Faire un Projet 365, c’est faire une photo par jour pendant 365 jours. Aucun droit à l’oubli, aucun trou possible ! Si de nombreux photographes se lancent et abandonnent avant la fin, d’autres ont le courage d’aller au bout. Pierre Boisseaux est de ceux-là. Nous l’avons remarqué sur notre page Facebook et nous avons eu envie d’en savoir plus sur son parcours et son Projet 365.
Photo (C) Pierre Boisseaux
Projet 365 de Pierre Boisseaux
NP: En quelques mots pouvez-vous nous dire qui vous êtes, ce que vous faites, dans quel monde vous évoluez ?
PB: Je m’appelle Pierre Boisseaux, j’ai 19 ans et je suis étudiant en Audiovisuel. J’ai commencé la photo à l’âge de 15-16 ans. J’étais « touche-à-tout » et je photographiais beaucoup de sujets (paysages, portraits,…). Même aujourd’hui, je ne me suis pas encore spécialisé dans un domaine bien particulier.

Photo (C) Pierre Boisseaux
NP: Parlez-nous un peu de votre parcours photo, comment êtes-vous venu à vous intéresser à la photo, qu’est-ce qui vous motive ?
PB: Depuis tout petit, je suis habitué aux photos. Il y a chez moi de nombreuses photos aux murs, j’ai commencé avec des appareils jetables puis un compact que mon père a acheté lorsque j’avais 12 ans. Dès le début, j’ai aimé avoir l’œil dans le viseur et composer ma photo.
Lorsque j’ai commencé mes études d’audiovisuel, j’ai également découvert Photoshop et pratiqué les montages photos un peu surréalistes lorsque, par exemple, je mixe le visage de mon père et le mien.

Photo (C) Pierre Boisseaux
NP: Quelle a été la motivation à la base du Projet 365 ? Pourquoi cette forme et pas une autre ?
PB: Le projet 365 m’a été lancé comme défi par un ami. J’ai trouvé l’idée plutôt originale et j’ai donc accepté le défi. J’ai commencé le projet 365 le 1er janvier 2013.
NP: Comment avez-vous préparé ce projet ? Avez-vous utilisé une méthode particulière pour tenir la distance ?
PB: Je n’ai pas vraiment préparé ce projet, je voulais juste m’en tenir au principe de faire au minimum une photo par jour. Tout au long de l’année, j’ai découvert plusieurs techniques. J’ai appris à maitriser mon flash cobra, Photoshop (même s’il me reste encore beaucoup à apprendre !), etc. Ce projet m’aura également obligé à booster ma créativité car trouver une photo tout les jours, c’est un beau challenge !

Photo (C) Pierre Boisseaux
NP: Quels ont-été les principaux obstacles et contraintes ? Comment les avez-vous levés ?
PB: Le principal obstacle était de trouver un sujet intéressant chaque jour. J’ai également accompagné chaque photo d’une citation, d’une réplique de film ou juste d’un mot. Certains jours, je n’avais tout simplement pas envie de prendre des photos et, ces jours là, le projet 365 devenait un véritable fardeau. Je pouvais cependant compter sur les idées de plusieurs amis qui me poussaient à être de plus en plus créatif.
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Photo (C) Pierre Boisseaux
NP: Qu’est-ce que cela vous a apporté pendant la durée du Projet ?
PB: Ce projet m’a obligé à être créatif pour trouver le sujet journalier, à être persévérant, à être attentif au monde qui m’entoure et à trouver des sujets différents alors que mon environnement restait le même tout au long de l’année. Au fur et à mesure, ce projet a été suivi par de plus en plus de personnes qui me suivent aujourd’hui dans mes projets photos.

Photo (C) Pierre Boisseaux
NP: Comment envisagez-vous l’avenir ? Pensez-vous profiter de ce Projet pour développer une pratique photo nouvelle ? Différente ?
PB: Je n’ai pas prolongé l’expérience cette année-ci. J’aimerais faire moins de photos mais de meilleures photos, c’est pourquoi je pense passer plus de temps sur chaque prise de vue : préparation, prise de vue et retouche. L’étape de la retouche est pour moi obligatoire, que ce soit pour recréer l’ensemble de la photo ou pour embellir un portrait, la plupart de mes photos sont retouchées.
QUESTION : Vous-aussi vous avez fait un Projet 365 ou vous rêvez d’en faire un ? Quel est le principal obstacle qu’il vous faut lever ?