Photos de paysage : le guide pratique pour des photos plus créatives
Parce que « quantité ne rime pas avec qualité« , il vous faut prêter une attention particulière à vos photos de paysage. Fabrice Milochau vous propose de réfléchir à votre pratique en vous concentrant sur les points importants. Vous allez voir que vos photos de paysage pourraient bien prendre une toute autre allure si vous suivez ses conseils.
Dans cette seconde édition de son guide dédié à la photo de paysage, Fabrice Milochau vous propose de revoir ce qui fait le succès de ses images (il a été publié dans Géo, National Geographic, Terre Sauvage, Détours en France, …). Et il vous aide à développer une pratique faite de bon sens sur la base du matériel dont vous disposez déjà.
Faire des photos de paysage ne se résume pas à posséder le bon matériel et à vous trouver au bon endroit au bon moment. Il vous faut avoir l’état d’esprit qui vous donne les moyens de voir et de photographier autrement.
Le premier chapitre de ce guide vous aide à vous poser les bonnes questions. Pour faire des photos de paysage réussies, il faut avoir une envie, une démarche. Savez-vous que deux types d’approches cohabitent ?
La photo de paysage académique vous fait imaginer la photo avant de l’avoir prise, vous « construisez une image idéale » et vous faites tout pour obtenir le résultat attendu.
La photo de paysage en direct repose elle sur l’instant présent. Vous observez, vous ressentez, vous déclenchez. Et pour cela il vous faut être à l’écoute de votre environnement.
Ce premier chapitre à lui-seul mérite d’être lu et relu car il contient l’essentiel à savoir – et à retenir – pour améliorer votre pratique.
Photos de paysage : matériel, exposition, cadrage (aussi)
Parce qu’il faut bien parler un peu matériel dans un guide pratique … Vous vous demandez quel objectif choisir pour la photo de paysage, quel est le meilleur boîtier, l’accessoire indispensable …
Vous trouverez dans ce chapitre et les suivants tout ce qu’il vous faut savoir pour faire votre choix. Mais retenez ce que l’auteur vous dit en page 29 :
« Achetez du matériel qui vous plaît : à l’usage il faut aimer son appareil pour bien l’utiliser.«
Aujourd’hui tous les boîtiers existants font de bonnes photos, c’est le photographe la limite et non plus son matériel.
Continuez votre apprentissage en lisant les chapitres dédiés à l’exposition et au cadrage. Bien gérer la lumière est critique pour réussir vos photos de paysage. De même que composer vos images avec soin. Vous allez réaliser que les meilleures photos de paysages ne sont pas les plus évidentes, et que c’est en changeant de point de vue que vous donnez une autre dimension à vos clichés.
Photos de paysage : la recherche du sujet avant tout
Les paysages du bout du monde permettent de faire d’excellentes photos de paysage. mais ce ne sont pas les seuls. Vous pouvez faire de très belles images autour de chez vous si vous prenez la peine de chercher vos sujets avec attention.
Fabrice Milochau vous livre de nombreuses informations pour vous aider dans votre démarche : recherche documentaire, goût des autres, mise en scène, … C’est en sortant des sentiers battus que vous ferez des progrès et des photos de paysage de meilleure qualité.
Finissez votre lecture par un tour d’horizon des différents types de paysages. Vous aurez alors en main toutes les clés pour passer à l’action et prendre du plaisir en photographiant.
Mon avis sur les secrets de la photo de paysage
Vous aimez faire des photos de paysage mais vous ne savez pas comment vous y prendre ? Vos photos manquent d’originalité, sont trop banales, toujours pareilles ? Parcourez ce guide avec attention pour comprendre ce qui vous manque, et réaliser que le matériel n’est pas en cause, ou si peu. Mais que c’est votre approche photographique qui doit être revue.
Vous allez réaliser que si vous vous intéressez à la photo de paysage c’est que vous aimez les paysages. Et aimer ce que vous photographiez est le premier pas vers la mise en oeuvre d’une démarche créative plus aboutie.
Ce guide vous aide à mettre en perspective les différentes notions à connaître mais aussi – et surtout – les comportements à avoir. Pour le prix d’une carte mémoire supplémentaire dont vous pouvez vous passer en déclenchant mieux, investissez dans un ouvrage initiatique et passez à l’action sans plus tarder.
Comment photographier la neige et les paysages enneigés (couleur ou noir et blanc)
Photographier la neige et les paysages enneigés peut s’avérer très difficile. Si vous ajustez mal les réglages d’exposition, le résultat peut être très décevant. En effet, pour obtenir une photo attirante, il vous faut gérer avec soin le temps de pose, l’ouverture, la sensibilité et la balance des blancs a minima.
Cet article vous explique les problèmes que vous rencontrerez, les réglages d’exposition à employer et comment régler correctement la balance des blancs.
Comment photographier la neige ? Le contexte
Photographier la neige est une pratique courante chez les photographes débutants et amateurs. Les paysages enneigés sont jolis, surtout si la lumière s’y prête. Vous pouvez prendre des photos de la neige tombant du ciel, de la neige recouvrant une forêt ou de la neige dans votre quartier. Vous pouvez même prendre des photos de la neige recouvrant votre jardin.
Lorsque vous photographiez la neige, vous devez vous assurer que votre appareil photo est bien réglé. Vous devez également choisir un bon endroit où prendre vos photos. Si vous photographiez un paysage enneigé, essayez de trouver une belle vue. Vous pouvez également prendre des photos de la neige tombant sur des objets, comme des arbres, des maisons ou des voitures.
Photographier la neige : problèmes fréquents
Quand vous photographiez un champ de neige, par définition très lumineux surtout s’il fait soleil, la mesure de lumière de votre appareil photo est trompée par cet excès de lumière. Ce phénomène bien connu s’explique par la nature du sujet, plus réfléchissant que la scène qui a servi à étalonner la mesure de lumière de l’appareil photo.
Vous allez donc devoir faire face aux problèmes suivants :
trouver le bon équilibre entre l’exposition et la lumière. La neige reflète plus de lumière que n’en attend la mesure de votre appareil photo et peut créer une surexposition
capturer des couleurs vives et des tons chauds dans des scènes enneigées, le blanc intense ayant tendance tromper la balance des blancs
Photographier la neige : réglages d’exposition
Vous l’avez compris, puisque la mesure de lumière de votre appareil photo se trompe à tous les coups ou presque, vous devez prendre le contrôle de l’exposition. Appliquez une surexposition systématique, de l’ordre de 1 à 2 Il. Utilisez pour cela le correcteur d’exposition de votre appareil photo. Cette surexposition va vous permettre de transformer une photo de neige grisâtre en photo de neige … blanche.
Dans le doute, vérifiez l’exposition sur l’écran arrière de votre appareil photo ou dans le viseur de votre hybride, avec l’histogramme. Corrigez l’exposition pour que l’histogramme aille toucher la limite des hautes lumières sans jamais la dépasser. Il y aurait alors saturation et la photo serait grillée irrémédiablement.
Votre appareil ne dispose pas d’un correcteur d’exposition ? Il vous suffit de choisir une scène éclairée de la même façon que le superbe champ de neige qui vous fait de l’œil, de mesurer la lumière sur cette scène, puis de recadrer pour photographier la scène voulue. La plupart du temps, les paysages enneigés offrent une zone qui n’est pas entièrement recouvert par la neige et convient très bien pour faire cette mesure.
Attention à la balance des blancs !
Vous avez peut-être remarqué que vos photos de neige ne traduisent pas la réalité de la scène. La neige blanche devient … bleue. Votre appareil photo s’est à nouveau trompé, le réglage de balance des blancs automatique a failli.
Changez la valeur de la balance des blancs pour retrouver le blanc tant attendu. Un des trois réglages soleil, ombre ou nuageux doit faire l’affaire. Cela se fait depuis le menu de l’appareil photo en JPG. EN RAW c’est bien plus simple, ajustez la bonne valeur en post-traitement et n’y pensez plus à la prise de vue !
Photographier la neige : osez le noir et blanc !
Vous voulez faire des photos de paysage enneigés qui sortent de l’ordinaire ? Le soleil n’est pas de la partie ? Osez le noir et blanc !
Cette pratique convient très bien pour retranscrire une ambiance aussi particulière, pour mettre en valeur les contrastes entre le paysage enneigé et les arbres ou autres détails environnants. Vous pouvez même inclure un personnage dans votre cadre, il viendra donner la dimension et apporter une touche de noir pour équilibrer la composition.
Je vous partage quelques autres conseils dans la vidéo ci-dessous :
Question Photo S01E05 : quel objectif pour la photo de paysage ?
Dans ce nouvel épisode de la série Questions photo, je réponds à la question du choix d’un objectif pour le paysage.
Vous allez voir que choisir un objectif pour la photo de paysage est plus simple qu’il n’y paraît. Je vous donne aussi quelques références sous la vidéo en fin d’article.
Après avoir parlé du choix d’un objectif complémentaire au 18-55mm, je réponds à une nouvelle question reçue. Vous m’avez demandé quel objectif choisir pour le paysage car vous avez acheté un reflex en kit avec un zoom 18-55mm ou 18-105mm. Et vous souhaitez investir dans un objectif dédié.
Je vous présente donc les quelques règles à savoir pour faire le bon choix, que vous ayez un boîtier DX ou un boîtier FX.
Dans ce dossier spécifique, vous allez apprendre comment faire des photos depuis une montgolfière : choix du matériel, réglages et composition des images.
Photographier depuis une montgolfière, ça ne s’improvise pas. Vous avez un temps de vol limité, une nacelle qui bouge, une lumière souvent rasante et aucune possibilité de faire demi-tour si vous ratez le cadrage. Deux réglages font toute la différence : le temps de pose et le choix de la focale. Le reste, c’est une question de préparation.
C’est un pro qui s’y colle puisque Julien Gérard, reporter photographe, a bien voulu se prêter au jeu et proposer ce dossier.
Faire des photos depuis une montgolfière : le problème
Vous rêvez devant les photographies aériennes faites lors d’un vol en montgolfière. Vous avez essayé de faire pareil vous-aussi à l’occasion d’un vol en avion ou en hélicoptère mais sans succès. Les résultats ne sont pas à la hauteur de vos attentes.
La photographie aérienne vous attire mais les contraintes de prise de vue vous freinent : espace limité à bord, temps de vol court, conditions météo changeantes, autant de facteurs qui vous empêchent de faire de meilleures photos. Rien à voir avec la pose longue !!
Vous avez peut-être déjà essayé de faire des photos depuis un avion. Qu’il s’agisse d’un monomoteur d’aéro-club ou d’un long courrier, le hublot n’est jamais très loin. Mais ça ne fonctionne pas. Les résultats sont la plupart du temps décevants. J’ai vécu la même chose lors d’un vol en hélico, mes photos n’étaient pas à la hauteur de mes attentes sauf qu’une fois le vol terminé … c’est trop tard !
En échangeant avec Julien Gérard, j’ai tout de suite compris qu’il y a des réflexes à avoir que nous n’avons pas toujours. Photographe professionnel, Julien voyage depuis des années pour répondre aux commandes de ses clients. C’est en 2009 qu’il découvre la pratique de la photographie aérienne à bord d’un petit avion au-dessus du Lac Rose au Sénégal (il y a pire endroit !).
Nouvelles sensations, plaisir différent à photographier des paysages qu’il connaissait pourtant déjà mais qu’il avait toujours vu les pieds au sol. Depuis, l’envie de réaliser des photos vues du ciel ne le quitte plus ! Le Sénégal étant un de ses terrains de jeu favori, c’est donc au-dessus de ce pays qu’il a réalisé de nombreuses images de la plage des pêcheurs de Kayar, du Siné Saloun, des environs de Dakar, etc.
Pourquoi faire des photos depuis une montgolfière ?
En janvier 2012 Julien est aux Emirats Arabes Unis, il effectue un vol en montgolfière au-dessus du désert. « Au premier abord, je suis surpris par le calme qui émane du ciel. Bien plus agréable que le bruit de l’avion. Tout défile lentement sous mes yeux. J’ai le temps de soigner mes cadrages, de changer d’objectif ».
Ce vol se déroule au lever du soleil. La brume sur le désert, les premiers rayons de soleil sur les montagnes au loin, à la frontière omanaise, offrent un émerveillement encore méconnu.
C’est une belle impression d’être seul au monde mais pourtant ce n’est pas le cas ! Aux Emirats Arabes Unis tout est toujours ‘le plus grand du monde‘ : 25 personnes à bord !
Portés par les vents, le photographe découvre les paysages au fil du temps. Ses sensations sont plus proches de la découverte et du voyage que de l’utilisation d’un mode de transport.
Photographier depuis une montgolfière n’est pas plus complexe à faire que depuis un avion, il y a cependant quelques règles à connaître et à comprendre pour rentrer satisfait.
Ces destinations – Bagan, le désert des Émirats, le Lac Rose (lac Retba) au Sénégal – mais aussi Rocamadour cher à mon cœur, sont devenues des références pour la photographie aérienne en montgolfière. Ce qu’elles ont en commun : une lumière rasante au lever du soleil, des paysages qui n’ont de sens que vus d’en haut, et la nécessité absolue d’être prêt dès le décollage.
Faire des photos depuis une montgolfière en pratique
L’appareil photo
Quel qu’il soit, il doit vous permettre de faire vos photos au format RAW. En fonction du climat, l’air n’est parfois pas des plus purs et cela provoque une chute de contraste. Il est intéressant de pouvoir la rattraper en post-production.
L’appareil photo doit vous permettre de régler les paramètres de prises de vue, notamment en mode priorité vitesse, S chez Nikon (Tv chez Canon).
Les vols en montgolfière s’effectuent généralement très tôt le matin, parfois même avant le lever du soleil. Une bonne capacité à monter dans les ISO est un avantage, les appareils photos plein format (FX) sont favorisés.
Si vous voyagez en avion pour rejoindre votre destination, consultez le guide pour transporter son appareil photo en avion : les règles sur les batteries et le bagage cabine s’appliquent aussi à votre sac photo de montgolfière.
Les objectifs
Focale fixe ou zoom, c’est une question de philosophie. Sachez cependant que dans la nacelle de la montgolfière, la place est réduite ainsi que le poids que chacun peut embarquer. Evitez les énormes zooms pesant plusieurs kilos !
Grand-angle ou téléobjectif ?
En montgolfière, Julien utilise un 24-70 mm et un 70-200 mm. S’il n’était pas si gros, un 200-400 le tenterait de temps en temps ! Il ne conseille par contre jamais les zooms à forte amplitude tels que les 80-400. Leur manque de piqué et de contraste sont pénalisants.
Le grand angle vous permettra d’effectuer des photos de la vie à bord de la nacelle, les flammes sortant des brûleurs pour faire monter le ballon sont des plus photogéniques. Le vol se déroule aussi parfois à faible altitude.
Le téléobjectif vous permettra de cadrer des éléments lointains. Porté par le vent, vous ne pouvez ni vous arrêter ni prendre la prochaine à droite ! Il vous permettra également d’effectuer des compositions d’images différentes, graphiques.
Si vous avez la chance de posséder un ultra grand-angle, prenez-le. La montgolfière a une particularité appréciable pour un photographe, elle est un sujet photo en soi ! Rien n’est plus incroyable que le moment du gonflage avant le vol ! Vu la taille du ballon, un 14-24 mm n’est pas du luxe pour réussir à tout photographier en une prise !
Pour des photos comprenant une grande partie de ciel, le filtre polarisé intensifiera les couleurs du ciel. Utilisez-le avec parcimonie ! Les filtres gris neutre (ND) sont à proscrire malgré la faible vitesse de la montgolfière.
Le plus important est de bien connaître votre matériel photo. Vous devez être capable d’effectuer vos réglages sans avoir à regarder le mode d’emploi. Même à 20 km/h, un angle de vue sympa peut disparaître très vite. Inutile de vous préciser que le trépied ne sera pas pratique dans la nacelle !
Un accessoire intéressant, de part la position debout durant le vol, est une sangle de cou confortable (par exemple une sangle OpTech). Votre nuque vous remerciera !
Si vous devez voler en hiver, il faudra faire attention à vos batteries. Le froid a pour mauvaise habitude de décharger rapidement les batteries, emmenez-en plus qu’il n’en faut et gardez-les au chaud sous votre veste.
Le matériel personnel
Outre votre matériel photo, vous aurez besoin de vous équiper avec des vêtements adaptés pour votre vol en montgolfière.
des chaussures confortables type chaussures de randonnée, étanches à la rosée du matin,
des vêtements de type marche en montagne à la même saison,
une fois levé le soleil tape parfois fort, une casquette peut être pratique.
La sécurité à bord
Comme dans tout appareil volant, il y a quelques règles à respecter :
pour les femmes, ne pas être enceinte,
être valide et autonome et pouvoir grimper dans la nacelle (la hauteur est de 1 m 20),
être capable de garder la position debout pendant 2 heures ou plus,
ne pas avoir de contre-indication médicale.
Pensez à fixer les pare-soleils avec du gaffer pour éviter de les perdre. Les plus maladroits pourront également fixer leur boitier à une petite cordelette, rattachée au sac ou à leur ceinture par exemple.
Les réglages de base pour photographier depuis une montgolfière
La priorité est le temps de pose. Une montgolfière se déplace entre 15 et 40 km/h selon le vent, ce qui génère un flou de bougé si vous ne compensez pas.
Règle pratique : prenez l’inverse de votre focale, puis divisez par deux. Avec un 70-200 mm réglé à 200 mm, votre temps de pose de référence est 1/200e. Divisé par deux, cela donne 1/400e minimum. En cas de vent soutenu, divisez par trois.
Sur un boîtier hybride récent avec stabilisation sur capteur (IBIS), comme les Nikon Z plein format, vous pouvez récupérer 1 à 2 stops selon les conditions, mais ne relâchez pas trop : l’IBIS compense les mouvements lents, pas les déplacements rapides de la nacelle.
ISO : les vols ont lieu au lever du soleil. Attendez-vous à monter à ISO 800-3200 selon la saison. Sur un boîtier plein format récent (Z6III, Z8), ce n’est pas un problème. Sur un boîtier DX, soyez plus prudent au-delà de 1600.
Mode : priorité temps de pose (S chez Nikon). Mesure matricielle. Autofocus continu sur zone large.
Quel appareil photo emporter dans une montgolfière ?
Un boîtier plein format est idéal pour sa capacité à monter en ISO sans perdre en qualité. Les vols se déroulent souvent au lever du soleil, dans une lumière encore faible. Un boîtier hybride récent avec stabilisation sur capteur (IBIS) est un avantage supplémentaire. Évitez d’emporter trop de matériel : la nacelle est petite et le poids de chaque passager est limité.
Quel temps de pose utiliser pour photographier depuis une montgolfière ?
Prenez l’inverse de votre focale et divisez par deux. Avec un 200 mm, visez 1/400e minimum. En cas de vent fort, passez à 1/500e ou 1/600e. La montgolfière se déplace lentement, mais un temps de pose trop long produit systématiquement des images floues.
Peut-on utiliser un trépied dans une montgolfière ?
Non. La nacelle est trop étroite et le trépied n’a aucune prise stable sur les bords. Comptez sur votre technique de tenue d’appareil et, si possible, sur la stabilisation intégrée de votre boîtier. Une sangle de cou confortable est en revanche indispensable pour un vol de deux heures debout.
Quels filtres utiliser en photographie depuis une montgolfière ?
Le filtre polarisant peut intensifier les ciels et réduire les reflets sur l’eau ou les surfaces brillantes au sol. Les filtres à densité neutre (ND) sont en revanche inutiles : la montgolfière se déplace trop vite pour justifier un allongement du temps de pose, et ils vous feraient perdre de la lumière dont vous avez besoin.
Composer votre image
Du panorama (au grand angle) au plan serré (avec un téléobjectif) sur un château en haut d’une montagne, en passant par des images graphiques de détails au sol, la photographie aérienne offre de multiples possibilités. Il faut néanmoins avoir en tête les règles de bases pour composer des images au rendu visuel agréable :
la règle des tiers,
le sens de lecture de l’image,
l’utilisation des lignes directrices.
Evidemment, toutes ces règles sont faites pour être bousculées. Pour faire des photos depuis une montgolfière, travaillez votre créativité !
Comment réussir vos photos de paysage
Sans doute l’un des styles les plus répandus, la photographie de paysage est pratiquée par tous les photographes amateurs et professionnels, ne serait-ce que pour immortaliser de belles vacances. Mais la photographie de paysage est un style qui possède ses propres caractéristiques. Le matériel utilisé, les réglages de prise de vue ainsi que la composition doivent être adaptés afin de réussir à coup sûr vos photos de paysage. Voici un tour d’horizon des principes de base à avoir en tête pour ne pas être déçu par la qualité de vos images.
Pratiquer la photo nature et de paysage est une activité à la portée de tout le monde. Nous sommes tous à un moment ou à un autre en situation de faire de telles photos, mais certains sont parfois un peu perdus dans les réglages et ratent de belles occasions. En complément à notre série de 23 conseils pour faire de meilleures photos nature, voici un tutoriel dédié au paysage.
Quel matériel utiliser pour la photo de paysage
En général, l’idée qui se cache derrière une photo de paysage est de retranscrire l’ambiance d’un lieu, ses couleurs et son immensité. Pour cela, vous devez utiliser le matériel adapté à ce type de prise de vue.
L’objectif
Pour photographier un paysage dans son ensemble, il est souvent impératif d’utiliser un objectif grand-angle, voire ultra grand-angle. Cela vous permettra alors d’avoir une focale très courte, pour englober tout le panorama que vous avez sous les yeux. Privilégiez les objectifs qui disposent d’une focale équivalente à 24mm en plein format, soit environ 17mm pour des APS-C ou DX.
Si vous avez un objectif avec une focale encore plus courte, n’hésitez pas à l’emporter également. Attention cependant car en-dessous de 17mm, la distorsion sur l’image pourra dénaturer les proportions de votre image. Mais ne pensez pas forcément qu’un paysage se photographie obligatoirement au grand-angle. Vous pouvez également utiliser une focale plus longue afin de zoomer sur un élément du paysage. Une focale supérieure à 70mm pourra s’avérer utile pour mettre en avant une zone lointaine du paysage.
Les focales fixes
Les objectifs à focale fixe sont très réputés pour leur piqué. Mais cela vous forcera à vous déplacer pour obtenir le cadrage idéal. Or dans la nature, on ne peut pas toujours aller où l’on veut. Ainsi, un objectif avec une plage focale plus large (par exemple un 17-50mm) vous permettra de varier les plans sans avoir à vous déplacer. Découvrez également pourquoi vous devriez utiliser une focale fixe régulièrement.
Les filtres
Les filtres peuvent également améliorer significativement la qualité de vos images, notamment si vous ne travaillez pas ou peu vos images en post-traitement. Un filtre polarisant vous permettra par exemple de rendre les couleurs plus éclatantes. Vous pouvez également utiliser un filtre dégradé gris neutre, pour équilibrer l’exposition sur l’ensemble du paysage.
Les trépieds
Pour bénéficier d’une importante profondeur de champ, ce que l’on cherche souvent en photographie de paysage, vous devrez utiliser une faible ouverture, et donc une vitesse relativement lente. Vous pourrez alors avoir besoin d’un trépied pour assurer une bonne exposition. De plus, le trépied vous permettra de soigner le cadrage, et également d’attendre que la lumière soit idéale pour déclencher, sans vous fatiguer les bras.
Votre équipement personnel
Pour vos randonnées dans la nature, n’oubliez de vous équiper correctement : chaussures de marche et sac à dos confortables sont de rigueur. Vous pourrez être amenés à marcher longtemps pour trouver les meilleurs endroits où faire vos photos. Prenez également de quoi vous désaltérer, car l’attente peut être longue.
Enfin, n’oubliez pas vos cartes mémoires, vos batteries, et le pare-soleil de votre objectif.
Quels réglages choisir pour la photo de paysage
Comme pour chaque type de photographie, les réglages de prise de vue ont une importance cruciale dans le rendu final de vos images. Voici donc les principales recommandations.
La profondeur de champ
Utilisez une faible ouverture pour maximiser la profondeur de champ. Vous pouvez vérifier également à quelle ouverture votre objectif aura le meilleur piqué. Bien souvent c’est entre f/8 et f/11 mais cela dépend de votre objectif. Vous n’êtes donc obligé d’aller jusqu’à f/22, d’autant que la profondeur de champ sera déjà très grande à des valeurs comme f/9 ou f/11.
Choisissez de préférence le mode Priorité ouverture et réglez l’ouverture autour de f/11. L’appareil adaptera tout seul la vitesse pour que l’exposition soit correcte. Si vous êtes sur trépied, une vitesse lente n’entraînera pas de flou de bougé. Si vous n’avez pas de trépied, vérifiez que la valeur de la vitesse assurera une bonne netteté.
Pour maximiser la profondeur de champ de votre image, faite votre mise au point à l’hyperfocale, ce qui vous permettra d’obtenir une image nette sur tous les plans. Pour cela, sachez que la zone de netteté est deux fois plus longue derrière la zone de mise au point que devant. Ainsi, faites votre mise au point au premier tiers de votre image.
La mesure d’exposition
Pour la mesure d’exposition, vous pouvez choisir le mode Mesure matricielle pour mesurer l’exposition sur l’ensemble de la scène, si vous photographiez un paysage très large. Vous pouvez sinon choisir le mode Mesure spot qui mesure l’exposition sur une seule zone, lorsque par exemple le sujet est concentré sur une petite partie de l’image. Selon le sujet de la scène, privilégiez l’un ou l’autre.
Comment composer une photo de paysage
En photo de paysage, le sujet semble souvent limité car l’idée est plutôt de retranscrire l’ambiance d’un endroit. Il faut donc veiller à réaliser une excellente composition pour que l’image ne soit pas dépourvue d’intérêt. Pour cela, vous devez appliquer certaines règles simples.
La règle des tiers
La règle des tiers est un des principes de base en photographie, et pour le paysage elle s’applique également. Vous devez donc garder en tête les lignes de tiers et les points d’intersection, afin de placer un élément qui retiendra l’attention du lecteur sur un de ces points.
les traits blancs matérialisent les lignes des tiers dans l’image
Utilisez au maximum les lignes que le paysage vous offre. Les lignes convergentes sont un excellent moyen de guider la lecture d’une photo.
Pour que votre image soit dynamique, vous devez jouer sur plusieurs plans de la scène, et pas uniquement sur un fond. Composez donc votre image avec un premier plan, un second plan et un arrière-plan.
Exploitez les éléments qui sont sous vos yeux, comme les ponts, les arbres, afin d’introduire votre sujet dans un cadre naturel.
Les angles originaux
Cherchez des angles originaux pour donner plus de caractère à votre image. N’hésitez pas à vous rapprocher du sol par exemple. Tournez autour de votre sujet pour trouver le meilleur angle de vue.
Essayez d’introduire un élément qui permettra de mesurer l’immensité du paysage. Il peut s’agir d’un personnage, d’un arbre ou d’une route qui servira de repère de taille.
Quelques astuces pour réussir vos photos de paysage
Voici quelques astuces qui vous permettront de ne pas être déçu par vos photos de paysage. Utilisez au mieux la lumière pour qu’elle sublime votre paysage. Les meilleures heures pour obtenir de belles lumières et donc de belles couleurs sont au lever et au coucher du soleil. Selon les saisons l’heure change, mais vous devrez sans doute vous lever tôt ou vous coucher tard pour obtenir les meilleures images.
Repérez les lieux et n’hésitez pas à revenir lorsque la lumière sera idéale. Le travail d’un photographe de paysage passe également par une phase de repérage.
Ne privilégiez pas les ciels bleus uniformes. Vos images seront plates et la lumière ne sera pas idéale. Un ciel nuageux donne toujours des images plus dynamiques et plus denses. Les évènements climatiques sont excellents pour la photo de paysage. Ils donnent une atmosphère particulière. La pluie, le brouillard ou les orages vous permettront d’obtenir des images saisissantes.
Dans certains cas, vous pouvez opter pour une composition plus minimaliste, en centrant le sujet par exemple. Cela pourra donner une impression d’isolement et d’immensité. Enfin, le noir et blanc se prête souvent très bien à la photo de paysage. N’hésitez pas à essayer une conversion noir et blanc pour voir le résultat.
Et maintenant, à vous !
Pour réussir vos photos de paysage, il faut commencer par en faire ! Et pour cela, inutile de chercher bien loin : vous pouvez vous entraîner autour de chez vous, lors d’un week-end ou d’une balade. Multipliez les prises de vues et sélectionnez vos meilleures images. Et recommencez !
QUESTION : Quel est le principal problème que vous rencontrez en photo de paysage ? Laissez un commentaire avec quelques détails et nous vous aidons !
Photographier le paysage, Michael Freeman Photo School
Avez-vous déjà eu envie de photographier les paysages sans trop savoir comment vous y prendre ? Sans savoir quel équipement il faut utiliser ? Michael Freeman vous livre tous ses conseils dans un guide pratique complet et abordable.
Le principe des précédents ouvrages est respecté : l’auteur s’appuie sur son expérience personnelle conséquente et sa capacité à délivrer un message clair à la portée de tous. Il intègre également les présentations et images de plusieurs photographes invités qui complètent ce livre agréablement.
La collection Photo School comprend des ouvrages dont le but est de vous apporter tout le savoir requis pour pouvoir faire des photos dont vous serez fier. Et en matière de paysage il y a beaucoup à dire !
Si la lumière est bien souvent l’élément principal qui fait qu’une photo de paysage sera réussie ou pas, les éléments de ce paysage ou le type d’objectif utilisé ont aussi un impact fort.
Freeman a découpé son ouvrage en autant de chapitres qu’il y a de sujets principaux à traiter. Les éléments du paysage adressent les problématiques de choix de la cène et du lieu en incluant les notions de paysages en mouvement (l’eau par exemple, et les rivières).
Point de vue et objectif vous dit ce qu’il faut savoir en matière de choix d’emplacement quand vous voulez photographier, de choix d’une focale et détaille les notions de plans et de cadrage.
Définir le sujet s’intéresse au paysage en lui-même en insistant sur la mise en valeur, les sensations, l’émotion que vous allez faire passer dans l’image. La lumière fait tout porte bien son nom : il y est question d’heure, d’angle de vue, de crépuscule, d’heure dorée ou encore d’arcs en ciel.
Enfin Styles de couleur vous explique comment photographier la brume et la fumée, comment tirer partie d’un paysage très coloré, ou comment photographier un paysage en noir et blanc.
Chaque chapitre donne lieu à un enseignement, c’est le contenu même du chapitre, et à un ou plusieurs challenges. Vous devez réaliser la prise de vue indiquée, ce qui vous permet de vous approprier les différentes notions et de progresser.
Voici un livre et surtout un auteur que nous ne pouvons que recommander. L’ouvrage est dans la lignée des précédents ouvrages de la collection. Il fait la part belle à l’image et aux descriptions de l’auteur. Chaque notion est détaillée, abordable pour tous les lecteurs sans tomber pour autant dans une banalisation trop évidente.
Les amateurs de photos de paysage qui cherchent un ouvrage pour se lancer seront comblés. Les fans de belles images découvriront quelques clichés qui leur donneront envie de s’y mettre aussi et les plus experts de nos lecteurs auront forcément quelque chose à prendre qui leur permettra de développer leur pratique et d’aller un cran plus loin !
Les secrets de la photo de paysage – Guide pratique par Fabrice Milochau
Le guide Les secrets de la photo de paysage de Fabrice Milochau est un ouvrage qui détaille tout ce qu’il vous faut savoir sur le sujet pour réussir de meilleures photos. Loin de la course au matériel et de la théorie complexe, l’auteur vous livre ses conseils pratiques. L’ensemble est illustré par de magnifiques photos de … paysages qui constituent à elles seules une invitation au voyage photo.
Les secrets de la photo de paysage, Fabrice Milochau
Encore un guide pratique ? Oui, et celui-ci s’intéresse au paysage et uniquement au paysage. Je reçois et parcours beaucoup de guides pour alimenter cette rubrique Livres. Certains sont intéressants, d’autres moins. Celui-ci a particulièrement attiré mon attention car c’est un ensemble présentation-conseils-illustrations plutôt bien construit.
Loin des discours pompeux sur « il vous faut ceci » ou « ce serait bien d’avoir cela« , l’auteur vous livre en toute simplicité sa façon de procéder, ses conseils pour mieux vivre votre expérience sur le terrain. Détail révélateur, le premier chapitre n’est pas consacré au choix du matériel photo idéal mais à l’état d’esprit du photographe, un peu à la manière de David duChemin dans L’intention du Photographe.
Je garde en mémoire cette phrase qui a tout son sens :
« les chances sont égales pour tous : seule votre implication et votre travail vous mèneront là où vous souhaitez aller. »
A méditer non ?
Une fois cette belle introduction passée, l’auteur vous présente (quand même) les fondamentaux de la photographie de paysage. Au sommaire, piochés parmi les différents chapitres :
comment choisir son matériel photo
quels sont les accessoires indispensables (ou pas)
intérêt de la cellule externe pour la mesure de lumière
savoir jouer avec la lumière
comment exploiter l’élément fort dans une composition
le flou volontaire
savoir choisir le format et l’orientation du cadre
compositions monochromes et polychromes
comment trouver son sujet
comment mettre en scène un personnage
Le tout dernier chapitre du livre est dédié à l’analyse de différentes photos de l’auteur. Ce chapitre est particulièrement intéressant car vous trouverez, pour chacune des photos :
une introduction au sujet et le contexte de la prise de vue
le déclic, ce qui a donné envie à l’auteur de faire la photo
la rencontre, les conditions de la prise de vue
la gestion de la lumière, pourquoi ce choix
les points-clés de l’image, que voulait-il montrer ?
cadrage et composition, pourquoi ces choix
conseils pratiques, ce qui a fait la différence
9 photos sont ainsi analysées point par point, de quoi avoir un très bon aperçu de ce qu’il convient de faire ou pas sur le terrain. Ce dernier chapitre aurait probablement mérité d’être un peu plus fourni (on veut toujours plus d’exemples) mais il est déjà très consistant ainsi.
Au final voici un guide pratique de photographie de paysage que j’ai vraiment apprécié. Proposé à un tarif très correct pour la qualité du contenu, c’est un ouvrage à mettre entre toutes les mains, que vous soyez photographe débutant ou plus expérimenté.
Les débutants y trouveront les conseils nécessaires et indispensables pour appréhender la photo de paysage en commettant le moins d’erreurs possibles. Les plus expérimentés de nos lecteurs y trouveront une source d’inspiration qui ne peut que les faire progresser.
Et je reprends bien volontiers les mots de l’auteur pour conclure : lisez beaucoup, c’est un facteur de progression efficace.
Tutoriel Lightroom 5 : développement et retouches de photos de paysages
Lightroom 5 se généralise chez beaucoup de nos lecteurs aussi nous vous proposons de découvrir un nouveau tutoriel entièrement dédié au développement des photos de paysage. Ce tutoriel a été réalisé par Julien Pons, un des formateurs proposant des tutoriels Lightroom et Photoshop. Vous allez pouvoir suivre près d’une heure de présentation des différentes opérations à réaliser pour passer de fichiers RAW bruts de capteur à des images finalisées du meilleur effet.
Cette formation Lightroom 5 (voir les nouveautés de Lightroom 5) vous permet de découvrir et vous approprier les techniques de pros en matière de retouche de paysages. Le formateur vous propose de télécharger les 4 fichiers RAW d’origine qui servent à la présentation afin que vous puissiez reproduire les mêmes opérations que lui. Ce tutoriel nécessite 14 crédits chez tuto.com. Il peut être suivi si vous utilisez Lightroom 4 également.
Le tutoriel comporte quatre ateliers pratiques lors desquels vous aurez l’occasion de traiter un fichier ‘de A à Z’. Au programme :
Retouche de la lumière
Amélioration du contraste
Correction d’un contre-jour
Restauration de la couleur du ciel
Réglage sélectif des couleurs
Amélioration de la netteté
Correction du bruit
Création d’une version noir et blanc
Vignettage
Effet peinture
Nous vous proposons de découvrir un extrait de ce tutoriel pour en savoir plus, cliquez sur l’illustration :
Ce tutoriel est proposé par tuto.com qui vous donne accès à plus de 2500 tutoriels photo et que nous avons sélectionné pour la qualité de ses publications. Il vous suffit de créer gratuitement un compte sur tuto.com pour accéder à l’ensemble des tutoriels photo gratuits, plus de 2500 actuellement.
En complément, tuto.com vous propose des formations vidéos de plus longue durée comme celle-ci, accessibles après achat de crédits que vous pouvez utiliser comme bon vous semble.
Suivez le lien pour créer un compte gratuit et accéder aux tutoriels vidéos gratuits sur Photoshop, Lightroom, Capture NX2 et autres logiciels. Une fois le compte créé, vous trouverez tous les tutos gratuits sur le site, l’achat de crédits en option permet d’accéder aux formations de plus longue durée. Ce n’est pas une obligation.
Le guide pratique Photo de Paysage
Le guide pratique « Photo de paysage » est un des ouvrages de la collection Hightech proposée par les éditions Eyrolles. Avec son grand format, cette série adresse le débutant comme le photographe plus expérimenté qui souhaite approfondir ses connaissances sur un sujet précis.
Comme son nom l’indique, ce volume traite exclusivement de photo de paysage et l’on y trouve à peu près tout ce qu’il faut savoir pour apprendre à maîtriser ce domaine photographique.
Voici donc un ouvrage à mi-chemin entre le guide pratique traditionnel et le magazine photo spécialisé. Tant le format du livre que sa présentation sont en effet proches des maquettes de magazines mais le contenu est bien plus complet qu’un hors série comme on peut les connaître.
Au fil des chapitres, vous approcherez les différents sujets comme le choix du matériel, les réglages fondamentaux propres à la photo de paysage ou encore le traitement particulier des images avec un logiciel dédié.
Après une introduction sur le choix du matériel et le type de boîtier à favoriser pour le paysage, les auteurs nous proposent de nous intéresser aux réglages comme la netteté, l’exposition ou la profondeur de champ. Vous apprendrez également les règles de base de la composition en paysage, ainsi que la gestion de la lumière naturelle.
Une photo de paysage étant bien souvent magnifiée lors du post-traitement, le livre ne fait pas l’impasse sur ce sujet et aborde en détail le traitement d’images. Les auteurs ont eu le bon goût de montrer les types de traitements à faire dans des logiciels bien connus et plutôt grand public comme Photoshop Éléments. Les amateurs de Lightroom trouveront également de quoi satisfaire leur curiosité.
En complément de toutes ces notions, les derniers chapitres abordent l’utilisation d’accessoires particuliers comme les filtres polarisants ou les objectifs à décentrement.
Au final, voici un guide pratique très abordable qui satisfera la curiosité de l’amateur comme du photographe plus expert qui souhaite approcher la photo de paysage et aller à l’essentiel rapidement. Proposé à un tarif très modéré, ce guide s’avère un ouvrage très intéressant qui viendra idéalement compléter les autres volumes de la collection comme « Le guide pratique photo, lumière et exposition ».
Nous ne saurions que vous conseiller l’achat de ce guide avant même de faire l’acquisition de votre matériel photo ou de vos objectifs et accessoires. Vous y trouverez en effet nombre de conseils qui vous éviteront de faire le mauvais choix.
Le guide tout terrain du paysage, par Carl Heilman aux éditions Pearson
Le Guide tout terrain du paysage est un ouvrage de Carl Heiman paru aux éditions Pearson. Ce petit guide de poche présente tout ce qu’il faut savoir pour réussir ses photos de paysage quelle que soit la saison.
Si le format de ce livre peut interpeller quant à son contenu, soyez rassuré. L’ouvrage est dense et comporte de très nombreuses informations sur la photo de paysage. Depuis le choix du matériel jusqu’au traitement des images en passant par le comportement à adopter sur le terrain et la technique photo, l’auteur, photographe paysagiste, nous détaille tout ce qu’il faut savoir pour réussir ses images. Comme les autres volumes de la collection « Guide tout terrain » de Pearson, ce petit bouquin tient dans la poche ou le sac photo sans aucun soucis.
Si la pertinence des informations et conseils présentés n’est pas à remettre en cause, il faut voir ce guide comme un ouvrage de référence, à consulter lors d’une pause café par exemple, et ne pas considérer qu’il s’agit d’un guide pratique détaillant la réalisation d’une image pas à pas. Il vous sera possible de vous plonger dans les nombreuses fiches techniques si vous doutez de votre façon de procéder, vous y trouverez également plusieurs tables de référence, comme celle de la profondeur de champ ou celle indiquant l’exposition dans des situations données. Nous conseillons néanmoins à nos lecteurs de parcourir l’ouvrage avant de partir faire des photos, vous pourrez ensuite vous replonger dans la lecture si vous en éprouvez le besoin.
L’ouvrage est joliment illustré des photos de l’auteur, même si le format réduit ne permet pas toujours de bien mettre en valeur les photos. Les explications sont pertinentes, relativement brèves et nous avons plutôt préféré les encarts « conseils pratiques » qui recensent l’essentiel de ce qu’il faut retenir. C’est probablement là d’ailleurs le réel intérêt de ce livre que d’être un bloc-notes photo très portable, n’hésitez pas à annoter, insérer vos observations sur des post-it et marquer les pages qui vous intéressent. C’est ainsi que vous profiterez au mieux du guide.
Autre conséquence du petit format, la taille du texte est assez réduite et ceux de nos lecteurs qui ont des problèmes de vue devront chausser leurs lunettes pour parcourir les pages. La maquette est par contre agréable et la reliure suffisamment solide pour ne pas risquer de perdre des pages dès le premier voyage.
Au final, voici un petit ouvrage qui complètera agréablement votre collection de livres sur la technique photo, sans la rendre obsolète pour autant. Proposé à un tarif attractif, c’est un cadeau idéal si vous avez un proche amateur de photo de paysage à la recherche de pistes pour améliorer ses images.