sept lamelles et offre une ouverture arrondie, l’optique dispose d’une bague de diaphragme crantée (par 1/3 d’IL sur 23 pas). La distance minimale de mise au point est de 70 cm (95cm sur le Canon 85mm f/1.2). L’objectif pèse 405 grammes seulement (595 pour le Nikkor 85mm f/1.4), un avantage indéniable au quotidien.

Le Fuji 56mm f/1.2 R à l’usage

Une belle fiche technique c’est bien, mais en pratique ça donne quoi ?

Pour avoir passé plusieurs jours avec cette optique montée sur un Fuji X-E2, force est de reconnaître que le 56mm Fujinon a de quoi séduire ! Le piqué atteint des extrêmes que l’on ne retrouve que sur des optiques pros dans les gammes concurrentes (et encore …).

La distorsion est invisible à toutes les ouvertures courantes et quasiment indiscernable à pleine ouverture f/1.2. Les aberrations sont tout simplement absentes et l’ouverture f/1.2 autorise des flous d’arrière-plan d’une très grande douceur pour des bokehs de grande qualité.

Le poids réduit de l’optique couplé à celui du boîtier permet de disposer d’un ensemble excessivement utilisable au quotidien. La grande discrétion du système Fuji vous permet toutes les approches sans crainte d’intimider votre sujet avec un bon gros télé pointé sous son nez (ou son dos …).

Test Fujifilm Fujinon 56mm f/1.2

L’autofocus s’avère particulièrement précis et rapide. J’ai constaté quelques hésitations en basse lumière, une conséquence de la grande ouverture qui autorise la prise de vue en très basse lumière et amène le module AF du X-E2 aux limites de ses capacités. Rien de pénalisant toutefois, aucune des images tests ne montre de flou manifeste.

La grande ouverture f/1.2 demande néanmoins une précision sans faille car à pleine ouverture le défaut de mise au point se voit très vite. Visez les yeux de votre sujet et ne bougez plus sans quoi votre portrait subira irrémédiablement un léger décalage du point malheureux mais bien compréhensible.

Test Fujifilm Fujinon 56mm f/1.2

La bague de diaphragme est toujours aussi agréable à manœuvrer (cf. les tests Fujinon précédents), il convient d’être prudent toutefois car elle peut tourner de façon inopinée selon la façon que vous avez de tenir le boîtier en main.

La bague de mise au point quant à elle s’avère également une belle pièce, même si je la trouve un peu large et sensible à la rotation tout comme la bague d’ouverture.

Test Fujifilm Fujinon 56mm f/1.2

En conclusion

Test Fujifilm Fujinon 56mm f/1.2

Investir dans un 56mm quand on possède déjà le zoom standard 18-55mm souvent vendu en kit avec les boîtiers Fuji ? Cela s’avère une excellente idée si vous pratiquez le portrait photographique régulièrement, une situation dans laquelle ce 56mm f/1.2 R surpasse largement le zoom en position 55mm f/4. Qualité d’image, gestion de la profondeur de champ, douceur des arrière-plans sont sans commune mesure.

Test Fujifilm Fujinon 56mm f/1.2

En reportage, ce 56mm f/1.2 s’avère tout aussi redoutable. Il vous offre des possibilités créatives de par sa grande ouverture et la possibilité de montée en ISO, d’autant plus que le capteur X-Trans II Fuji est loin d’être effrayé par les très basses lumières.

Les caractéristiques propres à la gamme Fujinon sont bien là : précision, piqué, qualité d’image et … plaisir intense à l’utilisation !

Vous pouvez vous procurer le Fujinon 56mm f/1.2 R chez les principaux revendeurs dont :


Objectifs Fujinon à monture X : comment sont-ils fabriqués ?

Savez-vous comment sont fabriqués les objectifs Fujinon pour boîtiers Fujifilm à monture X ? Découvrez-le dans cette vidéo proposée par la marque.

Objectifs Fujinon à monture X : comment sont-ils fabriqués ?

Les optiques Fujinon se montent sur les boîtiers Fujifilm à monture X : les Fuji X-T1, Fuji X-E2, Fuji X-Pro1 etc.

Ces optiques sont reconnues pour leurs performances et leur qualité de fabrication qui les placent au niveau des meilleures optiques Nikon par exemple. Et c’est à croire que les constructeurs s’épient un tant soi peu car après la vidéo présentée tout récemment par Nikon montrant l’ensemble des technologies embarquées dans les objectifs Nikon récents, c’est Fujifilm qui s’y met.

La vidéo ci-dessous est proposée par la marque japonaise qui vous invite au cœur de sa chaîne de production pour voir comment sont fabriquées les optiques Fujinon. Si vous parlez japonais couramment, vous pourrez comprendre ce que vous disent les quelques intervenants, pour les autres la vidéo est sous-titrée en anglais et les images parlent d’elles-mêmes !

Remarquez au passage le nombre d’étapes, les locaux, et la satisfaction des opérateurs fiers de montrer leurs productions. C’est un peu japonais dans l’âme mais avouez que le résultat est plutôt qualitatif !

Lien direct vers la vidéo « Comment sont fabriquées les optiques Fujinon« .


Test Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4 : à vous le reportage photo !

Test ! Le zoom grand-angle Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4 va vous redonner l’envie de cadrer large si vous l’aviez perdue ! Avec des performances exceptionnelles et une aptitude au reportage photo indéniable, ce zoom s’avère un redoutable outil à votre service pour réaliser des images qui sortent de l’ordinaire. Voici les résultats du test du Fuji 10-24mm f/4 sur un boîtier Fuji X-E2.

Test Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4

une vue de face du Fuji 10-24mm f/4 qui montre
le diamètre de l’optique par rapport au boîtier X-E2

Préambule : pourquoi un test Fujinon ?

Vous êtes en droit de vous poser la question : pourquoi Nikon Passion parle-t-il de Fuji ? Il a viré sa cuti ? Non, je réagis simplement aux demandes et aux nouveaux usages. En 2014, n’en déplaise à certains, la photographie n’est plus ce qu’elle était au siècle dernier et les usages évoluent.

De nos jours, il est commun d’utiliser plusieurs systèmes photographiques. Reflex et hybrides sont parfaitement complémentaires et vous êtes nombreux à posséder plusieurs boîtiers. J’ai donc envie de répondre aux attentes et de vous donner de temps en temps des pistes de réflexion et un autre regard. D’où la raison de cet article et de quelques autres précédemment.

Présentation du Fujinon 10-24mm f/4

Un zoom grand-angle est toujours un bon complément aux zooms transstandard (lire ‘qui encadrent la focale 50mm en équivalent 24x36mm’). Chez Nikon par exemple, dans la gamme reflex c’est le Nikkor 14-24mm f/2.8 qui joue ce rôle et vient compléter le 24-70mm. En APS-C c’est le zoom Nikkor 10-24mm DX.

Chez Fujifilm, le Fujinon 10-24mm f/4 OIS est un équivalent 15-36mm en 24×36. Il complète le Fujinon 18-55mm tout en proposant un recoupement entre 18 et 24mm. Vous allez voir plus loin que c’est un mal pour un bien même si j’ai une requête à ce sujet à adresser à Fuji.

Test Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4

les 3 bagues de diaphragme, focale et mise au point du Fuji 10-24mm

Ce zoom possède tous les gènes d’une gamme Fujinon qui n’a pas à rougir face à la concurrence (c’est même probablement l’inverse). Belle construction métallique, bague de diaphragme crantée (sans butée), large bague de zoom à la course courte (c’est bien), bague de mise au point suffisamment large mais pas trop (l’autofocus fait bien son boulot avec ces focales).

Avec une ouverture constante de f/4, ce zoom vous permet d’utiliser une large plage de sensibilité, le capteur Fuji X-Trans ne rechignant pas à monter en sensibilité quand la lumière fait défaut. Notez également que ce 10-24mm est un peu plus long et plus gros que le Fujinon 18-55mm, la différence est à peine sensible à l’usage mais elle est bien réelle.

Test Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4

Fuji 10-24mm f/4 sur le boîtier, avec le Fuji 18-55mm f/2.8-4 à sa gauche

Le Fujinon 10-24mm est bien évidemment doté de la stabilisation Fuji OIS et d’un commutateur de pilotage du diaphragme (par l’utilisateur en mode A ou par le boîtier en mode P). Avec 72mm de diamètre de filtre, on est face à une optique qui en impose sans toutefois s’avérer ni trop grosse ni trop lourde. La philosophie Fuji est respectée : faire efficace, sobre, compact et accessible.

Un zoom polyvalent pour le reportage

Test Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4

de l’utilité de l’écran inclinable, ici j’ai du me baisser pour déclencher au plus près de la table

Test Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4

si vous aimez le graphisme, vous serez servi(e) !

Test Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4

à grande ouverture, la profondeur de champ permet quelques effets agréables en complément du capteur APS-C

Le Fuji 10-24mm empiète un peu sur les plate-bandes du Fujinon 18-55mm généralement acquis avec les boîtiers de la marque. Le choix d’utiliser l’un ou l’autre des objectifs sera alors dicté par le type de photos que vous avez à faire. En reportage de rue, dans des situations où vous devez cadrer large tout en pouvant vous approcher suffisamment du sujet pour trouver des angles originaux, le 10-24mm fait merveille. Faire des portraits à la sauvette à moins de 20cm du sujet ne lui fait pas peur !

Test Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4

à quelques centimètres du sujet …

La focale maximale de 24mm limite un tant soi peu l’utilisation dès que la distance au sujet augmente, mais c’est aussi une façon de montrer un décor, un contexte, un plan large informatif et précis.

Test Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4

attention à l’effet grand-angle, tenir le boîtier horizontal est impératif

Points forts du Fuji 10-24mm f/4

Cette optique propose des performances de très haut niveau, elle a d’ailleurs obtenu la note maximale des tests de JMS (voir 17 tests d’objectifs pour les Fuji X) qui la qualifie de meilleure optique grand-angle APS-C jamais proposée toutes marques confondues.

Test Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4

osez le portrait en position 24mm …

Si je devais dégager un seul point fort après avoir utilisé cette optique une dizaine de jours, c’est le plaisir qu’il procure à photographier au plus près de l’action. Autofocus rapide et précis (avec le Fuji X-E2 et le firmware 2.10), très faible niveau d’aberrations optiques, rendu colorimétrique, encombrement réduit, difficile de lui trouver des défauts !

Test Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4

cherchez des angles différents, le 10-24mm répond présent !

Points faibles du Fuji 10-24mm f/4

Difficile de mettre en avant un véritable point faible. Seule les focales les plus extrêmes (de 10 à 12mm) sont exigeantes car la déformation de l’image sur les bords est marquée. Ceci n’est pas dû à l’optique en particulier mais à la focale, et il vous faudra être prudent avec les sujets placés en bord de cadre.

Test Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4

attention aux déformations propres à la focale 10mm en bordure de cadre

De même, à pleine ouverture, il faut être prudent au post-traitement. Les zones de l’image qui sont dans le flou d’arrière-plan peuvent présenter un effet de bord qui se compense avec un développeur RAW performant mais peut être visible sur un JPG natif. Dès f/5 l’image gagne en précision et cet effet de bord disparaît très vite.

Test Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4

image d’origine

Test Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4

crop 100% sur l’arrière-plan, le contraste de bord est à surveiller à pleine ouverture

Test Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4

à f/5, l’image d’origine

Test Fujifilm Fujinon 10-24mm f/4

et le crop à 100% sans aucun défaut apparent

J’aurais apprécié une plage focale un peu plus étendue pour m’éviter le recours au 18-55mm en reportage dès que mes sujets s’éloignent un peu. Un zoom 10-35mm serait alors parfait pour aller chercher l’équivalent 50mm.

Mon avis sur le Fuji 10-24mm f/4

Voici un zoom grand-angle de très grande qualité proposé à un tarif sans commune mesure avec les zooms pros pour boîtiers reflex. Si les deux systèmes hybrides et reflex ne sont pas concurrents mais complémentaires, force est de constater que ce Fujinon 10-24mm est fort séduisant et incite à jouer : chercher un angle, venir au contact du sujet, rester discret, donner à voir, le tout avec des limites bien peu contraignantes.

Faut-il pour autant craquer pour ce 10-24mm si vous possédez déjà le 18-55mm ? La réponse est oui si vous pratiquez le reportage couramment, si vous aimez être au contact. Si vous préférez prendre un peu de recul, que vous ne pouvez approcher suffisamment, que vous craignez les plans larges et les fuyantes, prenez le temps de la réflexion car ce zoom demande une pratique confirmée du grand-angle pour être exploité à son maximum. Mais à moins de 900 euros (tarif couramment constaté), c’est un investissement que vous ne regretterez pas. D’ailleurs j’ai du mal à le rendre !

Vous pouvez vous procurer le Fuji 10-24mm chez la plupart des revendeurs photo ainsi que chez :


17 tests d’objectifs pour les Fujifilm X-Pro1, X-E2 et X-T1 par Jean-Marie Sepulchre (JMS)

Les boîtiers Fuji X-Pro1, Fuji X-E2 et Fuji X-T1 occupent une place à part chez les photographes experts et pros. Afin de vous aider à mieux utiliser ces boîtiers et à faire le bon choix en matière d’objectifs, voici un guide pratique dédié accompagné du test de 17 optiques Fujinon et compatibles.
Guide pratique des Fujifilms X-Pro1, X-E2 et X-T1 + 17 tests d'objectifs

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17 tests d’objectifs pour les Fujifilm X-Pro1, X-E2 et X-T1, présentation

Les boîtiers de la série X Fuji font l’unanimité chez les photographes experts qui trouvent ainsi un complément idéal à leur équipement reflex plus encombrant bien que plus performant encore dans des situations bien spécifiques. Pour en savoir plus, consultez par exemple le test complet du Fuji X-E2 dans lequel je mets en avant les arguments du petit compact X-E2 face au Nikon D700.

Parmi les optiques pour Fuji, il existe plusieurs gammes : les optiques Fujinon proposées par Fujifilm, des optiques Zeiss, et même une bague d’adaptation pour monter des optiques Leica M.

Proposé par JMS – Jean-Marie Sepulchre – aux éditions Eyrolles, ce guide pratique reprend le principe des ouvrages du même auteur pour la gamme Nikon dans lesquels JMS présente des dizaines de tests d’optiques pour les reflex : tests d’objectifs pour le Nikon D800, tests d’objectifs pour le Nikon D610, etc.

Guide pratique des Fujifilms X-Pro1, X-E2 et X-T1 + 17 tests d'objectifs

Cette fois JMS s’est prêté au jeu avec les optiques Fujinon et compatibles pour les boîtiers Fuji de la série X. Au total, ce sont donc 17 optiques qui sont passées en revue, le nombre étant forcément moindre que pour les boîtiers Nikon car la gamme Fuji n’est pas encore aussi riche que celle de Nikon ou Canon.

Les utilisateurs du Fuji X100 ou X100s trouveront également la fiche de test de l’optique fixe équipant leur boîtier, le reste des tests ne les concernera pas vraiment toutefois.

Les nouvelles optiques Fujinon à ouverture pro f/2.8 devant arriver dans les prochains mois seront ajoutées au présent guide sous la forme d’une mise à jour proposée gratuitement aux clients de cette première version, une bonne idée !

Guide pratique des Fujifilms X-Pro1, X-E2 et X-T1 + 17 tests d'objectifs

Pour vous aider le lecteur à mieux utiliser votre boîtier, JMS a complété cet ouvrage d’une première partie présentant les caractéristiques des boîtiers X. Vous y trouverez des conseils de réglage et pas mal de détails techniques sur les Fuji X. Notons toutefois que cette première partie se rapproche plus d’un manuel utilisateur détaillé que d’un véritable guide pratique comme nous en avons l’habitude pour d’autres marques. C’est donc bien pour les tests d’objectifs que ce guide devient intéressant.

Vous apprendrez au passage que le Fujinon 18-55 f/2.8-4.0 livré en kit avec le Fuji X-E2 ou le XT-1 mérite que l’on s’intéresse à lui et qu’il existe dans la gamme Fujinon une optique qui a remporté le plus haut score jamais atteint par une optique pour boîtier APS-C depuis que JMS fait ce type de test !

A la différence des guides pour reflex, l’argument d’achat pour ce guide ‘de choix’ est ici réduit puisque la gamme d’optiques compatibles avec les Fuji-X est réduite. Il ne fait nul doute cependant que si vous ne savez pas s’il vous faut choisir un zoom ou une focale fixe Fujinon vous trouverez la réponse. Le tarif de l’ouvrage reste très abordable au vu du contenu et du sérieux des tests réalisés par JMS, expert reconnu de cette pratique.

Ce guide est diffusé au format électronique uniquement, vous pouvez vous le procurer auprès des éditons Eyrolles comme au format Kindle.

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Des photos avec le Fuji Fujinon 23mm f/1.4

L’objectif Fujinon 23mm f/1.4 est un objectif à focale fixe pour les boîtiers de la série Fuji X comme le Fuji X-E2 dont nous avons publié le test récemment. Nous avons eu l’occasion de tester cet objectif avec le X-E2. Voici quelques photos pour vous faire une idée des possibilités du Fuji 23mm f/1.4 dont l’ouverture maximale en fait une optique très intéressante pour les amateurs de bokeh et de premiers plans bien mis en valeur.

Des photos du Fujinon 23mm f/1.4

Le Fujinon 23mm f/1.4 est une focale fixe compatible avec les boîtiers Fuji-X comme le X-E1, le X-E2 ou le X-Pro1. Ce 23mm est un équivalent 35mm (34,5 exactement) du fait du format APS-C du capteur Fuji X-Trans.

Avec une ouverture maximale de f/1.4, ce 23mm est un beau complément aux autres focales fixes Fujinon comme le récent 56mm f/1.2. Idéal en reportage, construit de fort belle façon, le 23mm f/1.4 Fuji n’en reste pas moins une optique imposante (sa taille est sensiblement la même que celle du 18-55mm) mais excessivement performante.

Des photos du Fujinon 23mm f/1.4

Le Fuji 23mm f/1.4 monté sur le  boîtier X-E2 et le Fuji 18-55mm f/2.8-4.0 en haut

Nous avons eu l’occasion de profiter du 23mm f/1.4 pendant une bonne quinzaine de jours à l’occasion du test du Fuji X-E2 et de remarquer combien son utilisation s’avère conviviale du fait de la grande ouverture dès que la lumière baisse ou dans toutes les situations pour lesquelles l’avant plan mérite d’être mis en valeur par rapport à l’arrière-plan.

Plus qu’un test scientifique de plus que nous n’avons ni les moyens ni la volonté de propose, voici quelques images de terrain qui vous donneront une idée des possibilités créatives de ce Fuji 23mm f1/4.

Cliquez sur les photos pour les voir en plus grand.

Des photos du Fujinon 23mm f/1.4

Des photos du Fujinon 23mm f/1.4

Des photos du Fujinon 23mm f/1.4

Des photos du Fujinon 23mm f/1.4

Des photos du Fujinon 23mm f/1.4

Des photos du Fujinon 23mm f/1.4

Des photos du Fujinon 23mm f/1.4

Des photos du Fujinon 23mm f/1.4

Des photos du Fujinon 23mm f/1.4


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